Résumé en 10 secondes : directrice développement durable
- Mission : intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans la stratégie d’une entreprise ou d’un fonds d’investissement.
- Contexte cité : un fonds d’investissement de 70 personnes, avec 27 entreprises accompagnées dans le portefeuille.
- Point fort : un métier très varié, au croisement de la stratégie, de la mise en œuvre, de la donnée et du dialogue avec les équipes dirigeantes.
- Vigilance : il faut être concret, rigoureux et savoir gérer des projets dans des secteurs différents, sans chercher à être expert de tout.
- Première étape : partir de ce que vous savez déjà faire, puis identifier comment y intégrer les enjeux de développement durable.
CIPA → Contribution, Activités quotidiennes, Interactions.
Mission & ce qu’on fait concrètement comme directrice développement durable
Le métier de directrice ou directeur développement durable consiste à faire entrer les sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions réelles. Pas seulement dans les intentions. Dans le cas d’un fonds d’investissement, cela commence avant l’achat d’une entreprise et continue pendant plusieurs années d’accompagnement.
Dominica Adam, directrice développement durable, résume ainsi son rôle : “Mon rôle sur les enjeux de développement durable, c’est déjà de m’assurer que le fonds dans lequel je travaille intègre les principes du développement durable avant même d’acheter une société du portefeuille pour être sûr que la société qu’on achète n’a pas de risque trop important et surtout des opportunités de transformation quand on a mis de l’argent dans la société qu’on veut faire grandir sur plusieurs années.”
Missions principales
- Analyser les risques et opportunités ESG avant une acquisition.
- Définir une stratégie de développement durable adaptée à chaque entreprise.
- Travailler avec les présidents, les comités de direction et les responsables RSE.
- Mettre en place des plans d’action, des objectifs et des indicateurs de suivi.
- Collecter des données environnementales, sociales et de gouvernance.
- Suivre l’avancement des projets, comme un bilan carbone ou un plan de décarbonation.
- Valoriser les actions menées lors de la revente d’une entreprise, pour qu’elles puissent continuer avec un nouvel actionnaire.
Journée type
La journée type n’est pas vraiment répétitive. Le métier bouge selon les entreprises accompagnées, les projets en cours et les échéances réglementaires.
- Un échange avec un CEO ou une personne en charge de la RSE pour suivre une stratégie.
- Un point sur un programme de décarbonation : bilan carbone, blocages, prochaines étapes.
- La préparation d’un atelier de travail : objectifs, participants, timing, sujets clés.
- Une réunion sur le reporting demandé aux entreprises du portefeuille.
- Un travail avec un prestataire externe sur une plateforme de reporting ou un bilan carbone.
- Un point interne avec l’équipe investissement ou l’équipe développement durable.
- Une réflexion sur les réglementations et la classification de produits financiers.
Le métier demande donc d’alterner entre hauteur stratégique et suivi très opérationnel. On passe d’un sujet bâtiment à un sujet mode, technologie, santé ou services. C’est justement cette variété qui peut créer ce petit battement de cœur professionnel : la sensation de ne pas seulement “faire un travail”, mais d’aider des organisations à avancer.
CIPA → Activités quotidiennes : analyse, stratégie, reporting, coordination. Contribution : transformation environnementale et sociale des entreprises.
Compétences & qualités clés pour exercer en développement durable
Compétences techniques
- Compréhension des enjeux ESG : environnement, social, gouvernance.
- Analyse de risques : risques réglementaires, opérationnels, réputationnels, sociaux ou environnementaux.
- Stratégie développement durable : identifier les sujets importants pour une activité donnée.
- Gestion de projet : structurer, planifier, suivre, relancer.
- Collecte et lecture de données : suivre des indicateurs dans le temps.
- Reporting : organiser les informations demandées aux entreprises.
- Connaissance des réglementations : notamment celles qui touchent le portefeuille ou le secteur concerné.
Qualités humaines
- Rigueur : les sujets sont stratégiques et doivent être traités sérieusement.
- Capacité à poser les bonnes questions : surtout quand on ne peut pas être spécialiste de chaque secteur.
- Sens de la communication : rendre les sujets lisibles pour les équipes dirigeantes et opérationnelles.
- Esprit collaboratif : travailler avec des CEO, des comités de direction, des prestataires, des équipes internes.
- Adaptabilité : passer d’une PME du bâtiment à une entreprise de santé ou de technologie.
- Envie d’impact : garder le lien entre action quotidienne et transformation positive.
Outils et technologies
- Plateforme de reporting ESG.
- Outils de collecte de données environnementales, sociales et de gouvernance.
- Dispositifs de mesure du bilan carbone, accompagnés par des prestataires spécialisés.
- Ateliers de travail et réunions de suivi.
Les outils exacts ne sont pas nommés. À clarifier selon l’organisation, le secteur et le niveau de maturité de l’entreprise.
CIPA → Activités quotidiennes : compétences de structuration, analyse, suivi. Interactions : travail transversal avec direction, équipes internes et partenaires.
Conditions de travail d’une directrice développement durable
Cadre de travail
Le cadre cité est celui d’une société de capital investissement située à Paris, composée d’environ 70 personnes. L’équipe développement durable compte deux personnes. Le travail se fait en lien étroit avec les équipes internes, les sociétés accompagnées et des prestataires externes.
Les entreprises du portefeuille sont situées en France et à l’étranger. Les secteurs cités sont le bâtiment, la mode, les systèmes informatiques, la santé, les biens de consommation, les services et la technologie.
Rythme, horaires, télétravail, déplacements
- Rythme : varié, avec des réunions, des ateliers, du suivi de projet et du travail de fond.
- Horaires : à clarifier.
- Télétravail : à clarifier.
- Déplacements : à clarifier.
Rémunération et statut
- Rémunération : à clarifier.
- Variables : à clarifier.
- Statuts possibles : à clarifier.
- Contrats possibles : à clarifier.
Contraintes légales et certifications
Des réglementations sont citées comme éléments structurants du métier, notamment la Corporate Sustainability Reporting Directive, appelée CSRD, et la classification de certains fonds ou produits financiers. Aucune certification obligatoire n’est citée.
CIPA → Interactions : cadre finance durable, portefeuille d’entreprises, prestataires. Vie personnelle : horaires, revenus, statut et déplacements restent à clarifier avant de se projeter.
Avantages — Pourquoi ce métier de directrice développement durable peut faire aimer le lundi
- Le sentiment d’utilité : contribuer à transformer des entreprises sur des sujets environnementaux et sociaux.
- La variété : travailler sur plusieurs secteurs, plusieurs entreprises, plusieurs niveaux de décision.
- Le concret : passer de la stratégie aux plans d’action, puis mesurer les progrès.
- Le lien avec l’économie réelle : accompagner des PME et ETI, décrites comme une charnière importante de l’économie.
- Le contact avec les décideurs : travailler avec des CEO, des comités de direction et des équipes opérationnelles.
- La dynamique du secteur : les sujets se développent vite et la place pour différents profils augmente.
Mini-histoire concrète
Une entreprise du bâtiment avait déjà commencé à structurer ses sujets RSE. Le travail a consisté à relier le développement durable au cœur de son activité : contrôle technique, gestion, diagnostic, accompagnement du bâtiment. L’objectif était de comprendre comment ces services pouvaient contribuer à la transition énergétique, puis de fixer des objectifs suivis dans le temps.
Le même accompagnement a aussi ouvert un volet humain : diversité, handicap, réinsertion, engagement des équipes. Une action philanthropique a été construite avec une association qui reloge des personnes sans domicile, avec du bénévolat et du mécénat de compétences autour du bâtiment. Ici, le développement durable n’est pas une case à cocher. Il devient une manière de relier métier, impact et fierté d’équipe.
“La philanthropie, on est convaincu que c’est une façon de renforcer les stratégies de développement durable des entreprises sur le pilier du capital humain, parce que ça peut donner de la fierté, du sens à quelqu’un s’il peut être investi dans ces actions et qui peuvent créer un engagement plus important.”
CIPA → Contribution : impact environnemental et social. Activités : stratégie, objectifs, suivi. Interactions : direction, équipes, associations, partenaires.
Inconvénients & points de vigilance du métier de directrice développement durable
- Ne pas pouvoir être expert de tout. Le métier peut couvrir plusieurs secteurs et réglementations. Piste de contournement : poser les bonnes questions, s’appuyer sur les experts de l’entreprise et travailler avec des prestataires.
- Des sujets parfois complexes. Réglementations, reporting, bilan carbone, données ESG : il faut structurer sans se perdre. Piste de contournement : avancer par projet, avec des objectifs, des responsabilités et un suivi clair.
- Un changement à faire accepter. Les sujets de développement durable transforment les pratiques internes. Piste de contournement : rester concret, parler risques, opportunités, impact sur le métier.
- Des niveaux de maturité très différents. Certaines entreprises sont déjà avancées, d’autres moins équipées. Piste de contournement : contextualiser les enjeux et adapter les plans d’action.
- Une fonction transversale exigeante. On touche à beaucoup de processus. Piste de contournement : garder une méthode de gestion de projet et prioriser les sujets matériels.
CIPA → Vie personnelle : charge et rythme à clarifier. Interactions : conduite du changement, coordination, pédagogie.
Comment accéder au métier de directrice développement durable
- Se renseigner et clarifier. Commencez par identifier ce qui vous attire vraiment : environnement, climat, social, gouvernance, finance durable, ressources humaines, achats responsables, communication, marketing ou stratégie.
- Se former et valider. Des formations existent pour comprendre le développement durable et ses grandes thématiques. Il peut aussi être utile de se former en interne si votre entreprise le permet.
- Constituer des preuves. Cherchez à montrer votre capacité à structurer un sujet, mener un projet, collecter des données, embarquer des parties prenantes ou relier un enjeu durable au cœur d’un métier.
- Obligations légales ou certifications. Aucune certification obligatoire n’est citée. Les réglementations, elles, peuvent devenir importantes selon le secteur, la finance ou la taille des entreprises.
- Candidater ou démarcher. Une piste réaliste consiste à capitaliser sur votre “majeure” actuelle : achats, finance, marketing, communication, ressources humaines, opérationnel. Puis à y intégrer les enjeux de responsabilité d’entreprise.
- Réseauter et rencontrer. Les échanges avec des personnes du secteur peuvent aider à comprendre les postes accessibles, les compétences attendues et les contextes de travail.
“Je pense que c’est intéressant de se dire : c’est quoi ma majeure ? Qu’est-ce que je sais déjà faire ? Et qu’est-ce qui me motive ? Parce que le sujet du développement durable, il est assez vaste.”
Trois questions CIPA à clarifier avant de se lancer
- Contribution : quel impact voulez-vous servir : climat, social, gouvernance, transformation d’entreprise, finance durable ?
- Vie personnelle : quel rythme, quel niveau d’incertitude et quel type de structure vous conviennent ?
- Activités quotidiennes : préférez-vous analyser, piloter, communiquer, former, mesurer, négocier ou déployer ?
CIPA → À clarifier : contribution recherchée, cadre de travail souhaité, activités qui donnent de l’énergie.
Astuces pour avancer vers le développement durable
- Partez de vos compétences existantes. Vous n’avez pas besoin de repartir de zéro si vous avez déjà une expertise métier.
- Ne vous formez pas à tout trop tôt. Certaines réglementations sont très spécifiques. Mieux vaut savoir à quoi elles vont servir.
- Apprenez à poser les bonnes questions. C’est précieux quand vous travaillez avec plusieurs secteurs.
- Reliez toujours le sujet au métier. Le développement durable devient puissant quand il touche le cœur du business.
- Restez concret. Un bon plan d’action a des objectifs, des responsables, des données et un suivi.
- Osez creuser les pistes. Le secteur accélère et peut accueillir des profils variés.
CIPA → Activités : routines de projet, mesure, structuration. Interactions : collaboration avec experts, dirigeants et prestataires.
Retours d’expérience : un parcours possible vers directrice développement durable
Un parcours vers ce métier peut commencer par une sensibilité forte aux questions environnementales et une envie de faire un travail qui a du sens. Ici, le chemin passe par des études en sociologie, puis une maîtrise en politique de l’environnement et du développement, réalisée en Angleterre.
La première opportunité professionnelle se situe dans une agence de notation extra-financière, à une époque où le développement durable et la RSE commencent à se professionnaliser. Le rôle consiste alors à analyser de grandes entreprises cotées en Bourse sur des critères sociaux, environnementaux et de gouvernance. Cette analyse est ensuite utilisée par le secteur financier pour l’investissement socialement responsable.
Après cinq ans d’analyse, le besoin de passer à la mise en œuvre conduit vers une grande entreprise d’assurance et de banque. Les missions couvrent les données environnementales, le bilan carbone, le changement climatique, les stratégies RSE et la coordination de filiales internationales. Puis le parcours se rapproche encore du métier, avec l’assurance dommages pour les PME, ETI et grands comptes, les offres, les services et le digital.
Le choix suivant est un changement d’échelle : quitter un grand groupe pour rejoindre une société de capital investissement d’environ 70 personnes. Le résultat : un rôle qui combine finance durable, PME et ETI, stratégie, impact et accompagnement très opérationnel.
CIPA → Contribution : envie d’impact comme fil conducteur. Activités : de l’analyse à la mise en œuvre. Interactions : du grand groupe à une structure plus petite et plus proche des entreprises accompagnées.
Évolutions & passerelles autour du métier de directrice développement durable
Le développement durable couvre de nombreux champs. Les passerelles dépendent donc beaucoup de votre point de départ et de votre “majeure”.
- Depuis la finance : aller vers la finance durable, l’investissement responsable ou l’analyse ESG.
- Depuis les achats : se spécialiser dans les achats responsables ou les chaînes d’approvisionnement.
- Depuis les ressources humaines : travailler sur bien-être au travail, diversité, inclusion, rétention des talents.
- Depuis les opérations : piloter la décarbonation, les plans d’action, la performance environnementale.
- Depuis la communication ou le marketing : contribuer à structurer et rendre lisibles les engagements, à condition de rester relié aux actions concrètes.
- Depuis l’analyse : évoluer vers des fonctions plus opérationnelles de stratégie et de transformation.
En montant en responsabilité, le périmètre peut s’élargir : plus d’entreprises à accompagner, plus de sujets réglementaires, plus d’interactions avec les directions, plus de décisions à structurer. Le cœur du métier reste le même : transformer sans perdre le réel de vue.
CIPA → Contribution : impact potentiellement plus large. Interactions : plus de parties prenantes. Vie personnelle : rythme à clarifier. Activités : davantage de stratégie, pilotage et arbitrage.
FAQ sur le métier de directrice développement durable
Faut-il être expert carbone pour travailler dans le développement durable ?
Pas forcément. Le rôle décrit est généraliste. Il implique de comprendre les enjeux, de poser les bonnes questions et de s’appuyer sur des experts ou prestataires quand le sujet devient très technique.
Peut-on se reconvertir sans expérience directe en développement durable ?
Oui, en partant de ses compétences déjà acquises. Finance, achats, marketing, communication, ressources humaines ou opérations peuvent devenir des portes d’entrée si vous apprenez à y intégrer les enjeux de responsabilité d’entreprise.
Les réglementations sont-elles indispensables ?
Elles comptent, mais il n’est pas nécessaire de tout maîtriser à l’avance. Le besoin dépend du secteur, de l’entreprise et du poste. La CSRD est citée comme un sujet transversal important.
Le métier est-il plutôt stratégique ou opérationnel ?
Les deux. Il faut définir une stratégie, mais aussi suivre des plans d’action, organiser des ateliers, collecter des données, vérifier les avancées et ajuster.
Quels éléments faut-il clarifier avant de viser ce métier ?
Le niveau de rémunération, les horaires, le télétravail, les déplacements, le statut et le type exact de structure sont à clarifier selon les organisations.
Ressources citées autour du développement durable
- LinkedIn : canal cité pour contacter des personnes du secteur et poser des questions.
- CSRD : Corporate Sustainability Reporting Directive, citée comme réglementation structurante.
- Vigeo : agence de notation extra-financière citée dans un parcours professionnel.
- AXA : groupe cité pour des fonctions développement durable, environnement, bilan carbone et assurance.
- ING : banque citée dans le cadre d’un partenariat de banque-assurance digitale.
- Association Lazard : association citée dans un exemple de philanthropie et de relogement.
- Communauté Chance : espace d’entraide professionnelle cité pour poser des questions et rencontrer des personnes aux métiers variés.
Un premier pas simple pour tester votre élan vers directrice développement durable
Choisissez une compétence que vous avez déjà. Puis posez-vous cette question : comment pourrait-elle servir un enjeu environnemental, social ou de gouvernance dans une organisation ?
- Action Contribution : notez le sujet qui vous donne le plus envie d’agir : climat, bien-être au travail, diversité, transition énergétique, gouvernance, impact local.
- Action Activités : listez trois tâches que vous aimez faire : analyser, coordonner, convaincre, mesurer, organiser, accompagner.
- Action rencontre : contactez une personne qui exerce dans le développement durable et demandez-lui quelles sont ses trois activités les plus fréquentes.
Le bon signal n’est pas forcément un grand déclic. Parfois, c’est plus discret : une curiosité qui revient, une envie d’aider les entreprises à bouger, une énergie nouvelle quand on relie son métier à une cause. C’est souvent là que commence l’alignement.
CIPA → Contribution : clarifier votre cause. Activités : repérer vos moteurs. Vie personnelle : vérifier le cadre qui vous convient.
Grille CIPA du métier de directrice développement durable
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