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Vanessa Vallée, Product Designer & User Researcher

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Sarah (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce live en coulisses. Je suis Sarah de chez Chance et aujourd'hui, nous allons découvrir plus en détails le métier de Vanessa. Vanessa est Product Designer et User Researcher. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à bien les poser dans l'onglet Questions. Ça nous permettra de bien les centraliser dans cette partie-là. Et en introduction, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes dans un bilan de compétences, mais aussi une communauté d'entraide pour aider chacun et chacune à trouver sa juste place dans le monde du travail et pour redonner du sens à son travail. Dans le parcours Chance, il y a plusieurs phases, dont l'exploration. Et aujourd'hui, on vous propose d'explorer le métier de Vanessa, donc Product Designer et User Researcher. Merci beaucoup Vanessa d'accepter de nous parler de ton métier, de ton parcours, des rencontres aussi que tu as faites, qui t'ont inspiré, qui t'ont guidé. Vanessa, je Je vais te laisser un petit peu plus vite à te présenter et à commencer peut-être par expliquer déjà plus en détail qu'est-ce qu'il y a derrière le métier de Product Designer, User Researcher et de nous expliquer un peu ton parcours.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Yes, avec plaisir. Merci beaucoup. Bonjour tout le monde. Comme tu l'as dit, je m'appelle Vanessa. Pour être plus précise, en ce moment, je suis Research Ops. C'est encore une spécialité des autres métiers. Mais j'étais, jusqu'à il n'y a pas si longtemps que ça, user researcher et j'ai aussi été product designer. C'est plein de métiers extrêmement intéressants et qui recrutent beaucoup en ce moment. Du coup, je me suis dit que ça pouvait intéresser du monde. Mon parcours, j'ai fait des études dans la communication au début et puis vite, je me suis spécialisée dans ce qu'on appelle l'UX, c'est-à-dire le travail sur l'expérience utilisateur. Majoritairement, on travaille dans des startups ou dans des équipes produits, c'est-à-dire qui travaillent sur une solution ou un service. Et du coup, dans l'UX, on a pour objectif d'améliorer cette expérience utilisateur. Et très vite, je m'y suis retrouvée parce que ça a noué l'empathie et la créativité. Donc, j'ai suivi mes études dans ça. J'ai travaillé d'abord en agence. J'étais UX designer en alternance. Après, j'ai travaillé aussi pendant presque une année dans une startup qui était au tout début de sa vie, où j'étais la première designeuse en tant que Product Designer.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Après, j'ai rejoint un organisme de formation pendant à peu près six mois où j'étais user researcher. Je faisais que de la recherche d'utilisateurs. Je pense qu'on aura l'occasion de rentrer un peu plus dans les détails après. Et en ce moment, je travaille chez... Alors désolée, j'ai déjà un peu bruyant. Désolée. Je disais, en ce moment, je travaille chez PayFit, qui est un logiciel de paie et je suis research ops. Mon métier, c'est de faire en sorte que les gens qui font le métier que je faisais avant puissent mener à bien leurs recherches utilisateurs.

Sarah (Chance)

Super. Merci beaucoup Vanessa. Dans ton métier aujourd'hui, comment s'organisent tes journées ? Quel est ton quotidien ? Quelles sont tes tâches ? Comment s'organise une journée un peu type ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

C'est vrai que tout ça, c'est des termes qui sont extrêmement approximatifs et pas très clairs, je pense. Quand j'en parle à ma famille, par exemple, ce n'est pas ultra clair. Déjà, peut clarifier c'est quoi faire de la conception centrée utilisateur, parce que mon métier, j'estime que ça a toujours été ça et que globalement, j'ai toujours été designer, même si j'ai tendu à la spécialité. Mais en fait, la L'option centré utilisateur, c'est prendre un service, une expérience, un produit, par exemple, le produit champ sur lequel on fait notre parcours de bilan de compétences. Le rôle d'un mix designer, d'un product designer, ça va être d'améliorer la solution, l'expérience, en fonction des besoins des utilisateurs et des utilisatrices qui vont l'utiliser. Je vais essayer de vous prendre un exemple simple pour expliquer ce que c'est que ce métier. Typiquement, on va prendre Doctolib parce que ça parle à plein de gens, la médecine. Quel constat a dû être fait ? C'est qu'en fait, quand on cherche à prendre un rendez-vous avec un praticien ou avec un médecin, il y a plein de petits freins qui se mènent de notre côté et du côté du praticien. Il va falloir téléphoner.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Si vous êtes dans une grande ville, il va falloir réussir à trouver quelqu'un qui va prendre des nouveaux patients. Vous voyez, plein de freins du côté patient et du côté médecin. C'est de la charge administrative. Il faut avoir Un ou une secrétaire qui va répondre, qui va prendre les rendez-vous, il faut gérer les absences, etc. C'est en observant ces expériences et comment elles pourraient être améliorées, qu'on trouve des solutions en tant que UX designer, Product designer, pour améliorer l'expérience en cours. Par exemple, sur Doctolib, ça a été de créer une liste des praticiens qui sont autour de chez vous, avec lesquels vous pouvez prendre rendez-vous, gérer en En autonomie, vos rendez-vous, etc. Mon travail, c'est vraiment ça, c'est-à-dire c'est d'écouter les utilisateurs, les utilisatrices, de les observer dans leur usage du produit ou dans l'expérience, de poser des questions, de de comprendre le plus possible leur expérience en me rapprochant d'eux et ensuite de trouver des solutions. Ça, c'est vraiment le métier d'un UX designer ou d'un product designer. Un user researcher, lui ou elle, ils vont s'occuper une typiquement de la partie recherche. C'est-à-dire que leur travail, c'est d'aller comprendre les utilisateurs, d'aller sur le terrain, comme on dit, de les rencontrer, de leur poser plein de questions, de les observer.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Par exemple, vous pourriez aller en regard un compagné d'un user researcher qui regarderait comment vous vous déplacez dans la gare, comment vous utilisez l'application sur place, etc. Et ensuite, le user researcher, il est chargé de donner tous ces enseignements avec tous les pain points, les problèmes qu'on a trouvés dans l'expérience, aux équipes de produits designers ou du UX designer qui vont être là pour itérer, créer des solutions. Vous savez, c'est souvent ce qu'on appelle les brainstorming, ce genre de choses, où on est là pour chercher des solutions aux problèmes. Mon Mon métier, en tant que designer dans les équipes produits, c'est de solutionner des problèmes pour les utilisateurs. Mon quotidien, à quoi il ressemble ? Il a un peu changé, évidemment, maintenant que je suis Research Ops, qui est encore une spécialité différente. Mais quand j'étais user researcher, mon quotidien a été assez chouette parce qu'en fait, je préparais des projets de recherche. C'est-à-dire qu'avec mon équipe, on définissait les points sur lesquels on voulait de l'information provenant des utilisateurs et utilisatrices. Par exemple, imaginez, pour chance, on pourrait se dire qu'on veut de l'information sur comment se passe l'inscription chez Soons. En fait, dans ce cas-là, on allait définir une liste de questions auxquelles on voulait répondre.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

On va définir les cibles qu'on veut rencontrer. Par exemple, je ne sais pas, les moins de 25 ans qui ont fait un burn out. Et ensuite, on va aller les contacter. Mon quotidien, c'était ça. Planifier les projets de recherche, les exécuter. Donc, j'étais dans des calls comme on est ici un peu. C'était moi qui posais les questions aux gens. Je les écoutais, je creusais quand il y avait besoin et ensuite je rédigeais des restitutions, des rapports de tout ce que j'avais appris à l'intention des équipes, les designers, les ingénieurs, etc. Et quand j'étais Product Designer, je faisais aussi toute cette partie de recherche terrain, aller rencontrer les utilisateurs. Sauf qu'en plus, c'était moi qui était en charge d'améliorer l'expérience avec les équipes d'ingénieurs. Et du coup, je prenais la suite de mon propre travail. Donc, dans le quotidien d'un produit designer ou d'un UX designer, parce que c'est des métiers extrêmement proches, on fait ce qu'on appelle des wireframes. Vous savez, c'est des petits croquis de l'interface ou de la solution qu'on veut créer. On fait de la cartographie d'expérience, donc on détaille comment la nouvelle expérience va se passer. Par exemple, si on veut changer la manière dont on se dirige en gare, on va détailler On va créer une signalétique au sol pour noter toutes les voies que les gens puissent passer.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Ça va commencer à la porte A, etc. Donc on détaille l'expérience comme ça. Ensuite, on prototype l'expérience, c'est-à-dire qu'on crée une première version qui nous permet de tester avec les utilisateurs et les utilisatrices. Parce que même si on a recherché les problèmes, etc, il faut être sûr que les solutions qu'on a choisies sont les bonnes. Donc, on retourne voir les utilisateurs et les utilisatrices. Et puis ensuite, on travaille avec les développeurs ou les ingénieurs pour mettre en place la solution pour de vrais dans nos produits, sur le site internet, sur l'application, etc. Voilà un peu à quoi ça ressemble les quotidiens de ces métiers.

Sarah (Chance)

Super, merci Vanessa. Donc, pour résumer aussi, en fait, ton métier, tes métiers ne s'appliquent pas que dans l'univers digital. On peut aussi le faire avec un vrai produit, avec une vraie problématique dans la vie réelle, à un produit un peu plus concret qu'un software.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Tout à fait. Il faut quand même avoir conscience que le secteur qui recrute le plus et qui rémunère le plus, c'est la tech. Même s'il y a eu, vous le savez, des petits soucis macroéconomiques, les levées de fonds sont plus difficiles, etc. Mais globalement, c'est dans la tech qu'il y a le plus de demandes. Donc, si c'est un métier qui vous attire, il faut envisager de le faire dans des startups, globalement, principalement dans des produits qu'on appelle B2B, parce que c'est là où ça recrute le plus, où il y a de la demande et où vous pourrez exercer ce métier qui vous plaît. Mais néanmoins, la recherche utilisateur et l'amélioration d'une expérience, ça marche pour tout. Ça marche pour de la signalétique, ça marche pour un produit physique. En fait, ça peut aussi se rapprocher à des métiers d'ergonome, par exemple, qui sont très proches des métiers du UX designer. Il y a des gens d'ailleurs qui ont des formations, qui font en faculté et qui sont des formations d'ergonome IHM, donc humain, interface homme-machine. Et tout ça, ça se rapproche. Donc en effet, l'avantage de ce métier, c'est qu'on peut tout faire. Par exemple, à la site personnel, je suis bénévole dans une asso et dans cette association, je m'occupe d'améliorer le quotidien des bénévoles.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Donc, je suis sur leur expérience de bénévole. On n'est pas sur des choses digitales. Alors oui, des fois, mes solutions sont digitales, mais ça peut s'appliquer à absolument tout. C'est ça qui est vraiment chouette, même si c'est la tech qui recrute le plus.

Sarah (Chance)

Merci Vanessa. On a des questions dans le chat. Une première question de la part d'Hélène. Bonjour Vanessa, c'est relativement récent. Research Ops, non ? Tu t'y retrouves par rapport à ton besoin de créativité ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Oui, research Ops, c'est très récent, c'est très C'est très peu développé en France pour l'instant. Franchement, je pense qu'on doit être une quinzaine à tout casser à faire de la re-ups en France. On est vraiment sur une expertise de niche. C'est très récent. Par contre, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, évidemment, c'est le plus développé. Donc, on peut trouver quand même beaucoup de contenu ou de formation. Mais même les organismes en France s'y intéressent. Pour ma part, j'ai eu la chance de collaborer avec le Laptop, qui est un organisme de formation extrêmement connu pour les designers, que je vous conseille de regarder si c'est une branche de métier qui vous intéresse et pour laquelle vous n'êtes pas originaire de base, si je peux dire. Et du coup, il voulait, dans un module sur la user research, ajouter une petite partie sur la re-ups. Donc la maturité, elle commence à évoluer en France et c'est très récent. Est-ce que je m'y retrouve en termes de créativité ? Pas vraiment. Si vous voulez vraiment avoir de la créativité dans votre quotidien, il faut plutôt rester designer. Par contre, je m'y retrouve en termes de solutionner des problèmes. Parce qu'en fait, les problèmes que je solutionne, ce n'est juste pas ceux des utilisateurs ou utilisatrices de PayFit, c'est ceux des produits designers, des produits builders, des produits managers, toutes ces personnes qui travaillent sur l'amélioration du produit et qui, dans leur approche pour faire de la recherche utilisateur, ils ont plein de petits soucis et moi, je suis là pour les régler.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Donc, je me retrouve dans le mindset du designer à mon sens qui est: On trouve des problèmes, on les solutionne, mais en termes de créativité, beaucoup moins. C'est pour ça que je garde une part importante de mes hobbies pour la créativité, pour maintenir un peu mon équilibre. Et aussi que dans du bénévolat, c'est l'occasion pour moi de revenir un peu à mes premiers des amours, entre guillemets, et de faire du product design par moment. Non, ce n'est pas un métier créatif, c'est un métier d'opérationnalisation, mais par contre, c'est un métier où on est quand même sujet à faire preuve de créativité pour trouver des solutions innovantes, parce que des fois, il y a des problèmes qui sont extrêmement durs et complexes et il faut faire de l'idéation comme on pourrait le faire en tant que en tant que designer.

Sarah (Chance)

Super. Merci Vanessa. On a une question de la part d'Anne Quelle école, formation, plus précisément, avez-vous fait après vos études en communication ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

J'ai fait un DUT en Focom, de base, que j'ai fait au Havre et qui était spécialisé déjà dans... Je crois que ça s'appelait Communication numérique dans les organisations. Donc, j'avais déjà un petit peu une pâte sur le digital, le numérique qui m'intéressait, que j'avais identifié. Et ensuite, très vite, j'ai eu envie de faire de la créa parce qu'à l'IUT, on a, vous savez, des projets entrepreneuriaux. Et moi, j'étais dans un projet associatif de musique et en fait, je m'occupais de toute la créa, les affiches. Et j'avais fait un peu de webdesign aussi dans la formation et je me suis dit: OK, c'est ça que j'aime bien. Donc, je suis partie à SUP de création à Paris faire un bachelor en UX, web design et app mobile. Donc, j'avais déjà en tête ce truc de la création digitale et je ne voulais pas payer mes études ni faire payer mes études à mes parents, donc j'ai fait de l'alternance. Pendant cette année de formation-là, j'ai rencontré une personne qui a été la mentor d'une grande partie de ma petite carrière, qui était complètement passionnée par son métier et qui m'a expliqué ce que c'était qu'être UX et que c'était vraiment à la croisée des chemins entre une forte capacité émotionnelle et d'empathie, parce qu'on écoute les problèmes des gens.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

On n'est pas psy, attention, on les écoute dans un cadre spécifique d'une expérience, etc. Et en même temps, il y de la créativité, parce qu'ensuite, on les résout. Je travaillais sur des logiciels type Figma, ou à l'époque, Photoshop ou Adobe XD, pour faire les interfaces. C'est vraiment parfaitement à mi-chemin. Et à la suite de ça, J'ai voulu faire un Master 1 en Design Digital et Multimédia à SUP de pub, pareil, en alternance, où c'est là où j'ai commencé à exercer en tant que UX designer en alternance. Et ensuite, j'ai fait un Master en UX, Management et Design Thinking, toujours à la suite de pub, en alternance aussi. J'étais en agence dans un bureau de design et d'innovation. Et après, comment est-ce que j'ai fait pour me spécialiser de plus en plus ? À la suite de mon Quand on promenait ses délires en tant que Product Designer, où j'avais la chance de faire beaucoup de recherches pour la première fois dans ma vie, je me suis dit: C'est trop bien, je vais en faire mon métier. Et je me sentais pas légitime, même si j'en avais fait beaucoup dans mes études. Il y avait un petit le syndrome de l'imposteur qui était dans les parages.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Et du coup, j'ai décidé de faire une formation avec mon CPF, qui est une formation qui n'existe plus aujourd'hui en tant que formation, mais avec un organisme qui s'appelle Cousteau, qui continue par contre à produire des contenus sur le sujet. Donc, si ça vous intéresse, vous pouvez aller jeter un coup d'œil. Et en fait, c'était une formation à temps partiel, à distance, où on se spécialisait dans la user research. Et je crois que c'est la dernière formation que j'ai fait, parce qu'ensuite, j'ai fait mon parcours-chance. Après, il y a aussi un gros travail de veille, de lecture.

Sarah (Chance)

De réseau personnel.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

De conférences, d'articles. C'était un gros travail aussi pour approfondir et pour aller plus loin, parce qu'encore une fois, la maturité du marché français est encore un peu basse sur la recherche et sur la re-ups, plus sur le product design. Là, vous pourrez trouver des tonnes de formations plus ou moins qualitatives, mais il y en a plein. Mais du coup, voilà comment est-ce que je me suis formée après mes études en com ?

Sarah (Chance)

Super, merci Vanessa. Une nouvelle question de la part d'Hélène. Comment as-tu trouvé cette opportunité ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Je pense qu'Hélène parle de la re-ups, puisque c'était la question juste au-dessus. Par cette fameuse association dans laquelle je suis bénévole. Je suis bénévole dans une association. Initialement, je n'étais pas bénévole. J'ai bénéficié du programme de mentorat. C'est une asso qui s'appelle Hexagon UX, qui est une très belle association avec des belles valeurs. On accompagne les femmes qui travaillent dans l'UX de manière générale, parce que dans la tech, on reste peu nombreuses, même si dans le design, il y a quasiment la parité. Mais les femmes dans la tech, c'est, je crois, en moyenne 33% des effectifs. Et du coup, cette initiative a été montée et j'étais à un moment de ma carrière où j'avais envie d'accompagnement, j'avais envie d'aller plus loin. J'avais déjà eu la chance d'être mentorée, mais je voulais le refaire. Et dans le cadre de ce programme, j'ai rencontré une personne qui était design up chez PayFit, parce qu'un jour, on a fait une table ronde sur les gens qui avaient un peu évolué dans leur métier. Comme moi, j'étais passée de product designer à user researcher, j'ai pris la parole. Et cette personne a pris aussi la parole parce qu'elle était passée de professeur des écoles à design up.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

C'est super intéressant. J'ai eu un coup de cœur pour cette personne. Je lui ai envoyé un petit message sur LinkedIn en lui disant: C'était trop intéressant. J'aimerais bien reprendre un café avec toi. En fait, pendant qu'on a échangé, j'ai évoqué le fait que je commençais dans mon ancienne entreprise à faire des missions de re-ups et que ça me plaisait vachement, que j'avais envie d'en faire plus. Et quand je lui ai écrit pour lui dire que c'était trop intéressant et une personne extrêmement intéressante et tout, elle me l'a dit: Chez PayFit, on recherche un research ops, voilà l'offre. Et sur le coup, j'ai regardé, je lui ai dit: Je n'ai pas du tout les compétences. Parce que vous savez comment les offres sont construites, c'est des listos père Noël. On demandait cinq ans d'expérience, dont trois ans dans l'Essas B2B. Il fallait des connaissances en data, il fallait Je parlais allemand, plein de trucs que je n'avais pas. Et finalement, elle m'a dit: Écoute, je pense que tu es un bon profil. Elle m'a coopté et puis j'ai été recrutée. Et c'est comme ça que je suis arrivée chez PayFit.

Sarah (Chance)

C'est génial. Une belle rencontre qui Ça a eu un grand impact. Super. Une autre question de la part d'Hélène: J'ai du mal à voir au quotidien ce que tu fais. Comment ton job s'intègre dans une équipe produit ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

D'accord. Est-ce qu'Hélène, tu peux clarifier un peu ? Est-ce que c'est pour la re-up Est-ce que c'est pour la user research peut-être ? La re-ups, OK. La re-up, c'est normal que tu aies du mal à voir ce que je fais parce que c'est vraiment niche, niche pour le coup. Mon rôle, c'est d'opérationnaliser la recherche utilisateur. Une fois qu'on a dit ça, on n'a absolument rien dit. Mais en gros, je suis là pour faire en sorte que toutes les personnes qui font de la recherche chez PayFit puissent mieux la faire. Ça passe par globalement plusieurs piliers, Les un, je suis là pour les aider à monter en compétence sur leur métier, sur la recherche spécifiquement, pas sur leur métier, pardon. Donc, c'est leur conseiller des formations, voir les former moi-même des fois sur certains sujets. Je suis là aussi pour créer des solutions qui vont faciliter leur quotidien dans la recherche. Par exemple, ça peut toucher au recrutement utilisateur, qui peut être difficile, surtout dans les solutions B2B. Donc moi, je vais être en charge de créer, par exemple, un panel d'utilisateurs ou de gérer ce qu'on appelle les incentives. Vous savez, c'est quand on rémunère des gens qui participent à la recherche utilisateur.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Ça, c'est le genre d'initiatives qu'on peut mener en termes de research-ups. Je pourrais partager d'ailleurs, je ne sais pas si vous envoyez du contenu à postériori de la session, mais il y a un article qui est extrêmement bien, qui a été fait par la ReOp's Community, qui parle des huit ou dix piliers de la research ops. Et donc moi, mon métier, il ressemble à ça, globalement, au quotidien. C'est-à-dire que Je gère du recrutement utilisateur. Je crée des templates pour standardiser la recherche utilisateur chez PayFit, parce qu'on est une très grosse équipe produit chez PayFit. Et donc, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui font de la recherche et quand ce n'est pas standardisé, tout le monde Elle le fait à sa manière. La qualité n'est pas la même partout. Et donc moi, je suis là pour homogénéiser un peu la qualité. Mon quotidien, évidemment, comme tout le monde dans la tech, je suis sur mon ordi 7, 8 heures par jour. J'ai des grosses d'initiatives qui visent à améliorer les sujets. J'ai monté, par exemple, un panel d'utilisateurs pour faciliter le recrutement, ou j'ai créé un standard de recherche pour le plan de recherche.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Donc, pour être très explicite, un template dans Notion qui permet aux équipes de cadrer leur plan de recherche. J'ai travaillé aussi sur d'autres sujets autour des outils, évidemment. Ça, c'est un peu le premier truc qu'on retient des research ops ou des ops de manière générale. Donc, c'est moi qui vais essayer d'évaluer un peu les besoins en outils des équipes sur la recherche. C'est moi qui aussi fais en sorte que je forme les équipes sur certains outils qu'on utilise. J'essaie de pousser l'usage Je crée des règles aussi. Et donc dans mon cadre... Je ne sais pas si vous voyez, on est nombreux. Du coup, on est un peu imbriqués dans des départements. À titre personnel, je suis dans le département Product & Tech, où il y a les designers, les ingénieurs, les PM, etc. Ensuite, je suis dans le Chapter Design, c'est l'équipe design, où il y a les product designers, les Brand Designers, les Design Ops. Et donc moi, je suis dans la partie Design Expert, où il y a la recherche utilisateur et ma manageuse est une user researcher. C'est comme ça que je m'intègre dans l'équipe produit. Et après, c'est plein de petits rituels avec eux, des discussions.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

On a un Slack aussi, par exemple, pour leur communiquer les nouveautés. J'espère que ça a répondu à ta question Hélène.

Sarah (Chance)

On a une nouvelle question aussi de la part de Kelly. Quels sont les trucs que tu aimais le moins, vraiment moins, dans tes postes de product designer et user researcher ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

À la recherche, il n'y en avait pas beaucoup, honnêtement. La tâche que j'aimais le moins, c'était quand il fallait transcrire et taguer des interviews. En gros, on s'imagine que vous avez discuté pendant une demi-heure, 45 minutes avec un utilisateur, une utilisatrice. Et ensuite, il fallait que je reprenne cet échange, que je le mette dans un outil qui s'appelle Dovetail, qui allait faire une transcription automatique de notre échange, mais pas du tout parfaite. Et ensuite, je prenais l'interview, je la réécoutais et je prenais les morceaux intéressants et je leur d'associer des tags, donc des catégories, des thématiques. Et ça, c'est un peu fastidieux. Et surtout, il n'y a pas le côté découverte, apprentissage, curiosité, parce qu'on l'a déjà eu pendant l'échange initial, mais c'est une étape absolument indispensable. Pour pouvoir donner des résultats, faire une analyse correcte, etc. Donc, c'est ce que j'aimais le moins, mais honnêtement, dans le métier de user researcher, je m'en suis rendu compte quand j'ai arrêté de le faire pour faire la REOPS. Il y avait très peu de choses que je n'aimais pas, globalement. Ce qui pouvait être un peu plus difficile, par contre, c'est de devoir évangéliser sur la pratique.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Ça, ça peut être un challenge que vous soyez designer ou user researcher. Si vous arrivez dans des équipes qui ont une petite ce maturity design, il va falloir un peu batailler pour expliquer aux gens pourquoi vous voulez aller discuter avec les utilisateurs et utilisatrices. Il va falloir vous frotter à beaucoup d'idées reçues type: Nous, c'est bon, on les connaît déjà. Non, vous avez des des visions, des impressions, des hypothèses, mais vous ne les connaissez pas. Et ça, c'est très énergivore. Et comment est-ce que j'ai twisté ça ? À partir du moment où j'ai commencé à avoir un peu d'expertise et à avoir plus le choix dans les entreprises avec lesquelles je pouvais travailler, j'ai décidé de retirer les entreprises qui avaient une trop petite maturité design parce que je voulais me concentrer sur mon travail, c'est-à-dire aller avec les utilisateurs ou faire du design. Mais en fait, je ne voulais pas convaincre les équipes, les dirigeants qui fallait le faire. Et après, il y a des gens qui aiment bien voir les mentalités changer et tout. Donc, je pense, ça dépend de chacun. Mais ça, c'est le plus difficile. Et dans le poste de designer, il y a beaucoup plus de choses que j'aimais moins et qui ont fait que j'ai pivoté vers la recherche Notamment, j'aimais moins le côté où des fois, il faut décliner ses designs.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Donc, par exemple, on imagine que vous êtes en train de designer un formulaire de contact. Pour le champ dans lequel les gens font écrire, il va falloir faire la version où il y a eu une erreur, la version où c'est bon, la version où ce n'est pas encore cliqué, la version où c'est cliqué, la personne est en train d'écrire. Vous voyez, il y a des petites déclinaisons comme ça. Et ça, créativement, je ne trouvais pas ça intéressant. Et dans le premier CDI que j'ai eu, comme j'étais seule, designeur et que la startup était à ses débuts, il fallait faire tout ça. Et ça, ça ne me plaisait pas forcément. Et un autre truc qui peut être un challenge et qui l'est pour énormément de designers à ma connaissance, c'est de collaborer avec les développeurs. Je pense que ça peut être un énorme pain point si vous n'êtes pas dans une équipe de développeurs qui sont avertis de ce qu'on fait dans le design. Et ça peut aussi être un vrai challenge et une frustration de se dire: En fait, ça, vous avez eu une idée brillante d'une interface et on ne peut pas la faire en l'état parce que techniquement, les développeurs disent que ce n'est pas possible.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Ce qui est peut-être le cas parfois, mais ce qui, des fois, n'est pas forcément le cas. Et ça, ça peut être un peu frustrant. Moi, ça me Je me suis vraiment frustrée énormément. Et surtout, ce n'était pas tant des choses que je n'aimais plus dans le design, c'est que j'avais identifié dans le métier de Product Designer ce truc que j'adorais, qui était la recherche utilisateur. Et j'ai envie de me consacrer plus qu'à ça.

Sarah (Chance)

Super. Alors, on va prendre une dernière question. Il nous reste quelques minutes. Je vois que Touria est en train de taper. En attendant la question de Touria, quelles sont, selon toi, les grandes qualités, que ce soit pour Product Designer, User Researcher ou en re-ups ? Quelles sont les grandes qualités ou les traits un peu de personnalité qui colle le mieux à ce type de poste ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Déjà, il faut être empathique. Pour moi, c'est indispensable, mais ce n'est pas de l'empathie en mode: Vous allez vous mettre à la place de vos utilisateurs, parce que ça, je le déconseille, mais c'est de l'empathie en mode: Il faut écouter ces utilisateurs, il faut avoir aussi cette curiosité de comprendre leurs problèmes, de comprendre leurs besoins, de toujours aller creuser. Vous le voyez, je suis très bavarde, donc c'est très dur pour moi, par exemple, d'écouter les gens. En tout cas, ça a été dur au début de leur poser des questions courtes, non biaisées. Ensuite, d'écouter tout ce qu'ils avaient à dire et de ne pas rebondir. Et ensuite, de passer à la question suivante parce qu'il faut essayer de garder l'échange sans biais et neutre. Ça, c'est des compétences qu'il faut avoir. Évidemment, il faut savoir travailler en équipe parce qu'un designer, il n'est jamais tout seul. Soit, vous aurez l'immense chance d'être dans une équipe design et dans ce cas-là, c'est trop bien, vous allez pouvoir collaborer avec plein de gens, etc. Soit, vous serez avec des ingénieurs des meilleurs dans tous les cas, si vous êtes seul designer ou des product manager. Il faut avoir cette capacité à travailler en équipe.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Je dirais, le top 3, c'est ça. C'est l'empathie, la curiosité et la capacité de travailler en équipe.

Sarah (Chance)

Super. Merci Vanessa. Dernière question, deux dernières questions. Une première de Tourya. Bonjour, selon ton parcours, tes rencontres, as-tu pu voir des personnes en reconversion totale, accéder facilement à des postes de product UX designer ? Et de la part d'Hélène, as-tu un portfolio ?

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Alors, je n'ai plus de portfolio actuellement parce que techniquement, je ne suis plus designer. Et en plus, j'ai oublié de racheter mon hébergement au VH. Donc, il a juste disparu. Mais par contre, Hélène, je vois que tu as beaucoup de questions. D'ailleurs, c'est valable pour tout le monde. Je ne suis pas toujours très réactive sur LinkedIn Pauline, mais si vous voulez m'ajouter, me poser d'autres questions, n'hésitez pas, ce sera avec plaisir. Donc, je n'ai pas de portfolio en ce moment, mais j'en ai eu un, donc je pourrais te l'envoyer. Et pour la question précédente, oui, j'en ai vu. Alors après, toujours par le biais d'une formation. Je n'ai pas vu des gens qui arrivent vraiment, je ne sais pas, qui étaient professeurs des écoles et qui, sans formation, arrivent à passer et à trouver du travail directement. Par contre, il y a des formations qui sont extrêmement qualitatives et qui vous donnent... Qui sont tellement un gage de qualité dans le secteur qu'elles vous ouvrent des portes. Et il y a même des formations qui ont des systèmes de réseau. Évidemment, moi, je pense au laptop aussi parce que j'ai travaillé avec eux, mais tout simplement parce que pour moi, c'est une vraie référence dans le design pour se former.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Après, il y a beaucoup de formats boot camp pour se former aussi, où vous allez passer 8, 12 semaines en formation intensive et vous ressortez, vous avez les compétences de base. Après, globalement, pour des juniors, c'est toujours plus dur de trouver du travail qui soit en reconversion ou pas, mais ce n'est pas infaisable. J'en ai vu en dev, en product, j'en ai vu aussi quelques-uns, mais je pense que ce qu'il faut, c'est montrer votre curiosité pour le métier et avoir quand même fait une formation, même si c'est des MOOC. Je sais que Google, notamment, a une formation gratuite en UX par laquelle vous pouvez commencer avec les gages de qualité. Je pense que oui, c'est accessible, c'est faisable, mais par contre, il faut quand même se former, je pense.

Sarah (Chance)

Super. Merci beaucoup Vanessa d'avoir répondu à nos questions. Merci à vous aussi d'avoir posé vos questions dans le chat. Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne journée et encore vraiment merci Vanessa pour cet échange.

Vanessa Vallée (Product Designer & User Researcher)

Avec plaisir. Merci beaucoup. Au revoir. Au revoir.

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