Emilie Moysson, Photographe professionnelle

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Transcription complète

Alizée (Chance)

Bonjour tout le monde. Bienvenue dans ce live qui est organisé par Chance dans le cadre des semaines de live en coulisses pour se pencher sur les différents métiers qui peuvent nous interroger et qu'on a envie de mieux connaître. Vous le voyez, évidemment, je ne suis pas toute seule puisque je suis en présence d'Émilie, qui exerce le métier de photographe, ou en tout cas qui est là pour nous en parler et qui nous donne de son temps. Moi, je suis Alizée, je travaille chez Chance depuis deux ans et vous avez dans le chat la possibilité de dire bonjour, de faire des remarques, de rebondir sur des choses qui sont dites. Et surtout, pour poser vos questions, vous avez un petit onglet Questions qui est prévu à cet effet. Moi, je vous invite vraiment à privilégier l'onglet Questions. Ça permettra qu'on ne perde pas vos questions dans le fil de la discussion. Voilà. Donc en tout cas, ravie d'être là et ravie de vous introduire, Emilie. Est-ce que tu veux commencer par nous dire un peu comment tu es arrivée au métier de photographe ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Oui, oui, oui, oui, je vais raconter un petit peu mon parcours. Donc, après mon bac, j'ai fait une école de commerce pendant deux ans et donc là, ça m'a vraiment confirmé que ce n'était absolument pas ça que je voulais faire. Donc du coup, j'ai suivi mon cœur moins les conseils des parents un peu inquiets. Donc, je suis entrée en fête d'art plastique. Là, à nouveau, ça me correspondait pas vraiment parce que c'était extrêmement décent et que moi, déjà, je savais que c'était la photo. J'étais partie faire un voyage en Inde avec ma grand-mère et donc là, j'ai pris la première photo de mon père et là, j'ai tout adoré de la recherche de sujets, la recherche de l'image, choisir le cadre, l'angle shooter ensuite, puisque c'était tout argentique, attendre le développement des images. Là, d'un coup, j'étais là: C'est ça que je veux faire, en fait. C'est ça que je veux faire tout le temps. J'ai passé le concours de l'École des Gobelins à Paris. Je suis venue faire cette école. J'ai suivi ce cursus pendant deux ans en prise de vue puisqu'il y avait aussi l'Abo. Après l'école, Je suis rentrée en tant qu'assistante au Studio Delight, qui est un studio de location, c'est-à-dire qui loue des plateaux à différents photographes.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Chaque jour, c'était un nouveau photographe, de nouvelles lumières, de nouvelles façons de de shooter de nouvelles ambiances. Le photographe a un peu sa signature et donc un peu sa lumière, sa façon de shooter, sa caméra, etc. Ça, j'ai bien développé mon apprentissage auprès de différents photographes, de mode, de de traits de nature morte. Ensuite, j'ai commencé vraiment en tant que photographe portraitiste professionnelle en shootant le dossier de presse du film Persepolis, des réalisateurs Marjane Satrapi et Vincent Parenot. Là, ensuite, j'ai continué à collaborer avec des magazines de musique, d'art, de cinéma, des maisons de disques. J'ai développé aussi beaucoup de corporate, ce qu'on appelle. C'est déjà son époque d'entreprise, toujours des portraits. Et également des portraits particuliers, à savoir des portraits de famille. Là, en parallèle, j'ai toujours continué à ajouter un travail que j'ai exposé régulièrement, un travail autour du voyage, invitant le spectateur à décrocher un peu de sa réalité, à transformer son sol à respirer. Également, au bout de quelques années, j'ai commencé à enseigner aussi, à être formatrice au Gobelins, à aller à mon école, et aussi sur une sur une plateforme de formation à distance. Je continue. Là, aujourd'hui, tous les jeudis, c'est dédié à ça.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Incroyable. Tu es photographe depuis toujours, en fait.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Voilà, oui, à part ses débuts. Il y a des espèces de métiers. Oui, tout à fait. Oui, c'est le métier. Réactiver, recherche personnelle, voyage, mode, enseignement.

Alizée (Chance)

Là, c'est trop bien. Tu es la meilleure personne pour répondre à toutes nos questions.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Écoutez, et en plus, je rajoute un quelque chose, c'est-à-dire que depuis il y a 10 ans, je vais réaliser et filmer un documentaire. Et depuis l'année dernière, j'ai fait une formation chez l'Ile de design à Paris, développant justement le côté vidéo. Et aujourd'hui, je développe beaucoup ça. Et justement, je regrettais un peu de vous avoir donné l'intitulé photographe. J'aurais dû dire un photographe vidéaste, parce que c'est l'intitulé que j'ai maintenant sur LinkedIn. Je développe pas mal. Ça m'intéresse. Je m'enrichis beaucoup avec ce côté vidéo.

Alizée (Chance)

Ok, trop bien. Merci pour ce panorama. On sait exactement sur quoi on va pouvoir te questionner. Clairement, c'est un métier qui fait rêver. On est tous là aujourd'hui parce que certainement 100% d'entre nous ici, on s'est dit: Ça m'intéresserait bien. Maintenant, l'idée, c'est qu'on démystifie tout ça, qu'on ne fasse pas un job et qu'on puisse avoir des retours de ta part hyper et du coup, il y a Lucas qui a ouvert le bal avec une première question. Sortez les questions de vos têtes, mettez-les sur le clavier. Émilie donne de son temps pour ça, ce qui est hyper sympa de sa part. Donc, Lucas qui pose la première question. Et dans le vif du sujet. C'est difficile de vivre de la photographier. Quel statut avez-vous ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Alors moi, je suis artiste-auteur à l'Agesa. Mais effectivement, pour arriver à ce statut, on est d'abord en pré-compte. Je suis restée longtemps en pré-compte. Il faut arriver à un minimum. Ce n'est pas un plafond, c'est l'inverse. Pour effectivement bénéficier de ce statut d'artiste-auteur.

Alizée (Chance)

Ça t'a pris des années pour arriver à en vivre ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Oui, déjà, quand j'étais assistant, je gagnais très bien ma vie parce que du coup, on travaille avec beaucoup de photographes. La journée est bien parce qu'on est clairement techniciens. C'est un peu des métiers comme chez les intermittents, où en fait, c'est des métiers très techniques, donc très demandés. Ensuite, quand j'ai arrêté d'être assistant, je me suis lancée en tant que professionnelle. Mes revenus ont nettement baissé, puisque du coup, il faut un peu recommencer à zéro, finalement, puisqu'on est plus l'assistant, on est photographe, donc du coup, on ne se présente plus pareil, on ne va plus voir les mêmes personnes. Ça, ça a mis du temps aussi à se faire. Après, c'est évident que c'est un métier... On ne travaille pas tous les jours. Il faut en permanence aller fidéliser ses clients, aller toujours dire: Je suis là, démarcher, chercher de nouveaux clients. Donc, c'est évidemment pas facile parce qu'il y a beaucoup de monde. En tant que portraitiste, il y a beaucoup aussi de particuliers. Je faisais beaucoup de portraits de famille. J'en fais aujourd'hui un peu moins parce que du coup, les particuliers avec leur téléphone, qui sont ultra-performants, avec des filtres, etc, ils font des photos intéressantes.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Donc du coup, C'est plus compliqué de justifier des rémunérations, comme j'explique à mes élèves, qu'il faut effectivement toujours expliquer ce que c'est en devis le temps qu'on passe, c'est-à-dire la préparation, la prise de vue, ensuite la postproduction. Tout ça, c'est une expertise. Si c'est beau à la fin, c'est parce qu'on sait faire, qu'on a appris et qu'il y a des mises en lumière. Ça se justifie comme ça, mais c'est vrai que c'est parfois compliqué de le justifier. Mais ce n'est pas un métier normal, j'ai envie de dire. C'est un métier Du coup, la contrepartie de cette précarité, entre guillemets, c'est la liberté. C'est-à-dire que tu peux partir un mois en janvier à l'autre bout du monde et pouvoir travailler avec des gens sur place, pouvoir s'échapper. On a cette liberté de faire un peu ce qu'on veut quand on veut, même si la réalité des choses, c'est qu'on dit: Oui, on peut refuser des boulots. En général, non, on refuse peu de boulot, on en refuse. Vraiment, si certains ne nous intéressent vraiment pas ou tombent à un moment où, justement, on a envie de partir. Mais c'est vrai que développer sa clientèle, c'est une partie de son travail qui est donc un peu à l'antithèse de la créa, mais qui est évidemment essentiel.

Alizée (Chance)

Oui. Et avant de voir, parce qu'il y a deux questions très intéressantes qui sont arrivées, justement sur cette partie développement de la clientèle, finalement, une partie un peu commerciale. Tout à fait.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

C'est la communication, bien sûr.

Alizée (Chance)

Exactement. Développer finalement ton image de marque, tout ça. Tout ça, par exemple, sur une semaine, tu dirais que ça représente quel pourcentage de ton temps de travail ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Une bonne partie. J'en parle avec un copain qui, lui, est très indiscipline, très axée reportage. Donc, l'inverse de moi, qui est beaucoup plus en scène, studio. Il me dit qu'il passait deux heures par jour sur les réseaux. Moi, je ne le fais pas. Je devrais, je pense. Je ne le fais pas parce que c'est une partie qui ne me passionne pas. Mais je pense que la réalité, c'est aujourd'hui Aujourd'hui, c'est ça, c'est être très présent quotidiennement sur les réseaux.

Alizée (Chance)

Donc, bout à bout pour toute la partie commerciale, développer sa clientèle, à peu près, il faut se dire qu'en moyenne du matin...

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Je dirais du coup, bout à bout, ça serait une Une journée entière par semaine, je dirais. En étant plutôt justement un peu tout le temps.

Alizée (Chance)

Oui, c'est ça.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Donc, il faut trouver le temps aussi en parallèle de produire et donc de produire des sujets plus personnels, des choses qui, justement, feront un peu la différence. Je parlais de la signature de la patte du photographe, c'est ça qui est essentiel, parce que justement, sur le nombre, pour aller voir un tel plutôt qu'un tel, il faut donner envie, il faut montrer que justement, on fait d'autres choses, des choses plus créatives, plus artistiques. Même, il y a des clients en photo qui reviennent vers moi. Alors j'ai posté des vidéos. Voilà, il faut prendre le temps. Ça, c'est du temps à m'employer parce qu'on n'est pas intermittent de spectacles. Justement, je suis auteur et donc du coup, il faut payer que quand je travaille, il faut dégager du temps pour produire et après communiquer.

Alizée (Chance)

Ok. Merci. Je vais te partager les questions qui ont été posées dans le chat. Oui. On a une première question de Charlie qui demande: Est-ce que la formation, les écoles, forment à l'administratif la construction du portefeuille client, le démarchage, et pas seulement la photo et l'aspect technique ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Non, pas trop. Non, je vais être claire. Effectivement, il y a des étudiants qui demandent des stages. C'est tellement un métier à part, c'est tellement un métier aussi de solitaire et ponctuel. C'est-à-dire encore une fois, on ne chute pas tous les jours. Du coup, pour avoir besoin d'un stagiaire, il faut tomber sur une semaine où on chope beaucoup. C'est dur à prévoir. C'est pour ça, moi, j'étais assisante dans un studio de bloc, où là, il y a dix plateaux. Et si les dix plateaux ne sont pas pris, il y a du travail chaque jour avec un photographe différent. Donc, c'est pour ça que en mon sens, l'apprentissage de passer par un studio de bloc, c'est intéressant. Ou alors direct, partir à assister des photographes stars. Mais pour arriver à assister des photographes stars, il va falloir être assistant photo, troisième assistant, second assistant, première assistant. C'est assez hiérarchique comme dans le ciné. Donc, toute cette expertise, on l'acquiert en travaillant et donc ça peut prendre Ça peut prendre des années. Après, il y a aussi des coups de chance, des réseaux qui font un peu des raccourcis vers cet apprentissage un peu dur et un peu loin.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Mais c'est un apprentissage, c'est C'est-à-dire que pour arriver à dire que je suis professionnelle, à mon sens, il faut savoir faire beaucoup de choses.

Alizée (Chance)

On a une autre question de Lucas. Lors de votre voyage en Inde, vous faisiez déjà du portrait ou c'était plutôt du paysage ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

C'était du portrait, déjà, oui. C'est vraiment ça qui m'a vraiment interpellée. J'ai aimé cet échange où j'ai aimé, effectivement. C'est pour ça qu'après les gros blingues, je ne suis pas partie vers la mode parce que j'avais envie d'un échange avec des gens normaux et de me sentir aussi utile dans dans le sens où j'adore rendre beau quelqu'un qui n'est pas forcément à l'aise avec son image et qui se dit: En fait, je suis pas mal. Ça, c'est réussi. Ça, de me sentir utile, c'est essentiel aussi.

Alizée (Chance)

D'accord. Et Lucas demande aussi: Est-ce que le portrait, c'est le thème le plus porteur sur le marché de la photo professionnelle ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Ou les mariages ? Oui, je vois là beaucoup pour dire que ce serait plus l'événementiel. À mon sens, ça serait plus l'événementiel parce que ça, c'est quelque chose de tout le temps. Et ça, les gens se rendent compte qu'ils ne peuvent pas le faire à la place d'un professionnel, parce que c'est quelque chose, déjà, en général, ils n'ont pas envie de s'occuper et ils n'ont absolument pas envie que ça soit raté. J'ai un copain, qui enseigne avec moi aussi et qui n'est que photographe de mariage et il travaille beaucoup. Il a des saisons un peu plus tranquilles, forcément, évidemment, que le printemps, l'été, c'est à fond et après, un peu moins. Il travaille beaucoup et des forfaits intéressants.

Alizée (Chance)

Ok, bon à savoir.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

On se jette.

Alizée (Chance)

Ça a fait une très bonne transition avec une question de Jacques Olivier qui dit: Vous avez parlé des portraits que les particuliers avec les téléphones qui font concurrence aux photographes. Et du coup, qu'est-ce que le portraitiste photoprofessionnel peut encore apporter ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Justement, c'est pour moi la mise en lumière, c'est-à-dire que l'amateur ne saura pas utiliser... Déjà, il n'aura pas le matériel pour utiliser de la lumière artificielle. La lumière continue, peu importe. En tout cas, je vous invite à aller voir mon travail. Vous comprendrerez qu'effectivement, la mise en lumière, la mise en scène est vraiment quelque chose de... Ça, ça fait partie vraiment de mon travail et ça fait forcément la différence avec un amateur qui Et l'œil aussi.

Alizée (Chance)

L'œil, mais c'est vraiment qui enseigne.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Je vois, il y a des passionnés qui sont en reconversion ou qui font ça juste en amateur et parce qu'ils adorent la photographie et qui ont vraiment un œil. Donc du coup, l'œil, un amateur peut l'avoir. Je pense que ça se développe. Peut-être que ça s'acquiert, mais à mon sens, on l'a ou on ne l'a pas. Par contre, la technique, ça s'apprend. Ça, c'est toutes les formations qui existent dans les écoles. C'est ça, on apprend. Le studio de loc' quand on est assistant, on apprend comment se servir de ce matériel-là, qui n'est pas quelque chose de technique, qui n'est pas évident, où le placer, quoi choisir suivant qui on shoote. On ne raconte pas du tout la même histoire suivant le personnage que l'on shoote. Si on qui est encore correct, un chef d'entreprise ou un musicien, ou un foot en particulier, évidemment que la mise en scène, la mise en lumière, sera différente pour chacun. Une tête ronde, une tête petite planque ne s'éclairera pas de la même façon. Tout ça, ça Ça s'apprend. Ça, ce n'est pas inné.

Alizée (Chance)

Oui, d'accord. Ok. On a pas mal de questions. On est 10 minutes, on a un challenge. Allez, allez. On a un challenge de répondre au max des personnes. On a Eric qui nous demande: Est-il possible d'être salarié dans une structure type AFP, guet-il, image, ou est-ce que le statut, c'est freelance, pardon ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

C'est beaucoup freelance. Tout ce qui est banque d'images, je ne crois pas qu'on puisse être salarié. Je l'affirmerai Je ne dirais pas, mais je pense que forcément... Après, il y a des choses qui se développent aussi. Je vois pas mal d'annonces en tant que vidéaste où là, c'est un job à temps plein et on fait partie de la boite et du coup, on fait tout, justement, les photos, les vidéos, tous les contenus comme ça en interne. Ça, ça existe, on peut être salarié. Après, je vois les annonces et il faut savoir tout faire. C'est de tout un fait exigeant. Encore une fois, c'est pour ça que je développe aussi le côté vidéo, parce qu'aujourd'hui, c'est vraiment essentiel, encore une fois, comparé à la photo avec le téléphone, il suffit d'avoir justement un pointu à l'œil et de faire des choses intéressantes. Après, la vidéo, ça devient des choses beaucoup plus techniques: la façon de traiter, la façon de bouger, la façon de diriger son modèle, Le montage, c'est très technique, l'étalonnage. Oui, je sais qu'il existe des demandes en tant que salarié, mais extrêmement polyvalent.

Alizée (Chance)

Oui OK.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Après, il y a des choses en alternance aussi. J'ai vu des BTS ou des trucs comme ça, si vraiment on veut démarrer.

Alizée (Chance)

Oui, l'alternance, après, dès qu'on approche la trentaine, c'est très très délicat parce que les rémunérations sont indexées, donc on coûte plus cher, donc forcément...

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Alizée (Chance)

Alors, on a une question de Jérem Dinh qui a été posée déjà il y a plusieurs minutes, qui demande: Concernant le démarchage. Quel conseil vous pouvez donner sur les techniques qui fonctionnent ? Comment s'y prendre ? Est-ce que c'est exclusivement les réseaux ? Non ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Oui, aujourd'hui, je vous dis que quand j'ai commencé, ce n'était pas ça. On allait avec notre book dans les rédactions, dans les agences de pub. Aujourd'hui, franchement, si vous démarquez sur les réseaux, c'est ça. Et finalement aussi, les gens sont assez accessibles par les réseaux, donc ça, c'est un peu le plus. Linkedin, c'est pour moi la plateforme où il faut être, les professionnels qui cherchent là-dessus. Non, il faut exclusivement les réseaux.

Alizée (Chance)

Justement, en parlant de LinkedIn, est-ce que tu... Je peux te tutoyer ? Oui, bien sûr. Est-ce que tu es partante pour partager ton LinkedIn, que je partage, parce que je viens de te partager.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Bien sûr.

Alizée (Chance)

Afin que les personnes qui n'auraient pas eu leur réponse aujourd'hui puissent t'envoyer un petit mot.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Oui, ce n'est pas forcément réactif. De Parce que du coup- Parce que toi, tu vas être à deux heures par jour dessus. Voilà, c'est ça. Et puis du coup, c'est vrai qu'on jongle beaucoup avec Jean-No.

Alizée (Chance)

Non, mais Ça ne peut pas être partout, c'est sûr, mais en tout cas, on a mis en tête un peu les proportions. C'est déjà sympa de nous l'avoir partagé. J'ai mis dans le chat, pour ceux qui l'auraient vu, le site internet d'Émilie. Vous avez son portfolio et toute son œuvre. En tout cas, c'est qui est en ligne. Vous avez aussi le LinkedIn d'Émilie. Vous pourrez lui envoyer un petit message parce que malheureusement, on n'a pas le temps de répondre à toutes les questions. Mais j'ai vu une question qui m'a l'air vraiment indispensable et c'est celle qu'on va garder pour la fin. C'est celle de Jacques Olivier. Quelle structure de formation on recommande pour une reconversion professionnelle, deuxième partie de carrière, à l'approche de la quarantaine, voire post-carrière ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Des formations professionnelles, justement, au Vauban, où il y a différents... Il y a pour débutant et après, autour du portrait, c'est seulement 10 jours. Et en fait, ça développe justement la l'antissage de la lumière. Ça, c'est en général ce qui pêche un peu et ce qui est le plus compliqué d'apprendre en nousotre didact, parce qu'on a besoin de manipuler les sources lumineuses, de voir comment ça fonctionne, de voir ce qui existe. Voilà, des formations un peu courtes. La formation en vidéo, elle était super, ça fait deux semaines. Ce sont des formations qui sont créées par des professionnels pour répondre justement à une attente réelle du milieu aujourd'hui. C'est un condensé, on en sort épuisé, mais c'est très bien fait et on peut vraiment apprendre énormément de choses en très peu de temps. Parce Elles sont faites pour ça.

Alizée (Chance)

Donc, ta recueil, c'est de se tourner vers des organismes comme les Gobelins qui ont des actions de formation sur des cycles, des formes à court, pas des choses engageantes, ce n'est pas un CAP, ce n'est pas tous les jours de semaine, c'est 10 jours, 15 jours comme ça, des points. Et tu repars de ça avec vraiment des outils sur la thématique en question, la lumière, la vie. Et tu repars de là et tu sais mieux faire un portrait, mieux faire quelque chose.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Oui, avec des acquis. Moi, j'ai beaucoup, excusez-moi, j'ai beaucoup emportré des gens qui ont l'œil et qui ont déjà commencé un peu à travailler et qui viennent chercher des bases plus qu'ils sont autodidactes. Et donc, non seulement ça leur manque, mais en plus, ils estiment qu'ils n'ont pas la légitimité, justement pour facturer, etc. Alors que c'est une erreur, on peut être autodidactes et meilleurs qu'un autre. Mais en tout cas, ces formations-là apportent ça, la technique et un peu la légitimité, parce que quand on sort, on a enfin cette technique et on sait, on arrive à faire ce que l'on a en tête. C'est ça qui est essentiel pour créer des images aujourd'hui.

Alizée (Chance)

Oui. Ok. Comme parmi les personnes qui sont là, il y en a certains qui envisagent de se lancer ou en tout cas qui réfléchissent. Toi, quel principal conseil ou mise en garde tu donnerais à ces personnes-là ? Parce que tout métier n'est pas forcément fait pour tout le monde. Il y a un truc de personnalité, il y a un truc de compréhension, je ne sais pas. Toi, c'est quoi ton vrai conseil ?

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Pour faire ce métier, il faut être quelqu'un qui ose, qui n'a pas peur de d'avoir des moyens différents. C'est ce qui en fait la richesse aussi, c'est que chaque jour est différent. Il y a des moyens plus compliqués, donc quelqu'un qui veut quelque chose de stable. Je ne pense pas que ça soit que ça soit pour lui, il faut avoir en tête, si c'est peut-être pour tout, de tout le temps se mettre à jour, tout le temps s'enrichir, tout le temps se développer, pardon, tout le temps continuer à se former. Vous voyez cette formation en vidéo, pour moi, ça a été essentiel parce qu'à un moment où, justement, le marché se resserre un peu, il faut sourire d'autres choses. Ne pas avoir peur de tout le temps continuer à se former. Être polyvalent, c'est ça aussi, puisque du coup, il faut savoir, il faut être artiste, être dans la com' et être un peu commercial. Il faut savoir faire beaucoup de choses.

Alizée (Chance)

Si on résume, on ne part pas sur un métier stable. Je pense qu'on en avait tous un peu déjà une idée, mais c'est bien de le faire confirmer. Ce n'est pas linéaire. Il faut être conscient aussi qu'on ne fait pas que de la photo, clairement. Il y a beaucoup d'autres choses à côté. Les mois changent, les revenus aussi.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Voilà. Après, encore une fois, quand on se sent utile et qu'on fait des choses et que les gens montrent beaucoup de gratitude et qu'on a fait vraiment une belle chose et que le client appelle après en disant: Merci. Ça vaut des mois plus compliqués que d'autres, peut-être.

Alizée (Chance)

Ouais, c'est sûr. Sinon, on ne le ferait pas. Nous ne pouvons pas être bien. Merci beaucoup Émilie pour tes réponses. En même temps, je suis un petit peu triste parce qu'on n'a pas pu répondre à tout le monde, mais vraiment, cliquez tout de suite sur le LinkedIn d'Émilie pour pouvoir lui poser des questions. Elle a la gentillesse de pouvoir répondre à vos petits messages sur LinkedIn, donc foncez. Et si vous envisagez ce métier, tous mes encouragements. Moi, pour l'instant, je vais continuer à le garder dans un coin de ma tête, parce que je suis très bien. N'oubliez pas qu'on a aussi d'autres live tout au long de la semaine dans la thématique En coulisse. D'ailleurs, il y en a un qui commence dans trois minutes, donc on va se laisser. Deux minutes même. Et voilà, toute la semaine, il y a d'autres métiers. Donc, s'il y a également d'autres questionnements, d'autres interrogations sur des pistes. Je vous souhaite tous un très bon après-midi. Encore un énorme merci Émilie et à bientôt peut-être sur un prochain live.

Emilie Moysson (Photographe professionnelle)

Oui, au revoir.

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