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Hayatte Maazouza, Spécialiste de l'inclusion sociale

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Marine (Chance)

Bonjour, c'est à tous et bienvenue dans ce nouveau live métier avec Hayat. Bonjour Hayatte.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Bonjour.

Marine (Chance)

Je vois que vous êtes déjà nombreux dans le chat. L'idée, c'est que cette conversation soit interactive. Donc, n'hésitez pas à utiliser la fonctionnalité pour nous dire d'où vous nous écoutez, qui vous êtes, etc. Comme ça, on pourra vous lire et vous répondre. Pour commencer, pour ceux qui ne connaissent pas encore Chance, on a un bilan de compétences, c'est une communauté d'entraide professionnelle. C'est un parcours de trois mois où il y a beaucoup de monde qui vient parce que se posent des questions sur le travail. Et en fait, Chance permet de comprendre, d'identifier et de réajuster ce qui va ou ce qui ne va pas. Bonjour à tous. Je vois qu'il y a Valérie, Margaux, Anier. Enchanté. Et on va explorer, comme on le fait dans le parcours Chance, on va explorer aujourd'hui une voix professionnelle avec Hayat, qui va raconter son parcours et comment elle est arrivée à exercer le métier qu'elle fait aujourd'hui. Hayatte, je te donne le micro. Est-ce que tu peux nous raconter un peu qui tu es et comment s'est fait un peu ton orientation après les études pour arriver jusque-là où tu es aujourd'hui ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Écoute, merci. Déjà, merci pour cette invitation et de me donner l'occasion un peu d'en parler, parce que c'est vrai qu'on fait beaucoup et finalement, on n'a pas tant d'occasions que ça de parler d'on est parti. En deux mots, en termes de parcours académique, très rapidement, j'ai fait un bac éco à l'époque. Je ne sais pas si c'est toujours la même chose. Un bac économique et social. Ensuite, j'ai fait une classe prépa littéraire. Je le dis parce que je pense que c'est intéressant aussi de voir qu'on ne vient pas forcément tous du même parcours académique. Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, mais j'ai toujours su, depuis assez jeune, que je voulais aider les gens. Tout ce qui était médecine, etc, ce n'était pas trop mon truc. J'avais pensé aussi à tout ce qui était autour de l'éducation, mais pareil, je ne le sentais pas trop. Donc finalement, je me suis orientée vers une école de commerce. J'ai fait les DEC business school. Et faisais quelques expériences de stage en marketing parce que j'avais fait une prépa' L'Itéa, donc je me suis dit: Les mots et le business, ça peut se matérialiser par du marketing.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

À un moment donné, je regardais un petit peu la vie du brand manager, du chef de groupe, du directeur marketing, et je me suis dit que le stretch était trop grand entre qui j'étais, les valeurs que j'avais dans mon environnement et les couches sociales que j'ai traversées, puisque je viens d'un milieu social assez modeste, pour ne pas dire pauvre, initialement, avec plein de problématiques, notamment observées dans tout ce qui est banlieue, parce que je suis originaire d'une ville populaire. Et je me suis dit: N'y a-t-il pas, finalement, une façon de professionnaliser aussi un secteur qui a besoin qui a besoin de l'être, à savoir le secteur de l'inclusion. C'est pour ça que finalement, en dernière année à l'EDF, j'ai décidé de me spécialiser dans un Master of Science qui s'appelle MSI Creative business, qui est le management des innovations sociales, des ONG et aussi des organismes culturels, parce qu'il y a aussi pas mal de passerelles entre les deux écosystèmes, entre l'économie sociale et solidaire telle qu'on la connaît et le secteur de la culture. J'ai fait un mémoire de fin d'études sur les discriminations liées à l'origine ethnique, sur le marché de l'emploi en France.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

C'est comme ça que j'ai basculé directement. Ma toute première expérience a été chez Mosaïc RH, qui est un cabinet associatif, donc un cabinet de recrutement à but non lucratif, spécialisé dans la promotion de la diversité en entreprise. C'est comme ça que j'ai fait mon premier pas dans l'écosystème de l'inclusion, c'est-à-dire tout ce qui est comment on réfléchit, comment on innove, comment on designe des projets de telle sorte à ce qu'on rende possible le fait que chaque personne, indépendamment de son genre, de son origine sociale, de sa couleur de peau et de tous les 25 facteurs potentiels de discrimination, puisse trouver une place dans la société et se réaliser. Ensuite, j'ai eu plusieurs expériences dans le secteur associatif et dans le privé. Après, Mosaïcara, je suis allée au BCG, un cabinet de conseil en strat, plutôt business, mais mon poste qui était un peu le seul à l'époque qui était un peu sustainability, en tout cas qui était en rapport avec les sujets société civile. C'était un peu un pot pourri, il y avait plein de choses dedans, mais avec quand même des axes autour de l'entrepreneuriat social, autour de l'inclusion, par exemple, des femmes dans la tech, l'inclusion des LGBT+ sur le marché de l'emploi et plein de thématiques autour de ça.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Après cela, je suis retournée en ONG chez Positive Planet pour aller plutôt voir ce qui se passe du côté de l'entrepreneuriat dans les quartiers populaires comme levier d'inclusion économique dans ces territoires. Et puis ensuite, je suis retournée dans... J'ai fait une boucle en retournant à ma ville d'origine, à savoir, Trapp, en prenant la direction du développement économique local et de l'emploi. Et donc là, c'était aussi intéressant pour moi de voir un petit peu, parmi toutes les parties prenantes de l'impact, ce qu'on considère comme étant l'impact, finalement, qu'il y a effectivement le secteur associatif, qu'il y a effectivement le privé, mais il y a aussi les collectivités territoriales qui sont au plus près des bénéficiaires, ce que nous, on appelle des bénéficiaires. Aujourd'hui, je suis à la Fondation L'Oréal, où je travaille sur une autre thématique qui est plus sociale qu'économique, à savoir l'inclusion des femmes en situation de vulnérabilité à travers deux axes. Je ne vais pas trop m'étendre parce que peut-être vous aurez des questions. L'idée pour moi, c'était vraiment: j'ai un fil directeur, c'est avoir le maximum d'impact sur les personnes qu'on considère aujourd'hui dans la société comme étant les plus vulnérables à travers plusieurs prismes, le prisme économique et le prisme social, et à travers, bien sûr, plusieurs expériences, autant dans l'associatif, le public ou le privé.

Marine (Chance)

Merci. Ce qui est super chouette, c'est que dans ton parcours, tu as testé différents types d'environnements pour répondre à cette même cause qui t'anime. Tu as testé les associations, les collectivités territoriales, les entreprises privées. C'est super parce que tu vas pouvoir nous donner un peu un éclairage sur comment ça se passe d'exercer ton métier dans ces différents écosystèmes. N'hésitez pas dans le chat à poser des questions pour Ayat, si vous en avez. Si tu veux, ça m'intéresserait, oui, si tu peux nous expliquer un peu comment tu as vécu ces différents environnements, sachant qu'évidemment, ta réponse est subjective et t'appartiens. Toi, quels ont été pour toi un peu les plus et les moins de ces trois grands types, associations, privé et collectivité ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Côté association, ce que j'ai aimé, c'est la capacité d'une dans une forme d'action assez... Ou plutôt dans une forme de procédé de décision assez horizontal qui permet qu'en fait, à 24 ans, tu te retrouves à parler avec un ministre ou avec un ambassadeur ou avec une foultitude de parties prenantes, indépendamment du fait que tu viens de démarrer en junior ou que tu as 18 ans d'expérience. Ce que j'ai bien aimé dans le secteur associatif, c'est ce caractère assez démocratique. Il y a toujours aussi des travers. Je parlerai sur la seconde partie, mais en tout cas, j'ai ressenti un peu plus de liberté d'action que, par exemple, dans le secteur public ou dans le secteur privé, parce que les moyens sont tellement précieux. Les ressources sont tellement précieuses dans le secteur associatif, parce qu'un euro est un euro et que finalement, d'une année sur l'autre, on ne sait pas si le budget, il va être ISO ou si un soutien va se retirer, donc on va Il va falloir raboter tel ou tel programme. Les ressources humaines sont tellement précieuses que du coup, on a une certaine liberté qu'on n'a pas ailleurs. De même que toujours dans le secteur associatif, les ressources sont tellement précieuses et le salaire, pas au niveau, on ne va pas se mentir, on est sur des niveaux de rémunération qui sont nettement supérieurs à la moyenne parce qu'il y a le sujet de la cause, parce qu'il y a des personnes qui- Tu Inférieur à la moyenne, tu veux dire ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Oui, qu'est-ce que j'ai dit ?

Marine (Chance)

Supérieur.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Pardon, excuse-moi. Inférieur à la moyenne, bien sûr. Inférieur à la moyenne. Et d'ailleurs, quand j'avais fait ma première expérience chez Mosaïc, juste après, quand j'ai intégré le BCG, on avait mené une étude et justement, ce qui m'a intéressé, c'était un peu de lever le capot des entreprises sociales et de l'écosystème ESS en général, pour pouvoir un peu lutter contre certains... Ce n'est même pas a priori, c'est des a priori, mais dans l'autre sens, c'est-à-dire de se dire: Je vais aller sauver le monde, je vais avoir un truc meaningful. Et en fait, finalement, il y a aussi des travers dans le secteur associatif. Il y a aussi des pratiques managériales qui sont mauvaises. Tu peux retrouver du harcèlement, tu peux retrouver des gens qui sont en burn out, qui ne sont pas accompagnés. En plus de ça, qui sont très mal payés. Donc, il y a aussi une précarisation des gens qui sont eux-mêmes là à la base pour lutter, par exemple, contre la précarité. Donc, en fait, c'est un peu l'histoire du le plus mal chaussé. Et tu as pareil, les sujets de parité. Dans l'étude, elle date de 2018, on avait vu qu'en fait, quand tu prends l'ensemble, bien sûr, en tout cas, on avait pris un échantillon assez représentatif, sur l'ensemble des structures de l'impact, tu as 75% des salariés de l'impact qui sont des femmes et pour autant 25% des dirigeants des entreprises qui sont des hommes.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Donc, il y a aussi ce sujet que tu retrouves dans le business classique qui fait tache d'huile. On a des pratiques et un mindset qui se retrouvent aussi dans l'écosystème à impact. Donc, parfois, souvent, c'est la désillusion. Il y a beaucoup de gens qui se disent: Je vais aller dans l'impact, soit en reconversion, c'est-à-dire: J'ai travaillé pendant 10 ans comme trader et en fait, finalement, je veux... Et qui arrivent dans cet écosystème où il y a à boire et à manger, il y a des bonnes pratiques et des mauvaises pratiques. C'est un peu la double peine parce que tu te dis: Pendant 10 ans, j'ai fait un truc qui ne me plaisait pas forcément, mais je l'ai fait pour X ou Y raisons. Je décide de me reconvertir et finalement, j'arrive dans un truc où mon manager va marceler. Enfin, marcelle. Et donc, du coup, il faut être très, très vigilant sur ça et ne pas essayer de projeter un truc hyper fantasmagorique autour de l'ESS, parce qu'en fait, il y a autant de difficultés, peut-être même plus de difficultés que l'écosystème un peu plus classique, qui a bien sûr des aspects désavantageux, on va dire, des inconvénients, mais qui peut quand même se reposer sur un certain nombre de process.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Là, si je viens plutôt sur la partie peut-être là, après avoir répondu sur la partie associative, je viens sur le privé. Le privé, ce qui est vraiment un confort qu'on ne mesure pas quand on n'a pas fait autre chose, il a des process. Tu as des équipes RH. Moi, en association, tu n'avais pas vraiment de RH. La RH, elle fait en même temps la finance, elle fait en même temps s'occuper d'organiser les pots et s'occuper d'organiser... En fait, elle est multitasking et donc tu n'as pas d'accompagnement RH, tu n'as pas d'accompagnement de carrière dans l'associatif. Ou en tout cas, sur l'ensemble du monde associatif, tu as des grosses assos qui, elles, bien sûr, ont les process et ont réussi quand même à se staffer suffisamment pour pouvoir avoir des équipes RH, etc. Mais le plus gros du secteur associatif en France, c'est les structures de petite taille ou de moyenne taille qui n'ont pas les moyens de le faire. Il faut avoir vraiment aussi ça en tête, c'est-à-dire qu'aller dans le secteur associatif, il faut avoir un degré d'autonomie et d'indépendance et de prise en charge de soi-même. Il ne faut pas du tout se dire: Tiens, moi, je sors d'EDF et je vais aller en association et je vais être autant accompagné.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Et de l'autre côté, dans le secteur privé, ces sujets-là, de l'impact, de l'inclusion, en tout cas, on va prendre dans le sens plus général de faire des choses bien pour la société, il faut aussi Ils veulent faire attention aux désillusions aussi. Il y a encore beaucoup de grands groupes qui ont encore une vision très marketing du sujet, qui d'ailleurs parfois rattachent ces postes-là à des directions marketing ou de communication. Il y a aussi ce truc où il y a des gens qui pensent pouvoir réellement bouger les choses dans des grands groupes. On peut le faire, mais il faut identifier les red flags. Il ne faut pas se dire: Tiens, il y a un super job de brand cause, un truc hyper fancy, hyper stylé, hyper sexy. Je vais changer le monde. Il y a des choses que tu peux identifier dès les entretiens d'ailleurs que tu as avec la RH. Demande-leur comment est organisée l'équipe, de qui dépend ses sujets, quel est le budget associé à ses sujets ? Quelle est la stratégie, par exemple, sur la sustainability d'ici à cinq ans, etc. Il y a plein de choses qu'on peut déceler. Et sur le secteur public, dernière chose.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Moi, j'étais dans une collectivité locale, donc au niveau d'une mairie, d'une ville. Pour moi, c'était assez important d'avoir... Je pense que c'est absolument capital pour toute personne qui veut s'intéresser à ces sujets d'inclusion, de passer par le dur, de passer, moi, ce que j'appelle par la vraie France. Parce qu'en fait, la vraie France, ce n'est pas les ONG toutes basées à Paris et qui ont des super bureaux, etc. La vraie France, c'est rencontrer rencontrer des personnes qui sont exclus de l'emploi depuis des années, des personnes qui sont en parcours migratoire et qui sont dans une démarche d'apprendre le français, langue étrangère pour pouvoir s'insérer, etc. Et tant qu'on n'a pas compris ça, en tout cas, c'est mon avis, toutes Tous les projets que vous allez mener vont avoir toujours un truc qui va manquer parce qu'ils ne vont pas forcément être en prise directe avec la réalité de ce que vivent les gens. Pourquoi moi, je suis partie de la collectivité ? C'est parce que c'était trop dur. C'est une épreuve de résistance et les conditions n'étaient pas toutes réunies pour permettre de vraiment monter des projets. En collectivité locale, la réalité est très difficile. Il y a très peu de levier aussi managériaux pour faire en sorte d'amener une équipe d'un point A à un point B.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Vous n'avez pas de bonus, vous n'avez pas de prime, vous avez très peu de choses sur lesquelles vous pouvez stimuler les agents publics pour qu'ils puissent bouger. Il y a plein de problèmes aussi qui sont structurels. Pour le peu que vous soyez dans un territoire considéré comme peu attractif, territoire populaire ou zone rurale, vous allez avoir du mal à recruter des équipes. Donc, tout ça mis bout à bout fait que je me suis, en tout cas moi, retrouvée dans une situation où malgré toute la bonne volonté que j'avais, malgré le fait que c'était ma ville en plus, dont j'étais originaire, où il y avait ma famille, je n'ai pas réussi à lever tous ces freins.

Marine (Chance)

Ok, merci.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Désolée, j'ai essayé de condenser.

Marine (Chance)

Non, c'était passionnant. En fait, c'est génial en plus d'avoir la chance d'avoir quelqu'un qui a fait le prisme de ce qui est possible dans la structure pour travailler sur tes sujets. J'ai vu qu'il y a plusieurs questions dans le chat. Je te propose peut-être d'essayer de faire des réponses pas trop longues. Comme ça, on saura en prendre plusieurs. Et parce que j'ai aussi d'autres questions pour toi. Alors la première, Déjà, il y a Aurore qui se reconnaît dans ton parcours et partage ton constat sur les différentes structures. Il y a Stéphanie qui me demande si vous êtes nombreuses dans la Fondation L'Oréal. Et est-ce qu'il est possible d'avoir un job à temps plein dans la Fondation ? Car il lui semblait qu'il fallait d'abord avoir un poste chez L'Oréal pour pouvoir travailler dans la Fondation.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Oui. Alors, est-ce qu'on est nombreuses et nombreuses à la Fondation L'Oréal ? Non. On est à peu près une quinzaine sur trois programmes. Pour se donner un ordre d'idée, on a à peu près un peu plus de 700 ONG soutenues et plus entre 300 et 400 en France. Là, ce que je veux dire, pardon, je n'ai pas précisé, mais on est en une couverture mondiale. Finalement, on est très peu à titre de comparaison. La Fondation Chanel, par exemple, ils sont deux fois plus sur moitié moins. Donc, on n'est pas nombreux. Après, sur la question du passage, du fait qu'il faut passer par l'Oréal, moi, du coup, non. Moi, je suis arrivée de l'externe. Après, en toute transparence, je constate qu'effectivement, la plupart du temps, c'est vraiment ce qui se passe, c'est-à-dire que ce sont des gens qui ont eu un parcours au sein du groupe L'Oréal qui, en seconde partie de carrière, arrivent à la Fondation L'Oréal. Mais ce n'est pas la règle. Moi, je suis arrivée parce que j'avais développé une expertise qui, en l'occurrence, manquait un peu au niveau de la Fondation L'Oréal. Et je pense qu'on arrive dans une nouvelle ère. Effectivement, historiquement, toutes les fondations, en général, on ne va pas se mentir, c'est des gens qui étaient là pendant 20 ans, qui ne savent plus exactement ce qu'ils veulent faire et qui veulent un peu de sens et qui arrivent dans la fondation.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

C'est bien et ce n'est pas bien. C'est bien parce que ça permet aussi de plugger aussi la culture du groupe dans la façon dont on voit la philanthropie. Mais d'un autre côté, ça manque aussi d'expertise pour pouvoir lire c'est quoi ce C'est quoi ce monde de l'ESS, c'est quoi ce monde de l'impact, quelles sont les ONG qui sont, moi, ce que je dirais, les vraies, versus aussi des structures qui ne sont pas à la hauteur aussi de... Moi, je le dis cash, qui ne sont pas forcément à la hauteur de ce qu'elles prônent. Il y a des ONG qu'on sait, qui qui ont des pratiques qui ne sont pas forcément très dignes. Et donc, du coup, c'est important aussi d'avoir des gens qui viennent un peu de ce monde-là. Moi, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, dans l'écosystème de fondation, on arrive à ce degré de maturité, on commence à intégrer des profils un peu différents dans les fondations. Mais en toute honnêteté, on reste encore minoritaire.

Marine (Chance)

Je vois une question de Soraya. Selon toi, quels sont les arguments pour convaincre un recruteur dans la sustainability si on n'a pas la formation et l'expérience qu'il faut ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Moi, je pense que si vous vous retrouvez face à un recruteur dans cette position-là, il faut miser sur tout ce qui est soft skills. Aujourd'hui, que ce soit sur les métiers green, les métiers de la sustainability, de la RSE ou d'ailleurs même sur le digital dans un autre environnement, tous les rapports indiquent que d'ici à 2050, quasiment une grande partie des jobs qui vont être créés n'existent pas encore. Donc, en fait, tout recruteur sait aujourd'hui, en tout cas un recruteur éclairé, parce que j'ai envie de vous dire, limite, si vous n'avez pas un recruteur éclairé en face de vous, est-ce que vous voulez vraiment aller dans cette entreprise ? Tout recruteur éclairé, c'est que finalement, ce sur quoi on va miser, c'est la capacité de la personne à s'adapter, à avoir une écoute active, à être dans une démarche de flexibilité, à savoir évoluer dans un milieu multiculturel, etc. Parce que ce sont les grands défis aujourd'hui. Aujourd'hui, la plupart des des impacts environnementaux ou sociaux liés aussi à la crise environnementale, ils sont où ? Ils sont en Afrique et en Asie. Il y a aussi cette dimension où on recherche des gens qui peuvent réfléchir en dehors de prismes européocentrés.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Moi, mes conseils, c'est vraiment de se baser sur votre histoire, peut-être les rencontres que vous avez faites, les actions que vous avez eues en tant que bénévole dans certaines associations et montrer un peu cette vision un peu worldwide et consciente un peu des enjeux globaux et pas uniquement de: J'ai J'ai lancé telle expérience en marketing, j'ai lancé tel produit. Non, essayer de prendre un peu de recul et de transcrire les compétences que vous avez, pas uniquement en vous basant sur les expériences que vous avez, mais sur qui vous êtes au final.

Marine (Chance)

Très clair. Merci beaucoup, Ayat. Il y a une question sur quelles sont les compétences nécessaires ? Tu parles de ton expertise. En quoi consiste ton expertise ? Et si tu devais nous expliquer aujourd'hui dans ton métier actuel, quelles sont un peu ta semaine type, avec des guillemets, mais est-ce que tu peux nous dire un peu à quoi ressemble ton quotidien, tes tâches, tes missions et les compétences en face dont tu as besoin ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Une semaine classique. Là, je parle pour ce que je fais aujourd'hui à la Fondation L'Oréal. En fait, concrètement, aujourd'hui, je suis responsable du programme Beauty For Better Life. C'est un des trois programmes de la Fondation qui a deux déclinaisons. Les deux, de toute façon, convergent vers cet axe de la Fondation qui est soutenir les femmes en situation de vulnérabilité à travers le monde. Sur mon programme en particulier, on a deux déclinaisons. Une en France où on va soutenir tout ce qui est socio-esthétique, socio-coiffure, C'est qu'il y a une discipline vraiment spécifique de soins envers les personnes qui sont soit malades ou en parcours, par exemple, migratoires, parcours de rue, travailleuses du sexe, femmes qui sont en très grande précarité, etc, très éloignée, très exclue de la société. Là, on va introduire, on va soutenir financièrement des structures reconnues d'intérêt général type associations, services oncologies. Vraiment, c'est très vaste. Mon rôle là-dedans, c'est rencontrer un maximum d'acteurs associatifs qui souhaitent intégrer ou développer la socio-esthétique ou la socio-coiffure dans le parcours d'accompagnement des femmes en situation de vulnérabilité. On travaille aussi avec, par exemple, tous les réseaux des maisons des femmes. Vous savez, ce sont des maisons qui sont souvent rattachées à des hôpitaux et qui accueillent des femmes qui sont victimes de violences.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Donc, on a tout un écosystème associatif non-profit, à but non lucratif en France. Nous, on va venir injecter des fonds pour pouvoir accompagner cette discipline et faire en sorte que les femmes aient ce moment de retour à elles-mêmes pour qu'elles puissent se retrouver et pouvoir se réinsérer ensuite dans la société. C'est un peu le chapeau. Donc, concrètement, mon rôle, c'est de rencontrer des associations, analyser des projets, analyser des budgets, répondre à des appels de fonds, gérer en interne aussi avec l'équipe combien on donne à qui ? Pourquoi ? Comment ça se passe ? Combien être bénéficiaire chaque année ? On a aussi ce truc de chaque année faire le point avec tous les acteurs. Ensuite, on a des projets qui peuvent être un peu plus organiques. On a par exemple un de beauté itinérant qui traverse la France, qui va à la rencontre des femmes en situation de vulnérabilité dans les territoires ruraux et dans les territoires populaires. On va créer une bulle de bien-être pour ces femmes. Mon rôle, c'est vraiment chef de projet sur ce programme. Coordination en interne et à l'externe avec les parties prenantes, rencontrer des acteurs associatifs, mais aussi rencontrer des acteurs publics. Quand on va passer dans tel ou tel département, parfois, on a des rencontres avec le délégué à l'égalité des chances, le délégué la déléguée de la préfète à l'égalité hommes-femmes, tout ce tissu qui travaille pour aider ces femmes en situation de vulnérabilité.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Il y a une partie gestion de projet, il y a une partie communication interne, Il y a une partie créa aussi d'outils. On est moins bon là-dessus, mais on y travaille d'outils de communication pour aussi faire parler de ce qu'on fait. Pas uniquement juste pour en faire parler, pour faire de la com' pour nous, non, mais il y a déjà une vocation première qui est de sourcer, c'est-à-dire faire en sorte que les associations sachent ce qu'on fait pour qu'elles puissent répondre à nos appels à projets, pour qu'elles puissent venir vers nous. Parce qu'en fait, comme je vous le disais, tout à l'heure, on est 15, mais sur plein de programmes différents. Donc, on n'a pas le temps de faire de la chasse à l'association. On est vraiment plutôt où on lance des communications, on fait en sorte que les associations arrivent. On a un autre projet aussi, une autre déclinaison pour le programme Beauté Inclusive, qui est un programme de formation au métier de la beauté pour les en situation de vulnérabilité, mais dans les pays. On lance un appel à projets internes aux filiales L'Oréal. Nous, on a en propre un programme de formation.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

On lance un appel à projets aux filiales, donc L'Oréal Pakistan, L'Oréal Inde, L'Oréal Colombie, L'Oréal Espagne, etc. Ces filiales vont répondre à notre appel à projets en identifiant une ONG locale partenaire. Mon rôle, c'est d'accompagner nos interlocuteurs dans les pays, nos interlocuteurs L'Oréal, pour qu'ils puissent déployer notre programme qu'on a développé ici en local, en se basant sur les spécificités locales, en leur disant ce qui est compliant, pas compliant, ce qu'il faut faire, pas faire, parce que c'est vrai que c'est aussi une expertise d'ingénierie sociale et on ne peut pas faire n'importe quoi. Les filiales, par exemple, vont dire: Tiens, je peux lancer une école de formation sur les cheveux ou les trucs pour les femmes qui sont en chômage dans les favelaces à Rio. Et je peux leur donner des produits, L'Oréal ? Non, on ne donne pas de produits parce que la philanthropie, c'est à part. Il ne faut pas qu'on mette mettre en place des programmes gratuits et qu'on fasse passer ça comme étant finalement une action de com pour vendre plus de shampoing. Ça, c'est absolument illégal. Il y a des règles aussi dans la philanthropie à respecter. Mon rôle aujourd'hui ici, au corporate, au niveau international, au niveau global, c'est finalement d'éduquer un peu aussi nos filiales sur les do and dons en matière de philanthropie, mais les do and dons aussi en termes de posture vis-à-vis de l'ONG.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

L'ong, c'est un partenaire, ce n'est pas un presta. On ne paye pas une ONG pour qu'elle fasse des choses pour nous. Non, l'ONG a son expertise. On doit respecter la façon qu'elle a d'opérer. En tout cas, moi, notre façon de voir les choses, c'est vraiment d'éduquer toutes les parties prenantes de la sustainability chez L'Oréal à cette posture d'égal à égal. Ce n'est pas parce qu'on donne leur argent qu'ils nous doivent quelque chose. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a toute une philosophie. C'est un peu ça mon rôle, c'est des rendez-vous, de l'analyse, de l'apprentissage aussi, parce C'est ce que l'on apprend aussi beaucoup, nous, des acteurs associatifs. C'est hyper important aussi de le rappeler. C'est un apprentissage perpétuel et je pense aussi une posture d'humilité qu'il faut garder aussi.

Marine (Chance)

Merci beaucoup. C'était très clair et passionnant de voir tout le contenu de ton métier. Je vois que le temps tourne, donc je fais vite. J'avais une question sur: qu'est-ce que tu préfères et qu'est-ce que tu aimes moins dans les trois structures que tu as connues ? Et en termes de rémunération aussi, parce que je sais que ça varie beaucoup selon ces fameuses trois structures, sont données ton salaire exact, évidemment. Est-ce que tu peux donner des fourchettes ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Oui. Association, ce que j'aime le moins C'est le peu de moyens. Et donc, finalement, comment ça impacte aussi à tous les niveaux, que ce soit au niveau des projets. Et encore, ce n'est même pas tant les projets, parce qu'au final, à chaque fois, on arrive à se débrouiller à force de créativité. Ce n'est pas tant les projets, mais c'est plus au quotidien, en tant que salarié d'une association. C'est très difficile quand tu es payé 1 700 € net alors que tu as fait... Je réponds un peu à la question. En association, tu sors de grande école. Moi, j'ai fait l'EDEC, je suis sortie de grande école, j'étais à 1 700 net. Et après, à la fin, je suis arrivé péniblement à 2 000. Alors que moi, j'avais une belle sœur qui était en vente, elle vendait juste des fringues, elle qui a été payé plus que moi, alors que moi, je faisais un milliard de trucs différents. Et d'ailleurs, souvent, les gens qui quittent l'associatif, c'est très souvent pour cette raison. Parce que tu peux dire ce que tu veux, ça peut être aussi stimulant intellectuellement que tu veux. À un moment donné, tu dois payer tes factures.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Et ça, c'est vraiment, je trouve, le vrai pain point du secteur associatif. Côté privé, ce que je trouve un peu... Par exemple, moi, au BCG, ce que je n'ai pas aimé, c'était finalement de ne pas mettre les moyens des ambitions formulées. C'était le gap entre ce qu'on disait à l'extérieur et finalement, les moyens qu'on mettait en interne pour mettre en place des choses. Et aussi ce truc-là aussi qui existe encore dans beaucoup de grands groupes où ils se disent: Il n'y a pas encore assez de business sur le sujet. Alors même que les grands groupes eux-mêmes aussi ont ce rôle d'éduquer la société, les parties prenantes et d'ailleurs le CAC 40. Ils se connaissent tous. Moi, on a organisé un truc, j'avais sept PDG du CAC autour de ma table. Donc, ils se connaissent tous. Je trouvais un peu dommage que les entreprises aient pas cette démarche un peu plus audacieuse de se dire: Je vais créer, je vais éduquer et moi-même créer finalement le futur business. Parce que ce n'est pas un gros mot de dire qu'on peut faire aussi du business, mais le faire différemment en tenant compte aussi de l'impact qu'on va avoir sur les générations futures.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Moi, c'est un peu cette frustration-là côté grand groupe. Mais ce que j'aime, c'est quand même les moyens, mais en termes de confort, tu es salarié, donc tu as ton confort et tu as tout ce que tu veux, etc. Mais d'un autre côté, en termes de sens, parfois, on n'est pas au max de ce qu'on pourrait faire. C'est un peu naviguer dans essayer de trouver l'équilibre. Et côté public, ce que j'ai aimé, c'est le contact direct avec les gens. Tu vois, tu fais quelque chose de bien, tu le sais, tu fais quelque chose de mal, tu as des gens qui se pointent à ton bureau et qui... Voilà, tu as passé un milliard de couches et cette déconnexion aussi que tu peux avoir même en secteur associatif. Parce que quand on parle du secteur associatif, on pense les bénéoles qui sont en face des gens, mais en fait non, tu as beaucoup de gens en siège. Et je pense que là, ici, par rapport au public qu'on a, c'est peut-être des cadres qui peuvent être dans les sièges d'association et parfois, ça manque un peu ce contact. Et sur les fourchettes de rémunération, ça commence très bas.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Quand tu sors de grandes écoles, ça peut commencer à 27 ou 28 k. Et Après 10 ans d'expérience, si tu arrives à avoir un job qui t'intéresse et impactant dans un grand groupe, c'est entre 55 et 90 cas. Ça dépend au niveau de ton... On n'est pas sûr. On n'est pas sur une fourchette, on n'est pas sur des 100 syndicats. Tu peux avoir un job à 100 syndicats si, par exemple, tu as un poste de DG d'une fondation ou d'une association. Oui. Mais par contre, si tu es vraiment quelqu'un qui travaille vraiment les mains dans le cambouis, etc, on n'a pas une fourchette de rémunération des réactions très élevées.

Marine (Chance)

Merci beaucoup Ayad. C'était super de t'écouter. Ça passe toujours trop vite.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

C'est ce que je me dis. Mais j'ai vu une question hyper intéressante de Stéphanie. Je ne sais pas si elle est encore là, Stéphanie, sur ETA, sur Je lis la question pour ceux qui verront le replay, parce que je pense que les questions ne sont pas dans le replay.

Marine (Chance)

C'est dans le cadre de l'économie sociale et solidaire. Je m'interroge sur l'efficacité relative des actions menées à différentes échelles. Pensez-vous qu'une approche globale à l'échelle mondiale, soit plus impactante comparativement à des initiatives menées à une échelle locale comme dans une ville ? En d'autres termes, est-ce que c'est plus efficace d'agir localement ou global ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Definitely local. En fait, si tu veux, pendant des années, on a eu cette approche très United Nations style. Et en fait, on en a vu les limites. On a vu que dans certains pays... Je parle vraiment très global, mais par exemple, en Libye, tu as eu... En fait, ça dépend, c'est au cas par cas, mais en Libye, par exemple, tout le secteur associatif a disparu suite à la guerre. Donc là, effectivement, il y a un intérêt pour les grandes organisations internationales qui sont suffisamment dotées, suffisamment outillées, qui ont des staffs en termes de sécurité. Et donc là, c'est pertinent d'avoir des grandes organisations. Par contre, plus globalement, c'est toujours l'échelle locale aujourd'hui. C'est l'échelle locale aujourd'hui qui est la plus privilégiée. Aujourd'hui, même les grandes organisations internationales, on voit qu'elles développent des programmes qui sont dans l'allée vers, qui se reposent sur des acteurs associatifs de terrains plus local, qui sont parfois une dizaine, quinzaine de membres dans l'association, mais qui ont un impact direct. Aujourd'hui, on est vraiment dans une autre culture qui va d'ailleurs aussi avec les sujets de démocratie de citoyenneté, etc. On est vraiment davantage dans un truc où on se dit: Finalement, je préfère agir à côté de chez moi.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

D'ailleurs, même le groupe L'Oréal, aujourd'hui, on est en train de se lancer dans un soutien au niveau de la lutte contre la précarité dans une démarche plus locale. On est vraiment en train de se baser sur: On a une usine dans la région Haute-France. Qu'est-ce qu'on peut faire sur les associations qui sont à côté ? Plutôt que de se dire: On met tous l'argent dans un pot et on en voit à l'autre bout du monde. Là, il y a vraiment un sujet d'agir au plus près d'où on se trouve.

Marine (Chance)

Merci beaucoup, Hayat. On va devoir clôturer le live parce qu'il y en a un autre qui commence à 10h30. Est-ce que si jamais des personnes ont encore des questions, c'est éventuellement OK de partager ton profil LinkedIn ou un contact ?

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Oui, bien sûr, avec Avec grand plaisir. Je poursuivrai avec Stéphanie qui répond. Avec grand plaisir, pas de souci.

Marine (Chance)

Je vous mets le profil dans le chat. Je te cherche sur LinkedIn en direct.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Merci à vous.

Marine (Chance)

Encore merci, Hayat. C'était passionnant. Une demi-heure, c'est hyper frustrant. C'est hyper frustrant. Mais ça donne le petit aperçu. C'est la bande-annonce pour pouvoir avoir envie de regarder le film après. Je viens de vous mettre le LinkedIn de Hayat dans le chat. Si vous voulez le cliquer dessus ou le copier-coller avant qu'on ferme. Je vous laisse quelques secondes. Je vois que tu as une pluie de mercis.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Merci à vous toutes et tous. N'hésitez pas à m'envoyer des questions. Je répondrai dans la mesure du possible, mais généralement, je réponds toujours, même si ce n'est pas dans la minute. Donc moi, au contraire, je suis très contente qu'il y ait de plus en plus de personnes qui s'intéressent à ces sujets. Ça me fait vraiment plaisir. Et puis aussi, je voulais juste rappeler un dernier truc. Si vous avez dans votre cœur l'envie de faire des choses avec du sens, you can always find a way. Vous pouvez toujours trouver un truc. Moi, je me souviens qu'à l'époque, les gens ne comprenaient pas parce que je viens d'un milieu pauvre, ils ne comprenaient pas que j'aille dans un écosystème. J'étais destiné à faire finance. Et en fait, non, il ne faut pas rire sur soi. Moi, je suis intimement convaincue que si on est passionné par quelque chose, on le fait de manière excellente. Et quand on le fait de manière excellente, la résultante, c'est ensuite d'arriver à... En gros, concrètement, n'ayez pas peur d'être mal payé. Non, vous pouvez toujours trouver une façon de un max de personnes. Il y a de plus en plus d'opportunités.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Foncez, renseignez-vous, rencontrez des gens et vous allez voir, vous allez y arriver.

Marine (Chance)

Et en t'écoutant, ça me donne vraiment envie d'en savoir plus. Donc, je pense que je te proposerai un format plus long pour que les gens qui sont très nombreux puissent... Parce qu'évidemment, beaucoup de gens aujourd'hui se... Et tant mieux, parce que la société bouge et que le monde du travail bouge et qu'on ne veut plus... Et qu'on remet un peu en question le sens. Je pense qu'effectivement, les métiers comme les tiens et les parcours comme les tiens sont très inspirants et ça se voit dans le chat.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Merci. Merci beaucoup. Merci pour toi, Hayatte. Avec plaisir. Merci, à bientôt.

Marine (Chance)

Bonne journée.

Hayatte Maazouza (Spécialiste de l'inclusion sociale)

Merci, à bientôt. Au revoir. Au revoir.

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