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Jessica Kuijer, Développeuse web

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Nicolas (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier avec Jessica, qui est donc développeuse Web. Pour me présenter rapidement, je suis Nicolas, je travaille chez Chance en tant que Product Designer depuis un an et demi. Je suis content de pouvoir animer cette conversation avec Jessica, qui, comme je l'ai dit tout à l'heure, est donc développeuse Web. Merci d'être avec nous, Jessica.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Je t'en prie. Merci de m'avoir invité.

Nicolas (Chance)

On t'en prie. Merci de ton temps. Je rappelle à toutes les personnes qui sont parmi nous que la conversation qu'on va avoir fait partie d'une série de conversations qui organise Chance cette semaine, qu'on appelle l'opération En coulisse, et qui permettent donc à des personnes qui peuvent se poser des questions sur des métiers particuliers, de découvrir ces métiers en question et de poser des questions à des professionnels qui les exercent.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Donc, n'hésitez pas.

Nicolas (Chance)

Et du coup, justement, pendant tout le chat, les questions sont les bienvenus en commentaire. N'hésitez pas, vous qui nous regardez, à poser vos questions. Je me ferai le relais, du coup, je les ferai passer au fur et à mesure. Pour se chauffer un petit peu les doigts avant de commencer, une chose qu'on aime bien savoir pendant les live, c'est d'où vous nous suivez J'ai vous qui nous écoutez. Donc n'hésitez pas à nous dire où vous êtes. Pour ma part, je suis actuellement à Maison Alfort, donc pas très loin de Paris. Je suis rentré chez moi. Et toi, Jessica, est-ce que tu peux nous dire où tu es ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Alors là, je suis à Gany, je suis dans le 93, donc pas très loin non plus. D'accord. En banlieue parisienne. Je travaille à Paris.

Nicolas (Chance)

Ok. Et donc on a des gens de Nantes, Bordeaux.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

J'ai des collègues à Bordeaux.

Nicolas (Chance)

D'accord. La Tour du Pin, dans le 38. Un peu de la Picardie. Très bien. On nous écoute un petit peu dans les quatre coins de France. Je te propose de commencer le live, Jessica, avec la première question. On va parler de ton parcours. Donc, tu es aujourd'hui développeuse Web. Et Est-ce que tu peux nous raconter comment tu en es arrivée là ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

C'est un long parcours, mais qui est très court en même temps. Je vais expliquer pourquoi. À la base, moi, je suis juste une grande passionnée d'informatique. J'ai toujours été Aujourd'hui, je vais bientôt sur 41 ans. Oui, je sais, ça ne se voit pas. Mais j'ai fait donc une reconversion après un bon passage pendant une bonne quinzaine d'années dans l'hôtellerie restauration. Et en fin 2019, j'ai voulu faire un détour complètement à 360 degrés et j'ai cherché à transformer une passion en métier. Du coup, j'ai cherché comment faire. J'ai fait pas mal de recherches. Je suis tombée sur des sites, des sites les plus importants, c'est celui de la Grande École du Numérique. Après, je suis allée voir dans les forums de discussion comme des forums type Facebook. Et c'est là que j'ai rencontré d'ailleurs un ami, qui est aujourd'hui un ami, qui était formateur chez dans un organisme de formation, qui est d'ailleurs parmi nous, je crois. Et elle m'a conseillé de me renseigner sur certaines écoles, etc. Donc, j'avais quelques pistes. Ensuite, j'ai été conviée avec Pôle emploi, la Grande École du Numérique, dans une réunion d'information avec l'entreprise, on va dire, sociale qui s'appelle Social Builder.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Et du coup, c'était très axé, on va dire, pour pousser les femmes à faire des métiers dans la tech. Et du coup, de faire partie d'un programme de formation qui était sur le 93, là où j'habite, et pour devenir développeuse web. Je ne suis pas assez... C'est le Graal. Ça y est, je vais pouvoir faire quelque chose. Du coup, j'ai foncé dedans. J'ai rencontré des belles personnes qui m'ont convaincu de faire ce métier. J'ai fait ma formation. C'était une formation chez Webforce 3, du coup, pendant quatre mois de théorie et deux mois de pratiques pour passer un diplôme niveau BTS, on va dire, pour passer un diplôme de développeur Web ou à mobile. Du coup, j'ai vraiment fait un parcours très, très rapide. Passer toute la formation, le stage. Je trouve un stage, une chose qui peut paraître compliquée, mais qui ne l'est pas, honnêtement, parce que quelque part, on ne coûte rien quand on fait un petit stage de deux mois surtout. Et du coup, ça m'a permis de passer mon diplôme. Après ça, j'ai voulu continuer parce que j'ai compris qu'il y avait une certaine partie de mon métier que j'aimais et c'était la partie moteur.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Parce que mon intitulé, c'est développeuse web. Mais du coup, je suis axée back-end. Et le back-end, c'est la partie qui va être sous l'iceberg Un iceberg. Il y a un iceberg, on le voit bien et tout. Sous l'eau, c'est la partie moteur et du coup, c'est là où on va réfléchir toutes les logiques qui vont pouvoir être affichées ensuite à un utilisateur. Tout ce que vous pouvez voir dans les navigateurs web. Mais moi, je suis plutôt dans l'amont, de construire des logiques qui vont gérer la donnée pour permettre de faire après des sites avec des interfaces front-end, donc l'autre partie. Moi, je suis un peu moins douée là-dedans et c'est juste aussi que j'ai moins d'appétence et moins mon truc. Donc du coup, j'ai choisi de faire du PHP, le langage PHP, plutôt axé là-dedans. Et du coup, de repartir après sur une petite formation supplémentaire de deux, trois mois et qui m'a permis de rebondir à nouveau sur une autre séquence de stage et du coup, un emploi. Un emploi par la suite et ça m'a mis vraiment le pied à l'étrier. Donc voilà. Génial. Dans les grandes lignes.

Nicolas (Chance)

Merci beaucoup. Tu disais que tu avais toujours été attirée par tout ce qui était de l'informatique. Qu'est-ce que tu peux nous dire ? Justement, qu'est-ce qui t'attire en particulier là-dedans ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Alors là, c'est une bonne question. J'ai adoré fabriquer des choses. J'ai toujours été un peu, peut-être, une sorte d'artiste dans l'âme, mais pas forcément pour faire du design. C'est-à-dire que j'aime bien construire des choses avec l'informatique. Déjà, je construisais moi-même mes ordinateurs quand j'étais adolescente. J'allais à Rue-Montgalet, pour ceux qui connaissent. À l'époque, il y avait beaucoup de choses. On pouvait acheter du matériel pour se construire nos ordinateurs. Après, j'ai commencé à faire du code, mais sur des ordinateurs où ce n'était même pas Internet à l'époque. Dans les années 90, 80-90, on n'avait même pas Internet. Donc, on faisait tout par disquette. Donc c'était un autre monde. Mais du coup, j'avais déjà des petits programmes pour m'amuser. Voilà, vraiment. Du coup, j'ai continué là-dedans, mais je me voyais pas faire ce métier parce qu'à mon époque, je vais parler comme une personne âgée, mais je ne le suis pas. C'est que c'était un métier d'homme. Donc du coup, je voyais vraiment pas ma place là-dedans, à part peut-être dans de l'administratif. J'en ai fait, j'ai fait des métiers d'assistante et tout ça, mais me voyais pas faire ingénieur ou faire faire quelque chose dans l'informatique.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Donc, j'ai mis du temps. J'ai mis du temps à comprendre que c'était quand même possible.

Nicolas (Chance)

Et c'est vrai que pour rebondir, je vais prendre les questions dans le chat tout à l'heure, mais pour rebondir sur ce que tu dis, c'est vrai que ça reste quand même encore aujourd'hui majoritairement masculin comme métier, même si ça se féministe. Qu'est-ce qui, finalement, t'as fait sauter le pas, franchir justement le côté servir milieu d'homme ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Justement, d'apporter moi-même ma pierre à l'édifice et que j'ai compris rapidement que mes logiques à moi, c'était pas forcément celle de toutes les autres personnes et beaucoup les hommes. Désolée. Non. Mais en tout cas, il y a des choses que j'arrivais à comprendre autrement et en reformulant, je me suis dit: Mais moi aussi, j'ai une place là-dedans. Et du coup, ça s'est fait comme ça. Et après, le truc, c'est que moi, dans ma spécialisation, dans le back-end, c'est encore plus restreint: monde plus de garçons. Mais en fait, moi, j'ai ma place parce que justement, il y a d'avoir plus de femmes. Donc, j'ai un petit bonus d'être une femme pour faire ce genre de métier, parce que justement, c'est recherché. C'est vrai que ça aussi a été un choix, parce que dans le côté front-end, l'autre côté de ce métier, il y a trop de personnes, trop de femmes. Ça a été un choix aussi judicieux sur cette formation courte pour trouver un métier assez rapidement aussi.

Nicolas (Chance)

D'accord. Merci beaucoup. Je vais prendre une première question de Julie qui te demande: Quelle est le type de missions que tu as concrètement ? Et peut-être qu'une façon d'y répondre qui pourrait être intéressante, c'est que tu nous racontes un peu une journée type, peut-être.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Ouais. Alors, journée type, c'est un petit peu de voir les échanges qui ont été échangés, on va dire, sur les réseaux qu'on a en interne, parce qu'on est toujours dans une équipe. Les mails qui tombent, voir s'il y a eu des demandes clients pour solutionner quelque chose qui ne marche pas, par exemple, lorsqu'on a été sur un projet. Et puis après, en ce moment, c'est beaucoup de recherche pour monter moi-même en compétences et rester prête à monter sur d'autres projets encore. Après, les projets en PHP, ça va être beaucoup avec des librairies telles que WordPress, Drupal, Symphony. Après, il y a beaucoup de choses aussi qu'on fait avec du code natif, donc vraiment du code et HP, vraiment. Et je construis aussi des API. C'est encore un mot barbare, mais ça va être une sorte de grosse librairie de données où on va pouvoir laisser des portes ouvertes pour que chacun y mette des clés à l'intérieur pour tirer des données et les utiliser pour faire d'autres applications qu'on va pouvoir afficher sur un site web. Moi, je suis vraiment à construire ce genre de choses. Après, c'est heure de pause entre midi et 13h00, 13h30 à peu près.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Beaucoup d'échanges, pas mal de réunions. C'est surtout ça qui est top aussi, surtout dans l'entreprise où j'en suis, c'est qu'on est très, très favorisé à échanger entre nous, à essayer de se donner des pistes, des bons conseils. Et du coup, on avance comme ça tous ensemble pour construire des outils, soit internes, soit pour les clients. Voilà un peu le quotidien en ce moment.

Nicolas (Chance)

Et justement dans le quotidien, parce que du coup, c'est un peu aussi parfois le genre d'informations qu'on recherche quand on pose des questions sur un métier pour savoir s'il peut nous intéresser. Est-ce que tu pourrais nous dire quelles sont les choses que tu trouves les plus cool, entre guillemets, dans ce que tu fais, dans tes missions ? Et peut-être aussi de l'autre côté, qu'est-ce que tu apprécies un peu le moins ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Alors, moi, ce qui m'a... Je vais tout de suite commencer par le négatif, comme ça on rebondit sur le meilleur. Ce qui était difficile pour moi, c'était de bosser en autonomie et à distance dès le démarrage, parce que j'étais une femme de terrain, clairement. J'étais en contact client en permanence, à gérer des idées des personnes, gérer les clients. J'étais tout le temps sur le terrain. Et de passer de ce milieu-là à un un lieu complètement à distance derrière un ordinateur, ce n'était pas facile. Surtout quand je suis arrivée à une période où on est tout de suite arrivé sur les années Covid, on va dire. Du coup, on était un peu tous obligés tout de suite. On va dire que même dans ma formation, j'ai tout de suite dû m'adapter à ce type de fonctionnement. Donc, j'ai un peu de mal avec ça. Je préfère des fois me rendre sur place parce qu'il le faut aussi quand même, une à deux journées par semaine. Et le côté super cool, justement, c'est ça, c'est la flexibilité qu'on peut avoir au niveau des horaires. On a des horaires imposés, comme tout le monde. Mais après, suivant les périodes de rush, ou si on est sur un projet important et tout, il y a des fois où on va un petit peu moins bosser, puis des fois, beaucoup trop.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Mais en fait, on arrive à trouver un équilibre. C'est plaisant. C'est surtout qu'on y réfléchit un peu moins parce qu'il faut solutionner les choses. Et c'est vrai que le côté horaire et tout, un peu flexible, c'est plutôt cool. Donc, ça laisse du temps. Après, j'avoue, il y a le côté rester derrière un ordi toute la journée, ce n'est pas très rigolo, mais en fait, il faut s'organiser. Ça demande pas mal de temps d'organisation, de pause aussi. Il ne faut pas hésiter. En tout cas, à un moment donné, on arrive à trouver son rythme et c'est sympa. On peut travailler chez soi. Ça, c'est cool.

Nicolas (Chance)

C'est un bon avantage, effectivement.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Oui, des fois.

Nicolas (Chance)

On a toujours une question de Julie également. Tu nous disais que tu faisais plutôt du PHP, c'est ça ? Oui. Julie qui demande: Quel serait le langage à apprendre pour faire du front-end ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

C'est JavaScript. Javascript associé aux bases, on va dire, de langages HTML et CSS. En gros, c'est ce qui est capable de lire n'importe quel navigateur quand vous allez sur Internet. Ça, c'est le front-end. Et tout le reste, c'est le back-end. Mais il y a trois langages: HTML, CSS, JS, le JavaScript. Après, il y a des langages bien plus compliqués, mais ça va être plus pour des choses, des interfaces plus complexes, je dirais. Vous allez entendre parler de 50 milliards de langages, mais en fait, les principaux, c'est ça.

Nicolas (Chance)

Ça marche. On a également une question de Vincent qui a eu une réponse de Frédéric, mais ça peut être intéressant d'avoir ton point de vue. Vincent qui demande: Niveau recrutement, après une formation courte, est-ce que ce n'est pas trop compliqué ? Est-ce que ce n'était pas trop compliqué ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Ça dépend. Ça dépend de beaucoup de choses. Oui, c'est sûr que c'est compliqué quand on est super débutant et tout ça. Ça dépend du stage qu'on a fait, honnêtement. Si on a réussi à s'agairir un petit peu là-dedans. Des fois, la plupart du temps, les personnes qui ont été dans un bon stage restent dans l'entreprise dans laquelle ils ont été stagiaires. Après, c'est des choix. Moi, j'ai un conseil que Frédéric, qui est dans le chat, m'avait donné. Le meilleur conseil, c'était de trouver rapidement sa spécialité. Parce que c'est plus facile de se positionner en tant qu'expert sur un langage ou une particularité, une librairie, plutôt que de se vendre comme trop polyvalent. Parce qu'on va chercher... Tout le monde recherche des personnes polyvalentes, mais il y en a beaucoup trop. Donc, il vaut mieux réduire les champs.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Une question qui peut aussi être un petit peu liée: à quel salaire peuvent prétendre des développeurs back-end en début de carrière ? Je ne sais pas si c'est forcément développeur back-end. C'est vrai que comme le live est intitulé développeuse web, ça peut peut-être aussi être appliqué de façon plus large au développement. Je ne sais pas d'ailleurs s'il y a une différence entre Fontaine et back-end en termes de rémunération, mais grosso modo, qu'est-ce que tu peux nous dire sur les salaires en début de carrière et avec un petit peu plus d'expérience ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

C'est un gros changement. En fait, c'est un truc qui est en plein changement parce qu'il y a l'avant-COVID, l'après-COVID, très honnêtement. Il y a eu aussi beaucoup d'employeurs qui ont revu un peu, on va dire, à la hausse les salaires. Il y a aussi l'étalement du fait que tous, on bosse en distance. Du coup, les salaires qui étaient avant très bas dans certaines régions, plus hauts dans certaines... Il y a une sorte d'alignement maintenant. Je dirais que vraiment de base, Quand on sort de formation, premier poste, ça se situe autour de 30, 35 cas annuels, bruts à peu près. Si on vous propose moins, c'est une arnaque, je vais dire vraiment. Et après, ça peut monter rapidement, mais suivant l'expertise. Après, il n'y a pas trop de différences entre front et back. Il y a quand même une petite tendance à ce que les personnes en back-end soient légèrement mieux payées, mais pas beaucoup. Ça marche.

Nicolas (Chance)

On reprend encore quelques questions. Anne-claire qui demande quelles sont les compétences nécessaires.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Beaucoup de savoir-être. Ce n'est pas forcément des compétences techniques, parce que tout ce qui va être technique, ça s'apprend. Franchement, je vais vraiment simplifier les choses comme ça. C'est beaucoup plus des questions de s'adapter facilement de pouvoir s'acharner, d'avoir de l'endurance. Ça va être d'être très curieux, très, très curieux. Et de vouloir aller, des fois à toujours... Enfin d'être dans l'amélioration Je pense que c'est surtout ça les qualités.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup. On a encore des questions. Tu n'as pas mal de questions pour ton live. Avec l'arrivée de l'IA, l'intelligence artificielle et du no-code, est-ce que tu as un avis concret là-dessus ? Comment est-ce que je suppose que ça change un peu le métier ? Est-ce que ça crée des embouts ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Ça l'améliore. Ça l'améliore grandement. J'ai eu encore des échanges là-dessus, même encore aujourd'hui. J'ai même participé cet été à un proof of concept, ça s'appelle comme ça, c'est-à-dire un petit projet pour prouver qu'une idée était bonne. C'était à base d'intelligence artificielle aussi. En fait, c'est une tendance à la mode en ce moment, mais qui est souvent un peu critiquée parce qu'on croit que ça pourrait remplacer les développeurs. Mais honnêtement, sans savoir coder, c'est difficile de pouvoir vraiment l'utiliser à fond l'IA. Il faut savoir un petit peu l'utiliser, avoir des bases pour pouvoir l'utiliser Je disais, mais à fond. Et moi, j'avoue, je l'utilise beaucoup, mais ça m'aide. En fait, c'est un outil qui m'aide énormément pour me faire gagner du temps surtout. Donc, pas de honte à le dire, mais... Il y a énormément de gens qui, aujourd'hui, dans Dans le monde du développement web, on utilise tous les liens. C'est devenu quelque chose de quasi courant. Mais ça n'aide pas à nous remplacer, ça aide vraiment à être comme un outil pour faire des outils. C'est un outil qui fait des outils, en fait. Ça marche.

Nicolas (Chance)

Tu nous disais tout à l'heure, si on remonte un petit peu dans le fil de la conversation, que c'était finalement assez simple de trouver des stages, parce que quand on est stagiaire, on ne peut pas grand-chose à l'entreprise. Et en même temps, dans le cadre d'un projet de reconversion, je suppose que tout le monde n'a pas forcément les bras grands ouverts. Est-ce que tu as des conseils pour trouver un bon stage ? Et notamment peut-être en réfléchissant à la suite, tu disais que c'était aussi important, parce que la première entreprise peut peut-être aussi être le premier employeur. Est-ce que tu as des conseils à donner sur le premier stage, par les premiers stages ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

C'est un petit peu aussi de la chance des fois. Honnêtement, il y a quand même une grosse part de chance, mais c'est d'aller farfouiller un peu partout, d'essayer de réseauter aussi. Ça, c'est des grands mots, mais en fait, Honnêtement, la plupart des postes que j'ai fait, c'était sur LinkedIn. Donc c'est beaucoup d'échanges là-dessus et de voir s'il y a des personnes qui cherchaient des stages, tout ça. Mais après, de trouver un stage, oui, il y a plein de sites, mais ça dépend. Des fois, on peut tomber sur des personnes bien, des personnes moins bien, des choses qui sont valorisantes ou des choses très faibles. Ça dépend, mais ce qui est important, c'est de se positionner. Moi, j'avoue qu'à l'époque, je voulais absolument travailler rapidement. Du coup, j'avais été tout de suite sur des stages où il y avait une pré-embauche à la clé. C'était hors de question que je fasse un stage pour faire un stage, parce que j'en ai fait un premier, c'était une catastrophe. Le deuxième, je me suis rattrapée. Ça dépend comment on se positionne.

Nicolas (Chance)

D'accord. Super. Merci beaucoup. Tu nous disais tout à l'heure également que tu es en télétravail complet, c'est ça ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Non, mais je suis censée quand même venir d'une à deux journées par semaine, mais ça va, on ne nous embête pas trop. On fait comme on veut un peu quand même.

Nicolas (Chance)

D'accord. Et toi, du coup, je suppose que si tu travailles dans cette entreprise et que le rythme est comme ça de télétravail, ça te convient ? C'est top.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

C'est vraiment top. Parce qu'en fait, on essaye tous de se coordonner. On a des petits plannings où on sait qui est là le plus souvent. Du coup, on essaye tous de se caler sur au moins une journée en commun pour tous se croiser. Sinon, c'est pas marrant.

Nicolas (Chance)

Super. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les ajouter dans le chat. Du coup, on a eu plusieurs questions. À côté de ça, je vais un petit peu te parler de sens au travail, parce que du coup, c'est un des sujets sur lesquels Chance positionne beaucoup. On parle beaucoup du sens travail. Et pour nous, en fait, le sens, c'est un alignement de quatre piliers. Ce n'est pas uniquement la finalité du travail. Parmi les quatre piliers qu'on a, on a le premier qui est le métier, dont on a déjà parlé tout à l'heure. On a également la finalité, c'est-à-dire à quelle fin est-ce que tu donnes ton énergie ? Qu'est-ce que tu cherches à accomplir avec ça ? On a également l'environnement qui est le troisième pilier. C'est du coup le type d'entreprise, la culture d'entreprise dans lequel tu vas pouvoir travailler. Et puis, à côté de ça, le dernier pilier, c'est les impératifs personnels, les horaires, la rémunération, etc. Est-ce que je peux te demander Et du coup, toi, quel sens est-ce que tu trouves dans ta vie pro ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

On va parler d'un événement qui va être bientôt: les JO. Les JO, pourquoi je dis ça ? Parce que c'est le passage de relais. Et pour moi, c'est ça qui est important. C'est pour ça que je fais ce métier. C'est pour passer le relais, vraiment pour encourager d'autres personnes et surtout, en l'occurrence, je ne suis pas féministe, mais d'autres femmes qui pensaient que ce métier n'était pas fait pour elles. Honnêtement, c'est ça le sens pour moi de ce métier-là. Et puis après, oui, à titre personnel, j'aimerais, je rêve de créer des choses qui soient super efficaces, qui puissent aider la plupart des gens à mieux travailler, à faciliter leur process, plein de choses comme ça. En premier, j'aimerais passer le relais derrière moi.

Nicolas (Chance)

Super. Et du coup, si Si des personnes hésitent à se demander si c'est un métier qui peut leur convenir, est-ce que tu aurais des conseils à leur donner pour savoir si ça peut être quelque chose qui leur convient ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

De se lancer, de coder, tout simplement. D'essayer de voir s'il y a quelque chose... Il y a plein de sites et plein de tutos qui traînent à droite et à gauche. Il y a un peu de tout, mais d'essayer quelque chose, de voir... Il y a plein de sites. Voir déjà si c'est quelque chose qui plaît. Déjà, le code, en gros, n'importe qui peut coder, honnêtement. Ça dépend ce qu'on a envie de faire. Même un petit jeu. Moi, des fois, je me suis même amusée au début à coder un Morpion. Je lance le challenge. Si ça vous amuse de faire ça, c'est que vous avez peut-être une appétence.

Nicolas (Chance)

Une question de Julie qui te demande: quelles sont les perspectives d'évolution ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

À mon niveau, pour le moment, je suis toujours junior. C'est-à-dire qu'entre 0 à 2, 3 ans, on est considéré junior. Après, on grandit. Du coup, on peut passer lead dev. Ça veut dire on va entraîner des gens qui sont juniors derrière nous. Après, on peut bifurquer. On peut bifurquer sur des domaines comme la gestion de projet, d'être chef de projet, accès Web. Ça veut dire vraiment expliquer à une équipe les enjeux, être un peu l'intermédiaire avec les clients. Il y a des métiers aussi comme formateur dans les organismes pour aussi encourager d'autres personnes à faire ce métier. Il y a plein de choses qu'on peut faire. On peut vraiment bifurquer assez rapidement. Ça dépend ce qu'on a envie. Équivalent de Product Owner ? Ouais, c'est ça. C'est entre deux. Le Product Owner, il est sous le chef de projet qui lui, est plutôt sur la stratégie de planning pour répartir les tâches avec l'équipe.

Nicolas (Chance)

Une autre question qu'on a, c'est: sais-tu si la formation Webforce 3 est finançable par Pôle emploi ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Oui, oui, tout à fait. Oui, il y a plein d'aides. En fait, avec Webforce 3, avec Pôle emploi, ils sont en contact avec pas mal de pôles. Et j'avoue, je vais le dire clairement, là, toute ma formation intégrale, je l'ai fait une partie chez Webforce 3, deuxième petite partie chez Ocloc, une autre école, je l'ai complètement fait financer par Pôle emploi. Intégralité. Et un petit peu de CPF quand même à l'époque. Mais voilà, je n'ai vraiment pas mis grand-chose de ma poche. Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a rien.

Nicolas (Chance)

C'est bon à savoir pour les personnes qui vous écoutent, qui voudraient éventuellement se reconvertir.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Il y a des programmes, il y a plein de programmes qui aident. Il y a des plans sociaux énormes aider plein de gens. C'est mis en place. Il faut poser des questions aux conseillers et les s'acharner derrière eux un petit peu.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Une question de Vincent: quelle est la méthodologie de travail dans votre entreprise ? Méthode agile ou autres ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

J'ai tout fait. Je suis passée par des fois des entreprises totalement en méthodes agiles, c'est-à-dire c'est toute une espèce de philosophie. Ce serait compliqué à expliquer ça rapidement, là. Mais en gros, il y a plusieurs méthodologies. Il y a l'agilité, il y a la méthode par ticket, c'est-à-dire il va y avoir des remontées de bugs et on va tous les traiter un par un, etc. Et l'agile, c'est toute une méthodologie où on va évaluer les complexités d'une problématique, d'un bug, d'une fonctionnalité qu'on voudrait faire. Et ensuite, on va se répartir un planning d'environ 15 jours pour régler ça en équipe seulement. Mais en fait, dans la mienne, on est un peu entre deux. Ça dépend. J'aimerais bien qu'on soit plus agile, mais c'est très compliqué. Des fois, c'est un peu beaucoup de réunions là-dedans.

Nicolas (Chance)

Oui, il y a beaucoup de rituels qui sont liés à tous les- J'ai été dans du 100% comme un petit peu, ça dépend.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Ça marche. Après, c'est des méthodes d'organisation.

Nicolas (Chance)

Ok. C'est une question d'Anaïs. Quels sont les horaires de travail classiques, l'indev ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Ça dépend. Moi, en général, c'est vers 9h00, 9h00, 9h15. Je finis des fois entre 18h00 et 19h00. Ça dépend. Des fois, je finis un peu avant 17h30, quand j'ai vraiment tout fini en fin de semaine. C'est à peu près ça. C'est environ 7h00 de boulot. Un peu comme dans tous les métiers. Après, on déborde ou pas, ça dépend.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Est-ce que pendant ton parcours, tu as eu des rencontres marquantes et qui ont joué un rôle important dans tes décisions ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

C'est marrant, mais en fait, j'ai eu deux rencontres marquantes. Je les ai mis en plus dans le post LinkedIn avant de faire la réunion. C'est des personnes, bizarrement, que je n'ai jamais rencontrées dans la vraie vie. Ça a toujours été à distance et pourtant, je les considère comme les deux les plus marquantes que j'ai pu faire. Déjà, il y a Frédéric qui est dans la conversation, qui m'a complètement orienté malgré lui, qui m'a précieusement aidé des fois, même pendant mon stage, des fois, pour m'aider, vraiment. Il m'a aidé. Après, j'ai eu Julien. Julien, je ne veux pas dire de nombre de mots, mais se reconnaîtra, qui était dans la deuxième entreprise chez qui j'ai fait un stage et qui m'a donné ma chance. Ça a été un bel échange de deux heures à distance et après, j'ai été prise en stage. C'était vraiment du réseau sur Discord. J'ai des mentors un peu. Il y a des mentors que je suis régulièrement et avec qui qui échangent des fois, qui font du PHP, ce que je fais. Ça m'aide à monter en compétence aussi. Ça, après, il y a mes collègues, tout ça.

Nicolas (Chance)

Est-ce que le PHP, c'est très répandu ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

À vrai dire, aujourd'hui, ça n'a pas une superbe réputation, mais pourtant, qu'est-ce qu'on en a besoin ? C'est un truc de dingue. En fait, c'est juste que c'est comme la mode. C'est un peu la mode, il y a des langages de mode, mais il y a des langages où ils n'ont Il y a toujours une place. Avec le PHP, il y a toujours. Il n'y a pas de classement, vraiment. On en fait toujours, mais c'est un peu comme tout et n'importe quoi, comme quand on va au restaurant et tout, on met toujours des notes. Mais clairement, PHP, c'est une grosse base et il y a toujours du boulot énormément là-dedans. Mais après, si vous aimez JavaScript, allez-y, c'est très bien aussi.

Nicolas (Chance)

Tu parlais tout à l'heure de front-end et de back-end. Si certaines personnes nous écoutent et pour elles, ça reste encore un petit peu obscur, le choix entre les deux, est-ce que tu aurais des conseils pour les aider à choisir entre l'un ou l'autre ? Ou est-ce qu'il faut forcément choisir d'ailleurs ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Oui, dans le cas d'une formation courte, je dirais que ce qu'on m'a dit aussi, c'est vraiment le passage de relais: Oui, il faut choisir. C'est beaucoup plus simple si on veut trouver un emploi rapidement. Mais après, si on a le temps, les moyens, on peut se permettre d'un peu être entre deux. Autant le faire, si on peut. Mais après, on est développeur web, on est formé un peu, que ce soit dans des parcours classiques comme dans le parcours où, moi, c'était beaucoup un peu rapide. Ça veut dire qu'on est capable de s'adapter, d'apprendre d'autres langages et tout. Donc, il faut rester ouvert. Si ça se trouve, après, je ferai du front dans deux, trois ans, je n'en sais rien.

Nicolas (Chance)

Oui, parce que je suppose qu'effectivement, avec les nouvelles Il y a toujours des nouvelles technologies qui arrivent, donc je suppose qu'il faut aussi apprendre des nouveaux langages au fur et à mesure.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Oui, mais en fait, ce n'est pas une obligation. Et puis, il ne faut surtout pas trop se surcharger non plus, parce qu'on est tous humains, on a un cerveau, mais on n'en a pas 10. Il y a Des fois, c'est compliqué. On peut avoir tendance à vouloir trop, trop accumuler et il vaut mieux y aller, je dirais, étape par étape. Ça marche.

Nicolas (Chance)

Le live arrive bientôt à sa fin. Je propose juste de répondre à une dernière question avant Danaïs qui te demande, par rapport à ce qu'on évoquait tout à l'heure, le fait qu'il y ait quand même assez peu de femmes dans le... Ce serait un milieu majoritairement masculin. Elle demande s'il y a du machisme dans ce poste pour les femmes. Est-ce que tu as En toute transparence, non.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Justement, je pense qu'il y a vraiment des supers échanges. C'est trop bien d'être dans des équipes super mixtes, qu'il y ait un petit peu du 60, 40 ou si on arrive à faire du 50-50, c'est l'idéal, mais franchement, non, il n'y a pas vraiment de machisme. Tous, c'est un peu pareil.

Nicolas (Chance)

Comme le live arrive à sa fin, je suppose juste pour les personnes qui n'auraient pas pu poser des questions qu'elles auraient voulu te poser. Est-ce que tu as un moyen de... ? Est-ce qu'elles ont un moyen de te contacter facilement ? Est-ce que tu es accessible sur LinkedIn par mail ?

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Ça, c'est mon site principal. Fabuleux. Il y a tout au-dessus. Il y a tout, tout, tout.

Nicolas (Chance)

Génial. Du coup, n'hésitez pas à contacter Jessica sur son portfolio. J'accepte tout le monde. Génial. Merci beaucoup. Et du coup, avant qu'on se quitte, je voudrais juste déjà te remercier pour le temps que tu nous as dédié et rappeler que ce genre de live qu'on va faire pendant toute la semaine chez Chance, ce sont des actes d'entraide qui permettent d'aider des personnes qui ont des questionnements professionnels. Et donc, si vous souhaitez, vous qui nous écoutez, également participer, apporter votre aide à des personnes qui pourraient s'interroger, se poser des questions, n'hésitez pas. En fait, on a la communauté d'entraide Chance. Je vous ai partagé un lien dans le chat. Vous pouvez cliquer, il y a un petit formulaire à remplir et ça vous permettra éventuellement d'aider d'autres personnes, si vous le souhaitez.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Merci beaucoup.

Nicolas (Chance)

Merci Jessica. Merci à tous pour votre écoute et pour vos questions. C'était super intéressant. Et bonne soirée.

Jessica Kuijer (Développeuse web)

Merci. À bientôt. Bonne soirée.

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