Virginie Capelle, Socio-esthéticienne
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Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Bonjour à toutes et à tous.
Marine (Chance)
Merci beaucoup d'être présents à ce live. Et merci Virginie d'avoir accepté de nous accorder un peu de ton temps pour nous présenter ton métier. L'idée de ce live, c'est que ce soit interactif. Donc n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat. Et ça nous intéresse d'ailleurs. Bonjour Sophie. Je vois que les gens commencent à écrire. N'hésitez pas à nous dire d'où vous nous regardez et aussi dans quel... ? Est-ce que vous êtes à Paris, à Lyon, à Nantes ? Je sais qu'il y a toujours des gens d'un peu partout. Et n'hésitez pas à nous dire pourquoi vous êtes là. Est-ce que c'est par curiosité ? Est-ce que c'est parce que c'est un métier que vous envisagez ? C'est toujours intéressant aussi de savoir. Bonjour Sophie, de Rouen. Bonjour Jennifer, de Brest. Bonjour Sophie, de Paris. Sandra, de Bayonne. Lorène, de Paris. Jade, de Bordeaux. C'est génial. Vous êtes nombreuses. Super, c'était intéressant Sophie, merci. Bonjour Stéphanie de Bordeaux. Trop chouette. Désolée pour le petit retard. On enchaîne le live et il y avait parfois quelques bugs techniques, mais nous voici. Bonjour Jennifer, préparatrice en pharmacie depuis 10 ans. Ok, super. Virginie, pour commencer, est-ce que tu peux nous raconter dans les grandes lignes ton parcours et comment tu es arrivée à exercer ton métier ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Oui, bien sûr. Bonjour à toutes et à tous. Je suis ravie d'être là avec vous ce soir. Moi, je suis socio-esthéticienne depuis 2015. J'ai tout d'abord passé un diplôme d'esthétique qui est un BTS en 1997. Ça remonte parce que ça fait le siècle dernier. Et puis, j'ai eu une activité professionnelle très diverse et variée. Et en 2010, j'ai eu des jumeaux. Ma grossesse, j'ai mes lèvres un petit peu abîmé mon ventre. Et à ce moment-là, je me suis rendu compte de l'impact très important entre l'image et la relation aux autres. Donc, j'ai commencé un petit peu à réfléchir à tout ça. J'étais en congé parental à l'époque. Donc, je savais que le métier de socio-esthéticienne existait puisque quand j'étais moi-même en BTS esthétique, il y avait une formation déjà existante dans l'école où j'étais. J'ai moi-même enseigné un an à ces jeunes femmes sur des techniques pures de pratiques. Ça a commencé à cheminer dans ma tête et j'ai commencé à me renseigner. Au moment où j'aurais dû reprendre le travail suite à mon congé parental, je me suis dit: C'est à ce moment-là, c'est vraiment la rupture qui fait que je C'est le moment ou jamais éventuellement de basculer, éventuellement de me reconvertir professionnellement après être resté quatre ans à la maison à m'occuper des enfants, etc.
Marine (Chance)
Est-ce que tu peux nous raconter en quoi consiste ton métier ? Quelles sont tes missions, tes tâches, ton quotidien ? Qu'est-ce que c'est que d'être socio-esthéticienne ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
C'est formidable d'être socio-esthéticienne. Chez moi, un live d'une demi-heure, pour moi, ça va être vraiment terrible parce que je suis une vraie passionnée et je pourrais parler pendant des heures de mon métier. Mon quotidien, c'est déjà d'être microentrepreneur. C'est la première chose que j'ai fait. Dès que j'ai été diplômée, je me suis inscrite à l'URSSAF en tant que microentrepreneur. Et puis, mon quotidien, c'est d'aller de structure en structure avec un planning qui est défini entre ces structures, leur planning et mon planning. Par exemple, aujourd'hui, j'ai passé la matinée en chimiothérapie ambulatoire et en hospitalisation oncologique. Là, j'étais dans le domaine de la cancérologie. Et cet après-midi, j'étais dans un foyer de personnes déficientes mentales âgées. Donc, c'est ça la socio-esthétique, c'est aussi de basculer d'un secteur à un d'adapter le travail, du coup, parce que notre technique, elle reste la même. Nos outils sont toujours les mêmes, c'est le soin esthétique, mais que l'on va adapter à notre public en fonction de leurs besoins, de leurs attentes, de ce qu'attend la structure aussi, puisque c'est aussi un travail que l'on va faire avec la structure, c'est quel est l'objectif défini de mon intervention auprès des résidents, des bénéficiaires, des malades ? Que ce soit d'un point de vue, on va dire, en atelier collectif ou en soins individuels. En chimiothérapie, par exemple, ce matin, et en cancérologie, je suis en soins individuels. Dans la résidence où j'étais cet après-midi, où je suis toutes les semaines, j'étais en atelier collectif. La semaine, elle est rythmée comme ça, de structures qui sont fixes et puis de structures qui sont, on va dire, par exemple, ça peut être une structure une fois par mois ou une fois par trimestre. Et je m'aménage aussi des plages où je me garde un temps si j'ai une structure qui demande une intervention comme ça, ponctuelle, où je puisse vraiment répondre favorableement à une demande.
Marine (Chance)
Super. Merci beaucoup Virginie. C'est toujours un plaisir de rencontrer des gens passionnés. Pour ceux qui découvrent vraiment le métier, est-ce que tu peux nous expliquer le bénéfice pour les personnes qui reçoivent les soins que tu apportes et les problématiques que tu adresses ? Parce que j'ai compris que ça pouvait être très différent.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Je n'ai pas entendu, c'est la fin de la... Excusez-moi, c'est la deuxième partie, je n'ai pas entendu.
Marine (Chance)
Si tu pouvais nous raconter les bénéfices pour les personnes que tu accompagnes, qu'est-ce que ça leur apporte ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
La socio-esthétique, c'est vraiment l'utilisation du soin esthétique basique, les soins du visage, les soins des mains, etc, que l'on va adapter aux personnes en fonction, comme je le disais à un instant, de leurs besoins et de leurs attentes. On va beaucoup travailler sur l'estime de soi, la confiance en soi. Selon les domaines, bien sûr, ça va être plus ou moins variable. Par exemple, quand on est en En cancérologie, on va beaucoup travailler sur les effets secondaires des traitements de chimiothérapie, avec des problèmes cutanés, des problèmes au niveau des ongles, etc. Mais aussi, on va beaucoup travailler sur l'image perturbée ce matin. Très bon exemple. Ce matin, j'étais avec une dame 56 ans, hospitalisée, qui n'a pas encore pu recevoir ses traitements de chimiothérapie. Et cette dame, à un moment, dans le soin, elle me dit: Je ne me regarde plus dans le miroir. Donc, j'engage la conversation sur ce sujet et elle me dit: Mais regardez, je ne ressemble plus à rien, mon ventre a grossi. Je lui ai demandé: Qu'est-ce que vous faisiez avant pour prendre soin de vous ? Un peu de maquillage. Elle m'a expliqué. Tout simplement, j'ai sorti ce que j'avais dans ma trousse, ce qu'elle me disait, un rouge un crayon.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
J'ai utilisé mes éléments avec son accord, évidemment, pour lui mettre un petit trait de crayon sur les yeux, pour lui remettre un petit peu de rouge à lèvres et de rose sur les joues. J'ai posé le miroir à côté d'elle et je lui ai dit: Je vous pose le miroir. Si vous souhaitez vous regarder, faites-le. Je suis sortie un instant pour aller chercher quelque chose et quand je suis revenue, elle m'a regardé avec un grand sourire et elle m'a dit: Je me suis regardée et je me retrouve déjà plus. Même si mon image est changée, je me retrouve déjà plus. Et elle avait un grand sourire. Là, le bénéfice était clair et net. Ensuite, ça peut être des bénéfices différents. Par exemple, quand je travaille avec des personnes dans la déficience mentale, je sais qu'ils attendent mes interventions toutes les semaines avec impatience. On refait les mêmes ateliers systématiquement. On les modifie un petit peu, forcément, pour varier les plaisirs. Mais pour eux, c'est aussi leur moment, leur moment bien-être de la semaine. C'est un rendez-vous important pour eux. Donc, attendre du soin qu'ils vont recevoir.
Marine (Chance)
Génial, merci. Il y a Charlotte qui demande dans le live, dans les questions: Est-ce qu'il y a un secteur ou un public que vous affectionnez plutôt qu'un autre ? Est-ce que je suis la seule à ne plus entendre Virginie ou pas ? Ou c'est pareil pour vous ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Moi, j'aime tous les secteurs d'activité où j'interviens. Sinon, je ne verrais pas d'intérêt à y aller, j'ai envie de dire.
Marine (Chance)
Oui, Virginie, il y a un problème de connexion.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
On n'entend pas ?
Marine (Chance)
Il y a un problème de connexion. Je ne sais pas si vous allez à l'intérieur, peut-être que le réseau sera meilleur.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
On entend ?
Marine (Chance)
Vous êtes assez hachée.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Je vais, tout en essayant de vous parler, je vais remonter.
Marine (Chance)
Super, merci beaucoup.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Je vais remonter. Comme ça, on va se connecter directement à la maison. Je ne sais pas si là, vous m'entendez ?
Marine (Chance)
Là, oui. Là, c'est très bien. Je t'entends. Dans le chat, ça va aussi. Vous voyez, vous m'entendez ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
En remontant, je vais avoir une meilleure connexion. Je vous disais que les secteurs d'activité, moi, partout où j'interviens, il me plaise, sinon je n'irai pas. Je n'y trouverai pas d'intérêt. Je sais que j'aime beaucoup aller en oncologie parce que là, on a vraiment un un bénéfice auprès des patientes qui sont en cancérologie, qui souffrent de leur traitement, qui ont envie de garder les personnes déficientes. Ça y est, je rentre Je pense que ça va aller mieux. Je vous fais visiter en même temps.
Marine (Chance)
Oui, très belle maison. Ça a l'air chouette avec beaucoup d'arbres. C'est mieux. Écoute, ça a l'air d'être mieux, oui. Merci beaucoup.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Oui, je suis à la campagne.
Marine (Chance)
Genial. Il y avait une question- Je ne sais pas si j'ai répondu à la question. Si, si. Bien sûr, c'était très bien. Il y avait aussi une question de Jennifer qui demandait s'il était difficile de trouver des établissements qui acceptent les prestations que tu fais. Est-ce que c'est dur de trouver des clients ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Alors, j'ai envie de dire, et c'est ce que je dis, moi, je renseigne souvent des jeunes femmes qui ont ce souhait de se reconvertir professionnellement dans cette profession. Je leur dis souvent, c'est de la persévérance et c'est de la patience. Déjà, il faut faire comprendre aux structures l'intérêt de notre métier au sein de leur service, de leur équipe pluridisciplinaire. Ensuite, c'est des questions de budget. Donc, je dirais, des fois, il ne faut pas perdre espoir. C'est-à-dire, moi, je me souviens d'une structure où j'étais allée les rencontrer, j'avais déposé un dossier et elle m'avait dit: C'est super ce que vous proposez, mais on n'a pas de financement. Et un an après, elles m'ont contacté en me disant: Le financement, on l'a. Donc, il ne faut pas lâcher. C'est sûr que la première, la deuxième année, c'est beaucoup prospection. C'est aussi pendant les études, choisir ces lieux de stage en se disant: Peut-être que derrière, ça peut découler un contrat. Pourquoi pas ? Je pense que ça dépend aussi de certaines régions, mais en tout cas, il faut faire connaître le métier. Ça, c'est certain. Plus on en parlera, comme ce soir, par exemple, et plus ça va être connu et il faut vraiment médiatiser ce formidable métier.
Marine (Chance)
Super. Il y a quelqu'un dans le chat qui doit te connaitre qui dit: Bravo ma Vivi. N'hésitez pas à nous rejoindre au sein du comité de socio-esthétique, Le Cos. Est-ce que ce métier, il est forcément en étant en entrepreneuriat ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Oui, c'est parce que je suis présidente du Comité de socio-esthétique en France et à l'étranger. Le COS, qui a été créé il y a deux ans, qui regroupe les socio-esthéticiennes de France et de l'étranger. Et justement, notre mission, on va dire, enfin, la mission qu'on s'est fixée, c'est de de faire reconnaître notre métier auprès des pouvoirs publics.
Marine (Chance)
Génial. Je me posais la question de: vous pouvez être en emploi salarié ou c'est uniquement un métier qui s'exerce... Comment ça se passe ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Non. On va dire en grande majorité des cas, on est en microentreprise. Il y a quelques personnes qui sont salariées, puisqu'elles peuvent avoir, par exemple, notamment dans les hôpitaux, ou ça peut être, par exemple, une aide-soignante qui a fait la formation de socio-esthétique et la clinique, l'hôpital, va lui dégager des heures de socio-esthétique. Donc, elle peut être, dans ce cas-là, salariée. Tout comme elle peut cumuler aussi, salariat plus microentreprise. Il y a aussi quelques personnes en portage salarial. Il n'y en a pas beaucoup, mais je pense que dans la grande majorité, ça reste quand même la microentreprise. C'est ce qui est intéressant parce que c'est très flexible et ça permet vraiment de pouvoir aller dans tous les domaines. Moi, j'ai pour habitude de dire: Dès qu'il y a une fragilité d'une personne quelque part, la socio-esthétique peut s'insérer. Donc, d'être en microentreprise, ça nous laisse une liberté d'action qui est totale par rapport à des lieux d'intervention.
Marine (Chance)
Génial. Je vois dans le chat que les questions arrivent Yves, il y a Lorène qui demande: Est-ce que vous accompagnez des personnes individuellement ? Je pense, par exemple, à des femmes qui ont du mal à vivre leur maturité et qui recherchent de l'aide pour réapprendre à se mettre en valeur.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Oui, oui, oui. En fait, on peut très bien accompagner dans des structures où c'est la structure qui finance la socio-esthétique, mais on peut très bien être amené à intervenir auprès d'une personne parce qu'elle a un besoin, elle, particulier. Donc, c'est assez frais, je dirais, à ce moment-là. Ou alors, ce qu'on essaye aussi de développer au sein du comité de socio-esthétique, c'est un de nos travails aussi, c'est de développer le remboursement des soins auprès des mutuels, en attendant que ce soit la sécurité sociale qui prenne le relais. Mais dans un premier temps, il y a déjà des mutuels qui prennent en charge nos prestations. Donc, il ne faut pas hésiter à se renseigner.
Marine (Chance)
Génial. Effectivement, oui, c'est aussi un sujet politique derrière pour faire rembourser et connaître ce type de soins. Il y a Jade qui demande: Combien de temps dure la formation de socio-esthétique ça, c'est une question intéressante parce que ça aborde le sujet de la formation même.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
La formation, en moyenne, moi, quand j'étais en formation, ça dure, on va dire, moi, j'ai passé un an à l'école. C'est entre neuf mois et un an. Entre neuf mois et un an, vous avez vraiment des formations de qualité, je dirais. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, c'est un métier qui commence à être un peu émergent, un peu porteur pour certaines entreprises, on va dire, qui voient un filon financier là-dedans. Et on voit sortir un petit peu du chapeau des formations beaucoup moins longues, mais beaucoup moins poussées en termes de domaines de compétences, d'intervenants, etc. Donc, il faut vraiment bien se renseigner sur les lieux de formation.
Marine (Chance)
Il ne faut pas hésiter à comparer les prix avec le nombre d'heures de stage, le nombre d'heures théoriques, etc.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Il faut vraiment être attentif à ça.
Marine (Chance)
Ok. Merci pour le conseil pour éviter effectivement les organismes moins sérieux. Il y a Jennifer qui demande: Au bout de combien de temps avez-vous réussi à en vivre ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
La première année, je ne m'en suis pas trop mal sortie parce que j'ai eu la grande chance d'avoir fait mon stage. Ça revient un petit peu à la genèse de mon histoire, c'était à dire que quand j'ai voulu faire une formation de socio-esthétique, j'étais salariée dans un grand groupe qui distribue des chèques cadeaux, des chèques restaurants, etc. Je n'étais plus du tout dans le métier de l'esthétique à ce moment-là. Donc, j'ai négocié avec eux mon départ. En partant, je leur ai dit: Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression qu'on se reverra dans des mois prochains dans ma nouvelle fonction. Comme pendant les études, je devais faire un travail de fin d'études. Je voulais voir l'impact de la socio-esthétique en entreprise auprès des salariés. Donc, je suis re-rentrée dans mon ancienne entreprise. Je leur ai demandé s'ils voulaient me prendre en stage. Je suis allée comme ça en stage deux fois pour étayer mon mémoire. Ils ont tellement été convaincus qu'à la fin de mes études, à la fin de l'année, ils m'ont dit: Écoute, on est convaincus et on voudrait te proposer d'intervenir. Ça a été mon premier contrat et ça a été 5 000 € pour l'année.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Donc, pour un premier contrat, un démarrage, pour moi, c'était énorme. Donc, ça ne paraît pas à grand-chose, 5 000 € à l'année, mais C'est pour ça que je me dis: La première année, je ne m'en suis pas trop mal sortie. Je pense que j'ai vraiment pu en vivre au bout de la deuxième ou troisième année.
Marine (Chance)
D'accord. Merci. C'est aussi hyper important de donner ces réalités-là, parce que Ce n'est pas simple au début de se lancer et de se faire connaître. Non. C'est important de le dire.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Il faut mesurer ces risques-là dès le départ. Quand on se lance, il faut savoir que quand on se lance dans n'importe quelle entreprise, ça ne tombe pas du ciel et qu'il y a un travail de prospection, il y a un travail de persévérance, de patience. Donc, il ne faut pas lâcher.
Marine (Chance)
Au sujet des formations, parce que tu disais qu'il y en avait qui étaient un peu moins sérieuses que d'autres. On demande dans le chat s'il y en a que tu recommandes des formations.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Oui, il y a deux écoles vraiment que vous pouvez que vous pouvez suivre sans aucun souci pour votre formation, c'est le CEDES à Tours. C'est, on va dire, la première école qui a formé les socio-esthéticiennes depuis plusieurs décennies et l'école Paris Beauty Academy à Nanterre. Vous avez ensuite deux diplômes universitaires à Nantes et à Paris, qui aussi forment de très bonnes praticiennes. Nous avons l'école Nicole de Lucas à Lille, qui est aussi... Ce ne sont pas des écoles... Là, je suis obligée d'aborder le sujet de la certification. De Lucas n'est pas une école certifiée, mais par expérience, je sais qu'elle forme bien. C'est l'école où j'ai fait moi mon BTS et je sais que c'est une école de qualité, donc elle n'est peut-être pas certifiée. La certification, c'est important à la fois parce que ça sur les personnes qui font ces écoles-là. Parfois, certaines structures, on se rendent compte de plus en plus qu'elles demandent de quelle école on vient, quelle école on a fait. Mais à côté de ça, ça n'empêche pas qu'il y a quand même des bonnes praticiennes qui sortent d'autres écoles.
Marine (Chance)
Super. Merci beaucoup. Plusieurs questions dans le chat qui étaient de vouloir contacter une socio-esthéticienne esthéticienne, notamment pour des proches à eux qui en ont visiblement besoin. On me demande comment on trouve une socio-esthéticienne quand on est particulier.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
J'ai envie de vous dire, déjà, vous pouvez aller sur le site internet du COSE, déjà d'une, parce que ça va vous donner... On a une carte qui recense. Ce sont les socio-esthéticiennes qui sont adhérentes au COSE, forcément, mais on a aujourd'hui un peu plus de 110 adhérentes réparties sur toute la France. Ensuite, vous avez le moyen des réseaux sociaux où des fois, on se rend compte comme ça qu'on est sollicité d'une consœur à l'autre. J'ai été contacté, mais moi, c'est trop loin ? Est-ce que l'une de vous... Ça marche aussi. C'est beaucoup de réseaux. On est une petite famille dans la socio-esthétique. On se connaît, je ne vais pas dire toutes, mais les noms ne sont pas inconnus en général.
Marine (Chance)
Pour terminer, parce que malheureusement, une demi-heure, ça passe vite. Pour toi, qu'est-ce qu'il faut avoir comme qualité et qu'est-ce qu'il faut savoir avant de se lancer dans cette voie pour être bien conscient du métier et de sa réalité ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Il y a deux choses. Il y a la réalité du métier d'un point de vue économique, c'est ce que je vous ai dit il y a quelques instants, c'est-à-dire savoir que quand on se lance dans ce métier-là, il va falloir aller au charbon, comme on dit, pour trouver des structures, des contrats, etc. Ça, c'est la réalité économique. Il faut vraiment avoir comme qualité d'être persévérante et patiente. Je l'ai déjà dit plusieurs fois, mais c'est vraiment important. Ensuite, vous avez les qualités humaines. Une bonne socio-esthéticienne, j'ai envie de Il faut déjà qu'elle soit très empathique puisqu'il va falloir qu'elle comprenne un petit peu la personne qu'elle accompagne dans sa fragilité, etc. Toute la difficulté, c'est d'apprendre à faire la juste distance, justement, pour qu'on ne se fatigue pas dans le sens épuisement émotionnel, qui peut être difficile, mais ça, c'est un apprentissage de tous les jours. Il faut être discrète aussi, puisque les patients, les personnes, les bénéficiaires, parfois, nous racontent des choses. Il faut savoir faire la part des choses entre ce que je garde pour moi parce que la personne me dépose une parole ou est-ce que c'est un élément que je dois remonter à l'équipe pluridisciplinaire parce que c'est important dans la prise en charge globale de la personne ?
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Ensuite, j'ai envie de dire, il faut être nature. Moi, je ne me pose pas la question avec les personnes avec qui je travaille. Je suis au naturel, je suis comme tous les jours. Et c'est important parce que La communication, c'est un point vraiment essentiel dans notre métier. Des fois, il y a des personnes qui préfèrent être dans l'échange, parler, etc, plutôt que finalement faire un soin, parce qu'ils ont ce besoin, finalement, de ce petit temps pour déposer des choses qui, parfois, sont difficiles à déposer, ou à un proche, ou à quelqu'un avec une blouse blanche, etc.
Marine (Chance)
Merci beaucoup, Virginie, pour ton temps. 30 minutes, c'est trop frustrant. C'est vraiment un magnifique métier qui gagne à être connu. C'est génial. J'espère que ce live contribuera à ça. Pour ceux qui avaient encore des questions, je vous ai mis le LinkedIn de Virginie ou mon adresse email dans le chat. N'hésitez pas s'il vous reste des questions à nous écrire. Et merci à toutes pour votre participation hyperactive. C'était super. Et encore merci Virginie pour ton temps.
Virginie Capelle (Socio-esthéticienne)
Avec grand plaisir. Merci à toutes.
Marine (Chance)
À bientôt. Au revoir. À bientôt.













