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Lucien Le bouquin, Les métiers qui recrutent" - Sales Development Representative (SDR)

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Nicolas (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses. Bonjour Lucien.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Bonjour Nicolas.

Nicolas (Chance)

Tu as accepté généreusement de donner 30 minutes de ton temps pour parler de ton métier de Sales Development Representative, donc SDR, pour faire cours. Merci encore. Je suis très content de pouvoir animer cette conversation avec toi pour pouvoir découvrir ton métier. Pour ma part, je suis Nicolas. Je Je travaille chez Chance au sein de l'équipe Produit et je travaille à la conception de nos interfaces digitales. Je serai aujourd'hui animateur de ce live. Donc, toutes les questions sont les bienvenues dans le chat. N'hésitez pas à les poser au fur et à mesure des réponses de Lucien. Avant de commencer, d'ailleurs, le temps que les gens se connectent, ce que je vous propose, c'est de s'échauffer un petit peu les doigts et de nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez. C'est toujours un peu chouette de que les gens nous écoutent depuis un peu partout en France. Pour ma part, je suis à Maison Alfort. Actuellement, est-ce que Lucien, tu peux nous dire où tu es ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Moi, actuellement, je suis à Paris.

Nicolas (Chance)

On a Marie de Lyon, déjà en Alsace, à Nice, Versailles. On a un peu toute la France qui est représentée. N'hésitez pas à continuer à nous dire d'où vous êtes. Je vais commencer la présentation de mon côté. Pour commencer, si vous ne suivez pas et que vous ne connaissez pas déjà Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun et chacune à trouver sa place dans le monde du travail. Nous avons plusieurs programmes d'accompagnement et d'aide au recrutement. Le plus connu est le bilan de compétences qui permet de faire le point sur sa vie professionnelle et sur la direction qu'on veut lui donner. Récemment, la communauté Chance a aussi lancé une initiative qui s'appelle 3 Minutes Pour Les Autres, qui est une initiative altruiste qui est gratuite et ouverte à tout le monde. Je vous encourage à la rejoindre. Le principe est simple. Toutes les semaines, vous recevez une liste de dix personnes à qui vous pourriez apporter une aide précieuse, professionnelle. Et ça marche dans les deux sens. Vous pouvez aider et être aidé. Donc, le live métier d'aujourd'hui, c'est justement de l'entraide. Lucien a accepté de donner bénévolement 30 minutes de son temps pour vous présenter la réalité de son métier et répondre à toutes vos questions.

Nicolas (Chance)

Encore une fois, n'hésitez pas à les poser dans le au fur et à mesure. On a choisi d'axer cette édition des live métiers sur les métiers en forte demande, donc qui recrute particulièrement. Donc, il y a pas mal d'opportunités à la clé. Si vous êtes intéressé pour postuler sur ce type de métier, n'oubliez pas de nous contacter à la fin du live. On vous partagera des liens pour vous inscrire. On va commencer du coup le live, Lucien. Est-ce que pour commencer, tu pourrais te présenter rapidement, nous parler un peu de ton parcours ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Oui, Alors moi, c'est Lucien, le bouquin. Pour parler de mon parcours, je vais peut-être commencer par le bac, où moi, j'ai fait un bac pro commerce. J'étais pas très bon à l'école, j'ai jamais été très, très bon à l'école. J'ai enchaîné par la suite, j'ai toujours aimé bien le commerce, je trouvais ça sympa. J'ai fait un BTS, qui était à l'époque NRC, maintenant c'est NDRC. Donc c'est négociation relation client. Toujours dans le but d'en apprendre un peu plus sur le métier de commercial. Ça a été super chouette, j'avais fait différents stages et c'était une très bonne école. Ensuite, j'ai fait ma licence en école de commerce, où moi de base, je suis un très grand fan de jeux vidéo, et je voyais sur toutes les annonces de postes pour les jeux vidéo qu'il fallait faire une école de commerce pour aller dans les métiers que je voulais dans ce secteur. Donc, c'est pour ça que je me suis dirigé là-bas. Il y a eu le Covid ensuite, qui a été une période assez difficile pour moi. J'ai fait du coup une année sabbatique entre ma licence et mon master, qui a été difficile. J'avais fait plein de petits boulots à droite, à gauche.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Mentalement, ça n'allait pas du top. Et puis, à la fin de cette année, j'ai voulu me reprendre, reprendre mes études, reprendre un peu concrètement ce que je voulais en termes de job pour la suite de ma carrière. Et donc, j'ai repris un master que j'ai fait en alternance du côté de chez Microsoft. Très grosse entreprise. J'avais mis mes objectifs très, très haut et au final, ça s'était très bien passé. J'ai eu mon master à la suite de ce master Donc, j'avais fait... J'étais au marketing chez Microsoft. Expérience géniale. Sauf qu'à la fin, le marketing, je trouvais ça pas assez challengeant par rapport aux compétences que j'apprenais là-bas. Et au fait où moi, je vois un peu la vie de quand on est jeune, on a besoin d'apprendre, on a besoin de se challenger. Donc, c'est maintenant et c'est pour ça qu'en tant que premier job, je suis parti SDR, qui est en gros un métier dans lequel j'appelle des qui n'attendent pas mon appel dans le but de leur faire découvrir mon produit.

Nicolas (Chance)

D'accord, super. D'ailleurs, c'est un nom de métier anglais. Est-ce que tu as un équivalent un peu français de ce nom ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Alors, ça ne va pas plaire à mes collègues, mais télémarketing, globalement. Parce que la définition du télémarketing, c'est vraiment d'appeler des gens qui n'attendent pas notre appel dans le but de faire découvrir le produit. Et j'ai oublié de préciser, mais c'est en B2B. C'est-à-dire qu'on appelle que des entreprises On ne fait pas du démarchage téléphonique pour je ne sais quel produit qu'on pourrait avoir très souvent sur le téléphone, globalement.

Nicolas (Chance)

L'appellation SDR, c'est vraiment propre aux entreprises. Si on faisait l'équivalent en B2C, ça n'existe pas, c'est un autre nom de métier.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

B2c, du coup, on dit vraiment télémarketing, sauf que c'est le nom français.

Nicolas (Chance)

D'accord. Ok. Est-ce que tu peux nous raconter une journée type que tu as en tant que SDR ? Quelles sont tes missions, tes activités au quotidien ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Moi, j'aime bien commencer mes journées tôt parce que je fais partie un peu du mindset où me lever avant tout le monde, moi, j'aime bien. Je trouve ça motivant, je trouve ça chouette. Moi, je me lève hyper tôt, 6h00 du matin. Je vais raconter vraiment globalement ma journée, 6h00 du matin, petit dej, histoire de me préparer et surtout de commencer ma journée calmement, sans être directement la tête dans le boulot. Après, je vais tranquillement au boulot, j'arrive dans dans les bureaux, entre 8h00 et 8h30. Pareil, avant tout le monde, c'est bien, c'est calme. Les bureaux sont calmes et j'aime bien. Sur cette première partie de matinée, on va dire de 8h30 à 9h00, 9h30, c'est là où je gère tout l'administratif de mon travail, c'est-à-dire gérer les mails et voir comment je vais organiser un peu ma journée qui va se dérouler le jour même. Et ensuite, de 9h00 jusqu'à 17h30, 18h00, moi, c'est beaucoup d'appels. Du coup, je passe vraiment mes journées complètes à appeler parce que j'aime bien aussi faire ça. Et après, midi 14h00, il y a une pause quand même. Et globalement, on fait des pauses un peu quand on veut, là-dedans.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Et à 18h00, moi c'est sport. Sport parce que j'ai d'autres objectifs, hormis mon boulot quotidiennement. Et ensuite manger, dodo et rebelote le lendemain.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci. Quelles sont, pour toi, les compétences essentielles dans ce métier ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

J'en ai noté quatre. C'est des compétences essentielles dans ce métier, mais c'est des compétences aussi, du moins que je promeux dans la vie personnelle. Le premier, c'est l'écoute active. C'est le fait... Les gens, quand ils parlent, ils vont dire des informations hyper importantes qu'on peut toujours creuser. C'est-à-dire d'aller plus loin que si je vais te demander: Nicolas, comment ça va ? Tu vas me dire: Ça va bien. Selon l'intonation, je vais te demander: Pourquoi ça va bien ? Et du coup, je vais te faire parler, etc. Et en fait, l'écoute active, c'est une très bonne compétence, que ça va permettre de faire parler le prospect qu'on a au téléphone, qui va toujours dire des petites choses qu'on va pouvoir creuser pour ensuite aller encore plus loin dans la discussion. Et ça, c'est pas mal d'un point de vue même personnel pour creuser quand quelqu'un qui ne va pas bien, essayer de savoir qu'est-ce qui, concrètement, fait qui ne va pas bien aujourd'hui. La deuxième compétence, j'ai mis la remise en question. C'est C'est un job qui est hyper challengeant, avec beaucoup d'objectifs. Et ce qui est important, c'est de mettre son ego de côté. Rien n'est acquis.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

En fait, il y a des périodes où ça va super bien. On se sent un peu comme un super héros et d'autres périodes où ça va super mal, il n'y a rien qui fonctionne. Et donc, l'idée de se remettre en question, comme dans la vie perso, c'est de comprendre ce qui se passe actuellement. Accepter la défaite, c'est souvent dans la défaite qu'on se remet en question. Et même quand ça va très, très bien, se demander pourquoi ça va bien. Histoire toujours d'être dans une longévité où on va essayer d'être pour le mieux quotidiennement. La troisième, j'ai mis la résilience. La résilience, c'est un mot fort. Alors, je n'ai pas la définition exacte, mais en fait, c'est quand il nous arrive Et en psychologie en tout cas, quand il nous arrive des événements un peu tragiques dans notre vie, c'est le fait qu'on va pouvoir s'en remettre et qu'au final, on va vivre avec ça. En fait, la résilience dans un job de SDR, donc c'est un métier de vente, de commercial, de sales, On va très souvent se prendre des portes. On ne va parfois pas atteindre l'objectif. Parfois, on ne va pas... On va avoir vraiment du mal à atteindre cet objectif.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Et la résilience, ça permet justement de se remettre en question, de se dire qu'il y a eu des soucis, c'est déjà arrivé. On va continuer d'avancer et justement faire en sorte que globalement, tout fonctionne bien, on va dire. Donc, la résilience, c'est hyper important. J'ai l'impression d'être un petit peu flou sur cette compétence-là, mais j'espère que c'est compréhensif pour ceux qui nous regardent. Et sinon, la quatrième, celle que j'aime bien dire et que je tiens de ma manager, de mes deux différents managers que j'ai eus chez Microsoft, et là, actuellement, dans la boite dans laquelle je suis, c'est qu'on sauve pas des vies. C'est-à-dire que c'est un métier, du coup, chiffré. Il faut des chiffres, il y a des objectifs. Ça peut mettre une pression. Et à partir du moment où on se dit qu'on sauve pas des vies, beaucoup moins de pression. De mon côté, en tout cas, moi, ça fonctionne. Et donc, se rappeler tous les qu'on ne sauve pas des vies, donc ce n'est pas très grave si jamais ça ne marche pas et qu'il faut faire en sorte que ça fonctionne seul.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup. On a déjà des questions. N'hésitez pas à continuer à les poser dans le chat. Je vais encore poser quelques questions et ensuite, on enchaînera tout ce qui est les questions qui arrivent dans le chat. Est-ce que tu peux nous parler un peu plus de ton environnement de travail, les personnes avec qui tu collabores, que ce soit en interne ou en externe ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Dans mon environnement de travail, on parle plutôt des bureaux ?

Nicolas (Chance)

Oui, oui, enfin, au bureau, oui, oui. Les personnes à qui tu t'es amené à collaborer au quotidien.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Ok, plus sur les collaborateurs. Nous, du coup, on est par équipe Donc, j'échange énormément avec ma manager. Ma manager qui est un point hyper important dans ma montée en compétences et même dans mon bien-être, on va dire, surtout au boulot. Une personne avec qui j'échange très souvent, du coup, pour parler des chiffres, pour expliquer comment je me sens et même se remettre en question sur certaines choses. Qui dit métier de sales dit pas mal de... Enfin, voir les compétences, où est-ce que j'en suis, tout ça. Donc, énormément avec ma manager. En termes d'équipe, c'est plus se sentir dans une équipe, malgré qu'on fait un job où c'est nos objectifs et ce n'est pas l'objectif de l'équipe, en tout cas pour moi. Ça permet justement de partager un peu ses réussites et ses défaites. Ça fait du bien. Donc, on échange très souvent avec l'équipe. Sinon, d'un point de vue plus collaboratif avec les autres équipes qui peuvent y avoir, mais au sein de d'autres départements dans l'entreprise, on va beaucoup travailler avec le marketing. Le marketing qui va nous proposer leurs différentes actions qu'ils vont mettre en place au niveau du marketing, qui vont pouvoir nous, nous rapporter du business in fine.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Et donc, on va pas mal échanger là-dessus pour comprendre leur stratégie, nous, les difficultés qu'on rencontre et donc faire en sorte que les deux matchs. Et à l'externe, c'est parler avec des gens qui ne me connaissent pas de base en les appelant au téléphone. C'est très souvent des dirigeants. C'est le plus pertinent, en tout cas, d'appeler des dirigeants. Et sinon, ça va être soit des directeurs, soit des opérationnels sur un sujet bien précis. Et globalement, c'est avec ces personnes-là que j'échange au quotidien là-dessus.

Nicolas (Chance)

Merci. J'en profite pour rebondir avec une question de Marie. Qui demandait justement, étant principalement au téléphone, comment faites-vous pour obtenir un échange avec l'interlocuteur cible, entre guillemets, et en obtenant un autre en échange ? On peut obtenir un autre en échange, peut-être ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Je n'ai pas compris la fin de la question, mais j'ai compris le début. Pour répondre à ta question, Marie, nous, on a des techniques aujourd'hui où on ne passe pas pour des vendeurs de tapis. On vient vraiment appeler une personne parce qu'on a un produit qu'on sait, qui va pouvoir révolutionner un peu le quotidien de la personne qu'on va appeler. Dans notre approche, du coup, au niveau du téléphone, on a des techniques. Quand je dis technique, c'est rien de très fabuleux, mais c'est juste... Moi, je vais pas me positionner en tant que vendeur, je vais me positionner en tant que Lucien. J'aimerais comprendre comment on fonctionnait là-dessus. Ok, par rapport à ce que vous me dites, moi, j'ai un produit qui peut un peu améliorer ce que vous avez actuellement. Qu'est-ce que vous en pensez ? Et on rentre pas directement en disant: Si j'appelle Nicolas. Bonjour Nicolas, j'ai un super produit. Il va révolutionner ce que vous avez. Pour la personne, c'est pas pertinent, parce que, pour te prendre un exemple, Marie, c'est comme si je te disais: Marie, j'ai une super voiture à te vendre. Elle est géniale, elle fait plein de trucs, mais au final, je sais même pas si tu en as vraiment besoin, actuellement, d'une voiture.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Et ça se trouve, tu n'as pas besoin de la voiture, tu prends le vélo, enfin tu vois. Il faut arriver d'abord à comprendre la personne qui est en face. Donc une entrée en call tranquillement en disant: Bonjour Marie, je cherche à vous joindre parce que j'ai vu ça, ça, ça. Je veux savoir comment on fonctionne là-dessus et selon comment elle fonctionne et si on peut l'améliorer, moi, je vais lui proposer: Tiens, j'ai un produit, qu'est-ce que tu en J'espère que ça répond à la question de Marie.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Oui, Marie, entre temps, a précisé la fin de sa question. En fait, la deuxième partie, c'était: comment est-ce que tu fais pour obtenir un échange numéro deux ou un rendez-vous en face à face ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Ça, du coup, ça se fait par téléphone. Nous, nos rendez-vous se font beaucoup en visio, c'est-à-dire qu'on va mettre un point dans l'agenda et on va faire une visio. Et pour obtenir ce rendez-vous-là, on appelle le prospect. On appelle le prospect et à partir du moment où il se rend compte que ce qu'il a actuellement peut être amélioré, et moi, c'est mon job de lui faire rendre compte ça, là, il accepte le rendez-vous et du coup, on fait une visio pour lui présenter réellement le produit ensemble.

Nicolas (Chance)

Est-ce qu'il y a des métiers, enfin des métiers, des secteurs peut-être ou des industries dans lesquelles le métier de SDR, c'est beaucoup plus du face à face, des rendez-vous en physique ? Ou est-ce que c'est post-COVID ? Je ne sais pas si c'est que post-COVID, mais c'est vraiment beaucoup de téléphones visio ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

C'est beaucoup de téléphones visio et moi, je dirais que de mon expérience, SDR, c'est un peu le terme qu'on donne aux personnes qui vont passer par téléphone et ensuite faire des rendez-vous visio. Sinon, c'est plus le terme de commercial terrain, où là, vraiment, on va aller voir la personne en face, lui proposer nos produits et le rendez-vous se fait un peu sur le tas. Ce qui se faisait avant dans l'entreprise dans laquelle je suis, avec le COVID, maintenant, on le fait beaucoup moins, parce qu'en termes de business, c'est vrai que ça coûte moins cher de juste prendre son téléphone et de faire une visio plutôt que de payer le commercial qui va aller chez la personne, qui doit prendre sa voiture. Il voit deux personnes en une heure, tandis que nous, on peut passer dix appels en une heure. D'un point de vue business aussi, c'est plus rentable de faire ça comme ça.

Nicolas (Chance)

J'enchaîne avec une question d'Anaïs. Tu l'as déjà un petit peu abordée. D'ailleurs, elle disait elle-même que tu avais un peu répondu à sa question. Elle te demande comment tu gères les refus ? Est-ce qu'ils sont nombreux ? Et d'où vient ton énergie de prospecter sans cesse ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Pour les refus, déjà, il faut se dire que quand les gens refusent quelque chose, ce n'est pas de notre faute. Il faut se détacher émotionnellement du travail qu'on est en train de faire actuellement. Moi, personnellement, des refus, j'en reçois souvent. Et en fait, justement, j'essaie de comprendre dès que quelqu'un dit non. Pareil, on essaye de comprendre pourquoi il dit non. Et donc moi, je vais creuser. Et très souvent, les noms se transforment en: Ça ne m'intéresse pas. Qu'est-ce qui ne vous intéresse pas ? Ce que vous proposez. Vous savez ce que je propose ? Non. Alors, comment on fait ? Bon, d'accord. Et puis, hop, là, l'atmosphère se détend et et on arrive à discuter. Les refus, ce n'est pas du tout une fatalité. À partir du moment où il y a un non, ça veut dire qu'il y a une conversation et donc il ne faut pas lâcher et creuser pourquoi non, tout ça. Il y en a des fois qui vont être très énervés. C'est des choses qui arrivent. On passe tous une mauvaise journée. Moi, ça m'arrive aussi des fois de m'énerver dans la vie de tous les jours pour X raisons parce que ça arrive à tout le monde.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Et juste, il ne faut pas en faire une fatalité. C'est normal le non. Et il y a des techniques pour un peu... Moi, ce que je propose, c'est toujours de creuser quand on nous dit non, pourquoi vous me dites non ? Et ainsi de suite, on va pouvoir aller plus loin. Et la fin de sa question, si je ne dis pas de bêtises, elle demandait d'où vient l'énergie pour la prospection. En fait, moi, je me suis rendu compte que la prospection, si demain Je veux lancer un quelconque business ou quoi que ce soit, il faut que je trouve des clients. Pour trouver des clients, ils peuvent venir à moi en faisant beaucoup de communication, mais c'est hyper difficile. Donc moi, je me suis dit aujourd'hui, j'ai 25 ans. À 25 ans de maîtriser la compétence d'aller voir des personnes pour leur proposer mon produit, c'est le meilleur truc parce que je n'aurais pas besoin de créer beaucoup de choses d'un point de vue marketing qui pourraient toucher un peu tout le monde, mais sans toucher personne. Tandis que là, imaginons, je sais que mon produit peut plaire à Nicolas, je vais aller voir Nicolas. Salut Nicolas.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

J'ai un produit qui peut révolutionner ce que tu es en train de faire actuellement. Est-ce que ça dirait qu'on en discute ? En fait, c'est là que la prospection aujourd'hui, j'en avais très peur avant. Ce serait de mentir de dire que ce n'était pas difficile au début. Aujourd'hui, je me rends compte que c'est le leur outil pour trouver ses clients plus tard.

Nicolas (Chance)

Tu parlais de technique pour un peu contourner les noms, ou peut-être aller au-delà du nom. Est-ce que c'est des choses que tu as appris en formation, des choses que tu as appris sur le tas ? Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Ça, c'est des choses qu'on a apprises en entreprise. On a une entreprise où il y avait beaucoup de seigneurs qui ont tous des petites techniques. Et moi, ce que j'ai fait dès le départ, vu que je ne connaissais rien du tout, On va enregistrer nos appels. L'appel va mal se passer, parce qu'au début, ça se passe généralement très, très mal, parce qu'on ne sait pas trop comment gérer la chose. On fait écouter cet appel-là, soit à son manager, soit à quelqu'un qui est beaucoup plus senior. Et là, il va t'expliquer: Qu'est-ce que tu as mal fait ? Qu'est-ce que tu aurais pu mieux faire ? Et en fait, c'est comme ça qu'on apprend. Toujours, ce que je disais, c'était de se remettre en question. Et en fait, à force de se remettre en question, il y a un moment, on monte en compétence. Et ce qui fait qu'aujourd'hui, ce serait mentir de dire que je me prends des portes, parce que j'arrive toujours, justement, à à les dépasser et en montée de compétences. Là, j'ai complètement évolué en un an seulement.

Nicolas (Chance)

Merci. On a Marie, du coup, qui te demande: Comment tu fais pour trouver du sens dans ton métier ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Ça, C'est une très bonne question, la question du sens. Moi, aujourd'hui, mon métier, je suis plus attaché au métier en tant que tel qu'au produit. C'est-à-dire que moi, ce que je trouve super, c'est qu'aujourd'hui, je peux parler avec n'importe qui d'aller creuser hyper loin pour ensuite pouvoir lui proposer quelque chose. Ce métier-là, en termes de compétences, j'ai beaucoup évolué. Ça me permet aussi, moi, dans ma vie perso, d'aller creuser plus loin dans mes relations que j'ai autour de moi. C'est ça qui donne un sens aujourd'hui. C'est-à-dire que là, aujourd'hui, ça y est, j'ai des compétences. Ça donne un sens pour la suite de ma carrière. La suite de ma vie. Je dirais plus de ma vie plutôt que de ma carrière, parce que demain, si je rencontre un problème avec quelqu'un, je vais pouvoir creuser pour essayer de comprendre qu'est-ce qui se passe exactement. C'est d'ailleurs ce que je fais aujourd'hui d'un point de vue amical, familial, tout ça, c'est hyper important. Et c'est ça qui donne un sens aujourd'hui à ma vie.

Nicolas (Chance)

Super, merci. On a une question de Julie qui te demande: à quel moment de ton apprentissage as-tu commencé à prendre du plaisir dans ton quotidien ? Parce que tu disais aussi que le début, tu te prends des murs.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Moi, ça a mis super longtemps. Je dirais huit mois après mes débuts, parce que je ne savais pas encore. Donc, en fait, j'ai eu cinq mois, six mois d'apprentissage où je ne comprenais pas le job. À un moment, je l'ai maîtrisé, je faisais mes chiffres. Et une fois que je faisais mes chiffres, j'étais en train de me dire: Ça y est, j'ai réussi. Qu'est-ce que je fais d'autre ? Et en fait, c'est là que je me suis rendu compte de l'importance des objectifs dans la vie et de savoir pourquoi on est ici. Et en fait, à partir du moment où je me suis mis des nouveaux objectifs dans la vie globalement et de savoir pourquoi je faisais ce travail-là. Je le faisais parce que ça va m'aider plus tard, que c'est difficile, mais il faut bien qu'au début, ce soit difficile pour que ce soit plus facile après dans la vie. C'est ça qui m'a permis maintenant d'être complètement bien dans mon job. Et ce job-là, je le fais tous les jours et ça se passe très, très bien. Super.

Nicolas (Chance)

Et est-ce que tu pourrais nous dire quelles sont les évolutions de carrière qui sont possibles ? Ouais.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Du coup, en tant que SDR, nous, le but, c'est donc, je le rappelle, on appelle des gens qui n'attendent pas notre appel dans le but de proposer un rendez-vous. Ce rendez-vous-là, ensuite, on va le donner à nos collègues qui sont account executive, à eux, ça s'appelle, qui eux, du coup, vont faire la démonstration en visio et qui vont tenter de négocier avec le client et ensuite de le faire signer le contrat. Je vais éviter d'utiliser des ambitismes à l'autre side pour que bien que tout le monde comprenne. Et donc ça, c'est les évolutions. Après cette évolution-là, on peut passer manager et sinon on peut changer de département. Si on a envie de faire du marketing, si on a envie de faire d'autres d'autres choses dans l'entreprise, c'est complètement possible. Et du coup, ça, c'est les évolutions possibles.

Nicolas (Chance)

D'accord. Super. Une question aussi concernant peut-être les impératifs qui sont liés au métier. Je pense qu'on parle pas mal des impératifs. C'est un de nos piliers qui définissent le travail. Est-ce que tu peux nous parler des impératifs que tu as de ton côté ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Nous, les impératifs, en fait, ça va être surtout des impératifs de chiffres, c'est-à-dire un certain nombre d'appels à faire dans la semaine, un certain nombre de mails à envoyer, des objectifs aussi. Où est-ce que tu en es dans l'objectif ? Il faut que tu aies ça à atteindre. Comment tu vas l'atteindre ? Tout ça. Ça, c'est nos impératifs là-dessus. Et l'entreprise s'est rendu compte qu'à partir d'un certain nombre d'appels, de mails, on arrive à atteindre l'objectif au bout d'un mois. C'est ça les impératifs. Sinon, Ouais, c'est d'appeler et de se remettre en question, enfin, tout le temps mettre son égo de côté. Voilà. D'accord.

Nicolas (Chance)

Est-ce que du coup, une partie des personnes qui nous écoutent sont peut-être aussi intéressées par le métier, enfin, si elles veulent changer de voie de leur côté. Et un des paramètres qu'on prend souvent en compte, c'est aussi le paramètre du salaire. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus là-dessus ? Nous donner peut-être une fourchette en début de carrière et en fin de carrière. Est-ce qu'il y a aussi pas mal de de parts de fixes et de variables ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Alors nous, moi, concrètement, je suis... Alors là, on va parler en brut annuel. Et après, je vais pouvoir parler s'ils veulent en net, ça peut être intéressant. Donc moi, mon contrat, c'est 32 000 de fixe, plus 12 000 de variables. C'est-à-dire atteinte d'objectif sur l'année, ça me permet de gagner 12 000 € bruts en plus sur mon année. Ça, en net par mois, moi, j'avais fait un petit graphe, je suis à peu près à 2 700 euros net par mois. En comptant que les débuts étaient difficiles, je faisais pas mes objectifs. Maintenant, je les fais bien au-delà de ce qu'on me demande, 2 700 euros. Et donc ça, c'est sur une année complète, là où j'étais pas très bon et là où je suis aujourd'hui et où je suis très bon. Là, globalement, mes dernières fiches de paye avec un taux d'impôt qui est relativement élevé, je suis à 13 pour cent d'impôt. Je suis à environ entre 2 08 et 3 300 net par mois. Au niveau du salaire, c'est les salaires à peu près auxquels on peut s'attendre en tant que SDR là-dessus, dans ce secteur-là.

Nicolas (Chance)

D'accord. Est-ce qu'il y a des secteurs qui, peut-être, payent mieux que d'autres, à ta connaissance ? Ou est-ce que c'est plutôt assez homogène en fonction des secteurs ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Alors, c'est relativement homogène. Ça va dépendre ensuite Ensuite, du pays dans laquelle on fait ça. Je pense à Dublin, par exemple. Dublin, c'est vachement mieux payé qu'en France. France, on va dire que c'est un peu la moyenne. On peut aussi faire... Quand je parle de Dublin, c'est pour le marché français. On peut travailler à Dublin pour le marché français. En France, du coup, ça, c'est à peu près les salaires. Et aussi, ces jobs-là se trouvent aussi beaucoup en Espagne, parce que la main d'œuvre est moins chère, et du coup, le salaire aussi est un peu moins élevé là-bas.

Nicolas (Chance)

D'accord. Alors je n'hésitais pas dans le chat si vous Il y avait encore quelques questions parce que l'heure tourne et on approche bientôt de la fin du live, donc vous avez encore l'opportunité peut-être que votre question passe si vous en avez. Est-ce que tu aurais des conseils à donner à quelqu'un qui souhaiterait faire ce métier, se lancer dans ce métier ?

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Ouais, pas avoir d'ego. Savoir qu'au début, ça va être hyper difficile. Quand c'est difficile, juste se rappeler que c'est difficile tout le temps et que si tout était facile dans la vie, globalement, tout le monde irait super bien. Donc, si c'est difficile, c'est que c'est normal. Et ouais, mettre son ego de côté, se remettre en question. Et ça, c'est des conseils aussi que je conseille dans la vie perso, parce que ça permet d'apprendre beaucoup plus et de prendre en maturité, en compétence tout ça. Donc, voilà.

Nicolas (Chance)

Merci beaucoup. Sandrine, une question, du coup, qui demande si on peut accéder à ce métier, si on n'a pas de background commercial.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Complètement. Moi, j'ai juste les études commerciales et en fait, dans les entretiens, les études ne Je ne dis pas grand-chose pour moi, les entretiens que j'ai pu faire, en tout cas. Et du coup, oui, on peut le faire. Ce qui est le plus important, c'est de savoir quand toi, tu postules à un job, pourquoi tu fais ça ? Quel sens tu veux donner à ta carrière ? Quelle suite ? Tout ça. Et c'est ça qui est réellement important et qui compte. En tout cas, moi, c'est comme ça que je vois les recrutements. Si jamais le recruteur, il ne te prend pas juste parce que tu n'as pas de background commercial, c'est que ce n'était pas la bonne entreprise. Donc, ce n'est pas grave. Moi, je suis arrivé, j'avais du marketing, j'avais juste les diplôme commercial, mais au final, quand tu n'en as pas vraiment fait, ça vaut rien. Clairement, ça vaut rien. Et vu que mon projet était hyper clair, c'est comme ça que je suis rentré là-dedans.

Nicolas (Chance)

Super. On a encore une question de Marie qui demande si ce type de poste est présent seulement dans des grands groupes.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Non, du tout. Non, du tout. Alors, on peut le trouver dans des très, très grands groupes. On peut le trouver dans des startups. On peut le trouver dans des petites entreprises qui démarrent leur activité commerciale. En fait, tu peux le trouver réellement par partout. Je rebondis sur ce que dit Marie: Si jamais une grande entreprise le demande, postulez quand même. Il n'y a rien qui est impossible dans la vie, globalement selon moi.

Nicolas (Chance)

D'accord. Et peut-être pour rebondir sur la question, justement, sur le background commercial. Est-ce que c'est un état d'esprit que tu as pu voir, ou que tu constates plutôt de façon générale sur ce métier, où les gens sont, j'allais dire, peu regardants, peu Ils sont très peu influencés par finalement ton background commercial pour ta capacité à faire ce job ? Ou est-ce que c'est plutôt ton état d'esprit ? Je ne sais pas si ma question est très, très claire.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Je vois ce que tu veux dire, Nicolas. Selon moi, en fait, c'est plus l'état d'esprit. Ils vont voir qu'ils misent sur une personne qui... En fait, si on est clair avec soi-même de pourquoi on veut faire ce job-là et qu'en plus, on donne du sien, globalement, qu'importe le métier, les recruteurs vont être beaucoup plus intéressés par ce genre de profil, surtout sur des jobs aussi difficiles comme SDR. Et moi, je sais que le problème que j'avais rencontré, c'est que j'avais beaucoup d'expérience marketing et du coup, personne ne voulait me prendre en commercial parce qu'il disait que c'était trop dangereux. Et donc, il y a un moment, moi, je me suis remis en question. Ok, j'ai Microsoft sur le CV, mais au final, ça ne sert strictement à rien. Qu'est-ce que je fais ? Et du coup, moi, c'est de là que j'ai été un peu plus loin dans mes recrutements, en expliquant clairement mon objectif que vous allez miser sur quelqu'un qui n'y connaît rien, mais en même temps qui est au début de sa carrière, c'est maintenant qu'il faut miser sur moi. Et en fait, globalement, c'est se vendre au recruteur.

Nicolas (Chance)

Ok. Merci beaucoup. Il est déjà 17h00, donc merci beaucoup pour ton temps, Lucien. Merci à toutes et à tous pour votre attention et vos questions. Pour conclure, je vais peut-être vous inviter, justement, si votre projet professionnel est clair et que vous cherchez du travail, en tant que SDR peut-être, ou dans d'autres secteurs, n'hésitez pas à rejoindre Chance recrutement qui vous permet de vous inscrire et de recevoir des offres d'emploi qui sont alignées avec vos aspirations professionnelles. Si vous vous rendez compte que votre projet professionnel n'était pas totalement clair, vous pouvez aussi rejoindre la communauté d'entraide professionnelle. Je vous parlais au début de ce live. C'est du coup l'initiative, 3 minutes pour les autres. Je vous ai partagé les liens dans le chat. Merci encore Lucien. Merci à toutes et à tous et bonne soirée.

Lucien Le bouquin (Sales Development Representative (SDR))

Bonne soirée à tous. Merci beaucoup.

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