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Quentin (Chance)
Bonjour à tous. Bonjour à toutes. Bonjour à tous. On est avec Emil. Bienvenue à tous dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier d'Emil, qui est manager des opérations. Déjà, bonjour Emil. Merci à toi d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres et y voir un peu plus clair sur ton métier, ce métier de manager des opérations. Merci à toi.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Merci, avec plaisir.
Quentin (Chance)
Trop bien. Moi, je suis Quentin et je travaille chez Chance. Et le but de ce live, c'est qu'il soit vraiment interactif. Il est là pour vous. Donc n'hésitez pas à poser toutes vos questions pendant cette demi-heure à Emil, qui se fera plaisir d'y répondre. En attendant que tout le monde se connecte, je vois qu'on est déjà 20. En attendant que tout le monde se connecte, je vous propose de m'écrire peut-être dans le chat où vous êtes, vous, en France, France. C'est toujours marrant de voir et ça va te voir dans quelle région vous êtes, dans quelle ville vous êtes. Il faut voir, vous êtes un peu partout en France à nous écouter. Je crois qu'Émile est à Angers, s'il me donnait son bonne note.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est ça.
Quentin (Chance)
Bruxelles pour Laure, super. Et peut-être pour commencer en introduction, en attendant aussi que tout le monde se connecte, pour ceux et celles qui ne connaissent pas Chance, on est une communauté d'entraide professionnelle et on est une méthode aussi pour aider chacun à trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. Et on a un programme qui est le plus connu, qui est le bilan de compétences. Et pendant ce bilan de compétences, on invite tous nos talents, comme on les appelle, à parler avec des gens pour découvrir leur métier, pour essayer d'y voir un peu plus clair sur ce qui peut exister. On est en plein dedans. Je vois Charline qui est aussi à Angers, Emile. Il est 47, on va peut-être pouvoir commencer. Pour commencer, Emile, est-ce que tu pourrais te présenter, s'il te plaît ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Je suis Emile Pochet, je suis Émile Pochet. Je suis manager des opérations dans l'entreprise Commerçaux qui est basée à Angers, Bordeaux. Ça fait un an que je suis sur ce poste au sein de cette entreprise. Pour refaire rapidement mon parcours C'est quoi ton parcours ? Mon parcours, j'ai commencé mon parcours pro en alternance L3 et Master en alternance, en restauration collective, où j'étais, première année, receveur secteur, donc management dans des restaurants directement chez des clients. Et après, Master en contrôle de gestion opérationnelle. Et après ça, il y avait eu une opportunité pro au sein de la boite où j'étais, avec un gros contrat en Vendée, et j'ai pris un poste de responsable secteur.
Quentin (Chance)
Ok.
Emil Pochet (Manager des opérations)
En fait, il y a des opportunités, il faut les prendre. Donc, je me suis positionné.
Quentin (Chance)
Ok.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Au bout de deux ans, c'était un poste très compliqué dans le fait que ça tourne 24/24, 7j/7, presque. Donc, quand on est responsable de beaucoup d'équipes et qu'on a une épée de Damoclès, à midi, les gens doivent manger, c'est pas des postes qu'on fait très, très bien. Donc, j'ai appris un poste un peu plus calme dans la même société, au siège du contrôle de gestion opérationnelle, proche du directeur activité. Et du coup, par la suite, ça faisait quasiment six ans que j'étais dans la même boite, qui était aussi ma première entreprise. Donc, je cherchais autre chose. Et je suis arrivé chez Comerso en tant que manager des opérations. Chez Comerso, je gère du coup la partie services clients et logistique. Donc deux services, sept personnes dans mon périmètre. Et j'y connaissais rien à la logistique.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Je suis pas du tout un logisticien. C'est pas mon métier. Côté service client, j'ai pas non plus une expérience service client, mais en fait, c'est pas ce que l'entreprise cherchait. Je pense que c'est quelque chose qui est important quand on est manager des opérations, c'est qu'on soit pas des opérationnels. C'est pas le but, c'est pas le but du poste. Le but du poste, c'est justement avoir le recul sur les activités des autres et pouvoir les challenger en disant: Mais pourquoi tu fais ça ? Explique-moi le pourquoi.
Quentin (Chance)
Ok.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Et justement, et challenger et leur faire évoluer et grandir. Ok. Donc, deux équipes distinctes, une de trois, une de quatre. Avec des profils très différents, parce qu'une équipe logistique, où c'est un métier très, très technique, où ils connaissent leur métier et la partie service client qui était avec des profils moins diplômés et avec une expérience moins ciblée, en tout cas. Donc, des profils très différents à gérer. Et là-dedans, mon rôle, c'est de faire que les équipes, ça se passe bien pour eux, qu'ils savent ce qu'il y a à faire, que ce travail soit bien réparti, que les synergies avec tous les autres services fonctionnent. Parce qu'en fait, nous, on est au bout du rouleau de les opérations, parce qu'avant, il y a de l'acquisition, il y a de la vente. Il y a les opérations qui sont là, il y a le commerce qui est sur le terrain en train de gérer les trucs. Et si tout en amont n'est pas bien calé, nous, à la fin, on se retrouve avec beaucoup de... Ça va peut-être un peu vulgaire, beaucoup d'emmerdes.
Quentin (Chance)
Tu m'étonnes.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Donc, on a besoin de s'assurer que les canaux de communication et les procédures, tous les flux soient respectés. C'est à nous de... C'est mon rôle de superviser et m'assurer que tout reste dans ce qu'on s'est dit. Il y a toujours des malins qui essaient de sortir de ça pour la vitesse.
Quentin (Chance)
Ok.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est ce que je dois faire. Je m'assure aussi, le commerce a beaucoup de prospects, des nouveaux prospects avec des demandes différentes. Et c'est comment on intègre ça dans les opérations. Donc moi, je dois répondre aussi au commerce sur comment... Est-ce que c'est faisable, ce que les clients demandent ? Et du coup, derrière, comment moi, je dois réorganiser mon service, si on a des nouveaux clients, avec des nouvelles demandes, avec des nouveaux... Le nouveau process que l'on doit mettre en place, mettre en place ces process et définir comment on travaille chez nous, dans le service, en tout cas. Et après, il y a tout le rôle de ressources humaines au sein du poste, qui est recrutement, intégration, formation des personnes, le suivi des collaborateurs, parce que chaque personne est unique. À mon avis, c'est plus le manager s'adapter à ses collaborateurs que les collaborateurs s'adaptent aux managers. Il y a une partie animation d'équipe, parce que c'est une somme d'individualités qu'il faut faire marcher ensemble. Donc, c'est pas forcément simple. Et en plus, je suis arrivé, les deux équipes étaient constituées, donc on choisit pas ces équipes. Il y a eu un peu de turnover et du coup, là, c'est sûrement une équipe qui me ressemble le plus, mais à la base, il faut faire avec, c'est peut-être pas le bon terme, mais c'est la réalité.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est qu'on doit s'adapter aux gens qu'on a en face et les faire avancer au mieux qu'on peut.
Quentin (Chance)
Ok. J'ai l'impression que tu as un poste qui est très complet avec plusieurs casquettes. Ouais, très versatile. J'ai l'impression que tu as une partie un peu... Ok, comment ça fonctionne ? Une partie audit du fonctionnement, de faire aussi respecter les règles, les différents process et aussi les faire évoluer avec l'entreprise. Et en plus cette partie management, parce que tu as deux équipes différentes avec des humains derrière tout ça, donc avec des problématiques différentes. Très intéressant. Je vois qu'on a déjà une première question. C'est quoi, toi, la partie que tu préfères aujourd'hui dans ton métier, Moi, j'aime bien...
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ce que j'aime bien, c'est quand je suis en amont des dossiers, il y a toujours cette partie un peu vision pour demain. Cette partie prospection de: OK, comment on peut réorganiser en fonction de ce qui va arriver ? Cette partie un peu projection dans ce travail qui est se dire: OK, aujourd'hui, c'est comme c'est, mais dans deux ans, j'aimerais bien qu'on arrive là. Et quel chemin je dois prendre pour arriver là et quel Comment on met ça en place ? Et quelles personnes au bon endroit ? Avec les bons...
Quentin (Chance)
Ok, OK. Non, je... Ok, ultra intéressant. Donc c'est vraiment toutes ces partenaires qui sont projets qui est assez complexe en mettant, j'imagine, de l'humain, du logiciel, des ressources nécessaires pour arriver à un projet du début à la fin et de voir un peu finalement la finalité après. Tu dis: Ouah, on a mis ça en place et c'est top.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ben ouais, là, quand on le voit en un an, le chemin qui est parcouru, C'est génial. Au quotidien, c'est dur de le voir, mais quand on prend du recul à un moment, on se dit: Punaise, on en est là.
Quentin (Chance)
C'est clair. Non, c'est important de le faire. C'est important de le faire, de prendre ce temps de prise de recul. Il y a Lucie qui nous pose une autre question, Émile. S'il n'y a pas besoin d'être un opérationnel, quels sont les prérequis ? Est-ce que ça dépend du domaine de l'entreprise ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Il faut avoir une affinité au management, quand même. Le fait est que tout le monde ne les sauront pas pour le management. Il est dit, parfois, que le management, ça prend pas, mais je pense que c'est quand même une partie à apprendre. C'est bien d'avoir des bases. Sur tout ça, après, il faut surtout être débrouillard, comprendre et prendre du recul sur les sujets. Avoir de la patience pour comprendre. Beaucoup de ça.
Quentin (Chance)
Ok. Donc, au-delà peut-être de la partie très hard skills, entre guillemets, toi, vraiment, ce que tu dis, c'est aujourd'hui, pour être manager de ce position, c'est surtout ce côté management, on va dire, un peu pas politique, mais un peu: OK, comment est-ce qu'on va faire pour parler avec les autres équipes, avec ta propre équipe ? J'imagine avec toutes les autres équipes et comment on va dire prendre tout ce beau petit monde et justement, réussir à avancer sur des projets au commun.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ouais, on a une métaphore dans notre entreprise, c'est: on fait des passages de ballon. On parlait de ça au moment de la Coupe du monde de rugby. On parle de comment on fait des belles passes. Et le but, c'est mon travail, c'est s'assurer que nous, on reçoit des belles passes et qu'on fait des belles passes derrière.
Quentin (Chance)
Très bien. Et toujours d'actualité avec les ballons avec le rôle de vous.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est ça.
Quentin (Chance)
C'est vrai que le rôle... Trop bien. Je crois qu'on a plein de questions. Gilles qui nous demande: Tu parles de faire appliquer des règles des process. Ils sont tous aussi définis par toi et ton équipe ? Et autre question qui en découle aussi: est-ce que tu interviennes sur les des autres équipes ? Par exemple, les sales, comme tu en parlais.
Emil Pochet (Manager des opérations)
D'une manière générale, oui, les process sont construits par nous. En fait, il y a des fois où on a des process qui sont multi-services, parce que justement, il y a Il y a un fonctionnement qui doit avancer. C'est pas à nous de prendre à la zen, mais notre partie, c'est à nous de nous débrouiller et de le faire comme on veut. Le TIT va nous pousser des contraintes techniques et tout, mais c'est à nous de nous adapter pour derrière Et on construit nous-mêmes nos façons de faire. Et un logisticien qui gère du Parti transport pro, je vais pas lui apprendre à réserver un camion. Donc lui, il a son process pour à lui et je vais pas intervenir du tout dedans. D'accord. Très, très clair. Et opération des autres équipes ? Plutôt en termes de consultants internes, en fait, sur la faisabilité. Aussi, des fois, on me demande sur de la tarification, des choses comme OK.
Quentin (Chance)
Mais il y a une question aussi qui est intéressante, là, de toi de la part de Lucie. C'est: si demain, toi, tu es... C'est quoi un peu les prérequis qui sont attendus par des recruteurs et recruteuses ? Je pense qu'il y a plusieurs personnes qui sont peut-être dans le chat qui font le parcours, qui posent des questions et peut-être pour changer de métier et arriver dans peut-être des managers de opérations. Est-ce que pour toi, il y a des vrais skills qui sont vraiment attendus par les entreprises ? Ou bien est-ce que c'était une tête bien faite, que tu as déjà fait peut-être un peu de management et que tu comprends bien, on va dire, des rouages, etc. Ça peut être OK. Qu'est-ce qui est attendu demain quand vous voulez faire ce métier-là ? Est-ce qu'il y a des choses qui sont attendues, vraiment, des prérequis importants ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Je pense que la deuxième partie de la réponse à la question est une vraie réalité. Il faut avoir une tête bien faite, être très adaptable. Je pense encore plus aujourd'hui être très adaptable sur les outils informatiques et réussir à les prendre en main pour s'adapter au système d'information et justement pouvoir à être très versatile dessus et le prendre en main très rapidement. Parce que sans ça, je pense aujourd'hui, il y a 90 pour cent des entreprises qui peuvent être vite larguées. Mais c'est une appétence qu'il faut avoir aussi.
Quentin (Chance)
Ouais, c'est ce que tu es humain et ce côté logiciel qui est de plus en plus présent dans les opérations. On voit aussi que les opérations sont présents un peu partout. Maintenant, je trouve qu'il y a plein de termes pour ce métier. Je me suis un petit peu renseigné en amont de notre échange. Toi, tu cites manager des opérations, mais il y a aussi sales ops, care ops, head of Ops. Il y a un peu des noms à la startup aussi, évidemment, qui englobe plusieurs choses. J'ai l'impression que le métier de ops, c'est difficile de donner une définition. Et en effet, comme quelqu'un disait en commentaire, ça dépend vraiment du IT, il y a des associés.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Et de l'entreprise, oui.
Quentin (Chance)
Et de l'entreprise, oui. Et de l'entreprise, de l'entreprise, de l'entreprise. Et de l'entreprise. Moi, de toute façon, on a des Ops et c'est très, très, très tech. Tu vois, parce qu'on est une entreprise digitale. Donc, je pense que ça dépend vraiment de tous ces écosystèmes, finalement, au global.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ouais, et de la... Moi, c'est une création de postes. Donc en fait, potentiellement, avant, c'était un membre du CoDir qui manageait les équipes. Mais il avait besoin de se déconnecter de ça et justement de sortir de l'opérationnel. Ça dépend de la maturité de l'entreprise et de son staff, si elle est en capacité d'avoir des gens qui ont des rôles juste de manager aussi. Dans l'entreprise, ils essayent de plus en plus d'avoir des managers qui sont hors OP. Il y en a, et il y en a toujours, Le responsable IT, il fait toujours du partie développement et tout.
Quentin (Chance)
Très bien. Quel train intéressant. Merci Emile. Une autre question: quelle est ta part de management ? Veste le suivi et le pilotage des dossiers en propre.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est dur à dire, mais il y a... Par semaine, il doit y avoir au moins une à deux journées avec les équipes directes.
Quentin (Chance)
Ok.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Moi, je n'ai pas un bureau indépendant, du coup, je suis dans le bureau avec les équipes, donc c'est aussi du quotidien. Mais c'est quand même pas mal le temps, il faut prendre du temps.
Quentin (Chance)
Bien sûr. Ok. Et toi, est-ce que tu es tout seul pour faire tout ça ? Parce qu'on a l'impression qu'on te passe beaucoup de ballon. Je reprends ta comparaison. Tu passes beaucoup de ballon et on voit que tu gères des équipes et que tu gères beaucoup de choses en même temps. On te passe beaucoup de ballon et on voit que tu viens des équipes et que tu feras beaucoup de choses en même temps, on a l'impression. Je pense que tu vas être très simur, mais est-ce que tu as quand même, je reprends vraiment la question de Laure, un mentor, des personnes qui peuvent t'aider peut-être un peu plus haut pour t'aider à y voir un peu plus clair ? Parce que j'ai l'impression que tu dois avoir une vision de 360. Est-ce que tu as des personnes pour t'aider dans ce ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est une réalité. On passe du coq à l'âne en permanence sur des sujets... Plein de sujets très différents en permanence. Là, on a eu une petite opé pour un client. En fait, ça méritait même pas de passer à hausse équipe. Mais du coup, on a piloté le truc avec mon responsable. Et oui, c'est avec mon responsable, on a des points hebdos sur tous les sujets. C'est lui qui m'accompagne là-dessus.
Quentin (Chance)
Ok. Et ton responsable, il est à quel poste ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Il est membre du CoDir, directeur opération IT et process.
Quentin (Chance)
Ok. Ok, très, très bien. Ça marche. Très, très bien. Et on a aussi... On t'a demandé qu'est-ce que tu aimais le plus dans ton métier. J'aimerais quand même avoir aussi cette vision peut-être inverse. Qu'est-ce que tu aimerais m'échanger ou qu'est-ce que tu aimes le moins aujourd'hui dans ton métier ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
J'ai une contrainte qui est liée à mon poste dans mon entreprise, qui est que les deux équipes n'ont pas tant de synergies Je n'ai pas dit que ça. Donc, j'ai un peu du travail en double. Mais ça, c'est plutôt lié à mon entreprise et à mon poste au sein de mon entreprise. Non, ce qui est chiant... Vous avez du mot. Là, je suis en plein dedans. C'est qu'on est en train de modifier, justement, les tuyaux d'avancement pour tous les sujets. Et je vois qu'il y a plein de gens qui prennent des raccourcis dans tous les sens et les trucs tombent chez moi. Je suis en mode: Mais ça devrait pas être là. Et je suis en train de péder des plombs pour remonter en amont et leur dire: Mais arrêtez de filouter.
Quentin (Chance)
Il y a des process, respectons-les.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ouais, ouais. Et pourtant, je suis pas un amoureux des process non plus. C'est pas ma passion du tout, mais c'est quand même utile. Ça met un cadre. Ok.
Quentin (Chance)
Je reprends une question de Louis. Lorsque tu es arrivé avec ton équipe en place et en effet, tu nous as dit que tu n'as pas choisi, quelle était ta méthode, toi ? Je reprends les mots de Louis. Écoute, empathie, comment tu t'y es pris ? C'est vrai que c'est un intéressant comme sujet.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Déjà, il y avait une partie logistique. Vous avez une vraie crainte en mode: Ça va être du flicage, on va nous contrôler, on va devoir tout changer. Il faut être beaucoup en observation au démarrage pour pas justement s'imposer... En tout cas, il ne faut pas s'imposer, je pense pas, à mon avis, en tout cas. Parce que c'est le meilleur moyen de se mettre les gens à dos et après, une fois qu'on les a à dos, c'est mort.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Rencontrer toutes les personnes individuelles, se connaître leur parcours, qu'est-ce qu'ils font, on a la chance d'être assez mature dans l'entreprise là-dessus. On travaille sur les leviers de motivation des gens, sur leurs couleurs au sein du disque. Je sais pas si vous voyez, avec les gens qui sont stables. Je n'ai plus la liste de dominants. Oui, avec les couleurs. Il y en a encore deux autres.
Quentin (Chance)
Il y a de dominants. Je ne les ai plus en tête de plus. Je ne suis pas pâté débile.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Mais du coup, ça nous permet un peu de savoir qui est la personne en face de nous. Et du coup, c'est un vrai travail de management de se dire: Quel est le levier de motivation de la personne ? Et chaque personne, on ne va pas les amener au même endroit de la même manière. Et du coup, c'est toujours une grille entre: Qu'est-ce qui motive cette personne ? Où sont ses compétences ? Est-ce que je dois la faire monter en compétence ? C'est OK. Ou est-ce qu'elle n'est pas compétente et pas motivée sur le sujet ? Et là, il faut que je trouve quelqu'un d'autre ou une solution détournée. C'est vraiment du sur mesure pour chaque personne. Il faut prendre le temps de connaître les gens et pas s'imposer tout de suite, parce que sinon c'est OK.
Quentin (Chance)
Merci beaucoup. Et toi, aujourd'hui, si on revient un petit peu en arrière, en effet, tu fais beaucoup de choses. Est-ce qu'il y a des journées type... C'est quoi ton quotidien, toi ? Ou jour le jour ? Est-ce qu'il y en a un, déjà ? Et s'il y en a un, est-ce que tu peux nous l'expliquer ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Il y en a peu, mais il y a des choses récurrentes. En fait, c'est des points avec les autres managers. Pour travailler justement sur la... Est-ce qu'on a des points de blocage ou des choses à voir ensemble ? C'est principalement là mes trucs réguliers et les points avec les équipes. Mais ça doit être un bon 50 pour cent de ma semaine. Entre les points avec les autres managers et mes équipes. Et après, c'est le quotidien. Mais pourtant, un quotidien qui se ressemble pas, parce que c'est le... Je travaille très en amont sur les dossiers. Donc, en fait, chaque fois que sur le début, pour passer le ballon à mon équipe. Et je travaille que sur les débuts à chaque fois. Presque, en tout cas. Et je travaille que sur des débuts.
Quentin (Chance)
C'est pas mal, ça. Ouais. Tu passes le ballon.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est le jeu, c'est que j'arrive à déléguer.
Quentin (Chance)
Je pense que tu ne peux pas tout gérer non plus. C'est intéressant. Il y a une question que je trouve très intéressante de la part d'Agathe. Est-ce que tu vois la finalité dans ton travail au sein de commerciaux ? Notamment la lutte contre le gaspillage ? Est-ce que tu arrives à le toucher un peu cette finalité ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Pas au quotidien, forcément, parce que je suis pas sur le terrain pur comme peuvent l'être des commerciaux qui sont auprès de nos clients. Moi, je le vois quand même pas mal parce que je vois les volumes qui passent de dons. Pour resituer mon entreprise, on gère les dons pour les entreprises pour qu'au lieu de décrire les produits, ça parte en dons aux associations. Et on voit les volumes passer sur des produits qui sont qualitatifs et intéressants. Et là, oui, on sait à quoi on sert. Et quand on voit des messages d'assos qui nous font des retours: Merci pour les dons et tout, on sait pourquoi on bosse. Effectuellement, moi, quand j'ai changé de poste, je cherchais plus une entreprise en soi qu'un poste. Et l'occasion a fait le larron en disant: OK, cette entreprise convient, donc je peux postuler là-bas ce poste. Mais ça aurait été le même poste dans une autre entreprise qui correspondait pas à mes valeurs, j'aurais pas du tout postulé.
Quentin (Chance)
Ok. Très bien, merci. Merci beaucoup, Émile. Il y a encore d'autres questions. Une de Gilles revient encore un petit peu en arrière, mais c'est intéressant comme question. C'est: comment gères-tu, toi, aujourd'hui, l'adoption collective ? Et notamment des équipes avant/après, des nouveaux projets se transversent.
Emil Pochet (Manager des opérations)
On a un fonctionnement au sein de commerciaux avec un comité opérationnel qui a lieu tous les mois et où on remonte nos moustiques. Ce qu'on appelle les moustiques, c'est les choses qui nous piquent en inter-service.
Quentin (Chance)
Les moustiques à l'inter-service. Ok.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Le moment de remonter Et après, c'est avec les autres managers en direct, en disant: Est-ce que tu peux rebriefer tes équipes ? Parce que c'est pas comme ça qu'on fait. C'est pas moi qui vais forcément prendre à partie les membres des autres équipes, c'est pas mon rôle. Ok. Je vais plutôt en parler en direct avec les autres managers. Ok. Très bien.
Quentin (Chance)
Merci. Et est-ce que là, tu as envie de dire un mot ou des conseils à des personnes qui auraient envie, peut-être, de faire ce métier demain, qui vont peut-être aller sur des offres d'emploi et qui vont voir: Allez, manager cette opération, je vais tenter. Est-ce que tu as des conseils à donner à ces personnes-là, peut-être, qui nous écoutent et qui vont nous écouter en replay ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Des conseils, je ne sais pas. Prenez du recul, surtout, sur le quotidien. Essayez de prendre du recul à vos équipes et votre réussite dépendra de vos équipes. Donc, si vos équipes vont bien, vous, ça ira aussi.
Quentin (Chance)
C'est surtout ça.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Le vrai conseil, c'est: Prenez soin de vos équipes et assurez-vous qu'elles marchent bien et que les gens ont de quoi bosser, ils sont contents. Et si Si les équipes vont bien, moi, je n'aurai plus aucun travail.
Quentin (Chance)
Presque. C'est tout ce que je te souhaite, finalement.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ouais, presque.
Quentin (Chance)
Trop, trop bien. Merci beaucoup, Émile. Est-ce que tu as d'autres choses, toi, que tu aimerais partager ? Je vois qu'il nous reste encore cinq minutes. N'hésitez pas, si vous avez d'autres questions aussi dans le chat, n'hésitez pas. T'es juste là, que t'aurais envie de partager. Est-ce que tu aurais envie de partager ? Est-ce que tu aurais envie d'avoir vu ce live, toi, d'Émile, il y a trois, quatre ans ? Il y a de ça. Est-ce que tu auras envie de lui dire un petit message ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Je dirais 11, de toute façon.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est sur le tas aussi qu'on apprend. Il y a pas de... Le management, c'est quand même quelque chose qui se vit. Tout le monde fait des erreurs, même les meilleurs managers. Il ne faut pas sans vouloir non plus faire des erreurs. Il faut les assumer, c'est tout. Mais c'est le principal.
Quentin (Chance)
Ok, très bien, merci. J'ai une autre question. Grandir. Quelle est ta plus grande fierté ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est de voir les gens grandir, en fait. On le voit des fois. Au moment où on est arrivé aujourd'hui, il y a des gens, en termes de prise de recul sur leur métier, on sent qu'ils ont levé la tête du guidon et que mon poste a permis de les soulager, alors qu'eux avaient peur au début, de se trouver sur quelqu'un qui contrôle et tout ça. J'ai en tête un exemple dans mon équipe, mais on l'a refait récemment intervenir ce qu'on appelle un grand journal, donc c'est la visio avec tous les salariés de l'entreprise. La différence de niveau de sa prestation à ce moment-là, sur la prise de recul et les enjeux présentés n'étaient rien à voir par rapport à il y a un an. Et ça, c'était réussie de se dire: Punaise, j'ai réussi à faire grandir quelqu'un. C'est bon.
Quentin (Chance)
Ce que j'aime bien dans ton discours, c'est que j'ai l'impression que tu fais des process, en effet, qui ont beaucoup évolué. J'ai l'impression que tu fais beaucoup de commerciaux grâce à toi, mais aussi des hommes. T'as un peu cette double composante dans ton métier que tu nous as bien fait bien faire sentir. Il y a aussi l'heure qui demande quel est ton plus gros challenge à venir Il y a une de mes équipes qui a fait évoluer l'émission.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Donc, c'est que cette partie-là se passe bien parce qu'ils prennent en responsabilité, ils prennent en périmètre en autonomie. Ok. Justement pour les faire grandir et justement qu'ils puissent avoir des postes plus intéressants au service client. Très bien. Ok. Là, ça s'est lancé il y a moins d'un mois. C'est que cette transition se passe bien et que ça porte ses fruits en termes d'humains. Très bien.
Quentin (Chance)
Donc oui, gros jour au service client. Ça doit être passionnant. Et Lucie qui demande un peu les C'est quoi un peu l'écosystème d'évolution pour toi, aujourd'hui ? C'est quoi un peu les perspectives d'évolution pour un Ops Manager ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est dur à répondre. Je sais pas trop. Parce qu'après, on est dans une structure qui est assez petite. Et la personne au-dessus de moi est membre du CoDir. Du coup, j'ai pas forcément envie de devenir calife à la place du calife. Tout dépend de la structure hiérarchique. J'ai pas cette ambition aujourd'hui et j'ai pas cette Je suis pas en train de me projeter. Je suis sur mon poste aujourd'hui, c'est sur ça que je bosse. Mais potentiellement, ça peut être d'autres services, avec des nouveaux challenges au sein d'autres services.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Mais on se limite à huit personnes maximum dans le management, donc il faudra forcément que j'en laisse. Je vais prendre d'autres choses.
Quentin (Chance)
Bien sûr. Je pense que c'est plutôt des évolutions, on va dire, en termes de projets ou d'évolution de la boite, parce que j'ai l'impression que chaque évolution de l'entreprise t'a impacté directement, quoi qu'il arrive. Je pense que c'est des évolutions de de stratégie, de nouvelles façons de faire, etc. C'est ça. Ok, très bien. Merci beaucoup Emine. Tu vois que tu l'as fait 28 minutes. On prend une petite dernière question. Allez, on va prendre le salaire quand même. C'est quoi un peu une fourchette de salaire pour un manager des opérations ? Je ne sais pas, c'était un peu une vision autour de l'écosystème de ce métier. Je ne sais pas trop, mais... Ouais.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Jusque 40 000 années, des choses OK. Autour de ça. Après, ça dépend aussi où est le type d'entreprise. C'est très variable d'une entreprise à l'autre aussi. Des secteurs.
Quentin (Chance)
Bien sûr.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ça dépend des avantages à côté aussi.
Quentin (Chance)
Ouais, j'ai l'impression que c'est un peu ce qui est tellement camélier en suivant l'entreprise, le secteur, ce que tu situes, l'activité de l'entreprise, qu'en effet, ça va dépendre de beaucoup de choses. Désolé, Lucie, on n'aura pas plus de détails, pas plus de précisions là-dessus.
Emil Pochet (Manager des opérations)
C'est dur de répondre pour tout le monde.
Quentin (Chance)
Oui, c'est ça. C'est impossible. Il y a Louis qui nous demande également: C'était une création de poste ou est-ce que tu prenais la suite d'un autre manager ? Je crois que c'est une création de post, c'est ce que tu nous disais.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ouais, c'est une création de poste où avant, c'était directement le membre du Codir, mon responsable, qui gérait en direct les équipes.
Quentin (Chance)
Avant, tu étais plutôt, j'ai l'impression, si j'ai bien compris, en contrôle de gestion. Est-ce que tu n'as pas senti le fameux syndrome de l'imposteur quand tu es arrivé sur ton poste ? Ou bien finalement, tes expériences postes ont suffi ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Non, il faut avoir confiance en soi. Moi, j'ai confiance en moi, donc je n'ai pas trop ce souci-là. Après, la légitimité, c'est les équipes qui nous donne. C'est pas nous qui la donne. Ce n'est pas nous qui la faisons. C'est sûr.
Quentin (Chance)
Ok, trop bien. Merci beaucoup. Merci beaucoup Emile. On va terminer avec une petite question. Petite question de sourire. Est-ce que tu as une anecdote marquante, marrante, quelque chose à nous raconter. Pas évident, là, comme ça. Je prends un peu- Ouais, pris de court, là, comme ça. Je me laisse en droit pour une question.
Emil Pochet (Manager des opérations)
Là, comme ça, je sais pas.
Quentin (Chance)
T'inquiètes pas, c'est pas grave. Si jamais Ça te reviendra. Tu pourrais nous repartager. Je l'enverrai à nos invités. En tout cas, merci à tous. Je vois que ça fait déjà 30 minutes qu'on est là. Émile, tu m'as donné l'autorisation de partager ton adresse mail. Si jamais il y a d'autres personnes qui ont des questions, est-ce que c'est toujours OK pour toi ?
Emil Pochet (Manager des opérations)
Ouais.
Quentin (Chance)
Je le mets là, tout de suite dans le chat. Écoute, merci beaucoup. Merci beaucoup Émile. De rien. Pour ton temps, pour toutes les questions que tu as répondues avec beaucoup de franchie et de sincérité. En tout cas, j'ai appris beaucoup de choses. J'espère que vous aussi. Et puis, je vais terminer ce live en vous parlant d'une initiative qu'on vient de lancer avec chance, qui s'appelle 3 minutes pour les autres. Et qui est une initiative qui est assez simple, c'est qu'on envoyait une newsletter tous les jeudis matins avec dix profils que vous pouvez aider, que ce soit à donner un peu votre temps comme ça, comme avec Emil, parler de votre métier ou bien également vous faire aider si jamais vous avez besoin de parler avec des professionnels, de trouver un métier. Il y a plein de choses. Le but, c'est de mettre en contact un peu tout le monde grâce à cette petite newsletter. N'hésitez pas à vous connecter sur 3minutespourlesautres sur Chance. Je vais envoyer tout de suite le lien. Et puis voilà. Merci à tous en tout cas d'avoir été là. Je vais mettre tout de suite le lien. Il y a 3 minutes pour les autres.
Quentin (Chance)
Il y a plein de merci. Michou, je pense que tu peux le voir dans le chat. Oui. Merci à vous. Bon bah super. Merci à tous et encore merci Émile. Bonne journée à tous. Au revoir. Au revoir.
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