Clariane Brosolo, Secrétaire médico-sociale
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Charlotte (Chance)
Je pense qu'on est en ligne. Bonjour à toutes et bonjour à tous. Bienvenue dans cette semaine de live organisée par Chance. De mon côté, je suis Charlotte et je m'occupe du développement de notre très chère communauté. D'ailleurs, je serais curieuse de savoir un petit peu d'où vous nous écoutez aujourd'hui à 11h00. Donc n'hésitez pas à utiliser le tchat, peut-être, pour nous donner la ville dans laquelle vous êtes, en France ou peut-être à l'étranger. C'est toujours agréable. Je vois Jade qui nous dit de Rennes, Elise de Paris. Toi, Clarianne, il me semble que c'est Marseille. D'ailleurs, je suis très heureuse d'animer ce live avec toi. Merci d'être là. Merci de venir nous parler de ce métier de secrétaire assistante médico-sociale. Merci encore pour ton temps. Et merci d'être là pour nous présenter ton parcours et comment tu en es arrivé à ce métier. Je te laisse peut-être la parole pour nous parler de ton parcours, peut-être dans un premier temps, et nous dire comment tu as cheminé vers ce métier.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Merci déjà à toute l'équipe Chance de pouvoir me donner la parole aujourd'hui. Vous l'avez fait auparavant et du coup, ça me fait plaisir de parler de mon nouveau métier. Parce qu'il faut savoir que moi, je suis secrétaire médicale depuis un peu plus d'un an. Avant, j'étais coiffeuse. Donc, si des gens ont vu un peu des vidéos dans lesquelles je parle de mon parcours, j'ai commencé à l'âge de 16 ans. La coiffure, et ça n'a jamais été un métier de choix, enfin de passion, ça a plutôt été un métier qu'on m'a un petit peu imposé dans mon parcours à l'adolescence. Et j'avais toujours eu cette réflexion de me dire: J'ai envie de faire autre chose, mais je ne savais pas comment y parvenir parce que je n'avais pas vraiment de diplôme reconnu, à part le CAP coiffure, qui est uniquement pour pratiquer ce métier et savoir est-ce que j'étais capable à 30 ans de retourner à l'école et quel métier faire. Et en faisant le Parcours Chance, j'ai pu revenir sur des moments de vie où finalement, je savais depuis toujours ce que je voulais faire. Le secrétariat médical, c'était vraiment un rêve d'enfant. Comme des gens voudraient être astronote, pompier, moi, j'avais envie d'être secrétaire médicale.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Et du coup, en ayant vraiment à aller chercher à l'intérieur de moi ce que je voulais faire, je suis vraiment arrivée à retrouver le métier dont j'avais envie de faire. Et le plus dur pour moi, c'était comment pour pouvoir reprendre mes études. Et en fait, je me suis rendue compte que même si on n'avait pas le bac, il y avait vraiment des opportunités, des formations où vraiment on pouvait, peu importe l'âge, peu importe où on habite, on peut vraiment recommencer un métier. Ce n'est vraiment pas compliqué. Il faut juste un petit peu chercher. Et dans le parcours Chance, j'ai eu cette chance de vous découvrir les possibilités, le champ du possible. Et du coup, ça m'a permis de me révéler.
Charlotte (Chance)
Trop beau. C'est très beau, Clariane. Merci beaucoup. Et et merci. Tu parles du parcours de chance qui t'a vraiment aidé à retrouver peut-être ce pour quoi tu étais faite et le métier que tu souhaitais exercer aujourd'hui. Je me demandais si tu avais eu peut-être des rencontres aussi marquantes, justement, dans ce parcours, dans ce cheminement, qui t'ont permis, en tout cas, de te dire: OK, je pense que là, je vais prendre la décision de changer.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
C'est ça. De changer au niveau de savoir vraiment le métier qui me convient ? Oui, absolument Alors, du coup, dans Chance, de toute façon, tout est grâce à vous, donc j'en reviendrai toujours sur vous. On m'a demandé de rentrer en communication avec des gens des différents métiers que j'avais mis sur une liste. Donc déjà, tous les métiers se rapprochaient beaucoup du secrétariat. Dans différents secteurs, il y avait forcément du secteur de la santé, il y avait des secteurs du droit, il y Il y avait des choses... Il y avait le DRH aussi. Ça m'intéressait beaucoup ce métier. Quand on m'a dit: Il faut que tu ailles vers des gens qui fassent ce métier, je me suis dit: Mais jamais je n'y arriverai. Les gens vont me refler. Il faut savoir, et c'est vrai que ma coach m'avait dit: Clariade, quand tu demandes aux gens de parler d'eux, ils seront toujours ouverts à la discussion. Et c'est vrai que j'ai eu des tonnes de numéros de téléphone, donc j'ai parlé avec des DRH et je me suis rendu compte que ce n'était pas du un métier pour moi. Il y avait le côté droit, c'était un peu plus compliqué au niveau des études et je me suis dit: Pourquoi pas par le futur ?
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Ça avait l'air intéressant, mais après, j'ai parlé beaucoup avec des secrétaires médicales qui travaillaient toutes dans des secteurs différents, parce que le métier de secrétaire assistante médico-sociale, ça apporte vraiment le terme. On peut être autant secrétaire qu'assistante, qu'être secrétaire dans le médical, secrétaire dans le social. Et en fait, c'est toujours un métier différent. Peu importe la structure dans laquelle on travaille, ça peut changer vraiment du tout au tout. Donc, j'ai eu affaire à plusieurs secrétaires médicales qui travaillaient dans des secteurs différents, dans des établissements différents. Et Je me suis dit: Elles ont toutes le même raisonnement. J'ai l'impression quand elles me parlent de ce qu'elles font tous les jours, leur journée type, parce que je me demandais: C'est quoi ta journée type ? C'est exactement ce que j'avais envie de faire. C'est pourquoi j'avais envie de de lever le matin et de rentrer enrichi le soir et de ne pas avoir la boule au ventre en y allant et de ne pas rentrer le soir et râler tout pendant une ou deux heures. Je pense que d'avoir parlé avec des gens de ce métier-là m'a vraiment permis de me dire: Oui, c'est fait pour moi ou non, ce n'est pas fait pour moi.
Charlotte (Chance)
Génial. Merci pour ta réponse. Tu as eu l'occasion de parler avec des personnes de leur journée type. Est-ce qu'aujourd'hui, tu peux nous me parler, toi, de ta journée type.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Ma journée type, je me lève assez tôt. Je me lève tôt parce que je travaille dans un cabinet de gynécologie. J'ai deux médecins, je suis secrétaire unique de deux médecins. Je me lève tôt parce que dans le médical, ça commence tôt les journées. Donc j'arrive, je suis responsable déjà de leur bureau, qu'ils arrivent et que tout soit en place, qu'il ne rien au niveau matériel, désinfection. Ce n'est pas moi qui fais le ménage, mais je m'occupe quand même de la désinfection. Une fois que j'ai fini cette partie-là, je me mets sur mon ordinateur, je regarde la liste des patients de la journée. S'il y a des rendez-vous où ils demandent des papiers spécifiques avant que la patiente arrive, je vérifie tout, je prépare tous mes consentements suivant le type de consultation qui va y avoir. J'accueille les patientes quand elles arrivent. Souvent, elles arrivent avant le médecin. Le médecin arrive, s'installe. Et du coup, moi, je passe les messages aussi à ce moment-là, quand le médecin arrive, tous les messages que j'ai eus, par exemple la veille, après qu'il soit parti, parce que je réponds au téléphone, je prends des rendez-vous. On est via Doctolib, mais Doctolib, les gens peuvent le prendre en ligne.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Mais tout ce qui est nouvelles patientes, ils doivent nous contacter. Donc, je fais tout ce qui est du coup, prise de rendez-vous, prise de messages. Hyper important, la prise de messages. Je transmets les messages, je réceptionne le courrier, je mets les courriers dans les différents casiers des médecins. Je vérifie bien de ne pas me tromper à ce niveau-là, qui réceptionne bien tous les messages. J'encaisse, je fais des encaissements. Donc, tout ce qui est le codage d'actes, c'est les médecins qui le font. Par contre, moi, je dois encaisser les patients. Je je leur donne congé, je leur prends des rendez-vous, souvent parce que du coup, on est dans un cabinet de gynécologie obstétricien, donc on a un parcours sur une clinique privée. Je dois guider les patientes vers la clinique vers laquelle elles vont accoucher. Donc, c'est pas mal de paperasse. J'aide pas mal les patientes parce que quand c'est une première grossesse, on ne connaît pas forcément les droits, on ne connaît pas forcément tous les examens. Donc moi, j'assure toute cette partie de renseignement à la patiente et de l'aider dans ses démarches administratives et dans les démarches de suivi de santé.
Charlotte (Chance)
Ok, génial. Tu fais plein de choses différentes, ça a l'air hyper intéressant. Et justement, est-ce que tu peux nous dire peut-être ce qui te plaît le plus aujourd'hui dans ce métier ?
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Ce qui me plaît le plus, moi, dans mon étoile du Nord, dans Chance, la phrase principale de mon métier, c'était: Je voulais aider. Aider, il y a plein de façons de le faire et à l'heure actuelle, dans ce métier, moi, ce que j'adore, c'est que j'ai vraiment l'impression de me rendre utile en aidant les gens. J'aide le médecin parce qu'il arrive, tout est prêt, je lui fais gagner du temps. Et donc, comme on me dit: Le temps, c'est de l'argent. J'aime aider les patientes parce que souvent, elles sont perdues, parce qu'elles ne connaissent pas tout, elles sont un peu entre les mutuelles, la carte vitale, les feuilles de soins, les arrêts. Elles sont un peu perdues et moi, j'arrive, je suis organisée, je leur parle clairement, je les indique. Je fais un peu du cas par cas parce qu'il y a des gens qui sont plus perdus que d'autres et de les renseigner. Pour moi, c'est ce qu'il y a de plus gratifiant dans mon travail: aider les gens de cette façon.
Charlotte (Chance)
Génial, et ça se sent. Est-ce que, Clarianne, à l'inverse, tu as des choses peut-être dans tes missions qui sont peut-être un peu plus difficiles ou que toi, tu trouves plus difficiles et que tu aimerais aussi partager pour que d'autres aient aussi la réalité.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Dans le médical... Moi, j'étais dans la coiffure avant. Et dans la coiffure, il n'y a pas vraiment de... On n'est pas... Comment dire ? Dans le médical, il faut faire très attention au secret professionnel. Ça, c'est le gros point noir de ce métier, c'est qu'il faut vraiment faire attention à ce qu'on dit. Il ne faut pas partager des informations. Par exemple, la patiente qui arrive devant vous, une salle d'attente pleine. Je ne vais pas lui parler de ce qu'elle a fait avec le médecin. Est-ce que ça s'est bien passé ? Aujourd'hui, Aujourd'hui, la consultation, c'était fait pour ça. Des fois, on peut créer une affinité parce que les patients qui sont par exemple, enceintes, on les voit pendant neuf mois. Donc forcément, on commence à s'habituer. Mais c'est vraiment respecter le secret médical Tandis qu'avant, moi, dans la coiffure, c'était... Vous connaissez tous, c'est ça, une coiffure, c'est le salon de thé, tout le monde parle sur tout, les gens s'incrustent dans les discussions. Et ça, il a fallu que vraiment, je le mette en tête et que je fasse très attention. Par exemple, une patiente qui arrive, je ne vais pas lui dire: Madame Untel, vous allez Comment vous allez aujourd'hui ?
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Non, je ne dois pas révéler son identité. C'est à elle juste de me confirmer son identité. Ça, pour moi, c'est vraiment le point noir de faire très attention à ce côté-là. Il ne faut pas rigoler avec le secret professionnelle. Parce qu'en fait, en plus, Marseille, c'est une petite ville. Tout le monde peut se connaître. Donc, faire très attention à ça. Sinon, après, point négatif, Je dirais aussi peut-être... C'est toujours pareil, quand vous vous affaire à une patientèle ou une clientèle, il y a toujours des gens qui sont géniaux et il y a toujours ceux qui... Ça ne va pas, ils ont passé une mauvaise journée, ils n'ont pas eu ce qu'ils voulaient, du coup, c'est votre faute à vous. Mais je me dis, au final, c'est vraiment un pourcentage infime sur le nombre de personnes que vous croisez la journée. Ça me Il ne me pourrit pas l'existence, ça ne me rend pas aigri parce que j'essaie de rester hyper positive. Je pense que dans ce métier-là, il faut rester hyper positif aussi. Il faut savoir mettre les choses de côté. Les émotions, il y a des gens à qui c'est vrai qu'il se passe des choses vraiment horribles, mais toujours prendre du recul, être neutre, être quand même souriante. C'est important dans ce métier-là, mais ne pas se laisser prendre par les émotions.
Charlotte (Chance)
Génial, merci Merci beaucoup pour ton partage. On a une petite question dans le chat d'Élise qui te demande: Quelle formation tu as dû faire, justement, dans le cadre de ta reconversion ? Peut-être, on a d'autres personnes, justement, ici, qui souhaitent changer de métier, se reconvertir, se réorienter. Quelle formation est-ce que tu as dû faire et combien de temps est-ce qu'une formation pour occuper le métier que tu fais aujourd'hui dure ? Je crois qu'on a perdu Clarianne. Est-ce que je suis la seule à ne plus l'avoir ? Elle a peut-être dû avoir un petit souci de connexion. Elle a dû se déconnecter. Je pense qu'elle va revenir. On va attendre une petite minute ou deux. Te revoilà.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Tu me vois bien ? J'ai eu un bug. Je n'allais pas toucher la souris. Il a eu un bug Pour ma formation, j'ai trouvé... Tu m'entends ?
Charlotte (Chance)
Oui, on t'entend.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Attends. Ça marche ?
Charlotte (Chance)
Un peu en décalage, mais on t'entend.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Ouais. Ouais. Bon, du coup, pour ma formation, j'ai trouvé une école sur Paris qui faisait du 100% e-learning. Donc du coup, moi, ça à Angers, parce qu'en étant à Marseille, je pouvais pas monter à Paris. Cette formation, ça s'appelle... En fait, c'est pour obtenir un titre professionnel. Ce n'est pas un diplôme, c'est un titre professionnel de secrétaire assistante médico-sociale. Cette école, elle est reconnue par l'État, donc le titre est vraiment valide en France. Ce qui était génial dans cette formation, ça dure un an. C'est trois jours d'entreprise, deux jours d'école, donc devant mon ordinateur. Ce qui est super, c'est que les deux d'école, il y a possibilité de les choisir dans la semaine. Donc, si votre employeur que vous trouvez, vous dit: Moi, je voudrais que tu sois là lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, tu fais école, il n'y a pas de problème. S'il veut que lundi, mardi, ça soit école et après le reste en entreprise, c'est vraiment du sur-mesure. Donc, c'était super parce que pour l'employeur, déjà, ce n'est pas anodin de trouver une apprentie dans le médical. Dans la coiffure, par exemple, c'est classique. De toute façon, c'est comme ça qu'on apprend son métier.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Autant dans le médical, ça a été un peu plus compliqué. Donc pareil, le réseau, beaucoup faire marcher le réseau pour trouver un apprentissage, un maître d'apprentissage. Et du moment où vous leur dites: L'école, c'est 100% e-learning, donc il n'y a pas d'histoire de trajets. L'école, je peux la faire les jours où ça vous arrange. C'est génial pour eux. En plus, surtout que dans l'apprenti sages, ils ont le droit à avoir des sous. Donc, l'OPCO, moi, leur a donné de l'argent pour les remercier d'avoir pris une apprentie. Donc, moi, je n'ai pas payé ma formation. Elle m'a été pris, en fait, pareil, c'est l'OPCO qui m'a payé ma formation parce qu'apparemment, ce que j'ai su, depuis quelque temps, notre président, monsieur Macron, a mis en place un système. Il voudrait que tous les gens aient un diplôme à la hauteur du bac. Et du coup, ça serait financé par... Pour moi, le coup, ça a été l'OPCO, parce que je n'étais pas inscrite à la NPE. Donc, du coup, ça m'a permis, et comme je n'avais pas un diplôme niveau bac, ça m'a permis qu'elle soit financée. Sinon, c'était quand même 6 000 € la formation.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Mais quand on cherche, il y a toujours moyen de se la faire financer, soit par le conseil général de votre département, soit la NPE, l'OPCO. Du coup, par exemple, vous avez aussi votre compte de formation. Moi, je sais qu'il me restait des sous dessus. Il m'en reste toujours d'ailleurs, actuellement. Il me faudrait que je me fasse une petite formation, par exemple d'anglais. Il y a plein d'écoles. Il y a des CFA aussi qui le font. Moi, les CFA, je n'ai pas pu rentrer dedans parce qu'ils prenaient jusqu'à 29 ans. Ça a été mon problème. J'étais trop vieille.
Charlotte (Chance)
Et Clariane, est-ce que tu as par hasard, encore en tête le nom de cette école par laquelle tu es venue.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Oui, bien sûr. Je l'ai fini là cette année, donc c'est Skill & You.
Charlotte (Chance)
Ok. Est-ce que tu peux le noter, ton échange ? Je vais l'écrire dans le chat.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Je vois que Séverine, justement, a demandé le nom de l'école. C'est Skill & You. Si vous voulez savoir où elle est à Paris, elle est à Montrouge. C'est ça qui s'appelle ? C'est Montrouge, à Paris. Parce que c'est là-bas que j'ai passé mon diplôme, mon titre. Parce que ça, pour le coup, pour passer le titre, j'ai dû me déplacer soit à Montrouge, à l'école, ou soit vous pouvez le passer aussi dans un CFA de votre ville ou de votre département ou région. Par contre, là, c'est plus compliqué parce que vous passez après les élèves de cette école. Donc, la liste d'attente est un peu longue. Moi, je me suis dit à Marseille Paris en train, c'est rapide. Je prends une nuit d'autel et on le fait. Comme ça, au moins, c'est fait. Et du coup, pour la petite anecdote, ma formation a duré moins d'un an. Parce que du coup, j'étais tellement à fond et ça m'a J'ai tellement pris le plaisir que j'ai passé mon diplôme au bout de dix mois et je l'ai eu. Du coup, aussi pour la petite anecdote, ce n'est pas obligé. Les un an peuvent être un peu raccourci.
Charlotte (Chance)
Ok, génial. Merci beaucoup, Clariane. Je vois Amel qui te demande: initialement, tu cherchais spécifiquement à exercer dans un cabinet de gynécologie ou pas forcément ?
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Non, pas forcément. J'ai fait plein de candidatures spontanées, beaucoup dans les cliniques. J'avais vraiment envie de travailler en clinique. Je n'imaginais jamais qu'un médecin ou un petit cabinet avec deux médecins à aller pouvoir me prendre. Donc, je visais un peu les gros établissements. La seule chose que je n'ai pas fait, c'est les hôpitaux. Parce que par contre, s'il y a bien quelque chose où je n'ai pas envie d'exercer, c'est à l'hôpital. Ça, c'est quelque chose que je n'ai pas envie à l'hôpital public. Ce n'est pas quelque chose qui m'attire. Justement parce que j'ai envie de rester dans ce côté jovial et je n'ai pas envie de me retrouver. Et surtout, dans les hôpitaux à Marseille, ils sont un peu spéciaux. Donc non, je ne cherchais pas spécialement. Et en fait, je suis trop contente. C'est super. Je me dis: Si demain je devais partir du cabinet de gynécologie, j'aimerais bien tenter de travailler dans le social, soit dans un établissement qui accueille des enfants. Beaucoup sur les enfants, j'aimerais bien. Plus dans le social après. Ça m'attire. J'ai envie de voir aussi ce que ça peut être comme travail de tous les jours.
Charlotte (Chance)
Super. Merci pour ta réponse. Et tu as Jade qui te demande, tu en as un petit peu parlé tout à l'heure, mais elle te demande quelles sont les plages horaires type et le nombre d'heures par semaine que tu fais. Donc, tu nous as dit très tôt, mais on en sait pas.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
C'est ça. Du coup, moi, je commence à 8h00 du matin et je finis à 18h00. Le plus simple pour les employeurs, ça a été de faire des journées continues. Donc, je fais 8h00, 18h00, en sachant qu'avant, dans mon ancien travail, je faisais 9h00, 8h00 et j'étais debout. Là, je suis assise maintenant. Donc, en fait, les 8h00, 18h00, je ne les sens pas au niveau physique. Et au final, comme j'aime ce que je fais, c'est vrai que je ne me rends pas compte de l'heure qui passe. Vraiment, c'est quelque chose, j'en avais parlé dans une de mes vidéos. En fait, je ne porte plus de montre, alors qu'avant la montre, pour moi, c'était vraiment indispensable. Donc, je fais 8h00, 18h00 et je fais... Il y a des semaines à 40h00 et des semaines à 30 heures pour pouvoir faire un 35 heures semaine. On s'est arrangé avec les deux médecins pour qu'il y ait un roulement entre eux. Donc, je fais quand même... En fait, je fais un 35 heures. Mais du coup, mes week-ends, j'ai mon samedi, dimanche. Ça, c'était impératif parce qu'avant, je ne les avais pas. Du coup, j'ai samedi, dimanche, un jour dans la semaine, par exemple, sur mes semaines de 40 heures.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Et quand je fais 30 heures, j'ai deux jours dans la semaine. Par exemple, cette semaine, j'ai eu mardi et jeudi et ça, c'est trop bien. Je préfère faire des grosses tranches horaires et me dire: Ce n'est pas grave parce que ça va me permettre d'avoir une journée de repos dans la semaine où je vais pouvoir aller faire mes activités, mes courses. Ce n'est pas mal de pouvoir faire comme ça.
Charlotte (Chance)
Tu y trouves bien ton équilibre, en tout cas. Ouais.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Que de commencer à 9h00, de finir à 17h00 avec 2h00 de pause à la pause dej, alors que tu ne peux pas rentrer chez toi. Et au final, tu te dis: Ça fait lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi. C'est hyper long. Tu as eu des espaces où tu n'as rien pu faire pendant tout ce temps-là. Et puis, quand tu reprends après comme ça, tu as mangé, tu ne t'es pas vraiment reposé, tu dois recommencer l'après-midi. Et à ce moment, ça peut être long. Et non, là, ça me convient très bien.
Charlotte (Chance)
Génial. Merci beaucoup pour ta réponse. Je vois qu'il est déjà 11h28. Ça passe trop vite, on aimerait On aimerait trop t'écouter beaucoup plus longtemps. Peut-être, avant de nous couper, quel conseil tu donnerais justement à une personne qui souhaite devenir secrétaire assistante médico-sociale ? Qu'est-ce que tu aurais envie de dire aux personnes qui nous écoutent et qui souhaitent peut-être se diriger vers ce métier ?
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
C'est un très beau métier qui est souvent dévalorisé, mais ce n'est pas grave parce que c'est vous qui qui allait le mettre en valeur. Je retiens beaucoup souvent dans les commentaires de cabinets ou de médecins que des fois, les gens disent: Très bon médecin, mais mauvaise secrétaire médicale ou la secrétaire médicale est géniale. Il faut vraiment savoir que vous êtes l'image du médecin ou de la clinique ou de l'hôpital ou peu importe l'endroit où vous allez travailler, vous êtes l'image et en fait, c'est vraiment cette force. C'est vraiment un métier où on a un pouvoir. Et je pense que quand on aime ce qu'on fait, qu'on le fait avec plaisir, qu'on a le sourire, vous serez toujours récompensés parce que les gens sont hyper gratifiants quand vous les avez aidés, que vous les avez guidés. Même les médecins Les médecins sont hyper reconnaissants d'avoir une secrétaire médicale qui est tout simplement à l'image du cabinet. Vraiment, ça, il faut le retenir, c'est que vous êtes l'image du cabinet et que vous pouvez vraiment donner du sourire aux gens. Parce que la santé, ce n'est pas... On ne vient jamais chez le médecin avec plaisir, sauf quand il y a une grossesse qui arrive. Mais voilà, retenez ça. Vous êtes l'image du médecin et vous avez un pouvoir de redonner du sourire et du baume au cœur des gens.
Charlotte (Chance)
J'imagine que c'est quelque chose que tu dois faire parfaitement bien.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
J'adore. C'est vrai, des fois, tu tombes dans des situations un peu délicates. La discrétion aussi joue beaucoup, mais vraiment être compatissante et tout en gardant, comme j'ai dit tout à l'heure, un peu de distance. Le sourire, même face à des gens qui tirent la gueule. C'est vraiment... Ça fait du bien pour nous, ça leur fait du bien.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup, Clariane, pour tous tes mots, pour ton énergie et ton attitude vraiment positive.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
Merci à toi.
Charlotte (Chance)
Merci d'avoir participé à ce live. Merci à toutes et tous. On doit malheureusement se quitter. Et oui. C'est un petit 30 minutes. Mais merci beaucoup Jade, Amel, Elise. Merci pour toutes vos questions et merci encore Clariande pour ton temps précieux.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
C'est normal.
Charlotte (Chance)
Très bonne journée à tout le monde.
Clariane Brosolo (Secrétaire médico-sociale)
À toi aussi. Bonne journée à tout le monde.
Charlotte (Chance)
À bientôt, Clariande. Bonne journée à tout le monde. Merci. À bientôt. À bientôt.













