Marly Diallo, Product manager

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Interviewer (Chance)

Bonjour. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Marly.

Marly Diallo (Product manager)

Bonjour.

Interviewer (Chance)

Grand merci d'être avec nous cet après-midi pour nous présenter ton métier de Product Manager. Un grand merci à vous qui êtes connectés. Donc n'hésitez pas à poser toutes vos questions à Marly qui prend une trentaine de minutes avec nous cet après-midi pour nous présenter son métier. Moi, j'ai une première question pour toi, Marly, c'est justement, est-ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours et qu'est-ce qui fait que tu es arrivée à ce métier-là aujourd'hui ?

Marly Diallo (Product manager)

Oui, avec plaisir. Alors, j'ai un parcours assez atypique, je dirais, assez indirect, avec des expériences dans plein de secteurs très différents les uns des autres, mais qui, à chaque fois, sont réellement passionnés. Moi, je suis diplômée d'une école de commerce. À l'époque, je ne savais pas trop ce que j'avais envie de faire. Et puis, j'ai fait un stage de fin d'études dans le monde de l'immobilier commercial. Et là, j'ai eu le sentiment que c'est quelque chose qui m'amuserait au quotidien. Donc, j'ai postulé au Graduate Program d'Unipay Rodemco, où j'ai commencé un métier d'asset manager en charge de projets de commercialisation et de rénovation de grands centres commerciaux comme Parly 2, Les Quatre Temps, Forum des Halles, si vous le connaissez. Et puis, après cinq ans à faire ça, j'ai décidé de partir pour un projet plus entrepreneurial. J'avais envie de rejoindre une plus petite structure. Et là, j'ai travaillé un an au-dessus d'un bar pour structurer la recherche de nouveaux lieux de vie. L'idée, c'était de trouver des lieux uniques dans le paysage parisien pour offrir une expérience immersive aux clients. C'était très chouette. Et puis, ça s'est arrêté de manière assez brusque. Ça a été un peu la douche froide parce qu'il a fallu à nouveau se poser des questions sur ce que j'allais faire après ces deux expériences qui étaient très, très différentes.

Marly Diallo (Product manager)

Et là, j'ai rejoint une entreprise qui porte une magnifique mission qui s'appelle InMemory et qui, à l'époque, offre un service en ligne pour accompagner les familles en deuil. Donc encore un secteur ultra différent. Et là, j'étais hyper touchée par la mission. C'était hyper en phase avec mes aspirations de l'époque. Quand je suis arrivée, on était quatre et on a vraiment vécu l'aventure, on a créé l'histoire ensemble, on a grandi, on a vécu plein de victoires, des échecs aussi. Mais surtout, c'est là que j'ai découvert que l'un de mes principaux moteurs, c'était l'impact. Là, on avait un impact hyper positif dans la vie de plein de personnes qui vivaient l'un des moments les plus éprouvants de leur vie. C'était une expérience hyper forte d'un point de vue professionnel, mais aussi personnel. Je suis restée quatre ans et demi et ensuite, j'ai su que je voulais continuer à travailler dans un métier où mon impact serait mesurable, tangible. Et c'est là que j'ai rejoint Doctolib à la fin de toute cette aventure en tant que Product Manager. Je suis dans la boite depuis plus d'un an maintenant.

Interviewer (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup. Et qu'est-ce qui a fait ? Qu'est-ce qui t'a mené justement au product management ?

Marly Diallo (Product manager)

Très bonne question. Déjà, J'ai d'abord choisi Doctolib parce que j'adore le produit. En tant que patient, c'est un produit qui a réellement changé ma vie au quotidien. Cette mission incroyable de permettre un accès, faciliter la santé, je la trouve vraiment géniale. Je suis hyper fière d'y contribuer. Et puis ensuite, les métiers de product manager, je l'ai choisi parce que j'avais envie d'être plus proche des utilisateurs, de comprendre leurs besoins. Pour moi, c'était important de toujours se remettre face à: OK, de quoi les utilisateurs ont besoin et en quoi mon travail de tous les jours va vraiment permettre d'apporter des solutions concrètes. Et ça, c'est l'essence même du métier de Product Manager. Et c'est par ce moteur-là que j'y suis arrivé.

Interviewer (Chance)

Ok. Et est-ce que tu peux nous décrire un peu les missions et responsabilités ? Qu'est-ce que c'est finalement d'être Product Manager chez Doctolib ou de manière de manière générale ?

Marly Diallo (Product manager)

De manière générale, ce n'est pas facile parce que ça dépend beaucoup de la société dans laquelle on est, de son stade, de son produit. Je ne pourrais pas forcément parler de manière générale, mais de ce que je connais, en tout cas chez Doctolib, est le product manager. Une journée type, ça va être passer du temps à écouter les utilisateurs, à la fois des patients ou des professionnels de santé. Moi, dans mon métier, en particulier quotidien, je travaille plus avec des professionnels de santé pour essayer de leur construire le logiciel de demain pour qu'ils puissent gagner du temps et passer plus de temps avec leurs patients. En ce moment, je parle avec des kinésithérapeutes. Je découvre leur métier passionnant. Je fais plein de terrain Je vis ma vie avec eux. Je leur demande ce qui marche bien pour eux, ce qui est plus pénible et comment on pourrait les aider à changer ça. Donc vraiment une écoute et une proximité avec les utilisateurs qui est très proche. Et puis ensuite, je passe beaucoup de temps à essayer de comprendre leurs problèmes et à comment les découper en petits morceaux, en problèmes plus petits, pour qu'on puisse faire des petits pas, avancer avec des petits projets, pour que chaque jour, on puisse apporter une solution très concrète à des problèmes.

Marly Diallo (Product manager)

Ce qui peut faire un peu peur parfois dans ce métier de prod' c'est qu'on a souvent des très gros problèmes. On se dit: Mais en fait, je Je ne sais pas par quel me prendre. C'est trop gros, c'est trop dur. Le but du jeu, c'est vraiment de séquencer et d'apporter des solutions, d'essayer. Parfois, on ne trouve pas la solution tout de suite, d'itérer et ensuite de recommencer. Et pour faire ça, je ne le fais pas toute seule. Je travaille avec plein de gens. Je travaille avec des personnes qui sont en contact aussi avec les praticiens comme des commerciaux, des sales, des personnes du support. Je travaille avec des designers qui proposent des idées vraiment de mise en application sur une interface. Et bien sûr, je travaille avec des développeurs qui ont le talent pour exécuter ces solutions qu'on imagine sur des coups de papier. D'ailleurs, je suis dans une salle, c'est une autre, c'est On fait ça aussi quand on est product manager, on fait des schémas, des dessins, on imagine des trucs. Et pour qu'à la fin, on ait des utilisateurs qui soient contents des logiciels, des produits qu'on qu'on leur propose.

Interviewer (Chance)

Super, merci beaucoup Marlie. On a les premières questions qui sont arrivées sur le chat, notamment une de Margaux qui demande: Est-ce qu'il y a des hard skills à maîtriser ou des outils spécifiques que tu utilises dans ton métier ?

Marly Diallo (Product manager)

Des hard skills, franchement pas tellement. Je pense qu'il faut surtout être organisé, avoir de l'écoute, savoir vraiment écouté et puis, vraiment être organisé et pas avoir peur de suivre aussi parfois des étapes un peu clés de: OK, d'abord, j'essaie de comprendre, avant d'aller tout de suite dans une solution, quel est vraiment le problème ? Est-ce que je l'ai vraiment compris ? Et une fois que ce problème, je l'ai compris, formuler des hypothèses, ensuite aller tester ces hypothèses. Très vite, il faut se confronter à la réalité du terrain et se dire ce que j'imagine dans ma tête. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que ce n'est pas vrai ? Et puis, valider ou invalider. Puis ensuite aller vers la solution, donc vraiment découper ça. Je dirais que c'est plutôt ça les skills qu'il faut avoir, c'est être vraiment méthodique. C'est important pour ne pas se perdre. Et puis ensuite, on n'a pas forcément besoin de savoir coder pour être product manager. Il y a des product managers qui sont assez techniques. Ça dépend des sujets sur lesquels on est. Il y en a qui le sont moins, où il n'y a pas forcément besoin de l'être. Je pense que c'est un métier qui est accessible à tout le monde dès lors qu'on a cette curiosité d'aller auprès des utilisateurs, de les entendre et de pouvoir bien traduire leurs besoins en problèmes et en solutions.

Interviewer (Chance)

Ok, merci beaucoup. On a une question de Julie qui est arrivée. Est-il facile pour un profil junior de trouver un emploi ?

Marly Diallo (Product manager)

Oui, je pense qu'il y a pas mal de boites qui sont tout à fait ouvertes à un product manager. Je veux dire, il y a plein de stades différents, de grades différents. On commence product manager au départ où on travaille avec des senior managers ou des lead managers qui nous accompagne sur la manière dont on fait le métier. Donc, on ne va pas tout de suite être en charge d'un périmètre trop haut ou même être en charge d'une autre personne qu'on devra manager. Donc bien sûr, on peut commencer en étant junior et puis apprendre. Il y a plein d'exemples de product manager qui sont arrivés les premiers dans des petites structures et qui maintenant sont chief product officer, qu'on l'a vision stratégie produits global. Bien sûr, c'est tout à fait possible.

Interviewer (Chance)

Il y a Pierre qui a posé la question lorsque tu parlais que tu allais sur le terrain écouter les kinés, comprendre leurs problèmes. Il demandait quels sont les moyens pour écouter les utilisateurs ?

Marly Diallo (Product manager)

Les moyens concrets ?

Interviewer (Chance)

Je pense, oui.

Marly Diallo (Product manager)

Moi, je fais deux trucs. Je vais physiquement avec eux. Je vais dans un cabinet, puis je me mets à côté d'eux, puis je leur pose des questions, je regarde et je prends des notes. Vraiment, vis ma vie, petite souris à côté du praticien. Et puis, Ce qu'on peut faire aussi parfois, c'est... Moi, j'aime bien aussi faire du vis ma vie avec les personnes des équipes support. Les équipes support, c'est celles qui reçoivent les appels des utilisateurs quand il y a un problème, une question. Ça, c'est hyper intéressant parce qu'on fait un peu de double écoute pour écouter avec leurs mots ce qui se passe, quel est le problème, est-ce qu'il y a quelque chose qui a été mal compris, quelque chose qui ne fonctionne pas, quelque chose qui devrait mieux marcher. Ça, c'est aussi une manière de faire du terrain. Et puis aussi, autrement, on peut faire des Google Meet, des visios où ils nous partagent leur écran avec leur logiciel actuel, leur ancien logiciel, pour qu'on comprenne comment ils travaillent, sur quoi ils cliquent. Tiens, vous n'avez jamais regardé cet onglet-là, pourquoi ? Et on leur pose vraiment des questions hyper basiques pour s'imprunier au maximum de ce qu'ils font au quotidien pour vraiment tout comprendre.

Marly Diallo (Product manager)

Le but du jeu, c'est d'être 100% imprégnés de ce qu'ils font, de comprendre et qu'il y ait pas le moins de trous dans la raquette possible pour que nous, on puisse apporter la solution la plus pertinente.

Interviewer (Chance)

Merci beaucoup, Marly. On a une nouvelle question d'Anaïs qui demande la différence entre un product owner et un product manager chez Doctolib. Et est-ce que toi, tu travailles avec des product owners ?

Marly Diallo (Product manager)

C'est une bonne question. Je ne connais pas la différence pour être très, très honnête. Chez Doctolib, il n'y a que des product manager. J'ai vu passer plein d'articles là-dessus et je pense que c'est des différences de méthodes de travail avec des outils de Scrum ou des choses comme ça. Mais en gros, quand on est product manager, il n'y a pas de product owner chez Totalib, mais les product manager, on est responsable d'un périmètre cohérent de fonctionnalités. On entre elles pour un produit dédié. Et on travaille à la fois la définition de la vision de: Où est-ce qu'on veut amener le produit sur notre partie et comment on travaille au quotidien avec les développeurs pour délivrer. On a à la fois la partie un peu vision stratégique et la partie délivrée au quotidien.

Interviewer (Chance)

Justement, c'est intéressant ce que ça rebondit sur une question d'Amory qui te demandait ton périmètre de chez Doctolib ? Est-ce que c'était une petite partie de l'application ou l'intégralité du parcours ?

Marly Diallo (Product manager)

Heureusement, c'est une petite partie du produit, puisque le produit est monumental. Nous, en tant que patients, on connaît surtout le produit de prise de rendez-vous en ligne. Ça, c'est le produit historique de Doctolib qui a été créé il y a 10 ans. Et depuis trois ans, il y a un autre produit qui est sorti, qui est vraiment le logiciel métier utilisé par les médecins. C'est ce que voit le médecin derrière son ordinateur quand vous êtes en consultation. Là-dessus, il peut rentrer des notes sur la consultation. C'est là qu'il fait la prescription qui peut suivre un petit peu votre parcours de santé. Nous, on fait pareil maintenant pour un autre produit qui est Doctolib Kiné, qui est sorti il y a quelques mois. Sur la partie Doctolib Kiné, mon périmètre, il est vraiment sur la partie financière du logiciel et de manière plus précise sur comment les kinés parviennent à bien gérer leurs revenus, parce que ce sont des professionnels de santé, mais c'est aussi des entrepreneurs. Un kiné, en général, c'est des professions libérales. Ils ont leurs charges, leurs revenus. Et puis c'est important pour eux de voir le résultat de leur travail. Donc moi, je m'occupe vraiment de cette partie-là spécifique.

Marly Diallo (Product manager)

Moi et mon équipe, parce qu'on ne fait pas ça tout seuls. Mais non, on en a des petits bouts. Après, ça dépend encore une fois des boîtes, des produits, de la maturité des produits. Et parfois, on peut être en charge de tout le produit quand on est tout seul. Et c'est complètement OK. Ça dépend du nombre d'utilisateurs, de la charge technique, de l'architecture, etc.

Interviewer (Chance)

Il y a une question de Jérémy qui me demandait comment tu t'es formée au métier de PM.

Marly Diallo (Product manager)

Je ne me suis pas vraiment formée, en tout cas avant, au métier de PM. Je pense que toutes les expériences que j'ai vécues avant, finalement, elles forment quelque part au métier de PM. Parce que quand j'étais, par exemple, à cette manager chez Unibail Rodamco, j'ai fait beaucoup de gestion de projets, de se dire: OK, comment on sort une extension de 10 000 mètres carrés d'un centre commercial quand aujourd'hui, à la place de cette extension, il y a un parking. C'était vraiment ça, une question qui se posait. Il fallait découper, faire des projections dans le temps, estimer des budgets, etc. C'est un peu une démarche vraiment de gestion de projet qui se retrouve dans plein de métiers, déjà. Et puis, par exemple, ensuite, j'ai complété ça quand je suis allée chez InMemory, où on était en contact tous les jours avec des familles en deuil. Pour bien comprendre comment on offrait un bon service, il fallait leur parler. Donc, en fait, j'ai passé des centaines d'appels auprès de familles pour essayer de comprendre ce dont elles avaient besoin, en quoi je pouvais les aider, etc. Cette approche très user-centric qui m'a aidé. Et puis ensuite, j'ai aussi beaucoup appris en arrivant chez Doctolib avec une méthodo qui était hyper claire sur un peu les différentes étapes à suivre.

Marly Diallo (Product manager)

Et c'est comme ça, je pense qu'on se forme. Il y a beaucoup de bon sens, je pense. Et ensuite, un peu de méthodo qui est propre certainement à chacune des boites.

Interviewer (Chance)

Merci. On a une question de D'Amoré qui: Est-ce que tu as des conseils pour transitionner de développeur à PM ?

Marly Diallo (Product manager)

C'est une bonne question. Moi, je n'ai jamais été dev, mais j'ai des collègues qui étaient dev et qui maintenant sont PM. Un conseil, je pense que ça Je pense que parfois, quand on est dev, il faut... Parfois, on est peut-être un petit peu dans son sujet, on code, on sort les trucs, on est vachement dans le delivery. Et peut-être toujours se poser la question, mais ça, ça joue aussi selon le PM avec le client de travail, se poser la question du pourquoi. On est en train de faire ce qu'on fait et c'est toujours un peu de dézoomer pour se dire: OK, c'est quoi le besoin du client ? Est-ce que ce que je fais, c'est vraiment utile derrière ou pas ? Un peu se poser la question à chaque fois du pourquoi. Ça aide, je pense, à avoir une posture déjà un peu plus PM. Je dirais ça. Après, c'est vraiment de mon humble avis, de personnes qui n'a jamais eu de développeur. Il faudrait lui poser la question directement. Mais voilà ce que je répondrais.

Interviewer (Chance)

Merci beaucoup, Maralie. On a une question de des marques qui demande des conseils pour réaliser au mieux un cas produit, c'est-à-dire quels angles étapes à aborder, par exemple en entretien ?

Marly Diallo (Product manager)

Ouais, super question. Déjà, il y a plein de ressources sur Internet. Moi, j'ai dû faire un cas aussi et franchement, j'ai regardé des vidéos trop chouettes sur YouTube de l'IPM et tout, qui expliquent un petit peu comment eux, ils évaluent justement un candidat qui passe un cas. Je pense que ce qui est important de faire, c'est de toujours essayer de bien reposer le contexte de ce dont on parle, reposer le contexte, reposer le problème, définir ce qu'on appelle la user journey. En gros, l'utilisateur en question, il passe par quelles étapes ? Vraiment découper. Voilà, là, il fait ça, là, il regarde ça, voilà ce qui se passe. Là, c'est un point de friction, on a identifié, etc. Bien découper les étapes. Ensuite, définir un problème et vraiment le plus tard possible, une fois qu'on a défini le contexte La journey, le problème, peut-être aussi même les attentes, peut-être qu'il y a des personas qu'on peut imaginer, de se dire: Là, l'utilisateur A, il attend plutôt ça, il fait plutôt ceci. L'utilisateur B, il est plutôt comme ça. Ses attentes, elles sont plutôt là. Voici son profil. Potentiellement, il peut y en avoir. Pas toujours, mais il peut.

Marly Diallo (Product manager)

Et une fois qu'on a défini tout ça, on va vers la solution. Mais la solution, il faut qu'elle arrive de manière un peu logique une fois qu'on a défini tout le contexte, tous les points de friction et tous les problèmes. Ça, c'est vraiment un conseil que je donnerais. Ce n'est pas arrivé en cas avec: Voici la solution, puisqu'en fait, des solutions, il y en a plein et il y en a plein qui sont valables. En revanche, ce qui est intéressant, c'est comment tu auras réfléchi au problème, comment tu auras réussi à le découper, comment tu auras identifié ce qui est vraiment clé pour prioriser justement une solution.

Interviewer (Chance)

Super. Merci. Merci beaucoup, Marnie, pour ta réponse. Une question qui est peut-être: est-ce qu'il y a un profil type pour être product manager en termes de formation, d'âge ? Je pense que tu as peut-être déjà donné quelques éléments de réponse, mais est-ce qu'il y a des formations peut-être que tu recommandes ?

Marly Diallo (Product manager)

Je ne pense pas qu'il y ait de profil type. En fait, c'est un métier qui est quand même assez nouveau, honnêtement. Il y a plein de gens qui sont devenus product manager avec d'autres expériences antérieures. Moi, je suis product manager après 10 ans de plein de ma métier différent dans plein de secteurs et en fait, ce n'est pas du tout bizarre. J'ai des collègues qui sont beaucoup plus jeunes dans ses premiers boulots, qui font Product Manager aussi. Non, je ne pense pas qu'il y a un profil type, mais après, oui, je trouve qu'il y a des skills qui sont recherchés pour ce type de métier et qui sont à ce qu'on citait tout à l'heure, de l'écoute, la méthode, un peu de rigueur. Moi, j'ai des collègues qui sont ingénieurs, j'ai des collègues qui ont fait des écoles de commerce, une collègue qui était avocate. Il y a vraiment plein de types de profils. Il y a des sales aussi, pas mal de commerciaux qui étaient en contact avec, justement, les utilisateurs qui deviennent aussi Product Manager. Je pense qu'il y a plein de chemins qui mène à ce métier.

Interviewer (Chance)

On a une question intéressante de Julie: est-ce que c'est 100% dédié à des produits numériques ?

Marly Diallo (Product manager)

Alors... Tel qu'on l'entend aujourd'hui, je dirais que oui, mais peut-être que je dis une bêtise. Après, je pense que la traduction, c'est peut-être chef de produits. En réalité, on doit pouvoir faire ce métier dans des métiers pas numériques. Je pense que c'est toujours un peu pareil. C'est OK, de quoi mon client ou mon utilisateur a besoin et comment je lui apporte le meilleur produit qui irait bon. En vrai, c'est ça la définition la plus générale. Après, aujourd'hui, ça se fait beaucoup sur des métiers numériques, mais ça doit certainement s'appliquer à d'autres secteurs, je pense.

Interviewer (Chance)

Et une question sur la charge de travail entre l'équipe vie pro/vie perso et ce métier-là. Est-ce que c'est jouable ? Comment c'est ?

Marly Diallo (Product manager)

Je parle de ce que je connais, en tout cas, chez Doctolib. Oui, carrément hyper jouable. T'as dit que c'est une entreprise qui est hyper respectueuse de la vie personnelle des salariés. D'ailleurs, c'était un critère très important pour moi. Plus jeune, j'ai vécu dans des boîtes où le rythme J'ai été hyper soutenue. À l'époque, ça m'allait. Je pense que là, je n'ai plus forcément envie de le faire. Ma vie, elle a changé. Je suis devenue maman, je suis mariée. Je sais que mon job, il est important, mais qu'il y a plein d'autres choses qui sont tout aussi, si ce n'est plus importantes que ça. C'est hyper important de le valider parce que vous préservez son équilibre, la santé physique, mentale et aussi son énergie pour soi, pour ses son projet perso, sa famille, ses amis, il faut en sortir du temps pour soi. C'est hyper clair. Après, bien sûr, ça va avec les moments de vie de chacun. C'est complètement OK. Il y a toujours du boulot, il y a toujours des trucs à faire. Et ensuite, il faut juste accepter le bon équilibre pour chacun. Mais c'est important, en tout cas, je pense, de le sonder avant de signer avec une boite, parce que c'est des cultures ou c'est des entreprises qui sont plus ou moins Plus ou moins diffusse.

Interviewer (Chance)

Merci beaucoup pour ta réponse. On a une question qui concerne plus Doctolib. C'est: Est-ce que les personnes, les ressources dédiées aux produits, elles sont embauchées par Doctolib ou est-ce que vous travaillez également avec des des freelances ?

Marly Diallo (Product manager)

Essentiellement des gens dans la boite, mais je sais que c'est arrivé pour, par exemple, des designers qui ont travaillé en freelance, en mission pour Doctolib et qui, finalement, ont été embauchés derrière. À ma connaissance, je ne parle que d'une seule personne, mais c'est plutôt des gens salariés.

Interviewer (Chance)

Ok. Et une autre question, c'est: quels seraient les inconvénients de ce métier-là ?

Marly Diallo (Product manager)

Je n'ai pas trop identifié pour l'instant. Après, c'est toujours Mais peut-être que c'est propre à tous les métiers, je ne sais pas. Les inconvénients, c'est de se dire peut-être... Moi, ce que je trouve super d'être Product Manager sur du software, c'est que ça peut aller vite et que quand on s'est trompé, on peut changer. Rien n'est gravé dans le marbre. Ça bouge tout le temps, c'est mouvant et c'est super agréable de se dire: OK, ce n'est pas grave, on itère, on recommence, on a encore une chance, on nous donne le droit de se tromper. Et ça, c'est assez extraordinaire puisqu'il n'y a pas beaucoup de métiers qui offrent cette liberté-là. La contrepartie, peut-être, c'est un truc que tu avais dit que tu allais faire au prochain trimestre. En fait, tu ne vas pas le faire. Tu Les roadmaps, elles peuvent un petit peu changer, donc il faut s'adapter parce que ça va vite et parce qu'il faut s'adapter toujours aux besoins des utilisateurs. Il y a quelque chose qui, il y a six mois, n'était pas forcément préco, tout d'un coup remonte en haut de la pile, ça devient une prio, finalement, j'avais prévu de faire ça, je vais faire autre chose.

Marly Diallo (Product manager)

C'est peut-être, je dirais, le seul truc qu'il faut savoir un peu jongler et se dire: OK, ça fait partie du métier de finalement switcher et changer sa feuille de route en cours.

Interviewer (Chance)

Super. Merci beaucoup pour cette réponse. On a une autre question qui est à peu près le salaire d'embauche d'un PM junior en France.

Marly Diallo (Product manager)

Aucune idée. Peut-être regarder sur Glassdoor, honnêtement, je ne sais pas.

Interviewer (Chance)

Ok. Est-ce que tu as des idées de grilles de salaire de fourchettes de salaire ? Non, le mieux, c'est d'aller regarder sur Glassdoor.

Marly Diallo (Product manager)

Ouais, franchement, ça dépend des tailles des boites, des budgets, des expériences. C'est trop dur comme question. Franchement, je n'ai pas envie de dire des choses.

Interviewer (Chance)

Est-ce que tu as... C'est Catherine qui pose la question sur les compétences dev de base qu'il faut maîtriser pour devenir product manager. Il me semble qu'à un moment, tu as répondu: Il ne faut pas savoir savoir coder ?

Marly Diallo (Product manager)

Pardon, je suis désolée, je n'ai pas entendu le début de la question.

Interviewer (Chance)

Les compétences dev de base qu'il faudrait maîtriser pour devenir product manager. Je sens qu'à un moment, tu as dit qu'on n'était pas obligé de savoir coder.

Marly Diallo (Product manager)

Je pense qu'on n'est pas obligé du tout. Ce n'est pas un prérequis. Moi, j'ai plein de collègues product manager qui ne savent pas coder. Moi, j'ai appris à coder parce que j'avais envie d'apprendre à coder et je l'ai fait parce que j'avais le temps quand je suis partie de eMemory et on n'a plus beaucoup de temps de faire des trucs qui nous font kiffer. Et moi, pendant le temps que j'avais, j'ai décidé d'aller apprendre à coder. J'ai fait un boot camp. C'était génial, j'ai adoré. Et du coup, aujourd'hui, en tant que Product Manager, je suis contente d'avoir ce skill parce que je me sens aussi un peu plus proche de mes développeurs. Je me sens un peu plus pas légitime et je comprends ce qu'ils font. Et du coup, j'ai peut-être un peu plus d'empathie sur quelque chose. Quand il y a un bug qui arrive, je sais que ce n'est pas juste... Il ne faut pas C'est pas juste changer un truc, ce n'est pas juste un petit ticket. Ça permet aussi de se comprendre un petit peu mieux. Donc, de ce point de vue-là, c'est utile, mais au quotidien... Par exemple, moi, je ne code pas, je n'ai même pas accès Je n'ai pas accès au logiciel pour le faire.

Marly Diallo (Product manager)

Donc, je pense que c'est un plus et c'est chouette si tu sais, mais ce n'est pas du tout un prérequis. Il ne faut pas être bloqué en se disant: Je peux pas être product manager parce que je ne sais pas développer. C'est deux deux métiers différents. On bosse ensemble, mais la même passion n'a pas le même maillot.

Interviewer (Chance)

Merci pour cette réponse. On a une question de Patrick qui demande si vous essayez de suivre des méthodes produits plutôt à la lettre ou est-ce que vous avez de la flexibilité et un peu d'adaptation ?

Marly Diallo (Product manager)

Oui, carrément, on a toujours un peu de flexibilité. D'ailleurs, souvent, quand on revient à la méthode littérale, c'est quand c'est un gros sujet ou qu'on se sent un petit peu perdus, c'est toujours le filet de sauvetage, de se dire: OK, attends, je me repose, c'est quoi la méthode où j'en suis ? Est-ce que j'ai bien fait ces étapes-là ? Etc. Mais on n'est pas dogmatiques. En plus, franchement, Doctolib, c'est une boite hyper entrepreneuriale. On a énormément d'initiatives, on nous incite à tester, à être un peu bold. Donc, on ne nous reprochera jamais de ne pas avoir été trop scolaire par rapport à la méthode. En revanche, il faut vraiment le vivre comme une vraie aide, une vraie ressource pour nous orienter quand on est un peu perdus. Et c'est trop bien d'avoir ça. Super.

Interviewer (Chance)

Et peut-être pour une dernière question d'Anaïs: Est-on vieux à 40 ans pour être PM ? Et quel âge ont à peu près les PM, les dev, etc.

Marly Diallo (Product manager)

Vieux à 40 ans ? Moi, j'ai 37 ans. Ça fait un an que je suis PM. Non, je ne pense pas. Franchement, pas du tout. Moi, j'ai des collègues qui ont 10 ans de moins que moi, ils me font trop marrer. Non, il n'y a pas de question d'âge. Je pense que c'est toujours une question d'état d'esprit, curiosité, d'énergie, d'avoir envie d'y aller. Je veux dire, on est où ? On est où pour rien, franchement. Non, non, on ne peut pas dire ça. De mieux sortie, de toute façon.

Interviewer (Chance)

Super. Ce live est passé extrêmement vite. Il y avait beaucoup de questions. Merci tout le monde d'avoir posé ces questions. J'espère qu'on aura balayé à peu près toutes vos interrogations. Merci beaucoup Marlie d'avoir pris ce temps pour échanger avec nous, répondre aux questions. Tous ces live-là s'inscrivent dans une dimension d'entraide et dans notre communauté d'entraide. Donc, n'hésitez pas à regarder tout au long de la semaine, peut-être d'autres métiers qui peuvent vous intéresser et à vous renseigner sur justement cette dimension et notre communauté d'entraide. Je viens de vous mettre le lien sur le chat. Je vous souhaite une bonne fin de journée. Un grand merci à vous toutes et à vous tous. Et on vous dit à très vite. Merci. Au revoir.

Marly Diallo (Product manager)

Merci beaucoup.

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