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Natacha (Chance)
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de sophrologue avec Daniel. Bonjour Daniel et merci d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Bonjour à toutes et à toutes. Bonjour Natacha également. Et puis merci à Chance pour cette chance de partager mon parcours et mon métier passion de sophrologue.
Natacha (Chance)
Super. Moi, c'est effectivement Natacha. Je travaille chez Chance et je suis très heureuse de découvrir avec vous la voie professionnelle de Sophrologue qui m'intéresse aussi. Je vous le rappelle, effectivement, si vous avez peut-être participé à des précédents live, mais le but de ce live, c'est vraiment qu'il soit interactif. Donc n'hésitez surtout pas à poser toutes vos questions dans le chat. Je pourrais les reposer à Daniel par la suite. Pour commencer d'ailleurs, peut-être en attendant que tout le monde se connecte, je vous propose de nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez, parce que c'est toujours sympa de voir un petit peu d'où vous êtes. Ou peut-être si vous voulez nous dire pourquoi vous êtes là, est-ce que c'est parce que vous êtes plutôt curieux ? Est-ce que c'est parce que vous envisagez la voie professionnelle de sophrologue ? Dites-nous un petit peu ce qui vous amène. Je vois qu'on a déjà effectivement une personne qui nous découpe de Paris. Je Je vois que certains sont en train d'écrire. Peut-être vous êtes en train de nous dire, effectivement, qu'est-ce qui vous intéresse et qui vous amène ici. Il y a quelqu'un de Rennes, de l'Essonne. Effectivement, on est de plusieurs endroits en France.
Natacha (Chance)
Il y a quelqu'un de Lyon. Super.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Voyage.
Natacha (Chance)
Parfait, super. Peut-être pour commencer en introduction, pour ceux et celles qui ne connaissent pas Chance, je vais un petit peu nous Nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun et chacune à trouver sa place dans le monde du travail et dans la société. Nous avons plusieurs programmes d'accompagnement. Le plus connu, c'est le bilan de compétences. Avec cette méthode, à un moment donné, on vous propose d'aller vous confronter à la réalité des métiers pour enlever potentiellement les fantasmes, positifs comme négatifs, que chacun peut avoir sur une voie professionnelle. En général, vous verrez, c'est assez puissant parce qu'effectivement, en écoutant un ou une professionnelle parler de son métier, ça nous permet de se rendre compte si ça résonne pour nous, si ça nous enthousiaste, si ça nous énergise ou si, au contraire, on ne se projette pas. Effectivement, c'est ce qu'on a commencé à faire toute cette semaine avec les live métiers. Ensemble, on explore plus de 50 métiers. Et sans plus tarder, je vais donner la parole à Daniel qui va nous présenter son parcours et son métier de sophrologue.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
J'ai un parcours un petit peu atypie Je me suis dit qu'au départ, j'avais fait des études d'archéologie pour devenir archéologue. Donc, on pourrait se dire pourquoi l'archéologie et ensuite la sophrologie ? Je pense que maintenant, avec ma réflexion, il y a un lien. C'était les études des peuples, études de connaître, comprendre des personnes. Et dans mon parcours personnel et professionnel, dernièrement, j'ai travaillé dans une école de commerce pendant quelques années où j'ai accompagné les étudiants sur la voie de leur professionnalisation. Et puis, quand on est jeune étudiant, on a beaucoup aussi de questions. C'est: Qu'est-ce que je vais faire ? Pourquoi ces études ? Quel métier vais-je faire ensuite ? Mon but à moi était cet accompagnement, de les guider, sans rentrer dans un bilan réellement de compétences avec eux, mais les accompagner, de les faire monter en compétences tout de même. Et au fur et à mesure de cette pratique dans ce métier, je me suis rendu compte que ça soit au sein des équipes ou au sein des étudiants qui avaient vraiment un besoin de mieux être. Je voyais des étudiants qui n'étaient pas bien, manque de confiance en eux, troubles anxieux, des angoisses. Et puis, même au sein des équipes, quand on est dans des grosses entreprises, peut-être des écoles supérieures, que ça soit le burn out, la gestion du stress.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Et dans ma pratique à moi, personnelle, c'est vrai que je pratiquais du yoga, j'avais consulté une sophrologue et je me suis rendu compte que ce qui m'animait réellement, c'était d'accompagner l'autre à se mieux être, à développer ses capacités, ses compétences, à l'amener dans des prises de conscience aussi, de se dire: Voilà ce dont je suis capable et ce que je peux faire. Et puis, j'ai eu une superbe équipe aussi au sein de mes écoles. Quand on me dit que les rencontres font beaucoup aussi au sein de mes écoles, toute l'équipe qui m'entourait aussi me disait: En fait, Daniel, toi, ton truc, c'est vraiment la relation d'aide, c'est l'accompagnement à la personne et tu en fais partie en soi dans les missions qu'on a dans ce métier-là, mais il faudrait que tu fasses ça à plein Et puis, quelque part, ils m'ont un petit peu poussé à dire: Est-ce que je me reconvertirai pas ? Et j'ai pris cette décision de me reconvertir en préparant évidemment les choses en amont, en m'intéressant à ce que j'allais réellement faire et du coup, ce métier de sophrologue. Et puis, je me suis lancé et c'est vrai qu'aujourd'hui, je m'y retrouve totalement dans cet accompagnement et dans cette relation d'aide aux autres.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Super.
Natacha (Chance)
Et est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus, justement, sur ton métier de sophologue ? C'est quoi tes missions au quotidien, ton environnement de travail ? Comment ça se concrétise ?
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
La sophrologie, peut-être des personnes ne connaissent pas encore. C'est une thérapie partie psycho-corporelle, qui va vraiment travailler à la fois sur le corps, l'esprit et aussi les émotions. Et le but, en sophrologie, ça va vraiment d'équilibrer le tout. Parce qu'on sait que quand le mental est en surcharge, il peut y avoir un des répercussions sur le corps. Donc, il va y avoir des somatisations. Et puis, quand le corps n'est pas bien aussi, pour la gestion, quand on a des douleurs chroniques, par exemple, ça va aussi impacter le mental, le moral et puis la vie quotidienne tout court. Donc cette méthode, par des moyens, par des respirations contrôlées, de la détente, de la suggestion mentale aussi positive, on va apprendre à se réécouter, écouter ses ressentis, puis avoir des prises de conscience pour pouvoir être mieux au quotidien avec soi. Et ce qui m'intéresse réellement dans ce métier de sophrologue, c'est qu'on peut toucher à tellement de... On peut toucher à tout type de personnes, on peut accompagner tout type de personnes. Et puis, on peut également faire des accompagnements sur de l'amélioration tout simplement du quotidien, pour la gestion du stress, des émotions, les troubles anxieux, par exemple, de la préparation mentale également.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Par exemple, si vous avez une compétition sportive ou si vous devez prendre la parole en public comme aujourd'hui, Aujourd'hui, devant plusieurs personnes, ce n'est pas forcément évident, comme si ce travail-là de confiance en soi et d'estime de soi. Il y a également sur l'accompagnement aux traitements médicaux. C'est vrai que la sophrologie fait partie des soins oncologiques de support, sur le plan cancer, par exemple. Donc, tout cet accompagnement de la gestion de la douleur, des traitements médicaux aussi qui peuvent être très lourds et qui impactent notre quotidien. Et puis également tout ce qui est pulsionnel, addiction, phobie. C'est vraiment ce champ d'action qui est large et qui permet de donner des outils au plus grand nombre et d'améliorer justement leur quotidien et leur manière d'appréhender aussi la vie de tous les jours qui est tout le temps en changement et C'est ça qui m'anime vraiment. Je suis autant désuivi individuel qu'en groupe. Il y a une force dedans qui est que les outils que je vais apporter aux autres, ils m'apportent aussi évidemment. C'est un travail constant dans les deux sens.
Natacha (Chance)
Super, merci. Peut-être, est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus, justement, sur toi, ton environnement de travail ? Est-ce que tu es indépendant ou nous expliquer.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Il y avait plusieurs options qui se portaient à moi. J'ai certains sous-prolapte collègues qui travaillent dans le milieu médical et qui ont fait aussi la même formation que moi. Pour apporter un complément, à leur premier métier. Moi, j'avais pris la décision de me lancer en tant qu'autoentrepreneur. Mon lieu de travail le plus souvent, c'est à domicile chez moi, après aussi au contact des personnes. Pour l'instant, je travaille essentiellement en visio ou à domicile. Le cabinet arrivera un peu plus tard. Mon environnement de travail, c'est... On est seuls quand on est besoin d'entrepreneur, ça, il faut le savoir aussi. Il Il faut savoir s'entourer, évidemment, mais c'est essentiellement un travail seul et puis avec les gens qu'on accompagne. Nos journées aussi sont denses. À nous aussi de savoir s'organiser et d'avoir une certaine rigueur aussi dans cette organisation. Mais depuis que j'ai commencé ce métier, je n'ai pas l'impression de travailler. Je me lèves le matin et je me couche le soir parfois. Mais c'est cette impression-là aussi de ne pas travailler. Et pour moi, le point essentiel est là, c'est de faire un métier passion et un métier qui nous ressemble et qui nous anime tous les matins et de savoir pourquoi on se réveille et ce qu'on va donner aux autres.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Pour moi, c'est essentiel. Super.
Natacha (Chance)
Je vois qu'effectivement, on a déjà une question de Mathilde qui demande: Quelle formation tu as suivie ?
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
La question, évidemment, s'est posée à ce moment-là, parce que si vous allez faire des recherches sur des écoles de sophrologie, vous allez en trouver beaucoup. Il y en a plusieurs. Du coup, moi, après plusieurs recherches, j'ai choisi d'intégrer l'Institut de formation à la sophrologie. À savoir que cet institut nous donne vraiment autant une formation, que ce soit d'un point de vue théorique que pratique. Il y a énormément, évidemment, de travail personnel, mais on en sort vraiment avec cette formation professionnalisante, avec toutes les clés pour pouvoir travailler de suite. Il faut savoir que cette école est la première qui a mis en place ce référentiel qui a le métier de sophologue en France et qui avait obtenu à l'époque, pour la première fois, le titre RNCP, qui permettait aussi la reconnaissance de l'État. Ce n'est pas un diplôme, c'est une certification, puisque ce n'est pas une école de l'État. Mais qui avait cette reconnaissance. C'est vrai qu'il y a ce sérieux et toute cette méthode qui est vraiment donnée pour qu'on puisse tout de suite interagir. Moi, personnellement, je ne pourrais pas parler d'autres écoles, mais l'école que j'ai faite et que je que j'ai vécue et que je peux recommander, c'est l'Institut de formation à la sophrologie.
Natacha (Chance)
Super, merci pour cette réponse. Je vois qu'on a d'autres questions qui tournent un peu plus autour du temps de travail, effectivement. Est-ce qu'il y a beaucoup de préparation avant chaque séance et combien de temps de travail, environ, tu as par semaine ? Si tu peux nous donner un peu une idée.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Alors, une séance sophrologie, qu'on va dire classique en individuelle, dure environ une heure. Une heure avec ce temps d'échange, ce temps de pratique, de vraiment travailler sur l'objectif de la personne. Et ensuite, il y a tout un travail en interséance pour monter cet accompagnement, ce protocole. Et c'est vrai que là, il y a plusieurs... On peut compter deux, trois heures de travail supplémentaire. C'est toute une organisation entre les suivis qu'on fait et puis les accompagnements qu'on doit monter. Parce que tout accompagnement est personnalisé. On ne peut pas faire un accompagnement identique pour chaque personne, même si les outils restent de les mêmes. Il y a cette personnalisation qui est à travailler et à rechercher. C'est une des parties qui m'enthousiasme aussi le plus au-delà de l'accompagnement, c'est vraiment d'aller vraiment travailler sur cette personnalisation et chaque accompagnement, même si parfois, j'utilise les mêmes exercices, mais pas avec les mêmes intentions, pas avec le même travail, pas avec la même personnalité, ce qui en donne sa richesse, justement. Une journée type, pour moi, par conséquent, c'est préparer sur mes protocoles, parce que je monte des protocoles pour répondre aux objectifs des personnes, effectuer mes suivis. Ensuite, il y a tout ce qui est aussi administratif.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Quand on est autoentrepreneur, il y a énormément de travail administratif. Et puis aussi beaucoup, beaucoup, et ça, si les personnes qui souhaitent pratiquer la sophrologie ou en tout cas se reconvertir, c'est de la formation continue. Donc, beaucoup de lecture, beaucoup de curiosités, aller rechercher d'autres choses, C'est aussi s'inspirer de d'autres pratiques. Je sais que, par exemple, actuellement, moi, je suis sur... Mon petit format sur supplémentaire, c'est la PNL. Donc, je m'intéresse à la PNL, je fais des recherches et je me rends compte qu'il y a des parallèles, ça se répond. Et puis, ça en enrichir ma propre pratique personnelle en sophrologie.
Natacha (Chance)
Super, merci. Je reviens un petit peu sur les questions de la formation, parce qu'effectivement, on a Manuel qui nous demandait quelle était la durée de la formation que tu as suivie.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Tout à fait. En ce qui concerne l'IFS, vous avez trois possibilités. Vous pouvez la faire sur six mois, sur un an ou sur deux ans. Ces différentes options permettent aussi à des personnes qui restent, par exemple, en emploi, de pouvoir adapter leur emploi du temps avec la formation. Tout en sachant que la formation reste dense. Donc, il faut aussi prendre conscience qu'avec la densité de la formation, il y a aussi beaucoup de pratiques personnelles et beaucoup de travail personnel à effectuer. Moi, personnellement, j'avais fait le choix, comme c'était une reconversion professionnelle et que j'avais quitté mon ancien emploi, j'ai décidé de la faire en six mois. Ça a été six mois intensifs, très riches et qui passent très vite, mais qui permettent à la fin, parce que parfois, certaines personnes me disent: Oui, mais six mois, c'est court. Mais en fait, on vous donne vraiment toutes les clés toutes les clés sur la pratique, sur la théorie, puis votre travail personnel qui fait. Vous pourrez, à la fin, si vous décidez de faire en six mois ou en un an ou en deux ans, de la même façon, le contenu sera le même et vous pourrez ensuite exercer.
Natacha (Chance)
Super, merci. Je rebondis sur ce que tu mentionnais sur, effectivement, le titre RNCP. Il y a Agnès qui nous demande s'il est toujours accessible en formation de sophrologie.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Il y a encore certaines écoles qui l'ont gardé, mais il y a eu des changements au niveau politique depuis le mois de juillet 2023. Et par conséquent, il n'y a plus le titre RNCP. Néanmoins, le titre RNCP, sachez que ça ne prend pas en cause la formation et le contenu de la formation. Le titre RNCP, c'est un titre qui est donné par l'État. Donc là, on est plus sur des questions politiques que sur la qualité ou non de la formation. La formation a gardé néanmoins, même s'il n'y a plus le titre RNCP, son titre Qualiopi.
Natacha (Chance)
Ok, merci pour la précision. Je vois qu'on a pas mal de questions aussi qui tournent autour de... Quand on se lance, on peut avoir un petit peu de questionnement de à partir de quand l'activité permet de se rémunérer. Donc, effectivement, Barbara nous demandait si tu as un ordre de grandeur à donner du délai à partir du moment où tu te lances pour que l'activité devienne pérenne et que tu te rémunéres, etc.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Là, c'est une question complexe sans l'être. Aussi, c'est de savoir ce qui est pour nous gagner sa vie. Ce qui est pour moi, gagner ma vie n'est peut-être pas pour quelqu'un d'autre. Après, c'est comme toute entreprise, je pense, quand on se lance, il y a un temps. Il y a un temps et puis, de manière générale, pour qu'une entreprise soit vraiment pérenne. Je pense qu'il y a trois ans de roulements complètement d'activité. Mais les choses peuvent aller après très vite. Il faut énormément communiquer, évidemment. Communiquer, c'est communiquer dans son entourage, son réseau personnel et puis parler autour de soi. Les choses peuvent aller très vite. Après, dire que quel délai et combien on peut gagner à quel moment, il y a trop de paramètres qui rentrent en compte. Et puis, quelqu'un Pour quelqu'un, gagner bien sa vie, c'est gagner 1 600 €. Pour quelqu'un d'autre, ça va être gagner 4 000 € par mois. Donc, il y a différents paramètres.
Natacha (Chance)
Oui, tout à fait. Effectivement, ce n'est pas le même ratio pour tout le Mais effectivement, de ce que tu nous as expliqué, toi, c'est ton activité principale aujourd'hui et du coup, ça te permet de subvenir à tes besoins comme le demandait Valérie. Effectivement, Il y avait une question aussi, pardon que je la retrouve. Il y avait Maureen qui nous demandait: Est-ce que tu entendais par travail personnel ? Je sais que tu mentionnais des lectures ou des choses comme ça. Ça, c'est quelque chose que tu gères en autonomie pour te de continuer à te former.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Exactement, tout à fait. Continuer à se former toujours, rester curieux, pour moi, c'est important. En plus des lectures en travail personnel. La sophrologie aussi, je pense que c'est comme toute thérapie, même si c'est une thérapie préve. Après, ça, c'est quelque chose qui m'est personnel, qui m'appartient, mais un sophrologue qui n'a pas pratiqué lui-même la sophrologie et qui, du coup, n'a pas ressenti ou écouté ses ressentis, justement, et s'est écouté par la La pratique de la sophrologie, comment pourrait-il accompagner des personnes et leur dire: La sophrologie, ça va être bien. Grâce à ça, tu vas reprendre confiance en toi. Grâce à ça, tu vas pouvoir gérer ton anxiété. Moi, je sais que, par exemple, au départ, quand je me suis lancé, je n'avais jamais eu de troubles anxieux ou d'anxiété. Et là, je me suis découvert et je me suis dit: Que m'arrive-t-il ? Mon corps me donne des signes, il y a des appels. Et qu'est-ce qui se passe ? Et du coup, par cette pratique de sophrologie, aujourd'hui, grâce à cette pratique-là, je peux aussi en parler mieux et dire: Oui, pour moi, je peux vous expliquer d'un point de vue neuropsy, pourquoi ça fonctionne et des choses comme ça.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Mais mieux en parler aussi par son expérience personnelle. Et c'est ça aussi dans le travail personnel et dans cette pratique, c'est de pratiquer aussi soi-même. Du coup, la sophrologie, ça fait partie à mon sens du travail personnel.
Natacha (Chance)
Super, merci. Je vais peut-être relayer la question de Yohanna qui nous demande: Comment faire la différence entre des personnes qui ont des besoins du ressort plutôt du soutien psychologique et celles qui ont besoin plutôt d'outils de sophrologie pour pouvoir les accompagner au mieux ?
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Bien sûr. Lors d'un accompagnement sophrologique, la première séance, on a tout un temps d'échange. Cette première séance va durer plutôt une heure et demie, voire deux heures, où vraiment, on pose des questions d'ordre général sur la vie de la personne sans rentrer... On a toujours notre position de thérapeute sans rentrer. Et après, on va tester des petites choses et on va lui demander justement s'il y a déjà un accompagnement psychologique ou avec un psychiatre ou des traitements médicaux, des choses comme ça. Et là, c'est là où on va se mettre les limites aussi de la sophrologie. La sophrologie, c'est un accompagnement qui est complémentaire à cela. Et nous, dans notre positionnement, justement, moi, jamais je ne conseillerais à quelqu'un d'arrêter son traitement, arrêter son suivi psy. Et parfois, justement, au contraire, on va se mettre en contact avec la personne qui suit le client qui vient nous voir pour aussi travailler de manière complémentaire. Je sais que par exemple, là, j'ai un suivi sur une personne. Son objectif, c'est de retrouver la connexion avec son corps. Il y a des troubles dysmorphiques, mais il y a aussi un suivi psychologique. On fait un suivi complémentaire.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Le travail que fait le psy, ce ne sera pas mon travail. Moi, je n'ai pas fait des études de psychologie, moi, j'ai fait des études de sophrologie. Ça, c'est à nous aussi, par ce questionnement, à rechercher si des personnes ont ce besoin-là. On conseillera aussi aux personnes, par exemple, si on est sur des addictions, une personne qui vient, qui veut arrêter de boire parce qu'elle a été diagnostiquée alcoolique, mais qui n'y a pas de suivi, justement. Moi, je sais que dans ma position, je ne suivrai pas cette personne, car il y aurait besoin d'un suivi par un addictologue en complément de ma pratique.
Natacha (Chance)
Et effectivement, ça me permet de rebondir sur la question d'Agnès sur: Est-ce que tu arrives toujours à soulager tes patients ? De ce que tu nous expliques ? Là, ça Ça dépend aussi s'il y a besoin d'un accompagnement, par ailleurs, avec d'autres praticiens.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Tout à fait, exactement. Pour le moment, mes accompagnements donnent des résultats aux personnes. En tout cas, les personnes ont des résultats. Après, j'ai des outils, mais je n'ai pas de baguette magique. Et puis, il y a le travail de la personne. Et évidemment, cet accompagnement qui doit être complémentaire avec d'autres disciplines. Et c'est tout aussi l'intérêt dans ce travail personnel aussi. Quand on travaille en complémentarité avec d'autres disciplines, ça nous ouvre aussi à nous-mêmes d'autres champs. Et puis, des choses qu'on n'avait pas encore explorées et c'est tout l'intérêt.
Natacha (Chance)
Super. Mathilde te demande si c'est possible de se spécialiser dans un domaine via l'IFC, alors elle est mentionnée par exemple avec les sportifs ou les femmes en post-partum.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Exactement, tout à fait. Tout à fait, il y a ces spécialisations qui sont possibles. Il y a la spécialisation pèrinatale qui a été une de mes spécialisations qui m'avait accompagné la femme dans tous ces changements de vie et entre autres vers l'accouchement. Il y a aussi vers les sportifs, donc la préparation mentale pour les sportifs. Il va y avoir les personnes âgées, il va y avoir, comme je vous en parlais tout à l'heure, le cancer. Sachant que la souffrocherie fait partie aussi des soins de support pour le plan cancer. Il y a les adolescents, il y a l'enfance. C'est ce que je vous disais aussi en début de live, c'est ça qui est beau, qui est chouette. On peut accompagner tout type de personnes et le champ d'application est large.
Natacha (Chance)
Super. Manuel nous demande comment tu gères la charge mentale.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
La charge mentale, c'est une très bonne question. Et c'est un travail, justement, on va revenir sur son travail personnel et qui est un travail du quotidien. Comment je la gère personnellement ? Je suis très entouré. Je suis très entouré, donc aussi avoir des personnes qui t'entourent et qui vous soutiennent. Je fais beaucoup C'est un exercice de respiration, énormément. Après, moi, pour gérer cette charge mentale, je sais que j'ai besoin de faire beaucoup de sport, beaucoup de lecture. Les lectures autres que des lectures qui... Voilà, des lectures des romans, des choses qui n'ont rien à voir aussi. Moi, c'est de m'entourer de personnes, de faire à manger, d'accueillir des gens chez moi, de discuter et d'en parler, de savoir s'entourer et de ne pas hésiter. Je sais qu'on a gardé contact avec les personnes avec qui je m'étais formé pour aussi continuer à se poser sur des doutes. Et ça permet aussi cette prise de recul. Parfois, on est nous-mêmes le tableau et on aurait besoin d'être le spectateur dans la salle de musée en train de regarder ce tableau. Et avec cette prise de recul, on verrait le tableau autrement. Alors quand on n'est que dans le tableau et continuellement dans le tableau, les choses peuvent prendre des proportions et cette charge mentale qui peut être forte.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Et pour moi, cette importance aussi de prise de recul et On prend conscience aussi que la situation n'est peut-être différente ou il y a différentes façons de la voir.
Natacha (Chance)
Super. J'adore cette métaphore avec le tableau. Merci. Peut-être pour répondre aux questions de Florian et Valérie, de poser la question également: comment est-ce que tu communiques pour trouver des nouveaux patients, des nouvelles personnes à accompagner ? Est-ce que tu sens qu'il y a un fort besoin, beaucoup de demandes ?
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Oui. Par mes anciennes expériences professionnelles, je Je l'ai vu. J'accompagnais des étudiants. J'avais des étudiants de 20 ans qui étaient sous les annexes depuis un ou deux ans et je trouvais ça terrible. Et puis dans le milieu professionnel et autour de moi. Je pense que si vous faites un petit tour d'horizon autour de vous, combien de personnes vous auraient qui vous disent: Je n'ai pas confiance en moi. J'ai du mal à gérer mon stress. Moi, cette émotion-là, des fois, j'ai des colères. Je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à les gérer. Le besoin est là. Et puis, pour toucher ces personnes-là, il faut leur en parler. Et puis, si elles sont sensibles, leur faire des propositions. Moi, je sais que j'en parle énormément autour de moi. Ce n'était pas du tout mon truc, mais du coup, j'ai dû me mettre sur les réseaux sociaux. C'est toute une Je me suis dit: Je vais faire une approche. On va parler avec des personnes, comme c'est là en live ou en face à face, j'ai une aisance, mais les réseaux sociaux n'étaient pas du tout mon truc. Et j'ai encore beaucoup de travail. Et ça aussi, ça fait partie du travail personnel, c'est de monter en compétence aussi sur des C'est quelque chose qu'on n'avait pas.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Et on se découvre aussi un plaisir aussi à le faire par la suite. Et puis une demande, il y en a. La demande, il y en a réellement. Et puis le métier de sophrologue aujourd'hui, tout en plus que neuf personnes sur dix aujourd'hui ont déjà entendu parler de la sophrologie. Donc, ce n'est pas comme il y a quelques années où on dirait: Souffrologue ? Qu'est-ce que c'est ? Même s'il y a encore des questions dessus, tant mieux. Et on est là aussi pour y répondre. Mais il y a un vrai besoin, il y a une vraie demande. Et moi, je vais... Par exemple, un de mes secteurs, c'est le travail en entreprise, tout ce qui est risques psychosociaux. Donc, burn out, gestion du stress, de la hiérarchie, du changement. Il y a tout un travail dessus. Les complémentaires santé, justement, travaillent énormément dessus. La sécurité sociale également. Ils travaillent dessus. Tout ce qui est troubles musculo-squelettiques, due à une position de travail qui est celle d'aujourd'hui, où on est souvent sur un bureau. Tout ce qui est du syndrome du canal carpien, par exemple. Il y a une réelle demande, il y a un réel besoin.
Natacha (Chance)
Ok, super. Effectivement, de ce que je comprends, c'est beaucoup du bouche à oreille et tu te mets à plus communiquer, notamment sur les réseaux sociaux. Valérie citait le fait: Est-ce que tu fais de la publicité ? Quand tu communiques sur les réseaux sociaux, c'est plutôt comme ça, de manière organique ? Ou est-ce que tu as aussi des stratégies de publicité Non.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Pour mon bien-être à moi-même et mon écologie personnelle, je ne pourrais pas faire de la publicité. Quelque part, parler de la sophrologie, si je fais de la publicité, mais faire de la publicité direct, non. Quand je communique sur les réseaux sociaux, c'est pour expliquer ce qu'est la sophrologie ou je fais un petit point sur, par exemple, des techniques de respiration, pour exemple. Mais c'est plus pour dire: Il y a des solutions. Vous voulez en savoir plus ? Je suis disponible. Mais au moins, je donne des pistes: Vous voulez aller chercher plus loin ? Allez Je ne sais plus loin si vous le souhaitez par vous-même. Si vous voulez que je vous réponde, je suis là aussi. Mais faire de la publicité... Il y a des personnes qui font de la publicité. Moi, j'ai des collègues qui ont fait un site Internet et qui payent des Google Ads, des choses comme ça. C'est tout à fait possible. Après, moi, ça ne me correspondra pas. Encore une fois, moi, le but, c'est la relation d'aide, l'accompagnement à la personne. Et si les personnes ont besoin et qu'ils se sentent venir me voir, je suis OK. Mais aller... Pour moi, c'est un peu du forcing, mais ça n'appartient qu'à moi.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Je ne dis pas que les autres personnes le font dans ce sens-là, mais ça n'appartient qu'à moi. Non, moi, je ne fais pas de publicité dans le sens dur du temps.
Natacha (Chance)
Super. On a une question de Louis qui demande si tu as développé peut-être des partenariats avec d'autres professionnels et aussi, il pose cette question de: est-ce que la sophrologie, à ton sens, est suffisamment reconnue des médecines qu'on peut appeler plus classiques ?
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Oui, elle est beaucoup plus reconnue qu'avant, sachant que cette discipline, c'est un médecin neuropsychiatre qui l'a mise en place. Donc c'est vrai que moi, je vois, j'ai vu mon médecin traitant, quand j'ai débuté, je lui ai expliqué: Oui, la sophrologie, très bien. Avez-vous des cartes de visite ? Parce que moi, là, j'ai des patients. Je souhaiterais vous les envoyez. Donc, s'il y a une reconnaissance. Après, vous aurez toujours des gens qui sont réfractaires, comme pour toute méthode, comme pour toute discipline. Mais s'il y a cette reconnaissance-là... Et puis voilà, on fait partie, par exemple, tout simplement, je reviens sur le plan cancer, mais on fait partie des soins de support. Donc, il y a réellement cette reconnaissance. On le voit de plus en plus dans le milieu médical, dans les hôpitaux, dans les cliniques, dans les entreprises aussi, avec tout ce qui est... Puis là, on était dans la semaine d'ailleurs de la qualité de vie au travail, où justement, souvent, les sophrologues sont appelés pour faire une intervention ou un atelier en entreprise.
Natacha (Chance)
Super. Je vois que le temps défile. On est presque à la fin. Peut-être en point final, pour répondre un petit peu aux questions de Mathilde et Barbara, comment tu définirais un bon sophrologue et les principales difficultés que tu rencontres dans ton métier ?
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Un bon sophrologue, ce serait à mon sens, quelqu'un qui est tourné vers l'autre et qui est à vous de l'accompagner, de le rendre dans le mieux-être. Les difficultés, c'est comme pour tout entrepreneur, même si le métier est passion et qu'on se dit que c'est un métier nécessaire, on est parfois souvent seuls. Et même si on est accompagné, notre entreprise, c'est nous-mêmes qui la portons. Et ça, il faut s'accrocher tous les jours. Et parfois, c'est des montagnes russes. Et parfois, on se réveille le matin et on se dit: Pourquoi j'ai fait ça ? Et puis, le lendemain, on est super content de continuer. Et pour moi, c'est une des premières difficultés, c'est de se dire: Si on se lance, on va être quand même seuls. Donc, c'est tout l'importance d'être accompagné. Et c'est pour ça que, par exemple, je fais aussi des collaborations avec des profs de yoga pour faire des week-ends ou des retraites yoga, sophrologie. Toujours être entouré et puis nourrir sa pratique.
Natacha (Chance)
Super. Écoute, un grand merci Daniel. On est arrivé à la fin de ce live. En tout cas, merci pour ton temps. Merci pour toutes ces informations. Merci aussi à vous toutes qui êtes venues assister en live. Et puis bien sûr, il y aura le replay. Je n'ai pas eu le temps de vous en parler plus en détails, mais effectivement, je pense, comme je le disais, c'est une communauté et nous avons cette initiative 3 minutes pour les autres qui permet de donner des coups de pouce professionnels à des personnes qui en ont besoin, notamment si vous voulez vous renseigner encore comme on l'a fait aujourd'hui sur des métiers. Je vous mets le lien dans le chat et puis on va clôturer pour aujourd'hui pour libérer aussi Daniel. Un grand merci en tout cas pour ta passion qui s'est communiquée aussi dans cet échange.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Un grand merci à tous et merci pour vos questions. Et puis, si vous souhaitez échanger en plus, vous pouvez, du coup, via LinkedIn ou via Insta, n'hésitez pas, que ce soit dans la pratique ou dans le métier de sophologue, je serais ravi de répondre.
Natacha (Chance)
Super. Merci. Bonne journée à tous.
Daniel Alves Machado (Sophrologue)
Bonne journée. Au revoir.
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