Sommaire

Fiche métier : consultant RSE, accompagner les entreprises vers des pratiques plus responsables

Résumé en 10 secondes du métier de consultant RSE

  • Mission : conseiller des entreprises sur leur responsabilité sociétale, c’est-à-dire leurs impacts sur le monde.
  • Clients : TPE, PME et grands groupes, en France comme à l’international.
  • Sujets fréquents : RSE globale, RGPD, conformité, lutte contre la corruption, gestion des risques.
  • Point fort : un métier de pédagogie, de veille et de production concrète pour aider les organisations à agir.
  • Vigilance : le doute, les rythmes variables et les démarches parfois limitées au minimum réglementaire font partie du terrain.

CIPA → Contribution : améliorer les pratiques des entreprises. Activités quotidiennes : veiller, conseiller, produire. Vie personnelle : choisir un cadre compatible avec son rythme.

Mission & ce qu’on fait concrètement comme consultant RSE

Un consultant RSE accompagne les entreprises sur leur responsabilité sociétale. Il les aide à comprendre leurs impacts, à respecter certaines obligations et à construire des actions utiles. Le métier peut couvrir l’environnement, les conditions de travail, la conformité, les achats, les données personnelles ou encore la lutte contre la corruption.

Éloi Maillard Perrochon, consultant en RSE : « Un consultant en RSE, déjà, c’est un consultant, c’est quelqu’un qui va conseiller des entreprises du secteur de toute taille, sur un sujet particulier qui est la RSE, la responsabilité sociétale des entreprises. Donc, c’est la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de ses impacts sur le monde. »

Les missions principales du consultant RSE

  • Conseiller des entreprises de tailles différentes sur leurs enjeux RSE.
  • Analyser des risques, des obligations ou des pratiques existantes.
  • Former les équipes sur des sujets comme le RGPD, l’anticorruption ou la conformité.
  • Produire des documents, supports, méthodes ou contenus de formation.
  • Accompagner les directions dans leurs décisions : juridique, RSE, conformité, achats, IT ou direction générale.
  • Faire de la veille sur le droit, les réglementations et les courants sociétaux.

Une semaine type, plus qu’une journée type

Le métier change beaucoup selon les clients. La semaine peut se découper en trois grands blocs.

  • Culture générale et veille : se former, lire, suivre les évolutions réglementaires, comprendre les enjeux sociaux ou environnementaux liés aux activités des clients.
  • Accompagnement client : répondre par mail, échanger au téléphone, intervenir chez le client, animer des formations, apporter des solutions.
  • Production : créer des documents, formaliser une méthode, préparer des supports, transmettre de la connaissance.

Le consultant RSE ne se limite pas à dire quoi faire. Dans ce parcours, l’approche est très opérationnelle : expliquer, montrer, outiller, puis laisser l’entreprise avancer avec des repères solides.

CIPA → Activités quotidiennes : veille, échanges, production. Contribution : transformer la contrainte en valeur utile pour l’entreprise et ses parties prenantes.

Compétences & qualités clés pour devenir consultant RSE

Compétences techniques

  • Compréhension de la RSE : impacts sociaux, environnementaux, éthiques et réglementaires.
  • Gestion des risques : utile dans plusieurs domaines du développement durable.
  • Conformité : RGPD, loi Sapin 2, anticorruption, droit de la compliance.
  • Méthodes spécialisées : bilan carbone, reporting extra-financier, audit des conditions de travail, selon la spécialisation choisie.
  • Production documentaire : rédiger, structurer, transmettre des connaissances de façon claire.

Qualités humaines

  • Pédagogie : expliquer sans écraser, rendre le sujet accessible.
  • Écoute active : comprendre les besoins réels derrière la demande.
  • Esprit analytique : traiter beaucoup de données et de contextes différents.
  • Capacité de synthèse : rendre lisible ce qui est complexe.
  • Curiosité : aller chercher l’information, rester à jour, vouloir mieux comprendre.
  • Assertivité : dire les choses clairement, surtout quand l’entreprise veut faire le minimum.
  • Exigence : vouloir produire un travail de qualité, sans s’épuiser.

Outils et technologies cités

  • LinkedIn : canal possible pour être contacté par des clients.
  • Malt et Freework : plateformes utilisées pour trouver des missions ou répondre à des annonces.
  • Référentiels et certifications : ISO 31000, ISO 37001, RGPD, outils spécialisés selon les sujets.

CIPA → Activités quotidiennes : apprendre, analyser, expliquer. Interactions : collaborer avec des directions variées et adapter son langage.

Conditions de travail du consultant RSE

Cadre, lieux et rythme

Le métier peut s’exercer en freelance ou en salariat. En freelance, le rythme varie fortement selon les missions. Certaines journées sont pleines de formation et d’échanges. D’autres sont consacrées à la production et à la veille.

Le travail peut se faire à distance, depuis chez soi, ou chez le client. Certains clients demandent une présence cinq jours par semaine. Ce n’est pas toujours compatible avec les besoins personnels ou physiologiques de chacun. Le cadre se négocie donc mission par mission.

Rémunération et chiffre d’affaires

  • Fourchette freelance citée : environ 200 à 1 000 euros par jour selon l’ancienneté et le positionnement.
  • Tarif pratiqué dans l’exemple donné : entre 750 et 850 euros par jour.
  • Chiffre d’affaires annuel cité : 160 000 euros sur une année, avec une estimation similaire pour l’année suivante.

Ces chiffres dépendent fortement de l’expérience, du marché, des certifications, du réseau et du type de missions.

Facturation et contrats

  • À la journée : quand le client demande une disponibilité complète.
  • À l’heure : pour des interventions courtes.
  • Au forfait : un prix fixé pour une prestation précise.
  • En régie : facturation selon le temps réellement passé.

Certifications et cadre légal

Plusieurs certifications ont été citées en France ou dans un cadre européen et international : ISO 31000 pour la gestion des risques, ISO 37001 pour les systèmes anticorruption, RGPD pour la protection des données. Les besoins varient selon la spécialisation.

CIPA → Interactions : clients, directions, plateformes, missions. Vie personnelle : lieu, rythme, revenus et statut doivent être choisis avec soin.

Avantages — Pourquoi le métier de consultant RSE peut faire aimer le lundi

  • Un métier utile : il relie les décisions d’entreprise à leurs impacts sur le monde.
  • Une grande variété : TPE, PME, grands groupes, sujets juridiques, sociaux, environnementaux ou internationaux.
  • Un apprentissage permanent : la veille et la formation font partie du métier.
  • Un rôle concret : on ne reste pas au niveau des idées. On produit, on montre, on forme.
  • Une liberté possible : en freelance, on peut choisir son rythme, ses clients et parfois ses limites.

Un exemple parle bien de ce petit battement de cœur professionnel. Une personne formée au droit découvre que son parcours initial ne lui permet pas de contribuer à une paix durable. Elle reprend une formation en développement durable, commence par une alternance, puis construit une expertise en RSE réglementaire. Le déclic ne supprime pas les doutes, mais il ouvre une direction : faire un métier aimé, dans des conditions à ajuster.

« Le Parcours Chance m’a aidé, non pas à déterminer quel métier je voulais faire, parce que mon métier, je l’aime et vraiment, c’est un métier passion. Mais comment est-ce que je voulais le réaliser ? Dans quelles conditions est-ce que je voulais travailler ? »

CIPA → Contribution : travailler pour des pratiques plus responsables. Activités : apprendre et produire. Interactions : trouver le cadre qui respecte sa façon de travailler.

Inconvénients & points de vigilance du métier de consultant RSE

  • Des entreprises parfois peu ambitieuses : certaines veulent seulement atteindre le minimum réglementaire. Piste de contournement : faire preuve de pédagogie, montrer qu’on peut faire mieux, puis accepter les limites si la décision reste bloquée.
  • Un rythme irrégulier en freelance : il peut y avoir des périodes très chargées et d’autres plus calmes. Piste de contournement : ajuster son temps, bloquer des journées de production ou de repos, choisir ses missions avec lucidité.
  • Une prospection variable : certains contrats se signent vite, d’autres demandent plusieurs mois. Piste de contournement : combiner réseau, plateformes, LinkedIn et recommandations.
  • Une veille exigeante : les réglementations évoluent. Piste de contournement : se former régulièrement, au moins chaque année sur un sujet utile.
  • Un risque d’inadéquation avec certains cadres : présence obligatoire, culture du contrôle, attentes floues. Piste de contournement : clarifier les conditions avant d’accepter.

« Je vous suggère que le doute est absolument bénéfique. Ça permet de se remettre en question et d’avancer au quotidien. »

CIPA → Vie personnelle : préserver son énergie et son rythme. Interactions : poser ses limites avec les clients et accepter de ne pas convaincre tout le monde.

Comment accéder au métier de consultant RSE

  1. Se renseigner et clarifier son angle : la RSE est large. Environnement, social, conformité, achats, données, anticorruption : il faut choisir les sujets qui attirent vraiment.
  2. Se former ou valider une base solide : les parcours possibles passent par la qualité, l’hygiène-sécurité-environnement, la gestion de projet, la biologie, le droit, l’audit, les écoles de commerce ou Sciences Po.
  3. Constituer des preuves : alternance, stage, première mission, production documentaire, accompagnement réel d’une stratégie RSE.
  4. Ajouter des certifications si elles servent le projet : ISO 31000, ISO 37001, RGPD ou outils spécialisés selon le domaine choisi.
  5. Candidater ou démarcher : viser cabinets de conseil, directions RSE, directions conformité, directions juridiques, ou missions freelance.
  6. Réseauter et provoquer les rencontres : une première recruteuse, un client, une conférence ou une plateforme peuvent devenir des points de bascule.

Formations citées

  • Master en développement durable à l’Université de Versailles Saint-Antonin.
  • Formations similaires citées à la Sorbonne et à Dauphine.
  • Formations d’écologues et de sciences naturelles dans différentes universités françaises.
  • Parcours en droit social, audit, école de commerce ou Sciences Po selon l’orientation.

CIPA → À clarifier : quelle contribution voulez-vous avoir : réglementaire, sociale, environnementale ? Quel cadre vous convient : cabinet, entreprise, freelance ? Quelles activités vous donnent de l’énergie : analyser, former, produire, convaincre ?

Astuces concrètes pour exercer le métier de consultant RSE

  • Rester en veille : suivre les évolutions du droit, des pratiques et des contextes internationaux.
  • Ne pas vendre à tout prix : partir du besoin réel du client, proposer une solution, accepter que ce ne soit pas toujours la bonne mission.
  • Transformer la contrainte en valeur : montrer qu’un sujet réglementaire peut aussi améliorer l’organisation.
  • Faire simple sans simplifier à l’excès : la pédagogie est centrale.
  • Partager la connaissance : donner de l’information n’appauvrit pas. Cela peut enrichir l’échange et améliorer la pratique.
  • Adapter son regard à l’international : éviter d’imposer mécaniquement des standards européens à des contextes sociaux différents.

CIPA → Activités : routines de veille, formation, transmission. Interactions : posture d’écoute, de pédagogie et d’ajustement culturel.

Retours d’expérience sur un parcours de consultant RSE

Le parcours présenté démarre par une formation de juriste, avec un Master 2 en droit international et droit de la défense. Le déclic arrive lors d’une réflexion sur la paix durable : le cadre appris jusque-là ne suffit pas à contribuer à cette direction.

La suite passe par un second master en développement durable, réalisé en alternance dans une entreprise de recrutement en croissance. Puis vient une première expérience de chargé de mission développement durable, avec le développement d’une stratégie RSE. Le conseil arrive ensuite, d’abord en stage, puis en poste pendant trois ans et demi dans un cabinet.

Un point clé du parcours : une directrice de cabinet qui fait confiance sur les sujets réglementaires de la RSE dès 2015-2016. Cette confiance permet de construire une expertise sur le droit de la compliance, la protection des données, l’anticorruption et la RSE réglementaire.

Repères cités : environ 10 ans d’expérience, plusieurs certifications, des clients comme Shotgun, Autoki, Nexan, Safran ou Adevinta, et un chiffre d’affaires annuel de 160 000 euros en freelance.

CIPA → Contribution : relier droit, durabilité et utilité. Vie personnelle : choisir non seulement le métier, mais les conditions dans lesquelles l’exercer.

Évolutions & passerelles après le métier de consultant RSE

Avec de l’expérience, plusieurs postes deviennent possibles en entreprise :

  • responsable compliance ;
  • directeur ou directrice juridique ;
  • responsable RSE ;
  • directeur ou directrice RSE ;
  • poste d’expertise en conformité, données ou anticorruption.

La montée en responsabilité peut changer le quotidien. Un poste de direction augmente l’influence sur les décisions, mais peut aussi ajouter du management. Or tout le monde n’a pas envie de manager. Une trajectoire d’expertise peut permettre d’apporter un savoir pointu sans basculer vers la gestion d’équipe.

CIPA → Contribution : impact plus stratégique possible. Interactions : plus de décisions, parfois plus de management. Vie personnelle : rythme et responsabilités à réévaluer. Activités : expertise ou pilotage selon la voie choisie.

FAQ sur le métier de consultant RSE

Faut-il venir du droit pour devenir consultant RSE ?

Non. Le droit peut être utile pour la RSE réglementaire, la conformité, le RGPD ou l’anticorruption. Mais d’autres parcours existent : qualité, hygiène-sécurité-environnement, gestion de projet, biologie, audit, école de commerce ou Sciences Po.

Peut-on exercer consultant RSE en salariat ?

Oui. Le métier s’exerce très bien en salariat. Le freelance est une option, pas une obligation. Le bon choix dépend du besoin de sécurité, d’autonomie, de rythme et de cadre.

Quels clients peut accompagner un consultant RSE ?

Des TPE, PME et grands groupes. Les interlocuteurs peuvent être les directions juridiques, générales, conformité, RSE, achats ou IT, selon le sujet traité.

Le métier demande-t-il beaucoup de prospection ?

En freelance, oui, mais elle peut prendre plusieurs formes : clients entrants, LinkedIn, plateformes comme Malt ou Freework, réseau, recommandations, rencontres avec des personnes qui ont un besoin clair.

Comment savoir si la RSE est le bon terrain pour soi ?

À clarifier : avez-vous envie d’apprendre en continu ? Aimez-vous expliquer des sujets complexes ? Acceptez-vous de travailler avec des entreprises parfois imparfaites, tout en cherchant à les faire avancer ?

Ressources citées pour explorer le métier de consultant RSE

  • Université de Versailles Saint-Antonin : master en développement durable cité.
  • Sorbonne : formation en développement durable citée.
  • Dauphine : formation similaire citée.
  • ISO 31000 : certification liée à la gestion des risques.
  • ISO 37001 : certification liée aux systèmes anticorruption.
  • RGPD : cadre de référence pour la protection des données.
  • Loi Sapin 2 : cadre cité pour la lutte contre la corruption.
  • Malt : plateforme de missions freelance.
  • Freework : plateforme de missions freelance.
  • LinkedIn : réseau utilisé pour être contacté et créer des opportunités.

Premier pas doux pour tester le métier de consultant RSE

Commencez petit. Choisissez un sujet RSE qui vous attire vraiment : environnement, conditions de travail, données personnelles, anticorruption, achats, conformité. Puis cherchez une personne qui l’exerce et posez trois questions simples : que faites-vous chaque semaine ? Qu’est-ce qui vous donne de l’énergie ? Qu’est-ce qui vous pèse ?

Le métier de consultant RSE invite à aligner trois choses : ce que vous voulez apporter, la manière dont vous aimez travailler, et le cadre dont vous avez besoin pour tenir dans la durée. Les rencontres comptent. Elles peuvent ouvrir une porte, donner confiance, ou faire sentir que la place est là, juste un peu plus loin.

CIPA → Contribution : choisir une cause concrète. Vie personnelle : définir vos limites de rythme et de cadre. Activités : tester votre appétence pour la veille, l’analyse et la pédagogie.

Grille CIPA du consultant RSE : tenir ensemble impact, cadre et énergie

Contribution Interactions Vie personnelle Activités quotidiennes
  • Étoile du Nord : aider les entreprises à prendre en compte leurs impacts sur le monde.
  • Empreinte professionnelle — Pourquoi : transformer des contraintes réglementaires en leviers de valeur.
  • Cause — Pour quoi : RSE, conformité, protection des données, anticorruption, conditions de travail selon la spécialisation.
  • Public cible — Pour qui : TPE, PME, grands groupes, directions juridiques, RSE, conformité, achats, IT.
  • Rayonnement professionnel — Jusqu’où : missions en France et à l’international, avec attention aux différences culturelles.
  • Ce que ça implique : accepter d’avancer par pédagogie, parfois avec des organisations qui ne veulent faire que le minimum.
  • À clarifier : quel impact précis voulez-vous avoir dans la RSE ?
  • Type de structure : cabinet, entreprise, freelance, plateformes de missions.
  • Cadre et espace de travail : domicile possible, présence client possible, modalités à négocier.
  • Culture et dynamique de travail : échanges avec des directions variées, besoin d’écoute et d’assertivité.
  • Ce que ça implique : le cadre client peut soutenir ou fatiguer. Il faut poser ses conditions tôt.
  • À clarifier : préférez-vous l’autonomie freelance, la stabilité salariée ou le collectif d’un cabinet ?
  • Lieu de vie : travail principalement depuis chez soi possible dans l’exemple donné.
  • Statut professionnel : freelance ou salariat.
  • Horaires et rythme de travail : variables selon les missions, avec possibilité de choisir et de neutraliser des journées en freelance.
  • Revenus : fourchette citée de 200 à 1 000 euros par jour ; exemple entre 750 et 850 euros par jour.
  • Ce que ça implique : liberté et variabilité vont ensemble. Le statut freelance n’est pas fait pour tout le monde.
  • À clarifier : quel niveau de revenu, de sécurité et de disponibilité vous faut-il vraiment ?
  • Moteurs : apprendre, comprendre, expliquer, produire, aider à décider.
  • Secteur d’activité économique : conseil aux entreprises sur la RSE et la conformité.
  • Champ professionnel : développement durable, droit de la compliance, RGPD, anticorruption, gestion des risques.
  • Compétences : veille, analyse, synthèse, pédagogie, écoute, production documentaire.
  • Outils cités : LinkedIn, Malt, Freework, ISO 31000, ISO 37001, RGPD.
  • Ce que ça implique : rester à jour en continu et accepter une activité qui change selon les clients.
  • À clarifier : quelles activités vous donnent envie de recommencer lundi matin ?

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