Résumé en 10 secondes
- Mission : créer, faire grandir et financer un média utile à une audience précise, ici une newsletter quotidienne d’actualité et d’empowerment féminin.
- Concret : piloter l’éditorial, développer des partenariats, vendre des collaborations, imaginer des formations, recruter des profils internes et des pigistes.
- Point fort : un fort sentiment d’utilité quand le projet sert une cause claire et un public identifié.
- Vigilance : revenus variables, incertitude du modèle économique, charge administrative lourde si elle n’est pas déléguée.
- Première étape : clarifier ce que l’on veut vendre, à qui, pourquoi, puis rencontrer les bonnes personnes sans se disperser.
CIPA → Contribution, Activités quotidiennes, Vie personnelle.
Mission & ce qu’on fait concrètement comme fondateur de média
Missions principales
- Définir une ligne éditoriale : choisir les sujets, le ton, le public cible et l’ambition du média.
- Construire un modèle économique : publicité, partenariats, formations ou autres offres payantes.
- Faire grandir l’audience : nouer des partenariats d’acquisition, faire connaître la newsletter, comprendre les besoins des lectrices.
- Vendre des collaborations : rencontrer des marques, écouter leurs enjeux, proposer une solution utile pour elles et pour l’audience.
- Piloter une équipe : coordonner rédaction, développement commercial, pédagogie, pigistes et prestataires.
- Tester et arrêter des projets : lancer une idée, mesurer si elle fonctionne, accepter de la fermer si elle consomme trop d’énergie.
Léonore de Roquefeuil, fondatrice de Voxe, résume bien le cœur battant du métier : “Aujourd’hui, depuis 2020, Vox est un média d’actu et d’empowerment féminin. Tous les matins, du lundi au vendredi, on envoie une newsletter à 6h30 du mat’ qui donne l’actu de la journée et des tutos pour gagner en puissance. Notre ambition à nous, c’est de créer une génération de femmes puissantes.”
Une journée type, côté coulisses
La journée peut commencer très tôt côté produit éditorial : la newsletter part à 6h30, du lundi au vendredi. Autour de cette publication, l’équipe prépare les sujets, écrit, relit, coordonne les contributions et ajuste le calendrier.
Une autre partie du temps se joue en rendez-vous. Le développement commercial consiste à rencontrer des marques, comprendre leurs besoins, imaginer une collaboration et vérifier qu’elle respecte les valeurs du média. Il y a aussi les partenariats d’acquisition, pour faire découvrir la quotidienne à de nouvelles lectrices.
Le reste se partage entre la création de formations, le choix des intervenant·es, la pédagogie, le suivi du modèle économique, les recrutements et les sujets administratifs. Plus la structure grandit, plus le rôle devient un métier d’arbitrage : où mettre son énergie, quoi déléguer, quoi arrêter.
CIPA → Activités quotidiennes : écrire, vendre, tester, coordonner. Contribution : informer, rendre service, aider une audience à gagner en puissance.
Compétences & qualités clés du fondateur de média
Compétences techniques
- Éditorial : comprendre l’actualité, choisir des angles, structurer une newsletter, travailler avec une rédactrice en chef et des pigistes.
- Développement commercial : prospecter, écouter, construire une proposition, vendre une collaboration avec une marque.
- Partenariats : identifier des acteurs alignés avec l’audience et créer des opérations utiles.
- Pédagogie : concevoir des formations en ligne sur des sujets pratiques : négocier son salaire, acheter son premier appartement, gérer sa charge mentale ou ses premiers pas de management.
- Gestion d’entreprise : suivre les revenus, les subventions, la rentabilité, les statuts, les contrats et les relations avec les conseils externes.
Qualités humaines
- Écoute : comprendre les problèmes des partenaires et les attentes de l’audience.
- Focus : dire non aux rendez-vous qui éloignent de l’objectif.
- Résilience : vivre avec l’incertitude sans perdre le cap.
- Curiosité : rencontrer beaucoup de personnes, apprendre de nouveaux secteurs, tester de nouvelles offres.
- Lucidité : arrêter un projet qui ne marche pas, même s’il est attachant.
Outils et technologies
Non précisé — À clarifier : outil d’envoi de newsletter, logiciel de gestion de projet, outil de relation commerciale, plateforme de formation, outils d’analyse d’audience.
CIPA → Activités quotidiennes : compétences éditoriales, commerciales et pédagogiques. Interactions : culture de test, collaboration avec une équipe mixte interne et externe.
Conditions de travail
Cadre, rythme et lieux
Le média présenté fonctionne avec une équipe de sept personnes au quotidien, complétée par des pigistes et des profils qui interviennent à temps partiel. La newsletter est publiée tous les matins, du lundi au vendredi, à 6h30.
Le lieu exact de travail, le télétravail et les déplacements ne sont pas précisés — À clarifier. On sait en revanche que le rôle implique des rencontres fréquentes : partenaires, marques, avocats, comptables, actionnaires, profs ou expert·es de formation.
Rémunération et variables
Au démarrage, le salaire cité était d’environ 1 500 euros par mois à Paris, financé grâce à un concours remporté par les fondateurs historiques. La rémunération a ensuite dépendu des subventions, puis du modèle économique.
Point important : même avec un statut salarié, la sécurité n’était pas celle d’un salariat classique. Le salaire pouvait fluctuer. Certains mois étaient tendus.
Statuts et contrats possibles
- Salariat dans une association : au départ, avec des avenants au contrat si le salaire ne pouvait pas être versé normalement.
- Direction d’une SAS : ensuite, avec un statut de dirigeante assimilée salariée, sans contrat de travail classique.
- Pigistes et freelances : utilisés pour renforcer l’équipe éditoriale selon les spécialités et les besoins.
Contraintes légales et certifications
Pas de certification obligatoire citée — À clarifier selon le pays, le statut juridique et l’activité exacte du média.
CIPA → Interactions : équipe, prestataires, partenaires. Vie personnelle : revenus variables, rythme matinal de publication, incertitude liée au statut.
Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi
- On voit l’impact : une newsletter lue par 69 000 lectrices et des formations suivies par 4 000 personnes sur une année.
- On agit vite : le métier permet de tester une formation, un événement, une collaboration, puis d’ajuster.
- On rencontre beaucoup de monde : marques, lectrices, partenaires, journalistes, expert·es, équipes pédagogiques.
- On aligne valeurs et travail : informer, rendre service et défendre une vision de l’empowerment féminin.
- On peut inventer la suite : livre, magazine, événements, lieu, ateliers créatifs : les pistes sont ouvertes si elles servent le projet.
Il y a un vrai petit battement de cœur professionnel quand le développement commercial cesse d’être une peur et devient une manière d’aider. “Pourtant, être commercial, ça veut dire savoir écouter les autres, comprendre leurs problèmes, se mettre à leur place et construire avec cette personne une solution qui va lui être utile. Je trouve que la mécanique, au-delà de la relation humaine, que je trouve trop cool, c’est génial de rencontrer plein de gens tout le temps et de savoir ce qu’ils font et pourquoi ils sont là et qu’est-ce qui les drive.”
CIPA → Contribution : impact auprès d’une audience. Activités : rencontres, création, test. Interactions : collaborations avec des marques et une équipe.
Inconvénients & points de vigilance
- Incertitude financière : le salaire peut être faible ou variable au début. Piste : construire progressivement le modèle économique, chercher des subventions ou revenus complémentaires quand c’est cohérent.
- Charge administrative : comptabilité, juridique, ressources humaines, actionnaires et avocats peuvent prendre beaucoup de place. Piste : déléguer plus tôt à un bon comptable et un bon juriste.
- Dispersion : au lancement, on peut accepter trop de cafés, déjeuners, conférences et rendez-vous. Piste : revenir à l’objectif : vendre quoi, à qui, pourquoi, et parler à qui pour avancer.
- Projets difficiles à arrêter : certaines idées deviennent affectives, même quand elles coûtent trop de temps ou d’argent. Piste : apprendre à fermer ce qui ne marche pas.
- Entourage parfois inquiet : les proches peuvent projeter un besoin de sécurité. Piste : s’entourer aussi d’entrepreneur·es capables de comprendre les hauts et les bas.
CIPA → Vie personnelle : sécurité, revenus, charge mentale. Interactions : entourage, conseils externes, pairs entrepreneurs.
Comment y accéder : parcours & étapes
- Se renseigner et clarifier : identifier le public que l’on veut servir, le problème que l’on veut résoudre et le rôle que le média peut jouer.
- Se former et valider : parcours cité : études généralistes en sciences politiques, master en politique internationale, expérience à l’ONU, puis expérience en entreprise et entrepreneuriat social. Ce n’est pas une voie unique. À clarifier selon votre projet.
- Constituer des preuves : lancer une newsletter, tester un format, créer un comparateur, organiser un événement, vendre une première formation ou collaboration.
- Obligations légales et certifications : non précisé — À clarifier selon le statut choisi : association, SAS, salariat, direction, piges.
- Candidater ou démarcher : l’entrée peut se faire par une offre d’emploi dans une petite structure, puis évoluer vers une responsabilité de direction.
- Réseauter et provoquer les rencontres clés : rejoindre des communautés d’entrepreneur·es, rencontrer des personnes qui comprennent le terrain, suivre les projets que l’on admire.
CIPA → À clarifier : Quelle cause voulez-vous vraiment servir ? Quel niveau d’incertitude financière est acceptable pour vous ? Quelles activités vous donnent de l’énergie au quotidien : écrire, vendre, former, coordonner ?
Astuces pour avancer sans se brûler les ailes
- Prenez un bon comptable et un bon juriste : choisissez des personnes que vous comprenez vraiment. Si le conseil reste flou, continuez à chercher.
- Déléguez ce qui vous éloigne de la valeur : si votre force est le développement, l’éditorial ou la pédagogie, protégez ce temps.
- Entourez-vous d’entrepreneur·es : ce sont souvent les personnes les mieux placées pour comprendre l’incertitude et redonner de l’élan.
- N’écoutez pas toutes les peurs de l’entourage : les proches veulent souvent votre sécurité. C’est précieux, mais ce n’est pas toujours votre boussole.
- Apprenez à dire non : un café sympathique peut coûter une demi-journée d’attention. Votre temps est une ressource rare.
“Au début, quand on se lance, très souvent, on a envie de saisir toutes les perches. [...] Mais très vite, il faut apprendre à se resserrer sur : c’est quoi mon objectif ? Je veux vendre quoi à qui, pourquoi ? Et dans ce cas-là, je dois parler avec qui ? Pourquoi ? Pour apprendre quoi ? Dans combien de temps ?”
CIPA → Activités : routines de focus et délégation. Interactions : choisir les bons conseils, les bons pairs et les bons rendez-vous.
Retours d’expérience
Qui parle : une fondatrice de média passée par des études en sciences politiques, un master en politique internationale, un stage puis deux ans à l’ONU à New York sur l’engagement politique et citoyen des jeunes.
Déclic : après une période de recherche, elle cherche plus de concret. Elle part en VIE dans l’industrie à Madrid, chez Saint-Gobain, puis développe en parallèle le chapitre espagnol de MakeSense, une communauté au service d’entrepreneurs sociaux.
Première opportunité : elle rejoint une initiative qu’elle connaissait déjà, après avoir contribué à sa campagne de financement quelques années plus tôt. L’offre de départ : six mois de salaire, un bureau, beaucoup d’autonomie.
Résultat : la structure passe d’un comparateur de programmes électoraux à un média d’actualité et d’empowerment féminin, avec 69 000 lectrices et environ 4 000 personnes formées sur une année.
CIPA → Contribution : engagement citoyen puis empowerment féminin. Activités : passage de l’éditorial électoral au média, à la formation et au développement commercial.
Évolutions & passerelles
- Responsabilité éditoriale : piloter une newsletter, une rédaction, des pigistes et une ligne de contenus.
- Direction générale : prendre la tête d’une association ou d’une SAS, gérer le modèle économique, les recrutements et les arbitrages.
- Développement commercial : construire une régie publicitaire, vendre des collaborations et nouer des partenariats.
- Formation en ligne : créer une école, concevoir des parcours pédagogiques et recruter les bons profs.
- Événementiel ou édition : tester des événements, imaginer un livre, un magazine ou un lieu si cela sert l’audience.
Quand on évolue, la Contribution peut grandir, mais les Interactions se complexifient. La Vie personnelle peut aussi être plus exposée, surtout si les revenus restent variables. Les Activités changent : moins produire soi-même, plus choisir, vendre, recruter et arbitrer.
CIPA → Contribution : impact plus large. Interactions : plus d’équipe et de partenaires. Vie personnelle : plus de responsabilités. Activités : pilotage et décisions.
FAQ
Faut-il avoir créé le média dès le premier jour ?
Non. Une entrée possible consiste à rejoindre une petite structure, puis à prendre progressivement la direction du projet. Dans le cas cité, la personne a été recrutée avant de devenir fondatrice au sens opérationnel.
Combien gagne un fondateur ou une fondatrice de média ?
Non précisé de manière générale — À clarifier. Un repère cité : environ 1 500 euros par mois au démarrage à Paris, avec des périodes de forte variabilité ensuite.
Peut-on vivre uniquement de la newsletter ?
Dans l’exemple présenté, la newsletter est gratuite et financée par la publicité via une régie. Un deuxième revenu vient des formations vendues à l’audience.
Quelle taille d’équipe faut-il ?
Le média cité fonctionne avec sept personnes au quotidien, dont des pôles développement, éditorial et école, plus plusieurs pigistes selon les sujets.
Le métier est-il compatible avec un besoin fort de stabilité ?
À clarifier avec honnêteté. Le métier peut être très stimulant, mais il comporte de l’incertitude : revenus, modèle économique, charge de travail, décisions à prendre vite.
Ressources citées
- Voxe : média d’actualité et d’empowerment féminin, avec une newsletter quotidienne.
- Chance : communauté d’entraide professionnelle et méthode pour trouver sa place dans le travail.
- MakeSense : communauté au service d’entrepreneurs sociaux.
- ONU : organisation internationale où une expérience sur l’engagement politique et citoyen des jeunes est citée.
- Saint-Gobain : entreprise industrielle citée dans le parcours, via un VIE à Madrid.
- VIE : volontariat international en entreprise, cité comme étape de parcours.
Conclusion actionnable (douce)
Si ce métier vous attire, commencez petit et vrai. Prenez une page. Écrivez : à qui ai-je envie d’être utile ? Quel problème ai-je envie d’éclairer ? Quelle action concrète puis-je tester en deux semaines : une newsletter pilote, trois entretiens avec des lectrices potentielles, une première proposition de partenariat ?
Le métier de fondateur de média demande de tenir une ligne fine : créer avec le cœur, décider avec lucidité. C’est là que le projet peut commencer à battre juste.
CIPA → Contribution : formuler votre cause et votre public. Vie personnelle ou Activités : définir le temps, l’argent et l’énergie que vous pouvez investir sans vous abîmer.
Grille CIPA
| Contribution | Interactions | Vie personnelle | Activités quotidiennes |
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