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Leonore de Roquefeuil, Fondatrice de Voxe

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Et bienvenue dans ce live en coulisses avec Léonore. Bonjour Léonore.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Salut Marine. Merci de me recevoir.

Marine (Chance)

Merci à toi de donner 30 minutes de ton temps pour nous faire découvrir ton parcours et métier, nom de fondatrice d'un média qui s'appelle Vox et qui s'incarne notamment dans une newsletter que de plus en plus de monde connaît et suit. Pour celle Celles sont celles qui nous écoutent, ce live est interactif. L'idée, c'est que vous n'hésitiez pas à poser des questions, allez au Nord, toutes celles que vous pouvez avoir, sans tabou. L'idée, c'est de pouvoir montrer un peu les coulisses qu'il y a derrière un métier et parfois aussi derrière la vie fantasmée d'entrepreneuse. Et si vous voulez, pour commencer, vous pouvez nous dire peut-être d'où vous nous écoutez et pourquoi vous êtes là. Est-ce que c'est par curiosité ? Est-ce que c'est parce que vous envisagez vous-même de vous lancer dans l'entrepreneuriat, lancer un média ? N'hésitez pas à nous dire dans le chat et on prendra vos questions au fur et à mesure. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Chance, on est une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour permettre à chacun de trouver sa place dans le monde du travail. Dans cette méthode-là, il y a notamment une partie où on invite à explorer justement un peu le champ des possibles, les différents horizons et métiers qui peuvent s'offrir à nous.

Marine (Chance)

C'est ce qu'on fait avec cette semaine des live métiers. Encore merci à tous les de participants, dont Léonard, qui donne de leur temps gratuitement, bénévolement, pour vous aider. Bonjour Louise, de Bretagne, qui est hyper intéressée par l'entrepreneuriat. Pour commencer, Léonard, est-ce que tu peux Bonjour Axelle de Lille. Des ennuis d'entreprendre. Je vois que ça commence à parler dans le chat. Est-ce que pour commencer, Léonore, tu peux nous dire un peu dans les grandes lignes ton parcours et comment tu es arrivée jusqu'à être cette entreprene et fondatrice d'un média qui s'appelle Vox ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Ouais, grave. En gros, il y a cinq étapes que je vais décrire hyper rapidement. La première, j'ai fait des études généralistes en sciences politiques. Je m'intéressais à la politique internationale, donc je fais un master en politique internationale. Assez logiquement derrière, deuxième étape, je fais mon stage de fin d'études dans une organisation internationale. En l'occurrence, c'était à l'ONU, à New York. J'ai fait le stage que tout le monde dans mon master rêvait d'avoir et que je savais. On pensait tous que ce n'était pas possible de l'avoir. Et si, puisque j'en ai eu. J'ai passé d'abord mes deux mois de stage et puis ensuite, j'ai été embauchée directement à la sortie de mon stage à New York et j'y suis restée deux ans. Ça a été le début de ma vie et ça a joué un rôle super important parce que je me suis retrouvée à travailler sur les sujets d'engagement politique et citoyen des jeunes. C'est un sujet qui a marqué ensuite pas mal mon parcours. Après ça, parce que ce n'est pas non plus si simple, je me suis retrouvée dans une période de recherche parce qu'à l'ONU, en gros, soit on passe le concours pour être fonctionnaire internationale, mais en fait, ce n'est pas ouvert à tout le monde et pas toujours, etc.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Soit on a des postes de ce qu'on appelle vacataire, donc on peut occuper que pendant une période maximale. C'est ce que j'ai fait et quand j'étais arrivée au max de la période, j'étais obligée de partir en vacancy, donc en vacances, pendant quasiment un an. Pendant cette période-là, j'ai hésité: Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je reste dans les organisations internationales ? En même temps, je ne vais pas pouvoir passer le concours, donc ce sera instable, donc ça va être compliqué. Est-ce que je tente de faire autre chose ? Est-ce que je rejoins une ONG ? J'ai réfléchi à pas mal de trucs. Ce n'était pas simple parce que c'est dur d'être dans une période où on se pose des questions et où on cherche un taf. Finalement, j'avais envie de concrets après avoir passé deux ans à être sur des textes internationaux, avec une vision très global, machin. Donc, j'ai cherché un VIE. J'avais encore envie d'aller à l'étranger. Je suis partie en VIE dans l'industrie. Là, c'était bien concret. J'étais chez Saint-Gobain, à Madrid, pendant deux ans.

Marine (Chance)

D'accord.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Et là, c'était quand même un peu trop concret. Je dois l'avouer que j'allais bosser tous les matins sur une usine à 1h00 de Madrid OK. Du coup, tu es dans clairement le cœur du réacteur, puisque au-dessous de ton bureau, il y a des machines qui fabriquent de la laine de verre pour empêcher notamment pour isoler les maisons, etc. Et puis toi, tu es surtout ton petit ordi. C'était un peu trop concret pour moi. À côté de ça, j'ai commencé à travailler pas mal sur l'entrepreneuriat social. J'ai développé à Madrid le chapitre espagnol de Make Sense. Make Sense, pour celles qui s'intéressent à l'entrepreneuriat et notamment l'entrepreneuriat à impact, c'est une communauté qui est au service d'entrepreneurs sociaux. Les entrepreneurs sociaux, c'est ceux qui veulent entreprendre, mais qui ont, en plus d'avoir l'envie de créer un projet qui va rapporter de l'argent et pouvoir vivre comme ça, en plus de ça, ils vont regarder à ce que ce projet ait un impact social, environnemental, positif. C'est un type d'entrepreneuriat qui m'a tout de suite séduit parce que tu es là pour faire quelque chose de plus grand que toi. Voilà. Donc, finalement, assez naturellement, quand je développais ça à côté de mon taf chez Saint-Gobain, ça m'a donné envie de me rapprocher de ce milieu-là, qui est aussi en plus un milieu super positif.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

L'entrepreneuriat, c'est positif parce qu'on fait des trucs, on est dans l'action, on a l'impression d'avoir des choses qu'on peut réaliser nous-mêmes. C'est comme ça que finalement, je me suis rapprochée de deux personnes qui avaient qui était déjà fondé Vox, qui étaient à ce moment-là un comparateur de programmes pour les élections et qui m'ont recrutée. Donc, je suis devenue fondatrice en ayant été d'abord recrutée.

Marine (Chance)

D'accord, je ne connaissais pas l'histoire.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Ils m'ont recrutée et il n'y avait personne dans la boite, donc c'était moi, la boite. Petit à petit, j'en ai ensuite pris la direction et j'ai pu le façonner à ma vision. Aujourd'hui, depuis 2020, Vox est un média d'actu et d'empowerment féminin. Tous les matins, du lundi au vendredi, on envoie une newsletter à 6h30 du mat' qui donne l'actu de la journée et des tutos pour gagner en puissance. Notre ambition à nous, c'est de créer une génération de femmes puissantes.

Marine (Chance)

Très belle ambition.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

N'est-ce pas ?

Marine (Chance)

Ok. Vox, tu l'as rejoint, c'était en 2020 ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Non, non. Moi, j'ai rejoint en 2015. Ok, oui, c'est ça. Mais à ce moment-là, c'était l'ancêtre de Vox. Ça s'appelait déjà Vox, mais c'était vraiment un comparateur de programmes sur les élections. Et en fait, Petit à petit, on l'a développé en se disant: Nous, si ce qu'on veut faire, à ce moment-là, l'ambition, c'était d'aider les jeunes à voter de manière éclairée. On s'est rendu compte que pour avoir envie de voter, il faut avoir l'impression que ça sert à quelque chose de voter. Donc, il faut mieux comprendre au quotidien qu'est-ce que c'est que la politique, qu'est-ce qui se passe autour de moi. C'est pour ça qu'on a développé ensuite un média. Et à partir de 2020, on a décidé de centrer ce média sur les femmes de notre génération, parce qu'on s'est rendu compte qu'aujourd'hui, on est très souvent... À partir de 30 ans, nous, les meufs, un des sujets qui passe à la trappe, c'est l'actu, c'est s'informer. Parce qu'on trouve que c'est anxiogène, parce qu'on n'a pas le temps, parce qu'on a l'impression que ça ne sert pas trop et aussi parce que ce n'est pas ce que nous proposent les magazines féminins.

Marine (Chance)

C'est clair.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

C'est comme ça qu'on l'a transformé.

Marine (Chance)

Aujourd'hui, je vais prendre les questions du tchat, juste une dernière question. Comment s'est fait la transition entre tu arrives, tes salariés ? Il y a des fondateurs historiques et toi, petit à petit, tu montes et tu reprends. Comment ça s'est passé ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Ça Ça a été une expérience d'entrepreneuriat qui était assez... Une entrée en matière d'entrepreneuriat qui était assez particulière et pour laquelle j'étais assez chanceuse. Parce qu'en réalité, je ne me suis pas posé la question un matin en me disant: Est-ce que je vais devenir entrepreneur ? Je pense que si je me l'étais posé dans ces termes, je ne l'aurais peut-être pas fait. Là, ils m'ont un peu tordu le bras, c'est-à-dire qu'ils m'ont dit: Viens, tu vas être salarié. Ils avaient de quoi me payer pendant six mois. Moi, dans tous les cas, comme je n'avais travaillé qu'à l'étranger jusque-là, jusque-là, je n'avais pas droit au chômage. Donc, ce truc de six mois, des premiers mois, j'aurais pu le faire si j'avais bossé en France avant. Mais là, ce n'était pas le cas. Donc, j'avais un salaire pendant six mois et là, le premier jour, ils m'ont dit: On t'a trouvé un bureau et nous, tu nous appelles quand tu veux, mais c'est pour toi.

Marine (Chance)

Génial.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Donc, la transition, elle a été surtout de réussir, de passer de l'étape de: Je vais être salarié dans un petit projet à: En fait, le projet, c'est le mien. Et si je m'en empare pas, ça ne va pas le faire.

Marine (Chance)

Et comment tu as eu cette opportunité ? Comment tu as rencontré ces personnes ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Ils avaient publié une offre de job. Ils avaient publié une offre de job. Moi, je connaissais l'initiative parce que j'avais financé leur campagne qui se qui se banque banque en 2012. J'avais mis 20 balles. Voilà. Je connaissais l'initiative, je la suivais de loin. Et puis, au bout d'un moment, je l'ai rejoint parce qu'ils avaient cette offre de job. C'était une conjonction de hasard.

Marine (Chance)

Oui C'est trop chouette. Je vois que les questions commencent à arriver. Donc, Marie, tu y as un peu répondu. Comment as-tu réussi à gérer la transition, notamment financièrement, entre le salariat et le moment où tu es passée entrepreneur ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Financièrement, c'est qu'il y avait un salaire. Il était petit parce qu'ils avaient gagné un concours qui leur avait permis de gagner 20 000 € et avec ça, ils m'ont recruté. Moi, j'avais déjà 25 ans à l'époque, donc ça faisait un truc genre 1 500 balles par mois pour payer mon loyer. Globalement, à Paris, je ne roulais pas sur l'or. Mais en fait, j'y suis allée comme ça et je vivais comme une étudiante en trois.

Marine (Chance)

Au bout des six mois, c'est passé quoi ? Tu es passée en moto ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Au bout des six mois, j'avais réussi à relever un peu d'argent. On avait gagné d'autres subventions, etc, qui avaient permis de continuer à me payer. Et puis, petit à petit, c'est comme ça que ça s'est fait. Puis, petit à petit, le modèle économique s'est construit et on a pu commencer à gagner de l'argent. Après, je ne vais pas mentir, il y a eu des mois où si ma coloc n'avait pas payé une partie de mon loyer, j'aurais eu des problèmes. Mais tu vois, si on me l'avait annoncé comme ça, je ne sais pas si j'y serais allée, mais maintenant, je me dis franchement, ça allait carrément Ça se faisait.

Marine (Chance)

Tu es restée tout le temps salariée ou tu as changé ensuite de statut ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Je suis restée salariée super longtemps, mais en fait, j'étais salariée de moi-même, donc le fait que j'ai un salaire dépendait de moi. Oui Je n'ai jamais vraiment eu le statut de... Si on entend par salarié, la sécurité de l'emploi et l'assurance qu'on a un salaire, ce n'est pas ce que j'étais.

Marine (Chance)

Oui, parce que ton salaire était variable selon les mois.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Exactement.

Marine (Chance)

Ok, je comprends.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Exactement.

Marine (Chance)

Oui, c'était un saisie ou peut-être une forme comme ça ? Je ne sais plus comment...

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Non, à ce moment-là, la boite était une association et moi, j'étais salarié de l'association et je faisais des avenants à mon contrat si je ne pouvais pas me payer. D'accord.

Marine (Chance)

Oui, parce que normalement, le salariat, je crois, oblige une- Exactement. Oui, tu devrais signer un avenant.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Également, petit à petit, j'ai pris la direction de l'association qui est ensuite devenue une SAS. Et là, j'étais dirigeante à 6 000 salariés et là, il n'y a pas de contrat.

Marine (Chance)

Oui, OK, je comprends.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Ça peut fluctuer.

Marine (Chance)

Il y a une autre question dans le chat, qui est vaste question. C'est Daphné qui demande quel est le business model.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Sur Vox, aujourd'hui, Aujourd'hui, c'est assez simple. C'est un média, donc la newsletter, elle est gratuite, mais elle est financée par de la pub. Nous, on a créé ce qu'on appelle une régie publicitaire. On a une équipe de têtes chercheuses qui va des marchés, des boîtes qui nous plaisent, des marques qui se créent. Par exemple, on bosse avec chance, on a la chance de travailler avec chance et qui répondent aux aspirations de nos lectrices. Nos lectrices étant des femmes trentenaires urbaines qui ont envie de s'ouvrir des chakras, d'apprendre des choses nouvelles, qui sont sensibles à l'écologie, etc. Il y a cet aspect-là. Donc, modèle classique de média avec de la pub. Et deuxième modèle, on a développé effectivement une école, l'école de ce qu'on n'a pas appris qui est à l'école. Et ça, c'est des formations en ligne où on va aider nos lectrices à acheter son premier appart, négocier son salaire, gérer sa charge mentale, gérer ses premiers management, mieux dormir. Tous ces trucs qu'on n'apprend pas à l'école, mais qui sont quand même vachement utiles. Ça, c'est des formations qu'on vend directement à notre audience. On a un business model double: publicité envers des boîtes qui ont les mêmes valeurs que nous et formation vendue à notre audience pour lui rendre service.

Marine (Chance)

Et ça, ce modèle, tu as mis combien de temps à reconstruire un peu Vox quand tu l'as récupéré ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Franchement, c'est comme si j'avais eu trois boîtes depuis que j'ai pris la direction de cette boite. La première, c'était une boite vraiment très tournée sur les élections. La V2, je dirais, de 2017 à 2019. C'était un média à destination des dont le modèle économique, c'était travailler avec des acteurs publics qui allaient travailler avec nous pour faire de l'éducation sur comment fonctionne ma retraite, comment fonctionne ma mutuelle, etc. Ça, c'était la V2. Qui est la V3, qui est la version actuelle et qui, je pense, est la bonne, c'était à partir de 2020. Et même de 2020 à aujourd'hui, on est encore ce qu'on qualifierait de startup, c'est-à-dire une boite qui cherche son modèle économique. Sur la partie média, c'est très clair, ça fonctionne, il n'y a pas de problème, c'est rentable. Sur la partie école, on a testé plein de choses. On a testé des formations plus courtes, des formations plus longues, des formations plus parcours, des formations en direct et des formations indirectes. Ça, c'est un peu la vie de chef d'entreprise. On peut tester plein de trucs. Il faut être OK de vivre avec cette incertitude, qui est à la fois ce qui est super cool et en même temps qui peut être stressant.

Marine (Chance)

Oui. Il y a Louise qui demande: Est-ce que vous travaillez principalement avec des freelances pigistes ou avec des employés internes ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

On a les deux. L'équipe aujourd'hui, c'est sept personnes au quotidien. Ils sont là tous les jours. Ça, c'est divisé entre trois types d'équipes. En gros, il y a celle qui s'occupe du développement. Ça, c'est mon équipe, où vraiment, nous, notre rôle, c'est de faire grandir Vox. On fait des collabs' avec des marques, des partenariats d'acquisition, c'est-à-dire pour avoir de plus en plus de lectrices, pour faire connaître la quotidienne. Ça, c'est une partie. Une deuxième partie, ça va être le pôle cœur de réacteurs, l'édito. Là, on a une rédactrice en chef qui est mon associée Charlotte Richard, qui m'avait elle-même débauchée il y a 10 ans, qui m'avait recrutée chez Vox, qui à ce moment-là n'était pas à plein temps et qui maintenant est qui est venue à plein temps sur le projet actuel. Ensuite, elle travaille avec une personne qui est à plein temps et ensuite, il y a quatre pigistes qui vont contribuer en fonction de leur spécialité: un jour par semaine, deux jours par semaine, un article par mois. Ça va dépendre un petit peu de leur spécialité et des sujets qu'on va traiter dans la quotidienne. Après, il y une équipe école, donc qui va créer la pédagogie, créer les formations, trouver les bons profs pour former sur tel et tel secteur.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Pour répondre à la question de Wendy sur les corps de métier, les corps de métier, c'est ça: tu as des personnes qui sont plutôt sales, vente, construction de partenariats. Tu as des personnes qui sont plutôt rédaction, créat. Et tu as des personnes qui sont plutôt pédagogie, création de formation. Et tu en as beaucoup qui sont un peu tous comme moi. Moi, j'interviens en réalité sur les trois corps d'entretien.

Marine (Chance)

C'est quoi ce que tu préfères ? Et là où tu te dis: C'est trop génial, j'adore, dans ton quotidien ? Et c'est quoi à l'inverse les choses où tu te dis: Ça, clairement, c'est les parties que j'aime moins, moins sympa ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Là, en ce moment, j'adore parce que je fais depuis... Ça va bientôt faire un an que je fais du développement commercial, truc que je ne faisais pas du tout avant et pour lequel j'avais un peu de... Je ne dis pas bien, mais le truc du commercial. Déjà, le mot, on n'aime pas le mot commercial, ce n'est pas sexy et tout. Pourtant, être commercial, ça veut dire savoir écouter les autres, comprendre leurs problèmes, se mettre à leur place et construire avec cette personne une solution qui va lui être utile. Je trouve que la mécanique, au-delà de la relation humaine, que je trouve trop cool, c'est génial de rencontrer plein de gens tout le temps et de savoir ce qu'ils font et pourquoi ils sont là et qu'est-ce qui les drive. Au-delà de cet aspect-là humain, tu as aussi l'aspect de: Tu as un problème. Moi, je pense que j'ai peut-être une solution pour toi. On va réfléchir ensemble à comment ça peut vraiment te servir. En plus, après, tu as le troisième effet qui se coule, j'ai envie de te dire, qui est qu'en faisant des collabs avec des marque, on permet à notre audience — nous, notre audience, on l'appelle Chloé, c'est la persona de la personne qui lui dit: On permet à Chloé d'apprendre quelque chose qui va lui être utile.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

C'est le cercle ultra-vertueux où tu dis: J'ai l'impression que tout ce que je fais, c'est aligner avec mes valeurs, avec ce que j'aime, rencontrer des gens, avec mon envie dans le monde, c'est-à-dire d'avoir un impact positif et de rendre service aux femmes de ma génération. C'est super.

Marine (Chance)

Oui, effectivement. Quand on t'écoute, ça donne super envie. Et à l'inverse ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

À l'inverse, les trucs qui me saoulent, j'ai appris à m'en décharger. Un spoiler, tout le monde te dira la même chose quand il est CEO de boite, quand il ou elle est CEO de boite. Moi, c'est tout ce qui est gestion, admin. D'ailleurs, ce n'est pas que quand on est CEO en général, on déteste ça. Mais quand on gère une boite, il y a cet aspect-là qui peut être super lourd et on peut vite se noyer dedans. L'admin, les RH, la gestion légale, juridique de la boite, les relations avec les actionnaires, avec les avocats et tout. J'ai remarqué qu'il y avait plein de meufs comme moi quand elles commencent à être entrepreneurs, qui sont vachement bonnes élèves et qui veulent vraiment faire gaffe à tous ces trucs administratifs, juridiques, réglementaires et qui vont y passer beaucoup de temps, alors que l'important, c'est de développer son business, développer son activité. Ça, maintenant, j'ai assumé de me payer un peu moins et de prendre quelqu'un qui fait ça pour moi maintenant. Ça m'a enlevé une charge.

Marine (Chance)

J'imagine. Ça met combien de temps à prendre cette décision, à lâcher ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

J'ai un peu honte de te le dire. Je pense que j'ai mis cinq ans.

Marine (Chance)

Non, mais du coup, c'est chouette parce que tu peux faire gagner du temps aux autres en le partageant. N'attendez pas.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Faites-le tout de suite. Ce qui est important, c'est de comprendre la logique.

Marine (Chance)

Oui, c'est ça.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Moi, au début, je me disais: Il faut vraiment que je l'ai fait, que j'ai tout bien compris. Comme ça, il y a un moment, il faut faire ce dans quoi on est bons et ce dans quoi on apporte de la valeur à la boite. Et le reste, il faut mettre du budget OK, super conseil.

Marine (Chance)

Je vois une question de Daphné: Vous avez aujourd'hui combien de personnes inscrites à la newsletter et combien de personnes formées par an ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

On est depuis ce matin, tu seras ravie de la prendre à 69 000 lectrices. Ça a grandi bien. On est trop contente. Je dis contente parce que nous ne sommes que des femmes au quotidien et dans le reste de l'équipe, il y a quand même cinq mecs, mais pas à plein temps. Donc, on se permet de parler au féminin. Et combien de personnes formées par an ? On est à 4 000. On est à 4 000 formées par an. Ouais. C'est-à-dire que l'année dernière, on a sorti beaucoup de formations. Qui ont été vraiment super, qui ont rencontré vraiment un très gros succès. Donc, on est à 4 000 cette année. On devrait être un peu moins parce qu'on a sorti des formations qui sont plus grosses et plus onéreuses, mais qui vont avoir un impact encore plus fort.

Marine (Chance)

Je vois qu'il y a Louise qui dit plus une lectrice à l'instant.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Bienvenue.

Marine (Chance)

Plus une autre. On fait monter les compteurs.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Génial.

Marine (Chance)

Il y a Axelle qui demande si vous avez un public à l'international. Wendy, plus une.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

On sait qu'on a à peu près 8% de nos lectrices qui sont à l'étranger. Et d'ailleurs, on a souvent des témoignages de gens qui nous écrivent en nous disant: Vous, vous êtes le moyen pour moi de rester de suivre l'actualité française alors que j'habite à l'étranger parce que je bosse à l'étranger ou des trucs comme ça. Mais après, on n'est qu'en français, donc tu me diras, la francophonie, c'est énorme, mais ça limite un peu le marché.

Marine (Chance)

Une autre question que j'avais pour toi, c'est: est-ce que vous avez de nouveaux projets à venir, d'autres idées de développement au-delà de ce que tu nous expliquait que tu avais l'école et que tu avais la newsletter Régie Média ? Est-ce que tu envisages de développer encore d'autres choses sous la marque box ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

C'est une très bonne question. Moi, c'est un peu la vision que j'ai de l'entrepreneuriat. Moi, ce que j'aime avec le fait d'être entrepreneur, c'est que si on a envie de faire des nouveaux trucs, on peut. On est assez libre. Si on a envie d'arrêter des projets, on peut aussi. Et d'ailleurs aussi, souvent, on doit. Quand on monte une boite, souvent, chaque projet est un peu un petit bébé. Ça, c'est un conseil que j'ai reçu une fois. On m'a dit: You need to drown the puppy. C'est-à-dire: tu dois oser noyer le chiot. C'est ça, c'est horrible.

Marine (Chance)

Elle est horrible cette image.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

En même temps, elle est super efficace parce qu'effectivement, ce chiot, c'est ton projet trop mignon. Tu l'as vu net, tu as vu il est trop mignon et tout Mais en réalité, il te fait perdre. Il te fait perdre du temps, de l'énergie, de l'argent. Et il n'y a personne qui le regarde. Il faut arrêter. Ça, c'est dur quand tu es entrepreneur, mais même quand tu es dans une petite structure où tu montres plein de projets, où on te dit: Ce truc-là, il va falloir arrêter parce qu'il ne marche pas. C'est toujours dur, mais ça, c'est un truc que tu dois apprendre à faire. Et en parallèle, ce que tu peux faire, c'est lancer des nouvelles idées. Moi, par exemple, avec Charlotte, on se dit souvent: On aimerait bien avoir Pourquoi pas écrire un livre, lancer un magazine, avoir un lieu. Là, on a testé nos premiers événements. On a fait un événement il n'y a pas très longtemps sur maternité et travail, gros pour les femmes de notre génération. Ça a été un carton, ça s'est vraiment super bien passé. On aimerait bien en faire un peu plus. Mais en soi, tu pourrais tirer le fil et aller hyper loin.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Nous, on voit, par exemple, que ce qui marche vachement bien dans la quotidienne, dans la newsletter, c'est quand on parle d'ateliers créatifs, etc. Et on se dit: Tiens, si demain on lançait une nouvelle boite, on pourrait très bien lancer des ateliers de poterie dans toute la France.

Marine (Chance)

On sait que ça marcherait Ouais, c'est vrai, j'adore. Sérielle entrepreneuse, Léonore, en devenir. Il y a une question de Marie: Quel serait tes top conseils pour des entrepreneurs en devenir, notamment pour savoir comment s'entourer avant le lancement d'un projet ?

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Mes top conseils, ce serait... Déjà, je vais reprendre le premier que j'ai déjà donné sur: Prenez un bon comptable, prenez un bon juriste et faites-leur Il faut que ce soit des gens à qui vous ayez vraiment confiance et surtout que vous compreniez, qu'on comprend ce qu'on dit, qu'on comprend ce qu'ils disent. Très souvent, on ne capte rien quand c'est des avocats et on se dit: C'est normal, c'est parce que c'est des avocats. Non, ce n'est pas normal que vous ne compreniez pas ce qu'ils vous expliquent. Donc, continuer à en interviewer tant que vous n'avez pas trouvé quelqu'un avec lequel vous avez un bon fit. Ça, c'est le premier truc. Ne vous embêtez pas, vous, avec ces trucs-là. Concentrez-vous sur ce qui a de la valeur, là où vous êtes bon. Ensuite, pour bien s'entourer... Moi, à Marocco, aussi, quand tu te lances dans l'entrepreneuriat, c'est de s'entourer d'entrepreneurs. Parce que c'est les seuls qui vont vraiment vous comprendre et qui vont vous défoncer. Et qui vont vous donner une vague optimiste. Parce que ça, c'est souvent un truc, les potes qui ne sont pas dans le secteur ou même nos parents. C'est marrant, j'y pensais, je me disais que Je pouvais raconter ça.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Hier soir, je vais dîner chez mes beaux parents et je dis à ma belle-mère que je venais de pitcher à une conférence et me dit: Oui, avec des patrons. Je dis: Ah bon ? Pourquoi des patrons ? Il dit: Oui, pour qu'il rachète ta boite. Je dis: Mais ma boite n'est pas un membre. Et elle me dit: Oui, mais peut-être que tu as envie d'être salarié. Et je me dis: En fait, moi, si j'avais écouté mes parents et mes beaux parents, je ne serais jamais entrepreneur parce que les parents, ils veulent pour vous la sécurité et la stabilité. Et dès qu'ils vont pouvoir vous dire: Tu chutes un peu, là, c'est un peu dur. Moi, très souvent, ils m'ont dit: Oui, je comprends, tu ferais mieux d'être salarié, tu serais quand même bien au calme. Mais moi, ce n'est pas du tout ce qui me drive. Je dirais: N'écoutez pas trop votre entourage proche qui veut pour vous la sécurité. C'est vrai. Écoutez les gens qui vous excite. Troisième conseil: Au début, quand on se lance, très souvent, on a envie de saisir toutes les perches. Tiens, il faudrait qu'on se parle, on pourrait peut-être faire des trucs ensemble, machin.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Et puis là, on commence à s'épuiser un peu à faire des déj, des cafés, des machins, des trucs avec des gens en se disant peut-être qu'un jour, on pourra faire. Et on accepte toutes les invitations à toutes les conférences, même si on n'est pas sûr qu'il y aura son public, etc. C'est bien au tout début d'avoir un peu d'émulation et c'est super important pour s'ouvrir les chakras et tout. Mais très vite, il faut apprendre à se resserrer sur: C'est quoi mon objectif ? Je veux vendre quoi à qui, pourquoi ? Et dans ce cas-là, je dois parler avec qui ? Pourquoi ? Pour apprendre quoi ? Dans combien de temps ? C'est-à-dire vraiment être focus sur son objectif et accepter de dire non. Il y a des gens qui vont vous inviter: Tiens, je voudrais te proposer de prendre un café pour parler d'eux. Désolé, je ne peux pas. Est-ce qu'on peut se parler dans un an ? En fait, c'est OK.

Marine (Chance)

Super conseil. Donc effectivement, savoir s'entourer d'avocats, comptables, etc. Ne pas écouter les projections des autres qui qui veulent votre sécurité alors que vous, ça a brûlé au fond de vous d'aller dans l'entrepreneuriat. Et trois, effectivement, ton temps, c'est ton bien le plus précieux. Donc, pas te disperser. Et effectivement, si tu dis oui à tout le monde, tu passes ton temps à faire des calls, des cafés, des dej et tu ne bosses pas. Super conseil. Je vois que le temps a filé hyper vite. On a déjà atteint la demi-heure. C'était génial de t'entendre, le honore. Merci pour nous avoir partagé en toute transparence ton parcours que j'ai découvert aussi. Du coup, c'était trop chouette. Tu as les nouvelles lectrices. Très bien.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Merci de bienvenue.

Marine (Chance)

Vous pourrez découvrir Vox, qui est vraiment une super newsletter, et puis toutes les formations dont Léonore vous parlait. Mille mercis. Et j'en profite pour vous mettre dans le lien du chat, le lien vers la communauté d'entraide Chance, qu'on appelle trois minutes pour les autres. La communauté est gratuite, ouverte à toutes et tous. Et en fait, ça vous permet de publier des demandes d'aide où vous, à l'inverse, aidez des personnes que vous pourriez renseigner sur votre métier, comme Léonore vient de le faire aujourd'hui, ou alors donner le bon contact parce qu'on s'est dit que justement, c'était en Un centre dans tous, qu'on peut réussir à professionnellement trouver sa place. Donc, n'hésitez pas à rejoindre la communauté et à vous inscrire à la newsletter Vox. Merci encore Léonard pour ton temps parce que je sais qu'il est précieux. Merci. Je veux que toutes les personnes ici aient plein de bons conseils grâce à toi.

Leonore de Roquefeuil (Fondatrice de Voxe)

Trop bien. Merci. Merci tout le monde pour vos questions. Et puis, à bientôt.

Marine (Chance)

Merci beaucoup. À bientôt, Léonore. Merci à tous. Au revoir.

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