Résumé en 10 secondes
- Mission : aider des startups à recruter un·e associé·e expérimenté·e, capable d’apporter des compétences complémentaires.
- Contexte : startup de l’économie sociale et solidaire, engagée sur l’emploi des 45+ et l’intergénérationnel.
- Point fort : relier innovation, expérience et utilité sociale.
- Vigilance : ne pas rester seul·e trop longtemps ; personne ne possède toutes les compétences utiles à un succès entrepreneurial.
- Première étape : clarifier le marché, puis chercher les bonnes personnes autour de soi.
- CIPA → Contribution : cause, public cible. Activités quotidiennes : moteurs, compétences.
Mission & ce qu’on fait concrètement
Le métier consiste à diriger une structure qui met l’expérience au service de jeunes startups. L’action principale : repérer des besoins de compétences, puis rechercher des associé·es capables d’agir comme de vrais entrepreneurs dans le projet.
- Analyser le business plan et les besoins d’une startup.
- Évaluer si le marché et le potentiel de réussite sont crédibles.
- Identifier les compétences manquantes.
- Chasser des profils expérimentés, entrepreneuriaux ou intrapreneuriaux.
- Proposer un·e associé·e qui peut apporter de la valeur à la startup.
- Protéger les deux parties : la personne recrutée et la structure qui l’accueille.
Il n’y a pas de journée type. Le rythme varie selon les engagements : startup, ONG européenne, fédération dédiée à l’emploi des seniors. Le quotidien tourne beaucoup autour des 45+, de l’employabilité, des échanges, des décisions de sélection et du travail à distance.
Les outils cités sont simples : mails, conférences téléphoniques, échanges réguliers, réunions environ une fois par semaine.
CIPA → Activités quotidiennes : champ professionnel, compétences, outils. Contribution : cause, public cible.
Compétences & qualités clés
Compétences techniques
- Comprendre un business plan.
- Évaluer un marché et une probabilité de succès.
- Recruter par chasse de tête.
- Identifier des compétences complémentaires.
- Mobiliser un réseau professionnel.
- Comprendre les enjeux de développement commercial, surtout quand un projet vient d’une expertise technique.
Qualités humaines
- Détermination : ne lancer qu’un projet auquel on croit vraiment.
- Résilience : tenir quand les problèmes arrivent.
- Ouverture d’esprit : écouter, accueillir d’autres idées, ajuster sa trajectoire.
- Pragmatisme : vérifier si la direction prise reste adaptée.
- Courage : changer de cap quand c’est nécessaire.
- Sens du collectif : refuser l’isolement et construire un entourage utile.
Outils et technologies : mails, conférences téléphoniques, échanges à distance, réseau professionnel. Non précisé pour les outils numériques de recrutement. À clarifier.
Claude Waret, CEO d’une startup de l’économie sociale et solidaire, le formule avec netteté : « L’élément essentiel pour créer son entreprise, c’est déjà se sentir soi-même entrepreneur, c’est-à-dire qu’on ait vraiment l’envie de développer quelque chose. Derrière, ça ne va pas être facile. Donc, ça implique qu’on ait une certaine résilience par rapport aux différents problèmes en face desquels on va se trouver. Les qualités d’entrepreneur, c’est qu’il faut avoir l’esprit ouvert, il faut être pragmatique. »
CIPA → Activités quotidiennes : compétences, moteurs. Interactions : culture et dynamique de travail.
Conditions de travail
- Cadre : pas de locaux permanents.
- Rythme : réunions environ une fois par semaine ; forte part de travail à distance.
- Horaires : non précisé. À clarifier.
- Télétravail : fonctionnement largement à distance, avec mails et conférences téléphoniques.
- Déplacements : non précisé. À clarifier.
- Rémunération : la structure citée ne rémunère pas ses fondateur·rices. Fourchettes, variables et modèle économique détaillé non précisés. À clarifier.
- Statut : CEO d’une startup de l’économie sociale et solidaire. Contrats possibles non précisés. À clarifier.
- Contraintes légales ou certifications : non précisées. À clarifier.
Le cadre peut plaire à celles et ceux qui aiment l’autonomie. Il demande aussi de ne pas confondre distance et solitude : se voir régulièrement reste utile.
CIPA → Interactions : cadre, espace de travail, dynamique. Vie personnelle : revenus, statut, rythme.
Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi
- Impact concret : remettre des compétences expérimentées au cœur de projets innovants.
- Variété : aucune journée ne se ressemble vraiment.
- Sens : agir sur un problème social, même à petite échelle.
- Rencontres : croiser des fondateur·rices, des profils 45+, des personnes engagées.
- Innovation : travailler avec des startups qui cherchent à casser les codes.
Mini-histoire possible : une startup avance avec une idée prometteuse, mais il lui manque une compétence clé pour vendre, structurer ou développer. Plutôt que de recruter un simple renfort, elle accueille un·e associé·e expérimenté·e. Le projet gagne en maturité. La personne retrouve un terrain où son expérience bat à nouveau au bon endroit.
« Le sens, c’est extrêmement clair. C’est essayer de pallier ce problème d’emploi des seniors qui est une catastrophe. [...] C’est un gâchis total. C’est vraiment la non-utilisation de gens qui sont créateurs de valeur ajoutée. »
CIPA → Contribution : sens, impact, public cible. Activités quotidiennes : moteurs. Interactions : cadre collaboratif.
Inconvénients & points de vigilance
- La difficulté humaine : les tensions viennent surtout des personnes et des visions du monde qui ne vont pas dans la même direction. Piste : travailler avec des personnes dont les valeurs sont suffisamment alignées.
- La sélection très forte : sur environ 100 startups vues dans l’année, seules 3 peuvent être accompagnées. Piste : assumer l’exigence pour protéger les deux parties.
- Le risque d’isolement : rester seul trop longtemps fragilise un projet. Piste : constituer un cercle de personnes à appeler pour challenger ses décisions.
- Le tout-distanciel : il fonctionne, mais peut être excessif. Piste : mélanger distance et rencontres régulières.
- L’âgisme : l’âge peut être un frein réel sur certains marchés de l’emploi. Piste : ne pas conclure trop vite que c’est impossible ; certaines trajectoires naissent d’opportunités peu probables.
CIPA → Vie personnelle : rythme, équilibre. Interactions : culture, relations, cadre.
Comment y accéder
- Se renseigner / clarifier : vérifier que l’envie entrepreneuriale est réelle, pas seulement une envie de faire ce que l’on sait déjà faire.
- Se former / valider : valider qu’il existe un marché. Une idée technique ne suffit pas si personne n’achète.
- Constituer des preuves : tester le besoin, documenter les compétences manquantes, montrer comment le projet peut atteindre ses acheteurs.
- Obligations légales / certifications : non précisées. À clarifier.
- Candidater / démarcher : pour rejoindre l’écosystème, aller vers des incubateurs adaptés au projet.
- Réseauter / rencontres clés : contacter des personnes du métier visé, demander des conseils, écouter les retours, créer un cercle d’appui.
Trois questions CIPA prioritaires à se poser :
- Contribution : quel problème concret voulez-vous aider à résoudre ?
- Vie personnelle : quel rythme, quel revenu et quel niveau d’incertitude pouvez-vous soutenir ?
- Activités quotidiennes : quelles tâches voulez-vous vraiment faire chaque semaine, même quand l’élan du début sera retombé ?
CIPA → À clarifier : contribution, vie personnelle, activités quotidiennes.
Astuces
- Ne restez pas seul·e : cherchez des associé·es aux compétences complémentaires.
- Créez un cercle d’appui : quelques personnes de confiance à appeler pour demander « tu en penses quoi ? ».
- Regardez les incubateurs : ils apportent des méthodes, des interactions et un cadre de développement.
- Vérifiez le marché : savoir faire quelque chose ne suffit pas ; il faut des acheteurs.
- Associez technique et développement commercial : un projet technique a besoin d’une capacité à vendre et à trouver son marché.
- Contactez des professionnel·les : les responsables du domaine visé peuvent expliquer le quotidien réel du métier.
CIPA → Activités quotidiennes : routines, outils, compétences. Interactions : collaboration, réseau.
Retours d’expérience
Un parcours possible commence loin de la startup : formation de statisticien économiste, passage par le marketing, trente années dans une multinationale anglo-saxonne, travail sur quatre continents, expatriation, puis sortie de l’entreprise à 57 ans.
Le déclic vient d’un choc : l’expérience des personnes de 45 ans et plus n’est pas assez reconnue. Après un outplacement, plusieurs sociétés sont créées, puis l’engagement se renforce autour de l’emploi des seniors. La startup devient une façon plus opérationnelle d’agir.
Repères cités : environ 100 startups rencontrées par an, 3 accompagnées, généralement 1 associé·e recruté·e par startup. La structure se concentre sur les projets où la confiance est double : confiance dans la startup et confiance dans la personne proposée.
« On a un double devoir. On a un devoir par rapport aux gens qu’on recrute pour être associés et on a un devoir par rapport aux sociétés auxquelles on propose les associés correspondants. Donc, il faut qu’on ait une bonne confiance dans la personne qu’on propose, mais aussi une bonne confiance dans la capacité qu’a la startup de permettre à la personne qui arrive d’avoir trouvé un lieu pour pouvoir se développer. »
CIPA → Contribution : cause, impact. Activités quotidiennes : moteurs, sélection, recrutement.
Évolutions & passerelles
- Montées en responsabilité : non précisées. À clarifier.
- Spécialisations possibles : emploi des seniors, intergénérationnel, recrutement d’associé·es, accompagnement de startups, économie sociale et solidaire.
- Métiers voisins : chasseur·se de tête, dirigeant·e de startup, responsable d’incubateur, accompagnateur·rice entrepreneurial·e, administrateur·rice d’ONG.
Ce qui change dans CIPA quand on évolue : la Contribution peut s’élargir à davantage de structures ; les Interactions deviennent plus institutionnelles ; la Vie personnelle peut être plus exposée au rythme des engagements ; les Activités se déplacent vers la stratégie, le réseau et la décision.
CIPA → Contribution : rayonnement. Interactions : type de structure. Vie personnelle : rythme.
FAQ
Faut-il absolument avoir une idée très innovante pour créer une entreprise ?
Il faut surtout vérifier qu’il existe un marché. Une compétence ou une idée technique seule ne suffit pas.
Peut-on créer sans associé·e ?
C’est possible, mais rester seul·e trop longtemps est présenté comme une erreur à éviter. Les compétences complémentaires sont centrales.
Quel revenu attendre comme CEO d’une startup de l’économie sociale et solidaire ?
Non précisé. À clarifier selon le modèle économique, le statut et le niveau de rémunération possible.
Le travail à distance suffit-il ?
Il peut très bien fonctionner avec mails et conférences téléphoniques. Mais un mélange avec des rencontres régulières est jugé préférable.
Un incubateur est-il utile ?
Oui, quand le projet est déjà clarifié. Il peut apporter des méthodes, un cadre et des personnes avec qui interagir.
CIPA → À clarifier : revenus, cadre, statut, activités réelles semaine après semaine.
Ressources citées
- Incubateurs : Station F.
- Programmes ou acteurs cités dans l’écosystème : ESSEC, HEC, LVMH, Microsoft, Google, Crédit Agricole.
- Réseau professionnel : contacter des responsables du domaine visé, notamment via un réseau professionnel en ligne.
- Formation marketing digital : aucune recommandation précise. À clarifier en comparant les offres disponibles en ligne.
- Outplacement : un cabinet nommé Bourrin Conseil est cité, avec la précision qu’il n’existe probablement plus.
Choisir sa place, puis ouvrir la porte aux autres
Ce métier tient sur une ligne de crête : décider avec exigence, tout en gardant une vraie chaleur humaine. Il faut aimer les projets qui avancent, les rencontres qui déplacent, les questions qui obligent à regarder le réel en face.
Le premier pas peut être simple : prenez une idée, une envie ou un projet, puis écrivez trois colonnes. Dans la première, notez le problème que vous voulez résoudre. Dans la deuxième, les personnes qui pourraient vous aider. Dans la troisième, les compétences qui vous manquent.
- Action Contribution : formulez en une phrase l’utilité sociale ou humaine de votre projet.
- Action Vie personnelle : clarifiez le rythme et le niveau d’incertitude que vous pouvez accepter.
- Action Activités : contactez une personne du métier pour comprendre son quotidien réel.
Quand ces trois lignes commencent à s’aligner, il peut y avoir ce petit battement de cœur professionnel : celui qui dit que vous n’êtes pas seulement en train de chercher une place, mais de construire la vôtre.
CIPA → Contribution : utilité, cause. Vie personnelle : rythme. Activités quotidiennes : premier pas concret.
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