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Johanna Rozenblum, Psychologue clinicienne

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Camille (Chance)

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live. C'est aujourd'hui la dernière journée des live métier. Bienvenue dans ce live métier en colis' pour découvrir le métier de Johanna, qui est psychologue clinicienne. Bonjour Johanna.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Bonjour Camille. Bonjour tout le monde.

Camille (Chance)

Pour me présenter rapidement, moi, je suis Camille, je travaille chez Chance depuis trois ans et je suis heureuse aujourd'hui de faire ce live avec vous. Vous le savez, le but de ce live, c'est que ce soit interactif. Donc n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. Je les poserai du coup à Johanna. Pour commencer et en attendant que tout le monde se connecte, je vous propose de nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez. Moi, j'aime bien savoir où vous êtes, ce que vous faites. Et et surtout nous écrire pourquoi vous êtes là. Est-ce que c'est par curiosité ? Est-ce que vous envisagez cette voie professionnelle ou autre ? Moi, aujourd'hui, je suis basée dans le Sud-Ouest. Je suis très exactement à Montauban, à côté de Toulouse. Je chassais le soleil. C'est un échec retentissant, mais j'ai Je vais essayer. Johanna, tu es basée où ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Moi, je suis à Paris, à Paris Centre et je travaille aussi à Paris.

Camille (Chance)

Ok, super. Là, on a la Bretagne, on a Paris. Normalement, je suis appréciée que je suis basée à Paris aussi. On parle d'échec, le soleil, tout ça. On a Poissy. Super, on a déjà une reconversion en tant que psychologue clinicienne de la part de Louise. Super. Bonjour à tous, c'est top. On a Lille aussi, si j'ai bien vu. Mon mal, génial. Ça arrive de partout. Donc c'est top. Génial. Du coup, je vous propose qu'on lance ce live en introduction pour ceux et celles qui ne connaissent pas Chance. Aujourd'hui, nous, on est une communauté d'entraide professionnelle. On propose une méthode pour aider à chacun de trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. On a plusieurs programmes d'accompagnement. Le plus connu, c'est vraiment notre bilan de compétences. Dans cette méthode, on vous propose justement, à un moment donné, d'aller vous confronter à la réalité des métiers. L'idée, c'est d'enlever les idées reçues, les fantasmes positifs ou négatifs qu'on peut avoir sur des voies professionnelles. Donc c'est assez puissant. Et en fait, c'est le live métier, c'est de faire en live ce qu'on vous demande de faire dans le parcours. Donc c'est un moment qui est assez extraordinaire, il faut le dire, en termes de partage.

Camille (Chance)

Aujourd'hui, on parle donc à Johanna. Johanna, du coup, est-ce que tu peux nous parler de ton parcours et de la façon dont tu es arrivée à ce poste, à ce métier ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Ok. Déjà, je vois dans les commentaires que beaucoup se posent la question de ces études-là, d'une reconversion. Alors déjà, pour rassurer tout le monde, c'est C'est un très, très beau métier de reconversion. Moi, je trouve que c'est un métier qui est difficile à faire en première intention. Quand on commence ses études à 17, 18 ans, se retrouver psy à 22 ans, je ne vois pas trop, trop ce que ça peut donner. En tout cas, je vois bien toutes les difficultés qu'on peut rencontrer en travaillant dans cette discipline si jeune. Donc, pour tous ceux qui s'inquiètent d'une reconversion possible, c'est un très, très beau métier de reconversion, la psychologie. Mon parcours, en fait, moi, je ne sais pas, je commence à quoi, Camille ? À partir du bac ?

Camille (Chance)

À partir du bac, allons-y.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

À partir du bac. Alors, j'ai fait un bac scientifique. C'est vrai qu'on peut croire que la psycho, c'est des études littéraires. En réalité, il y a pas mal de sciences. On fait des maths et des statistiques parce qu'il y a des psy qui vont travailler dans la recherche, qui vont devenir docteur en psychologie. Et ça, ça demande un travail sur des cordes de population. Il y a beaucoup de statistiques, beaucoup de maths. Il y a des stats de la licence 2, je crois, au Master 2. Et dans le mémoire de recherche à publier aussi, il doit y avoir des statistiques. Donc c'est autant scientifique que littéraire. Donc moi, j'ai commencé par des études d'art, le temps de mûrir un peu. Pendant mes études d'art, j'ai commencé un DEUG à l'époque, c'était un DEUG de psycho en candidat libre, le temps de mûrir un petit peu, de me familiariser avec la discipline, mais c'était ma passion déjà à l'époque. Et à la fin de mes études d'art, j'ai enchaîné avec la psycho, avec un petit délai, mais quasiment à la suite de mes études d'art. Et donc j'ai complété mon doc qui était devenu une licence par une année de licence, puis un master 2.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Et il y a beaucoup de stages en psycho aussi, donc on fait beaucoup de stages. Et puis, à la suite de mes études, je n'ai pas voulu m'installer directement en libéral parce que je sentais que j'avais besoin encore de travailler en équipe, d'apprendre, de travailler en institution. Moi, je me suis spécialisée dans le psychotrauma, la victimologie, donc la psychologie de terrain. Je ne suis pas du tout une psy qui reste en cabinet, fauteuil, canapé. Moi, j'aime bien quand ça bouge, les situations d'urgence. Donc, j'ai fait la police en commissariat, les prises en charge des victimes. J'ai fait la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Là, c'était plus le suivi des pompiers eux-mêmes en retour d'intervention et une longue période en psychiatrie addictologie avant de me sentir suffisamment enrichie, stable, au clair avec moi-même pour m'installer en libéral.

Camille (Chance)

Super, merci beaucoup. Je me prépare psychologiquement à toutes les questions qui vont popper parce que moi, j'en ai déjà plein. J'ai bien compris le côté le dynamisme, le fait de ne pas vouloir rester en cabinet, mais pourquoi spécifiquement la traumatologie, victimologie ? Je suis désolée, je n'ai pas très bien compris.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Déjà, Déjà, on a des affinités avec des disciplines. Moi, je me souviens que pendant que je faisais mes études en stage, certains me disaient: Mais comment tu fais pour être tout le temps dans le psycho-trauma, dans les récitraumatiques ? Et elle, elle travaillait avec des enfants malades et moi, je lui disais: Mais moi, les enfants, je ne peux pas. Je ne vais pas y arriver. Donc, je pense qu'il y a déjà une appétence de départ. Après, on a chacun notre histoire, notre éducation, notre vie de famille, nos histoires transgénérationnelles, donc on est plus à l'aise avec telle ou telle discipline. Et moi, j'aime beaucoup la psychotrauma parce qu'il y a des neurosciences dedans. Il y a des mécanismes biochimiques, ça se rapproche de... Il y a quelque chose de très neurobiologique dans le psycho traumatisme et moi, j'adore les sciences. J'adore la neurologie, j'adore la pharmacologie, j'adore la psychiatrie. Et donc avoir quelque chose qui est une discipline qui se rapproche plus de la science, ça m'intéresse beaucoup. Tu sais, la neuro, ça a vachement avancé. Maintenant, avec les imageries cérébrales, on découvre plein de choses sur le fonctionnement du cerveau qui ont permis des éclaircissements sur les mécanismes d'amnésie traumatique, de dissociation affective.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Moi, je trouve ça passionnant et on en apprend encore. Ça me plaît beaucoup.

Camille (Chance)

Super. Merci beaucoup. On a déjà, j'en étais sûr, on a déjà des questions. Bonjour Axelle, qui te demande: comment est-ce que tu gères les situations de crise ou les urgences psychologiques ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Moi, je suis assez dispo pour mes patients. C'est vrai, Axelle, tu as raison, dans le psycho-trauma, tu as toutes les personnes qui sont confrontées à des événements à caractère traumatique, des deuils, des attentats, des accidents, des violences sexuelles, des violences physiques. C'est une discipline où il y a pas mal d'urgences, contrairement à d'autres aspects de la psychologie. On a des patients qui nous contactent et qui sont en situation d'urgence. Pour ça, il faut pouvoir se rendre assez disponible. Moi, j'ai toujours des créneaux d'urgences dans mon emploi du temps qui me permet d'accueillir les patients en rupture, en décompensation. Je réponds aussi au téléphone. Il faut être un petit peu disponible quand même. Et puis surtout avoir un bon réseau. Moi, maintenant, avec le temps, j'ai mon réseau de psychiatres avec qui j'ai l'habitude de travailler, je peux réorienter. Je rentre en contact parfois avec les médecins généralistes, avec l'autorisation des patients. Et parfois, il faut hospitaliser. Il y a des hospitalisations d'urgence. Il y a des centres d'accueil aussi d'urgence à Paris. Donc, il faut être très informé de où se situe, quel centre d'accueil d'urgence en fonction des secteurs. Parce que maintenant, la psychiatrie, c'est sectorisé, donc en fonction de là où tu habites, tu ne peux pas aller partout.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Il y a des centres d'accueil psychiatriques d'urgence, des CAP, il y a les CMP, Centre médico-psychologique. Il y a les secteurs hospitaliers, donc les hôpitaux publics aussi, qui ont, pour certains, des services d'urgence en psychiatrie. Il faut les connaître. Avec l'expérience, tu commences à te faire un petit réseau et puis pouvoir entendre le patient, donc être à son écoute, être disponible, prendre la mesure de l'urgence et ensuite alerter ton réseau si tu as besoin d'aide, si tu as besoin d'une hospitalisation, d'une prise en charge et ainsi de suite.

Camille (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup. On a deux questions qui sont très axées sur la gestion, le recul émotionnelle. Si Nathalie se demande comment tu gardes le recul émotionnel, si tu arrives à mettre de la distance. On va commencer par ça, ensuite, on parlera de choses beaucoup plus terre à terre, la formation, etc.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Oui, la question de Nathalie, c'est: je te remercie Nathalie, c'est la question qu'on me pose le plus. C'est: comment tu fais pour tenir ? Comment tu fais pour ne pas ramener tout ce que tu as entendu chez toi ? Deux choses. D'abord théorique et après, je vais vous dire en pratique comment ça se passe pour moi. Déjà, Pour pouvoir bien travailler en tant que psychologue, il faut faire une grosse différence entre la compassion et l'empathie. Souvent, on utilise les deux termes comme si c'était le même mot. La compassion, étymologiquement, c'est kopathos, c'est souffrir avec. Si tu es dans la compassion avec tes patients, c'est-à-dire si tu vis leur souffrance et que tu as besoin de vivre leur souffrance pour les comprendre et bien travailler, c'est un enfer. Tu seras en burn out au bout de dix jours d'exercice parce que tu ne peux pas enchaîner un psycho-trauma, une violence incestuelle dans l'enfance, les drames que chacun vive en les vivant dans ta chair, en les vivant comme si tu les ressentais toi-même. Déjà parce qu'émotionnellement, je pense que tu ne peux plus bien travailler et qu'ensuite, c'est intenable. Tu ne peux pas tout absorber. Il faut rester dans l'empathie, c'est-à-dire pouvoir comprendre les gens dans leur récit au plus profond d'eux-mêmes, avec sérieux, avec attention, sans avoir forcément et à ressentir et avoir vécu ce qu'ils ont eu à vivre.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Là, tu es dans ta posture de psychologue. Donc déjà, tu te protèges émotionnellement. Intellectuellement, tu es hyper dispo parce que tu n'es pas submergé par tes émotions, tu n'es pas dans la compassion, tu es dans l'empathie. Ça, c'est l'outil, on va dire, théorique numéro un. Ceux qui n'arrivent pas à faire cette distinction, en général, on se rend compte dès les études, dès les premiers stages en licence 3, quand en stage, on rentre, on pleure, on est mal, c'est que ça va être compliqué par la suite. Il faut réussir à faire cette distinction. Ensuite, je ne sais pas comment dire, moi, c'est mon travail, si tu veux. J'ai bien compris que c'était mon travail, que je n'étais pas un super héros, que je n'allais pas sauver la planète, que ça n'allait pas aider quelqu'un de pleurer avec lui et que ce n'était pas ça que les patients venaient chercher. Donc, je ne sais pas, je fais bien la différence quand j'ai fini de travailler, en vérité, je passe mes coups de fil. Dès que j'ai fermé la porte du cabinet, en fait, je n'y suis plus déjà. Et ça me permet de pouvoir me ressourcer parce que quand je ne travaille pas, du coup, je ne suis pas à mon travail, je suis à autre chose, à ma famille, à mes passions, à tout ce que j'aime faire.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Donc, quand je travaille, du coup, je suis hyper mobilisée. Et Ça me permet de tenir sur la longueur, je pense, de ne pas craquer, de prendre finalement un petit peu de distance, de hauteur là-dessus. Oui, mais alors te dire comment je fais en réalité, J'y arrive. C'est pour ça, je pense, que j'ai poursuivi dans cette voie et poursuivi dans mes études, c'est que c'était possible. Et beaucoup d'étudiants, à la fin de la licence, changent de voie parce qu'ils n'y arrivent pas. Donc, je pense que cette compétence, elle se développe avec l'expérience et avec le temps, parce qu'on bien la nécessité de réussir à décrocher. Mais je pense que je l'avais peut-être un petit peu quand même déjà au départ.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. En lien toujours avec ce point-là, Armand, je te demande si le travail psy sur soi permet d'éviter la compassion et de rester sur un rapport empathique. Je vais faire le lien avec ce que tu viens de me dire. Est-ce que tu penses que c'est une question de personnalité ou est-ce que tu penses qu'on peut arriver à prendre du recul sur une situation progressivement en travaillant sur soi ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Je Je ne sais pas si j'ai bien compris, mais oui, il faut faire un travail sur soi, c'est évident. C'est comme si tu voulais être boulanger, mais tu n'avais jamais mangé de gâteau. Pour connaître son métier, il faut l'avoir pratiqué, mais soi-même. Déjà parce qu'on n'est pas au-dessus de tout le monde, mais aussi, on a des choses à régler. Ensuite, parfois, si tu n'as pas travaillé sur toi, si tu n'es pas au clair avec tes propres problématiques, tu peux trouver avec un patient qui fait très fort écho à ton histoire. Et dans ce cas-là, comment tu peux travailler si toi, tu te reconnais en lui, tu te projettes en lui ? Du coup, tu ne peux pas être un bon praticien. Donc oui, avoir fait un travail sur soi, s'être confronté à ses difficultés, à ses peurs, être hyper au clair avec soi-même. Pour ceux qui ont besoin de continuer d'avoir un suivi ou une supervision avec des collègues pour pouvoir pas forcément parler des difficultés qu'on rencontre, mais au moins dire: J'ai eu tel patient, telle problématique, voilà comment je compte l'aborder. Est-ce que je travaille bien ou est-ce que je me mélange un petit Est-ce qu'il y a un petit peu trop de moi là-dedans ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

C'est pas mal de pouvoir avoir une supervision, soit avec un autre professionnel de santé, soit avec un collègue avec qui on est en confiance. Mais oui, on ne devient pas psychologue sans soi-même avoir fait un travail sur soi. Pour moi, ça me paraît évident. D'où la question de faire des études ou d'être sur le marché du travail et être thérapeute à 22 ans.

Camille (Chance)

Je vois.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Tu n'as pas fait un gros travail sur toi. Et pourquoi ? Tu n'as pas fait non plus grand-chose encore et tant mieux. C'est pour ça, pour tous ceux qui hésitent à une reconversion qui se trouve soit trop âgé, soit pas du tout. Au contraire, votre expérience, c'est un vrai atout pour la science.

Camille (Chance)

Tu anticipes les questions puisqu'on va passer sur les questions vraiment, on va dire pratico-pratique, si ça convient à tout le monde, puisqu'on a beaucoup de questions sur la reconversion, le choix de spécialités, etc. Notamment, Armand, qui demande à quel moment on choisit sa spécialité. Est-ce que c'est dès les études ou au fur et à mesure de la pratique ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Armand, tu choisis déjà une spécialité quand tu passes en M1. Tu valides ta licence, c'est trois années. Tu as fait déjà un stage en licence 3, donc tu as une petite idée de ce que tu veux faire, là où tu es fort, ce qui t'intéresse. Normalement, en licence 3, tu sais déjà un petit peu où tu veux aller, là où tu es balèze, là où tu es plus fragile. Ensuite, tu émets des vœux, un peu comme Parcoursup. Je crois que tu peux choisir entre trois masters, la psychologie du développement, les enfants, la psychologie sociale ou la psychologie du travail pour travailler en entreprise, tu peux même mettre des RH, la psychopathologie intégrative, c'est ce que je fais, qui se rapproche un peu de la psychiatrie. Il y en a qui travaillent avec les personnes âgées, il y en a qui travaillent plus en euros. Tu postules pour des masters. En fonction de tes résultats en licence, tu as tel ou tel master dans tel ou tel fac. Vous faites un petit peu malin et tout. Ensuite, à partir du M1, tu commences ta spécialité et tu fais un stage en M1, tu fais un stage en M2 et tu fais un mémoire de recherche en M1 et un plus gros mémoire de recherche en M2, ce qui permet encore plus de te spécialiser.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Déjà parce qu'après, quand tu vas postuler dans des institutions ou des postes pour travailler après le M2, en fonction de ta spécialité, plus tes stages, plus tes sujets de mémoire, mine de rien, tu t'es spécialisé. Et puis, quand tu choisis ta spécialité et qu'elle te passionne, tu deviens de plus en plus bon dans ton domaine. C'est là tu deviens un expert et que tu peux choisir ta voie comme ça et te spécialiser.

Camille (Chance)

Trop bien. Merci beaucoup. Bénédicte aimerait avoir plus d'informations sur la formation en candidat libre et demande si c'est accessible pour une reconversion en ayant un bac L.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Oui, le bac, franchement, la majorité des gens qui vont vers le psycho, ils ont quand même un parcours plutôt littéraire, même si, comme je le disais au début, il y a des sciences, il y a des statistiques, c'est un peu hard, mais c'est une matière, donc ça se travaille. Travail. On fait beaucoup de stats quand on fait de la recherche parce qu'il y a de la recherche en psychologie, surtout dans des facs comme Descartes, qui est la fac que j'ai faite, qui est une fac très scientifique. C'était quoi la question ?

Camille (Chance)

Est-ce qu'on peut, si possible, avoir plus d'informations sur la formation en candidat libre.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Oui, en candidat libre. Alors oui, tu peux aussi t'inscrire en candidat libre. Je ne sais pas si c'est Paris 8 qui propose un enseignement à distance. Oui, c'est possible. Moi, je pense que c'est plus dur de faire ces études en candidat libre, mais quand on doit travailler à côté, on n'a pas le choix, c'est complètement possible. Moi, ce que j'avais vu dans mes études, dans les reconversions, c'est qu'il y a pas mal d'étudiants en reconversion, il y avait 40, 50 ans qui faisaient toute la licence en candidat libre et qui réintégraient le master en présentiel en ayant souvent un aménagement d'emploi du temps parce qu'il y a des matières où tu es obligé d'être présent et d'autres où tu n'es pas obligé. Dans ce cas-là, ils travaillaient avec les polis et copier. Et puis, quand c'était les cours obligatoires, ils venaient. Il y en avait pas mal des comme ça, mais je pense que oui, c'est possible de faire tout en distance. Après, tu te prives un peu de la qualité des enseignants, parce qu'il y a vraiment des enseignants. Moi, je sais, je me souviens encore de certains de mes enseignants. Tu apprends en les regardant, tu vois, notamment dans les cours de psychopathologie où tu étudies vraiment la dépression, le trouble anxio-généralisé, le trouble bipolaire, la schizophrénie.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Tu as des profs qui travaillent à l'hôpital et qui te miment quasiment, qui te mettent en scène des échanges cliniques avec des patients qui ont telle pathologie. Donc, tu as le bouquin, mais tu as... Je ne sais pas comment dire.

Camille (Chance)

Tu as quelque chose que tu transmets au monde.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Ça, c'est exceptionnel.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. Question, pour le coup, pareil, on reste en pratico-pratique. Combien de patients recevez-vous par semaine en moyenne ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Moi, j'ai deux activités. Quand même trois. Je suis une partie du temps à mon cabinet, donc je fais de la psychologie clinique pure, je reçois des patients, une partie du temps dans les médias où je suis consultant de santé et j'écris aussi des bouquins. Donc, en fait, Si je ne parle que de ma patientèle, c'est des patients que je reçois au cabinet, je vois entre 10 et 12 patients par jour, trois jours par semaine. Donc, on va dire, ça fait une trentaine par semaine, sans compter parfois les urgences, donc ça veut dire entre 30 et 35 par semaine. Et une demi-journée ou deux demi-journées par semaine sont consacrées aux visios pour les patients, soit qui sont à mobilité réduite, soit qui n'habitent pas à Paris, voire à l'étranger, en tout cas qui ne peuvent pas se déplacer. Donc, ça peut rajouter encore quatre, cinq patients. Donc, on va dire par semaine, une quarantaine, je dirais.

Camille (Chance)

Ok, merci. Armand te demande si tu conseilles ou non de s'installer directement en libéral. Quels en sont les écueils ? Et est-ce que c'est compliqué d'en vivre.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Ok. Non, je ne conseille pas de s'installer directement en libéral. C'est en institution que j'ai le plus appris, notamment à l'hôpital. L'hôpital public, c'est une école exceptionnelle, donc c'est des grosses journées, c'est des journées qui comptent double. Il y a peu de moyens, mais on a une patientèle hyper variée avec tous les troubles, toutes les pathologies psychologiques ou psychiatriques On étudie dans les bouquins. Là, on y est vraiment exposé. On travaille en pluridisciplinaire avec des internes, des psychiatres, des médecins. Du coup, il y a une expertise supplémentaire. On apprend aussi beaucoup de la pharmacologie parce que comme ils prescrivent, on commence à bien connaître aussi les traitements. Quand après, en libéral, on a un patient qui vient avec une ordonnance, on sait pourquoi il est traité, on connaît bien les dosages, on connaît bien les molécules, on sait comment ça doit marcher, on voit quand ça ne marche pas. Ça, c'est Super, super. On se fait aussi un réseau de médecins psychiatres avec qui on peut travailler, orienter par la suite. Ça, c'est hyper important. Moi, je recommande vraiment le travail en institution avant de s'installer en libéral.

Camille (Chance)

Super, merci beaucoup. Louise te demande: Quel conseil tu pourrais donner à quelqu'un qui se lance, après 15 ans d'expérience professionnelle, dans un domaine qui n'a rien à voir dans des études de psycho ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Louise, je te dis: si tu aimes la psycho, fonce, tu vas te régaler. Les études, elles sont exceptionnelles. En licence, ça monte un peu en puissance. La première année, elle est assez générale. Il y a pas mal d'histoires d'initiation. On apprend les grandes notions, les gros cas cliniques. Certains sont un peu frustrés parce que c'est assez théorique, mais en vérité, moi, J'ai trouvé ça délicieux d'amorcer comme ça. Tu lis beaucoup. Franchement, après, je suis passionnée, mais si tu aimes la discipline, c'est un métier exceptionnel, très gratifiant. Tu apprends tous les jours. Je crois qu'il n'y a pas un jour où tu n'apprends pas grâce à tes patients. Tu as toujours des lectures, tu as toujours des nouvelles études, tu rencontres des personnes Même du côté des professionnels de santé comme des patients qui... Voilà, extrêmement enrichissantes. Il n'y a jamais deux journées qui se ressemblent. Donc, c'est un super métier. Si on a les épaules pour entendre, pour travailler, parce mine de rien, on travaille avec la souffrance, avec des récit de souffrance qui sont parfois très lourds. Si on arrive à avoir cette posture d'empathie, de pas de compassion, si on arrive à bien faire le cloisonnement travail/vie privée, c'est un super métier.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Super, super.

Camille (Chance)

C'est génial. Merci beaucoup. Est-ce que, selon toi, on peut pratiquer la psychologie en France si le français n'est pas sa langue maternelle ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Écoute, oui, parce que tu peux te spécialiser pour les patients qui ont les mêmes origines que toi ou la même langue maternelle que toi. C'est super. En France, il y a des personnes d'autres communautés, donc ça peut être une de tes spécialités de recevoir des patients d'origine étrangère, de culture étrangère. Au contraire, je pense que ça peut être un atout. Je pense que ça peut être carrément un atout.

Camille (Chance)

Super, merci. Entre parenthèses, on va essayer de tenir notre délai d'une demi-heure, donc on va arrêter les questions dans le chat.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

J'ai aussi une question. On peut dépasser de cinq minutes. Ça va aller bien.

Camille (Chance)

On va dépasser de cinq minutes. Mais du coup, on a beaucoup de questions pratiques sur la fourchette de salaire. Quelle est la fourchette de salaire ? Sans forcément donner un chiffre exact. Et également une question sur le: est-ce que ce n'est pas trop compliqué de reprendre en présentiel après cinq ans ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Ok. Pour la fourchette de salaire, c'est difficile à dire parce que déjà, à Paris, il me semble que Après, tu peux regarder sur Doctolib un peu les tarifs des uns et des autres. Mais je pense qu'à Paris, déjà, les consultations, elles sont un peu plus chères qu'en province, en région. Il faut voir aussi combien tu as en frais fixes, combien tu payes de loyers au niveau de ton cabinet, quels sont tes frais fixes, est-ce que tu dois prendre la voiture, tout ça. Moi, je pratique mon métier de différentes façons. C'est-à-dire je suis une partie au cabinet, mais je pratique différemment aussi. Donc, j'ai différentes sources de revenus. L'environnement dans lequel tu es le moins bien payé, forcément, c'est les institutions. Si tu travailles à l'hôpital, tu n'es pas bien payé, mais tu apprends beaucoup. Dans le privé, tu es mieux payé, mais c'est une autre forme d'exercice. Après, tu peux aussi publier des articles, tu peux aussi écrire des bouquins, tu peux faire aussi de la thérapie de groupe, donc recevoir plusieurs patients en même temps. C'est un petit calcul, il y a de tout. Il y en a qui ont du mal à s'en sortir, il y en a qui s'en sortent plutôt bien.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

C'est un mélange de différents paramètres.

Camille (Chance)

Ok, merci. Je crois que tu as une note sur le salaire. Quel est le salaire moyen en institution En institution, je ne me rappelle plus.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

À l'hôpital, tu n'es pas... Après, moi, j'étais à l'hôpital, j'étais plutôt jeune, donc ce n'était, je ne crois pas, beaucoup plus de 2 000 €, 2 500, je crois. Non, c'est des petits salaires à l'hôpital, ce n'est pas des gros salaires. Après, tu as des grilles dans les institutions, c'est très simple. À l'entretien, tu demandes la grille de salaire en fonction de l'ancienneté, ton niveau d'études, le service dans lequel tu travailles, le nombre de jours où tu travailles. Après, tu peux compléter avec des remplacements, des gardes. En institution, les salaires, ils sont cadrés, donc il faut demander la grille.

Camille (Chance)

Super, merci. Deux questions: Quel est ton avis sur les autres titres, psycho praticien ou autre ? Et deuxième question que je trouve pour le coup très intéressante aussi. Comment se passe la complémentarité en services psychiatriques à l'hôpital entre psychiatre et psychologue ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

C'est une super question. En fait, le titre de psychologue, il est protégé. C'est très important de comprendre que quand on est psychologue, on a un numéro de professionnel de santé RPPS, comme les médecins. C'est la preuve qu'on a eu un enseignement universitaire, qu'on a publié des mémoires de recherche, qu'on a validé notre diplôme. Donc, on est psychologue, clinicien, psychothérapeute. C'est-à-dire qu'on fait des psychothérapies. Mais aujourd'hui, avec les coachs, il y a plein de gens qui disent: Je suis psychothérapeute. Mais psychothérapeute, on l'est à partir du moment où on fait faire une thérapie à quelqu'un. Donc, on peut quasiment s'auto autodéfinir psychothérapeute. Ce qui montre que tu es un professionnel de santé, c'est le fait que tu aies fait des études de psychologie à l'université. Tout le reste, il peut y avoir des très bons praticiens, mais en tant que patient, si tu veux être sûr du niveau d'études de ton praticien, les psychologues qui peuvent avoir une plaque, qui ont un numéro de professionnel de santé, qui peuvent faire des factures de remboursement pour la mutuelle, c'est-à-dire qui sont des professionnels de santé, c'est les psychiatres, c'est-à-dire ceux qui ont fait des études de médecine et les psychologues qui ont fait des études de psychologie clinique à l'université.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Tous les autres, ce n'est pas des professionnels de santé. On n'est pas reconnu par l'Agence régionale de santé. Il n'y a pas de numéro de professionnels de santé.

Camille (Chance)

Ok, ça marche. Merci. Sur la deuxième question, la complémentarité entre psychologue et psychiatre à l'hôpital, comment ça se passe finalement ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Ça, c'est une super question. Après, c'est toi et ta personnalité. En institution, il y a toujours quelque chose d'un peu pyramidal. Il y a en haut le chef de service, ensuite les médecins, ensuite les internes et puis les psychologues psychologues, si on parle des services de psychiatrie, de santé mentale et puis après, les infirmiers, les aides-soignantes et tout ça. Moi, quand j'étais à l'hôpital, j'ai eu du mal. J'ai eu du mal au début à m'intégrer avec les psychiatres et les internes, notamment pour les visites en chambre On me faisait comprendre qu'on était trop nombreux. Dans le groupe, on est déjà tous les médecins à aller en chambre voir les patients, les psychologues. Et puis, je n'ai pas lâché parce que moi, j'estimais que j'étais légitime comme les autres. Et puis, j'ai réussi à faire ma place comme ça, en étant parfois un peu ferme, en prenant parfois les choses un petit peu avec humour, en ayant conscience qu'il y a cette petite guéguerre de diplôme. En même temps, les médecins, ils font 12 ans d'études. En psycho, c'est 5 ans, 7 si tu fais un doctorat. C'est un peu le jeu, mais ça ne va pas vraiment plus loin.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Moi, je le prenais un peu avec humour, un peu avec détachement. Je m'incrustais un petit peu au début. On me faisait comprendre que ça prend une place pour les internes, mais je m'en fichais et j'y allais. J'avais mon poste, j'avais ma blouse comme tout le monde, donc allez. Je ne sais pas, comme je me sentais légitime, je suis passée un peu comme ça et puis ça s'est bien passé. Mais c'est vrai qu'il y a ces petites guéguerres comme ça, mais bon. Si on C'est un petit peu en soi, si on se sent légitime, ça va, c'est surmontable.

Camille (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup. Est-ce qu'on vous attribue des patients ou est-ce que vous les choisissez ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

En vérité, c'est plutôt les patients qui nous choisissent. Déjà parce que parfois, on est recommandé par des confrères qui nous connaissent et qui disent à leur patient: Moi, je vous incite à voir tel spécialiste ou tel. Je sais qu'ils sont bons dans telle discipline. Ensuite, parce qu'on ne va pas se mentir, les patients, ils googlisent, ils font leurs recherches. Maintenant, tu rentres tes critères sur Google, tu rentres aussi tes critères sur Doctolib. Tu as des psy qui remontent. En vérité, c'est les patients qui choisissent leur psy. Ensuite, moi, la première séance, je précise toujours que c'est une séance de prise de contact où moi, j'ai besoin de voir, et je le dis comme ça au patient, j'ai besoin de voir si je comprends bien leur demande, si je me sens à la hauteur et si oui, comment on pourrait travailler ensemble ? Je leur explique que cette première séance, elle leur sert aussi pour prendre ce premier contact avec moi, voir comment je travaille, quelle est ma personnalité, voir s'ils ont des questions. Donc, c'est une rencontre mutuelle. La seule chose qui fait que en général, j'oriente un patient, c'est quand je ne me sens pas à la hauteur pour l'accompagner.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Je sens que je n'aurais pas de résultat et je n'ai pas du tout envie de me surestimer. Si je sens que ce n'est pas dans mes compétences, je préfère le dire. Je leur dis qu'avec moi, j'ai peur qu'ils n'avancent pas suffisamment ou j'ai peur de passer à côté de quelque chose. Heureusement, ça n'arrive pas trop souvent parce qu'ils font leurs recherches en amont et qu'avec l'expérience, on a plus d'aisance, on apprend. Mais je dirais qu'au départ, c'est le patient qui nous choisit.

Camille (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup. On va prendre une dernière question et ensuite, je vous poserai moi aussi une question. Anna te demande: Est-ce qu'un bilan de compétences peut réellement nous aider à savoir si ce type de métier est fait pour nous ? Car si on s'en rend compte qu'après trois années d'études, ça peut sembler un peu tard.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Anna, oui, je pense qu'un bilan de compétences, ça peut servir, mais j'ai envie de te dire: fais-toi confiance. Si tu sens que c'est ta si tu sens que tu as des choses à apporter, que tu peux monter en compétence parce que tu es curieuse, parce que tu as l'envie, parce que tu es passionnée, je pense que tu sais mieux que quelqu'un qui te fera passer un bilan de compétences si ce métier est fait pour toi. Mais on pourra en reparler, si tu veux, on s'appelle ou on se contacte sur les réseaux, mais je suis sûr que tu le sais au fond de toi.

Camille (Chance)

Je trouve que c'est une super réponse. J'aime beaucoup cette réponse. Pour terminer, moi, j'ai deux questions pour toi. La première: est-ce que tu as eu des hésitations à faire ce métier ?

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Je pense que j'ai eu une minie hésitation puisque j'ai commencé par faire des études d'art et m'inscrire en DEUG au CNED. Je pense que cette hésitation, elle était beaucoup liée à la légitimité de l'âge. Je pense que j'avais beaucoup de respect pour cette discipline et je me disais: Mais attends, tu as 18 piges. J'ai gagné du temps en faisant d'autres études, ce qui m'a permis de mûrir, de faire la première année DEUG, la deuxième année, de valider. J'ai gagné un petit peu du temps, mais c'était juste pour me rassurer moi. Sinon, en vérité, au fond de moi, je n'attendais que ça. J'adore ce métier, j'adore cette discipline.

Camille (Chance)

En tout cas, tu donnes envie de faire ce métier. Dernière question qui est très liée à Chance, finalement. Chez Chance, on estime que le sens d'un métier, c'est l'alignement entre quatre piliers et pas uniquement la finalité d'un travail. Les quatre piliers, c'est quoi ? C'est ton métier, la finalité de ton métier, ton environnement et tes impératifs personnels. Aujourd'hui, quel sens est-ce que tu trouves dans ta vie professionnelle Ça fait partie de mon équilibre de tous tes piliers.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Je me sens utile. Il y a quelque chose Je suis à ma place, je suis à ma bonne place. Il y a quelque chose de très stimulant parce que je continue d'apprendre et moi, j'ai un petit côté hyperactif. Donc quand ça ronronne, je suis un peu malheureuse. Donc là, j'apprends tous les jours. Je m'alimente beaucoup, je me nourris beaucoup. Tu vois, ce sentiment d'être à la bonne place, stimulation intellectuelle, ça m'apporte beaucoup dans ma vie de famille, je pense, parce que mes enfants me voient aussi Je pense que c'est un bon modèle, stimulé, donc il me voit tout le temps apprendre. Je pense que c'est une bonne façon de montrer que le monde professionnel, ça peut être aussi quelque chose dans lequel on se sent valorisé, on se développe, on se sent bien à nos enfants. Ça fait partie de moi. Je ne me vois pas faire autre chose.

Camille (Chance)

En tout cas, tu On parle extrêmement bien. Déjà, moi, j'ai une petite affinité avec la psycho, mais là, voilà. On va terminer ce live puisqu'on a dépassé un peu les 30 minutes. Merci à tous d'avoir participé. Merci pour toutes vos questions. Merci Johanna, parce que vraiment, tu en parles et tu donnes extrêmement envie. Si tu as envie, et c'est vraiment très personnel d'échanger encore avec les gens du tchat, n'hésite pas à partager ton adresse mail ou ton profil LinkedIn. Moi, j'en profiterai également quand même pour vous rappeler que notre communauté d'entrée, donc Chance, est ouverte à tout le monde. On a lancé l'initiative 3 minutes pour les autres, qui peut apporter un coup de pouce à une personne qui en a besoin il y a trois semaines. Notre objectif, c'est d'avoir 5 000 coups de pouce d'ici septembre. On en a déjà 4 978, donc on va exploser nos scores. N'hésitez pas si vous souhaitez en faire partie, je vous mets le lien dans le chat. Merci vraiment à tous. C'était incroyable. Moi, c'est mon dernier live de la journée, donc j'adore finir comme un petit coup. Et merci encore Johanna d'avoir pris quelques minutes d'entendant pas du temps qui, j'en suis sûre, est blindée.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Avec plaisir, c'était un honneur. Si vous avez des questions, je vous ai mis mon Insta, mon Facebook. N'hésitez pas à m'envoyer des messages, j'y répondrai. Surtout si ça concerne l'intérêt que vous portiez à cette discipline, à ce métier-là, c'est trop important si vous avez envie de changer. Donc, je vous répondrai à tous. Sur mon Insta, j'essaie de vulgariser beaucoup la psychologie, essayer de simplifier les choses au maximum. C'est vraiment destiné à tout le monde, aux enfants, aux ados, aux adultes. Ça peut aussi vous donner une idée de la façon dont on peut simplifier, vulgariser, déstigmatiser cette discipline qui est parfois un petit peu mise à l'écart. Vous allez voir, en On peut la rendre accessible. C'est très important aussi d'y mettre sa personnalité, son énergie, de dédramatiser la santé mentale. C'est bon, on peut tous en parler, on est tous concernés, on ne va pas se cacher. On peut prendre les choses de façon un peu cool, même si les sujets sont souvent difficiles. C'est ce qui donne aussi d'ailleurs beaucoup d'espoir aux patients. Je suis à votre dispo sur les réseaux sociaux et si besoin, par mail, il n'y a pas de souci.

Camille (Chance)

C'est top. Merci beaucoup Johanna. Merci à toi. Merci. Passe une très bonne journée. Bonne journée à tous et un excellent week-end.

Johanna Rozenblum (Psychologue clinicienne)

Au revoir.

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