Benjamin Perrin, Copywriter/Plume
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Carole (Chance)
Bonjour à tous, on est avec Benjamin Perrin. Pardon, c'est deux minutes de retard, trois minutes de retard. On enchaîne aujourd'hui, enfin aujourd'hui, des live. Pour ceux qui nous rejoignent. C'est votre première participation au live Chance de la semaine. On en fait 50 cette semaine, 50 métiers en cinq jours. Et donc l'objectif, c'est de faire en sorte qu'on en comprenne les coulisses et qu'on pose des questions à différents types de personnes qui exercent des métiers vraiment différents et pour en avoir plus d'informations sur ce métier et le sens que les uns et les autres y trouvent. Aujourd'hui, on a une conversation avec Benjamin, que je remercie d'avoir accepté de participer, parce qu'on a pas mal de personnes qui s'intéressent au sujet d'être copywriter ou d'être crime. C'est très tentant Il y a beaucoup de personnes qui sont venues également dans tous nos live, qui revenaient sur les sujets comme auteur ou écrivain. Est-ce qu'on peut appeler ce métier comme un métier fantasmé, Benjamin ?
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Est-ce que c'est un métier fantasmé ? Oui et non. Moi, je trouve qu'il y a beaucoup de sens dans le fait d'écrire et dans l'approche du langage, effectivement, le fait de manier les mots. Donc, je pense qu'en soi, il y a un vrai plaisir là-dedans. Et ça, ce n'est pas un plaisir qui relève du fantasme, c'est un plaisir réel, selon moi. Et alors après, je pense que c'est un métier qui a pas mal de visages, mine de rien. Et différentes façons de l'exercer. Et d'ailleurs, je ne suis pas à l'aise avec tout. Dans le sens où c'est vrai que c'est un métier qu'on a vu beaucoup fleurir ces derniers temps, notamment sur LinkedIn, ou notamment les fameuses plumes de dirigeants, qui moi, à titre personnel, ce n'est pas quelque chose que je pratique. Donc, je pense Je pense que c'est un métier qui est fantasmé parce qu'on peut l'amener dans différentes directions. Et je pense aussi que ta propre approche de l'écriture va influencer notre trajectoire dans ce métier. Et effectivement, je pense que ce n'est pas parce qu'on aime écrire et qu'on veut écrire, qu'on est d'accord pour écrire sur tout ou pour n'importe qui.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Et du coup, je pense qu'il y a un vrai enjeu, effectivement, à trouver sa façon d'incarner ce métier.
Carole (Chance)
Sur Plume, évidemment, je pose quelques questions et après, j'invite tous les participants à poser leurs questions. Quand on parle de copywriter et Plum, est-ce que c'est exactement la même chose ? Est-ce qu'il y a une différence entre ces deux termes ?
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Pour moi, il y a différents métiers. À la base, la conception et d'action, c'est un métier d'agence de publicité. C'est le binôme avec la personne qui est le directeur ou directrice artistique. Donc, effectivement, conception et d'action, si on reprend le mot, il y a la partie former le concept d'une campagne, qui est le code de publicité. C'est-à-dire vraiment trouver le message, le bon angle, la bonne stratégie pour amener son discours. Et après, le volet rédaction qui est purement de l'écriture. Donc, la façon de formuler ce message. Ça, on va dire que c'est le métier à l'origine. Qui, depuis, a largement SMé dans pas mal de startups, notamment dans pas mal d'entreprises. Auparavant, c'était des fonctions qui étaient souvent externalisées à des agences. Maintenant, c'est des fonctions qui sont heureusement reconnues et que les entreprises ont envie d'internaliser. Ça, je dirais que c'est pour la partie concept sur rédaction. La partie plume... Moi, c'est un mot que j'aime beaucoup parce que c'est un des mots dans le monde de mon projet, plume privatitude, c'est newsletter sur l'écriture. Disons que ça, c'est... Évidemment, il y a le côté plume de dirigeant dont je parlais un peu plus tôt.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Les plumes, c'est également des plumes de ministres parfois, ou des plumes de personnalités politiques ou des personnalités de l'entreprise en arrière. Ou des personnalités médiatiques d'ailleurs. Effectivement, on va dire que pour moi, la plume, ça a une approche un peu plus personnelle, un peu plus... Pour moi, c'est un peu plus tourné vers l'écriture. Épiquement, un cabinet ministial, pour avoir déjà interviewé Je suis une de mes invités sur le sujet. La plume, au sein d'un cabinet ministérial, il y a également une autre personne qui est en charge de la stratégie de communication, une autre qui est en charge de la gestion de l'actu, on va dire, plutôt le côté veille et prospective. Du coup, la plume va plus être la personne qui va écrire un discours, par exemple. Effectivement, aujourd'hui, avec le branding un peu plus personnel de la part des entrepreneurs et de personnalités, notamment sur les réseaux, c'est vrai que c'est quelque chose qui est un travail à part entière. Par exemple, dans l'ingénieur Jean-Claude Husset Lui, je crois qu'il est très actif sur LinkedIn pour parler de ses sujets, que ce soit le climat, l'environnement, la biodiversité. Il me semble que c'est une personne qui bosse avec quelque chose comme quatre ou cinq clubs.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Donc, effectivement, ça change selon les plateformes, ça change selon les spécialités. Est-ce qu'on va parler de l'énergie ? Est-ce qu'on va parler de la justice sociale ? Est-ce qu'on va parler du climat, de la biodiversité ? Ça, on va dire que c'est quelque chose qui est plus... Disons que moi, je vois la conception d'Action comme une approche peut-être un peu plus globale et stratégique, et le côté plume peut être un peu plus technique, pour le coup. Technique de l'écriture.
Carole (Chance)
D'accord. Pour revenir sur votre parcours, là, vous avez une newsletter qui s'appelle Plume ou Latitude, c'est ça ?
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Oui.
Carole (Chance)
Qu'on invite tout le monde à les découvrir. Quel est votre parcours que vous faisiez pour arriver là où vous êtes en tant que copywriter plume ?
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Aujourd'hui, moi, déjà, mon parcours, je pense qu'il est marqué par la pluriactivité, dans le sens où j'ai une activité en indépendant, en tant que concepteur rédacteur, intervenant pour certains clients, ou ça peut être du coach aussi pour la création de médias indépendants. L'autre activité que j'ai pour l'instant, je suis en CDD à quatre jours/semaine pour une association dans l'ESS. Donc là où je suis effectivement concepteur rédacteur également. Et après, évidemment, il y a cette activité qui, pour l'instant, n'est pas lucrative, mais qui est le projet personnel de Plumes Véritudes qui est ma newsletter sur l'écriture et qui d'ailleurs, c'est vrai, a été fait à la base pour savoir comment s'orienter vers tous les métiers de l'écriture différents et savoir un petit peu, au travers d'interviews de plumes, savoir un petit peu qui nous inspire, quelle trajectoire pourrait être applicable, quelle voie, entre guillemets, fait sens. Et moi, je disais toujours au début de la newsletter que c'est une newsletter pour remettre l'écriture au centre de sa vie. Et du coup, en allant voir des personnalités qui l'ont fait pour le coup, qui s'épanouissent, qui développent un certain impact, qui... Et oui, je pense qui trouve du sens, effectivement.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
C'est une qui est assez cher à chance. Et du coup, je pense que ce côté... Moi, au tout début, quand j'ai lancé ça, j'avais déjà un métier en startup de concepteur d'actions. Mais c'est vrai que j'ai pas mal erré, et encore aujourd'hui, je pense que c'est jamais évident, à savoir ce que je voulais faire de mon goût pour l'écriture. Et effectivement, je me suis dit: On va aller chercher les réponses chez chaque personne. Effectivement, aujourd'hui, même quand notre métier n'est pas d'être concepteur-rédacteur, plume ou autre, la communication, ça fait partie de nos vies. On doit écrire, il y a des présentations à faire, des mails, des textos, quoi qu'il en soit. Et je pense que redonner de l'importance un petit peu à l'écriture et au choix de ces mots qu'on utilise, c'est selon moi une faculté qui sert bien au-delà de la vie professionnelle. Donc, c'est quelque chose qui me semble assez important et qui ne doit pas être pris à la légère, je pense.
Carole (Chance)
Absolument. Chatgpt, il y a encore du souci à se faire sur le sujet de l'écriture, parce que quand vous faites un essai sur n'importe quelle copie, imaginons une lettre par ChatGPT, une lettre ou par une plume, qui manie les mots un peu plus finement, on voit une différence majeure. Je pense que si vous avez testé vous-même, c'est intéressant de voir à quel point, pour moi, le métier de copywriter et du plume a encore bien à venir malgré ChatGPT.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
D'autant plus que, selon moi, c'est comme on dit aussi beaucoup ça pour d'autres métiers comme dans la photographie, dans le design et du coup, dans l'écriture. Il faut se dire aussi que les personnes qui exercent ce métier vont utiliser cet outil. Donc, c'est vrai qu'on peut voir la menace Et honnêtement, il y en a une, moi je trouve ça impressionnant. Et genre, je ne sais pas du tout vers quoi on va. C'est pas encore une source d'inquiétude, mais un peu quand même. Pas forcément par rapport à mon métier, mais au global. Mais je pense que la façon dont nous on va l'utiliser aussi C'est ce qui va faire que soit on va se concentrer sur les points qui nous tiennent le plus à cœur, soit on va pouvoir en faire plus. C'est pas forcément une bonne chose, mais c'est aussi assez intéressant de voir son potentiel se développer grâce à ça. Je tiens toujours à dire que je n'ai pas encore assez utilisé l'outil. Jusque-là, ça m'a plutôt impressionné, mais j'aimerais beaucoup, mais ce n'est pas encore quelque chose que j'applique énormément dans mon quotidien. Je ne vais pas te donner mon petit goût de gueule.
Carole (Chance)
C'est hyper intéressant comme outil, ce que je veux dire, en termes d'utilisation des mots, précision des mots, angle, variété des mots utilisés, ce n'est pas encore un outil qui remplace pour moi, un copywriter et une plume. Catherine nous pose une question sur vos débuts. Encore une fois, dans des personnes qui nous écoutent, il y a peut-être des personnes qui ont envie, n'hésitez pas à le manifester dans le chat, qui ont envie d'explorer ce métier. Vous nous avez expliqué que vous avez des activités qui sont pour l'instant non rémunératrices, des activités qui sont des activités en association, des conférences, différents types d'activités. Je trouve que ça fait partie des métiers sur lesquels il y a pas mal de gens qui ont envie, mais se posent ces questions de comment démarrer, comment se faire connaître et créer une crédibilité sur la partie copywriting ou écriture de contenu, dès alors qu'on démarre.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Alors, entre nous, on ne va pas se mentir, ça reste un métier... Les métiers d'écriture au global, c'est un métier que je considère comme assez précaire. Le journalisme, par exemple, n'est pas la voie la plus lucrative qu'on puisse connaître. La conception et d'action, ça va être un petit peu mieux payé quand on va dans des boites, soit en tech, entre guillemets, en startup, ou en gros startup, comme je pense, ou en plus grande entreprise. Mais c'est vrai que se lancer en indépendant... Alors Il y a une demande forte, notamment de la part de boîtes qui ont une approche éditoriale, qui vont vouloir développer leur contenu et qui vont du coup faire appel à des plumes en externe. Mais ça reste... Je trouve que ça reste toujours un métier assez précaire, on va pas se mentir. Un métier assez compliqué, un métier qui évolue assez vite et où effectivement, c'est pas toujours facile de démarrer là-dedans. Moi, ce que j'aurais tendance à dire, pour ce qui est de la partie comment se faire connaître, je ne vais pas réinventer la roue, pour le coup. Moi, je pense que la façon dont mon projet personnel a eu un impact sur ma vie professionnelle, il est clair et net, c'est évident.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
D'ailleurs, on a déjà travaillé ensemble avec Chance et parfaiteur. Et donc, effectivement, je pense que si on a envie d'écrire dans sa vie pro, Écrire dans sa vie perso, ça me semble à la fois une bonne chose à faire, mais ça me semble aussi et surtout une nécessité. Dans le sens où dans la vie pro, on peut pas écrire tout ce qu'on veut. Il y a des contraintes éditoriales, il y a des contraintes de messages et parfois, on peut se retrouver entièrement en conflit avec les missions qui nous sont demandées. Ça m'est déjà arrivé et ça m'arrive toujours. Et du coup, je pense qu'avoir son petit espace à soi, sa soupape de sécurité dans laquelle on va écrire, on va développer ses idées et on va avoir une ligne éditoriale qui nous est propre, ça me semble à la fois une bonne solution et en même temps un bon refus. Et moi, pour le coup, c'est vrai que Même si aujourd'hui ma newsletter est non lucrative, ça fait bientôt quatre ans que... Ouais, à la rentrée, ça fera quatre ans que je l'écris cette newsletter. Et tout ce que ça m'a apporté, aussi bien sur le volet professionnel que personnel, et je dirais même surtout sur le personnel, c'est...
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Franchement, je trouve ça énorme. Je n'ai pas de mots, c'est une vraie passion en tant que telle, pour le coup. Et c'est vrai que C'est quelque chose que parfois, on a tendance un petit peu à aller chercher dans des métiers artistiques ou créatifs, le côté passion. Moi, je mets quand même pas mal en garde par rapport à ça, dans le sens où trouver du sens, de la cohérence, de l'harmonie, oui, mais si ce n'est pas notre propre projet sur lequel on peut faire ce qu'on veut et vraiment s'y épanouir et s'y retrouver personnellement, c'est-à-dire s'y retrouver en termes de valeurs, d'idées, s'y retrouver entièrement, il vaut mieux... Moi, je conseillerais toujours d'avoir un projet indépendant. Donc ça peut être une newsletter, ça peut être un blog, ça peut être une activité sur les réseaux. Pour le coup, j'ai pas mal d'exemples dans la newsletter où effectivement, même des entreprises ont démarré comme des petites newsletters ou ont démarré comme, je sais pas, un compte Instagram, un podcast. C'est des choses qui ouvrent énormément de portes Il y a encore une fois sur le volet pro, mais aussi sur le volet perso.
Carole (Chance)
Ok, d'accord. Et sur le sens, tout à l'heure, on évoquait le sens. Donc, vivement chez Chance, comme vous le disiez, on est censé aller au sujet du sens puisqu'on estime que c'est l'alignement avec un pied, un métier, des impératifs, un environnement, une finalité. La finalité étant à quoi je sers, quelle est l'utilité. Et donc là, ce que vous me dites, c'est que vous trouvez un sens dans l'écriture pour exprimer cette passion de ce métier, le métier des mots, de manier des mots. C'est ça ?
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Pour moi, oui, c'est ça. Effectivement, je ne trouve pas forcément du sens dans chacune de mes activités et de mes projets. Si c'est vraiment contraire mes valeurs, par contre, je n'y vais pas. Mais je pense qu'effectivement, moi, pour le coup, ce qui va vraiment me motiver, c'est un intérêt et un goût vraiment très prononcé pour l'écriture en tant que tel. C'est-à-dire qu'effectivement, si on commence à partir sur ce sujet, je pense que je peux tenir une soirée à parler de ça et notamment des personnes qui ont des médias indépendants. Ça m'arrive de faire des événements, des petites conférences pour voir comment ça se passe pour eux Et je trouve que c'est des sujets qui sont absolument passionnants. Et pour le coup, je pense que c'est un bon conseil aussi. Que ce soit des événements en ligne ou des événements physiques. Alors encore mieux, si vous en avez, si vous vivez dans une ville comme Paris, où effectivement, il y en a beaucoup. Je vous conseille d'aller à la rencontre de ces personnes qui ont un métier qui vous plait. Moi, pour le coup, c'est quelque chose qu'encore aujourd'hui, on parle un petit peu plutôt d'instabilité, d'insécurité, de choses comme ça.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Moi, je vais en permanence au contact de gens qui pourraient m'inspirer pour mes prochaines orientations, effectivement. Et notamment quand on a une vie professionnelle qui est plutôt caractérisée par la pluriactivité. C'est quelque chose qui me semble essentiel et sait-on jamais. Ça peut ouvrir des opportunités vraiment concrètes, quelles pour un média, typiquement. Ou alors même quelqu'un qui a un projet de média et vous aimeriez bien faire un truc aussi. Ça peut déboucher sur une collaboration. Moi, je sais que je valorise beaucoup la surprise sur le volet perso comme pro. C'est quelque chose que je mets à l'honneur dans ma newsletter, le choix des invités et des sujets. Et je pense qu'il faut aller à la rencontre de cette surprise. Et il faut... Il y a toujours un petit peu ce petit piège où on écrit un petit peu... C'est quand même une pratique et un métier qui est assez solitaire, notamment sur le fait en indépendant. Je trouve que remettre du collectif dans tout ça, c'est fondamental.
Carole (Chance)
Justement, là, on a des questions sur cette question de réseau On a plusieurs questions en chat. Il y a une question sur des assos qui réunissent des primes et une question sur les plateformes dédiées aux freelances. Les deux sont un peu liées au réseau et network avec des gens qui font le métier. Ensuite, on a des questions par rapport à l'action marketing, le fait que c'est souvent des primes qui sont liées à des campagnes marketing ou des sujets marketing. On en a parlé au début sur le copywriting en agence, mais c'est intéressant de voir à quel point le plume des dirigeants et plume sur les sujets marketing sont peut-être plus présents de ce qu'on observe. Est-ce que vous partagez ça ? Déjà, la première question sur les réseaux, les assos et les plateformes.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
C'est pour ça qu'on fait beaucoup de questions en ligne. Je pense que pour commencer, les plumes de dirigeants, d'entrepreneurs et de personnalités, on a l'impression que c'est plus présent, mais c'est surtout plus visible. Je pense qu'il ne faut pas oublier qu'on qui est un métier de création, mais qui est très sensible à la distribution du contenu. Cette distribution se fait aujourd'hui par des algorithmes, essentiellement. Effectivement, dans les objectifs des plumes de dirigeants, le but, c'est d'avoir une production assez abondante et de faire en sorte que les algorithmes nous aient à la bonne. Je pense que c'est pour ça qu'il y a peut-être un petit biais à ce niveau. Je pense que c'est surtout très visible au-delà de présent, parce que le nombre de personnalités, le nombre d'entrepreneurs pour faire ça, ça reste assez limité. Alors après, entre nous, moi, mon approche du réseau va plus être par rapport à ma newsletter. Dans le sens où j'interviewe des personnes avec qui, évidemment, je reste en contact. Et j'ai aussi des lecteurs et des lectrices avec qui je prends contact, pour le coup, ou qui prennent contact avec moi. Et donc Je dirais que j'ai plutôt une tendance, une approche peut-être un petit peu plus personnelle et un peu plus en one-one, on va dire, par rapport à cette logique de réseau.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Pour ce qui est des collectifs et des plateformes, je branche juste mon ordi. J'en ai pour un, celui-là. Sinon, ça va couper. Pour ce qui est des plateformes, moi, je dois avouer n'être sur aucune plateforme. C'est pas forcément C'est pas forcément une bonne chose. C'est peut-être une erreur de ma part d'ailleurs. Je sais qu'il y a You Love World, qui est assez réputé pour le coup, pour les plumes, tout ce qui est le content marketing, le côté plume, genre rédaction, soit d'article de blog, soit de newsletter, soit de-
Carole (Chance)
Quel est le nom ? Je n'ai pas compris. You Love World. You Love World. Fanny a écrit, elle connaissait bien. Voilà.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Ça, eux, je les connais un petit Je ne suis pas inscris chez eux, mais on les connaît quand même. Il y a eux, pour le coup, le problème des plateformes, même si je pense qu'elles ont un apport en termes où elles amènent du volume, c'est qu'elles ont tendance à tirer les prix vers le bas. Ça, c'est parfois un problème dans le sens où, encore une fois, il y a des logiques d'algorithmes. Et effectivement, c'est vrai qu'arriver aujourd'hui sur une plateforme comme Malt... Alors, ce que je vais dire, ce n'est pas du tout une science, je n'en sais rien. Mais j'ai l'impression que les freelances qui sont déjà inscrits depuis deux, trois, quatre, cinq ans, vont être favorisés par les algorithmes, mine de rien. Pour avoir déjà travaillé dans une startup où il y a une sorte de matching entre freelance et client, il y a une logique d'algorithme qui est quand même assez prédominante. Donc, je pense que ça vaut le coup d'y faire un tour, ne serait-ce que pour la visibilité. Mais c'est vrai que j'aurais plutôt tendance à aller chercher soi-même des missions. Et effectivement, regarder tout simplement quelle ligne éditoriale nous correspond, quel secteur, quel sujet, et aller proposer immédiatement à des personnes qui sont soit en content marketing, soit qui sont dans une équipe communication, soit dans une équipe, effectivement, ça peut être de la marque employeur, même une équipe RH.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Donc, je pense que j'aurais tendance à conseiller d'aller prendre les contacts en direct avec effectivement des boîtes ciblées, on va dire. Il me semble que la dernière question était sur les collectifs de plumes. Alors, encore une fois, moi, j'ai tendance à avoir mon collectif à moi, qui est assez informé. Normal. Mais je sais qu'il y a la Guilde des plumes, je crois. Ça, c'est plutôt pour les plumes politiques et de dirigeants. Ça s'appelle la Guilde des plumes. Vous le regarderez. Vous le verrez, je veux dire. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Je sais que j'ai des amis lecteurs et lectrices qui ont des petites communautés, pas forcément pour les plumes, mais je pense à Alexis Minchela, qui a écrit un livre, effectivement, l'an dernier sur les freelances, qui a une communauté autour de la vie de freelance plutôt, dans laquelle, effectivement, même si on n'est pas rédac, il y a quand même une logique de contenu, d'être visible, de développer un petit peu sa marque. Donc, ça reste des problématiques qui sont assez communes et assez transversales. Qu'est-ce que je peux conseiller d'autres ?
Carole (Chance)
On a deux autres questions. Je vous couche juste pour qu'on puisse aborder les deux dernières questions, vu que le temps passe vite. On est déjà quasiment à l'issue de votre conversation. On a une On a une question sur la formation. On a en général toujours une question sur ce... Je suis heureuse qu'elle a été posée. C'est une question qui est assez... C'est une question de cibile. Est-ce que les formations ou est-ce que le goût de l'écriture suffit pour se lancer ?
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
C'est difficile à dire. Franchement, c'est très difficile à dire. Dans le sens où il y a à boire et à manger en formation. Clairement, il y a des gens qui ont des formations vraiment de qualité. D'autres, notamment sur la conception d'Action, où ça va être un petit peu plus une affaire de hack, entre guillemets. Je pense à titre perso... Alors, à moins d'avoir un CPF bien rempli, effectivement, être prêt à pouvoir financer des formations entre guillemets un peu onéreuses, je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de ressources qui sont en ligne gratuites, que ce soit sur des blogs, que ce soit dans des newsletters, que ce soit dans des podcasts, reste. C'est un sujet qui est quand même assez discuté sur Internet. Et pour le coup... Donc, c'est pour ça que je n'ai pas trop envie d'indiquer une formation en particulier. Alors moi, je sais qu'à titre perso, j'aime bien... Je sais que ce n'est pas pour de la concepture d'action. J'adore l'école d'écriture Les Mots. J'avais interviewé Disney Boo en tout début de newsletter et c'est une boite qui a vraiment toute mon admiration. Donc là, ça va être plutôt pour de la formation.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
Je crois qu'ils ont une formation en concepture d'action, ceci. À vérifier. Eux, je les aime beaucoup. J'ai une de mes électrices qui a également lancé une formation pour, selon moi, un métier d'avenir sur le volet écriture, qui est donc le WixWriting. Donc, qui est entre guillemets là où, effectivement, le concepteur rédacteur est l'altère égo du directeur artistique, de la direction artistique, l'UX writer va être plutôt l'altère égo de l'UX designer. Dans le sens où, effectivement, sur un produit ou une plateforme comme pour chance. Les textes ne sont évidemment pas mis au hasard. Et effectivement, on pense souvent que le design, c'est juste une affaire de visuel, d'esthétique, de composant. Il y a aussi toute une stratégie de hiérarchie de l'information, de savoir comment est-ce qu'on étale un discours dans un site Internet, savoir comment et aussi comment adresser la personne, faire en sorte que tel produit ne soit pas excluant pour une catégorie de personnes, le fait que ce soit assez accessible, le fait de limiter le jargon. Ça, c'est vraiment un métier, moi, que j'aime beaucoup, sur lequel j'ai beaucoup de respect. Et je sais qu'il y a une de mes électrices qui a également un podcast. Ça s'appelle Lorème, comme Lorème Itin, François. C'est une formation en UX writing qui fait ses débuts et en laquelle je crois. Ça, ce serait un petit coup pour des besoins plus spécifiques.
Carole (Chance)
C'est hyper intéressant, surtout pour tous ceux qui nous écoutent, peut-être que c'est une idée que vous apportiez ici de métier d'avenir qui peut être aussi à cheval à la fois des métiers sur lesquels il y a des recrutements et un désir d'écriture. Je suis obligé d'arrêter le meeting là parce qu'on enchaîne les conversations pendant cette semaine et dans tous les cas, le starting block pour avoir une conversation sur un autre métier maintenant à midi. Je voulais vous remercier Benjamin d'avoir accepté de partager avec nous. Je trouvais que c'était génial de vous avoir vu parce que d'abord, on se connaît. Benjamin a touché le sujet chance en écriture, donc on est ravis d'avoir cette conversation avec Benjamin. Et par ailleurs, Benjamin a une superbe newsletter que j'invite vraiment tout le monde à regarder. Merci à toutes et à tous d'avoir été là et d'avoir posé votre question. Et à très bientôt. Benjamin.
Benjamin Perrin (Copywriter/Plume)
À bientôt. Au revoir.













