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Salomé (Chance)
Bonjour à tous et à toutes. Bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de Michel, le métier de responsable comptabilité dans un grand groupe. On va attendre quelques minutes que les inscrits arrivent avant de se lancer.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Bonjour aux personnes présentes, déjà.
Salomé (Chance)
Oui. En attendant que les personnes arrivent, j'aurais Numa également avec nous. Ils nous aidaient à modérer. Je propose de démarrer. Ça fera venir les personnes. Donc, à nouveau, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de responsable comptabilité dans un grand groupe avec Michel. Bonjour Michel. Merci d'avoir répandu un grand oui pour nous donner 30 minutes de votre temps pour aider les autres.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Très bien.
Salomé (Chance)
Moi, c'est Salomé, je travaille chez Chance. Je suis heureuse de vous faire découvrir la voix professionnelle de Michel aujourd'hui. Le but de ce live est qu'il soit interactif. Alors n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. Je pourrais les poser à notre invité. Pour commencer d'ailleurs, en attendant que tout le monde se connecte, je vous propose de nous dire dans le chat d'où vous vous connectez, d'où vous nous écoutez. C'est toujours très chouette de voir d'où vous êtes en France en ce moment. Ou aussi nous écrire pourquoi vous êtes là. Est-ce par curiosité ? Est-ce parce que vous envisagez cette voie professionnelle ? N'hésitez pas à nous partager tout ça dans le chat. Je me partagerai en parallèle à Michel. Bonjour Cécile, de Normandie.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Bonjour.
Salomé (Chance)
Très belle vision, effectivement. En attendant que les personnes connectées continuent de répondre, pour commencer et en introduction, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour permettre à chacun et chacune, quel que soit leur passé, de trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. Nous avons plusieurs programmes d'accompagnement et d'aide au recrutement. Notre programme le plus connu, que vous connaissez peut-être déjà, c'est celui du bilan de compétences pour pouvoir faire le point sur sa vie professionnelle et sur la direction qu'on souhaite lui donner. La communauté a aussi lancé récemment l'initiative 3 Minutes pour les et les autres. Bien qu'ici, on prenne 30 minutes ensemble, cette initiative-là est une initiative également altruiste, gratuite et ouverte à toutes et à tous. Et je vous encourage d'ailleurs à la rejoindre. Le principe est très simple: vous recevez chaque semaine une liste de 10 personnes à qui vous pourriez potentiellement donner un coup de pouce professionnel. Et ça va marcher dans les deux sens. Vous pouvez être aidé et être aidé. Le live métier que vous vous apprêtez à vivre est justement de l'entraide.
Salomé (Chance)
Michel a accepté bénévolement de donner 30 minutes de son temps pour vous présenter la réalité de son métier et répondre à toutes vos questions. Donc, n'hésitez pas à les faire venir au fur et à mesure. Nous avons choisi sur cette édition spéciale de donner la priorité au métier en forte demande, qui recrute particulièrement Il y a de vraies opportunités à la clé, donc n'hésitez pas à poser vos questions si vous êtes en train de préparer, notamment des entretiens dans le domaine. Si vous êtes intéressé pour postuler dans ce type de métier, n'oubliez pas de nous contacter à la suite de ce live. Je vous propose de démarrer en posant une question plutôt classique à Michel. D'abord, quel est votre parcours professionnel et comment êtes-vous arrivé à ce poste ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Mon nom est Michel DeLand. Je suis responsable comptabilité au sein d'un grand groupe d'assurance sur Paris. Je suis arrivé à la comptabilité par accident. J'ai un parcours un peu atypique. C'est-à-dire qu'après mon parcours standard, je dirais un BEP, bac pro, enfin bac G2, je pouvais faire un peu tout. Toutes mes portes étaient ouvertes et je savais pas trop quoi faire. Je me suis dirigé vers la comptabilité par accident au départ. Et puis, finalement, j'ai bien aimé ça. Donc, j'ai continué jusqu'à un bac +4 en comptabilité. Ensuite, j'ai voulu faire le bac +4 en apprentissage, en alternance, parce que je n'étais pas trop, on va dire, assidu dans les études, dans la mesure où j'avais des capacités, ce qui faisait que derrière, je n'avais pas forcément besoin de beaucoup travailler. Un adolescent qui ne travaille pas beaucoup, c'est parfois compliqué. L'alternance m'a permis de me recadrer, justement, et de voir vraiment ce qui était le métier de la comptabilité à la base. Ensuite, j'ai voulu en faire mon métier. J'ai eu la chance d'être dans une période dans les années 90, fin des années 80, début des années 90, où on commençait à informatiser le métier de la comptabilité.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
En plus, j'avais un bon niveau en anglais. Du coup, un jour, quelqu'un est venu me voir en me disant: Comme tu parles un peu l'anglais, tu marines un peu l'anglais. En plus, tu es très bon en Excel, Word et puis en informatique. Est-ce que tu voudrais prendre en charge une société qui est en train de monter pour faire des achats de tous nos produits en Europe ? En fait, le but était de monter une structure qui allait faire de la facturation au niveau européen. Je lui ai dit: Pourquoi pas ? Je ne connaissais pas. Je lui ai dit: On y va. On a essayé. On était à deux, on a démarré à deux à faire ça. On a fini, on était une dizaine. Ensuite, comme ça s'est bien passé, toujours dans la même société, c'était Thomson, mais pourquoi pas la nommer, ils ont monté une structure de stock européen et de logistique européenne donc je me suis retrouvé pareil, la même carrière d'un directeur financier qui est venu me voir en me disant: Tu fais beaucoup de comptabilité depuis pas mal de temps. Est-ce que tu veux voir un autre métier qui est la logistique ? Là, comme je commençais à m'ennuyer un peu en comptabilité, je me suis dit: Pourquoi pas ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
On y va. Du coup, j'ai appris la logistique, la douane, tous les problématiques de logistique de douane et ça m'a permis de prendre en charge le stock européen. Ça, c'était pour gérer l'ensemble des stocks en Europe de tous les produits qui étaient importés par la branche Thomson, qui faisaient les télévisions, le magnétoscope, etc. Ça m'a permis de faire des belles rencontres et de faire du management d'une équipe multi-culturelle dans plein de pays. Là, c'est vraiment été l'aprojet de ma carrière, puisque beaucoup de voyages, beaucoup de... Un métier nouveau, la logistique. Tout ça avec une base de comptabilité, parce que derrière, il fallait assurer la comptabilité de ces sociétés, vérifier les comptes et puis valider ce que faisaient les services comptables. Et puis, bon en mal en, le groupe s'est restructuré et on a été racheté par des Chinois. Là, c'était un peu plus difficile pour moi. J'ai eu plus de mal à me faire à l'idée de la Chine parce que la Chine, l'Europe le plus de la Chine, c'est tout petit, il me disait: Tiens, vous n'avez qu'à faire en même temps les États-Unis. En même temps, j'ai eu la naissance de ma fille qui a fait qu'à un moment donné, elle a dit: Papa, il est jamais là.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Et donc, avec cette remise en cause personnelle, plus le fait que j'avais du mal avec cette entreprise, j'ai choisi de changer de métier et de me recentrer sur la comptabilité pour avoir une vie un peu plus pépère, un peu plus tranquille. Je me suis dit: Tiens, pourquoi pas ? Il y avait le choix entre deux sociétés. Il y avait une société d'assurance, une société dans l'industrie automobile. J'ai dit: L'automobile, ça va être la même chose. Je vais prendre l'assurance, ce sera plus pépère. Et je connais pas. Donc pareil, je suis reparti dans l'assurance que je connaissais pas et ça m'a permis de me réadapter à un nouveau métier, une nouvelle façon de voir les choses, une nouvelle façon de penser les choses et une nouvelle aventure humaine. Et donc, je suis arrivé dans l'assurance. Là, j'avais fait 14 ans chez Thomson. Je suis dans l'assurance depuis 2006. Donc, je suis dans la même société. J'ai commencé par faire la comptabilité des sociétés d'assurance et ensuite, est venue vers moi une opportunité de reprendre l'activité des sociétés non-assurances plus droit bancaire. Pareil que je ne connaissais pas le droit bancaire. Et donc, je me suis retrouvé à être responsable de tout service comptabilité générale de ce groupe groupe d'assurance, qui est la SMAB TP.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Donc, depuis 2006, avec trois postes, depuis que je suis dans cette société-là, ça fait le troisième poste que j'occupe en responsable. J'ai oublié de vous dire que c'est vrai que depuis que j'étais chez Thomson, j'ai toujours été responsable du service. Et ça, c'est parce que j'ai rencontré des gens qui m'ont dit que j'avais des qualités relationnelles assez importantes qui me permettraient d'être manager d'une équipe. Aujourd'hui, j'ai un rôle plus de manager que de technicien. J'ai commencé par un rôle de technicien pour finir par un rôle de management.
Salomé (Chance)
On voit effectivement que dans votre parcours, vous avez pu goûter à différents métiers, mais aussi différents secteurs d'activité. Et également que vos impératifs de vie vous ont posé à faire des changements également. On reviendra dans un moment peut-être sur les impératifs. Mais est-ce que vous pourriez nous expliquer, nous parler un petit peu de votre quotidien à À quoi ressemble une journée type pour vous, Michel ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Je vais juste vous parler de la comptabilité en trois mots, parce que un truc qui est important pour les gens qui veulent se diriger vers la comptabilité. Ce qui, à mon avis, il faut bien retenir, c'est que la comptabilité, il y a trois objectifs majeurs. C'est de donner une image fidèle de la situation financière d'une entreprise. Ce qui est très important, c'est que les techniciens en comptabilité fassent très bien leur travail et connaissent bien les bases de la comptabilité, que ce soit qu'on n'ait pas à perdre de temps sur des bases pour pouvoir après travailler sur de l'analyse. La comptabilité, ça amène aussi à l'analyse des chiffres pour pouvoir apporter à la direction d'une entreprise un outil de qualité pour prendre des décisions et enfin, répondre aux différents audits qu'on peut avoir, puisque c'était un métier comptable, c'est juridique, c'est légal, c'est encadré. On a des contrôles URSSA, des contrôles de fiches, etc, des commissaires aux comptes. C'est ces trois aspects-là qu'il faut bien ne pas oublier. C'est ça la comptabilité, parce que je pense qu'il ne faut On ne peut pas non plus négliger le fait que je suis responsable d'un service comptable. La technique comptable est très importante.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Une fois qu'on a ça, une fois qu'on maîtrise bien tous ces aspects de comptabilité, de lien entre le bilan, le compte de résultat et et bien faire le lien avec le business d'une entreprise. C'est pour ça que j'ai insisté sur le fait que j'étais dans Thomson, une activité, comme vous avez dit, multi-différents métiers d'entreprises. Là, c'est l'assurance, c'est une société de services, donc c'est une autre façon de voir les choses. On peut ensuite être responsable d'un service et donc apporter quelque chose à son équipe. Comment on peut devenir responsable ? Moi, j'ai toujours tendance à dire que j'ai eu beaucoup de chance de croiser les bonnes personnes au bon moment. Quand j'en surdiscute, aux personnes qui m'ont donné la chance, ils m'ont dit: Il y a aussi le fait que j'ai toujours été curieux d'apprendre. J'ai toujours été assez curieux. J'ai toujours été à bon niveau et de me tenir à jour les nouvelles technologies, que ce soit l'informatique, maintenant, c'est l'anglais. Maintenant, c'est tous ces systèmes de communication et de bien m'encourer par rapport à ce monde moderne de tchat, de réseaux sociaux, etc. Et surtout l'écoute humaine, parce qu'on est dans un métier où il faut, je pense, ramener beaucoup d'humains.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Moi, j'ai toujours eu la chance de travailler avec de l'humain et qui ont toujours su m'expliquer les choses quand je ne les comprenais pas, donc je Je suis toujours aussi su dire aux gens: Je ne comprends pas. Quand on ne comprend pas quelque chose, il vaut mieux le dire que de faire quelque chose sans le comprendre. Derrière, ça apporte justement des relations de confiance avec les personnes avec lesquelles on travaille, que ce soit les les personnes que l'on dirige ou les personnes qui nous dirigent. C'est ce qui permet d'évoluer. Parce que derrière, une fois que cette relation de confiance va les apporter, on peut évoluer. C'est vrai que moi, mon parcours atypique, il s'est toujours traduit dans une continuité dans l'entreprise. C'est-à-dire que je ne suis pas quelqu'un... Vous voyez, je vous dis, j'ai fait 13 ans chez Thomson. Là, je suis depuis 2006 chez SMAB TP. Je ne suis pas quelqu'un qui change pour les quatre matins de l'entreprise. Je ne change d'entreprise que si l'entreprise me convient plus. Tant qu'elle peut m'apporter quelque chose, je reste dans l'entreprise. C'est surtout ça, comme ça, quand je suis devenu responsable d'un grand service comme celui que j'ai aujourd'hui.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Aujourd'hui, j'ai à peu près une vingtaine de personnes dans mon équipe, dont deux managers qui m'aident à gérer les équipes. C'est surtout grâce à cette écoute et cette volonté de toujours apprendre. Donc, j'ai plein de formations, de management, de communication et autres. Et surtout cette entraide et cette écoute. C'est important. Merci beaucoup.
Salomé (Chance)
Merci de le rappeler, effectivement, qu'il y a eu beaucoup de moments de vie. Merci également de rappeler que la fidélité et la loyauté à une entreprise peuvent aussi permettre d'ouvrir des perspectives. C'est quelque chose qu'on entend moins aujourd'hui, donc c'est important de le rappeler. Il y a quelques questions dans le chat. Je vais me permettre de rebondir sur ces questions et de vous les poser. On a une première question sur les temps forts du métier durant une année. Même en tant que responsable, j'imagine qu'accompagné, vous avez des moments et qui cadencent vraiment cette activité-là. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Oui, il y a deux niveaux de responsabilité: il y a responsable opérationnel, moi, je suis moins dans l'opérationnel, mais en tout cas dans un service comptable et financier, ce qui est valable aussi dans les autres métiers, il y a l'avis de l'entreprise. En fonction de la société dans laquelle on est, les temps forts ne sont pas les mêmes. Si vous êtes dans une société qui va être cotée en Bourse, une société qui est cotée en bourse, bien souvent, elle doit rendre des comptes tous les mois. Ils font des ce qu'on appelle mensualisé en comptabilité. Donc, tous les mois, vous n'avez que des temps forts. Il n'y a plus de temps faible maintenant, c'est fini. Tous les mois, vous êtes en clôture régulièrement. Donc, en fonction de comment est organisée l'entreprise, si elle est bien organisée, vous avez une équipe qui ne va faire que des clôtures. Donc, ils seront à chaque fois, les dernières semaines de mois et la première semaine du mois suivant, ils vont être pris. Et vous avez des équipes qui vont faire le quotidien, qui vont être prises tout le temps, mais un peu moins dans les périodes de clôture. Si l'entreprise est mal organisée, on peut la quitter.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Soit l'organiser, soit la quitter, parce que sinon, vous allez être pris tout le temps. C'est comme ça qu'on se retrouve avec certains services comptables où les gens sont pris tout le temps parce qu'ils font à la fois le quotidien et à la fois les clôtures. Ça, sur le long terme, ce n'est pas viable. Normalement, une entreprise bien organisée aujourd'hui, elle ne fait plus ça. Vous avez une équipe qui fait la clôture. On a tous les mois des périodes où tous les trimestriels... Nous, chez nous, on est en trimestriel. Moi, je choisis de faire du trimestriel, on fait du trimestriel. On a deux semaines en début de trimestre qui sont Par contre, en général, on n'échappe pas parce qu'on fait des clôtures du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre, mais il y a certaines sociétés qui ferment au mois de septembre en fonction de l'activité. Si on fait une clôture le 31 décembre, c'est vrai que du 1ᵉʳ janvier, on va dire décembre, janvier, février, on est bien pris. Et si en plus, on fait la fiscalité, de janvier à mai, on est tout le temps pris. Mais de nos jours, normalement, on s'organise pour que les gens puissent prendre leurs vacances de temps en temps parce qu'il y a besoin de cette déconnexion.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
C'est ça aussi. C'est que ce n'est plus le métier comptable comme je l'ai pu connaître par le passé où vous étiez trois mois, où vous n'avez que de la compta quasiment jour et nuit, le week-end. On ne travaille plus les week-ends, on travaille vraiment sur un rythme normal.
Salomé (Chance)
Oui. J'ai une question de... Merci beaucoup Michel. J'ai une question de Yakuba sur les diplômes requis pour monter en responsabilité comptable dans une entreprise. Est-ce que le Le fait d'avoir un diplôme d'expertise comptable, un DEC, est un plus de manière générale ? Parce que c'est une attente. Et est-ce que ça permet d'avoir une valeur ajoutée pour évoluer dans l'entreprise, que ce soit en comptabilité ou en finance de manière générale ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Ça, c'est certain. En fait, ce qui se passe de nos jours, c'est que... Moi, je le regrette, je fais partie des gens qui le regrettent fortement, c'est qu'on a tendance à recruter de plus en plus des diplômes. Donc, c'est clair qu'aujourd'hui, pour rentrer dans une entreprise en comptabilité ou en finance... En finance, c'est encore pire qu'en comptabilité. Comptabilité. Et en comptabilité, à moins de bac+4, vous commencez vraiment en bas de l'échelle à un travail moins intéressant. Après, c'est en fonction de vos compétences que vous allez démontrer dans l'entreprise qui vont vous permettre d'évoluer. Par contre, si vous avez déjà un bac+4, bac+5, et je crois qu'un diplôme d'expertise comptable, je crois que c'est bac+3 ou bac+4, je ne me rappelle plus bien, mais diplôme d'expertise comptable, là, normalement, vous allez tout de suite rentrer dans des fonctions, pas forcément managériales, mais techniciens Un point assez élevé, donc très intéressant, avec des missions qui vous seront écrites, qui seront beaucoup plus intéressantes. Ensuite, en général, vous rentrerez pas directement en manager, parce que même les entreprises en sont un peu revenues de ce raisonnement. Il faudra faire vos preuves au niveau relationnel avant d'être manager. Sauf si on recrute directement un poste de manager.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Et si on recrute un poste de manager, on va évidemment garder le diplôme parce qu'on veut quand même qu'on puisse répondre aux questions du... Mais on va aussi, dans le courant de l'entretien, orienter l'entretien de façon à vérifier qu'au niveau relationnel et humain, il y ait du répondant et qu'il y ait quelqu'un qui ait de l'empathie et des qualités d'écoute humaines plus que le diplôme. Moi, par exemple, si j'ai deux candidats, j'en ai un qui est super diplômé, mais qui n'écoute pas et un qui va être moins diplômé, mais qui va écouter, je vais prendre celui qui est moins diplômé parce que je vais le former. Ensuite, pour la technique, on peut toujours Par contre, pour le relationnel et l'humain, c'est dans soi, on ne peut pas former. On forme, c'est faux de dire qu'on ne peut pas former, mais on va faire des formations de management, mais c'est plus difficile. C'est le relationnel, c'est vraiment dans les qualités de la personne. C'est plus difficile que la technique. C'est vrai qu'aujourd'hui, moi, le conseil que je donne à tous les jeunes, c'est de continuer vos études au moins jusqu'à bac +3, bac +4. Bac +2, on trouve du boulot, mais c'est plus C'est beaucoup plus difficile maintenant.
Salomé (Chance)
C'est compliqué. Oui, plus technicien et opérationnel, à la limite, dans le métier de comptabilité financier, en tout cas.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
On trouvera du travail. À l'époque, on ne trouve pas de travail s'il y en a moins de bac +4, mais c'est beaucoup plus difficile de rentrer dans des grands groupes, dans des grands cabinets, si on n'a pas un bac +4. Ils ne veulent plus former. Après, dans des entreprises comme les nôtres, on trouve. Ou dans les plus petites entreprises.
Salomé (Chance)
Effectivement, comme vous l'avez rappelé, de votre côté, vous avez envisager votre bac +4 en alternance. C'est aussi des possibilités.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
J'ai été en alternance à l'époque, mais c'est parce que je n'aimais pas l'école. Mais c'est aussi une illustration de... On n'est pas obligé d'être un très bon élève pour réussir, on n'est pas obligé d'être très scolaire pour réussir. Il suffit d'avoir envie de faire quelque chose et à un moment donné, on va y arriver. Après, c'est compliqué. Moi, j'ai dû me battre pendant des années aussi parce que j'étais confronté à des gens qui avaient des bac+4, bac+5, bac+100. Moi, j'appelle ça bac+15. Parce qu'aujourd'hui, je côtoie des gens, de par mon métier, qui sortent de grandes écoles. Et parfois, ils ont un retour un peu condescendant. Ça, on le rencontra quel que soient les niveaux. Ce matin, j'étais avec un polytechnicien, il a fallu lui dire que moi, je n'ai pas fait polytechnique, donc il a pas dû lui dire qu'il fallait qu'il change la façon dont il faisait ses phrases pour que je le comprenne. Il y en a une finie, de toute façon, c'est moi qui décide, donc il était obligé de changer. Mais ce que je veux dire, c'est que le diplôme ne fait pas tout.
Salomé (Chance)
Absolument. On est bien d'accord chez Chance avec à ce point-là.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Ça fait pas tout.
Salomé (Chance)
Il y a une question de Cécile dans le chat qui est au sujet de la différence entre un responsable comptable et le responsable administratif et financier, s'il y en a une, de différence.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Oui, C'est par rapport aux offres d'emploi, je suppose ? Mmm-hmm. Oui, en fait, le responsable comptable, comme moi je suis, je suis adjoint. En fait, je suis adjoint, ce qu'on appelait dans le temps un adjoint en directeur comptable. Ma patronne, c'est la directrice comptable. Je suis responsable d'un service de comptable, de techniciens comptables qui vont travailler sur un secteur d'activité précis. Nous, chez nous, on a des responsables en maîtrise d'ouvrage comptable, on a des responsables comptabilité générale, on a des responsables de comptabilité technique, en gros. Le responsable administratif et financier, c'est un peu le directeur administratif et financier, le DAF, si vous voulez. Le RAF, c'est un peu le DAF, sauf qu'on lui donne pas un statut de directeur. Souvent, c'est une boîte un peu plus petite, mais il va faire le travail d'un directeur financier. Souvent, il va avoir à la fois le comptable et le financier. Nous, on n'a pas le financier. Mon travail s'arrête à: j'envoie les fonds au service financier qui, après, va faire les placements, va s'occuper des placements en gros, c'est le directeur. Le responsable administratif du financier va aussi avoir, normalement, le service financier qui, lui, va placer les fonds de l'entreprise ou qui va aller chercher l'argent s'il y a besoin de faire des crédits, en fonction de l'entreprise où on est.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Vous voyez, dans les assurances, on prête de l'argent aux banques. C'est un cercle inversé. Mon travail en tant que responsable comptable avec les banques, c'est que je vais aller négocier les contrats avec les banques, je vais ouvrir des comptes bancaires, je vais négocier les tarifs bancaires, mais je ne vais jamais faire de placement chez eux. Les placements sont faits par le responsable administratif et financier. C'est la seule différence.
Salomé (Chance)
Ok, merci beaucoup. On a parlé des impératifs, en tout cas, vous les avez évoqués tout à dans votre parcours. Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur les horaires, les déplacements à prévoir ou plus à prévoir si vous avez changé dans une autre direction en lien avec ce métier ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Tout dépend de l'entreprise et tout dépend de l'activité sur laquelle vous allez travailler. Par exemple, chez nous, on a un service comptable qui s'occupe... On a des pôles comptables régionaux. Partout en France, on a des pôles comptables. Les gens qui vont gérer ces pôles comptables régionaux, moi, j'insiste à ce qu'ils aillent sur le terrain. Ils vont aller faire des des audits sur le terrain régulièrement. Tous les mois, ils vont se déplacer. Comme je vous disais, quand je travaillais dans les stocks, il est clair que je passais ma vie dans les avions. Je passais ma vie à aller voir les stocks, négocier les contrats, etc, au niveau de la logistique. Je passais ma vie à aller faire aussi des inventaires. S'il y a des inventaires dans l'entreprise, il va y avoir des inventaires. C'est vraiment en fonction de l'activité de l'entreprise que vous aurez des impératifs de déplacement ou de clôture. Au tout début, quand je suis arrivé chez SMA VTP, on était bloqué huit semaines par an, pas le droit de prendre de vacances pendant huit semaines par an. C'est vraiment une organisation de l'entreprise. Si vous allez faire comptable dans un cabinet d'audit ou un cabinet de commissariat aux comptes ou d'expertise comptable, vous aurez à vous déplacer chez vos clients en fonction de votre portefeuille.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Niveau des horaires, c'est pareil. Nous, par exemple, on a des horaires variables, télétravail, des vacances, des RTT. Il y a des entreprises, il n'y a pas de RTT, il n'y a pas de télétravail, il n'y a pas d'horaires variables, ça dépend. C'est vraiment le choix. Ça doit faire partie, il ne faut pas avoir peur de poser la question dans l'entretien. Normalement, la personne qui fait un entretien, quand on embauche quelqu'un, il doit parler des horaires de travail, il doit parler des impératifs du vie au poste. Justement, ça fait partie des questions qui sont faciles à poser. Est-ce qu'il y a un impératif par rapport au poste que vous proposez ? Quels sont les horaires ? Il ne faut pas avoir peur de poser. La question qu'on n'aime pas trop, c'est la personne qui vous demande s'il y a un comité d'entreprise Oui, ça, ça, vous le verrez après. Par contre, il ne faut jamais oublier deux choses. Moi, je suis attiré par ça. Des fois, je fais un peu exprès en plus. Les gens qui ne posent pas de questions sur les horaires de travail, parce que moi, j'ai appris que des gens, ils me disaient qu'il fallait travailler pour vivre et pas vivre pour travailler.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
En gros, la nuance, elle est très subtile. Il y a une vie après le travail. Du coup, il faut voir comment ce travail va s'adapter dans notre vie également. Surtout, de nos jours, c'est vraiment devenu la règle. Avant, dans mon époque, On a adapté la vie en fonction du travail. Maintenant, la vie est dans le travail. Il y a une terminologie, je ne m'en rappelle plus, j'ai eu cette information il n'y a pas longtemps. La vie est vraiment rentrée dans le milieu du travail. Donc, il faut poser la question sur les horaires et il faut poser la question sur le salaire aussi. Parce qu'il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'on travaille, mais si la personne a un problème financier, elle ne sera pas efficace dans son travail. Donc, ce n'est pas la peine d'aller accepter un poste qui va nous mettre en difficulté financière. Souvent, on a du mal à poser ces Il ne faut pas hésiter à les poser. Si le chef qui recrute, le recruteur, trouve que ces questions sont débiles ou n'ont pas lieu d'être, ce n'est pas la peine d'aller dans cette entreprise. Elle n'est pas intéressante. La personne, elle a une vie aussi.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Moi, je sais que quand je recrute quelqu'un, j'ai un budget à respecter, je n'ai pas mis d'impératif, mais il faut que ça rentre dans la vie. La personne doit être épanouie. La personne n'est pas épanouie, de toute façon, elle ne va pas faire un travail de qualité.
Salomé (Chance)
Merci de le rappeler. Je pense que le concept que vous évoquez là, c'est ce dont on parle d'intégration vie pro/vie perso. Il y a une question dans le chat, justement, sur votre capacité. Comment est-ce que vous conciliez votre équilibre vie pro/vie perso aujourd'hui ?
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
De nos jours, c'est beaucoup plus facile qu'avant avec le télétravail. Ça, ça aide beaucoup. Ça me permet... Parce que moi, en plus, j'ai 2h30 de transport le matin, 2h30 le soir, donc ça fait 5 heures de transport par jour. Donc, déjà, ce que je fais, ces 5 heures de transport, j'en profite pour me vider les têtes et faire ce que j'aime bien. Donc, Soit lire des choses sur ce que j'aime bien, soit faire des jeux sur mon téléphone quand il y a trop de monde et que c'est trop bruyant, peu importe. En tout cas, le temps de transport, ce n'est pas un temps de travail, ce n'est plus. Ça a été à un moment donné, ce n'est plus. Donc, le temps de transport, je ne le prends pas pour travailler et au travail, je fais mon travail. Et derrière, le télétravail est bien parce que c'est vrai que le soir, quand je rentre le soir, c'est métro, boulot, dodo. Quand vous rentrez à 9h30, le soir, vous 10h00 le soir à la maison, c'est dodo. Il ne faut pas se voiler la face. Le fait d'être responsable d'un grand service, de monter en hiérarchie, il y a forcément des impacts sur la vie privée.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Forcément, il y a eu des sacrifices. Moi, je vous ai passé un peu parce qu'il fallait aller vite, mais J'ai travaillé les week-ends, j'ai travaillé les jours fériés, je suis revenu de vacances. Il ne faut pas tous les désagréments qu'on peut avoir quand on doit évoluer comme ça et qu'on n'est pas arrivé tout de suite en hausse d'échelle. Il y a forcément des sacrifices à faire. Par contre, il y a des moments de pause. Il y a les RTT, il y a les congés payés, il y a les week-ends. Les week-ends, c'est les week-ends. On arrête tout. On doit déconnecter. Oui, c'est important. Il y a des gens qui font des burn out parce qu'ils ne déconnectent pas assez.
Salomé (Chance)
C'est important de le rappeler, effectivement. Ce droit à la déconnexion est essentiel.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Je vous assure que j'étais complètement à l'inverse il y a quelques années. J'ai vraiment été complètement à l'inverse. Je faisais du non-stop de travail pendant des années. J'ai fait du non-stop de travail. Mais ce n'est pas une vie, ce n'est pas bon et ce n'est pas ce qu'il faut recommander. C'est un effort à faire. Il faut savoir qu'il y en a... On en discutait ce midi avec un collègue à la cantine. Les moments à la cantine sont importants avec les collègues de ne pas manger toujours avec les gens du même service. Parce que, justement, je lui disais: Mon chef, il arrête pas de me demander s'il me demande. Mais je lui disais: Tant que tu disais: Rappelez, ne mettra pas un stop. Si tu mets pas un stop, ça n'arrêtera jamais. Donc, il ne faut pas hésiter à dire non, mais il y a un non qui est correctif. Est-ce que tu veux faire ça pour demain ? Non, je ne peux pas le faire demain, mais est-ce que tu en as vraiment besoin pour demain ? Tout ça, c'est des choses que vous pouvez apprendre en formation. Dans votre cursus de formation, normalement, vous allez l'apprendre et sinon, on apprend sur le terrain.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Mais moi, j'ai tendance à dire: Il faut mener sa vie professionnelle comme on mène sa vie personnelle. À partir du moment où dans sa vie personnelle, on respecte les règles.
Salomé (Chance)
Absolument.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Toujours le respect et la rigueur. Si vous avez la rigueur, le respect des autres, normalement, ça passe.
Salomé (Chance)
Merci beaucoup Michel. Je vois qu'il nous reste deux minutes. Il y a une dernière C'est une question d'Hugo qui était de savoir si vous recrutez en ce moment.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Énormément. On a beaucoup de mal à recruter. Il ne faut pas croire, parce que dans le milieu de l'assurance et de la banque, les gens ne pensent pas y venir. Les gens pensent qu'il faut avoir fait de l'assurance ou de la banque pour y venir. Moi, d'ailleurs, j'ai été recruté en pas longtemps parce qu'ils n'avaient pas beaucoup de CV comme le mien. Ça recrute beaucoup. Et SMAB TP, on recrute, il ne faut pas hésiter à aller sur les sites des sociétés. Et oui, on recrute, recrute beaucoup. Je crois que sur le groupe, là, nous, on est un groupe de 2 500 personnes. On a à peu près 300 postes disponibles aujourd'hui qui sont non pourvus. Dans ces postes non pourvus, il y a beaucoup de postes de techniciens d'assurance, juste à signer. Il y a aussi quelques postes de comptable ou de responsable à pourvoir partout en France. Mais AXA, tous les grands groupes ont des problèmes. Après, il faut vraiment être conscient que c'est un investissement au démarrage, si on ne vient pas du métier, il faut vraiment expliquer qu'on en veut, il faut vraiment montrer qu'on en veut. Mais si on montre qu'on est vraiment volontaires et qu'on a envie et qu'on a envie, malheureusement, il faut un diplôme.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Maintenant, de comptabilité, c'est plus deux, plus trois et ça passe Ouais.
Salomé (Chance)
Merci beaucoup Michel. Je vais conclure puisqu'on est arrivé en 30 minutes. C'était passionnant de vous écouter. Merci de ce partage. Hugo vous demande le contact et Hugo n'hésite pas à nous recontacter derrière. On pourra essayer de mettre une mise en relation si Michel l'accepte. Pour conclure, si votre projet professionnel est clair et que vous cherchez du travail, ou bien pas encore, mais vous êtes à l'écoute, Numa vous a partagé un lien pour vous inscrire sur Chance recrutement et recevoir des offres ultra ciblées. Vous pouvez aligner vos audits pros et vos prix au professionnel. Et si vous n'êtes pas totalement au clair et que vous êtes quand même à la recherche de comprendre votre prochaine étape professionnelle, sachez qu'il y a aussi la communauté d'entraide professionnelle Vous pouvez rencontrer des personnes qui peuvent avoir besoin d'un coup de pouce professionnel et où vous pouvez également recevoir de l'aide si vous en avez besoin. Et à nouveau, merci Numa pour avoir posté ces deux liens. Il ne me reste plus qu'à remercier Michel pour votre temps, votre générosité également aujourd'hui et avoir répondu à toutes ces questions avec autant de transparence et de bienveillance.
Michel Delande (Responsable Comptabilité)
Ça y est. Merci beaucoup à tout le monde. Au revoir.
Salomé (Chance)
Merci, au revoir.
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