Fiche métier : développeur·euse web back-end (PHP)

Résumé en 10 secondes

  • Vous construisez la “partie moteur” d’un site : la logique et la donnée, côté back-end.
  • Vous développez en PHP, parfois avec WordPress, Drupal, Symphony, et vous pouvez créer des API.
  • Vous travaillez en équipe, avec beaucoup d’échanges et de réunions.
  • Le rythme peut alterner entre périodes calmes et rush. L’organisation et les pauses comptent.
  • Premier pas : coder un petit projet (même un morpion) pour vérifier l’appétence.

Mission du développeur web back-end : ce qu’on fait concrètement

Les missions principales

  • Construire les logiques qui gèrent la donnée, en amont de ce que l’utilisateur·rice voit à l’écran.
  • Développer en PHP, avec des frameworks ou outils cités : WordPress, Drupal, Symphony.
  • Construire des API pour “laisser des portes ouvertes” à d’autres applications qui viendront chercher des données.
  • Répondre aux demandes : comprendre ce qui ne marche pas, corriger, améliorer.
  • Continuer à apprendre pour monter en compétences et pouvoir rejoindre de nouveaux projets.

Une journée type (version vraie vie)

  • Vous commencez par regarder les échanges internes et les mails.
  • Vous repérez les demandes client ou les sujets à corriger sur un projet.
  • Vous avancez sur du développement : logique, données, API, corrections.
  • Vous faites une pause déjeuner d’environ 1h à 1h30.
  • Vous participez à des réunions, et vous échangez beaucoup avec l’équipe pour vous débloquer et avancer.

Compétences et qualités clés pour réussir

Compétences techniques (hard skills)

  • PHP (spécialisation back-end).
  • API (construction et exposition de données).
  • Écosystème cité : WordPress, Drupal, Symphony.
  • Repères front : HTML, CSS, JavaScript (utile si vous voulez aller vers le front-end).

Qualités humaines (soft skills)

  • Adaptation : surtout si vous travaillez à distance.
  • Endurance et persévérance : il faut “s’acharner” quand ça bloque.
  • Curiosité : aller chercher, tester, recommencer.
  • Amélioration continue : vouloir faire mieux, petit pas par petit pas.

Outils et pratiques cités

  • IA : utilisée comme un outil pour gagner du temps, surtout quand on a déjà des bases de code.
  • LinkedIn : recherche d’opportunités, échanges.
  • Discord : réseau, mentors, discussions techniques.

Conditions de travail (télétravail, horaires, salaire)

Cadre de travail

  • Travail en équipe, échanges fréquents.
  • Télétravail majoritaire, avec 1 à 2 jours sur site possibles selon l’organisation.
  • Coordination : se caler sur une journée commune en présentiel pour garder du lien.

Horaires et rythme

  • Début vers 9h00–9h15.
  • Fin souvent entre 18h00 et 19h00, parfois avant 17h30 selon la charge.
  • Des périodes de rush existent, alternant avec des périodes plus légères.

Rémunération (repères donnés)

  • Premier poste après formation : autour de 30–35k bruts annuels.
  • Progression possible selon l’expertise.
  • Tendance évoquée : le back-end peut être légèrement mieux payé, sans gros écart.

Avantages : pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi

  • Le plaisir de construire : vous fabriquez quelque chose qui tient debout, qui sert, qui tourne.
  • La satisfaction de résoudre : comprendre, débloquer, corriger, livrer.
  • La flexibilité : le télétravail et une certaine souplesse selon les périodes.
  • Une dynamique d’équipe : échanges, conseils, progression collective.

“On va parler d’un événement qui va être bientôt : les JO… pour moi, c’est ça qui est important. C’est pour ça que je fais ce métier. C’est pour passer le relais, vraiment pour encourager d’autres personnes et surtout… d’autres femmes qui pensaient que ce métier n’était pas fait pour elles… Et puis après… je rêve de créer des choses qui soient super efficaces, qui puissent aider la plupart des gens à mieux travailler, à faciliter leur process.”

Inconvénients et points de vigilance (sans dramatiser)

  • Le passage au travail à distance peut secouer, surtout si vous venez d’un métier “de terrain”.
  • La fatigue écran : rester derrière un ordinateur toute la journée demande une vraie hygiène de pauses.
  • Le rythme peut être irrégulier : parfois vous “bossez beaucoup trop”, puis ça redescend.
  • Le risque de dispersion : trop de langages, trop de nouveautés. Mieux vaut avancer étape par étape.

Comment y accéder : parcours et étapes

  1. Se renseigner : recherches (ex. Grande École du Numérique), forums, groupes, échanges.
  2. Rejoindre un programme qui ouvre une porte : exemple cité, Social Builder (orientation vers les femmes dans la tech).
  3. Se former : exemple cité, Webforce 3 (4 mois théorie + 2 mois pratique) pour un diplôme “niveau BTS”. Puis une formation complémentaire de 2–3 mois (ex. O’clock).
  4. Faire un stage utile : viser, si possible, une pré-embauche. Éviter le stage “pour faire un stage”.
  5. Se positionner : trouver rapidement une spécialité (ex. back-end PHP) pour faciliter le recrutement.
  6. Réseauter : LinkedIn pour les opportunités, Discord pour apprendre et rencontrer des mentors.

Financement (exemples cités)

  • Pôle emploi peut financer une formation (exemple : financement intégral évoqué, avec un peu de CPF à l’époque).

Astuces concrètes pour démarrer

  • Testez tout de suite : codez, même petit. Un mini-jeu comme un morpion peut suffire à sentir l’appétence.
  • Choisissez un axe si vous faites une formation courte : front ou back, pour trouver plus vite.
  • Utilisez l’IA pour gagner du temps, mais gardez une base solide : comprendre le code reste central.
  • Allez chercher de l’aide : mentors, collègues, réseau. Ce métier se pratique rarement seul.

Retours d’expérience (repères et déclics)

“J’ai fait donc une reconversion après… une bonne quinzaine d’années dans l’hôtellerie restauration… fin 2019, j’ai voulu… transformer une passion en métier… J’ai fait ma formation… quatre mois de théorie et deux mois de pratiques… Du coup, ça m’a permis de passer mon diplôme… Après ça, j’ai voulu continuer parce que j’ai compris qu’il y avait une certaine partie de mon métier que j’aimais et c’était la partie moteur… moi, je suis axée back-end… Et du coup, j’ai choisi de faire du PHP… une petite formation supplémentaire de deux, trois mois… une autre séquence de stage et du coup, un emploi.”

Évolutions et passerelles après développeur·euse web

  • Après la phase junior : montée en expérience.
  • Lead dev : encadrer et faire grandir des juniors.
  • Chef·fe de projet / gestion de projet web : intermédiaire avec les client·es, enjeux et coordination.
  • Product Owner : rôle “entre deux”, proche de l’organisation des besoins.
  • Formateur·rice : transmettre le métier.

FAQ

  • Front-end : quel langage apprendre en premier ?
    JavaScript, avec HTML et CSS.
  • Recrutement après une formation courte : c’est jouable ?
    Oui, mais ça dépend du stage et du positionnement. Trouver une spécialité aide.
  • Quel salaire viser en début de carrière ?
    Autour de 30–35k bruts annuels au premier poste.
  • IA et no-code : menace ou opportunité ?
    Opportunité : ça améliore le métier et fait gagner du temps, sans remplacer la capacité à coder.
  • Milieu masculin : faut-il s’attendre à du machisme ?
    Réponse donnée : non, avec de bons échanges et un intérêt fort pour les équipes mixtes.

Ressources citées

  • Grande École du Numérique
  • Social Builder
  • Webforce 3
  • O’clock
  • Pôle emploi
  • LinkedIn
  • Discord

Choisir son “moteur” : la ligne de crête entre autonomie et lien

Ce métier vous met face à un choix simple, mais exigeant : aimer l’autonomie sans perdre le lien. Vous avancez souvent seul·e devant l’écran. Et pourtant, vous progressez grâce aux autres : une équipe, des mentors, une journée commune au bureau, un échange qui débloque tout.

Si vous ne devez faire qu’une chose cette semaine : écrivez trois lignes de code. Puis trois de plus. Et regardez si vous avez envie d’y revenir demain. C’est souvent là que commence le bon endroit.

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