Résumé en 10 secondes
- Le ou la responsable appels d’offres dans l’éolien en mer répond à des appels d’offres lancés par l’État.
- Le poste se situe en amont des projets, avant le développement final et la construction.
- Le métier combine analyse économique, coordination d’équipe et compréhension de projets industriels complexes.
- Point fort : contribuer aux énergies renouvelables et à la lutte contre le dérèglement climatique.
- Point de vigilance : les projets sont très longs ; une phase d’appel d’offres peut durer plus d’un an, parfois plus de deux ans.
CIPA → Contribution : cause, rayonnement professionnel ; Activités quotidiennes : champ professionnel, moteurs ; Vie personnelle : rythme.
Mission & ce qu’on fait concrètement
La mission consiste à construire une réponse solide à un appel d’offres public pour remporter un projet de parc éolien en mer.
- Comprendre le cahier des charges transmis par l’État.
- Définir une stratégie de réponse avec une équipe large.
- Coordonner des expertises très différentes : économie, ingénierie, environnement, biodiversité, concertation, communication, relation avec les pouvoirs publics.
- Produire les documents attendus dans les délais imposés.
- Étudier les aspects économiques des projets pour rendre l’énergie plus compétitive.
Une journée type change selon la phase du projet. Au début, l’équipe apprend à se connaître, organise le calendrier et clarifie la manière de travailler ensemble. Ensuite, le travail se concentre sur les livrables à remettre. En fin de période, le rythme s’intensifie : la date de remise est fixe et la coordination devient centrale.
Yann Mouterde, responsable appels d’offres dans l’éolien en mer : « Au début, on est plutôt à se connaître dans l’équipe, parce que les équipes sont assez grandes, à réfléchir à la stratégie, au calendrier. Ensuite, on a une phase où vraiment on a reçu un peu le cahier des charges de la part de l’État et on répond à ce que l’on doit produire pour répondre à l’appel d’offres. Il y a toujours une phase un peu de rush final à la fin qui est assez excitante, qui peut être aussi prenante. »
CIPA → Activités quotidiennes : missions, rythme, compétences ; Contribution : impact climatique et projet industriel.
Compétences & qualités clés
Compétences techniques
- Comprendre les aspects économiques d’un projet.
- Maîtriser des notions financières.
- Analyser la compétitivité d’un projet d’énergie renouvelable.
- Lire et structurer une réponse à un cahier des charges.
- Comprendre les enjeux d’un grand projet industriel.
Qualités humaines
- Rigueur : indispensable pour traiter les données économiques.
- Curiosité : utile pour comprendre les enjeux techniques, environnementaux, réglementaires et locaux.
- Esprit d’équipe : le métier se pratique rarement seul.
- Patience : les cycles de projet sont longs.
- Goût du challenge : la concurrence est forte.
Outils et technologies
Non précisé dans le transcript. À clarifier : outils financiers, logiciels de modélisation, outils de gestion de projet, outils de rédaction collaborative.
CIPA → Activités quotidiennes : compétences ; Interactions : culture de coopération et coordination.
Conditions de travail
- Cadre : travail au sein d’un porteur de projets d’énergies renouvelables.
- Équipe : quelques dizaines de personnes en phase d’appel d’offres ; plusieurs centaines en phase de construction, même si le poste décrit s’arrête à l’appel d’offres.
- Rythme : variable selon les étapes. Les fins d’appel d’offres peuvent être intenses.
- Lieu, télétravail, déplacements : Non précisé dans le transcript. À clarifier.
- Rémunération : Non précisé dans le transcript. À clarifier.
- Statut : salarié dans le cas décrit. Autres contrats possibles non précisés dans le transcript. À clarifier.
- Contraintes légales ou certifications : Non précisé dans le transcript. À clarifier.
CIPA → Interactions : structure, équipe ; Vie personnelle : rythme, statut, revenus à clarifier.
Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi
- Un impact clair : participer au développement des énergies renouvelables.
- Des projets hors norme : une éolienne en mer peut mesurer jusqu’à 200 mètres de haut.
- Une forte stimulation intellectuelle : les projets croisent économie, technique, environnement, régulation et concertation.
- Une diversité de profils : ingénieurs, spécialistes environnement, communicants, personnes en relation publique, experts biodiversité.
- Un secteur jeune : l’éolien en mer est encore naissant en France, avec une marge de progression importante.
Le petit battement de cœur peut naître là : sentir que son travail de coordination, de chiffres et de stratégie sert un projet plus grand que soi. Un projet lent, exigeant, mais aligné avec une cause forte.
« Dans les énergies renouvelables, les gens sont quand même globalement… une grande majorité de gens qui sont passionnés et qui veulent agir contre le dérèglement climatique. On sent qu’on a un peu tous cette fibre et que du coup, ça crée une atmosphère un peu sympa, malgré qu’il y a une énorme concurrence. »
CIPA → Contribution : sens, cause ; Activités quotidiennes : moteurs ; Interactions : culture partagée.
Inconvénients & points de vigilance
- Des cycles très longs : les phases d’appel d’offres prennent plus d’un an, parfois plus de deux ans. Piste de contournement : si vous avez besoin de voir vite le résultat de votre travail, explorer des projets renouvelables plus courts, comme certains projets solaires.
- Une forte complexité : les projets éoliens en mer sont très gros et mobilisent beaucoup d’expertises. Piste de contournement : développer sa curiosité et accepter d’être un maillon d’une chaîne.
- Un rush final : la fin d’appel d’offres peut être prenante. Piste de contournement : clarifier son rapport au rythme cyclique : calme relatif, puis intensité.
- Une concurrence vive : plusieurs acteurs cherchent à remporter les mêmes projets. Piste de contournement : s’appuyer sur le travail d’équipe et sur la qualité de la réponse.
CIPA → Vie personnelle : rythme ; Interactions : concurrence, coopération ; Activités quotidiennes : gestion des livrables.
Comment y accéder
- Se renseigner et clarifier : comprendre les métiers des énergies renouvelables, car ils sont nombreux : financement, ingénierie, environnement, concertation, communication, relations publiques.
- Se former et valider : le parcours cité passe par une école d’ingénieur, puis des stages. Des profils issus d’écoles de commerce existent aussi sur les sujets économiques. Les autres formations ne sont pas précisées. À clarifier.
- Constituer des preuves : réaliser des expériences dans l’énergie, l’ingénierie, le financement, le développement de projets ou les renouvelables.
- Obligations légales ou certifications : Non précisé dans le transcript. À clarifier.
- Candidater ou démarcher : viser des porteurs de projets dans les énergies renouvelables, en particulier ceux qui répondent à des appels d’offres publics.
- Réseauter et provoquer les rencontres : les premières expériences et les rencontres dans le secteur peuvent orienter fortement les choix.
À clarifier en priorité avec CIPA :
- Contribution : quel impact voulez-vous vraiment servir : climat, biodiversité, territoire, industrie ?
- Vie personnelle : êtes-vous à l’aise avec des projets longs et des pics de charge ?
- Activités quotidiennes : préférez-vous l’analyse économique, le relationnel local, la conception technique ou la coordination ?
CIPA → À clarifier : contribution, rythme, activités préférées.
Astuces
- Ne pas réduire les renouvelables à un seul métier : il existe une grande palette de rôles.
- Explorer aussi les projets solaires si vous cherchez des cycles plus rapides.
- Rencontrer des personnes du secteur pour sentir la culture de travail et les réalités du quotidien.
- Clarifier votre goût personnel : grands projets complexes ou projets plus courts et visibles rapidement.
- Si vous aimez l’humain, regarder les métiers de concertation et de développement local.
CIPA → Activités quotidiennes : moteurs, préférences ; Interactions : façon de collaborer et de rencontrer.
Retours d’expérience
Un parcours possible commence par une formation d’ingénieur, avec un intérêt précoce pour l’énergie. Une première expérience dans le pétrole et le gaz en mer peut faire découvrir la puissance des projets industriels, mais aussi leurs limites. Un stage dans l’éolien en mer, côté ingénierie, permet ensuite d’entrer dans un secteur encore jeune en France.
Le déclic peut venir d’une envie de vision d’ensemble. Après l’ingénierie, une expérience en développement de projets aide à comprendre les métiers autour : recherche de partenaires, financement, stratégie, appel d’offres. Le choix peut ensuite se porter sur l’analyse économique, car elle éclaire la compétitivité et la faisabilité des projets.
« J’ai pas mal hésité au début en sortie d’école, justement à ne pas aller dans l’aspect analyse économique et à travailler sur des aspects de concertation et de développement local. Il y a beaucoup d’humains, beaucoup de relationnels, versus le boulot que je fais actuellement, qui est peut-être un peu plus stimulant intellectuellement, mais avec moins de relationnel hors équipe interne. »
Repères chiffrés : des appels d’offres de plus d’un an, parfois plus de deux ans ; des équipes de quelques dizaines de personnes en phase d’appel d’offres ; des centaines de personnes en phase de construction ; des éoliennes pouvant atteindre 200 mètres.
CIPA → Activités quotidiennes : moteurs et compétences ; Vie personnelle : rythme long ; Contribution : climat et énergie.
Évolutions & passerelles
- Continuer après l’appel d’offres : certaines personnes peuvent poursuivre sur le développement puis la construction du projet. Dans le cas décrit, le poste s’arrête à la remise et au résultat de l’offre.
- Passer vers la concertation locale : rencontrer les propriétaires, les maires, les personnes qui délivrent les permis, convaincre et construire l’acceptabilité du projet.
- Explorer d’autres renouvelables : solaire, éolien terrestre, biomasse. Les projets solaires sur toitures, parkings ou bâtiments peuvent être plus rapides.
- Se spécialiser : économie, financement, ingénierie, environnement, biodiversité marine, communication, relation avec l’État.
Ce qui change avec CIPA : en allant vers la concertation, les interactions deviennent plus externes et locales. En allant vers le solaire, le rythme peut devenir plus court. En restant sur l’éolien en mer, le rayonnement industriel et la complexité restent forts.
CIPA → Contribution : type d’impact ; Interactions : interlocuteurs ; Vie personnelle : rythme ; Activités quotidiennes : spécialisation.
FAQ
Faut-il être ingénieur pour travailler dans l’éolien en mer ?
Pas forcément. Les équipes incluent aussi des profils communication, relation publique, environnement, biodiversité, financement ou concertation. Pour les aspects économiques, des parcours ingénieur ou commerce sont cités.
Le métier est-il très autonome ?
Il existe une autonomie sur ses propres responsabilités, mais le travail se fait dans de grandes équipes. L’autonomie dépend aussi de la phase du projet.
Est-ce un métier de terrain ?
Pour le poste d’appel d’offres décrit, le terrain n’est pas détaillé. Les métiers de concertation locale impliquent davantage de rencontres avec des propriétaires, maires et acteurs liés aux permis.
Quels sont les horaires ?
Non précisé dans le transcript. À clarifier. Le rythme comprend toutefois des périodes de rush final en fin d’appel d’offres.
Quel salaire attendre ?
Non précisé dans le transcript. À clarifier auprès de professionnels du secteur, d’offres d’emploi ou de recruteurs spécialisés.
CIPA → Vie personnelle : horaires, revenus ; Interactions : autonomie, équipe ; Activités quotidiennes : terrain ou analyse.
Ressources citées
- LinkedIn : utilisé comme piste de contact professionnel.
- Appels d’offres lancés par l’État : cadre central du métier décrit.
- Forums et rencontres professionnelles : lieux où sentir la culture du secteur et rencontrer des personnes engagées.
- Liens, organismes, formations, sites d’offres : Non précisé dans le transcript. À clarifier.
CIPA → Interactions : réseau et rencontres ; Activités quotidiennes : compréhension du secteur.
Tenir la ligne entre patience, impact et envie d’agir
Ce métier demande d’aimer les grands projets, mais aussi d’accepter leur lenteur. L’impact existe, il est fort, mais il ne se voit pas toujours le mois suivant. Il se construit dans des documents, des arbitrages économiques, des réunions d’équipe, des cahiers des charges et des dates de remise.
Premier pas simple : choisissez une brique CIPA et testez-la cette semaine. Côté Contribution, notez ce que vous voulez servir dans la transition énergétique. Côté Vie personnelle, demandez-vous si un rythme long, avec des pics d’intensité, vous convient. Côté Activités, identifiez ce qui vous attire le plus : analyser, coordonner, concevoir, financer, rencontrer ou convaincre.
Les rencontres comptent. Elles peuvent ouvrir une porte, déplacer un regard, faire sentir ce petit battement de cœur qui dit : ici, il y a peut-être quelque chose pour moi.
CIPA → Contribution : cause à servir ; Vie personnelle : rythme choisi ; Activités quotidiennes : gestes qui donnent de l’énergie.
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