
Près d'un Français sur deux souhaiterait changer de travail. Face au manque de sens, de plus en plus de cadres délaissent une carrière prestigieuse pour l'artisanat ou le soin, acceptant de réduire considérablement leur salaire. Entre quête d'alignement et réalité du terrain, ces bifurcations radicales redéfinissent les critères d'une vie réussie.
Fini, l'angoisse du dimanche soir, pour Mathilde Melahi, 32 ans. « Je me souviens, il y a quelques années, du blues de fin de journée, avant que la semaine ne reprenne. » Aujourd'hui, sophrologue à Boulogne après une carrière dans l'investissement immobilier, elle a retrouvé la sérénité. « J'ai juste hâte, chaque jour, d'aller au travail », se réjouit-elle.
A l'instar de Mathilde, ils sont de plus en plus nombreux, ces cadres supérieurs qui basculent ou aspirent à se tourner vers des métiers manuels ou de service, acceptant, souvent, de diviser leur salaire par deux, parfois davantage. Un phénomène qui interroge le rapport au travail, à l'heure où la quête de sens bouleverse les trajectoires professionnelles.
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