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Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Mouvement. En fait, c'est le spécialiste des troubles musculo-squelettiques et dont la pratique est vraiment fondée sur une base de données scientifiques. En fait, on appelle ça Evidence Based Medicine et c'est vraiment l'angle de la pierre de ce métier-là. Donc, le process est le suivant. Je pense que vous êtes peut-être tous allés soit chez le kiné ou soit vous connaissez quelqu'un qui est déjà allé. Imaginons, une personne s'est foulé la cheville Il va chez le médecin généraliste, on lui prescrit ou non des examens complémentaires et puis on va dire une dizaine de séances chez le kiné pour enlever cette douleur-là. En gros, la mission du kiné, c'est de comprendre et d'évaluer la douleur du patient, de comprendre l'importance fonctionnelle que ça peut avoir dans ses loisirs, dans sa vie quotidienne, au travail. Et en fait, le plus important, ça va être de fixer ensemble des objectifs avec le patient et afin de remédier, de trouver un traitement et d'atteindre ses objectifs. Donc, c'est un métier qui est allié à la fois à des compétences techniques et humaines. Donc, au niveau technique, c'est vrai qu'il est important de pouvoir confirmer ou non le diagnostic du médecin généraliste.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Là, par exemple, le médecin a pu dire que c'était une entorse, mais c'est à nous, après, de vérifier, suite à l' Non, si vraiment c'est une entorse et si ce n'est pas une fracture ou si on n'est pas passé à côté de quelque chose. Et en fait, ça fait comme un deuxième filtre de diagnostic.
Fazna (Chance)
Ok, ça permet de venir confirmer le premier diagnostic du médecin.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Et on fait ça à l'aide de tests cliniques qui sont effectivement validés par la science. On se base vraiment sur des données qui ont déjà fait leurs preuves. En gros, la kiné, c'est essai, erreur. Il y a tant de Il va y avoir tant d'articles qui vont être déposés sur ce sujet-là et on va considérer l'ensemble de ces articles comme une référence. L'importance de kiné, c'est de comprendre la pathologie du patient, ce qu'elle implique, la cause, la durée de guérison, la douleur et du coup, voir quel traitement va correspondre.
Fazna (Chance)
Ok, hyper clair sur la définition du kiné. Qu'est-ce que c'est concrètement ? Et toi, C'est quelque chose que tu as toujours fait, tu étais tout de suite dirigée vers cette voie ou c'est quelque chose que tu as fait par la suite ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Non, en fait, j'ai été dans un premier temps, donc je faisais quelque chose qui était complètement différent. J'étais de 2016 à 2019. J'étais chef de produit dans une enseigne de vêtements de ski. Donc, je travaillais dans la mode pour Fusalp. Je ne sais pas si certains connaissent. Et donc, je mettais en place des des collections, des collections de produits. Donc, en gros, j'étais le lien entre une direction commerciale, une direction artistique et des enjeux industriels et commerciaux. Et du coup, je faisais Mon objectif et mon travail, c'était de créer une collection. Suite à ça, j'ai fait ça pendant quatre ans à peu près et je me suis dit: J'ai envie d'être plus en lien avec l'humain. Il y a quand même un côté dans la mode où on est toujours en pression avec pression temporelle, ce n'est jamais assez rapide, ce n'est jamais assez bien, il faut toujours plus. En parallèle, je faisais pas mal de gars. Donc j'étais vraiment dans cette connexion corps-esprit, travailler sur mes ressentis, sur ma façon d'être, etc. Et du coup, je m'éloignais de plus en plus du milieu de la mode et du prêt à porter. Et en fait, j'ai fait à peu près un an d'introspection pour essayer de comprendre ce que je voulais vraiment faire comme métier.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Et au début, je m'étais dit: Je vais créer un lieu où je vais mettre à disposition différentes salles pour différents corps de métier comme kiné, comme ostéo, un peu un centre de bien-être. Ça, c'était mon objectif de base. Et après, je me suis dit: J'ai Je n'ai pas envie d'être juste spectatrice, mais je vais être vraiment acteur de la guérison de ces personnes. Et du coup, j'ai hésité entre ostéo et kiné. Et en fait, si tu veux, quand tu as 30 ans et que tu vas sur une reconversion professionnelle, tu as vraiment besoin d'avoir un marché de l'emploi. Moi, en tout cas, c'était un vrai besoin. J'avais besoin de ne pas m'embêter à chercher du boulot et d'être sûr que j'allais en retrouver un. Et je n'avais pas non plus suffisamment de fonds nécessaires pour entreprendre des études d'ostéo, parce que c'est autour de 7 000, 8 000 € l'année.
Fazna (Chance)
Pour des études d'ostéo ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Ouais. Et du coup, de ce fait, je suis allée vers le kiné.
Fazna (Chance)
D'accord. Parce que pour le métier de kiné, les frais, c'est élevé à combien ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Ça dépend où tu les fais.
Fazna (Chance)
D'accord. Et toi, dans ton cas, c'était...
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
En fait, moi, j'avais trois options. En gros, c'était en juin. J'ai fait une rupture conventionnelle de de contrat avec mon entreprise et j'avais trois options: soit la France, soit la Belgique, soit l'Allemagne. C'était mes trois directions. La France, il faut faire un an de médecine. Et donc l'inconvénient, on va dire, c'est qu'il faut y arriver. Et derrière... Moi, je n'avais jamais fait de sciences. J'ai fait un bac économique et social. Après, j'ai travaillé dans le prêt d'apporter, donc j'ai fait plus dans la mode. Et je n'ai jamais fait de chimie, je n'ai jamais fait de sciences, je n'ai jamais fait de maths. Je n'ai jamais fait de bio. J'ai tout découvert. Donc la France, je me suis dit non, parce que j'avais peur que ça me casse complètement. Et surtout après, c'est autour de 4 000 € l'année. Donc tu as une première année de médecine, après tu as quatre ans d'études OK. Autour de 4 000 € l'année.
Fazna (Chance)
D'accord, oui, je comprends.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
La Belgique, c'est un tirage au sort. Tu as 30% de Français qui sont pris dans les écoles. Et après, par Par contre, tu as deux cursus. Tu as soit un cursus haute école qui se fait en quatre ans, soit un cursus universitaire qui se fait en cinq ans. Mais dans les deux cas, tu as le même diplôme au final. Et l'école s'élève à 500 € l'année.
Fazna (Chance)
Oui, rien à voir.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Rien à voir. En termes de frais, par contre, tu as le coût de la vie, du logement. Et l'Allemagne, ça, c'était ma troisième option. C'est en trois ans et c'est un diplôme qui s'appelle physiothérapeute. Et ils demandent d'avoir un bon niveau d'Allemand. Et en fait, il y a une école, si tu veux, qui est proche de Strasbourg, qui est vraiment frontalière, où il y a énormément de Français qui y vont, mais il faut quand même avoir une très bonne base d'Allemand.
Fazna (Chance)
C'était ton cas ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Comment ?
Fazna (Chance)
C'était ton cas ? Tu avais un bon niveau d'allemand ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Non, mais j'étais prête à l'avoir. Comme l'Allemagne, ce n'était que trois ans, je me suis dit: Au pire, je fais un an en Allemagne, j'apprends l'allemand et je fais trois ans pour être kiné. Ok, oui. Il y en a quatre.
Fazna (Chance)
Je comprends.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Et la Belgique, j'ai été prise en tirage au sort.
Fazna (Chance)
Ok. Donc c'est là-bas, finalement, que tu as décidé d'aller, c'est vrai ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui. Et j'ai été dans une ville frottalière avec Lille, donc j'ai été à Tournai. Il faut savoir que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de médecine en Belgique que c'est forcément plus facile. Je ne m'attendais pas autant de difficulté. En termes, en gros, de chiffres et de personnes qui... Comment dire ? De chiffres, il y a 450, 500 étudiants à l'arrivée et au bout, il y a 70 étudiants qui sont diplômés chaque année.
Fazna (Chance)
Oui, OK, il y a un gap énorme.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Il y a un gros gap et sur ces 70, tu en as peut-être 15 qui font ça en quatre. Ok, oui. Moi, j'ai fait ça en cinq ans, je n'arrivais pas à faire moins. C'était trop dur. Oui. Mais il y en a qui vont jusqu'à sept ans.
Fazna (Chance)
D'accord, c'est effectivement intense. On a une question dans le chat: Si tu étais chef de produit dans le retail, tu avais un salaire et un rythme de vie, sur quels revenus as-tu vécu durant les trois ans d'études qu'il y a eu ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
J'ai fait ça en cinq ans et pas en trois ans. Le premier, c'était mon chômage. J'ai fait deux ans de chômage, en gros. Et après, j'ai le droit à ce qu'on appelle l'ASS, qui est une aide de solidarité spécifique, je crois. C'est ça le terme. Et l'ASS, c'est autour de 500 € par mois. Donc, c'est un vrai sacrifice de vie Oui, parce que tu es passée d'un salaire de chef de produits à 500 €. Voilà. Mais pour les deux premières années, j'ai quand même pu avoir mon chômage. Je ne sais plus combien de pour centage de mon salaire c'était, mais je crois que c'était 75%, il me semble.
Fazna (Chance)
Oui, il me semble que c'était ça. En tout cas, je ne suis pas encore pas très longtemps. Ok. Donc oui, ça permettait quand même de pouvoir se consacrer à la formation sans être en rythme de vie.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Mais derrière, c'est soit on a effectivement quelqu'un qui nous aide. Parce que moi, je n'aurais jamais pu travailler en plus. Je n'aurais jamais pu faire un petit boulot d'étudiante. En fait, c'est soit tu fais ça en cinq ans ou en quatre ans et tu ne fais que travailler, travailler, travailler, travailler, travailler sur tes études, soit effectivement, tu dois travailler en plus, mais dans ces cas-là, tu risques de rallonger tes études.
Fazna (Chance)
Oui, forcément. Oui, et difficile quand on a des enfants, du C'est pour ça qu'on a beaucoup, effectivement, passer à 500 €. Après, ce que tu disais, c'est qu'il y a des options potentiellement et qu'il y a peut-être d'autres aides qui peuvent entrer en jeu, mais il faut les... Oui, sûrement. Tu pourrais nous dire quelles sont les compétences essentielles pour toi pour exercer le métier de kiné ? Et peut-être d'autant plus quand on est en reconversion.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Il y a les compétences techniques dont j'ai parlé tout à l'heure, mais ça qu'on apprend au fur et à mesure de la formation. Après, il y a vraiment des compétences humaines qui, pour moi, étaient plus simples, c'est sûr, que les jeunes qui viennent tout juste de sortir de l'école. Par exemple, des capacités d'écoute, d'empathie, il faut savoir rassurer les patients, les éduquer aussi et comprendre que chaque patient est au cas par cas et que, par exemple, une personne âgée, l'axe principal de guérison, en quelque sorte, ça va être l'écoute. Chez un sportif, ça va plus être l'auto-rééducation Ce qui est important, c'est d'adapter aussi notre discours en fonction de qui on a en face de nous. Ça, c'est vraiment essentiel et Ce n'est pas quelque chose, forcément, qu'on apprend à l'école, mais si on va vers ces métiers-là, c'est vrai que c'est quelque chose qu'il faut avoir. C'est ce pourquoi on y va, je pense aussi.
Fazna (Chance)
Oui, complètement. C'est d'où la nécessité de savoir s'adapter aux différents interlocuteurs.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui, exactement.
Fazna (Chance)
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu, justement, de l'environnement de travail, des différentes personnes avec qui tu peux collaborer, au-delà des personnes qui viennent ? Est-ce que tu es en interaction aussi avec Quand tu es kiné, tu peux travailler dans différentes structures.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
C'est vrai que la plus connue, c'est de travailler en cabinet, mais il y a aussi des kinés qui travaillent à l'hôpital, d'autres dans des centres de rééducation ou dans des EHPAD, dans des maisons de retraite. La plupart du temps, il y a quand même une ambiance assez collaborative. Souvent dans des cabinets Les kinés sont spécialisés en différentes spécialisations. Par exemple, il peut y en avoir un qui est spécialisé en pédiatrie, l'autre en neurogynéco, l'autre en neurologie, etc. Je n'ai jamais ressenti de concurrence entre les kinés. Je pense que dans la mesure où il n'y a pas de problème d'offres et de demandes, tout le monde a sa place.
Fazna (Chance)
Je pense que ça joue beaucoup aussi à créer ce développement plutôt sain.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Exactement. En tout cas, dans les différents stages que j'ai fait, c'était ça. Et quand on travaille à l'hôpital aussi dans des environnements qui sont assez durs, comme en oncologie ou en soins intensifs, en fait, même avec les autres corps de métier comme les infirmières, comme les médecins, il y a vraiment une sensation de solidarité.
Fazna (Chance)
Parce que ça, c'est ton cas ? Tu as exercé aussi en hôpital ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui. En fait, dans Au cadre de ma formation, j'ai tout fait. J'ai fait un an et demi de stage où toutes les cinq semaines, j'allais dans un nouvel environnement.
Fazna (Chance)
Ok. Ça permet de voir justement un peu tous les différents panels de structure. Exactement.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Et puis voir ce qui m'intéresse plus, ce qui m'intéresse un peu moins, là où je voudrais me spécialiser. En fait, en nt de cette école, disons que j'ai pas mal d'armes. Je ne suis pas Je ne le réalisais nulle part, mais j'ai vu vraiment un ensemble.
Fazna (Chance)
Complètement. Et là, tu me disais la fois dernière, c'est que là, tu as fini ta formation il y a quelque temps, c'est assez récemment ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
J'ai fini en juin Ma formation. Et il faut savoir que comme c'est un diplôme belge, du coup, les autorités françaises demandent une équivalence de diplôme. Donc en fait, en fonction du nombre de stages et du nombre d'heures de stages dans les différentes disciplines qu'on a faites, soit l'équivalence est acquise tout de suite, soit on peut nous demander des stages supplémentaires. Et moi, en l'occurrence, vu mon école, j'ai été acceptée tout de suite. Mais ça a mis un peu de temps. C'est quand même de la paperasse.
Fazna (Chance)
D'accord, je comprends. Ok, alors je vois que l'heure tombe. Il va bientôt être 16h15, mais je suis preneuse s'il y a des questions dans le chat. Je pense que Cécile sera Ça me fera un plaisir d'y répondre. Si vous avez d'autres questions. Moi, j'en avais une autre. Pour toi, Cécile, c'est: quelles sont tes impératifs en tant que kiné, notamment sur les horaires, les déplacements à prévoir ? Comment tu organises ça dans ton quotidien ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Je prévois, donc si tu veux, je me suis inscrite à l'ordre selon le statut de remplaçante. Mon objectif, ce n'est pas d'être collaboratrice dans un cabinet tout de suite, c'est d'être remplaçante et justement de pouvoir aussi bouger comme je l'entends au niveau géographique. Je peux le faire partout en France et en fait, mes horaires vont être les horaires du kiné que je remplace OK. Mais du coup, ça me permet de choisir aussi. Si par exemple, il fait du 7h00, 20h00 et que moi, ça ne me convient pas, je peux choisir de ne pas le remplacer celui-là, mais remplacer quelqu'un d'autre.
Fazna (Chance)
Oui, finalement, le remplacement aussi, ça permet d'avoir un emploi du temps assez flexible et de choisir aussi ce qui te convient.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Ouais.
Fazna (Chance)
Et ça, c'est un choix que tu souhaites faire sur le long terme ou plutôt pour démarrer, découvrir un peu... ? Pourvoir exercer d'abord un petit peu où tu veux et découvrir- Je pense que c'est plus sur du court terme parce que mine de rien, Tu suis le traitement que le kiné principal a mis en place.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Donc toi, tu n'as pas vraiment de suivi de patients derrière. Mais par contre, ça me permet de pouvoir faire la spécialité que j'entends ou voir ce qui me va comme structure, voir au niveau de la localisation, ce que je veux faire, de tester plusieurs matériels, etc. Donc c'est plus sur du court terme à mon avis. Deux ans à peu près.
Fazna (Chance)
Très bien. Ça rejoint un petit peu la question de Barbara qui posait la question de si tu étais en cabinet ou non. Donc du coup, la réponse est non. Du moins pas pour l'instant. Et on a Mathilde qui demandait: Qu'est-ce qui ne te plaisait plus dans ton job de chef de produit et qu'est-ce qui t'a intéressé dans celui de kiné ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
C'est l'humain. C'est clairement ça. C'est la relation avec les autres. C'est l'interaction aussi entre le corps et l'esprit. Et en fait, je trouve que le métier de kiné, il a énormément évolué par rapport à avant. Et en fait, maintenant, on ne prend pas que la sphère médicale en compte. On prend aussi la sphère psychologique et sociale. En gros, c'est un peu un système à trois composantes et on intègre vraiment le patient dans sa prise en charge C'est tout cet aspect-là qui me plaît.
Fazna (Chance)
Ok, trop bien. Je ne sais pas s'il y avait d'autres questions. Est-ce que dans le métier de kiné, il y a des évolutions de carrière possibles ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Il n'y a que ça. C'est ça qui est vraiment intéressant, c'est que la formation professionnelle, elle peut se faire tout au long de notre vie. Je peux me spécialiser, par exemple, là, ce qui m'intéresserait, c'est la pédiatrie. Donc les bronchiolites, les déformations de crâne. Ça, c'est quelque chose qui m'intéresse, mais peut-être que plus tard, ce sera plus la neurologie. Et puis j'irai vers d'autres formations, d'autres spécialités. Je trouve que c'est un métier qui s'enrichit au fur et à mesure de ta carrière. Si tu ne le fais pas, ce n'est pas bon, en quelque sorte. Ça veut dire que tu restes sur tes acquis.
Fazna (Chance)
Oui, tu ne vas pas découvrir, explorer, sortir de ta zone de confort. Il y a plein de choses à découvrir au sein d'un seul et même métier. C'est trop intéressant. Est-ce que tu avais envisagé d'autres métiers dans le secteur de la santé ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
J'avais pensé ostéo. C'était le seul auquel j'avais pensé. Et finalement, je suis très contente d'avoir fait kiné et je ne crois pas que je vais faire ostéo. Donc c'est plutôt bien. Et infirmière, par exemple, ça ne m'a jamais vraiment tenté. Je crois que j'étais vraiment sur la kiné OK.
Fazna (Chance)
Quelles sont, pour toi, les difficultés de ce métier de kiné ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Déjà, il y a eu la difficulté des études. Je ne m'attendais pas à autant de difficultés. Je suis très contente de l'avoir fait et de ne pas avoir su à quel point ça allait être compliqué.
Fazna (Chance)
Heureusement, finalement.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
C'est un vrai challenge et par contre, je regrette absolument pas. Je suis vraiment ravie et j'ai l'impression que maintenant, je peux tout faire. Les problèmes, qu'est-ce que je vais rencontrer ? Je n'en sais rien comme problème. Je pense que quand je Parfois, on est sur des certitudes de traitements qui fonctionnent et par exemple, on va tomber sur un patient avec qui ça fonctionne, mais vraiment pas. Et là, on peut se sentir assez démuni. Il faut aller rechercher, trouver d'autres choses, des parades.
Fazna (Chance)
Toujours aller chercher un peu plus loin.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Exactement.
Fazna (Chance)
C'est trop bien. Merci beaucoup Cécile. C'était hyper clair. Je ne sais pas si on a d'autres questions. Si c'est le cas, n'hésitez pas à les poser dans le chat. Vu qu'on a commencé avec un petit peu de retard, on peut prendre cinq minutes, si ça te va, Cécile.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui, bien sûr.
Fazna (Chance)
Et puis, s'il n'y a pas d'autres questions, pour moi, c'était hyper clair. Merci encore à toutes et tous et merci à toi, Cécile. On a une dernière question, on en a quand même quelques unes. Est-ce qu'on a le droit de demander le salaire ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui, le salaire en libéral, il est à la consultation. En gros, une consultation de base, c'est 16 € et il y a donc 16 € pour une demi-heure et il y a à peu près 50% qui vont à l'URSSAF, à peu près. Donc après, on peut prendre autant de patients qu'on veut par heure.
Fazna (Chance)
Ok. Parce que généralement, sur une journée, on a combien de consultations ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
C'est là où ça dépend des horaires du kiné. Mais en général, moi, ce que j'aime bien faire, c'est un patient toutes les 20 minutes.
Fazna (Chance)
Ok.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Et du coup, il y a des patients qui se chevauchent. Et l'intérêt, c'est que quand il y en a un qui finit sur ses exercices, il y en a un autre que je prends en charge. Donc, il n'est pas Il est 30 minutes avec moi, il est 20 minutes avec moi et 10 minutes tout seul.
Fazna (Chance)
D'accord, donc ça fait un petit roulement et- Je refuse de prendre...
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Après, chacun fait comme il l'entend, mais il peut y avoir des kinés qui prennent quatre patients ou trois patients par heure. Ça, ça me convient un peu moins.
Fazna (Chance)
Je comprends.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Trois patients par demeure, par contre. C'est un peu le problème du kiné, c'est que Il n'y a pas de limite. En Belgique, il y a une limite. En France, il n'y en a pas.
Fazna (Chance)
D'accord. Donc oui, on peut placer autant de potentiels patients clients qu'on veut. Il y a moins gérable et l'expérience aussi du patient est aussi moins agréable.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Exactement.
Fazna (Chance)
Ok. Et quelle est la particularité d'exercer en libéral ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
C'est que je n'ai pas d'horaire fixe, je n'ai pas de boss. Je Je suis mon propre patron. Là, ça va être tout nouveau pour moi parce que c'est vrai que je n'ai fait que des activités en salarié jusqu'à présent. Je crois que c'est une grosse gestion quand même de son de ces liquidités. Il faut vraiment compter qu'il y a 50% dès le début qui ne sont pas pour nous, qui sont pour les charges. Et à partir de là, avoir un comptable, c'est vraiment important.
Fazna (Chance)
Ça, c'est des choses qu'on vous apprend pendant la formation, justement, d'apprendre à gérer ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Moi, j'ai appris ça en Belgique. Et en fait, j'ai appris la façon de fonctionner belge. Et donc, je ne sais pas si en France, c'est quelque chose qu'ils apprennent ou pas. En tout cas, moi, je suis complètement novice en la matière.
Fazna (Chance)
Ok, Mais il y avait des modules dédiés pendant la formation, pas du tout ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Pour la Belgique.
Fazna (Chance)
Pour la Belgique, OK.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Moi, si tu veux, c'est le bouche-à-oreille. C'est mes amis qui ont l'ancienneté qui me disent comment faire. C'est eux qui m'apprennent comment faire en France.
Fazna (Chance)
D'où l'intérêt d'avoir des initiatives comme 3 minutes pour les autres, par exemple, qui permettent d'entrer en contact avec des personnes qui exercent déjà le métier et d'avoir les informations parce qu'on ne les a pas Toujours, du coup ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui, complètement.
Fazna (Chance)
Le massage fait partie du métier qui naît aussi ou pas ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Ça fait partie d'une composante qui est de moins en moins utilisée parce que d'un point de vue scientifique, ce n'est pas un outil thérapeutique qui a de bonnes preuves de guérison. Par contre, moi, je peux l'utiliser pour des patients qui sont par exemple anxieux, qui ont besoin d'un contact. Je trouve que comme première approche, pour établir un climat de confiance, c'est vraiment intéressant OK.
Fazna (Chance)
Ce que tu vas faire principalement en tant que kiné, autre que le massage, ça va être des exercices ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Oui, ça va être tout ce qui est exercices adaptés. Ça va être aussi de la manipulation. C'est-à-dire que je vais pouvoir, par exemple, sur une cheville, on appelle ça décoaptée, mais en gros, il y a tout ce qui est traction dans l'axe. Il y a évaluer la force musculaire, évaluer les différences gauche-droite, établir la profondeur des lésions, par exemple, s'il y a une lésion ligamentaire, etc. Il y a plusieurs... En fait, il y a à la des techniques directes et des techniques indirectes. Donc, techniques directes qui passent par le toucher, mais pas forcément le massage. Mais le massage en fait partie. Et des techniques indirectes qui sont plus sur des exercices adaptés.
Fazna (Chance)
Ok, hyper clair. Et on a une question de Barbara qui est: tu exerces en Belgique ou en France actuellement ?
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
En France.
Fazna (Chance)
En France, OK.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
C'est mon objectif. C'est pour ça que j'ai fait ma demande d'équivalence de diplôme.
Fazna (Chance)
Trop bien. On espère que ça va se faire prochainement. Écoute, merci beaucoup Cécile. J'espère que ça t'a plu.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Je suis désolée de ne pas avoir eu la caméra, mais bon, voilà.
Fazna (Chance)
Les explications ont été très J'espère que c'était le cas aussi pour les personnes qui ont participé, mais encore merci. C'était top. De rien.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
Merci pour l'invitation en tout cas.
Fazna (Chance)
C'était un plaisir et on se dit à très bientôt. En attendant, je vais simplement, si ça vous intéresse de rejoindre le métier de kiné, je partage un petit lien qui est Chance recrutement. Si votre projet professionnel est clair et que vous cherchez du travail, vous pouvez en trouver via ce lien. Et voilà. Merci beaucoup.
Cécile Descamps (Kinésithérapeute)
À bientôt. Salut Fazna. Au revoir. Au revoir.
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