

Récit de Clémence Coghlan, au micro des Déviations. Épisode en une seule voix, retranscrit intégralement.
Nos amis ou parce qu'on ne se sent pas capable de faire autre chose. On n'est pas hyper performant dedans et parce qu'on n'est pas engagé. Je m'appelle Clémence, j'ai 33 ans. Je suis Lyonnaise d'origine. Je suis Product Manager. J'ai cofondé Chance. Je suis maman, je suis enceinte de jumeaux. Je viens d'une famille qui est, je pense, très humaine dans le sens premier du terme. Mon père était DRH. Ma maman a beaucoup œuvré dans le social. Et moi, j'étais une petite fille, ce qu'on appellerait aujourd'hui hyper sensible, ce que je n'ai pas lâché depuis et que j'ai plus ou moins appris à apprivoiser un peu plus tard. Par la suite, j'ai ce que j'appelle, moi, Fais mon triptyque de l'indécision, c'est-à-dire en tant que bonne hyper sensible. Donc, je ne voulais pas prendre de grosses décisions. Je trouvais que me poser des questions, c'était très compliqué. Je trouvais que la politique de l'autruche était géniale. C'est un super concept à garder. Et du coup, j'ai fait un bac ES parce qu'il ne fallait pas trop choisir. J'ai fait une école de commerce parce que ça ouvre un peu toutes les portes. Et enfin, j'ai fait du conseil, et plus particulièrement de la banque et de la fission-acquisition, parce que c'est une bonne école, ça ouvre plein de portes.
On reste bien large et paradoxalement, j'avais aussi ce côté sortir de ma zone de confort qui a commencé quand je suis partie faire mes études en Écosse à 17 ans. Et ensuite, j'ai fait une partie de mes études en Espagne, en Argentine. Et donc, je suis partie en finance à Dubaï et j'ai fait cinq ans en banque d'affaires en étant absolument persuadée que ce n'était pas ce que je devais faire. À Dubaï, je me suis fait des copains, c'est mieux, mais notamment un bon copain qui s'appelle Ludo. Moi, je suis rentrée à Paris, j'ai continué mon petit bonhomme de chemin en finance et lui est parti à San Francisco et on est resté en contact. Ludo avait cette idée depuis à un moment, dont on avait pas mal discuté ensemble à Dubaï d'ailleurs, sur le fait que les gens se connaissent assez peu, finalement, et que ça a des vrais impacts, notamment dans le monde du recrutement d'où il venait. Puisque quand les gens ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent, c'est difficile de recruter des gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent. Et ça les limite, puisque sans savoir ce qu'ils veulent, ils font des choses par défaut, parfois.
Et du coup, ils ne sont pas nécessairement performants. Et ça a un vrai impact sur la mobilité sociale. Et c'est un concept qui me parlait vachement, parce parce que je faisais partie des gens qui ne savaient pas ce qu'ils voulaient et que je voyais aussi au quotidien en banque, les gens qui étaient là. Et ça se sentait, ça se voyait qu'ils étaient là pour des mauvaises raisons. Et je me suis toujours dit: C'est un vrai gâchis de potentiel humain qu'on est en train de faire. Et donc, quand Ludo m'a parlé de ça et quand il a commencé depuis San Francisco, où il avait pas mal étudié le coaching, etc. Je me suis dit: Ça m'intéresse vachement, j'ai envie de t'aider. Mais vraiment juste t'aider. Je ferai pas plus que de temps en temps, quelques heures, le week-end, etc. Et assez rapidement, au bout de quelques mois, il m'a Mais viens, on fait ça ensemble. Ça fait vachement de sens. Et là, déclic. C'était une évidence. Il fallait absolument que je démissionne. Chance, c'est une entreprise sociale. Elle est née pour résoudre un problème qui est sociétal, qui est la mobilité sociale. La mobilité sociale, peut-être le plus parlant, c'est de prendre un chiffre.
En France, il faut six générations à une personne qui est en dessous d'un salaire médian pour atteindre le salaire médian. On est déterminé par nos origines sociales dans notre capacité évoluer dans la société. C'est vraiment lié au fait que les gens font des choix par défaut sur leur vie professionnelle, notamment, ou parce qu'il faut faire comme quelqu'un de sa famille, ou parce qu'on se sent pas capable de faire autre chose. On n'est pas hyper performant dedans et parce qu'on n'est pas engagé. Je m'appelle Clémence, j'ai 33 ans. Je suis Lyonnaise d'origine. Je Je suis Product Manager. J'ai cofondé Chance. Je suis maman, je suis enceinte de jumeaux. Je viens d'une famille qui est, je pense, très humaine dans le sens premier du terme. Mon père était DRH. Ma maman a beaucoup œuvré dans le social. Et moi, j'étais une petite fille, ce qu'on appellerait aujourd'hui Hypersensible, ce que je n'ai pas lâché depuis et que j'ai plus ou moins appris à apprivoiser un peu plus tard. Par la suite, j'ai ce que j'appelle, moi, Fais mon triptyque de l'indécision, c'est-à-dire en tant que bonne hypersensible. Donc, je ne voulais pas prendre de grosses décisions. Je trouvais que me poser des questions, c'était très compliqué.
Je trouvais que la politique de l'autruche était géniale. C'est un super concept à garder. Et du coup, j'ai fait un bac ES parce qu'il ne fallait pas trop choisir. J'ai fait une école de commerce parce que ça ouvre un peu toutes les portes. Et enfin, j'ai fait du conseil, et plus particulièrement de la banque et de la fission-acquisition, parce que c'est une bonne école. Ça ouvre plein de portes. On reste bien large. Et paradoxalement, j'avais aussi ce côté sortir de ma zone de confort qui a commencé quand je suis partie faire mes études en Écosse à 17 ans. Ensuite, j'ai fait une partie de mes études en Espagne, en Argentine. Et donc je suis partie en finance à Dubaï et j'ai fait cinq ans en banque d'affaires en étant absolument persuadée que ce n'était pas ce que je devais faire. À Dubaï, je me suis fait des copains. C'est mieux. Mais notamment un bon copain qui s'appelle Ludo. Moi, je suis rentrée à Paris, j'ai continué mon petit bonhomme de chemin en finance et lui est parti à San Francisco et on est resté en contact. Ludo avait cette idée depuis un moment, dont on avait pas mal discuté ensemble, à Dubaï d'ailleurs, sur le fait que les gens se connaissent assez peu, finalement, et que ça a des vrais impacts, notamment dans le monde du recrutement d'où il venait.
Puisque quand les gens ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent, s'ils difficile de recruter des gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent. Et ça les limite, puisque sans savoir ce qu'ils veulent, ils font des choses par défaut, parfois. Et du coup, ils ne sont pas nécessairement performants. Et ça a un vrai impact sur la mobilité sociale. Et c'est un concept qui me parlait vachement, parce que je faisais partie des gens qui ne savaient pas ce qu'ils voulaient. Et que je voyais aussi au quotidien en banque, les gens qui étaient là. Et ça se sentait, ça se voyait qu'ils étaient là pour des mauvaises raisons. Et je me suis toujours dit: C'est un vrai gâchis de potentiel humain qu'on est en train de faire. Quand Ludo m'a parlé de ça et quand il a commencé depuis San Francisco, où il avait pas mal étudié le coaching, etc, je me suis dit: Ça m'intéresse vachement, j'ai envie de t'aider. Mais vraiment juste t'aider. Je ferais pas plus que de temps en temps, quelques heures, le week-end, etc. Et assez rapidement, au bout de quelques mois, il m'a dit: Mais viens, on fait ça ensemble. Ça fait vachement de sens.
Et là, déclic. C'était une évidence. Il fallait absolument que je démissionne. Shant, c'est une entreprise sociale. Elle est née pour résoudre un problème qui est sociétal, qui est la mobilité sociale. La mobilité sociale, peut-être le plus parlant, c'est de prendre un chiffre. En France, il faut six générations à une personne qui est en dessous d'un salaire médian pour atteindre le salaire médian. On est déterminé par nos origines sociales dans notre capacité à évoluer dans la société. C'est vraiment lié au fait que les gens font des choix par défaut sur leur vie professionnelle, notamment, ou parce qu'on peut faire comme quelqu'un de sa famille, ou parce qu'on se sent pas capable de faire autre chose. On n'est pas hyper performant dedans et parce qu'on n'est pas engagé. Donc, tout notre principe chez Chance, c'est de se dire: Arrêtons de faire des choix par défaut, des choix à inconsciences, que j'ai fait moi-même pas mal pendant assez longtemps. Et au lieu de ça, prenons le temps de vraiment découvrir ce qui est aligné avec nous-mêmes. Donc, reprendre, se reconnecter avec qui on est, ce qu'on aime, nos aspirations, nos moteurs, en déduire du coup, où ce qui pourrait nous aller professionnellement.
Ça a un impact non seulement sur la vie professionnelle et économique, mais ça a un impact sur la vie physique. Et ça, on en parle de plus en plus, c'est tout ce qui est autour des maladies liées au travail. Donc ça peut être du burn out, ça peut être du bore out, ça peut être de l'épuisement professionnel, ça peut être des questionnements de sens. Ça rejoint un certain nombre de sujets de société qui sont hyper importants. La reconversion et la réflexion autour du sens au travail ou de l'engagement au travail n'est pas un problème de riches. C'est un problème universel. C'est-à-dire qu'on est absolument tous dans les mêmes situations de questionnement autour de pourquoi je fais ça. Les personnes qui viennent chez Champs sont issues d'horizons hyper différents. Il y a effectivement 70% de femmes. La crise sanitaire a rajouté une énorme couche, notamment pour les femmes, puisqu'on s'est retrouvées pas mal à devoir gérer la maison le travail, un certain nombre de choses. Se dire: Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je reviens au travail aussi ? On a lancé Chance en 2015 et après des années de recherche et développement, de tests, de parler avec nos utilisateurs, de tenter différentes choses, on en est arrivé à ce qu'on propose aujourd'hui, c'est-à-dire un coaching digital qui vise à aligner les gens avec qui ils sont vraiment sur le plan professionnel.
Ça, ça a été un peu ma première reconversion. Elle a été intense. De la finance, clairement. Mais j'ai gardé ce lien avec la finance puisque j'étais au départ DAF ou directrice financière de Chance pendant un certain nombre d'années, même si je faisais aussi plein d'autres choses, parce que comme toute petite boîte, il faut un peu de tout faire. Et il s'est passé deux autres événements qui m'ont fait évoluer. Le premier, c'est un changement de stratégie au sein de Chance en 2018, qui a été assez intense, qui était nécessaire, mais qui a eu un effet assez profond sur moi. Et puis, mon autre crise positive, c'est la naissance de mon fils. C'était en 2017. Cette crise positive a commencé assez difficilement, puisque c'est parti en dépression post-partum assez rapidement. Et j'ai mis pas mal de temps à m'en remettre. Ces deux choses en même temps m'ont fait me dire: Il y a un souci sur la partie un peu équilibre quand même de vie, dans le sens où ce que je fais au quotidien, ce fameux métier de finance, me plaît pas assez pour accompagner la croissance de chance, de chance, et me plaît pas assez pour laisser mon fils à la crèche.
Voilà. Et là, je me suis dit: Il faut que j'opère un changement de métier cette fois-ci. Autant, je sais pourquoi je travaille chez Chance, je sais pourquoi j'adore Chance et que je vis Chance tous les jours. Mais par contre, le métier n'allait plus. Je me suis inscrite au programme. J'ai fait le programme en 2019 et j'en ai déduit qu'il y a une vraie cohérence entre mon parcours. Il n'y a pas de hasard dans les choix qu'on fait en réalité. Et c'est super libérateur parce qu'on se rend vraiment compte de qui on est, ce qu'on apprécie, ce qu'on aime, etc. Et moi, un peu la tendance de fond, c'est ce besoin d'être au cœur du réacteur et pas en support, ce qui ne m'allait pas avec la fonction financière qui était plus qui support, très multidisciplinaire, très en contact avec les équipes. C'est des sujets qui sont très importants pour moi et que je retrouve énormément dans un métier qui s'appelle le product management, que j'ai décidé de faire à l'issue du Parcours Chance. Le product manager, son rôle, C'est pour un produit donné, de suivre l'évolution de la satisfaction des utilisateurs, de les écouter beaucoup.
Ça, c'est toute la partie très empathie en amont, de vraiment comprendre le problème, puis d'en déduire un certain nombre de solutions. C'est un métier qui demande comprendre le monde de la technologie, de comprendre le fait qu'on n'y arrivera pas tout seuls. On est beaucoup dans la coordination d'autres expertises. Et puis, il y a aussi tout un côté très entrepreneurial, en réalité, c'est-à-dire on est responsable de ce produit, on est responsable de son succès et on est responsable de l'amener au bout. Au bout, sachant qu'il n'y a pas vraiment de bout puisqu'on est constamment dans l'innovation. Donc c'est moi, en deux mots. Et je me suis reconvertie au sein de Chance, au sein de ma propre boite, dans un métier qui était assez nouveau où il fallait que je me forme. Ce que j'ai fait en parallèle de ma transition. Et maintenant, ça fait à peu près un an et demi que je fais ce métier et j'ai plus du tout ce côté que j'avais avant de me sentir un peu coupable, de laisser mon enfant faire quelque chose que je n'aimais pas spécialement, là, je l'ai plus du tout. Ça se ressent que je suis dans mon élément.
Et les répercussions pour moi, mais aussi pour ma famille, sont énormes parce que l'entrepreneuriat bouffe beaucoup d'énergie vie, prend énormément de temps. En travaillant toujours un peu autant, j'ai retrouvé un équilibre, une sérénité que je n'avais plus depuis un moment. Et donc des gens qui font chance, qui découvrent des choses sur eux, qui du coup se réalignent. Et ce réalignement, il n'est pas seulement nécessaire pour la personne, mais il est nécessaire pour la communauté. Vraiment, pour moi, c'est un enjeu de santé mentale, en réalité. On prend le travail comme point d'entrée, mais en réalité, c'est un programme qui va toucher bien plus que ça. Et d'ailleurs, c'est quand on regarde les commentaires que nous laissent les talents sur le site de Champs, c'est vraiment ce qui est mis en avant. C'est un parcours enrichissant, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel.
Faites le point avec Chance : bilan de competences 100% en ligne, eligible au CPF.
Faire le point