Sommaire

Antonia De Sousa, Professeure de Yoga

Vidéo Youtube

Transcription complète

Gaelle (Chance)

Bonjour à tous.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Bonjour.

Gaelle (Chance)

Je vois qu'il y a des gens qui sont déjà en train de se connecter. Bienvenue dans ce live en coulisses de chance pour découvrir le métier de professeur de yoga avec Antonia. Et merci Antonia d'être avec nous. Avec plaisir. Déjà, est-ce que les personnes qui sont connectées peuvent nous dire un peu dans le chat d'où vous venez, d'où vous vous connectez ? Qu'est-ce qui vous amène ? Pourquoi vous êtes là ? Est-ce que c'est parce que c'est la pratique ou le métier de professeur de yoga qui vous intéresse ? Est-ce que vous êtes curieux de découvrir ? Est-ce que vous vous êtes posé des questions sur ce métier ? Ça nous intéresse de savoir. Toulouse. Le but de ce live, c'est qu'il soit interactif, donc n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat et On pourra les poser à Antonia, elle pourra y répondre. Donc vraiment, n'hésitez pas à poser des questions, soit sur l'onglet Questions, soit dans le chat, comme vous voulez. Sandrine qui est intéressée par devenir prof de yoga. Moi, juste pour me présenter, je m'appelle Gaëlle, je travaille chez Chance et c'est moi qui vais aujourd'hui présenter ce live avec Antonia pour vous faire des découvrir son métier.

Gaelle (Chance)

Je suis ravie de pouvoir faire ça. Je pense qu'on va commencer. Juste pour ceux et celles qui ne connaissent pas Chance, on est une communauté d'entraide professionnelle et on est aussi une méthode pour aider à chacun et chacune à trouver sa place dans le monde du travail. On a plusieurs programmes. En général, celui que les gens connaissent le plus, c'est notre bilan de compétences Dans cette méthode, à un moment, on propose aux personnes qui sont accompagnées de se confronter à la réalité d'un métier, justement pour enlever tous les fantasmes, positifs comme négatifs d'ailleurs, qu'on peut mettre derrière les métier et vraiment découvrir la réalité d'une profession. En fait, c'est souvent en écoutant des professionnels parler de leur métier et de leurs pratiques qu'on peut vraiment se rendre compte si ça résonne avec nous et si ça nous correspond et si, ou Si au contraire, on avait des idées reçues. C'est exactement l'objectif de ce live et c'est pour ça qu'on propose toute cette semaine des live métier. On en propose 50 sur toute la semaine. Aujourd'hui, c'est avec Antonia qu'on va passer 30 minutes pour découvrir ton métier. Anne-cy, on adore la montagne. Oui, j'adore Annecy.

Gaelle (Chance)

Je crois qu'on va pouvoir démarrer. Antonia, est-ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours ? Comment tu en es arrivée à ce métier de coach, professeur de yoga ? Tu vas nous raconcer, c'est un peu plus complexe que ça d'ailleurs. Pourquoi tu as fait ce choix, en fait ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Alors, moi, déjà, j'ai passé 11 ans sur Paris dans des grosses boîtes françaises, dans le milieu du digital. Donc, on va dire rien à voir, finalement. Et puis, il y a un moment où je commençais à stagner Et pourtant, j'adorais mon métier. Parce que c'était un métier où je coordonnais des projets. Il y avait beaucoup de monde sur les projets. Et les quatre dernières années, j'avais aussi un rôle de manager. Donc ça, j'adorais le fait de voir évoluer les personnes. Mais du coup, j'ai eu aussi en parallèle, personnellement, un peu une perte de sens et beaucoup aussi de somatisation physique, des alertes du corps, de la fatigue, des crises d'angoisse. Et moi, je ne connais pas. Je Je ne voyais pas trop pourquoi. Et puis, il y a une coach qui m'a... J'avais été voir une coach qui, dans le cadre de cette reconversion professionnelle, une éventuelle. Et elle m'avait dit: Mais par rapport à tout ce que vous me dites, en fait, vous, votre métier, c'est l'accompagnement, c'est le coaching. Et puis, pour moi, le coaching, c'est coach, c'est quoi ça ? J'avais beaucoup de croyances aussi sur le milieu du coaching, donc ça ne me parlait pas trop.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Et effectivement, après, quand j'ai regardé un petit peu, je me dis: Oui, en fait, ça, c'est moi, le fait de voir évoluer les gens, le développement personnel, sécurité intérieure, le bien-être. C'est comme ça que j'ai commencé après à me former.

Gaelle (Chance)

Là, aujourd'hui, tu fais du coaching holistique, c'est ça ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

C'est ça, exactement.

Gaelle (Chance)

Qui est un peu hyper pratique parce que c'est beaucoup plus large que juste du yoga comme on l'entend, je pense.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Oui. C'est vrai qu'il y Dans le coaching, on va dire, ça veut tout et rien dire. Mais pourquoi coaching holistique ? Parce que le coaching holistique, il va prendre en considération le mental, mais également la partie énergétique, spirituelle et émotionnelle aussi. Pour moi, si on ne travaille que sur une des dimensions, ce n'est pas suffisant. Il y a un moment, il va manquer quelque chose parce que l'humain est complexe et que toutes les dimensions sont importantes. Il y a les dimensions physiques également aussi parce que... Tout à l'heure, je parlais par exemple des somatisations physiques. Ça, c'est une alerte du corps. J'aime bien demander dans mes coachings, par exemple, parfois: Est-ce qu'on se monte à mal quelque part ? Des fois, les gens me le disent non, mais après, ils me disent: Si, en fait J'ai des problèmes de digestion aussi. Ça, d'accord. Intéressant. Depuis quand ? Ça peut m'aider aussi pour comprendre là où est la personne.

Gaelle (Chance)

Du coup, Tu accompagnes quel type de public aujourd'hui et où aussi ? Où ils sont situés ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Je dirais que situés, ça veut dire partout où ils veulent, puisque j'ai décidé de faire ma pratique en distanciel, en tout cas la plupart du temps, parce que j'ai eu pas mal de déménagements et j'en ai encore un à venir. C'était une des raisons, mais également aussi pour la partie pratique, économie d'énergie parce que c'est un métier où il faut être en énergie. On ne peut pas aider les autres si déjà on ne s'aide pas soi et on n'est pas en forme. Et 80% des personnes que j'accompagne sont des femmes, mais il arrive que j'accompagne quelques hommes parce qu'en général, c'est des hommes qui veulent travailler sur leur partie plus vulnérable, qui sont prêts pour ça, parce que c'est plus difficile pour les hommes. Et des hommes aussi qui me font confiance. Sinon, la plupart, ce Ce sont des femmes. Ce sont souvent des femmes qui ont beaucoup de responsabilités. Ça peut être aussi des femmes qui veulent justement devenir coach, professeur de yoga, ou alors qui le sont déjà. J'accompagne beaucoup des personnes qui elles-mêmes accompagnent finalement. C'est la vie. En fait, on attire à soi un peu les personnes qu'on peut accompagner.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Même que ce soit dans mes cours de yoga ou des coachings, c'est soit des futurs qui ont envie, soit des personnes qui sont déjà dans ce métier, mais qui veulent aller plus loin, par exemple. C'est des personnes qui ont déjà travaillé sur elles en général. J'ai rarement de personnes qui n'ont jamais travaillé sur elles. Je n'en ai même pas eu. Ce n'est pas ma place. Je sens que c'est un moment des gens qui ont déjà commencé à cheminer et qui veulent faire un travail profond. Parce que ce n'est pas le plus simple, le travail profond. C'est exigeant.

Gaelle (Chance)

C'est des gens qui ont déjà une pratique de yoga. Par en général ou qui en ont déjà fait ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Pas forcément. Non, c'est plutôt des personnes qui ont déjà commencé à travailler sur elles, à se poser des questions sur leur vie, etc. Dans mes cours, j'ai des personnes qui ont déjà fait du yoga comme des personnes qui n'ont jamais fait. C'est vrai que moi, je me suis spécialisée en Yin yoga. Et le Yin yoga, c'est un yoga qui est très doux, lent et méditatif, qui est justement propice à cette connexion au corps, du soi. Je n'enseigne pas une pratique qui est physique, c'est le corps physique, mais pas que.

Gaelle (Chance)

Ce n'est pas que postural.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

C'est ça et ce n'est pas dynamique. Au contraire, on vient accueillir la lenteur et c'est challengeant plus sur le fait de ne rien faire. On fait beaucoup, mais c'est challengeant au départ.

Gaelle (Chance)

Comment tu t'es formée ? Parce que je pense que ça intéressera peut-être les personnes qui nous écoutent. Ça a été ton chemin humain ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Ma première formation, ça a été les soins énergétiques. Ça, j'ai kiffé. Ça m'a reconnecté à des sens et de me dire: En fait, le corps humain, on a des pouvoirs d'auto-guérison assez incroyables et qu'on peut aussi après aider les autres dans leur chemin. Comme j'ai voulu professionnaliser cette partie accompagnement de l'autre, je me suis dit que la formation de coaching était indispensable. Je me suis formée à Paris Non, c'était six mois, sept mois, je ne sais plus. Donc, coaching personnel et professionnel. Et puis, un peu insatiable d'informations et toujours voir plus. Et puis, quand tu es dans ce chemin, tu travailles davantage sur toi. C'est indispensable. Tu ne peux pas accompagner les autres si tu ne travailles pas sur toi. Ça, c'est comme de l'évidence. Après, j'ai continué. Je me suis formée aussi à des outils, on va dire comme la photothérapie, à partir d'une photographie ou des photographies. Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ? Je me suis formée à professeur de yoga, évidemment, dans lequel j'ai ajouté également le breathwork. Ça, c'est une technique de respiration qui est très puissante également. La sonothérapie, là, c'est plus la partie les bains sonores, le tibétin. Ça, c'est très cool à ajouter dans mes cours de Yin yoga.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Et puis, je me suis spécialisée en Yin yoga. Après, j'ai refait une formation de 50 heures en Yin pour vraiment aller plus en profondeur dans cette pratique. Dans les grands lignes, c'est ça. Il y a d'autres choses, mais voilà.

Gaelle (Chance)

Non, mais c'est très riche. On fait la mesure avec plein de briques, j'ai l'impression. Il y a Daphné dans le chat qui nous demande: Quand tu étais dans le digital, tu faisais déjà du yoga. Est-ce que c'est ça qui t'a donné envie d'aller vers ça ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

C'est très drôle parce que non. Moi, c'est vrai que j'ai eu du mal à trouver des cours de yoga qui me correspondaient vraiment. Et honnêtement, je me faisais vraiment chier au yoga. Franchement, c'est un gros paradoxe. J'avais envie, mais en même temps, je m'ennuyais parce qu'en fait, quand j'étais plus jeune, je faisais de la gymnastique rythmique, de la GRS. Et du coup, j'avais un peu des croyances sur le yoga, sur ce côté vraiment la souplesse, etc. Et en fait, je me suis rendu compte qu'il y avait plein de types de yoga différents, enseignés par des personnes uniques et différentes. Donc, en fonction de la pratique que tu choisis, de l'enseignant. En fait, c'est du tout au tout. Il y a des personnes qui vont prendre en compte la partie spirituelle, d'autres pas du tout. Tu as des cours, ça va plus sembler à de la gymnastique et d'autres plus un travail vraiment profond de conscience, de soi, de ses émotions. Il y a des yoga qui sont très dynamiques. Moi, j'aime bien pour ma propre pratique semi-dynamique, mais moi, ce que j'enseigne, c'est du extrêmement lent. Même moi, il y a quelques années, si j'avais fait du yoga, je n'aurais pas compris pourquoi on faisait ça, de dire: C'est bon, je peux être chez moi tranquille aussi.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Mais en fait, c'est un cheminement, on va dire. C'est C'est assez atypique, on peut dire. Je ne sais pas.

Gaelle (Chance)

Je crois qu'elle veut savoir si tu as fait toutes ces formations en parallèle de ton emploi dans le digital. Et du coup, je pense que la question derrière, c'est effectivement celle du financement de ta reconversion.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Oui. J'ai commencé à me former, effectivement, quand j'étais en entreprise. Pour moi, c'était indispensable parce qu'une reconversion, ça peut prendre du temps. C'est ça, prendre du temps. Il y a des gens qui vont vous dire: Oui, deux jours en moins, j'ai tout quitté. Ce n'est pas vrai, en fait. Le processus, il commence à partir du moment où déjà, on se pose des questions. Ça commence ici, en fait. Moi, j'avais commencé à me former aux soins énergétiques, au coaching. Ensuite, c'est vrai que pendant ma formation de coaching, c'était assez intense. Là, je me suis dit: C'est un peu intense et j'aimerais bien donner plus de mon énergie dans ma nouvelle profession, ce que je suis en train d'apprendre. Donc, j'ai commencé par un 80%. Mon employeur a accepté un 80%. Ça, c'était la première étape qui m'a permis de souffler et de trouver un peu un rythme. Après, il ne faut pas mentir, j'ai beaucoup travaillé à côté aussi pendant mon propre travail pour justement monter en compétence et ne pas tout quitter du jour au lendemain. Et ensuite, j'ai quitté l'entreprise. Là, j'ai continué à me former, mais ce qui s'est passé pour moi et qui arrive à beaucoup de personnes, c'est qu'après 11 ans dans les grosses boîtes, j'ai eu mon corps aussi qui a eu besoin J'ai eu un peu comme une décompensation.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Il y a ce que tu veux avec ton mental, mais il y a la réalité de: En fait, on est un corps humain et toutes les conscientisations que tu fais pendant ce parcours, après, ils passent par ton corps et tu as des libérations. C'est Ça peut te mettre un peu KO, etc, mais ça fait partie du jeu, finalement. En tout cas, moi, ça a été mon expérience. C'est ma vérité.

Gaelle (Chance)

Et du coup, au niveau du financement de ta formation, c'est comment ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Moi, je me suis financée tout toute seule. Pourtant, j'ai demandé pas mal d'aide. En tout cas, j'avais demandé à mon employeur ou que ce soit d'autres financeurs, mais je n'ai pas réussi à obtenir des financements. Mais par contre, je connais des personnes qui ont réussi. Donc c'est vraiment du cas par cas. C'est vrai que la loi française change assez constamment. Il y a également selon auprès de qui vous vous formez. Moi, c'est vrai que toutes les formations que j'ai faites, elles n'étaient pas Qualiopi. Donc forcément, derrière, ça n'engage pas forcément des financements. Et en même temps, j'ai compris aussi qu'investir sur soi et son parcours, c'était indispensable aussi. Ça peut valoir le coup de dire: OK, là, cet argent-là, ou alors je bosse à fond, je gagne cet argent pour me payer cette formation parce que je la veux vraiment. Et moi, je n'ai regretté aucun des financements. Franchement, tu évolues tellement personnellement et professionnellement, tu rencontres des gens aussi qui sont dans ton énergie. En fait, c'est un autre monde. Tu dis: Ouah, c'est ouf. C'est ma place. Il y a Mélissandre qui demande: Est-ce que tu as justement des formations ou des structures à nous recommander ou pas spécialement ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

En fait, il y en a plein qui sont bien. Après, Après, moi, j'ai été contente de toutes celles que j'ai faites et vous pouvez même aller voir sur mon LinkedIn, je les ai toutes notées. Après, pour professeur de yoga, moi, je recommande 1000 fois de partir en Asie. Moi, c'est ce que j'ai fait. Je suis partie en Thaïlande. Tu es en immersion totale. Déjà, tu manges hyper bien, tu es dans un cadre exceptionnel. Après, moi, j'ai choisi des professeurs qui avaient eu des enseignements aussi auprès du bouddhisme. Ça, ça m'a intéressé aussi. C'étaient des professeurs européens, donc il y a ça aussi, il faut faire attention. Après, moi, ça m'a remis aussi dans le pied dans l'anglais. C'est sûr qu'il y a des trucs, j'étais là: Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est cool de se remettre dans l'anglais. Un petit piqueur de rappel. Je recommande de partir à l'étranger si vous pouvez. Franchement, c'est vrai.

Gaelle (Chance)

C'est vrai qu'on entend souvent des gens qui se forment en Asie directement.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Oui, carrément.

Gaelle (Chance)

Il y a pas mal de questions aussi sur la façon dont tu... Structure Nora qui me demande comment tu structure tes cours. Est-ce que c'est avec intuition ? Est-ce que tu suis une méthode ou pas C'est un peu les deux.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

On va dire que comment je structure mes cours ? Bien sûr, déjà, selon le type de yoga qu'on fait, les séquences sont différentes. Dans l'IN, il y a moins ce truc de peak pause. Pour ceux qui connaissent, on va dire où tu commences comme ça, le peak pause, où il y a la pause un peu plus intense, et après, ça redescend petit à petit. En IN, c'est un peu plus linéaire. Mais comment j'organise mes cours ? Moi, je les prépare avant, je les teste sur moi aussi Il y a ce côté intuition, mais aussi bon sens. Moi, j'aime bien choisir comme une thématique selon ce que je sens. J'aime bien ajouter aussi de la conscience, c'est-à-dire parfois, le cours, ça va être porté sur l'amour de soi, au-delà des postures. C'est vraiment poser des petites graines pour que les personnes, on va dire, fleurissent progressivement. Ça peut être aussi sur le fait de conserver son énergie. Je dirais qu'il y a un mix d'intuition et de bon sens lié au yoga par rapport aux enseignements que j'ai reçus. Il y a des causes l'une après l'autre qui sont plus que d'autres. On se dit: Non, ça, ça n'a pas de sens de mettre cette pose-là.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Là, c'est du bon sens aussi beaucoup.

Gaelle (Chance)

Oui, l'enchaînement, c'est du bon sens. C'est ça.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Et l'intention aussi qu'on veut pour le cours, il y a des cours plus intenses que d'autres. Ça dépend aussi de chacun. Chacun de mes élèves vit différemment. Il y en a où ils vont plus être focus sur leur corps et leur somatisation, par exemple le mal de dos, etc. Ils vont se sentir des libérations à ce niveau-là. Il y en a, ça va plus plutôt de dire: En ce moment, je ne pose pas trop mes limites. Il y en a, c'est reconnexion à leur corps, leurs émotions.

Gaelle (Chance)

D'ailleurs, j'y pense, mais les cours que tu donnes, ce sont des cours individuels ou collectifs ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Collectifs. Après, la demande, c'est des personnes qui veulent en individuelle, il n'y a pas de souci, mais ça, pour l'instant, je ne suis plus sur des cours collectifs pour faire profiter le max possible de personnes en même temps.

Gaelle (Chance)

Sandrine nous demande si tu pourrais nous donner des adresses de formation en Asie, tu en as ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Oui, pas de souci. Je ne sais pas si tu veux qu'on fasse ça maintenant. Il y en a tellement que- Vous pouvez contacter Antonia sur un LinkedIn, je pense, peut-être pour les adresses spécifiquement. Oui, carrément, avec plaisir.

Gaelle (Chance)

J'ai mis ton LinkedIn dans le chat. Nora qui nous demande: quelles ont été tes premières étapes en prof de yoga ? Ça, c'est une question intéressante. Comment est-ce que tu as développé ton réseau ? Est-ce que c'était via ton réseau de coach ? Comment tu t'es fait le premier client ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Je dirais que mon réseau d'abord, c'était, on va dire, effectivement dans mon propre réseau. Ça peut être les amis, les amis des amis, mais également des collègues, des connaissances. C'est vrai que j'ai un parcours où j'ai fait plein d'entreprises différentes, j'ai pas mal voyagé. Et c'est vrai qu'il y a toujours des rencontres sur notre chemin. Donc, c'est en en parlant, c'est hyper important, mais même en amont, avant même de commencer à me donner des cours, le fait de parler du fait qu'on On est en train de se former au yoga, etc. Rien que ça, déjà, c'est des petites graines qu'on sème. Et après, dans un second temps, c'est en mettant en place une stratégie de contenu sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur LinkedIn. Donc, c'est pour ça que j'ai dû aussi monter en compétence sur la partie business marketing digital. Moi, ce n'était pas mon point fort. Franchement, c'était hyper challengeant d'éclore sur Internet. Moi, je suis plutôt pas vivant caché, mais je suis plutôt introvertie malgré les apparences. Mais je me suis dit: Si j'accompagne les autres à être eux-mêmes et à juste être et que moi, je ne le fais pas, en fait, je n'incarne pas ce que je dis.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Il y a tout un travail sur moi par rapport à ça et après, je me suis dit: Pourquoi on aurait des difficultés à se montrer, finalement ? Il y a des freins à débloquer. Les réseaux sociaux aussi, il y a toute une stratégie d'apprendre à comment communiquer avec les bons messages, se positionner aussi, quel est son positionnement et s'autoriser à ce que ça puisse changer, parce que des fois, ça évolue. Ce métier évolue avec notre propre évolution. On ne vend pas un produit Justement, il y a une question intéressante de Mélisandre aussi qui dit quelles sont les difficultés que tu rencontres dans ton métier ?

Gaelle (Chance)

Quelles sont les choses qu'on ne soupçonne pas de l'extérieur, mais qui sont plus difficiles ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Je dirais justement, déjà, par exemple cette partie entrepreneuriale, le fait de développer son réseau, le fait d'apprendre peut-être des compétences qu'on n'a pas et accepter que ça fait partie du jeu, que ce soit de l'organisation plus juridique, ou même si au départ, un autre entrepreneur, c'est très bien, mais même ça, des fois, on peut rencontrer des incompréhensions. Ça peut être aussi également communiquer sur les réseaux. Moi, justement, dans ceux que j'accompagne, il y en a beaucoup qui, en fait, accompagne et qui n'ose pas se montrer. En fait, ça crée des blocages. Est-ce que c'est l'image de soi ? Est-ce que c'est parce qu'on ne sait pas vraiment qui on est, donc pas assumer ? Est-ce que c'est par rapport à sa famille ? C'est pour ça que le travail, il est extrêmement profond. Il y a cette partie-là. Il y a aussi son écologie interne, c'est se prioriser soi. Moi, j'en vois plein. Je pense qu'au départ, j'ai voulu un peu faire ça et je me suis rendu compte que ce n'était pas OK. C'est d'abord soi, en fait. D'abord Soit être en énergie, prendre soin de soi, travailler sur soi. Ça, c'est indispensable de soi être bien, de ne pas se sacrifier.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Moi, j'en vois beaucoup dans les métiers de l'accompagnement, que ce soit dans le domaine médical, par exemple les infirmières qu'en tant que vétérinaire, etc, que dans le yoga, coachs qui vont aider les autres pour se sauver soi. Mais non, d'abord, il y a un travail aussi en parallèle, mais son énergie a un prix, sa santé, c'est indispensable.

Gaelle (Chance)

Oui, c'est ça. C'est un métier qui est quand même très éprouvant émotionnellement, je pense. Ça peut. Comme en tout. Oui. Du coup, il faut apprendre à se protéger et à se ménager.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Exactement. C'est ça. En fait, il y a se protéger. C'est pour ça que c'est important aussi de travailler sur ses propres blessures, parce qu'on est tous des humains, des enfants intérieurs dans un corps d'adultes, mais on n'a pas eu cette notion de blessure intérieure. On est absolument tous concernés. C'est peut-être le point commun qu'on a tous, tous les humains. Si tu accompagnes des personnes et tu as des blessures qui sont là, il y a un moment, il y a des effets miroirs et forcément, ça va te titiller. Comme on dit, tu as le trigger. Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas accompagner, c'est juste qu'il faut faire attention aux limites et à qui tu peux accompagner dans quel contexte. Ça, c'est...

Gaelle (Chance)

Ça t'arrive de dire à des personnes que tu ne peux pas les accompagner ou de réaliser que ce n'est pas ta place, par exemple ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Ça ne m'est jamais arrivé, mais si c'est le cas, c'est de ma responsabilité de dire à la personne: Ça, en fait, je ne peux pas t'accompagner pour ton besoin. Par contre, après, je peux rediriger vers des personnes qui ne m'est jamais arrivé. Mais parce qu'en fait, il y a aussi le discours qu'on porte. Selon ce qu'on porte, on attire à soi les personnes, mais ça pourrait arriver. Mais c'est pour ça que c'est bien aussi. Moi, j'aime bien. J'avais eu des cours en psychopathologie pour détecter, par exemple, si des personnes ont des soucis mentaux ou des trucs qui sont plus du domaine médical. C'est bien de connaître aussi les fondements de la psychologie, etc. Ce n'est pas de demander, mais pour moi, c'est un autre point, c'est parce que c'est indispensable. C'est bien quand même de savoir détecter, se protéger et pas être le sauveur. Personne ne sauve personne. Chacun est responsable de soi.

Gaelle (Chance)

Nora qui demande quel est ton statut. Aujourd'hui, est-ce que tu es toujours en autoentreprise ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Oui, toujours en autoentreprise.

Gaelle (Chance)

Combien de temps environ as-tu mis pour te sentir légitime et pour sentir que tu pouvais vivre de ce métier ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

La légitimité, c'est vrai qu'au début, on se demande parce qu'on ne sait pas trop, justement, c'est quoi la limite, même si moi, j'ai toujours aimé accompagner, mais d'accord, il y a une différence entre la relation humaine et effectivement, la partie professionnalisation. Je dirais que c'est aussi en pratiquant, que ce soit dans le cadre de formations. Normalement, il y a des entraînements et en fait, c'est de dépasser ses peurs en le faisant. Par exemple, si on a peur d'être en one-to-one ou en groupe, peut-être qu'au départ, par exemple, en tant que professeur de yoga, c'est le fait de s'entraîner peut-être avec ses amis, de proposer. Mais après, ça a ses limites. Il faut aussi à un moment dire: OK, là, en fait, oui, j'ai peur, mais personne n'est parfait. Il faut travailler aussi sur le syndrome de l'imposteur, mais également le perfectionnisme. Ça, j'ai dû travailler dessus de ouf parce que sinon, on est jamais parfait. En fait, on n'est pas parfait. C'est accepter que peut-être qu'il y a des fois où on n'était pas ce qu'on aurait aimé être, mais c'est OK. C'est difficile de me donner une temporalité parce qu'il y a plusieurs aspects aussi.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Est-ce que c'est la légitimité sur le métier ? Est-ce que c'est sur la posture ? Est-ce que c'est dans la pratique ? Vu qu'on est perfectible et qu'on peut toujours s'améliorer, on est en amélioration continue, il faut continuer de se former aussi dans ces métiers-là pour Pour toujours en savoir plus. Pour toujours en savoir plus, mais on peut continuer naturellement.

Gaelle (Chance)

Il est 9h30, je pense qu'on peut peut-être dépasser de quelques minutes, mais on va commencer à prendre les dernières questions. Mais les signes qui demande: Est-ce que tu as une fourchette de salaire pour ton métier ?

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Ça, c'est une question qui n'est pas évidente dans le sens où, en fait, c'est un métier, pour moi, où... Je ne connais très peu de personnes qui font ça à 100%, ça arrive, mais c'est rare. En fait, ça dépend combien d'heures on veut travailler. Est-ce qu'on vend son heure contre, par exemple, un cours ou est-ce qu'on dit: OK, moi, je veux créer un business business en ligne et du coup, je capitalise sur le fait de vendre mes prestations. Donc, la fourchette, ça peut être de zéro à, je ne sais pas, des business en ligne. Il y a des personnes qui intègrent les 10 000 € par mois. Mais après, il y a aussi ce truc de: il y a aussi le zéro patate. En fait, ça dépend de combien on veut se payer, ça dépend de plein de choses. Est-ce qu'on travaille pour une entreprise ? Est-ce qu'on travaille avec des particuliers ? Mais c'est sûr que si on veut faire que prof de yoga et en présentiel, l'énergie dont on parlait tout à l'heure, il y a un moment, le corps, il a ses limites. Il y a aussi beaucoup de profs de yoga qui se blessent pendant soit le yoga teacher training ou pendant leur entraînement.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

C'est pour ça que je dis la santé, c'est vraiment indispensable. Et bien connaître ses limites aussi. Parce qu'on peut aussi donner des cours de yoga sans soi, on va dire, faire la pratique. Il faut trouver le juste milieu.

Gaelle (Chance)

Julien qui nous dit que tes mots résonnent, mais que ce n'est pas évident de surmonter le syndrome de l'imposteur. Il y a un travail à faire pour savoir si on est prêt à se lancer. Je pense que tu en as un peu parlé, mais c'est vrai que c'est une question, je pense, que tout le monde se pose surtout dans des métiers comme ça ou c'est un peu la peur de l'inconnu, je pense.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Oui, après, ça fait partie du chemin. C'est Ça se travaille, effectivement, que ce soit justement en coaching ou en partie un travail plus thérapeutique. Ça dépend de ce qu'on veut travailler, mais effectivement, c'est indispensable de se faire accompagner aussi dans son métier parce qu'on travaille sur soi. Donc oui, il y a un travail en autonomie, mais oui, il y a aussi être accompagné, soit par des mentors ou des coachs, des thérapeutes. Ça, c'est clair, c'est indispensable.

Gaelle (Chance)

Surtout, comment savoir si l'on est C'est vrai que c'est une question difficile. On n'est jamais vraiment prêt.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Je dirais ça, on n'est jamais vraiment... Pour moi, le plus important, c'est de se dépolluer de l'extérieur, d'être vraiment connecté à l'instant présent. Quand tu es connecté à l'instant présent, tu es guidé. C'est subtil, mais tu suis ton intuition. Et c'est normal d'avoir peur. Je veux dire, tout le monde a peur, c'est normal. Mais si on se dit: Tiens, là, j'ai envie de tester ce cours-là. C'est parti. Et bien sûr qu'on a peur, mais après, c'est aussi accepter de se montrer vulnérable, de se dire: Aujourd'hui, peut-être, c'est mon premier cours de yoga que je donne en présentiel ou en ligne. Il faut s'accepter comme on est, là où on en est. Au-delà du fait de s'y préparer, ça, c'est sûr, mais il faut se faire confiance. Il faut apprendre à se faire confiance.

Gaelle (Chance)

Merci. Je pense qu'on va conclure. Je trouve que des gens ont encore des questions, mais j'ai l'impression que... Juste pour finir, merci déjà Antonia, c'était passionnant. J'ai trouvé que c'était vraiment inspirant. J'espère que ça aurait pu aider plein de gens à trouver des réponses à leurs questions et à y voir un peu plus clair. Pour finir, je voulais juste vous parler d'une initiative qu'on vient de lancer et qui nous tient beaucoup à cœur chez Chance, qui s'appelle 3 minutes pour les autres. C'est gratuit et ça vous donne à la communauté Chance. Le principe, c'est que vous vous inscrivez gratuitement sur ce lien que je viens de mettre dans le chat. Chaque semaine, vous recevez une liste personnalisée de 10 personnes qui sont en recherche d'un coup de pouce professionnel. C'est-à-dire des renseignements sur un métier, comme on vient de le faire avec Antonia, ou bien du réseau, un coup de pouce pour ouvrir une porte professionnelle, etc. Vous pouvez choisir de les aider ou pas si vous n'avez pas le temps cette semaine-là. Vous pouvez aussi également vous poster une demande d'aide dans la communauté si vous avez besoin d'un coup de pouce pro d'un de nos membres du réseau de la communauté.

Gaelle (Chance)

N'hésitez pas à aller faire un tour et à vous inscrire si ça vous tente. Nous, en tout cas, on est très content d'avoir lancé cette initiative et on espère que ça pourra aider plein de gens. Je vais conclure. Merci beaucoup pour ton temps et merci à vous tous d'avoir assisté à ce live. Il y aura un replay sur la chaîne YouTube pour ceux que ça intéresse. Merci. À bientôt, Antonia. Au revoir à tous.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Merci à tous pour votre confiance. N'hésitez pas, si vous avez des questions, contactez-moi. Avec plaisir, je pourrais vous répondre.

Gaelle (Chance)

Merci. À bientôt. Au revoir.

Antonia De Sousa (Professeure de Yoga)

Au revoir.

Envie d'éclairer votre projet ?

Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.

Déjà plus de 45 000 personnes accompagnées par Chance

Des résultats concrets
92% ont construit un projet clair et réalisable à l’issue du parcours
Une communauté d’entraide
15 000 personnes prêtes à apporter expertise et contacts
Un rythme flexible 100% en ligne
70% des personnes font le bilan tout en étant en activité
Un accompagnement personnalisé
Un coach personnel choisi sur mesure parmi 350 coachs certifiés