

L'amour pro, c'est ce sentiment profond de se sentir à sa place.
Tu avais envie de créer quelque chose autour de la justice sociale.
Ce que je peux faire de mieux pour cette personne en face de moi, c'est de l'aider à trouver sa meilleure place dans le monde du travail et donc sortir de la pauvreté.
Tu ne penses pas que c'est un peu utopique.
Donc, il demande: Est-ce que quelqu'un voudrait expliquer quelque chose par rapport à la journée du lendemain ?
Là, tu t'es dit: C'est maintenant ou jamais.
Je pense que c'est un danger et une dérive du développement personnel de faire rêver les gens si jamais c'est des espoirs qui ne peuvent pas être Bonjour à tous et à toutes.
Je suis heureuse de vous recevoir pour un nouvel épisode de People Place. Aujourd'hui, je reçois Ludovic de Grommard, cofondateur et CEO de Chance. Bonjour Ludovic.
Bonjour Maud.
Je suis super ravie de t'avoir avec nous aujourd'hui. On va discuter notamment de Chance, mais aussi de recrutement. C'est un peu l'objectif d'aujourd'hui. Juste avant de te présenter, toi, tu as cofondé l'entreprise sociale Chance en 2015. Vous êtes surtout connu pour des bilans de compétences au premier abord. Et puis tu nous raconteras toutes les branches de chance que vous avez créées aujourd'hui. En 10 ans, vous avez accompagné plus de 40 000 personnes sur leur choix de carrière. C'est juste énorme et bravo déjà d'avoir réalisé cet exploit. Et aujourd'hui, vous êtes en train de vous repositionner sur une méthode complète pour rencontrer l'amour professionnel. Est Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ça ?
Avec plaisir. Tu veux que je te parle de l'amour pro ?
De manière générale ? L'amour pro et puis on parlera de chance.
Ensuite, l'amour pro, c'est ce sentiment profond de se sentir à sa place. Tu veux de sentir que tu es au bon endroit, que c'est l'endroit où tu t'épanouis, de pas avoir en permanence ces petits doutes, cette petite voix intérieure qui dit: Ce n'est pas exactement ça. Et peut-être et peut-être pas. Ou bien: Ce n'est pas si mal, mais ce n'est pas si mal, mais ce n'est pas si bien. Donc l'Amour Pro, c'est ce que tu souhaites à tous les gens que tu aimes de se sentir pleinement à leur place. C'est ça l'amour pro.
C'est une belle mission parce qu'on sait le taux d'engagement des salariés français qui est quand même à un niveau assez bas. Je crois que c'est un salarié sur deux qui ne se sont pas engagés au travail. Donc, je pense qu'il y a un vrai travail, en effet, de trouver cet amour professionnel. Mais avant de se lancer sur ce sujet-là qui est extrêmement intéressant, raconte-nous un petit peu plus l'aventure Chance. Ça fait 10 ans, on en a déjà un petit peu discuté puisque vous avez commencé à Rio de Janeiro. Comment ça t'es venu ? Il y a une rencontre, je sais, cruciale que tu as eue de façon assez rocambolesque, je trouve. Dis-nous en plus.
Je vais te raconter Pour t'en dire un peu plus, le sujet qui m'intéresse dans la vie, c'est le sujet de la justice sociale et qui vient de mon adolescence. J'ai grandi à Beauvais. Mon père est français, était entrepreneur et ma mère était égyptienne, famille italienne, était prof. J'ai grandi à Beauvais, qui n'est pas Paris, deuxième arrondissement, dans lequel tu as beaucoup plus de diversité sociale. Je me suis rendu compte que jusqu'à 10 ans, j'étais le même que tous mes potes. Et à partir de 10 ans, nos chemins ont commencé à diverger, très largement dictés par là d'où on venait socialement. Tu vois ce que je veux dire ? Bien sûr, oui. Et ça n'a pas arrêté depuis. Et donc très jeune, je me suis dit: C'est injuste et j'aimerais bien, dans ma vie, essayer de faire quelque chose pour essayer de corriger ça ou contribuer à corriger ça, qui est derrière le thème de la justice sociale. Je n'avais évidemment pas conscience à cet âge-là et ça a dicté depuis tous mes choix. Et en fait, c'est ça la flamme derrière, des années après la création de chance. Et donc J'ai étudié l'entrepreneuriat social. Après, j'ai commencé à travailler aux Émirats arabes pour monter.
Donc, je me suis dit: Je voudrais essayer de créer quelque chose.
Tu savais assez jeune, finalement, que tu avais envie de créer quelque Quelque chose autour de la justice sociale ? Oui.
En fait, de contribuer à la justice sociale, c'était très clair. Créer quelque chose, ce n'était pas clair tout de suite. Je me suis dit: Je vais aller bosser pour la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le Développement. Et puis, je me suis rendu compte que j'étais hyper impatient et que bosser dans des grandes organisations, ce n'était pas le bon amour pro pour moi et que j'allais- Ça prend du temps. Ça prend du temps, il faut être patient, il faut être politique, etc. Et donc, je me suis dit: En fait, j'ai découvert Mohamed Younous, qui est le président de l'APEC, qui a créé le micro crédit.
Raconte-nous un peu comment tu as fait cette rencontre qui était assez, je trouve, audacieuse.
La première rencontre, elle était dans ses livres, en découvrant cette notion d'entreprise sociale, de social business, qui l'a, lui, développé par la Groupe In Bank. Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers et familières avec la Groupe In Bank, il y a des millions de personnes et de femmes en particulier, au Bangladesh, qui n'avaient pas accès au crédit parce que les banques considéraient qu'elles n'étaient pas solvables. Et donc, il a commencé à leur prêter deux dollars du microcrédit. Du microcrédit, voilà. Deux dollars, puis ensuite, achète une poule et ça fait des œufs. Et puis, petit à petit, par des groupes de solidarité qui arrivent à permettre à des personnes de sortir de la pauvreté par ce biais des millions de personnes. Et c'est une entreprise, c'est une banque. Donc c'est une entreprise, mais dont l'objectif est la maximisation de l'impact social. Et ça, moi, ça m'a énormément inspiré. Donc c'était mon idole dès mon plus jeune âge, enfin mon plus jeune âge, la fin de l'adolescence. Et donc je me suis dit: Je veux créer une entreprise sociale sur le sujet de la justice sociale et je ne sais pas quoi faire. Donc j'ai commencé à bosser aux Émirats arabes pour aller, rien à voir, monter une usine de fabrication de bouteilles en verre.
Et j'étais en charge de la partie non-technique et notamment de recruter 200 collaborateurs-collaboratrices, donc toute l'usine. Comme aux Émirats, tu n'as personne qui sait faire des bouteilles, j'ai dû aller mener un peu plus de 1 000 entretiens personnellement en Inde, aux Philippines, en Syrien, en Afghanistan, en Pakistan, en Nepal, partout autour des Émirats, là où les gens avaient de l'expérience en fabrication de bouteilles. Ce dont je me rendais compte, et c'est ça qui a été à l'origine de chance, c'est que tu parles avec... Et puis tu es une experte de ces sujets, donc tu parles avec un candidat ou une candidate. Tu essaies de checker les compétences techniques qui n'est pas le plus dur. Ensuite, ce que je voulais savoir en tant que recruteur, c'est: Est-ce que cette personne va y aller avec son cœur ? Tu essaies de sentir ça, de pourquoi est-ce que vous voulez faire ça ? Et 95% des candidats, candidates ne savaient pas. C'est la vie qui les avait amenés là par une succession de choses. Très clair. C'est comme ça que je me suis dit: En fait, moi, j'avais mon petit stylo, j'avais 24 ans, je m'étais oui ou non.
En Inde, par exemple, on multipliait les salaires par quatre. Donc, pour les personnes qui étaient... Parce que tu avais toute l'usine, mais les personnes qui étaient les moins qualifiées, si je les recrutais avec mon petit stylo, là, je multipliais par quatre leur salaire et donc ça changeait leur vie, la vie de leurs enfants et la vie des enfants de leurs enfants. Donc, une responsabilité majeure. Sauf que si la personne ne savait pas elle-même ce qui allait l'engager, si elle a été engagée, qui étais-je moi en tant que recruteur pour le savoir ? Donc, très largement, c'était du hasard. C'est comme ça que j'ai commencé à me dire: Attends, ce fonctionnement du recrutement marche mal. Et ce que je peux faire de mieux pour cette personne en face de moi, qui est en situation de vulnérabilité économique, c'est de l'aider à trouver sa meilleure place dans le monde du travail pour maximiser son potentiel professionnel, ses revenus, et donc sortir de la situation de vulnérabilité économique, de la pauvreté.
Donc finalement, l'idée de chance, elle t'arrive à ce moment-là ?
Tout à fait. Il y a 12 ans.
Ok. Et donc après, tu te dis: Il me faut un cofondateur.
Et là, exactement, je me dis: OK, d'accord, super, tu as une idée, il faut essayer de faire un truc. Ça ne va pas fonctionner. Entre temps, je suis passé par San Francisco, j'ai découvert la tech, j'ai étudié la psycho et je me suis On va combiner la technologie et la psychologie pour aider les gens à trouver l'amour pro qui est dans l'intérêt des individus, qui peut changer leur vie et qui est dans l'intérêt des entreprises qui cherchent déjà à engager, comme tu le disais, qui est un challenge majeur pour tout et toutes managers que nous connaissons toutes. Je me suis dit: Il faut lancer une entreprise sociale sur ce sujet, mais au-delà des bouquins que j'avais vus d'UNUS, comment ça fonctionne sur le terrain ? Je suis parti au Bangladesh pendant trois semaines avec un groupe d'études de huit personnes pour aller étudier sur le terrain. Tu vois comment fonctionne concrètement une entreprise sociale, la Gramine Bank, une joint venture avec Veolia.
Et ça, la sélection, c'est huit personnes. Tu as postulé pour faire partie de ce groupe ou comment tu as participé à ce groupe de huit personnes ?
C'est à travers... Younus a créé avec le Crédit Agricole, la Fondation Gramine Crédit Agricole, qui est un système d'accès au crédit dans différents pays en lien avec le monde agricole au sens large. C'était un groupe d'études initié par la Fondation Graming Crédit Agricole. C'est pour ça que c'était des Français qui partaient au Bangladesh. J'ai entendu parler de ça. Je leur ai dit: Je veux absolument. Et hop, c'est...
Et tu as postulé, tu as dû postuler, ton dossier a dû être accepté, etc.
Ce n'était pas un long processus, mais c'était la motivation.
Pourquoi est-ce que... Donc, tu vas au Bangladesh ?
Donc, Bangladesh.
Donc, toujours Youssef qui est toujours dans le coin de ta tête, quand même.
Clairement. Et donc, tu as ce voyage d'études, donc super, sur le terrain, un peu partout pour aller étudier comment ça fonctionne, la gamme une banque. Parce que tu vois, le fait de dire une entreprise sociale, c'est une entreprise qui essaie de maximiser son impact social, ça paraît simple sur le papier, mais ça l'est beaucoup moins dans la réalité, parce que tu peux avoir des conflits entre la profitabilité et ton impact. Donc, qu'est-ce que tu choisis ? Quand ? Comment ? Alors que quand tu es dans une ONG, c'est très clair. Quand tu es dans une for profit, c'est très clair. Même si tu y a une réflexion sur les entreprises à mission, etc, ça progresse et tant mieux. Il y a cette question et je voulais comprendre vraiment comment ça marche. Donc, tout ce voyage d'études et à la fin de ces deux, trois semaines, il y avait la Journée mondiale du Social Business, qui sont 2 000 personnes qui viennent du monde entier à une conférence pour parler de cette notion de social business à Daka. Et la veille, Younus avait invité quelques délégations internationales à un dîner de gala. Je n'étais pas tout à fait invité, mais je me débrouillais pour rentrer dans l'hôtel.
Et dans le monde du social, les gens ne sont pas particulièrement fringués, donc j'arrive avec une chemise en jean et un pantalon vert. Et j'entre dans la salle- Tu n'étais pas invité.
Attention, tu n'étais pas invité, tu t'es quand même... Je t'incrustre. Tu t'es incrusté.
Littéralement. Et donc dans la salle, j'entre. Et là, je vois, les femmes avaient de longues robes noires, les hommes étaient super chics. Gala. Je me dis: Mince, Ludo, tu es complètement à côté de la plaque. Tu connais le Bangladesh, Maude ?
L'inde, mais pas le Bangladesh.
Et le trafic, c'est la même C'est une chose que tu connais par cœur. Donc, pas question de retourner comme tu l'as expérimenté à l'hôtel Shop & Invest. Donc, je reste là et je me tourne vers mon voisin de droite. Bonjour monsieur, vous venez d'où ? Il me dit: Je viens du Kazakhstan. Je dis: Super, moi, je viens de France. Et qu'est-ce que vous faites au Kazakhstan ? Il me dit: Je suis le ministre de l'Économie. Je dis: Trop bien. Moi, je suis Ludo, le ministre de rien du tout. Et tu avais comme ça des gens, des gouvernements, des Nations Unies, des grandes entreprises, grandes fondations. C'était un grand moment, en fait. C'était un grand moment.
Qui se passait, oui.
Et qui était la montée en puissance avant la conférence du lendemain. Et Younous arrive. Donc, je suis comme un gosse qui voit son idole. Et puis tout le monde va s'asseoir. Je vais m'asseoir au fond avec les journalistes. Et puis, il nous fait un speech super charismatique. Tu vois comment il parle ?
Passionné, oui.
Et puis, tes yeux qui brillent. L'amour pro, vraiment, tu le sens. Et puis, à la fin de son speech, il nous dit, tout le monde est sur la table de gala. Il dit au public: Écoutez, au Bangladesh, il est super impoli de commencer à dîner avant l'arrivée de tous les convives. Or, la délégation de Hong Kong est bloquée sur le trajet entre l'aéroport et l'hôtel. Donc, il demande à son équipe: Est-ce que quelqu'un voudrait expliquer quelque chose par rapport à la journée du lendemain ? Qui est la raison pour laquelle tout le monde vient de partout dans le monde.
Là, tu t'es dit: C'est maintenant ou jamais.
Et là, je me dis: Ludo, c'est pour toi, parce que personne ne réagissait. Je me suis levé du fond avec ma chemise en jean mon fut vert.
Courageux quand même, audacieux.
Sans trop réfléchir. Et tu le dis positivement, c'était peut-être plus un réflexe. Et là, je me mets à courir entre l'étape de gala et j'arrive en bas de la scène. Et tu vois, tu as Younous qui ouvre de grands yeux en disant: C'est qui ce petit jeune-là ? Et je vois au deuxième rang Emmanuel Fabert, qui était pas encore, mais en train de devenir le patron de Danone et qui était en France déjà une figure de la réflexion de comment est-ce qu'une entreprise au cœur du système capitaliste, Danone, peut avoir un impact positif sur la société. C'était vraiment un précurseur sur ça. Là, je me dis: Ludo, tu as ton idole, tu as le mec avec qui, en France, tu voudrais parler de ton idée, ne te foire pas. C'était les cinq secondes les plus longues de ma vie. Je monte tout doucement les marches, puis j'arrive à côté de Younous, qui, je n'avais pas l'air méchant, donc il me prête le micro et donc je leur dis: Bonsoir à tous, je m'appelle Ludo, je suis français, j'ai 27 ans. Si je suis au Bangladesh aujourd'hui, c'est parce qu'il y a quelqu'un dans cette salle qui a écrit un bouquin qui m'a beaucoup inspiré.
Dans la salle, ils avaient tous écrit trois, quatre bouquins chacun, donc ils disaient: Ça va être pour moi celui-là. Je dis Emmanuel Flaher et ensuite, je pitch l'idée de Chance, qui était juste une idée, en 15 minutes. Et Younus me laisse parler. Et à la fin, il me prend dans les bras et il dit au public: Vous voyez, c'est exactement ça ma vision du social business. Il y a des millions de personnes qui passent toute leur vie comme tourner dans une roue de hamster en travaillant, en travaillant, en travaillant comme des fous, alors qu'en fait, pour sortir de leurs conditions, il fallait être juste à côté. Sauf qu'ils ne le savent pas. Et de l'autre côté, tu as des dizaines de milliers d'entreprises qui galèrent à détecter et recruter des collaborateurs, collaboratrices engagées qui est au cœur de leur performance d'entreprise. Donc, si on combine le pouvoir de la technologie et de la psychologie, on peut créer un business model qui est financièrement indépendant, non-dépendant de philanthropie comme une ONG, et avoir un impact à une échelle mondiale.
Mais tu ne penses pas que c'est un peu utopique ? C'est-à-dire que oui, en effet, on doit trouver l'amour professionnel, ce te sentir bien au travail, mais parfois, ta réalité, les conditions peut-être avec lesquelles tu as grandi, tu n'as pas forcément cette réflexion-là et tu dis: À un moment donné, tu travailles pour payer tes factures parce que tu as aussi une pression économique. Est-ce que tu penses que vraiment tout le monde sur Terre va arriver à trouver l'amour professionnel ou c'est quand même une mission assez utopique, réalisable, possible, mais à un niveau peut-être plus local, on va dire ?
Est-ce que c'est à la base une utopie ? Oui. Sauf que 10 ans après, il y a 40 000 personnes qui sont passées par là, donc elle est en train de devenir réalité.
Mais est-ce qu'ils ont vraiment trouvé l'amour professionnel ? Peut-être qu'ils ont suivi un parcours où ils ont eu peut-être une révélation, se dire: OK, où je suis, ça ne me va pas. Mais est-ce que finalement, dans ces 40 000 personnes, est-ce qu'ils ont tous trouvé l'amour professionnel ? Parce que c'est compliqué, c'est difficile de trouver un manager avec, tu entends bien, une entreprise qui incarne vraiment les valeurs que tu défends. Et on ne va pas se le cacher, le monde économique est un monde capitaliste. On doit faire du chiffre d'affaires pour survivre dans le marché. Et à un moment donné, un chef d'entreprise, ce qu'il voit aussi, c'est ce ce contexte-là et trouver en effet des personnes qui ont les compétences pour réaliser des missions. Mais tu vois ce que je veux dire ? Je trouve que parfois, c'est compliqué de mélanger le côté économique d'une entreprise et peut-être le bien-être ou toi, tes valeurs que tu souhaites avoir en tant que personne. Et parfois, il y a des écarts qui sont énormes. Moi, je le vois en RH. Beaucoup de des RH sont en épuisement professionnel. Ils portent des masques qui ne les représentent pas forcément eux.
À un moment donné, tu ne trouves pas forcément d'emploi sur le marché. Il faut faire une démarche, tu as peut-être des enfants à gérer, tu as des pressions avec un prêt sur le dos. Donc tu as quand même une difficulté qui fait que tu te dis: Je reste là, je prends sur moi et puis je continue comme ça.
Merci pour ta question. Il y en a beaucoup dans la question. Beaucoup de Il y a quelque chose à te partager sur ce point. L'amour pro, c'est directionnel. Et ce que tu dis sur la difficulté à atteindre l'amour pro, est-il plus facile d'atteindre l'amour perso. L'amour perso, c'est aussi une quête qui va avec des difficultés, qui va avec des challenges, qui va avec des phases, qui va avec des questionnements, qui va avec des compromis. L'amour pro, pour moi, c'est la même chose. Et C'est directionnel et la question est: comment est-ce qu'on peut s'orienter vers ça ? La première des choses, c'est l'amour pro, c'est la conséquence d'un alignement. Alignement avec quoi ? Il y a beaucoup de choses. Et par rapport à ce que tu dis, il y a une incantation à le sens au travail. Ça, c'était le mot 2024. Il y avait ça partout. Je ne sais pas si ça va continuer en 2025. Je pense que c'est sous-jacent dans la société. C'est une lame de fond. Mais on dit beaucoup: Le Il y a deux choses qui se disent beaucoup. Tu vas me dire si tu es d'accord avec moi. Il y a des jobs, il y a des métiers qui ont du sens et des métiers qui n'en ont pas.
C'est les bullshit jobs, etc.
Je suis pas forcément d'accord avec ça.
Je suis tout à fait d'accord avec toi que je suis pas du tout d'accord. Et le deuxième, c'est que le sens, c'est un problème de riches. C'est le haut de la pyramide de Maslow. Les personnes qui peuvent se poser ça, c'est-à-dire qu'ils ont réglé toutes les étapes avant. Je pense que les deux, et donc vraisemblablement aussi sur le premier, sont des C-O-N-E-R-I-E-S. Et que le un, le sens, il n'est pas dans l'absolu. Il n'y a pas des métiers qui ont du sens, des métiers qui en ont pas. C'est comme ça que toute la méthode pour rencontrer l'amour pro de chance, elle repose sur la définition du travail autour de quatre piliers, qui sont les piliers SIPA, c'est IPA, qui sont un travail. C'est un, une contribution. À quoi je suis utile dans ma vie professionnelle ? Est-ce que c'est au niveau de la société ? Est-ce que c'est au niveau de la planète ? Est-ce que c'est au niveau d'un groupe de dizaines de personnes, de quelques personnes dans le monde professionnel, de quelques personnes dans ma vie propre comme conséquence de mon monde professionnel ? Ça, c'est ta contribution qui est ta motivation extrinsèque. Deux, le I, c'est I, c'est tes interactions.
Dans quel type d'interaction tu t'épanouis ? Est-ce que c'est des environnements plus hiérarchiques, plus perfectionnistes, plus agiles, plus autonomes, etc. Le trois, le P, qui est ta vie perso. Quelles sont tes contraintes choisies perso, que ce soit financière, parce que tu dois rembourser un emprunt géographique ou horaire. Et enfin, le A, qui sont tes activités professionnelles, qui est la mise en pratique de tes compétences, qui est là ton état de flow et ta motivation intrinsèque. Pour nous, Un travail qui a du sens et un travail qui est aligné avec ces quatre piliers. Donc, un travail qui a du sens pour mode aujourd'hui n'est pas le même qu'un travail qui a du sens pour Ludo aujourd'hui. Un travail qui a du sens pour mode aujourd'hui n'est pas le même qu'un travail qui avait du sens il y a cinq ans pour mode. Donc, le sens au travail, il est relatif à l'individu. La quête d'amour professionnelle, c'est une quête d'alignement par rapport à tes quatre piliers, six pas et qui est donc une approche pragmatique par rapport à ton challenge de dire: Est-ce que ce n'est pas utopique ? Non, on regarde très concrètement et objectivement quels sont tes piliers et on essaie d'identifier quelle est ensuite une piste professionnelle concrète dans la vraie vie qui est alignée avec ton six pas à toi.
C'est ça l'amour professionnel.
Très clair. Et dans cette méthodologie, est-ce que les entreprises sont prêtes ? Parce qu'aujourd'hui, malgré tout, je trouve que la société avance vite et les entreprises n'ont pas encore pris conscience de cette notion de sens bullshit ou pas. Ce n'est pas le sujet. Beaucoup de discours, en effet, la question du sens n'a pas de sens elle-même. Alors que je suis d'accord avec toi, tous les métiers ont un sens. C'est après toi ce que tu décides de faire. Mais ma question, elle est plus autour de: est-ce que les entreprises sont prêtes ? Parce qu'aujourd'hui, il y a quand même une pression économique, une pression de survie. Et même si tu as défini, on va dire, toi, le métier qui t'arrange bien, est-ce que je vais arriver à trouver ce match-là, cet amour professionnel dans une entreprise ? Une entreprise, c'est quand même des personnalités qu'il faut gérer. C'est difficile. Tu peux avoir des conversations, des collègues qui ne sont pas sympa avec toi, un manager qui est aussi peut-être exigeant, des fondateurs, une équipe directionnelle qui est très loin de toi. Donc finalement, tu te retrouves dans une situation qui ne te convient pas alors que finalement, tu as fait tes différentes étapes.
Parce qu'il n'y a pas forcément une variété d'entreprises qui peut répondre à ces quatre étapes-là. Une question financière, de bien-être au travail, d'ambition personnelle et professionnelle. Est-ce que la société est prête aujourd'hui ?
C'est aussi une question très intéressante et presque philosophique. Oui. Tu poses la Dans la définition d'un CPAS individuel, c'est une chimère si jamais ce n'est pas réaliste, parce que ça n'existe pas dans la vraie vie. Donc, si tu défini que Imaginons que, Maude, tu es dans une démarche d'orientation pro, tu définis ton CPAS ou tu veux servir le soutien de la planète, Tu souhaites Bien gagner ma vie. Gagner 150 000 balles. Tu souhaites travailler quatre jours par semaine. Tu souhaites être en remote trois jours sur quatre.
Et tout ça, C'est aujourd'hui les envies d'aujourd'hui. C'est vraiment les envies d'une génération Y, d'une génération Z qui souhaite ce type de choses. Donc c'est bien l'exemple.
Sauf que ton SIPA, ça, ça ne serait jamais validé comme un SIPA par chance. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas faisable et réaliste. Donc il faut aller identifier ensuite, confronter ça par rapport à ce qui existe dans le marché. Comment est-ce que tu fais ça ? Pour t'assurer que ce n'est pas juste une construction mentale et donc une utopie.
C'est ça. Et puis après, c'est de se dire: Il y a la réalité. C'est: OK, je fais mon orientation et puis bim, je vais être sur le marché. Et là, c'est la douche froide.
Tout à fait. Et même, dans la direction de ce que tu dis, un cran plus loin, je pense que c'est un homicide involontaire. Je vais te provoquer. Je pense que c'est un danger et une dérive du développement personnel de faire rêver les gens si jamais c'est des espoirs qui ne peuvent pas être concrétisés. Donc c'est grave de faire rêver. Il y a beaucoup ou d'orientation professionnelle qui est... J'exagère. Mais parfois, et jamais de manière volontaire, pour être très clair, je pense que personne ne le fait, mais de dire: Follow your passion. Ça, c'est la plus grosse connerie du monde. Follow your passion. Il y a 16% des gens qui ont une passion. Donc ils font quoi ? Les 84 autres pour cent. Il suffit de trouver un truc. En plus, c'est hyper... Donc, ça, juste ouvrir sans refermer pour confronter au marché, c'est terrible de faire ça. Comment est-ce que tu peux confronter au marché ? Un, il y a des données publiques qui te permettent de voir une offre et une demande. Et c'est absolument fondamental, a fortiori avec l'avènement de l'IA, qui bouleversent tout ce monde du travail. Donc, on commence à sentir, mais ça va être radicalement plus fort dans les 10 années à venir.
Ensuite, ça, c'est sur les données. Tu vas dans une démarche d'orientation avec chance, on vient te nourrir avec ces éléments au moment déterminé, donc tu diverges, ensuite tu converges. Premier point. Le deuxième, qui est plus systématique, c'est qu'il est absolument nécessaire de rencontrer des personnes qui ont cette expérience ou qui sont actuellement dans un de tes piliers SIPA, que ce soit sur tes activités professionnelles, donc ton métier, ou sur cette contribution, etc, qui ont une approche de terrain de la réalité, des contraintes, de la faisabilité, du réalisme de ton SIPA. Ça, c'est toute la démarche.
Même pour les entreprises, c'est important, puisque Sinon, elles vont se retrouver avec des personnes qui rêvent et qui ne se retrouvent plus dans le projet de l'entreprise et c'est compliqué. C'est vraiment avancer à deux vitesses. Moi, je dois avancer en tant qu'individu et travailler sur mon développement personnel. Et il y a la réalité du terrain où les entreprises doivent aussi écouter aussi les revendications d'un meilleur bien-être au quotidien. Et ce n'est pas être bullshit et ce n'est pas être bisounours de vouloir que que les entreprises fassent du bien aux individus, aux hommes, aux femmes, aux personnes binaires et toutes celles et ceux qui ne savent pas encore. Et donc, c'est d'arriver à aujourd'hui, en tant que société, d'avoir les entreprises qui maturent sur ces sujets aussi de conditions de vie et nous, aux entreprises et nous, individus, en se disant: OK, j'ai peut-être des rêves, j'ai peut-être des envies, mais il y a aussi le terrain qui est là. Je ne peux pas gagner 150 000 € avec deux ans d'expérience.
Ce que tu soulignes là, et je partage 100% ce que tu viens de dire, comme sur beaucoup d'autres points, vraisemblablement, il y a les deux côtés à faire travailler en parallèle. C'est ça. C'est pour ça qu'on a lancé cette année une agence de Dating Pro. Qu'est-ce que c'est ? C'est en fait de permettre... C'est une nouvelle façon de voir le recrutement. Comme tu dis, il faut faire travailler des deux parce que le compromis, il est dans un travail des deux côtés et une conscience des deux côtés.
Et souvent, l'entreprise a eu pour habitude d'être un peu les rois du monde. Donc j'accepte, je n'accepte pas. Je suis aujourd'hui décisionnaire sur qui j'ai envie de recruter. Mais maintenant, depuis quelques années, avec l'avènement aussi de la tech, etc, des métiers pénuriques, elles doivent être dans une démarche aussi proactive.
Tout à fait. Et les meilleurs candidats, candidats sont à la recherche d'un certain type de management, d'un certain type de position. Donc, si tu veux attirer les meilleurs, il faut te questionner sur la façon dont tu vas les attirer.
Et meilleur pour toi, mais pas forcément- Bien évidemment, tout à fait.
Meilleur pour ton besoin. Pour ton besoin, oui. Et pour ça- La meilleure, la plus qualifiée, oui. Il faut avoir une conscience de quel est ton besoin, une capacité d'expression et une vulnérabilité à dévoiler. Je vais essayer de te présenter en quelques secondes cette notion de- Là, aujourd'hui, je suis, entre guillemets, expert de trouver moi, en tant qu'individu, qui j'ai envie d'être, le sens de ce que j'ai envie de faire, tout en ayant une visibilité sur le marché et pas non plus.
Moi, c'est ce qui me fait un peu peur dans la génération future, c'est en effet, on n'a plus cette volonté d'effort et de se dire: Il y a un marché économique, il faut que ce marché réponde aussi à ce que j'ai envie de faire. Ok, donc ça, maintenant- Sur ton point, j'essaie de décrire Chance en une phrase.
Notre métier, c'est l'orientation professionnelle, c'est la méthode de A à Z pour rencontrer l'amour pro. De A à D, c'est tu défini de ta différents programmes, le bilan de compétences sur lequel on est leader en France, par exemple. Ça, c'est définir. Mais en fait, tu n'es qu'A, D une fois que tu as défini. Il faut aller de D à Z, c'est-à-dire effectivement trouver le travail qui est aligné avec ta définition, donc avec ton cipin. C'est fondamental. Les deux sont nécessaires, d'où le A à Z.
Pour faire finalement des individus épanouis.
Au bon endroit, qui se sentent à leur place. Et ce, quel que soit leur passé, quelle que soit leur trajectoire, quel que soit leur niveau d'études, etc. C'est une vocation universelle. C'est absolument fondamental dans la vision. Et chance, ça veut dire égalité des chances.
Très clair.
Et en fait, derrière toute la philosophie, c'est de dire: On va créer et on va créer et on a créé ce qui se fait de mieux ou parmi ce qui se fait de mieux en orientation professionnelle. La preuve, une élite qui a accès à tout, vient se faire orienter avec chance. C'est la preuve que c'est une solution qui est premium, mais inclusive, parce que c'est qui se fait de mieux, qu'on amène à toutes et tous, et certainement pas une solution low-cost.
Et pour toi, c'est important de pouvoir- C'est fondamental. De répondre à tout le monde.
Et c'est même le but, même, la raison d'être de chance. Ok.
Et donc maintenant, L'objectif, c'est: OK, les individus savent où ils veulent aller, mais il faut finir. C'est-à-dire trouver le métier. Et c'est là où vous faites un pas supplémentaire pour finir la boucle. C'est de les aider à trouver, donc à matcher leur volonté avec les besoins de la société.
D'une entreprise et d'un ou d'une manager. C'est ça cette idée du dating pro et de dire: On fait dévoiler d'un côté à un candidat, une candidate, à travers la méthode SIPA, quelle est sa recherche sur les quatre dimensions du travail ?
Sachant qu'un point juste qui me vient, c'est Aussi, il faut des métiers pour tout. On a besoin de ouvriers, on a besoin de techniciens, techniques, sociales, médicaux. Comment arriver à pas aussi créer que des clones, entre guillemets, où aujourd'hui, on devient une société de masters, on fait tous un master alors qu'on a besoin de tout pour faire une société.
Je vais garder ta question et y répondre juste après, si je peux, parce que ta question qui est très intéressante, c'est: comment est-ce que tu ouvres les chakras ? Oui, c'est ça. Ça, ça se fait par des rencontres D'autres rencontres. Je termine juste sur la notion de l'agence Dating Pro. L'idée, elle est de dire: Les candidats dévoilent dans un process qui dure une heure en ligne, gratuit, leur SIPA et on les accompagne par la méthode chance en ce sens. Et de l'autre côté, du côté des entreprises, on fait dévoiler par les managers qui recrutent avec sincérité qui, il ou elle est, en tant que personne, en tant que manager, et on les fait travailler sur la définition du SIPA, qui, l'où, elle recherche. Et donc, à partir, l'inverse même d'une job description en ChatGPT. Et ensuite, grâce à cette donnée très riche à droite et à gauche, tu peux, par de l'IA, créer des rencontres qui ne seraient jamais créées autrement.
Et le SIPA entreprise, comment il est créé ? C'est une méthodologie ?
C'est toujours la méthodologie de chance qu'on rend accessible C'est sensible aux entreprises. Pour les entreprises, ce n'est pas gratuit. Pour le coup, c'est une licence pour permettre à tes managers d'utiliser l'agence de Dating Pro et de rencontrer des candidats.
Ce n'est pas un test psychométrique, ce genre de choses ? Pas du tout. Non.
C'est cette définition sur ces quatre dimensions, justement, pour aller plus loin. Pourquoi ? Parce que ce que tu disais tout à l'heure, les meilleurs candidats recherchent plus que juste un métier. Ils recherchent: OK, quelle est la contribution ? Comment est-ce que ça va être aligné avec moi ? Est-ce que c'est effectivement possible ? Ils ont une conscience. Ils souhaitent avoir une conscience en face aussi, une capacité d'ouverture. Tu vois, si tu vas travailler pour... Tu te souviens de ta dernière manager, Maude ? Je ne te poserai pas la question publiquement. Non, non. Un match, si tu as une personne avec qui tu... Parce qu'il n'y a évidemment pas que ton manager ou ta manager au travail, mais c'est quelqu'un qui compte beaucoup dans ta possibilité de l'amour, c'est une condition nécessaire.
C'est une condition nécessaire, oui.
On dit souvent: Tu ne quittes pas une boite, tu quittes un manager. Donc, la connaissance de soi d'un manager, la capacité vulnérable à s'ouvrir sur qui tu es avec tes forces et tes faiblesses, avec tes envies et le tu travailles approfondi sur ce que tu recherches, tout ça, c'est richissime en employé branding, en attractivité pour des candidats de dire: Moi, je veux aller travailler avec des managers qui ont fait ça. Parce que c'est le genre de personne avec qui j'ai envie tous les jours. Les meilleurs, ils veulent ça.
Et ça, tu penses même sur, notamment, par exemple, une population ouvrière, une population de techniciens. Est-ce qu'au niveau de chance, vous aidez aussi ces personnes-là à vivre leur quotidien ? Parce qu'on le voit avec la conjoncture économique qui est très dure, des personnes qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois, des salaires qui ne bougent pas. Il y a une souffrance quand même autour d'une population ouvrière technicienne qui est essentielle pour l'industrie française, mais qui n'arrivent pas à vivre correctement de leur métier. Comment arriver à... Et donc ça engendre de la colère, de la frustration, ça engendre des décisions aussi parfois même, politiques. Et comment arriver à créer finalement un sens sans le galvauder ? Parce qu'ils sont peut-être contents au travail, mais économiquement, dans mon CPAS, il y a un truc financier qui ne colle pas. Mais ça, finalement, c'est la volonté de l'entreprise, en fait Et c'est compliqué de dire: OK, on va augmenter tout le monde de 10% au niveau des salaires.
Sur ce que tu dis- Alors que moi, peut-être, je fais le métier de mon rêve.
Je suis technicien méthode, je bosse à Dassault et j'adore mon métier. Mais financièrement, je Il ne m'y retrouve pas.
Mais ça veut dire que ce n'est pas aligné avec ton cipa, donc ce n'est pas l'amour pro.
Oui, mais un technicien méthode, que ça soit Dassault, Safran, etc, le salaire, il est le même.
Il y a, loin de moi, l'idée de dire qu'on a la de rétribution à tout. Non, non, non. Et certainement pas à un niveau macroéconomique. Oui, oui, oui.
C'est une vraie question que je me pose.
Et qui est politique aussi derrière. De la juste rétribution, du capital et du travail. Néanmoins, il y a un point sur lequel, Jay, nous avons des convictions extrêmement fortes qui est cette notion de... Moi, j'ai été attaqué, c'est un peu fort, challengé par des acteurs du social qui disent: Le sens, ce n'est pas un problème de riches. Donc l'amour pro, ce dont on parle, c'est le haut de la pyramide de Maslow. C'est un problème de riches. Vous me planez, les petits jeunes du monde de la tech. De quoi vous me parlez ? Ça concerne une microélite. En fait, le vrai Le problème d'un demandeur d'emploi ou d'une demandeuse d'emploi sans niveau de qualification, avec un très faible niveau de qualification, c'est de remettre le pied à l'étrier. Cette phrase, tu l'as entendue comme moi, c'est remettre le pied à l'étrier. Ça, c'est le Graal. Remettre le pied à l'étrier, c'est quoi ? C'est aller faire de l'intérim, puisqu'il faut commencer à avoir des missions et c'est comme ça que les personnes... Et donc arrêtez de nous parler de l'amour pro et de réfléchir à son si pas, ce n'est pas fait pour ces personnes. Cette phrase, je l'ai entendue.
Je pense que ça, c'est gravissime pour deux raisons Première raison. Le fait, ça sous-entend qu'il y a des gens dans la population qui sont capables de réfléchir à leur si pas, à leur amour pro au sens et d'autres qui n'en sont pas capables. Dans l'histoire, quand on a divisé la population en deux groupes, ça a rarement très bien fonctionné. Ça s'appelle la colonisation, ça s'appelle l'apartheid, ça s'appelle le nazisme. En général, ce n'est pas tout à fait des pentes qui sont super Premier point, c'est très grave. Deuxièmement, pourquoi ? Parce qu'il est évident qu'un jeune qui est en bas de sa barre d'immeuble, qui a fait deux missions, je ne citerai pas de marque, dans tel supermarché et qui arrête et qui pointe à France Travail et on dit: Espèce de paresseux, espèce d'assisté, parce que c'est le bon langage politique sur ce sujet. En fait, la seule solution qu'il a ou qu'elle a, c'est de repartir faire La même mission d'intérim chez un concurrent, alors que ce n'est vraiment pas la même chose pour elle, comment est-ce que tu veux que cette personne soit engagée ? Rationnellement, évidemment que moi, je ferais la même chose que j'irais à France Travail à ce moment-là.
Par contre, cette personne, est-ce qu'elle est capable de réfléchir à ce qui, dans sa vie professionnelle, dans cette mission d'intérim, lui a plu, ce qui lui a fait peur, ce qui l'a animé. Est-ce qu'elle est capable de ça ? Bien évidemment. Bien sûr qu'elle en est capable. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que ne pas aller plus en profondeur que juste mettre le pied à l'étrier avec les gens. Une seule chose est sûre, c'est que les mêmes causes entraînent les mêmes effets. Ce qui est sûr, c'est que dans les 50 dernières années, il est évident que l'intégration par le travail est un grand succès et que continuons à faire exactement la même chose que ce qui a été fait puisque ça ne marche pas, donc je ne vois pas comment ça va marcher. Par contre, si tu veux créer des déclics, et je ne dis pas que ça marche dans tous les cas, mais si tu veux créer un déclic chez ce jeune dont je te parlais, si tu vas lui faire travailler un peu plus en profondeur pour qu'il comprenne des choses qu'il n'avait pas compris ou qu'il prenne conscience de choses dont il n'avait pas compris et qu'il arrive à voir comment est-ce que le travail est autre chose qu'une corvée et qu'il arrive à voir ce qui lui plaît.
Et tu ne le baratine pas parce que bien évidemment, qu'il y a une pénibilité sur tous les aspects dont tu as parlé, qu'il y a toutes les contraintes macro qu'on ne maîtrise pas. Mais déjà, si tu arrives à créer un déclic chez certaines de ces personnes et à donc les faire bifurquer vers une première étape, puis une deuxième étape, mais dans une quête d'alignement vers l'amour pro, là, tu peux changer des vies. Et donc, il est fondable non seulement Le sens au travail et l'amour pro n'est pas un problème de riches, mais beaucoup plus, c'est pour moi une des solutions cœur, si ce n'est la solution microéconomique pour permettre l'égalité des chances pour des et permettre de redonner des chances à des personnes qui n'ont pas eu suffisamment de chances beaucoup plus jeunes. Je pense que ce n'est non seulement pas un problème de riches, mais une solution fondamentale pour permettre l'accès à la mobilité sociale qui aujourd'hui est extrêmement difficile dans un pays comme la France, où ton passé dicte ton futur. Si on ne veut plus que ton passé dicte ton futur, il faut permettre aux gens de trouver leur juste place, il faut leur permettre de leur donner donner le droit à cette quête, cette réflexion méthodique vers l'amour-prend.
Très clair. Écoute, merci pour ce partage qui est fort. En tout cas, l'objectif, c'est de se dire que si je reprends mon technicien méthode, de toute façon, de toute façon, il y a un contexte économique qu'on ne peut pas changer forcément, mais moi, individuellement, je peux créer ces déclics-là Me dire qu'est-ce qui me plaît ? Est-ce que je suis heureux, content ? Mais quand même, l'aspect financier est quand même, je trouve, important. Et parfois, quand même, dans les entreprises, c'est compliqué. À un moment donné, par exemple, un ouvrier, il va rester au SMIC et peut-être, il va juste bouger un tout petit peu de toute sa carrière professionnelle, même s'il adore son métier. Un ouvrier mécanicien, par exemple, qui est un passionné de mécanique, il adore son métier, il est heureux, il est peut-être bien dans cette boite, mais financièrement, c'est compliqué. C'est ça que je trouve qui est parfois un peu difficile dans le sens dans cette quête d'amour professionnel. J'ai peut-être 80% de match, mais pour arriver au 100%, c'est compliqué parce qu'il y a quand même ce contexte économique d'entreprise qui fait que je plafonne. Pour moi, c'est ça qui me frustre parfois un peu.
Je me dis: Peut-être il y a quelqu'un qui est passionné de mécanique, qui est ouvrier, qui adore son métier et qui ne va pas évoluer financièrement dans sa vie. Et on sait très bien, l'argent, c'est quand même important pour payer des études à tes enfants, avoir un toit, te payer des loisirs et bien vivre ta vie et ne pas être frustré au quotidien.
J'ai un point d'espoir pour toi, Maude, ce matin. L'objectif de Chance, c'est de permettre de sortir de la situation de vulnérabilité économique. C'est ça le seul objectif de tout ce qu'on fait. Qu'est-ce que c'est la vulnérabilité économique ? On l'a défini par deux critères. Un, que ton niveau de vie soit au-dessus du niveau de vie médian dans la population. Donc, le niveau de vie, c'est les révenus de l'ensemble du foie et divisé par le nombre de personnes à charge. Ça, c'est le premier critère qui est quantitatif. Et le deuxième, il est qualitatif. C'est en fait, si tu sens que ta situation financière est une source de stress récurrente. Donc, si ton niveau de vie inférieur au niveau de vie médian est... T'as de stress financier, alors dans notre définition, tu es en situation de vulnérabilité économique. Et ce qu'on veut faire, et ce qu'on fait, et ce pourquoi on vit, on se bat, c'est pour permettre un maximum de personnes d'en sortir.
Comment ? Par exemple, le technicien méthode, comment ? Il adore son métier. D'abord, est-ce que ça marche ?
Là, on a un rapport d'impact chaque année. Le rapport d'impact 2025 est sur le point de sortir. Et là, on est à 795, je crois, quasiment 800 personnes qui étaient en situation de vulnérabilité économique qui en sont sorties.
Bravo. Ok, trop bien.
800 personnes, ça veut dire que ça marche. Ça marche, oui. Et le but, c'est d'amener ces 800 à 8 000, à 80 000 et à 8 millions. Et on est organisé pour se faire, c'est ce que permet la technologie dans l'échelle. Mon premier point sur l'espoir, c'est possible, ça marche, on l'a montré, 800 personnes, ce n'est pas 10 personnes. Oui. Ça, c'est le premier point, donc c'est possible. Comment est-ce que tu le fais Il n'y a pas la solution pour tout le monde. C'est l'individualisation de l'identification, donc la définition de ton projet pro et ensuite l'atteinte. L'atteinte, la définition, on n'a pas mal parlé du SIPA ensemble par les différents programmes, le bilan en est un, il y en a quatre autres. L'atteinte, on a parlé de l'agence de Dating Pro, mais il y a encore un élément du comment. Comment est-ce que tu fais pour que ça marche ?
Un point qui est Par exemple, là, mon technicien méthode, trop bien, il a trouvé son CPAS, il sait où il va, etc. Il adore son métier, tout est clair pour lui. L'entreprise a fait son SEPA, OK, là, il y a un matching, mais il y a une contrainte financière. Qui est une entreprise pour recruter un technicien méthode, va être entre 1 500, 2 000 €, mais la personne est frustrée et pas en situation économique de vulnérabilité. Il est en situation vulnérable économique. Comment faire que cette personne-là puisse trouver le métier ? Il a trouvé le métier qu'il aime, mais aussi que derrière, financièrement, il puisse sortir de cet état de vulnérité. C'est ça que je serais curieuse de voir.
Pour clarifier quelque chose, c'est en fait, si dans la définition du SIPA, tu es sur un métier, c'est donc les activités professionnelles. Si c'est sur un type d'activité professionnelle qui n'est pas compatible avec tes besoins financiers, alors ton SIPA est une chimère. Il n'existe pas.
Mais pourtant, j'adore ce métier.
Mais il y a d'autres... Tu adores ce métier. Si tu décomposes, tu adores la mise en pratique de certaines des compétences que tu as dans le cadre de ce métier. Sauf qu'il y a des compétences transférables et qu'en fait, il y a certains aspects-là qui peuvent exister dans un autre métier que tu ne connais pas, voire qui n'existent pas encore puisqu'il y a un maximum de métiers qui vont naître. Donc, c'est là où il faut ne pas te faire diverger, pas parce que tu es dans une impasse sur ce que tu dis. C'est la seule façon, c'est d'aller chercher ailleurs. Il y a beaucoup d'impasse, mais il y a beaucoup d'options. Comment est-ce que tu trouves les options ? Et là, c'est toute la dimension communautaire de chance. C'est en fait l'amour pro. Je te parlais de l'amour pro dans sa dimension, l'épanouissement qui est assez individuel. Mais l'amour pro, elle a une deuxième dimension qui est l'amour avec un grand A, de l'autre avec un grand A aussi, de comment, et c'est ce qu'on a appelé le développement altruiste, en disant: Le développement personnel est mort. Il y a eu des dérives Cette dérive du développement personnel, on finit pour beaucoup à se tourner autour du nombril.
Tu vois ce que je veux dire ? Il n'y a pas d'action forte qui- Il n'y a pas d'action.
Tu finis par te demander: Moi et moi-même, qui suis-je ? Qu'est-ce que je ressens ? Et au fond, quel est mon sentiment par rapport à ce que cette personne a dit ? Pourquoi tu finis par être totalement autocentré ? Évidemment, je parle d'une dérive- C'est une caricature. C'est une caricature et il y a plein de trucs géniaux.
On vous aime, ne vous inquiétez pas.
Il y a cette dérive. C'est pour ça qu'on a essayé d'intro introduire la notion de développement altruiste. Qu'est-ce que c'est ? C'est de dire: Mon développement passe par le développement des autres et le développement des autres peut contribuer à mon développement. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Quand tu définis un projet professionnel, tu ne peux pas le faire seul. Absolument convaincu de ça. Tu dois, et ce n'est pas uniquement par une méthode... Aujourd'hui, on a toute la plateforme d'orientation qui s'appelle ECHO, qui d'ailleurs a été lancée au mois de septembre. Tu as tous les coachs professionnels qui interviennent.
C'est quoi cette plateforme d'orientation ? C'est...
C'est le fruit. Maintenant, c'est la version 10. C'est 10 ans de R&D, 22 millions d'euros qui ont été investis pour essayer de créer le système d'intelligence pour guider tout un chacun dans la définition de son projet professionnel. Par exemple, dans les bilans, désormais, c'est le système ECHO.
C'est tout est en ligne.
Tout est en ligne et fait appel ensuite grâce à... Tu fais avec ECHO tout ce que tu peux faire de mieux avec une interface qui ensuite vient nourrir par la data un ou une coach pro choisie sur la base de ta personnalité qui intervient très précisément sur la navigation de la finesse de la psychologie humaine pendant une heure, puis deux heures, puis une heure, puis deux heures, puis une heure. Mais la troisième dimension, d'abord, tu n'es pas seul parce qu'il y a le coach, mais ce n'est pas suffisant. Parce que comme tu disais, il faut aller explorer, il faut aller comprendre, il faut aller voir d'autres choses.
C'est dur. Si je me dis mon technicien méthode, il a peut-être deux gosses, il a un prêt peut-être sur la tête. Je dis: OK, là, j'ai une convergence. Ce métier-là ne va pas me permettre de sortir de ma situation financière, donc il faut peut-être que je trouve un nouveau métier. Donc déjà, il y a toute cette réflexion de se dire: OK, il faut que je réalise déjà un, que peut-être ce n'est pas le métier que je vais faire toute ma vie parce que je ne peux pas réaliser mes rêves financiers. Donc, il y a tout quand même ça à prendre et se dire: OK, j'ai une composante économique qui est forte, comment je vais y arriver ?
Le premier point sur ce que tu dis, c'est si tu essayes seul, tu n'y arriveras pas. Statistiquement, tu n'y arriveras pas. C'est sûr. Mais la question, c'est: tu n'es pas seul. Et j'en reviens au développement altruiste. Qui est de dire: Aujourd'hui, il est nécessaire dans un processus de réaction, je ne crois pas du tout qu'un coach individuel, aussi fort soit-il, est omniscient, omnisciente, ne peut pas tout connaître de tout. C'est impossible, donc ça ne suffit pas. De la même façon, une technologie seule ne peut pas y contribuer. Et troisièmement, YouTube non plus. Donc, il est nécessaire de pouvoir rencontrer des personnes qui te partagent une expérience terrain de leur compréhension de cette dimension bien particulière de ce métier où tu n'aurais jamais imaginé que ça existe, cette contribution, ce type d'environnement de travail, ce type de boite. Donc, c'est fondamental. C'est là qu'entre la dimension communautaire de Chance. Aujourd'hui, Chance, tu as 18 000 membres qui sont engagés dans quelque chose qu'on a appelé trois minutes pour les autres, qui est extrêmement simple, qui est de dire: Je vais partir de l'intention. Ça a été lancé il y a un an, Trois minutes pour les autres, et toute cette dimension communautaire de chance, d'entraide, et donc d'entraide et donc derrière d'amour de l'autre et d'aide de l'autre professionnelle.
Aujourd'hui, en France, tu as des millions de personnes qui sont bloquées professionnellement parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils pourraient faire ou parce qu'on ne leur donne pas leur chance ou ne leur ouvre pas la porte, parce qu'ils ne rentrent pas dans la bonne case. Donc, sentiment d'insatisfaction professionnelle, donc sentiment d'insatisfaction dans la vie. Donc, pour beaucoup d'entre eux et d'entre elles, sentiment d'injustice, donc ressentiment. Et une corrélation avec un vote Rassemblement National. Je n'engage que moi et pas chance dans ce que je suis en train de partager. C'est une corrélation prouvée par Ipsos, qui est un vote de rejet, qui est croissant. Donc, il y a une corrélation entre ton insatisfaction professionnelle par impossibilité de trouver ta place- Au financière, oui. Et qui donc fait: Je me sens pas bien. Et donc, évidemment, le problème, c'est l'autre. Évidemment, c'est l'autre, c'est le système. Donc, tu fais un vote de rejet, qui est un vote populiste. Il est prouvé sur l'Assemblée nationale. Un vote de colère, oui. Pour être très clair sur mon propos, il est prouvé sur l'Assemblée nationale. Il est évident que d'autres votes populistes peuvent être une conséquence de ce ressentiment. L'espoir, c'est que de l'autre côté, tu as des millions de Françaises et Français qui seraient prêtes à aider les autres, mais qui ne sont pas engagés dans une ONG tous les mardis soir parce qu'ils n'ont pas le temps, parce qu'ils ont du boulot, parce qu'ils ont des enfants à charge ou des parents ou autres.
Donc, toute l'idée de 3 000 pour les autres, c'est de dire: Il y a un potentiel altruiste l'attend là. L'idée est super simple. C'est que tous les jeudis matin, à 9h00 du matin, les 18 000 membres reçoivent dans leur email une liste personnalisée de dix demandes de chance, des coups de pouce professionnels, de Il y a personne qui pourraient aider. Et ça te prend trois minutes de swiper. Et si tu vois une demande et tu peux aider cette personne en la renseignant, tu cliques, tu lui envoies un message et tu lui passes un coup de fil. Ou bien tu peux voir par WhatsApp un de tes potes qui est mieux placé sur ce sujet. C'est tout. C'est une demande de renseignement, soit une demande d'ouverture de porte. Et ça, c'est très simple. Là, tu as, en un an, 38 000 chances qui ont été données, 38 000 coups de pouce professionnels qui ont été donnés au sein de la communauté. Donc, 38 000 actes d'entraide. On a appelé ça du micro-altruisme. C'est un petit, mais quand on a autant, ça a une puissance très forte. Et donc, qu'est-ce que ça veut dire ? Et 3 000 pour les autres, tu as gagné le prix du produit de l'impact 2024, en France.
Ok, bravo.
Et c'est de la pure solidarité. Mais de la solidarité, c'est du pragmatisme de permettre... C'est la redistribution du capital social, si on pense d'un point de vue philosophique et politique. Redistribution du capital social en permettant à chacun d'accepter à chacune d'accéder à une personne qui pourrait la renseigner, justement pour sortir de son impasse de: En fait, je fais ce taf, mais ce taf, il ne peut m'apporter que ça en fric ou il ne peut contribuer qu'à ça. Donc, il y a un désalignement, un inconfort. Donc, je ne suis pas en situation d'amour pro. Si je ne suis pas dans une institution d'amour pro, je ne peux pas être dans la meilleure version de moi-même professionnellement, donc je ne peux pas progresser de la meilleure des façons professionnellement. Donc, je ne peux pas non plus avoir un salaire qui croit de la meilleure des façons et sortir de la situation de vulnérabilité économique et accéder à la mobilité sociale.
C'est ça, oui.
Ne plus me sentir bien et du coup, rejeter l'autre et du coup, ressentiment et tous les problèmes qu'on a dans la société. Pardon, je ne dis pas que c'est la solution unique à tous les problèmes de la société, évidemment. Je pense, par contre, que permettre le droit à l'amour pro et permettre de démocratiser le fait pour chacun de trouver sa place, quand les gens se sentent à leur place, c'est bon pour eux, c'est bon pour les gens autour d'eux et c'est bon pour la société.
Écoute, on va rester là-dessus pour la fin. J'ai juste une toute petite dernière question. Merci pour ton partage. En tout cas, moi, ça me donne plein d'espoir pour la suite et je te rejoins sur beaucoup de points. Aujourd'hui, il y a quand même de l'espoir et que c'est grâce au travail au quotidien que tu réalises avec chance, que tu arrives à faire bouger un peu toute cette force, cette force vivre. Comment tu vois l'avenir du travail dans 5 à 10 ans ? Si tu devais, si on peut s'amuser un peu à avoir notre boule de cristal et de se dire: OK, le monde du travail, c'est quoi ? 5 à 10 ans ? Sachant qu'aujourd'hui, la génération Y est la force vive dans l'économie française, entre 50 et 75% de cette génération Y, qui est ma génération, donc entre 30 et 40 ans, qui sont les managers, on va dire, de demain. La génération Z qui arrive, qui a 25 ans et qui arrive sur le marché de l'emploi. Une population ouvrière, technicien qui est malgré tout en souffrance économique et qui est en fort rejet des statuts-co aujourd'hui que l'on connaît dans la société et se dire: Mais comment faire pour un des industries qui ont besoin de force vive en France, qui ont besoin de techniciens, qui ont besoin d'ouvriers, qui ont besoin dans la restauration de barmen, dans le médico-social, d'infirmières, tous ces métiers-là qui sont si essentiels, mais qui sont mal payés et donc qui créent de la frustration au cœur de la société française.
On a des rejets très forts, une colère très forte qui vient de cette force-là. On s'amuse un peu boule de cristal 5, 10 ans dans un contexte qui est un petit peu, je trouve, assez assez quand même difficile. Oui. Voilà, difficile. Comment tu vois l'avenir ?
Il y a quelque chose que je peux essayer de répondre avec deux parties. Il y a ce qui va se passer et il y a ce que j'espère.
Ok. Allez, on y va alors.
Le premier aspect, c'est dans les différents experts, dans les 10 prochaines années, il y a un milliard de jobs qui vont être supprimés ou radicalement changés dans le monde. Les différents experts te disent 80 ou un milliard d'eux, ça n'est pas le problème.
Mais ça, on nous disait ça aussi quand la robotique est arrivée, les bras automatisés, etc.
On nous a dit ça, sauf que tu vois déjà ce qui est déjà en train de changer dans le monde du travail aujourd'hui avec l'IA qui est en train de supprimer. Mais déjà, tu as des licenciements qui sont liés directement à l'IA et pas uniquement sur de l'automatisation de choses, mais des cols blancs et des cols bleus et tous types. Donc, ça sera la plus grande transition de carrière, la La plus grande phase de transition de carrière de l'histoire de l'humanité.
Des dix prochaines années ou dans 20 ans ? Des dix prochaines années. Dix prochaines années.
En tout cas, là, ce n'est pas qui suis-je pour savoir ça. Je me base sur le World Economic Forum, sur McKinsey Global Institute, sur les différents experts. Premier point. Et ça, ça vient accélérer un truc qui existait déjà, ce dont tu parlais, des nouvelles générations qui entrent. Chifre de ministère du Travail, je crois que c'est 2020, ministère du Travail américain. Je n'ai pas le chiffre pour la France, mais je ne vois pas pourquoi ce serait différent. Un ou une jeune qui rentre aujourd'hui sur le marché du travail va changer douze fois de position.
Oui, tout à fait. C'est monstrueux. Un job tous les quatre ans.
C'est monstrueux. Donc, qu'est-ce que ça veut dire du monde du travail et de l'opportunité derrière de l'espoir ? Ça veut dire qu'il va y avoir beaucoup plus de mouvements qu'il n'y en a jamais eu pour toutes ces raisons combinées. La lame de fond, dont tu parles de questionnement des générations plus jeunes sur le sens, y contribue. Tu questionnes plus. Donc, plus grande transition de carrière de l'humanité, de fait, il va y avoir beaucoup plus de mouvements dans le monde professionnel. L'espoir de ça, c'est que qui dit mouvement, dit opportunité aussi de reset certains trucs qui fonctionnaient pas bien. Par exemple, tu Le principe, un des énormes problèmes dans le recrutement, c'est la barrière externe, c'est: Je ne recrute que des clauses, c'est-à-dire: Je recrute quelqu'un qui a déjà fait le taf avant.
Tu ne veux pas prendre de risques parce que le droit du travail est quand même très rigide. Donc, si tu C'est-à-dire qu'on peut estimer si tu fais une erreur. Ça va me revenir sur la pomme. Et ça va être compliqué, on va devoir faire un licenciement. Après, il y a du plus, du moins. Attention dans le système social, mais pour une entreprise, recruter, c'est quand même une démarche qu'on ne prend pas à la légère, ce n'est pas d'un claquement de doigts et il y a des conséquences qui peuvent être économiquement fortes.
Tout à fait. Et donc c'est beaucoup trop simpliste de dire: Comme les recruteurs, au sens large, que ce soient les personnes en talent acquisition et pardon pour l'anglicisme, des recruteurs professionnels et/ou des managers en situation de recrutement, est-ce que le fait qu'il ou elle recrute des clones est parce que c'est tous des gens qui sont contre le principe de la non-linéarité ? Non, il y a une minorité de personnes qui sont malintentionnées. L'extrême majorité, ils essaient juste de faire leur taf. Ils ont aussi une famille à nourrir et puis ils essaient de performer dans leur travail qui est difficile. Donc ce n'est pas du tout le cas. C'est qu'aujourd'hui, la minimisation du risque est de prendre quelqu'un qui a déjà fait le taf. L'espoir, c'est deux trucs. C'est que, un, comme il y a des nouveaux jobs qui vont apparaître, par définition, personne n'a déjà fait le boulot. Donc tu ne peux pas recruter un clown. Donc tu es obligé De faire confiance. De faire autre chose. Et tu vois, là, l'intérêt du SIPA, c'est: il faut un autre langage d'alignement. Que la technique. Donc tu peux aller chercher d'autres signaux qu'uniquement le fait d'avoir fait exactement la même chose dans ton CV.
Donc, c'est un appel d'air, une opportunité pour remettre l'égalité des chances où de toute façon, comme le signal est différent, ça va permettre à des gens de voir autre chose. Et, mon espérance là-dessus, ça, c'est vraiment un moment historique où il y a un coup à jouer par rapport à changer le signal dans recrutement. Là, il y a aussi dans le monde du recrutement, parmi des personnes qui écoutent ton podcast et qui nous écoutent peut-être aujourd'hui, il y a la question de: Qui suis-je ? De quel côté de l'histoire je suis, moi ? Je ne peux pas me mettre en difficulté par rapport à mon job, mais je peux être un peu pionnier sur la façon dont je regarde le signal de l'alignement et de la performance.
Et même, je dirais recruteur, mais même en amont, les écoles. C'est-à-dire d'arrêter de former peut-être sur des techniques qui, dans cinq ans, vont peut-être plus exister. Et donc aussi d'être pionnier dans les les nouvelles formations, les nouvelles technologies pour former cette nouvelle génération de métiers, de travailleurs et de travailleuses. Tout à fait.
Et l'espoir, ce que je Ce en quoi je crois, c'est cette notion d'entraide communautaire où je pense qu'aujourd'hui, et Maude, j'espère que tu nous rejoindras dans la communauté en tant que membre, est-ce que tu acceptes mon invitation pour se faire ?
Je n'ai pas le choix. Non, je rigole. Non, bien sûr.
Les auditeurs, auditrices, pour qui ça résonne de dire... En fait, c'est la notion de give back. C'est en fait dans cette énorme transition- C'est qu'ensemble, on va y arriver. Ensemble, on peut y arriver. Si tu prends un tout petit peu de ton temps avec trois minutes pour les autres pour aller renseigner une personne. En fait, tu sais, Maude, que dans ta vie pro, il y a des rencontres qui ont tout changé.
Ça me donne des frissons ce que tu dis.
Tout et tous, on a eu des rencontres qui ont tout changé. Donc dans le rencontrer, l'amour pro, a son rôle chacun. Donc oui, on est beaucoup de personnes et parmi les personnes qui t'écoutent, je suis sûr, sur la base des valeurs de ton podcast, des valeurs que toi, tu dégages, Maude, un sentiment de: Qu'est-ce que je peux faire dans cette société qui part en vrille ? À ma petite échelle, tout seul, je ne peux pas tout changer, mais par contre, si j'amène, c'est la théorie du colibri, ma petite goutte pour aller aider une personne par mois en la renseignant- Et que peut-être, je n'aurais jamais rencontré parce qu'on n'est pas dans les mêmes cercles.
L'objectif aussi, c'est d'aller rencontrer des personnes qui ne nous ressemblent pas. Tout à fait. Et donc d'aider peut-être mon technicien méthode qui veut avoir une meilleure vie financière et l'accompagner dans ses questionnements.
Et qui pourrait peut-être être podcaster. Oui, peut-être. Et peut-être que ce n'est pas en remplacement de son travail, mais à côté, qui lui permette d'apporter une joie qui fait que dans son travail, il va se sentir beaucoup plus...
Ou un complément de revue, finalement. Tout à fait.
Trop bien. Tout à fait. Et donc ça, cet espoir, cette notion de développement altruiste, c'est en fait, ensemble, on peut s'entraider. En fait, ce n'est pas qu'une utopie, puisque je viens de te montrer qu'il y a 38 000 personnes qui sont aidées en un an. Donc, on peut le faire. Il y a un besoin. En fait, ensemble, on peut s'aider les uns les autres et permettre à chacun de trouver sa moins mauvaise ou sa meilleure place. Et c'est ça, in fine, l'amour pro, ce n'est pas naïf et j'espère que tu l'auras compris dans cette conversation. Ce n'est pas utopique, oui. C'est concret et c'est méthodique. La rencontre de l'amour pro, ça nécessite une approche méthodique et l'aide d'autres personnes dont la rencontre pourra changer ta vie.
Merci Ludovic pour ton partage. Merci Maude. Bravo encore à chance et j'ai hâte de voir la suite ensemble.
C'est grâce à toutes ces personnes qui s'engagent chaque semaine. Merci. Merci.
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