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46 % des actifs français veulent changer de travail en 2026

janvier 2026

Une envie de changement devenue structurelle

Selon cette étude*, 30 % des Français envisagent de changer de travail dès 2026. Chez les 18–54 ans, cette proportion grimpe à 46 %, soit près d’un actif sur deux. Le phénomène ne concerne donc plus uniquement les jeunes diplômés ou les personnes en reconversion “subie”, mais touche le cœur même de la population active.

Les données révèlent un état d’esprit durablement installé. Plus d’un répondant sur deux se dit perdu dans sa vie professionnelle, et 79 % des Français déclarent au moins une insatisfaction préoccupante vis-à-vis de leur travail. Le plaisir au travail n’a pas pour autant disparu, mais il n’est clairement plus la norme.

Ce malaise n’est pas synonyme de désengagement total : 85 % des personnes qui doutent sont pourtant en poste. Bon nombre de Français continuent à travailler et à s’investir, tout en ayant le sentiment de ne plus être à la bonne place.

Un manque d’opportunités d’évolution conséquent

Si l’envie de changement est si forte, pourquoi si peu de personnes passent réellement à l’action ? Pour répondre à cette question, le baromètre a mis en lumière des freins très concrets. Interrogés sur ce qui limite le plus leur épanouissement professionnel, les Français citent en premier lieu le manque d’opportunités professionnelles visibles (47 %). Viennent ensuite le manque de confiance en soi et l’absence de réseau.

Dans un marché du travail où de nombreuses opportunités circulent de manière informelle, ne pas avoir accès aux bons cercles ou ne pas se sentir légitime peut suffire à bloquer toute tentative de changement. Le résultat est un sentiment largement partagé : l’impression d’être enfermé dans une trajectoire, même lorsque celle-ci ne correspond plus à ses aspirations.

L’argent, condition silencieuse de la projection

Les répondants estiment qu’il faut au minimum 2 000 € nets par mois pour “vivre confortablement”, c’est-à-dire sortir du mode survie et pouvoir se projeter dans une évolution professionnelle. Ce seuil montre qu’il est difficile de changer de travail ou de se former quand on n’a pas suffisamment de sécurité financière. Le baromètre souligne ainsi une fracture nette : tout le monde doute, mais tout le monde n’a pas les mêmes capacités à agir sur ce doute.

Le changement professionnel, un enjeu d’égalité réelle

Dans ce contexte, les outils de transition comme le bilan de compétences apparaissent moins comme un luxe que comme un moyen de rendre le changement à nouveau envisageable. Pour beaucoup d’actifs, il s’agit avant tout de clarifier ce qui ne va plus, de reprendre confiance et de transformer une envie diffuse en projet concret. Les résultats du Baromètre révèle un constat bien présent en France. Le chemin semble être encore long pour les actifs souhaitant faire avancer leur carrière et leur vie professionnelle.

*Méthodologie : le Baromètre Amour Pro 2025 se repose sur le croisement de sources de données complémentaires, pour mesurer l’état d’esprit global des actifs français :

  • Données Chance : issues d’un questionnaire en ligne proposé entre mai et novembre 2025 auprès de 49 713 répondants. Ces données sont anonymisées et reflètent des parcours professionnels réels de personnes en activité ou en reconversion pro.
  • Enquête YouGov pour Chance : réalisée en novembre 2025 auprès d’un échantillon national représentatif de la population française active, (hors retraités et étudiants).

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