Conseils terrain pour se lancer comme copywriter ou plume : à faire, à éviter
Résumé en 10 secondes
- Écrire “pour de vrai” avant de se déclarer copywriter·euse : un espace perso (newsletter, blog) change tout.
- Clarifier ce que vous refusez d’écrire : aimer écrire ne veut pas dire écrire sur tout, pour n’importe qui.
- Aller vers les gens (événements, rencontres, one-to-one) pour casser l’isolement et ouvrir des portes.
- Ne pas idéaliser : ce sont des métiers utiles, mais souvent précaires, surtout au démarrage.
- Apprendre en continu : beaucoup de ressources gratuites existent, et la pratique fait la différence.
Avant de se lancer : les bases à poser (copywriter / plume)
Avant de foncer, un bon départ commence souvent par trois clarifications simples.
- Vos motivations réelles. Est-ce l’amour des mots ? Le besoin de sens ? L’envie de liberté ? Un mélange des trois ?
- Vos attentes vs la réalité. L’écriture peut être très satisfaisante, mais elle vient avec des contraintes : demandes client, angles imposés, délais, retours.
- Votre cadre d’exercice. Salariat, indépendant, ou pluriactivité (un mix des deux). Tout n’implique pas la même stabilité ni le même rythme.
Et surtout : confrontez l’idée du métier à sa pratique. Dans l’écriture, le décalage entre “j’aime écrire” et “j’écris dans des contraintes” arrive vite. C’est là que vous sentez si ça bat vraiment pour vous.
À faire absolument au démarrage (copywriter / plume)
1) Tester le métier en conditions réelles
Le test le plus utile n’est pas forcément un grand saut. C’est une situation concrète, avec de vraies contraintes.
- Créer un projet d’écriture à vous (newsletter, blog, compte réseaux) pour produire régulièrement.
- Faire des “missions test” : une collaboration courte, un contenu précis, un périmètre clair.
- Observer le rythme : écrire, réécrire, répondre aux retours, tenir une cadence.
Benjamin Perrin, copywriter / plume le dit sans détour, en parlant de ce qui l’a fait avancer :
« Moi, ce que j'aurais tendance à dire, pour ce qui est de la partie comment se faire connaître, je ne vais pas réinventer la roue. Moi, je pense que la façon dont mon projet personnel a eu un impact sur ma vie professionnelle, il est clair et net, c'est évident. (…) Je pense que si on a envie d'écrire dans sa vie pro, écrire dans sa vie perso, ça me semble à la fois une bonne chose à faire, mais ça me semble aussi et surtout une nécessité. (…) Et du coup, je pense qu'avoir son petit espace à soi, sa soupape de sécurité dans laquelle on va écrire, on va développer ses idées et on va avoir une ligne éditoriale qui nous est propre, ça me semble à la fois une bonne solution et en même temps un bon refus. »
Ce “petit espace à soi” fait deux choses à la fois : il vous entraîne, et il vous protège. Vous écrivez, mais vous restez vous.
2) Apprendre progressivement
Vous n’avez pas besoin de “tout maîtriser” pour commencer. Vous avez besoin d’un chemin d’apprentissage qui tient dans la durée.
- Acceptez l’inconfort du début : on progresse en écrivant, pas en attendant d’être prêt·e.
- Montez en compétence par briques : un format à la fois (newsletter, page web, article), un objectif à la fois (clarté, structure, ton).
- Restez en apprentissage continu : l’écriture évolue vite, les usages aussi.
Sur la question des formations, l’idée clé est simple : il y a de tout. Et vous pouvez déjà apprendre beaucoup sans payer cher, grâce aux ressources en ligne (blogs, newsletters, podcasts). Les formations peuvent aider, surtout si vous cherchez une compétence ciblée, mais elles ne remplacent pas la pratique.
3) S’entourer et créer du lien
Le risque, dans les métiers d’écriture, c’est de tout porter seul·e : doutes, comparaison, prospection, rythme. Remettre du collectif change la donne.
- Rencontrez des pairs : pour partager des méthodes, des retours d’expérience, des opportunités.
- Allez vers des pros du métier : en ligne ou en présentiel, surtout si vous vivez dans une ville où ça bouge.
- Privilégiez les échanges one-to-one si c’est plus naturel pour vous : un message, un café, une conversation.
Et si vous cherchez un réflexe simple : choisissez un sujet qui vous attire vraiment (climat, justice sociale, énergie, marque employeur, etc.), puis allez parler aux gens qui écrivent déjà là-dessus.
À éviter autant que possible (copywriter / plume)
1) Se lancer sans connaître la réalité du métier
Oui, l’écriture fait rêver. Mais le quotidien n’est pas que “l’inspiration”. Il y a des contraintes éditoriales, des demandes précises, parfois des tensions de valeurs.
- Évitez l’idéalisation du “métier passion” sans cadre.
- Évitez de croire que “aimer écrire” suffit à rendre toutes les missions acceptables.
2) Brûler les étapes
Vouloir aller vite peut coûter cher : fatigue, missions mal cadrées, prix trop bas, confiance qui s’effrite.
- Ne sous-estimez pas le temps d’apprentissage : trouver son style, son rythme, ses limites.
- Ne confondez pas visibilité et solidité : être “vu” ne veut pas dire être bien positionné.
3) Rester isolé
L’écriture peut être un métier solitaire, surtout en indépendant. Et l’isolement amplifie tout : les erreurs, le découragement, la perte de recul.
- Vous répétez les mêmes erreurs plus longtemps.
- Vous doutez plus fort.
- Vous ratez des opportunités concrètes (collabs, missions, recommandations).
Les erreurs fréquentes au démarrage (copywriter / plume)
- Se comparer trop tôt aux autres. Surtout quand certains profils sont très visibles, très actifs, et publient beaucoup.
- Confondre passion et métier. Chercher le “feu sacré” dans chaque mission met une pression énorme. Un bon équilibre peut aussi passer par un projet perso qui vous nourrit, et des missions qui financent.
- Négliger les aspects périphériques. Organisation, rythme, précarité possible, prospection directe, gestion du temps : ce n’est pas “à côté”, c’est une partie du jeu.
Les leviers qui facilitent un bon départ (sans recette magique)
- Curiosité : aller explorer des sujets, des formats, des personnes, sans chercher tout de suite “la bonne réponse”.
- Capacité à demander de l’aide : relire un texte, demander un retour, poser une question à quelqu’un du métier.
- Adaptation : accepter que le métier ait “plusieurs visages” et que votre façon de l’incarner compte.
- Persévérance : publier, réécrire, tenir sur la durée. Les résultats viennent souvent après.
Ce qui change avec l’expérience
Avec le temps, vous gagnez surtout en lucidité. Vous repérez plus vite ce qui est bon pour vous, et ce qui ne l’est pas.
- Confiance : vous savez mieux ce que vous valez, et ce que vous pouvez refuser.
- Lecture des situations : vous sentez si une mission est claire, si le cadre est sain, si vos valeurs peuvent tenir.
- Ajustement des pratiques : vous trouvez votre équilibre entre écriture, prospection, repos, inspiration.
- Prise de recul : vous sortez du pilotage “à l’urgence”, vous construisez une trajectoire.
Et vous découvrez aussi une vérité utile : le métier d’écriture peut être très plaisant, mais il n’est pas toujours stable. Comme le rappelle Benjamin :
« Les métiers d'écriture au global, c'est un métier que je considère comme assez précaire. (…) c'est pas toujours facile de démarrer là-dedans. »
À qui ces conseils sont particulièrement utiles
- Personnes en reconversion qui veulent tester sans mettre toute leur stabilité en jeu dès le départ.
- Profils en début de carrière qui aiment écrire et cherchent une voie concrète.
- Personnes qui changent de cadre (salariat vers freelance, ou pluriactivité) et veulent sécuriser le passage.
La ligne de crête : écrire juste, sans s’oublier
Un premier pas simple, cette semaine :
- Choisissez un format test (une mini-newsletter, un article, 5 posts) et fixez un rendez-vous clair avec vous-même.
- Définissez une limite : un sujet que vous ne voulez pas traiter, ou une façon d’écrire qui ne vous ressemble pas.
- Contactez une personne du secteur pour un échange court, très concret : “Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans le métier ?”
Se lancer, ce n’est pas tout savoir. C’est accepter d’apprendre en avançant, avec lucidité et curiosité.













