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Marine (Chance)
Bonjour à toutes et à tous et merci de nous retrouver pour ce nouveau live en coulisses avec Boutayna. Bonjour Boutayna.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Bonjour Marine. Bonjour aux auditeurs de Chance.
Marine (Chance)
Merci beaucoup d'être là avec nous aujourd'hui. Ce live est interactif et c'est pour ça que c'est trop chouette aussi. Donc n'hésitez pas au fur et à mesure à poser vos questions dans le chat. Mais je commence à reconnaître des gens qui ont fait plusieurs live déjà dans la semaine. Super. Je connais les prénoms. Donc j'adore. Bonjour avocat, Camille, Cassandra, Solène. Tout le monde est en train d'arriver petit à petit. En attendant que tout le monde soit là, je vais en profiter pour refaire Je vais faire une petite intro sur Chance pour ceux qui ne connaissent pas. Chance, c'est un bilan de compétences et aussi et surtout une communauté d'entraide pour aider à trouver la loi professionnelle faite pour soi ou, si vous l'avez trouvée, pour réajuster ce qui va ou ce qui ne va plus dans votre travail. C'est un parcours de trois mois avec un coach et la plateforme Chance qui vous aide à réajuster tout ça. Dans ce parcours, justement, on a ce qu'on appelle la partie Exploration. Dans cette partie-là, on vous invite à rencontrer plein d'experts métiers, de professionnels pour ouvrir le champ des possibles. Là, ce qu'on va faire ensemble aujourd'hui, c'est un exemple d'exploration parce qu'on va aller explorer le métier de Boutayna, spécialiste en stratégie des organisations et plein d'autres choses au-delà de ses titres.
Marine (Chance)
Donc trop chouette et merci beaucoup Boutayna. Pour commencer, est-ce que tu peux nous raconter dans les grandes lignes ton parcours et comment tu as réussi à occuper ce métier ? Quels ont été les cheminement et peut-être les rencontres ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Avec plaisir. Je m'appelle Butena Burkail. Je suis aujourd'hui à la tête de mon propre cabinet de conseil innovant. Mais pour arriver à cela, ça m'a pris pas mal d'années. Déjà, j'ai commencé par une école de commerce avec une option finance, on va dire la chose la plus classique. Mais pour même faire cette option, je m'étais coaltinée à un nombre de stages en différentes fonctions pour vraiment choisir. Parce que j'ai moi aussi hésité entre le marketing et la finance. Et quelques mentors m'ont dit: Choisis la finance, parce que ça va te laisser la porte ouverte, parce qu'une fois que tu auras choisi le marketing, c'est un peu plus fermé. Avec le recul, ils n'ont pas tort pour d'autres raisons, mais je vais pouvoir décliner si cela vous intéresse. Et après, Je me suis retrouvée en sortie d'école, au lieu que comme mes amis avaient des postes. Déjà, je me suis retrouvée par un concours de circonstances sans CDI. Et là, je me suis retrouvée devant le choix vertigineux de qu'est-ce que j'allais faire de ma vie, au lieu de faire un cabinet d'audit comme tout le monde. J'étais en pleine vague de questionnements dans le vide, et c'est là où je trouve que le vide est toujours intéressant.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Je vois une annonce passer d'un cabinet de conseil qui dit: Stage ouvert, on cherche des personnes pour six mois. Je ne connaissais pas le conseil en tant que métier. Je me suis dit: Tiens, ça pourrait être une opportunité. Je le fais. J'étais alors à Casablanca. Je commence cette opportunité et ça m'a fait tomber amoureuse de ce métier où j'ai un peu connu vraiment tous les types de fonctions, de la finance au marketing. J'étais au plus près aussi de l'action avec à conseiller des directeurs et des directrices. Et puis, j'ai intégrer Mazars. Pareil, j'ai continué dans le conseil. Il se trouve qu'à un moment, deux ans plus tard, j'étais encore jeune piou-piou avec le recul et je me disais: Je cherche encore quelque chose de plus. Je me retrouvais pas encore assez, on va dire, solide entre mon expérience sur le sujet et mon parcours académique. Je pars à ce moment-là à l'Université Paris Dauphine. Je fais un master de recherche spécialisé où pareil, j'ai rencontré une amie qui avait fait Dauphine, qui me dit qu'il y avait ce master, alors que je ne connaissais pas du tout. Qui est d'ailleurs l'un des plus anciens masters, spécialisé dans la stratégie et dans les organisations.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
C'est un master un peu laitiste en plus parce que c'était la première marche à faire de la recherche. Je me suis posée la question de faire un doctorat. Avec le recul, je me dis que j'aurais aurait pu le faire et que ça aurait été pas mal, mais les contrats de recherche n'étaient pas aussi nombreux à l'époque. C'est en 2013, on est en sortie de la crise financière. Je choisis à ce moment-là de finir mon master, de reprendre ma carrière. J'enchaîne les cabinets de conseil. À ce moment-là, j'en fais deux. Et pareil, pour le concret, qu'est-ce que ça veut dire en tant que métier d'organisation à ce moment-là ? Mon métier consistait à trouver comment optimiser. Optimiser, ça veut dire vraiment aller chercher les coûts, améliorer les procédures, améliorer tout ce qui avait la vague de digitalisation à ce moment-là. On cherchait à intégrer tous les projets de digitalisation. Et j'ai eu une crise de sens parce que je me disais: Mais c'est bête d'avoir fait tout ça et de ne faire que pour économiser, on va dire, mais toujours pressuriser, toujours aller vers comment réduire la charge de travail, mais sans pour autant que les ressources humaines ressentent la réduction de charges de travail.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Donc, j'ai eu une petite crise de sens à ce moment-là. Je pars aux États-Unis, long story short, pour des raisons pareilles, professionnelles, et je me retrouve, jeune maman, à... Là, par contre, je suis rentrée dans le puits du questionnement existant celle-là. Je reviens des États-Unis, il y a le Covid. Et là, en fait, c'est bon. Mon idée, je la trouve. Je vois ce que je veux faire. Mais comme tout entrepreneur, C'est le sujet qu'on adresse. On ne trouve jamais l'idée exactement comme on veut le faire, donc on continue à chercher. Ce qui m'a sauvé à ce moment-là, c'est vraiment... C'est toute la La beauté du truc, c'est de revenir à mon métier, mais de revenir à mon métier comme je l'ai connu à Dauphine. Et là, j'ai commencé à me — pas à juger, entre guillemets — à consommer vraiment des articles de recherche sur tout ce qui était motivation, engagement, santé mentale, courant psychologique. Donc vraiment, je me réabreuve sur tout ce qui est impact de la stratégie de l'organisation sur les personnes, sur leurs ressources humaines, comment on peut améliorer tout ça ? Certes, mais avec de l'humain dedans. Je m'étais accordée des zones d'expérimentation et finalement, je reviens à mon métier.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Au fil du temps, c'est ça qui est drôle, c'est que j'ai retrouvé du sens à mon métier en le créant et en revenant à mon métier. Là, on est autour de 2022. Entre 2020 et 2022, il y a eu tous ces questionnements, tous ces sujets-là qui sont arrivés et avec les rencontres, pareil. Il y a une chose que j'ai maintenue, c'est vraiment de rencontrer des gens. Finalement, je me suis dit: En fait, ce que tu fais, ton métier, peut rejoindre le sens que tu veux amener aux entreprises. Donc amener plus d'humains, amener plus de croissance, amener de la performance, mais en ne cherchant pas toujours à couper les coups, mais plutôt à créer de la valeur, à créer de l'équilibre, à créer de la performance durable, de la solidarité. Et c'était quelque chose de possible. C'est juste qu'effectivement, je ne pouvais plus le chez les autres. Je devais le faire à ma manière. Et ça, ce n'était pas un chemin facile parce que j'avais l'impression que je n'étais pas légitime, je n'étais pas crédible. Mais ça, c'est le sujet d'autres questions. Donc allez-y, posez-les-moi et je répondrai tout simplement.
Marine (Chance)
Merci, c'était génial comme intro. Comme ton parcours, parce que je pense que ça résonne beaucoup de gens, ce que tu dis sur la crise de sens, à utiliser des expressions super fortes comme ça m'a sauvé, qui veulent dire beaucoup. Et je pense que beaucoup de personnes qui sont là se reconnaissent dans à la fois, j'aime mon métier, mais à la fois, les conditions d'exercice de ce métier, ça tape en termes de valeur. Je pense que c'est le quotidien de beaucoup et que toi, tu as trouvé la solution en osant te lancer dans l'entrepreneuriat. Ma première question pour toi, c'est: est-ce que c'est dur et comment tu as réussi à sauter ce pas salarié, entrepreneur ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Pour sauter le pas, Il se trouve que pendant des années, j'avais un carnet d'idées où je notais toutes mes idées et où je les testais. Je rencontrais des gens, j'en parlais. Je commençais, comme n'importe quelle consultante, elle faisait des slides. Je faisais des slides essayer de comprendre si je commençais cette idée, par quoi je la commencerais et comment je l'exécuterais. Donc, j'ai commencé par ça et après, j'ai apuré. Et après, comme certains d'entre vous, j'ai fait le choix de me faire coacher. C'était drôle parce que ma coach, en l'occurrence, elle m'a fait passer des tests, on a passé du temps, des séances. Et puis après, elle m'a dit: En fait, ce que tu fais déjà, ça te convient ? Tu n'as pas soit sur jeu de changer de métier. Tu as besoin de liberté et de le faire comme tu veux. Et au début, je n'y croyais pas parce que comment j'ai réussi à me lancer sans sentir manquée de légitimité. Et ça, c'est très spécifique. C'est que déjà, je me suis lancée et en plus, c'était la période du COVID, donc ce n'était pas du tout facile. Et financièrement, ce n'est pas facile non plus.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
En ce moment, en plus, avec la création, on ne va pas se cacher. Se sauter dans le vide, ce n'est vraiment pas une solution facile à faire. Ce que j'ai choisi de faire, c'est que d'abord, j'ai expérimenté des petites choses par petits pas avec mes petites idées. Ensuite, j'ai incrémenté petit à petit des sujets. C'est marrant parce qu'au final, maintenant, les gens qui ont lu Suivir mes aventures depuis trois, quatre, cinq ans, c'est drôle parce que des fois, ils me sortent juste une idée parce que j'avais martelé ce sujet-là. Par exemple, la parentalité, j'en avais beaucoup parlé à un moment sur l'impact sur le travail et la carrière. Du coup, les gens m'en parlent encore. Ou la créativité, l'innovation. En fait, je ne me rendais pas compte à quel point j'avais partagé des choses. Grâce à ça, j'avais construit ma confiance. Ce qui est marrant, plus je rencontrais des personnes inconnues qui m'ont permis de me présenter, de présenter mes... Ce que je fais toujours, c'est mon portefeuille, de dire: Voilà mon expérience. Ça, ça apporte énormément de confiance en soi. C'est de toujours se raccrocher à ce qu'on sait faire. Moi, je crois vraiment à l'objet, à l'ouvrage, à la matérialité.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Ça, ça revient dans le sens, mais ce n'est pas facile à retrouver avec du métier de service. Et surtout quand on fait des choses gratuites. Au début, j'ai fait pas mal de choses qui n'étaient pas rémunérées. Et ça, parfois, c'est vraiment... On ne le dit pas souvent, mais c'est un sujet où on creuse un peu dans notre confiance et notre estime de soi. Et finalement, la question où il faut se rappeler, c'est que ça sert à quelque chose. Ça sert à... Et c'est là où il faut définir nos objectifs. Si c'est de la notoriété, si c'est de la prospection commerciale, si c'est pour rencontrer, par exemple, un recruteur à qui on va présenter un portefeuille, ça va servir à quelque chose. Ce n'est pas juste gratuit. Il n'y a pas pire que le travail gratuit. Même quand vous êtes dans votre métier, où vous faites, par exemple, la sur-valeur ajoutée. Moi, j'ai fait beaucoup de choses où je livrais plus. Mais aujourd'hui, c'est ce qui m'a permis de garder mon portefeuille, ma réputation et de construire ces rencontres. Parce que grâce à ça, petit à petit, je me suis émancipée de mon milieu de départ.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Sachant que je me suis émancipée de pas mal de milieux de départ et à chaque fois, je me suis retrouvée sans rien. Sans rien dans pas de contact. Et ça, ce n'est pas facile, mais on peut le faire aujourd'hui grâce aux outils technologiques. On a quand même un accès à rencontrer les gens, à faire des webinaire, à se présenter, à faire des salons, à écrire. Et ça, effectivement, plus on se met dehors, on s'expose, Pareil, des stratégies de petits pas. Plus ça nous construit. Le CV, il ne se construit pas dans le passé avec 10 ans. Le CV, il se construit aujourd'hui et les gens regardent aujourd'hui ce que vous faites. Ils ne gardent pas le souvenir en plus.
Marine (Chance)
Non, mais tu as complètement raison. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, avec notamment LinkedIn, on peut avoir, si on maîtrise bien les codes de LinkedIn, une belle vitrine qui donne envie, si nos contenus donnent envie de travailler avec nous. C'est des conseils qu'on donne dans le parcours. Effectivement, quand on se lance dans l'entrepreneuriat, la maîtrise des réseaux sociaux, surtout dans les métiers de services, permet de se faire connaître très facilement versus il y a des années en arrière. Pour celles et ceux qui voulaient comprendre un peu ton métier, est-ce que tu peux nous expliquer un peu c'est quoi tes missions et à quoi ressemble une semaine type de Poutena ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Généralement, Les missions sur lesquelles je vais participer, c'est pour simplifier à l'extrême. On fait un diagnostic, on met un plan d'action, on améliore la situation. Ma valeur ajoutée, c'est d'apporter aux équipes ce qu'elles n'ont pas l'habitude de se poser comme question et mon expertise pointue sur un sujet. Par exemple, là, en l'occurrence, mon expertise pointue, c'est la stratégie et l'organisation. Moi, je vois une entreprise, mais vraiment, je ne peux pas vous l'expliquer. Je vais voir tout de suite les dysfonctionnements. C'est quelque chose où après, c'est avec des années d'expérience, avec énormément de veille. D'ailleurs, avec mes étudiants, je les encourage toujours à lire énormément sur tout ce qui est vie d'entreprise. Mon métier, en gros, il consiste à analyser la situation des entreprises, à les observer, à lire énormément de documents internes et externes et ensuite d'en tirer des recommandations qui soient les plus personnalisées par rapport à leurs besoins. Aujourd'hui, moi, mon approche, elle a pas mal évolué par rapport à ce qu'on m'a appris. Parce qu'au départ, c'était très consultant. On vient avec des process, avec des outils un peu archaïques, en plus, qui dataient des années 80. Moi, mes outils, je les ai fait évoluer avec des courants, que ce soit en psychologie, en ressources humaines, en organisations.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Ça consiste à les hybrider. C'est très particulier. Je ne peux pas rendre les choses beaucoup plus concrètes qu'avec des outils technologiques. En gros, je en soi, même des outils pour mon métier.
Marine (Chance)
Est-ce que tu peux nous donner un exemple concret, un cas pratique ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Oui, un cas pratique. Par exemple, une entreprise qui constate qu'elle a beaucoup d'absentéisme. Elle se dit: Peut-être parce que j'ai un vieillissement de ma population et que ce vieillissement de ma population fait qu'il y a plus d'absents à cause des maladies chroniques, à cause de l'aidance, à cause de la parentalité, peu importe. Mais on Ils ne peuvent pas. On a fait pas mal d'accords. Ça ne suffit pas, il se passe quelque chose. Type d'entreprises, non pas particulièrement, plutôt des grandes entreprises, généralement, il faut une taille critique pour se poser ces questions, pour répondre à Olivier. Ensuite, pour faire face à la concurrence, j'innove mes techniques, je choisis mes techniques. Pour le cas d'études exactes, on va venir avec eux. On va avoir deux, trois, quatre ateliers. On va avoir des entretiens type qu'on va mener. On va aussi avoir des outils internes où on va intégrer leurs chiffres, leurs process et on va mouliner tout ça en interne avec nos experts, mais aussi avec nos outils. Et derrière, ça va nous donner des les résultats, en gros, pour les guider sur certains sujets. On essaye toujours de venir au plus près de leurs besoins. Et l'objectif, dans tous les cas, aujourd'hui, ce n'est pas de vous dire comment on fait, parce que ça, on va dire, ça ne vous intéresse pas, mais de vous expliquer qu'en gros, moi, ma posture, mon rôle, c'est de les sortir un peu de leur automatisme.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
On fait comme ça. C'est comme ça. L'objectif, c'est de les sortir d'un statu quo et de les faire évoluer vers une situation rêvée qu'ils voudraient atteindre. Pour ça, généralement, mon rôle, en particulier moi, c'est d'apporter de l'animation, de la dynamique et de l'expertise pour qu'on ne soit plus dans cet angle mort de: On fait comme ça.
Marine (Chance)
C'est génial. Par exemple, dans le cas que tu nous expliquais sur l'absentéisme, quelles ont été les réponses ou les découvertes que tu as faites ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
On va décliner un exemple. Généralement, l'absentéisme, c'est juste le symptôme. Il se passe quelque chose d'autre. Quelque chose d'autre, ça peut être... Il y en a plein. Il peut y avoir une bureaucratie excessive. Du coup, les gens n'ont même pas le temps d'expliquer au manager. Du coup, ils s'absentent. Et puis c'est plus simple. Ou alors un management toxique où les gens ne veulent plus, n'arrivent plus à travailler. Ou on a essoré les équipes par une multitude de projets de transformation et ça nous arrive de dire aux gens: Mais en fait, là, il ne faut juste rien faire. Arrêtez, vous en avez trop fait. Arrêtez, vous. Il peut y avoir vraiment une situation multifactorielle. C'est pour ça qu'on cumule plusieurs casquettes. Et par contre, moi, mon rôle, c'est de ne pas arriver avec un a priori, ni avec des biais et des idées préconçues. Et ça, ce n'est pas toujours facile. L'exercice dans notre métier, c'est penser contre soi-même et de toujours prendre le... Ce n'est pas aussi facile. Se prendre le temps de poser les questions et d'attendre les réponses, de ne pas les susciter. On va les guider, on va les façonner avec les clients, mais l'objectif, ce n'est pas de les imposer.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Dans tous les cas, il n'y a pas de solution parfaite OK.
Marine (Chance)
Merci beaucoup. Passionnant. Je continue sur les questions qui arrivent dans la suite. En plus, c'est un peu le même type de réponse, je pense. Il y a Anaïs qui nous demande: Comment tu fais face à la concurrence des cabinets de conseil et comment tu fais pour trouver tes clients ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Je fais face à la concurrence: j'ai trouvé mon océan bleu. J'ai cherché mon océan bleu. Je ne sais pas si vous êtes famille avec ce concept. L'océan bleu, c'est En gros, dans un marché, vous allez toujours trouver des requins qui sont en train de se disputer la même proie, entre guillemets. C'est une image, et qu'elles vont tellement se disputer la même proie que du coup, le océan va devenir rouge et il y en aura pas assez pour tout le monde. L'objectif, c'est d'aller trouver la zone stratégique. Là, c'est là où on voit que c'est ma spécialité, la zone stratégique où il n'y a pas beaucoup de personnes, où votre expertise est la plus évidente et où vous allez pouvoir vous épanouir. Ce n'est pas évident à trouver, mais la seule chose que je peux vous proposer, c'est marrant parce qu'on On en a parlé avec ce matin parce que j'ai vu ce professeur partager cet article. Je vous partage cet article, si ça vous intéresse. En gros, c'est: il faut aller trouver sa niche et ensuite la décliner. Quand on n'est pas un stratège, ce n'est pas un sujet évident. Mais en gros, l'idée, c'est de faire votre veille, votre benchmark et d'essayer d'identifier comment, par rapport à chaque concurrent, vous avez une pâte différenciante et vous allez la trouver.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
J'essaie de retrouver... On a pas mal de questions. Merci pour toutes ces questions. Comment je trouve mes clients ? Boucher à oreilles, parfois des apporteurs d'affaires, de la prospection et de la chance. Ce n'est pas facile d'en avoir. Et parfois, il faut aussi en avoir. Ce n'est vraiment pas évident d'en avoir. Quoi d'autre ? On a quoi comme question ? Une solution trouvée. Est-ce que j'ai établi un plan d'action ? Oui. Si j'ai le mandat, Si j'ai le mandat pour ça, parfois, on leur donne juste les outils et on leur donne l'autonomie pour les réaliser. Si on a le mandat, on va produire le plan d'action, on va les accompagner de bout en bout plusieurs mois durant.
Marine (Chance)
Il y avait une question sur la formation pour exercer ce métier.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
De mémoire, pour le Master Adopine de Politique Générale et Stratégie des Organisations, il fallait avoir un Master 1 déjà ou un équivalent en Master 2 en école de commerce. Il y avait des personnes qui avaient fait du marketing. On n'avait pas mal de personnes qui venaient de Sciences-Po. Après, je pense qu'un équivalent en finance ou en socio ou même en psycho, c'est possible. Et d'ailleurs, on est assez proche de certains métiers comme psychologie de travail. Ce n'est pas les mêmes, mais c'est assez proche. Ça se rapproche. Alors, quoi d'autre ? Faudrait-il se former sur le tas en cabinet ? Alors, effectivement, en cabinet, il forme pas mal sur le tas. Après, c'est un peu une machine. On peut faire ce choix-là de rentrer en RH ou en autre métier et puis après se former dans le cabinet. Il faudrait aussi que je refasse une formation pour exercer votre métier. Laure-anne: Non, pas du tout, pas spécialement d'exercer de vous former. Moi, j'ai fait le choix. Ça, c'est un truc, je m'étais entêtée parce que tout le monde me disait: Mais après une pause, pourquoi tu ne te formes pas ? Tu ne fais pas une licence, un master ou un coaching ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Je fais le choix de ne pas le faire. Une école de commerce spécialisation RH, honnêtement, je pense que c'est tout à fait faisable. Moi, je travaille avec des personnes qui ont cette formation, qui travaillent pour la qualité de vie au travail. Après, il Il faut peut-être se former, avoir des références de livres, si ça vous intéresse, il y en a toujours. Théorique des organisations, vous allez en trouver. Qualité de vie au travail, psychologie du travail. Il y a des choses qui sont assez accessibles pour quelqu'un comme vous. La rémunération. Si vous êtes en cabinet, vous pouvez très bien gagner votre fille. C'est des rémunérations de le temps. Après, ça dépend des branches. Si vous êtes dans une branche plutôt système d'information et conduite du changement, ça va être dans une fourchette un peu plus basse. Si vous êtes dans une fourchette plutôt stratégie, plutôt projet de transformation, ça va être une négociation un peu meilleure. Sachant qu'ils ont du mal à recruter dans les cabinets de conseil. Donc, ça se tente.
Marine (Chance)
Je vois que l'heure tourne. Boutena, j'avais une question pour toi. Le principe des live en police, c'est aussi de donner une vision réaliste d'un métier au-delà des fantasmes que chacun peut projeter. Est-ce que toi, tu peux nous dire quelles sont les choses que tu adores dans ton métier et quelles sont les choses qui, à l'inverse, tu aimes moins ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Oui, c'est légitime. Il n'y a aucun job parfait. Ça n'existe pas. Ce que je n'aime pas, c'est le fait de rester assise toute la journée. Et pourtant, il faut bien lire et écrire et écouter. Et malheureusement, il n'y a pas d'autres solutions pour ça. Après, ce que j'en fais, je vous raconterai si ça vous intéresse. Mais en gros, ça, je ne l'aime pas trop. Je n'aime pas trop aussi écouter du bullshit. Et en un beaucoup trop sur le métier. Malheureusement, il y en a vraiment beaucoup trop. Il y a même des imposteurs et c'est très agaçant quand on est expert d'un sujet et d'entendre des imposteurs. C'est vraiment très difficile. Après, il faut apprendre à se détacher et à faire son petit bonhomme de chemin. Et Même pour le bullshit, c'est la même chose. Au final, ça finit toujours par se voir, malheureusement, parce qu'on est dans la matière humaine et quand on est dans le déni de réalité ou quand on utilise des qui sont un peu galvaudés sans avoir d'action. En fait, vraiment, ça nous rattrape. Et ça, ça fait du mal aux personnes. C'est dommage, mais il faut accepter aussi qu'on ne maîtrise pas tout.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Il y a des choses qui ne sont pas de notre ressort.
Marine (Chance)
J'avais une question aussi sur le sens et l'utilité que tu trouves dans ton métier.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Le sens, Comme je disais, mon sens, c'est d'aider à ce que les personnes qui, finalement, auraient pu se casser la gueule sur une organisation, se barrer, faire un burn out ou vraiment perdre un job, en fait, mon sens, c'est d'éviter ça, c'est de prévenir ça. Mon sens aussi, c'est aussi de transmettre, de partager. J'adore adorent vraiment écouter les histoires des personnes, essayer d'améliorer toujours les structures et de former. Ça, je trouve que ça fait partie de ma valeur ajoutée, c'est d'arriver à trouver toujours comment raconter une histoire, même quand ce n'est pas des sujets faciles, c'est des sujets ardus et que parfois, on est sceptique face à nous, d'arriver à finalement créer de la valeur ajoutée sur le sujet.
Marine (Chance)
Merci beaucoup. Je cherchais ton profil LinkedIn pour pouvoir le partager dans le chat. Parce qu'on voit que les gens ont plein de questions, donc il y a un peu peut-être auquel on n'a pas répondu. Si vous voulez, on peut en prendre une toute dernière avant de clôturer le live. Mais mille merci Boutena. C'était vraiment inspirant de voir que tu as réussi à créer ton travail à ton image en te mettant à ton compte.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Avec plaisir.
Marine (Chance)
Je vois qu'il y a Solène qui est en train de taper. Donc allez, on va prendre une petite dernière question.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Mais en tout cas, je suis ravie parce que les questions étaient riches et très pertinente. Donc si vous en avez d'autres, n'hésitez pas, vous pouvez m'écrire, j'y répondrai. Et puis, comme je dis à mes étudiants, parce que j'enseigne aussi à l'ISCOM, c'est un sujet qui, dans tous les cas, je pense qu'on On a tous besoin d'avoir une culture générale sur ce métier-là, parce que ça vous évite des imprévus, ça vous évitera même d'être déçus par une stratégie qui n'aboutit pas. Ça vous montrera même les personnes qu'il faut éviter en entreprise. Et puis, n'hésitez pas à poser des questions et à faire de la veille, surtout, à lire la presse économique.
Marine (Chance)
Merci beaucoup Goutena. J'avais une dernière question pour terminer. Comment tu répartis ton temps entre le fait que tu enseignes, le fait que tu lis et que tu consommes beaucoup de ressources et le travail effectif du produit pour tes clients ?
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Comment je partage ? Je ne suis pas une militaire, mais vraiment pas une militaire sur mon organisation de calendrier. J'ai essayé de faire des invitations récurrentes sur le mardi et jeudi pour que comme ça, je me bloque des séquences de deep work. Ça ne marche pas beaucoup, mais il faut être raisonnable. Maintenant, j'ai le luxe que le mercredi, j'arrive à garder ça pour mon fils. Je ne le garde pas en entier, soyons raisonnables. Je ne fais pas une semaine de quatre jours. Par contre, j'arrive à faire quelques call ou lire à ce moment-là, le mercredi dit. Quand je suis très fatiguée par de la pénibilité, mon luxe à moi... Mais ça, je le faisais même quand j'étais en cabinet. C'est qu'entre midi et deux, ce qui est important pour moi, c'est de me barrer, d'aller à la FNAC ou à une bibliothèque municipale, peu importe. J'ai besoin de me retrouver en train de livres ou de marcher dans un bois, de pique-niquer et de me retrouver seule. Parce qu'en fait, c'est important de se retrouver seule avec ses pensées pour régénérer et prendre du recul. Je suis dans un métier de contact et parfois, on peut se laisser parasiter.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
J'aime bien aussi. J'ai un profil d'early adopteur, donc je vais tester pas mal d'outils, m'en faire mon propre avis et ne pas me parasiter. C'est-à-dire que parfois... Moi, j'adore les personnes qui ont plusieurs outils, mais moi, un Word me suffit, un Excel me suffit et beaucoup de papier stylo. J'utilise effectivement beaucoup LinkedIn. Par contre, pareil, j'ai fait la courbe de beaucoup l'utiliser et puis maintenant, je l'utilise un peu moins. Par contre, j'adore lire des choses qui n'ont rien à voir avec mon métier. Parce que parfois, on peut se saturer, on peut voguer au dernier mode. Il faut savoir sortir des modes aussi. Le seul moyen pour moi que j'ai trouvé, c'est de faire des choses qui n'ont rien à voir.
Marine (Chance)
Je pense qu'on a perdu Boutayna. Je ne sais pas si vous aussi. Oui, OK. Vous me confirmez qu'on a perdu de Boutayna. Je ne sais pas si ça va réussir à se reconnecter, mais on avait de toute façon débordé le temps.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Désolée.
Marine (Chance)
On avait perdu, je me suis retrouvée tout seul en gros plan.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Non, non, non, non, désolée. Il y a eu une surcharge de Lifestorm ou de Goutena. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je n'ai pas le mot. Voilà. Mes seuls conseils, c'est: profitez du temps long, ne soyez pas dans l'instantanéité. Je dis la même chose au manager, je dis la même chose au dirigeant C'est important. C'est important d'avoir une vision, mais aussi de savoir l'incrémenter, l'améliorer. Prenez le temps. Le temps est un luxe aujourd'hui. L'intelligence artificielle officielle ne devrait pas vous effrayer. Vous pouvez la tester, il n'y a rien d'effrayant là-dedans. Et puis testez, testez des choses, vous allez voir, vous allez prendre plaisir.
Marine (Chance)
Merci Boutayna. On va devoir rendre l'antenne comme on dit, parce On a un autre live juste après. D'ailleurs, c'est drôle, avec une psychologue du travail, tu en parlais tout à l'heure. Bonne transition. Merci mille fois. Je vous ai remis dans le chat le lien vers la communauté d'entraide. Et si vous aussi, vous voulez aider en racontant votre métier, comme Boutayna a aidé en nous donnant 30 minutes de son temps. Donc, mille mercis encore d'avoir accepté.
Boutayna Burket (Spécialiste en stratégie des organisations)
Avec plaisir. Bon courage et bonne journée. Au revoir. Au revoir.
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