Résumé en 10 secondes
- Mission : accompagner des organisations privées, publiques ou non marchandes pour rendre leur communication plus responsable, plus juste et mieux reliée aux enjeux écologiques, sociaux et sociétaux.
- Concret : former des équipes, relire des contenus pour limiter le greenwashing, construire ou refondre une stratégie de communication responsable.
- Point fort : un métier à l’interface entre communication, marketing, publicité, RSE et transition écologique.
- Vigilance : l’impact réel dépend aussi des décisions de l’organisation. Cela peut créer de la frustration.
- Première étape : développer une double compétence : communication, marketing ou publicité, et enjeux RSE.
CIPA → Contribution, Activités quotidiennes, Interactions.
Mission & ce qu'on fait concrètement
Les missions principales du consultant en communication responsable
Le ou la consultant·e en communication responsable aide les organisations à mieux communiquer sur leurs engagements, sans embellir la réalité. Le métier consiste aussi à réduire les impacts des actions de communication elles-mêmes : événement, site web, plaquette, campagne, rapport RSE.
Mathieu Jahnich, consultant en communication responsable, résume bien ce double mouvement : “L’idée, c’est qu’on s’intéresse à l’interface entre les enjeux de transition écologique et nos métiers. Et donc, ça va être à la fois comment est-ce qu’on communique sur la démarche, par exemple, de responsabilité sociétale d’une organisation, qu’elle soit privée ou publique. Comment est-ce qu’elle valorise ses avancées, ses enjeux, les difficultés qu’elle rencontre ? Et ça va être aussi de comment est-ce qu’on peut réduire nos propres impacts quand on fait un événement, quand on conçoit un site web, quand on fait une plaquette, toutes nos actions de communication, comment est-ce qu’on peut faire en sorte qu’elles soient moins négatives pour l’environnement et plus positives sur un plan social et sociétal ?”
- Former : expliquer la communication responsable à des équipes communication, marketing, publicité, RSE ou juridiques.
- Relire : analyser un communiqué de presse, une page web, une campagne publicitaire ou un rapport RSE.
- Questionner : demander les preuves derrière une affirmation environnementale ou sociale.
- Reformuler : proposer des mots plus justes, plus précis, moins excessifs.
- Diagnostiquer : observer les pratiques existantes et les points de fragilité.
- Co-construire : animer des ateliers pour bâtir une stratégie de communication responsable.
- Déployer : aider l’organisation à passer de la stratégie aux actions concrètes.
Une journée type, ou plutôt des situations qui reviennent
Une journée peut démarrer par la relecture d’un communiqué sur une stratégie climatique. Le travail consiste alors à repérer les mots trop forts, à demander des preuves, à vérifier si le sujet mis en avant correspond vraiment à l’impact majeur de l’organisation.
Elle peut se poursuivre avec une formation. Dans ce cadre, le ou la consultant·e parle de greenwashing, d’écoconception des supports, de communication inclusive, de lutte contre les stéréotypes, ou encore de nouveaux imaginaires.
Sur une mission longue, le rythme change. Il faut organiser un diagnostic, conduire des entretiens, préparer des ateliers, restituer une analyse, puis accompagner le déploiement. Le métier demande donc de passer souvent de la hauteur stratégique au détail d’une phrase.
CIPA → Activités quotidiennes, Contribution.
Compétences & qualités clés
Compétences techniques
- Communication : comprendre les messages, les publics, les supports et les effets produits.
- Marketing et publicité : connaître les logiques de marque et les campagnes.
- RSE : comprendre les démarches de responsabilité sociale et sociétale des organisations.
- Transition écologique : connaître les grands enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux.
- Analyse critique : repérer les incohérences entre discours, preuves et modèle économique.
- Animation : conduire des ateliers de co-construction.
- Pédagogie : rendre des sujets complexes accessibles à des équipes variées.
Qualités humaines
- Franchise : savoir dire ce qui ne va pas, sans casser l’élan.
- Écoute : comprendre les contraintes internes des équipes.
- Rigueur : ne pas se contenter d’un mot séduisant si la preuve manque.
- Courage : aborder les limites du modèle économique quand c’est nécessaire.
- Énergie constructive : semer des graines, même quand tout ne change pas immédiatement.
Outils et repères utilisés
Les outils cités sont surtout des repères méthodologiques : règles déontologiques, principaux signes de greenwashing, lois votées ou en discussion au niveau de l’Union européenne, éléments de preuve, diagnostics, audits, ateliers.
Les supports analysés peuvent être très concrets : contenus de site web, communiqués de presse, projets de campagne, publicités, rapports RSE, plaquettes ou événements.
CIPA → Activités quotidiennes : compétences. Interactions : culture, cadre.
Conditions de travail
Cadre, lieux et rythme
Le métier peut s’exercer dans plusieurs cadres : en agence, chez un annonceur, dans une entreprise ou une organisation, ou en freelance. Un exemple cité est celui d’une petite structure indépendante de trois personnes, décrite comme un trio d’expertes sur ces sujets.
Les missions peuvent être courtes, comme une relecture de contenu, ou longues, sur plusieurs mois voire un peu plus d’un an, quand il s’agit de stratégie, de diagnostic, d’ateliers et de déploiement.
Les horaires, le télétravail, les déplacements et le rythme hebdomadaire ne sont pas précisés. Non précisé — À clarifier.
Rémunération et statut
La rémunération, les fourchettes de salaire, les variables et les tarifs ne sont pas précisés. Non précisé — À clarifier.
Les statuts possibles cités sont : freelance, travail en agence, travail chez un annonceur, en entreprise ou en organisation. Les types de contrats ne sont pas détaillés. Non précisé — À clarifier.
Cadre légal et certifications
Des règles déontologiques et des lois européennes, votées ou à venir, sont citées comme repères importants pour lutter contre le greenwashing. Aucune certification obligatoire n’est mentionnée. Non précisé — À clarifier.
CIPA → Interactions, Vie personnelle.
Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi
- Se sentir utile : le métier cherche à mettre la communication et le marketing au service de la transformation écologique, sociale et sociétale.
- Varier les terrains : les organisations accompagnées peuvent être privées, publiques, associatives ou non marchandes.
- Apprendre tout le temps : les sujets évoluent, les secteurs changent, les enjeux ne sont jamais figés.
- Créer des déclics : certaines personnes en formation se sentent reconnues dans des sujets qu’elles portaient déjà, comme l’écriture sans stéréotype de genre ou la lutte contre le sexisme.
- Valoriser l’existant : le métier ne consiste pas seulement à pointer les manques. Il aide aussi les équipes à voir ce qu’elles font déjà de pertinent.
Une mini-histoire revient souvent dans ce métier : une équipe communication arrive avec un contenu presque prêt. Elle veut parler de climat, de RSE ou d’emballage plus responsable. Le risque : trop promettre. Le déclic vient quand une question simple est posée : quelles preuves avez-vous ? Le résultat n’est pas forcément un discours plus spectaculaire. C’est souvent un message plus juste, plus sobre, plus solide. Et parfois, c’est là que le petit battement de cœur arrive : quand les mots reprennent leur place, au service du réel.
CIPA → Contribution, Activités quotidiennes, Interactions.
Inconvénients & points de vigilance
- Le décalage peut peser : les enjeux écologiques, sociaux et sociétaux sont majeurs, mais les transformations restent parfois trop lentes. Piste : agir à son échelle professionnelle, poser les bonnes questions, semer des graines.
- Les recommandations ne sont pas toujours appliquées : les décisions finales peuvent dépendre de niveaux politiques ou stratégiques élevés dans l’organisation. Piste : être clair dans l’analyse et aider les équipes à porter le sujet en interne.
- Le risque de frustration est réel : certaines organisations retiennent plus facilement les gestes visibles, comme du papier certifié ou un site plus accessible, que la transformation du modèle économique. Piste : rappeler les enjeux de fond et ne pas réduire la communication responsable à des ajustements de surface.
- La posture peut être discutée : certaines personnes peuvent juger la vision trop engagée ou politique. Piste : rester rigoureux, argumenter, relier les propos aux preuves et aux enjeux.
“Face à l’éco-anxiété, ce qui est important, c’est d’agir. Nous, on a la chance de pouvoir agir dans notre activité professionnelle au quotidien et d’essayer de proposer aux entreprises de se poser les bonnes questions et de mettre la communication et le marketing au service de la transformation.”
CIPA → Vie personnelle, Interactions.
Comment y accéder (parcours & étapes)
- Se renseigner et clarifier : explorer la communication responsable, le greenwashing, la RSE, l’écoconception, la communication inclusive et les nouveaux imaginaires.
- Se former et valider : construire une double compétence : communication, marketing ou publicité d’un côté ; enjeux écologiques, sociaux et sociétaux de l’autre.
- Constituer des preuves : produire des analyses, relire des contenus, participer à des ateliers, documenter ses apprentissages, montrer sa capacité à questionner un message.
- Obligations légales et certifications : aucune certification obligatoire n’est précisée. Les règles déontologiques et lois européennes sur les allégations environnementales sont à suivre.
- Candidater ou démarcher : viser les agences, annonceurs, entreprises, organisations publiques, ONG ou structures non marchandes qui travaillent sur ces sujets.
- Réseauter et rencontrer : s’appuyer sur les formations, les conférences, les webinaires, les médias spécialisés et les communautés engagées pour rencontrer des personnes du secteur.
À clarifier avec la grille CIPA :
- Contribution : quels sujets souhaitez-vous vraiment servir : climat, RSE, inclusion, transformation des modèles, sensibilisation ?
- Vie personnelle : quel statut vous convient : salarié·e, freelance, petite structure, grande organisation ?
- Activités quotidiennes : préférez-vous former, analyser, écrire, animer des ateliers ou piloter des stratégies longues ?
CIPA → À clarifier.
Astuces
- Se former sans attendre : lire des médias engagés et rigoureux pour suivre l’évolution des sujets.
- Faire des ateliers de sensibilisation : participer à des fresques ou à des ateliers permettant de mieux comprendre les enjeux à l’échelle individuelle et collective.
- Garder une veille régulière : suivre des comptes et chaînes qui donnent accès à des chercheurs, chercheuses, entreprises et spécialistes.
- Travailler la preuve : à chaque promesse, demander : sur quoi s’appuie-t-elle ?
- Rester humble : les sujets sont vastes. Personne ne maîtrise tout. L’apprentissage continu fait partie du métier.
CIPA → Activités quotidiennes, Interactions.
Retours d'expérience
Un parcours possible commence par les sciences, se poursuit par un doctorat en communication des sciences et de l’environnement, puis bifurque vers la communication dans des organismes de recherche. La première bascule consiste à prouver que l’on sait faire de la communication, pas seulement réfléchir à la communication. La seconde consiste à passer du rôle de communicant au rôle de consultant, grâce à la confiance de premiers clients.
Repères utiles : 25 ans de travail à l’interface entre soutenabilité, communication, marketing et publicité ; une première mission de conseil citée en 2012 ; des missions d’expertise pour l’Agence de la Transition Écologique ; une contribution au Guide de la Communication Responsable de l’ADEME.
“J’ai le sentiment d’être le plus utile à ma place aujourd’hui. Et ce qui me plaît, c’est de travailler avec des organisations vraiment très différentes les unes des autres et de pouvoir continuer à progresser dans mon expertise et la mettre au service de nos publics.”
CIPA → Contribution : sentiment d’utilité. Activités : analyse, conseil, progression continue.
Évolutions & passerelles
Plusieurs passerelles sont citées autour de ce métier : communication, marketing, publicité, RSE, conseil, agence, annonceur, organisation publique, ONG ou secteur non marchand.
Une évolution peut aller vers des missions plus stratégiques et longues : diagnostic, audit, ateliers, stratégie de communication responsable, refonte de stratégie RSE, déploiement interne et externe.
Des spécialisations peuvent aussi se dessiner selon les besoins des organisations : lutte contre le greenwashing, écoconception des supports de communication, communication inclusive, nouveaux imaginaires, dialogue avec les parties prenantes.
CIPA → Contribution : impact plus stratégique. Interactions : interlocuteurs plus variés. Activités : moins de relecture ponctuelle, plus d’accompagnement long.
FAQ
Faut-il venir de la communication pour devenir consultant en communication responsable ?
Une compétence en communication, marketing ou publicité est présentée comme importante. Elle doit être complétée par une compréhension solide des enjeux écologiques, sociaux et sociétaux.
Le métier consiste-t-il seulement à éviter le greenwashing ?
Non. Le greenwashing est un sujet central, mais la communication responsable couvre aussi l’écoconception, la communication inclusive, la lutte contre les stéréotypes, les nouveaux imaginaires et la cohérence entre messages, valeurs et actions.
Existe-t-il une checklist pour relire les messages ?
Oui, des signes de greenwashing, règles déontologiques et repères juridiques sont utilisés. Mais le cœur du travail reste le questionnement : quelles preuves ? quel impact majeur ? quelle formulation juste ?
Est-ce un métier frustrant ?
Oui, cela peut l’être. Les transformations ne vont pas toujours assez loin ou assez vite. La piste donnée est d’agir, de rester franc, d’aider les équipes à porter les sujets et d’accepter de semer des graines.
Quels horaires et revenus prévoir ?
Non précisé — À clarifier selon le statut, la structure, le niveau d’expérience et le type de mission.
Ressources citées
- ADEME : Agence de la Transition Écologique.
- Guide de la Communication Responsable : ouvrage de l’ADEME.
- M ta Terre : ressource de l’ADEME destinée aux plus jeunes.
- Vert, le média qui annonce la couleur.
- Climax.
- Reporters : nom cité ainsi.
- Bons potes : compte ou média cité pour la veille.
- Pour un réveil écologique.
- LIMIT.
- Green Letter.
- Sysmic : nom cité ainsi.
- Fresques : ateliers de sensibilisation aux enjeux écologiques.
- Atelier d’automne : nom cité ainsi.
Conclusion actionnable (douce)
Pour tester ce métier, choisissez une communication existante : une page web RSE, une publicité, un communiqué, une plaquette. Puis posez trois questions simples : quelle est la promesse ? quelles preuves la soutiennent ? quel impact réel est laissé de côté ?
C’est un premier pas modeste, mais très parlant. Il vous met déjà dans la posture du métier : regarder les mots, chercher le réel, aider une organisation à avancer sans se raconter d’histoire.
- Action Contribution : identifiez un sujet que vous aimeriez servir : climat, inclusion, sobriété, transformation des modèles.
- Action Activités : entraînez-vous à relire un contenu et à proposer une reformulation plus juste.
CIPA → Contribution, Activités quotidiennes.
Grille CIPA
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