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Claude Waret, CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire

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Camille (Chance)

Bonjour à tous. Nous recevons aujourd'hui dans le cadre de cette troisième édition des live métiers, Claude, qui est donc CEO d'une startup de l'économie sociale et solidaire. Merci Claude de venir partager votre expérience avec nous. C'est moi qui vais donc animer aujourd'hui votre live. Je suis Camille, Talent acquisition manager de Chance. Je recrute pour les équipes de Chance. Bonjour Mel, bonjour à tous les participants. N'hésitez N'hésitez pas à poser vos questions tout au long du live, dans ce live, au sein du tchat. Avant de commencer, merci beaucoup encore, Claude, de prendre le temps. Je vous propose de vous présenter à nos participants, nous expliquer un peu quel a été votre parcours et comment vous en êtes arrivé à devenir CEO d'une startup de l'économie sociale et solidaire.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Merci beaucoup. Bonsoir à tous. Merci de m'avoir invité. Quel est mon parcours ? Mon parcours, si on veut le résumer, je suis un statisticien économiste qui a fauté, qui est tombé dans le marketing et qui a passé une trentaine d'années dans une multinationale anglo-saxonne qui a travaillé sur quatre continents, qui a été expatriée et qui, à un moment donné, a été exfiltrée de la multinationale correspondante, très exactement à l'âge de 57 ans. J'étais particulièrement choqué parce qu'on ne reconnaissait pas suffisamment la valeur ajoutée apportée par l'expérience des gens, disons, de 45 plus. Ça, ça m'a amené, dans le cas où j'ai fait un outplacement, j'ai monté les sociétés, plusieurs. Et étant le président de la Fédération interrégionale pour le développement d'emplois des seniors, donc en fait, des 45 plus dans le pays dans lequel on vit, à un moment donné, j'ai eu envie d'avoir une application plus pratique, plus opérationnelle. Comme j'avais une passion pour les start-up dont je pense qu'elles ont le mérite de casser les codes et de faire évoluer positivement la société dans laquelle on vit, j'ai voulu co-créer une startup. Cette startup, j'ai voulu qu'elle aille dans l'interaction d'aider à l'emploi des seniors, mais en promouvant le développement des plus jeunes, donc de faire de l'intergénérationnel aussi positif que possible.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Créer de plus, c'est une startup de l'économie sociale solidaire, parce qu'on ne se rémunère pas, dont le concept de base est extrêmement simple. C'est aider les jeunes qui développent des startups à réussir dans leur développement de startup en faisant l' Alliance de la Fouque de la Jeunesse et de l'expérience des 45 plus.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup Claude. Et du coup, comment ça se passe justement ce côté, si je me permets de reformuler, pousser les jeunes à monter leur boîte ? Vous les mettez en relation avec des personnes ayant une belle expérience professionnelle qui pourront les conseiller, qui pourront les accompagner ? Comment ça se passe ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Alors, ce n'est pas exactement ça. En fait, l'idée, c'est que des gens développent leur startup, ils s'aperçoivent à un moment donné qu'il leur manque un certain nombre de compétences pour pouvoir réaliser leur business plan. Donc là, se pose la question: comment recruter les compétences correspondantes ? Nous, on pense que si on recrute des associés, on a des gens qui sont beaucoup plus motivés que s'ils ne sont pas associés. Donc, ce qu'on leur propose, c'est de recruter des associés ayant des compétences complémentaires par rapport à celles qui existent déjà dans la startup pour leur permettre de réaliser leur business plan. Et on ne recrute que des gens qui ont déjà l'expérience de l'entrepreneuriat et/ou de l'entrepreneuriat, donc de de véritables entrepreneurs qui vont agir comme entrepreneurs dans la startup dans laquelle ils vont être associés.

Camille (Chance)

D'accord. Est-ce qu'on pourrait dire que vous faites une sorte de placement d'entrepreneur ou d'intrapreneur ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

On fait de la chasse de tête.

Camille (Chance)

Magnifique. Je suis une ancienne chasseuse de tête, donc ça me parle. Ok, merci beaucoup. On a déjà... C'est sûr que si on a déjà des questions, Audrey, Quelle demande avec quel cabinet d'outplacement avez-vous déjà été accompagné et quels conseils, pour bien réussir son outplacement, pourriez-vous donner ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Mon outplacement, je ne l'ai pas trouvé qui est de très bonne qualité. Il y avait un mérite, c'était de fournir des locaux et ça m'arrangeait beaucoup de ne pas rester chez moi, d'être dans des locaux qui étaient appropriés. Le cabinet d'outplacement s'appelait Bourrin Conseil et je pense qu'il n'existe plus aujourd'hui, qu'il a disparu à son fondateur ayant terminé son parcours professionnel. Quel conseil donner ? Le conseil, c'est qu'il faut trouver déjà une boite avec laquelle vous vous sentez, vous, en conformité dans votre système de valeur dans votre approche du monde. C'est très important. Il faut vraiment se sentir à l'aise.

Camille (Chance)

Ok. Merci beaucoup. Alors, mail demain, c'est posté à votre LinkedIn. Je l'ai sous les yeux. Est-ce que vous êtes d'accord pour que je le mette dans le chat ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Tout à Parfait.

Camille (Chance)

En attendant que je fasse ce petit copier-coller, est-ce que vous diriez que... Vous avez eu une carrière, vous avez fait plein de choses, vous avez beaucoup voyagé. Est-ce que vous diriez que ça vous a servi pour monter cette structure, pour avoir cette idée-là ? Ou est-ce que c'est quelque chose que vous auriez pu faire, je ne sais pas, en commençant votre carrière, si ça vous était venu à ce moment-là ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Ce qui fait que j'ai choisi de monter une startup, d'abord parce que les startups, depuis l'an 2000, on va dire, même si en 2000, il y a eu des problèmes, depuis une vingtaine d'années, se sont pas mal développées. Moi, j'avais déjà créé des sociétés dans le passé qui aujourd'hui s'appelleraient Start qui ne s'appelait pas Startup. Donc, c'est un concept un peu différent, un peu nouveau. Ça, c'est un premier point. Le deuxième point, c'est que je dirais que dans mon parc professionnel, ce qui m'a beaucoup aidé pour la partie Créade+, j'ai C'est le fait que j'ai embauché pas mal de gens. Donc, je suis capable de faire de la chasse de tête à partir de là. C'est surtout ça.

Camille (Chance)

D'accord. Ok. Est-ce que vous pouvez nous partager une journée type ? Je pense que c'est un petit peu difficile parce qu'aucune journée ne se ressemble. Mais comment se déroulent vos journées, finalement, en général ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

J'ai créé de plus d'un côté. Je suis aussi administrateur d'une ONG européenne. Je suis aussi le président de la Fédération internationale pour le développement d'emplois des seniors. Donc mes journées, ça dépend à un moment donné du niveau d'activité dans les différents domaines. Donc, je n'ai pas de journée type. C'est quelque chose de très varié, ce que j'aime beaucoup. Ça donne tout à même beaucoup autour des 45 plus, de l'employabilité qui est un élément clé et surtout du fait que les gens puissent être dans une activité qui leur convient.

Camille (Chance)

Ok, merci. Mélanie vous demande: Comment trouver l'idée d'un projet lorsque nous voulons devenir entrepreneur ? Question pas simple.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Déjà, moi, un constat, c'est une excellente question. À un moment donné, il y a beaucoup de gens qui montent des sociétés parce qu'au bout du compte, c'est ce qu'ils savent faire. Évidemment, c'est très bien parce qu'ils savent le faire, mais ça ne suffit pas. C'est-à-dire que ça n'a pas de sens que s'il y a un marché derrière. S'il n'y a pas de marché, ça n'a pas de sens. D'autre part, quand on regarde, les sociétés qui sont montées, il y en a beaucoup qui, au départ, sont basées sur des connaissances techniques. Les connaissances techniques ne sont pas suffisantes parce qu'il faut aller sur un marché. Et sur un marché, il y a aussi une nécessité de business development. Donc, il faut que les gens fassent attention à réfléchir à terme s'ils sont techniques au départ à s'associer à des business développeurs.

Camille (Chance)

Ok. Pour vous, l'un ne va pas sans l'autre, finalement ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Absolument. C'est-à-dire qu'on s'aperçoit qu'il y a beaucoup de startups qui sont développées à partir d'éléments techniques. Ça ne suffit pas parce qu'à un moment donné, il y a une limite qui est la capacité à aller vendre ce que l'on fait, aller trouver ses acheteurs. C'est le seul moyen de perdurer.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. Aujourd'hui, vous êtes combien dans cette startup ? Et est-ce que vous avez des bureaux ou est-ce que vous travaillez de chez vous ou dans un coworking ? Comment ça se passe ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

On n'a pas de On n'a pas de locaux. On se réunit à peu près une fois par semaine et on fonctionne entièrement par des systèmes de mails, de conf call, etc. Et ça, ça fonctionne très bien. Pour moi, ça ne me gêne pas du tout parce qu'à un moment donné, j'étais baisé à Londres, je travaillais avec des pays qui avaient des décalages horaires assez importants. On ne les appelait pas au téléphone, on communiquait par à Londres. Les mails commençaient à se développer, mais pas à un niveau très développé à l'époque correspondante. On arrive très bien à travailler avec des gens qui ne sont pas directement sur le même site que nous. Néanmoins, je pense que les gens sur le même site, ça a un avantage. Et en ce sens, je trouve qu'on abuse un peu de tout le distanciel que l'on fait à l'heure actuelle, même si on peut très bien comprendre, ça a aussi des mérites. Ça évite des déplacements, chez les plus bas. Mais c'est bien de pouvoir mélanger. C'est un exemple pour laquelle on se réunit aussi régulièrement.

Camille (Chance)

D'accord. Merci beaucoup. Clarisse vous demande quels sont les éléments essentiels ou les basiques pour créer son entreprise.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

L'élément essentiel pour créer son entreprise, c'est déjà se sentir soi-même entrepreneur, c'est-à-dire qu'on ait vraiment l'envie de développer quelque chose. Derrière, ça ne va pas être facile. Donc, ça implique qu'on ait une certaine résilience par rapport aux différents problèmes en face desquels on va se trouver. Les qualités d'entrepreneur, c'est qu'il faut avoir l'esprit ouvert, il faut être pragmatique. L'esprit ouvert, c'est un point absolument clé. Il faut aussi savoir écouter les autres. C'est une bonne chose aussi de former une sorte de conseil d'administration, pas pour l'administration en tant que tel, mais avec des gens auxquels, quand on a un problème, on peut pouvoir les appeler, leur dire: Tu en penses quoi ? Est-ce que tu as d'autres idées ? Est-ce que tu penses que mes directions sont bonnes ? Est-ce que tu as d'autres propositions ? C'est un peu ça. Ce sont des points pour moi et il ne faut pas rester seul. Nous, d'ailleurs, le fait, on a pris nous comme option de chercher pour les gens désassociés avec des compétences complémentaires parce que personne ne possède l'ensemble des compétences nécessaires à un succès entrepreneurial.

Camille (Chance)

Si seulement vous avez toutes les compétences en une seule personne. Merci beaucoup. Est-ce que vous avez eu des rencontres marquantes dans votre parcours qui font que vous en êtes là aujourd'hui ? Et si oui, lesquelles ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Rencontre marquante, ça a été un prof de maths quand j'étais en seconde, puisque jusqu'à cette arrivée en seconde, je n'étais pas très intéressé par les maths, donc j'étais nulle. Et à la fin de l'année de seconde, j'étais premier ou deuxième. Donc, c'était un départ extrêmement facile. Il a su me faire aimer les maths. Je pense que les bonnes rencontres sont les rencontres de gens qui savent vous faire aimer les choses et qui modifient la relation que vous avez par rapport aux choses qu'on raconte.

Camille (Chance)

Si vous en avez eu, peut-être que vous n'en avez pas eu, quelles ont été les hésitations majeures que vous avez pu avoir avant de monter ce projet ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Je Je n'ai pas eu vraiment une hésitation majeure, parce que là, on le pense, le montage de ce projet, c'était la conséquence de cette présidence de la Fédération interrégionale pour le développement d'emploi des seniors en me disant: Maintenant, j'aurais quelque chose de plus opérationnel, parce que c'est bien de dire aux autres: Voilà comment vous pourriez procéder, mais c'est encore mieux de dire: On va s'appliquer à soi-même et essayer de le mettre en œuvre. Pour moi, ça a été une forme d'évidence. Me dire: Maintenant, qu'est-ce que je fais pour le mettre en œuvre ? Il y avait plusieurs mises en œuvre possibles, mais j'ai expliqué, je pense, au départ, pourquoi j'avais choisi le domaine des start-up.

Camille (Chance)

Tout à fait. Vous avez beaucoup parlé de résilience, de savoir s'entourer. Quelles sont, selon vous, les... Comment dire ? C'est la fin de la journée, je perds mes mots, je suis désolée. Les qualités indispensables pour être un Alors, pas un bon entrepreneur, parce que c'est vite dit d'être un bon entrepreneur, mais un entrepreneur, on va dire, efficace et qui va au bout de son projet.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Il ne faut monter qu'un projet pour lequel on est parfaitement déterminé, et c'est avoir la capacité de s'accrocher, éventuellement de se réorienter, de faire des changements. Il faut être constamment à l'affut. Il faut constamment vérifier ce qu'on est en train de va dans une direction qui est appropriée. Et si ce n'est pas le cas, il faut avoir le courage de faire les modifications correspondrelles.

Camille (Chance)

D'accord, savoir se remettre en question.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Absolument, vous avez parfaitement raison. Très bien pour mon chef.

Camille (Chance)

Merci. Clarisse, c'est une question qui est très intéressante et qui demande par qui s'entourer pour nous aider à tout mettre en place lorsqu'on sait ce qu'on veut créer, qu'on a déjà fait des études de marché. Et c'est apparemment son cas, puisqu'elle aimerait être accompagnée pour être sûre de tout faire bien et de rien oublier.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Je pense que le mieux, c'est de se faire incuber. C'est une incubation, par exemple, je ne sais pas. Tout le monde fait maintenant de l'incubateur. Il y a Station F, qui est le plus grand incubateur européen. On y trouve l'ESSEC, on y trouve HEC, on y trouve LVMH, on y trouve Microsoft, on y trouve Google. You name it. Il y a par exemple Crée Agricole aussi qui a un incubateur. C'est le C. A Crée Agricole. Regardez dans les différents incubateurs qui peuvent exister, ce qui vous semblerait pour vous le plus approprié. Vous allez être aidé, vous aurez des méthodes de développement, des gens avec qui interagir. Voilà, ça serait ma réponse.

Camille (Chance)

C'est très bon conseil. Quelles sont les plus grosses difficultés auxquelles vous faites face dans votre métier aujourd'hui ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Les plus grosses difficultés auxquelles on peut faire face, ce sont des difficultés avec les personnes. C'est-à-dire qu'il faut soi-même travailler avec des gens avec lesquels on a une vision du monde qui va suffisamment dans la même direction pour qu'il y ait la possibilité de travailler facilement chaque jour.

Camille (Chance)

La gestion de l'humain est toujours... La partie appuie-ci, ça me fait penser aux instituteurs qui disent souvent: Le plus difficile, ce ne sont pas les enfants, ce sont les parents.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Ça, j'en suis convaincu.

Camille (Chance)

Je ne sais pas si vous l'avez en tête, mais chez Chance, nous, on estime qu'un projet professionnel qui vous correspond. C'est un projet qui aligne quatre piliers: métier, finalité, environnement et impératifs personnels, qui vous permettent de trouver, finalement, le sens de votre projet professionnel. Aujourd'hui, quel est le sens de votre métier ? Quel sens y trouvez-vous ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Le sens, c'est extrêmement clair. C'est essayer de palier, mais c'est minuscule, C'est minuscule, c'est l'histoire de la goutte d'eau du colibri. De palier ce problème d'emploi des seigneurs qui est une catastrophe. Où va-t-on chercher les gens ? Je ne vais pas les chercher dans nos réseaux. Qui sont ces gens ? Ce sont des qui étaient dans les grosses sociétés, qui avaient des salaires relativement élevés et qui ne vont pas aujourd'hui les retrouver du fait de leur âge. Je pense qu'il y a des choses qui vont changer et qui y a un alignement des planètes à l'heure actuelle dont il faut profiter. Mais reprenons sur la base de quand a été qui créent le plus. C'est un gâchis total. C'est vraiment la non-utilisation de gens qui sont créateurs de valeur ajoutée. En fait, c'est de l'agisme et c'est un agisme d'une grande significité. Pour moi, c'est extrêmement simple. C'est qu'en faisant ça, je participe à essayer de solutionner un problème qui est un vrai problème de la société dans laquelle on vit.

Camille (Chance)

Merci beaucoup, Claude, pardon. Vous disiez que vous vous appiez beaucoup sur vos réseaux pour atteindre les personnes que vous souhaitez toucher. Aujourd'hui, sans forcément nous donner de nom, pour avoir une petite idée du nombre, vous intervenez pour combien de structures et vous placez combien de personnes par an, par exemple ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Déjà, le premier point, c'est que sur 100 startup, on va voir dans l'année, il n'y en a que trois pour lesquelles on croit à leur succès dans l'avenir. Voilà à peu près le nombre de startup pour lesquelles on intervient. On en voit 100, mais on va intervenir pour C'est ma goutte d'eau.

Camille (Chance)

Dans le sens qu'ils vont fonctionner en termes de business model, en termes de rentabilité, vous voulez dire ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

D'autant qu'elles ont, sur les marchés sur lesquels elles opèrent, la probabilité du succès. Pourquoi ? Parce qu'on a un double devoir. On a un devoir par rapport aux gens qu'on recrute pour être associés et on a un devoir par rapport aux sociétés auxquelles on propose les associés correspondants. Donc, il faut qu'on ait une bonne confiance dans la personne qu'on propose, mais aussi une bonne confiance dans la capacité qu'a la startup de permettre à la personne qui arrive d'avoir trouvé un lieu pour pouvoir se développer.

Camille (Chance)

D'accord. Ok. Et du coup, si on part de cette petite goutte d'eau, donc ces trois startups, en Ensuite, vous avez plusieurs mandats par startup ou vous avez placé une personne par structure pour que cette personne a la valeur ajoutée ou ça varie ou c'est un peu difficile à dire ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

En général, c'est une personne.

Camille (Chance)

D'accord. Ok.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Oui, là je vois. Un associé.

Camille (Chance)

Ok, hyper intéressant. On a une petite vingtaine de participants que je trouve très silencieux pour l'instant, qui vous écoutent avec beaucoup d'intérêt. Je pense que sur tous ces participants, il y a quand même quelques petits entrepreneurs par ci, par là, qui doit avoir plein de questions. N'hésitez pas, puisqu'il nous reste encore un petit peu de temps sur ce live. Et Claude est là pour répondre à vos questions. Pas de problème. Donc n'hésitez pas à ce niveau. C'est assez rare d'avoir un CEO qui prend le temps et qui est à l'écoute et qui va pouvoir nous donner ses petits tips, on va dire là-dessus. Donc vraiment, c'est le moment. Je vous pose une question, c'est une question peut-être personnelle et je suis désolée. Quel était votre métier idéal avant de vous lancer dans le monde professionnel ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Mon métier idéal, c'est quelque chose qui a varié au fil du temps. Je pense que quand j'étais au lycée, je voulais être ingénieur chez Ferrari et travailler sur des Formule 1, sur des circuits de compétition. Ensuite, j'ai fait maths spé. Dans ce cadre-là, j'ai passé les concours des grandes écoles. J'ai été, entre autres, admissible au ZENTI et quand je suis allé passer l'oral de ZENCI, j'ai vu qu'il y avait encore un concours qui pouvait m'intéresser, qui était celui de l'Institut de statistiques. Et là, je me suis rendu compte que je ne voulais pas vraiment être ingénieur. Donc, j'ai décidé d'aller passer ce concours et comme j'avais réussi ce concours, c'est là où je suis allé. Faire un exercice à l'économie, c'est quelque chose que j'ai bien apprécié, que j'apprécie bien. J'ai toujours une passion pour l'économie.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. Clarisse, vous demandes si vous pensez que vos conseils peuvent s'appliquer à une entreprise classique et non une startup.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

D'abord, je n'ai pas de conseils, j'ai des commentaires. Oui, bien sûr, ça s'applique à une entreprise classique. Ça s'applique aussi à une association parce qu'une association, c'est aussi une entreprise. Une entreprise, c'est quoi ? Finalement, c'est des hommes et de l'argent. C'est ça qui permet de faire une entreprise. C'est vrai ? Oui, la réponse est oui.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. Là, aujourd'hui, vous ne travaillez finalement que pour des startups ? Oui. Vous l'avez évoqué en début de visio, mais je pense que c'est bien aussi de le rappeler. Pourquoi se concentrer sur les startups ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Parce que les startups cassent les codes et je pense que les startups, c'est l'innovation très largement. Or, c'est l'innovation qui fait qu'on sera capable de changer cette société et de la faire évoluer. Moi, je crois beaucoup, par exemple, dans le cadre du défi climatique, qui est un vrai défi, qui va nécessiter beaucoup de ressources. Il faut être intelligent, il faut innover. On ne sait pas comment ça sera traité demain, parce que l'innovation n'est pas encore faite. Mais il y a work in progress, c'est-à-dire que tous les jours, il y a des gens qui travaillent pour essayer de trouver des solutions et je pense qu'on les trouvera. Très utile.

Camille (Chance)

Je suis un peu dans votre équipe en termes de recrutement. Je crois beaucoup au recrutement de tout profil sans discrimination d'âge d'expérience ou autre. Donc, je suis tout à fait alignée avec cette vision-là. Super intéressant. Caroline nous parle de son expérience. Elle a 55 ans. Elle est actuellement responsable de comm' dans une société. Elle voudrait pas suivre dans d'autres sociétés, mais pense que son âge est un frein. Quel est votre avis sur la question ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

La première réponse, c'est le fait que l'âge me soit un frein. La réponse est oui, aujourd'hui. En plus, dans la com' où on a tendance à chercher des jeunes parce qu'il y a du jeuneisme dans ce domaine-là. Donc, si vous postulez dans d'autres sociétés, vous pouvez essayer. Il n'y a pas de réponse définitive. Mais ceci étant dit, la probabilité de succès, au départ, elle est faible, mais enfin, c'est aussi des événements de probabilité zéro qui permettent des parcours exceptionnels.

Camille (Chance)

Tout à fait ça. On est toujours dans cette quête de sens aujourd'hui également. Donc, Caroline, il ne faut pas hésiter. Des questions plus axées, on revient sur cet aspect vraiment startup. On a deux questions là-dessus. La première, Camille demande: quelles sont les erreurs à éviter si on veut qu'une startup décolle ?

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Je crois que la première, C'est de rester seul pendant trop longtemps et c'est de ne pas avoir suffisamment de compétences complémentaires qui permettent de réussir.

Camille (Chance)

D'accord. Toujours dans, finalement, cette logique de savoir s'entourer. Oui. Ok, merci beaucoup. Et Mélanie, du coup, ce sera la dernière question est en reconversion professionnelle et souhaite devenir entrepreneur dans un domaine complètement différent. Donc, souhaite se reconvertir dans le marketing digital et demande si vous avez en tête des formations, des centres de formation à recommander en particulier.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Moi, je n'ai pas de centre de formation à recommander en particulier, mais si vous voulez faire du marketing digital, Je pense que si vous tapez marketing digital, vous allez trouver beaucoup de possibilités sur le Web. Mais je n'ai pas de recommandation à faire, personnellement. Désolé.

Camille (Chance)

Non, pas du tout. Mais en effet, sur le Web, il y a pas mal de choses. Il y a également des choses à distance qui fonctionnent très bien, qui sont très efficaces aujourd'hui. Et ce que je conseille également, c'est de prendre contact avec des responsables marketing digital via l'INGO. Tout à fait. J'ai absolument raison. Leur conseil. Et voir un peu comment ça se passe. Parce que pour le coup, je trouve que les gens sont aussi très ouverts aujourd'hui et ont tendance à vraiment être ouverts aux conseils, aux questions. Donc, ne pas hésiter. C'était donc notre dernière question. Merci beaucoup, Claude. Merci, c'est moi qui vous remercie. C'était hyper intéressant. Je rappelle que ces live ont lieu dans le cadre d'une logique d'entraide. On estime chez Chance qu'on a tous eu à un moment donné, la chance, sans mauvais jeu de mots, d'avoir quelqu'un qui nous a conseillé, qui nous a écouté, qui a marqué notre vie professionnelle. Et donc, dans cette logique de rencontre d'entraide, on a décidé d'organiser ces live métiers. Si vous souhaitez participer à ce mouvement d'entraide, je vous mets le lien vers notre page, vers notre communauté d'entraide. Chance qui permet aujourd'hui à plus de 18 000 personnes d'être en contact et d'avancer dans cette logique-là.

Camille (Chance)

Merci à tous d'avoir participé. Merci à tous pour vos questions pris quelques minutes. C'était passionnant.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Et merci aux participants de m'avoir écouté.

Camille (Chance)

Je vous souhaite à tous une bonne soirée. Et à bientôt.

Claude Waret (CEO d'une start-up de l'économie sociale et solidaire)

Au revoir.

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