Anna Davasse, Styliste florale & événementiel

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Interviewer (Chance)

Bonjour Anna, bonjour à tous et à toutes. Bienvenue dans ce live métier de la semaine En coulisse. C'est une semaine où on prend le temps de s'arrêter sur plusieurs métiers ou une cinquantaine de métiers, et où on peut découvrir quels sont les tenants et aboutissants, en quoi consiste un métier. Et donc aujourd'hui, bienvenue Anna. Avant de parler de ton métier, j'aime bien savoir le temps que tout le monde arrive dans le chat, que tout le monde nous rejoigne, d'où les gens nous regardent, d'où les gens nous rejoignent. Donc, si vous voulez écrire dans le chat d'où vous êtes, ça nous fera grand plaisir. Toi, Anna, tu es où actuellement ? Je vois que tu es dans ton camion.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Là, je suis dans mon camion à Aubervilliers. Je suis en pause et on est en train d'effectuer Je me suis dit: Je vais me faire une petite scénographie pour un shooting. Donc là, je prends 30 minutes de mon temps pour pouvoir parler de mon métier. Ça me fait plaisir.

Interviewer (Chance)

Nous aussi, ça nous fait plaisir Moi, je suis à Aubonne, donc je ne suis pas très, très loin d'Aubervilliers. Je suis dans le 95 et je vois qu'on nous regarde de Paris, de Marseille. Ok. Il doit faire beau à Marseille. Je ne sais pas si tu as Aubervilliers, mais ça fait... Nuageux.

Interviewer (Chance)

Super. Donc, le temps que... Je pense que tout le monde nous rejoint petit à petit. Donc, à Aubervilliers, tu prépares une scénographie. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton métier ? Quel métier tu fais ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'est un métier à plusieurs casquettes. Je fais du stylisme floral scénographie et je fais aussi du pur événementiel en tant que fleuriste. C'est un petit peu deux casquettes différentes pour des acteurs différents, bien sûr. Il faut avoir une vision aussi différente de l'événementiel et du shooting scénographiste, set design, on va dire. Je fais les deux. Ça me plaît énormément. Comment expliquer ça ? Le stylisme floral, scénographie, c'est pour un moment donné qui va être pris en photo. On fait un décor de fleurs qui va être pris en photo, donc il faut prendre vraiment les aspects de la photographie, des arrière-plans, de la micro, de la macro, de tout ce qui est en rapport avec la photo pour que ça devienne une publicité ou un film ou un clip. Ce qui n'a rien à voir avec l'événementiel où là, c'est un moment où les personnes, comme un mariage ou autre, sont entourées de fleurs et vivent un moment précis dans la journée dans un set floral. C'est deux approches différentes Même en termes de quantité, c'est différent. Tout ce qui est événementiel, c'est beaucoup de fleurs. Et le style floral ou le set design, c'est souvent peut-être un peu moins de quantité.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Après, ça dépend Quel thème on aborde ? Aujourd'hui, c'est le désert mexicain, donc il y a beaucoup de cactus et beaucoup de grosses plantes. Ça dépend quel thème on aborde en stylisme foral.

Interviewer (Chance)

Et toi, tu fais les deux, donc tu as dit.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Oui, je fais les deux. Dans mon métier, on travaille peut-être un peu plus pendant l'année sur tout ce qui est publicité et des films. Et l'été, il y a moins de budget qui s'ouvre à ça et on fait plus de l'événement ancien, plus de mariage.

Interviewer (Chance)

Oui, j'imagine. L'été, c'est la saison des mariages.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Exactement. Donc, je dé vraiment dans le sud de la France, tout ce qui est mariage et plus à Paris, tout ce qui en lien avec le shooting et le stylisme floral.

Interviewer (Chance)

Et toi, tu es basée où ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Je suis basée à Paris et à Toulouse. Je vis en tous les deux villes.

Interviewer (Chance)

D'accord. J'en profite pour dire à tout le monde que n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat. On est là pour ça. On est là pour répondre à toutes vos questions, à tout ce que vous vous posez comme questions. Moi, j'en ai plein. Personnellement, je vais t'en poser plein. Mais je vais me faire le relais de celles qui sont posées dans le chat. Donc n'hésitez pas à vos clavier et posez toutes vos questions à Anna. Anna, je t'ai demandé où tu étais basée. Toi, tu jongles entre Toulouse et Paris. Et donc, tu fais les deux. Donc un peu plus d'événements pendant l'été comme les mariages, etc. Et un peu plus de tout ce qui est publicité. Comment tu appelles ça exactement ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Tu m'as dit. Du style design ou du stylisme floral. En gros, quand les poids de D'accord. Quand les boîtes de production développe une publicité, elles font appel à des stylistes concernant les vêtements, des maquilleurs, des coiffeurs et aussi des set designers qui s'occupent de tout ce qui est scénographie et des stylistes floraux qui s'occupent spécifiquement des fleurs ou tout ce qui est en lien avec la nature, on va dire. Avec le végétal. Pour créer une atmosphère, une ambiance qui est en relation avec le produit que les boîtes qui veulent mettre en valeur. C'est souvent des boîtes de production qui travaillent avec des marques de luxe ou pas, ou des marques de grande distribution qui veulent mettre un produit en valeur. Par exemple, c'est des parfums. Souvent, on utilise les essences des parfums, donc beaucoup de roses, et autour du parfum, on crée une atmosphère florale pour mettre en exergue, on va dire, l'objet qui est- Super.

Interviewer (Chance)

Il y a pas mal de questions, surtout sur ton parcours, comment on arrive à un tel métier. Moi, j'aimerais bien que tu nous parles un peu de toi, que tu nous dises comment tu es arrivée là. Est-ce que tu as toujours fait ça ? Est-ce qu'aujourd'hui, c'est ton entreprise ? Si tu peux nous parler un peu de ton parcours.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Alors, pas du tout. C'est une reconversion qui date, ça fait quatre ans. Avant, j'étais dans la mode, j'étais chef de produit. Donc, j'ai touché un petit peu au développement de produits concernant les vêtements. Je travaillais avec des stylistes et des modélistes et j'ai travaillé dans ce domaine-là pendant sept ans. Et j'ai voulu changer pour plusieurs raisons. Je ne me retrouvais plus trop là-dedans. J'avais besoin vraiment de quelque chose d'un peu plus créatif et quelque chose qui m'appartienne un peu plus et avec une finalité. Ça allait beaucoup trop vite dans la mode tous les six mois, même tous les quatre mois, il fallait qu'on change. Donc, j'ai préféré ne pas quitter le monde de la mode puisque quand même, je suis en relation avec ce monde-là, mais créer quelque chose d'un peu moins intense, un peu plus doux. C'était un peu ça dans ma tête au début. C'est vrai que le set design, la scénographie m'avaient toujours interpellé puisque quand Quand je travaillais dans la mode, j'étais aussi dans des shootings et je voyais aussi des stylistes floraux. Ça m'a questionné de ne pas revoir ça Arrêter et faire autre chose de ma vie. Grande décision et je suis très heureuse de l'avoir prise.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Mais je ne regrette pas du tout d'avoir connu le monde de la mode. Pas du du tout. Aussi parce que je parlais beaucoup avec les fournisseurs, je développais beaucoup avec eux et ça m'a beaucoup appris après à pouvoir communiquer, à pouvoir organiser pour ce métier que je suis en train de faire actuellement. C'est comme si C'est un fil rouge.

Interviewer (Chance)

Il y a quatre ans, tu décides de faire cette reconversion. Qu'est-ce que tu fais à ce moment-là ? Quelle formation tu fais ? Comment tu t'y prends ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

J'ai pris à peu près six mois pour passer le cap et me dire: C'est bon, j'arrête. Et de suite, je me suis renseignée. Je voulais être dans les fleurs, dans le style floral et dans l'événementiel. Je me suis dit: Déjà, il me faut une base. Je vais à l'École des fleuristes, une école dans Paris pour vraiment apprendre ce que c'était que la fleur, les noms des fleurs, certaines techniques. Donc, j'ai fait une reconversion professionnelle pour adulte, parce que j'avais plus de 30 ans à l'époque. Donc, j'ai appris dans l'école, mais j'ai surtout appris en stage. C'est vraiment sur le terrain, en tant que fleuriste, que tu apprends énormément. Et puis, quand tu travailles chez différents fleuristes, tu apprends aussi des méthodes différentes qui te permettent d'évoluer et de savoir ce que tu veux vraiment faire. J'ai fait plusieurs stages, en boutique, en événementiel. Aussi, directement, Je vais faire aussi très vite du freelance et c'est comme ça que je me suis dit: C'est exactement ça que je vais faire, c'est de l'événementiel et du stylisme, on va dire, floral. Mais il faut vraiment... Si j'avais une remarque à faire, je pense qu'il faut aller frapper aux portes, aller voir le plus de fleuristes peut aussi parce qu'il faut se le dire, les fleuristes ont vraiment besoin de personnel en ce moment.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'est assez recherché. Et voir et être vraiment ouverts et tester un maximum différents fleuristes parce qu'ils ont chacun des méthodes de travail différentes et ils ont aussi chacun leur client. Ce n'est pas la même approche, en fait. Si on veut être fleuriste en boutique fleuriste en événementiel ou fleuriste en stylisme floral. Il faut tester.

Interviewer (Chance)

Tester. Le mieux, c'est l'expérience.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Avoir en stage, surtout, pour savoir ce qu'on aime vraiment.

Interviewer (Chance)

Est-ce que tu peux nous rappeler le nom de ton école ? Le nom de l'école dans laquelle tu as fait ta formation ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'était l'École des fleuristes de Paris.

Interviewer (Chance)

Je vais le mettre dans le chat.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'est une école...

Interviewer (Chance)

École des fleuristes de Paris. Et ton conseil, c'est vraiment de faire le plus de stages possible ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Oui, oui. Parce qu'en fait, le monde de la fleuristerie à Paris et ailleurs, c'est aussi un petit monde. Et c'est très C'est important aussi de se faire son réseau. Et en fait, le réseau, c'est les fleuristes. Et on est assez soudés en tant que fleuristes. Donc, plus tu vas de boîte en boîte, plus tu rencontres du monde, plus tu rencontres des fleuristes qui sont soit en CDI, soit en freelance, soit des apprentis, des jeunes fleuristes, des fleuristes qui ont plus de 40 ans d'expérience. De là, tu crées un peu ton réseau. C'est hyper important pour la continuité parce qu'on est toujours en On demande et puis aussi, on se pose beaucoup de questions, même sur les fleurs, sur les fournisseurs. On s'aide vraiment entre fleuristes pour se dire: Qu'est-ce que tu me conseilles ? Par exemple, aujourd'hui, j'ai une amie qui m'a demandé si je connaissais un fournisseur pour des sapins de Noël. C'est très important d'avoir un gros panel pour pouvoir avoir son réseau et s'entraider entre fleuristes et aussi choisir, par exemple, des assistants qui peuvent t'aider à des moments donnés sur un événement.

Interviewer (Chance)

C'est super ce que tu dis. Je trouve que c'est hyper important de savoir que c'est un milieu, finalement, où il y a de l'entraide. Parce qu'on peut croire que c'est un milieu où on est très seuls, finalement. Et en fait, pas du tout. Il y a de l'entraide si tu te fais un réseau, etc. D'ailleurs, il y a une question sur le réseau de Mélanie. Est-ce que tu avais un carnet d'adresses avant de te lancer en free ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Pas du tout. C'est devenu au fur et à mesure pendant mes stages. Et Je n'ai pas... J'ai frappé aux portes, j'ai envoyé des petits mails à des fleuristes pour savoir si je recherchais du freelance ou pas. Et ça s'est fait comme ça. Parce que moi, ça s'est fait très vite après mes stages, début de ma reconversion. Mais il ne faut pas avoir peur de frapper aux portes. Être fleuriste, c'est quand même un métier très physique, un métier quand même qui demande beaucoup d'heures. Donc, il faut être hyper bien entouré. Parce qu'on ne peut pas faire ça seul. C'est très compliqué. C'est beau, c'est passionnant, mais il faut quand même être bien entouré. C'est pour ça que les fleuristes recherchent quand même des gens assez chauds.

Interviewer (Chance)

J'imagine. Et est-ce que tu pourrais nous partager une journée type ? C'est quoi une journée ? J'imagine qu'il n'y a pas un jour qui se ressemble quand on est fleuriste. Mais est-ce que c'était une journée Qu'est-ce que tu fais en général ? C'est quoi les grandes missions de ton métier ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Aujourd'hui, par exemple, là, j'ai une mission de scénographie stylisme floral. C'est une mission de shooting. Aujourd'hui, le but était de faire un désert, de recréer un désert mexicain. Donc, j'ai dû déjà en amont chercher les produits, les cactus, toutes les plantes. Ça, c'est quand même du travail déjà en amont, avant l'événement, enfin, avant le shoot.

Interviewer (Chance)

Et c'est toi qui choisis, Anna ? C'est toi qui choisis les éléments ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Oui, ça dépend. Je choisis, mais les boîtes de production, les marques surtout, nous donnent un brief et donc à peu près un visuel et il faut qu'on voit par rapport à ça ce qu'on trouve. Après, on peut proposer aussi d'autres produits pour voir s'ils aiment ou pas. C'est vraiment une recherche en amont. On va à Rungis, on se déplace, on va voir nos fournisseurs, on prend des photos Si on prend les prix en photo, on fait tout ça. C'est se lever quand même assez tôt, entre 4h00 et 6h00 du matin pour partir, pour aller faire cette recherche. Envoyer toutes les images à ton client. Attendre une validation, bien sûr, voir ce qu'il préfère, ce qu'il ne préfère pas, mixer, mixer plus qu'une validation finale. Souvent, c'est la dernière 20 minutes, il faut quand même le savoir. Après, réserver ces produits-là et le jour de l'événement, partir à Rungis à 4h00 du matin. Aujourd'hui, je me suis levée à 04h00 du matin. Je suis partie là-bas chercher tous mes cactus avec la personne qui travaille avec moi. On est arrivé sur le lieu à 09h00. De là, on commence à mettre en place un petit peu tout.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Il y a des temps d'attente aussi parce qu'il faut que tout le monde se mette en place. Il faut faire le sol, il faut mettre les prints, il faut mettre les visuels aussi, les lumières, etc. Et donc petit à petit, là, on n'a pas fini, on est en pause. On est en train vraiment de créer le set. Et demain, on y retourne pour pouvoir... Là, les photographes arrivent et prennent les photos de cette pub où il y aura des enfants qui vont sur ce désert mexicain, on va dire. Comment expliquer ? Là, je me perds peut-être.

Interviewer (Chance)

Non, c'est très clair. C'était une journée de type, c'était très clair.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Ça dure deux jours à peu près, ce shoot-là. Il y a toujours des choses à remettre en place parce que, par exemple, les personnes vont sur le set posé et ils bougent les végétaux. Donc toujours contrôler si les végétaux sont bien placés. Après, le client peut changer d'avis remettre les végétaux dans une autre manière, une autre disposition pour pouvoir satisfaire le client et surtout que la photo soit pris peut-être dans différents angles. Donc toujours être à l'écoute de ce que veut le client, de ce que veut le set designer pour aller assez vite et changer la scénographie de place au bon moment pour que le shooting avance le plus rapidement possible. Et après, d'emballer tout. C'est quand même aussi un petit peu passionnant.

Interviewer (Chance)

J'entends. J'entends que tu es passionnée.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'était une très grosse journée.

Interviewer (Chance)

C'était une très grosse journée. J'entends qu'il faut être quand même physiquement en forme, et que c'est passionnant, qu'il faut un petit goût quand même de l'esthétique, du beau, que c'est important d'être structuré puisqu'il y a des horaires, que c'est important d'avoir de l'écoute puisque tu as tes clients et il Il faut répondre aux besoins du client.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Exactement. Anticiper aussi, beaucoup.

Interviewer (Chance)

Anticiper, beaucoup. Il y a une question de Stéphanie dans le chat qui est: quelles sont les contraintes de ce métier, finalement, selon toi ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Les contraintes, c'est le rythme. C'est quand même un métier où les plages horaires sont très longues. Après, moi, mon métier, il est en freelance, donc je choisis ce que je veux faire. J'ai le choix de si j'ai envie d'arrêter trois semaines, si je peux, je le fais. C'est ça qui pèse dans la balance, dans le sens où les plages horaires sont très longues, mais je peux m'arrêter pour souffler si j'en ai vraiment besoin. Parce que parfois, il faut savoir s'arrêter, il faut savoir dire non. Mais les contraintes pour moi, c'est vraiment l'amplitude horaire et aussi la pénibilité dans le sens où il y a beaucoup de choses à porter, il y a des choses très lourdes. Physiquement, il faut être en forme. Il être en forme.

Interviewer (Chance)

Ok, donc il faut être en forme physiquement. Comment ? Pardon, je répétais: il faut être en forme physiquement, il y a un court rythme de travail. En revanche, la balance, c'est que toi, tu es en freelance et donc parfois, tu peux choisir quand tu te prends du repos et donc ça compense.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Oui, il faut savoir s'arrêter, savoir dire non parfois pour pouvoir repartir. Ça compense et aussi il ne faut pas que sa vie perso soit perturbé. Donc il faut savoir bien jongler. Très bien jongler, c'est pour ça que je disais tout à l'heure, il faut savoir bien s'entourer et aussi savoir petit à petit déléguer, car on ne peut pas tout faire en fait. C'est sûr. Pas sûr, non.

Interviewer (Chance)

C'est sûr. Est-ce que du coup, au niveau du salaire, tu t'y retrouves ? Est-ce que ça va ? Comment tu vis ça au niveau du salaire ? C'est quoi le salaire moyen que tu gagnes ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Ça dépend. C'est assez différent chaque mois. C'est vrai que le domaine de la publicité paye un peu plus que le domaine de l'événementiel purement fleuriste. Risterie, on va dire. Ça dépend des devis que je signe. C'est pour ça aussi que je travaille à côté quand je n'ai pas des mois remplis, soit par des contrats. Je travaille pour des grands fleuristes qui me prennent en freelance. Donc, j'ai mes contrats en événementiel et en shooting, mais aussi je peux travailler pour des grands fleuristes qui ont besoin tout le temps de main d'œuvre pour aussi compléter mes mois. Ils peuvent me prendre sur une durée d'une semaine, par exemple. Là, la semaine prochaine, je vais aller travailler pour un grand fleuriste parce que c'est la Fashion Week. On a des missions tous les jours pour ce grand fleuriste et ça me complète mon mois. Un mois peut varier du tout du simple au double. Mais je gagne beaucoup plus que le SMIC, ça, c'est sûr. Je ne sais pas si on... Tu peux donner une fourchette.

Interviewer (Chance)

On peut donner une fourchette.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Après, on peut être entre 1 500 et 3 000 € par mois. Si on gagne 3 000 € par mois, il faut Se bouger, c'est quelque chose, si tu veux atteindre cet objectif-là, il faut bien se donner. Mais tout est faisable. Tant que tu es motivé élevé et passionné, tu y arrives.

Interviewer (Chance)

Franchement, tu le respires, en tout cas. Tu respires l'engagement, la passion.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

J'aime beaucoup ce que je fais, mais je ne veux pas non plus Je veux être ultra réaliste dans mon métier, quand même. Il y a des moments où c'est quand même un peu épuisant, même souvent.

Interviewer (Chance)

Si c'est physique, comme tu le dis, oui, bien sûr.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Je ne sais pas si je ferai ce métier toute ma vie. Je ou le pensais différemment, en fait. Juste en termes de dépuisement ou en termes d'organisation. C'est un métier, je pense, qui évolue aussi tout le long de ta carrière. Peut-être que tu as envie de te poser à un moment donné et faire des choses peut-être un peu moins énormes, un peu moins grosses en termes d'événements. Ça dépend aussi d'où tu en es par rapport à ta vie personnelle.

Interviewer (Chance)

Bien sûr. D'ailleurs, quand tu parles de choses énormes, quel est le projet le plus fou ? Quelle est la chose la plus incroyable que tu aies faite dans ce métier ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'était... Vous ne savez pas trop longtemps non plus quand même que j'ai fait ça. J'ai fait deux choses incroyables. Pour moi, pour mon compte, j'ai fait un sapin de sept mètres de haut avec deux collègues et c'était quand même assez incroyable de réfléchir un sapin de sept mètres de hauteur. C'était un projet où on a beaucoup réfléchi, en amont surtout. Ensuite, pour un grand fleuriste, j'ai travaillé et là, c'était pour un défilé. On était à Séville, on a dû réellement redécorer des ponts et des scènes où toutes les femmes vont défiler avec des roses rouges et des œillets rouges. Là, il fallait faire ça sur une courte court temps et c'était quelque chose de gigantesque. C'était toute la place d'Elreal, de Séville, à décorer. C'était un énorme projet. On n'était pas assez nombreux au début. Après, on a fait venir plus de 50 personnes nous aider. C'était gigantesque et très stressant parce que déjà, il faisait chaud, il faisait 45 degrés. Là, les fleurs fan et il faut que ça soit parfait pour que le défilé soit nickel. Donc, une petite pression.

Interviewer (Chance)

Grosses pressions. Oui, oui.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Un résultat final, on est assez fiers de nous. C'est ça aussi que j'aime dans mon métier, c'est qu'il y a une finalité. Après, c'est éphémère et c'est bien parce que comme ça, on passe à autre chose et on fait plein, plein de projets. Mais on a une finalité visuelle et on est content.

Interviewer (Chance)

Oui, là, tu peux tout de suite apprécier. Oui, tu as une finalité, tout de suite, tu peux apprécier ton tu travailles.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Exactement.

Interviewer (Chance)

Là, tu dis que tu travailles avec quelqu'un. Tu as du monde dans ton équipe ? Tu as des personnes qui font... Tu as des employés ? Comment ça se passe ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

J'ai des personnes. Oui, soit on travaille à deux ou trois, ou sinon, je prends des assistants pour m'aider.

Interviewer (Chance)

Ok, super. Pardon ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

C'est des C'est des freelances.

Interviewer (Chance)

C'est des freelances. Ok, très bien. On a fait la journée type, les compétences clés qu'il faut pour ce métier, le plus grand conseil que tu aurais à donner, est-ce qu'il y a besoin d'un carnet d'adresses, l'organisme de formation, quelles sont les contraintes. Qu'est-ce que toi, tu préfères dans ton métier ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Ce que je préfère, C'est moi, c'est produire. C'est vraiment être sur le lieu et créer, anticiper, acheter un peu moins. C'est vrai que moi, j'aime quand j'ai toutes les fleurs autour de moi et que là, je peux commencer à produire et à réaliser un bouquet ou une scénographie. C'est C'est être entourée de fleurs et faire ma composition. Après, toute l'anticipation, c'est ultra-important, même. Je pense que c'est encore plus important, mais c'est un peu plus dur pour moi.

Interviewer (Chance)

Je comprends. Est-ce que tu gardes des photos de tes réalisations, de chaque réalisation ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Oui, certaines. Oui, j'en ai. Oui, bien sûr. Heureusement qu'on les a. Je les garde parce que déjà, je suis On est content de les avoir et c'est une finalité. Et puis, pour vendre d'autres projets, les montrer au client, leur dire: On avait fait ça, peut-être qu'on peut vous proposer ça différemment. Ça aide. Il faut surtout garder des photos, avoir vraiment un portfolio pour pouvoir mieux se vendre aussi par la suite.

Interviewer (Chance)

Super. Et est-ce que tu dirais que ton métier, il est connu, il est facilement accessible ? Est-ce que toi, tu en avais déjà entendu parler avant ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Non, en fait, je n'ai pas du tout cette... Me venant du sud de la France, je ne sais pas, je ne connaissais pas tout ce qui était de la production, tout ce qui était stylisme, tout ce qui était publicité, etc. Je ne connaissais pas du tout et c'est vraiment J'ai découvert ça à Paris et grâce à Instagram aussi, j'ai découvert ça dans mon ancien métier aussi grâce à Instagram. Très, très vite, j'ai vu que c'était des C'est un métier de niche, je trouve. Malheureusement, parce que ça serait bien qu'il y ait plus de personnes qui puissent y accéder, surtout pas qu'à Paris, c'est ça. Parce qu'on trouve ce métier quand même plus spécifiquement à Paris qu'ailleurs. Après, l'événementiel en fleuristerie, ça, par contre, on peut le faire partout. Ça, j'en avais entendu parler depuis toujours et c'est super. Ce métier, on peut le faire partout, partout, même à l'étranger. On est même allé à l'étranger, comme je disais, à Séville, on peut le faire partout et c'est hyper bien. Oui. On s'adapte à n'importe quel lieu, on s'adapte et on crée. Après, il faut prendre en compte aussi le climat.

Interviewer (Chance)

Oui, j'imagine. Ce n'est pas pareil quand on est à Séville que quand on est à Paris ou quand on est à l'Afrique. Oui, voilà. Oui, c'est sûr.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Mais oui, l'événementiel, on peut le faire partout. Le style, c'est plus dans les grandes villes, je pense.

Interviewer (Chance)

D'accord. Événementiel partout, stylisme plus dans les grandes villes. Et où est-ce qu'on peut te voir ? Est-ce que tu as un site ? Est-ce que tu as un Instagram ? C'est quoi le nom de la société ? Où est-ce que vous pouvez me le trouver ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Mon nom de ma société, c'est Sol, S-O-L. Sur Instagram, j'en ai deux. J'ai celui à Paris, c'est Sol Paris Studio. Là, vous pouvez voir tout ce que je fais en stylisme floral et en scénographie. Sole Paris Studio. Et après, j'ai développé un peu le mariage dans le sud et c'est Sol, Flouwer, Toulouse. C'est pour deux clientèles différentes et deux lieux différents.

Interviewer (Chance)

Super, j'ai tout noté. Est-ce que parfois, tu t'occupes des événements familiaux de tes proches de tes amis ? Est-ce qu'on te demande ?

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Oui, j'ai fait des mariages d'amis. D'ailleurs, il y en a un dont je me souviens particulièrement. Je m'en souviendrai toute ma vie et c'est super. C'est bien. Oui, c'est Un très beau moment, un très beau partage d'émotion.

Interviewer (Chance)

J'imagine. Écoute, ça fait 30 minutes. Je te remercie beaucoup pour ton temps. Je ne vais pas te retenir plus longtemps si tu as un décor de désert mexicain à aller t'occuper. Je vais te laisser vaquer à cette occupation, mais merci. C'était très inspirant, comme dit Stéphanie dans le chat. Très, très inspirant, un très beau travail. Vraiment un grand merci de t'être rendu disponible parce que ça donne des idées et ça montre que tout est possible quand on a de la volonté, un sourire comme le tien. Et d'ailleurs, une très belle passion. Franchement, c'est vraiment inspirant. Merci Anna.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Merci beaucoup.

Interviewer (Chance)

À très bientôt.

Anna Davasse (Styliste florale & événementiel)

Ouais, à bientôt. Au revoir. Au revoir.

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