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Juliette (Chance)
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur ce live métier. Aujourd'hui, on accueille Canelle, qui est Network et Partnership Manager, et donc qui va nous parler de son métier. Merci à toutes et à tous de nous rejoindre sur ce live. Moi, je m'appelle Juliette, je suis responsable de la communauté des coachs chez Chance et j'ai l'honneur d'interroger Canel sur son métier ce matin. Donc, n'hésitez pas à poser toutes vos questions sur le chat et je m'occuperai de modérer et de les poser à Canel au fur et à mesure. Canel, merci beaucoup d'être avec nous ce matin et je pense que la première question qui nous vient, c'est: est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours et comment tu es arrivée finalement à ce poste-là ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Bonjour à tous. Merci de me recevoir. C'est un bon exercice, donc c'est cool de repasser un peu sur ma vie professionnelle. Mon parcours, je viens à la base pas du tout des mondes des startups. Je n'y connaissais absolument rien. J'étais plutôt en culture, donc j'ai fait un bachelor et un master dans tout ce qui touche au marketing de la communication dans la culture. Donc, pour les musées, donc expositions, pour la musique, tout ça, etc. Et j'ai eu la chance de pouvoir faire pendant cinq ans un stage tous les quatre mois et donc de pouvoir me dire: Est-ce que ça m'intéresse ou pas le théâtre, la danse, la musique, etc. Pour ensuite finir sur plutôt les arts graphiques et donc être intéressé par tout ce qui touchait un peu aux galeries 2. 0. Et donc, j'ai commencé à m'intéresser au digital grâce à la culture. Et petit à petit, j'ai découvert tout un monde, tout un écosystème du digital. Et par hasard, je devais faire un stage de fin d'année et je suis arrivée dans un espace de coworking. C'était en 2014, 2015. À l'époque, ce n'était pas du tout tendance, c'était le premier. Et en plus, c'était un espace de coworking dédié à l'UX design.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
À l'époque, c'était encore moins tendance qu'aujourd'hui. J'ai fait mon entretien pour un stage alternance pour être chargé de communication marketing de l'espace de coworking. J'ai été très honnête en me disant que je ne savais absolument pas ce que c'était l'UX design. On m'a dit: Ne t'inquiètes pas, tu commences demain et on verra ça demain. Donc, j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance. Ce stage a finalement duré deux ans et demi. J'ai fait alternance, freelance et ensuite CDI avec eux. Ils m'ont laissé ma chance et c'est là où j'ai découvert ce métier de community builder, network et passion manager. Il y a vraiment deux titres, deux termes différents, je pense, selon les entreprises, selon la culture, etc. Et c'était vraiment de lier les gens freelance en UX design, les graphiques designers qui étaient sur place, et de créer une vraie relation d'appartenance à une communauté, à un lieu, à un espace dédié et donné. C'était en faisant des événements, des newsletters. C'est vraiment un mix entre marketing et événementiel pour pouvoir créer un lien entre l'entreprise ou le produit ou le service et les gens qui sont présents et qui, au fur et à mesure, deviennent un peu les ambassadeurs du produit.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup. Hyper intéressant. Et est-ce que du coup, dans le poste que tu as aujourd'hui de Network et Partnership Manager, parce que là, tu nous as bien expliqué peut-être le Community Builder, est-ce que c'est la même chose ou alors c'est complètement différent ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce texte ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Aujourd'hui, je suis chez Avizio, qui est un cabinet de recrutement qui fonctionne par recommandation, donc on ne fait pas de chasse. Et en fait, ce qui se cache derrière, c'est juste que le titre est différent, mais je gère quand même des communautés. Donc, on a une communauté de 906 Level dans l'écosystème startup. On est quatre dans l'équipe, c'est divisé un peu par nos appétences. Donc moi, je suis vachement axée sur tout ce qui va toucher au CMO ou CEO. Le but, c'est de créer des relations sur la durée avec ces personnes-là, qu'elles puissent s'intéresser à nos services que nous, on fait et nous à elles, comme ça, on s'échange des infos au bon moment, etc, les faire rencontrer les bonnes personnes. Il y a toujours ce point commun entre toutes mes missions quotidiennes et qui est l'humain. C'est toujours ça qui est le point de tout ça. Aujourd'hui, ce qui se cache derrière mon métier, c'est plus gérer des communautés, faire des partenariats pour que justement, ça puisse créer une symbiose avec d'autres services, soit chez nous, soit en externe, qui peuvent apporter une valeur ajoutée à notre réseau. Finalement, c'est le même métier, c'est juste que le terme a plus évolué et plus changé.
Juliette (Chance)
Ok. Justement, qu'est-ce qui fait que tu continues dans cette voie-là ? Qu'est-ce qui t'anime au quotidien, peut-être, sur ce métier ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Ce qui m'anime au quotidien, c'est que c'est complètement inconnu. Aucune journée ne va se ressembler parce que toutes mes journées sont liées l'humain. Et l'humain est complètement incontrôlable, on va dire. Donc c'est quand même un jeu sur les émotions, sur comprendre qui a besoin de quoi, à quel moment, comment moi, je peux avoir un impact dans la vie de ces personnes, parce que c'est quand même, ça touche au RH. Donc c'est comment, à travers nos actions, on va les aider à aller sur le chemin qui les intéresse ou les aider à répondre à une problématique où ils commencent à être en galère ou à se poser des questions. Donc moi, ce qui me fait vraiment vibrer, c'est de me dire que j'arrive dans la vie d'une personne à un moment précis, je vais l'aider à faire les bonnes rencontres et à trouver les réponses à ses questions. Il y a un peu que la petite souris, c'est que je vais partir et voir au loin les résultats qui ont été faits. Mais c'est vraiment de se dire que l'humain est présent, qu'il y a un impact et que ce n'est pas juste un service. Après, c'est facile parce que je bosse dans les RH, mais même avant, j'étais très dans des agences ou dans des entreprises qui sont liées, par exemple, au freelance.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Encore une fois, il y avait de l'humain, mais il y a peut-être d'autres entreprises où ça va plutôt être un service. Donc, il faut quand même créer un lien avec les clients via ce service-là pour être ambassadeur, pour parler de la marque, pour se dire... Même si c'est un service qui est plutôt digital, le fait d'avoir de l'humain et qu'on en parle et qu'on sache de quoi il s'agit, ça permet d'aller voir plus loin.
Juliette (Chance)
Super. Hyper intéressant. J'ai une petite question, ça, c'est pour ma curiosité: comment ce rôle a-t-il évolué avec le COVID Parce que du coup, l'humain, les événements, tout ça, ça a dû être un peu transformé.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Ouais, ça a été hyper compliqué. Il y avait beaucoup de frustration parce que beaucoup d'événements étaient déjà créés, parce que c'est quand même le quotidien, c'est de créer des événements, soit des gros événements, soit en petit comité. Et heureusement, aux États-Unis, c'est quand même un métier qui, on va dire, assez vieux, donc 10, 15 ans, voire un peu plus selon les entreprises. Et du coup, on a pu s'inspirer de ce qu'il faisait, donc beaucoup de Zoom. À un moment, c'était, je ne sais plus, setup, club party, je ne sais plus quoi. On a quand même réussi à trouver des solutions assez rapidement. Je pense que c'était un métier qui s'adapte très facilement parce que finalement, c'est des outils qu'on utilise au quotidien. Moi, par exemple, je travaille beaucoup sur WhatsApp, je travaille beaucoup sur les réseaux, sur LinkedIn, etc. Il y a aussi des plateformes qui sont dédiées aux communautés avec des outils comme circle, comme Discord, etc. Donc, ça a été plutôt facile de s'adapter et de transformer les événements pour qu'ils deviennent hybrides par la suite.
Juliette (Chance)
Ok. Merci beaucoup, Canel. On a des premières questions qui sont arrivées. Par exemple, comment se déroule une semaine type sur ton poste ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Je n'ai pas de semaine type, parce que ce qui va créer mes semaines, c'est plutôt les événements qui vont arriver. Là, par exemple, dans mon métier chez Advisio, j'ai deux types de communauté. J'ai la communauté des six levels avec qui on travaille au quotidien et j'ai la communauté des talents qu'on a placés. On a créé cette communauté de talents parce qu'on s'est dit que ça serait dommage de les laisser un peu dans la nature, se dire qu'on les a aidés à trouver un nouveau travail, mais de ne pas comprendre ce qu'ils font sur la suite. Là, par exemple, on a un événement plutôt after work pour tous se retrouver pour la rentrée, discuter, savoir si tout le monde va bien, s'ils sont dans leur job, si on peut les aider à rencontrer d'autres talents à visio qui font leur métier ou que c'est dans le même secteur pour pouvoir aller plus loin ensemble. Là, par exemple, ma semaine, ça va être sur organiser un événement, faire le relance, être sûr que tout le monde est bien présent, anticiper aussi les mises en relation, savoir qui pourrait discuter avec chaque personne, etc. Après, ça va plutôt être des mises en relation Nous, chez Avisio, on n'a pas du tout de plateforme dédiée à la communauté.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
C'est pour ça que c'est un peu différent des autres entreprises. C'est que nous, on est très WhatsApp et très appel et beaucoup café, dej. Donc la relation, elle est vraiment sur le présentiel. Il y a beaucoup moins, contrairement au même job d'avant, où c'était plutôt sur du Slack, plutôt sur du Discord, où là, c'était très digital. Et donc, du coup, l'interaction, elle était quotidienne, mais beaucoup moins intense.
Juliette (Chance)
Ok. Et ça, c'est des partis pris, par exemple, de choisir si la relation va être plutôt digitale ou plutôt présentielle. Et finalement, toi, aujourd'hui, c'est du présentiel et ça passe par les événements.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
C'est ça. En gros, le fait de choisir une plateforme ou pas, ça va découler de la stratégie et surtout de la cible et donc de la communauté. Et tout découle de là. Le fait d'avoir, par exemple, une communauté qui est plutôt, on va dire, imaginons, si c'est une communauté de médecins, ils seront beaucoup plus dans le physique parce qu'ils n'ont pas forcément le temps d'être tout le temps connectés, quand d'autres, ce sera, par exemple, les communautés de CMO qui sont l'habitude d'être connectés sur un Slack ou un groupe WhatsApp. Il faut toujours trouver un équilibre et partir de la communauté, des besoins, des envies de la communauté pour ensuite créer la communauté avec elle.
Juliette (Chance)
Ok, super, hyper intéressant. Je pense qu'on a répondu aux questions qu'il pouvait y avoir sur le type d'événement et un peu décrire ta journée. On a d'autres questions qui sont arrivées dans le chat. C'est en termes de management, à qui tu es rattachée ? Est-ce que tu travailles en équipe ? Comment tu travailles ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
La toute première fois, à chaque fois, je suis rattachée à la CEO C'est ça. Après, j'étais rattachée à un Head of Community, qui lui, du coup, était le lien entre le Gomex et nous. Et aujourd'hui, pareil, je suis rattachée. Chez Avisio, on fonctionne par business unit. Donc chaque service qu'on propose, il y a une personne référente qu'on appelle un business founder. Et donc moi, je rapporte à la business founder de l'équipe réseau.
Juliette (Chance)
Ok, d'accord.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
On est tous au même niveau. On n'a pas de management. Moi, je n'ai pas de management et après, je n'ai pas non plus envie d'en avoir. Par exemple, plus tard, je pourrais très bien être Head of Community, mais ce n'est pas forcément ce que moi, je désire.
Juliette (Chance)
Ok, super, intéressant. Et est-ce que tu interviens sur une dimension d'action internationale ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Chez Avisio, non, parce que nous, on est très France. Mais quand j'étais chez Little Big Connection, je ne suis resté pas très longtemps, c'était quand même international. Il fallait créer des communautés dans chaque deux villes. Il y avait en Inde, il y avait au Canada, il y avait en Espagne, il y en avait beaucoup en Europe. Mon rôle, ça avait été, avec ma manager, de plutôt créer des process pour justement aider les personnes dans chaque pays à pouvoir créer leur propre communauté. Donc moi, j'étais plus en soutien, en support sur la stratégie de comment on fait plutôt que moi, gérer les communautés.
Juliette (Chance)
Ok, super. On a une question d'Emma qui se reconnaît un peu dans tes qualités de connecter l'humain, le monde des RH. Est-ce que tu sais s'il y a d'autres domaines qui mettent en avant ce type de profil Est-ce que tu aurais des conseils pour rester freelance et évoluer dans ce domaine-là avec plusieurs clients ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
On peut complètement être community builder en freelance. Il n'y a aucun problème. Il y a beaucoup de gens qui le font parce que justement, en général, le community builder, il est rattaché à l'équipe marketing, puisqu'en fait, c'est une brique du marketing ou du product marketing. Tout dépend de comment est orienté la boite. Et en fait, Ça dépend des besoins de l'entreprise. Ce qui est hyper compliqué avec ce métier-là, c'est que c'est un mix avec plein de compétences, beaucoup de créativité, beaucoup d'organisations, de l'autonomie, mais fois 10 000, pour gérer l'événementiel, pour anticiper toutes les galères, etc. Et donc aussi savoir comment s'adapter à l'humain, parce qu'en fait, ce n'est pas juste répondre à des mails, c'est vraiment créer des relations. Et donc ça, en fait, c'est possible de le faire finalement dans toutes les boites qui existent. C'est juste qu'il faut en discuter avec les les personnes en charge et voir comment la communauté peut avoir un impact sur le service ou le produit. Mais c'est juste qu'en fait, les boites qui aujourd'hui sont intéressées par ce métier-là, c'est qu'elles ont déjà un produit qui est présent, un service qui est présent et qu'elles veulent aller plus loin.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Ou alors c'est à l'inverse, au tout début, quand elles se rendent compte que la communauté peut être un vecteur de visibilité, de notoriété et de développement du produit et du service. Moi, par exemple, à côté d'Avisio, j'ai la chance de pouvoir faire du freelance et donc d'aider des boîtes qui sont en train de se lancer et qui, dès le début, sont community centric en se disant: La communauté, c'est vraiment ce qui va nous aider à atteindre nos objectifs et aller plus loin.
Juliette (Chance)
Ok. Finalement, parce que là, tu as déjà répondu à quelques questions. Par exemple, Manon qui demandait si ce type de métier était plus orienté startup. Pas forcément.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Pas forcément. C'est très startup aujourd'hui, enfin, depuis cinq ans, parce qu'ils ont commencé à se mettre dedans et être intéressés par ça. Mais en vrai, aux États-Unis, c'est un métier qui est quand même assez courant. Et de plus en plus de gros groupes, PME, etc, ou même ETI, s'embriquent là-dedans parce qu'ils se rendent compte que justement, pour être au-dessus de la concurrence, pour se dire: J'ai le truc en plus, j'ai une valeur ajoutée, ça va être la communauté.
Juliette (Chance)
Ok. Et on a une question de Caroline dans l'onglet Questions. Il s'est dit que c'est une question un peu directe, mais est-ce que tu accepterais de partager ton salaire ou une fourchette de salaire ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Oui, aucun problème. Moi, j'ai commencé il y a six ans. C'est longtemps. J'étais à 30 k. Ensuite, chez Little Big, j'ai fait un gap, je suis allée sur 42 avec trois cas de prime. Et ensuite, là, chez Avizio, je suis à 38 avec cinq cas de primes.
Juliette (Chance)
Ok, merci beaucoup pour ta transparence.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Après, tout dépend évidemment de l'entreprise, parce qu'il y en a qui vont payer beaucoup plus. Ça dépend aussi de la séniorité, ça dépend aussi des missions. Par exemple, moi, c'est juste que j'ai un emploi en même temps qui est organisé selon ce que je veux, parce que l'entreprise est hyper cool et s'adapte à mon besoin et à mes envies. Il fallait trouver aussi un juste milieu pour qu'eux s'y retrouvent et que moi aussi. Il y a des entreprises où il y a des profils qui vont quand même avoir beaucoup de compétences demandées. Donc, Ça peut très bien aller de 35 k pour un junior jusqu'à 60, 70 k, voire plus quand on est head off et qu'on est dans une belle boîte, dans une boîte qui a levé ou qui a les moyens justement de se focus et de se dire: OK, soit c'est un métier à part entière qui n'est pas lié au marketing et donc là, le salaire est quand même élevé, soit c'est lié à l'équipe marketing et donc il faut quand même trouver un juste milieu avec les profils qui sont présents.
Juliette (Chance)
Ok, super. Il y a plein de questions qui arrivent sur le chat. Éloïse qui me demandait finalement: Quels sont tes objectifs ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Dans toutes les boites où j'ai été, j'ai fonctionné avec des OKR, donc Objectifs, Key Results. Quand j'étais chez Crème de la crème, c'était des objectifs qui étaient faits pour l'entreprise, par les équipes, pour les équipes. Moi, les buts, c'était, par exemple, quand j'étais comme une tibulteur chez Crème de la crème, c'est que je devais créer... L'objectif, c'était d'engager au maximum les freelances avec nous, parce qu'à l'époque, il y avait quand même une énorme concurrence avec Malt et plein d'autres plateformes. C'était d'engager les freelances avec nous pour qu'ils restent avec nous et que dès qu'on a des missions, ce soit avec nous. En plus de la relation, il fallait aussi leur donner une valeur ajoutée. Donc, j'ai dû créer une école pour aider les personnes freelances à aller plus loin, à se dire: OK, je suis bien en tant que freelance, je connais mes compétences, mais sur tout ce qui touche à la côté, à l'admin, aux offres, c'est hyper compliqué. Donc moi, c'était mon objectif, je devais bosser là-dessus. Et donc l'objectif, c'était chiffrer, c'était d'avoir 15 personnes inscrites, d'avoir X personnes à la suite de ça qui restent avec nous en mission, etc. Quand je suis passée chez Little B Correction, c'était plus sur l'engagement, la durée de l'engagement, le nom de personnes présentes aux événements, le nom de personnes qui vont lire une newsletter, etc.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Et là, chez Avisio, ça va plutôt être le nombre de talents qui nous est recommandé à travers des conférences d'évaluons. Par exemple, si on va faire un dej avec 15 personnes, ça veut dire qu'il faut qu'on ait au moins deux talents recommandés par ces personnes-là. Donc, ça va être vraiment chiffré à la semaine de dire combien de cafés j'ai fait, combien de dej j'ai fait, combien de leads j'ai réussi à avoir grâce au dej et au café, et donc que j'ai pu partager en interne, et combien de talents j'ai réussi à ce qu'on me les recommande. C'est quand même compliqué, même si c'est très compliqué parce que comme ce n'est que des relations humaines, il faut quand même trouver un juste milieu avec les missions liées au marketing, parce qu'il y a aussi de l'emailing, de la newsletter, il y a aussi des process à mettre en place, s'assurer que les équipes fonctionnent bien et que les informations, justement, remontent bien. Parce que dans le réseau, on est 900, mais je ne vais pas parler juste moi à quelqu'un. Je vais aujourd'hui lui parler à quelqu'un et demain, une autre personne lui parlera. Donc, il faut vraiment qu'on ait toutes les clés pour que la que la création soit hyper smooth pour tout le monde.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup. On demandait, est-ce que tu travailles beaucoup en équipe ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Moi, personnellement, j'adore bosser en autonomie, mais j'aime aussi avoir une équipe. Là, quand je suis arrivé chez Visio, il y avait juste Édith, ma responsable et moi. On a vraiment tout fait toute seule. Et là, depuis un an, on est quatre. C'est hyper cool parce que du coup, on s'échange les bons procédés, les c'est-à-dire c'est qui qui me dit: C'est quoi le principe ? C'est quoi le principe ? C'est comment faire, parce que telle personne ne répond pas, etc. Et dans les équipes d'avant, j'étais aussi en équipe. Mais c'est quand même un métier très autonome parce que chacun a un peu son scope de discuter avec telle personne ou de mettre en place telle stratégie, etc. C'est quand même un métier, on ne peut pas, par exemple, avoir des équipes de 15. C'est forcément des petites équipes.
Juliette (Chance)
Oui, bien sûr. C'est une question aussi intéressante que parfois, on peut Se perdre, c'est le community management. Est-ce que le community builder ou ton métier actuel, est-ce que ça inclue du community management ? Non.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
C'est la grande erreur que toutes les boîtes font dans les fiches de poste. En gros, le community builder, c'est vraiment la personne qui va être à la naissance de la communauté. C'est la personne qui va créer, fidéliser, fédérer la communauté, qui va dire: OK, je pense que pour ce service ou ce produit ou cette marque, la communauté, c'est tel persona, c'est telle cible, voilà ses objectifs, voilà ses valeurs, etc. Alors que le community manager, c'est plutôt la personne qui va gérer tout ce qui est réseaux sociaux. C'est pour ça que ça peut rentrer dedans, mais en général, c'est extrêmement rare parce que c'est quand même énormément de boulot de créer From Scratch une communauté et de l'animer au quotidien et de la fidéliser. Donc, c'est vraiment une fonction qui en découle, le community management, qui en général est quand même vachement lié au métier de social media manager, qui est vraiment côté digital marketing, quand la communauté, elle est dans le même pôle du marketing, mais c'est vraiment une autre fonction.
Juliette (Chance)
Et on a des questions sur Pour commencer dans cet environnement, est-ce qu'il faut déjà avoir une communauté de contacts ? Et est-ce que finalement, ce n'est pas une fonction un peu commerciale ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Je n'ai pas du tout un métier commercial. Je ne suis pas du tout commercial. Et justement, c'est tout ce que je déteste. C'est pour ça que c'est le métier qui me va, dans le sens où je ne vends rien. Le seul truc que je vends, c'est du temps, c'est de l'énergie, c'est des échanges, c'est de mettre en relation les bonnes personnes. Je n'ai pas du tout de fonction à vendre des services, même si évidemment, c'est le petit plus, mais je ne vais jamais être... Même si mes objectifs, parfois, j'en ai, mais je ne serai jamais objectif, par exemple, sur le chiffre d'affaires de l'entreprise. Parce que c'est quand même assez compliqué de savoir l'impact sur le chiffre d'affaires qui aura un café ou un déjeuner ou un appel avec une personne d'une demi-heure. Et ensuite, non, il ne faut pas forcément avoir une communauté de contacts. Quand moi, j'ai commencé ce métier, je ne connaissais absolument personne. C'est juste qu'il faut être débrouillard, hyper curieux. Il faut oser, il ne faut vraiment pas avoir peur. Au début, je ne connaissais vraiment rien à l'UXDesign ni à l'écosystème du freelance. Et je suis rentrée dans le tas, j'ai contacté tout le monde, j'ai envoyé des messages, j'ai pris des cafés avec la Terre entière.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
À la base, étonnamment, je suis extrêmement timide. Et le fait de faire ce métier, je me suis découverte vraiment une passion de pouvoir prendre le temps avec les gens. Je suis beaucoup plus à l'aise dans des relations où c'est en one-one, de prendre des cafés, de faire des déj' et de prendre le temps de comprendre les personnes pour vraiment aller loin dans la problématique et savoir comment je peux les aider plutôt qu'avoir des immenses événements où il y a 100 personnes et je dois être là et fédérer tout ce petit monde. Donc, on n'est pas obligé d'avoir une communauté. Il faut juste, je pense, avoir la passion, débrouillardise, la patience, parce que c'est normal aussi, les gens ne sont pas forcément présents et au tac au tac quand on se lance.
Juliette (Chance)
Super. On a une question d'Elisa. Au niveau des conditions de travail ? Est-ce que c'est bureau, télétravail, A5, flexibilité des horaires ? Parce que vu que tu parles beaucoup d'événements, forcément, c'est peut-être des événements hors d'heure des journées de travail. Comment ça s'organise tout ça ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
On a quand même de la chance chez Abisio dans le sens où tous les événements qu'on fait, c'est soit le matin, soit le midi. Parce qu'en fait, le soir, on a tous une vie. Comme c'est quand même très trentenaire, ils sont tous parents. Donc, ils ne seront jamais disponibles. On va faire deux gros événements le soir dans l'année. Ça va être une fois à Noël, une fois à l'été. Et donc là, on prévient en amont et les gens sont organisés, même si, évidemment, c'est normal d'avoir du no-show parce que nounou malade ou parce que problème avec les enfants. Mais sinon, côté horaire, il n'y a aucun problème parce qu'on essaie de des événements qui sont dans le cadre de la journée de travail. Quand ce n'est pas le cas, évidemment, on a des journées de repos le lendemain ou on peut arriver plus tard. Et après, c'est hyper flexible dans le sens où on va plutôt nous faire du 9h30, 18h30, 19h00 mais parce que la journée, on va crapahuter partout. Parfois, je vais rechaîner des quatre cafés dans la journée, d'autres, je vais faire juste un dej et j'aurai un café le soir. Donc, tout dépend aussi des gens en face avec qui on va faire les cafés, les dej, les appels.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
On peut très bien faire que par visio, même si on sent que ce n'est quand même pas la même chose, pas le même lien, etc. Je sais que, par exemple, les personnes dans le réseau avec qui je suis le plus proche et qui vont m'appeler automatiquement quand ils vont penser à quelque chose, c'est que je vais les voir au moins une dizaine de fois. Ce qui est assez marrant, c'est que dans le métier aujourd'hui que j'ai, dans l'écosystème startup comme je suis dedans depuis cinq ans, finalement, quand je pars de quelque part, je les emmène avec moi et ils m'emmènent aussi avec eux. C'est assez cool et et je crée des relations sur le côté pro, mais aussi sur le côté perso. Ça va se mélanger et se croiser, donc ça aura encore plus d'impact pour les aider. Ça, c'est toujours hyper pratique.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup. C'est peut-être une question: est-ce que vous êtes basée à Paris ? Oui. Vous êtes 900, mais les 900 ne sont pas forcément à Paris. Comment vous faites pour gérer les personnes qui ne sont pas à Paris ? Pour les voir, pour faire des calculs.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
C'est plus compliqué, mais on a des bureaux à Nantes, Lille, Lyon et ex-Marseille. On essaye de se diviser. Et par exemple, ma collègue Marion, elle, n'a pas de bureau à Bordeaux, mais elle a du monde à Bordeaux. Comme elle vient de Bordeaux, quand elle va aller travailler, elle va et elle fait un événement le matin et elle enchaîne sur un dej. Comme ça, elle peut s'organiser. Moi, quand je vais à Lyon, pareil, on essaye d'organiser plein d'événements. Au début, c'était un peu compliqué parce qu'on était très Paris, ce qui est normal, parce que je pense que les 900, on devait y avoir 800 personnes à Paris. Et le reste, on essaye vraiment de s'organiser et on essaye de les inviter le plus possible en avance. Comme ça, ils sont présents s'ils le veulent, ils s'organisent s'ils veulent venir. En fait, en En général, comme c'est le matin, ils peuvent s'organiser, venir le soir d'avant ou le matin même, venir et enchaîner pour aller voir leur bureau. En général, c'est des personnes qui sont plutôt en télétravail ou en full télétravail ou des personnes qui font les allers-retours, donc ce n'est pas un problème. Justement, tu me parlais de télétravail.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Nous, chez Avisio, au début, on n'avait pas de limite de télétravail, mais on n'était pas beaucoup. Moi, je suis arrivé vraiment à la fin du premier confinement. Sinon, c'est plutôt on s'adapte. On a un jour de télétravail par semaine, donc ça, c'est cool, mais c'est vraiment on s'organise comme on peut.
Juliette (Chance)
On a peut-être le temps pour une dernière question, Denoïs. Est-ce qu'il y a des Les points négatifs à ton travail ?
Canelle Conte (Network and partnership manager)
Les points négatifs, comme c'est l'humain, parfois, en fait, même moi, je peux me dire que là, j'ai la flemme, j'ai un café à 9h00, je n'ai pas envie, il pleut, il faut que j'aille à l'autre bout de Paris. Et en fait, quand on est timide ou introverti, c'est hyper compliqué de se donner de l'énergie d'aller voir des gens qu'on connaît pas forcément, donc on peut être un peu stressé. Et du coup, sur le moment, on se dit: Ça va être compliqué. Et une fois qu'on quitte le café, on a pris toute l'énergie qui était possible de prendre. On a plein d'idées, on est hyper content et on est content d'aider l'autre personne. Donc, pour moi, c'est vraiment le seul aspect négatif. Il n'y en a pas d'autres. J'essaie de voir, mais même côté process, organisation, équipe, je pense que j'ai de la chance. C'est que je suis tombée dans toujours dans une très bonne boite et surtout Advisio qui est extrêmement bienveillant. Donc, il n'y a pas de problème là-dessus. Et je vois les questions: Est-ce que c'est un statut cadre ? Oui, c'est un statut cadre. J'ai toujours été cadre dans mon métier, sauf quand on est freelance.
Juliette (Chance)
Ok, super. On va peut-être attendre. Peut-être qu'il va y avoir une ou dernière question, mais en tout cas, sachez que ce live, là, que Canal répond à toutes vos questions, Ça fait partie de tout un dispositif qu'on a mis en place sur toutes les semaines où il y a 50 métiers qui sont présentés par des intervenants passionnants comme on a pu avoir avec Canel, qui est passionné par son métier. Et vraiment, merci pour cette présentation hyper la réponse à toutes les questions. Donc vraiment, n'hésitez pas. Et si vous, qui suivez ce live, n'hésitez pas aussi à participer et à faire partie de notre communauté également d'entraide. C'est vraiment dans cette optique d'entraide que Canal a accepté de partager une trentaine de minutes avec nous pour présenter son métier. Je vous mets le lien juste ici si vous souhaitez avoir plus d'informations. Il nous reste une minute. Est-ce que quelqu'un a une dernière question pour nous pour Canon.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
N'hésitez pas. Et puis, je suis toujours disponible sur LinkedIn. Si vous avez des questions qui vous viennent plus tard, je pourrais complètement y répondre. Il n'y a aucun problème. J'essaie de réfléchir à un dernier truc, mais en soi, toute C'est quand même lié au marketing, mais toutes les personnes qui ont ce côté très relationnel, qui ont envie de comprendre comment fonctionne et comment mettre l'humain, vraiment l'humain, au cœur d'un produit, d'un service, c'est possible. Il faut juste se donner les Il faut juste trouver le bon discours pour montrer aux entreprises en face ou même en interne, si vous voulez évoluer autrement que votre métier, c'est possible. Il faut juste montrer comment une communauté, les relations, ça peut complètement ouvrir le champ des possibles aux entreprises.
Juliette (Chance)
Exactement. Merci beaucoup pour ce mot de la fin. C'est parfait, ça conclut très bien ce live. Un grand merci à toi, Kanan. Un grand merci à vous toutes et tous d'avoir participé. Et puis, on se dit à très vite.
Canelle Conte (Network and partnership manager)
À très vite. Au revoir. À bientôt. Au revoir.












