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Transcription complète
Clémence (Chance)
Bonjour à tous. Non. Bonjour à tous et à toutes. Et bienvenue Yann.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Bonjour à tous et à toutes. Et bonjour Clémence.
Clémence (Chance)
Bonjour Yann. Il se trouve que ça me fait très plaisir de faire ce live avec toi. D'abord parce que ton métier, il fait rêver, moi, mais d'autres aussi, d'une part, et ensuite parce que tu es mon cousin. Et donc ça me fait quand même vachement marrer de pouvoir prendre un café virtuel avec toi et de te faire parler sur ton métier que je ne connais pas très bien non plus d'ailleurs. Mais avant d'attaquer direct dans le cœur du sujet, petite intro sur ce qu'est le live en coulisse et peut-être un peu plus en amont, ce qui est Chance. Chance, c'est une communauté d'entraide et un bilan de compétences qui vise à ce que chacun se sente aligné professionnellement. Et dans la méthode Chance, il y a plusieurs étapes, dont l'introspection qui vise à prendre du recul sur ce qu'on aime faire, ce qui nous anime. Tout ça autour d'une méthodologie qu'on appelle les quatre des piliers qui vise à dire qu'un métier, ce n'est pas juste l'intituler d'un poste, mais c'est aussi le pourquoi on le fait, le comment on le fait et prendre également en compte tout ce qui est du l'ordre de l'impératif, ce qu'on est en termes d'horaires, en termes de salaire.
Clémence (Chance)
Tout ça qu'il ne faut pas négliger non plus. Et juste après l'introspection, sur laquelle on travaille beaucoup, et notamment si vous faites parmi vous ceux qui font le bilan de compétences-chances, il y a l'exploration. L'exploration, c'est un stade hyper important qui vise à ce que chacun puisse ouvrir ses chakras, ses chakras, hyper dur à dire, voir un petit peu ce qui existe autour dans un marché du travail qui est constamment en mutation. Et je pense que du coup, tout mon cas, Yann, est hyper intéressant. C'est pour ça qu'on a créé les live en coulisses, que vous fassiez le bilan de compétences ou pas. En tout cas, c'est ouvert à tous et merci d'être là. N'hésitez pas à poser vos questions pour que je puisse les résumer et les poser directement à Yann sur dans le chat qui est directement en bas à droite de votre écran. C'est le petit bouton avec la bulle et les trois petits points. Voilà, ça, c'était pour l'intro. Yann, ce que je te propose, c'est que tu nous expliques un petit peu ton parcours et ton métier, tout simplement.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Ok. Merci en tout cas de me donner cette opportunité-là. Moi, je suis un ingénieur de formation. J'ai fait une école d'ingénieur et assez tôt, j'ai eu un intérêt pour le domaine de l'énergie. En fait, j'ai démarré En fait, pendant l'école d'ingénieur. J'ai fait deux stages. Le premier, donc une année de stage. Le premier, je suis allé en Écosse, un très beau pays, et faire du développement, enfin, aller chez un pétrolier qui exploitait des plateformes pétrolières en Écosse. Première expérience hyper intéressante, mais qui m'a, j'en parlerai peut-être après, qui m'a assez vite fait me rendre compte des limites dans ce pays-là de du pétrole, mais aussi dans le monde de l'énergie en général et des limites pour la planète. Et donc qui m'a fait me tourner assez vite vers les énergies renouvelables. Et j'ai eu la chance pour mon deuxième stage de de démarrer dans l'éolien en mer qui démarrait tout juste en France et donc de faire un stage côté ingénierie. Ensuite, à la fin de mes études, j'ai continué. J'ai voulu continuer dans ce secteur-là, dans les énergies renouvelables. J'ai fait un autre stage dans un autre métier, pas l'ingénierie, parce que je trouvais personnellement qu'il me manquait un petit peu une vision d'ensemble des projets.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Donc, je suis allé faire ce qu'on appelle du business développement. J'accompagnais surtout, puisque j'étais très jeune, d'accompagner quelqu'un qui allait chercher des partenaires pour développer des nouveaux projets. Ça m'a permis de comprendre un peu les différents métiers et dans Dans le monde des énergies renouvelables, il y a énormément de métiers et de compétences. Je pourrais détailler un peu plus, mais ça m'a permis de me décider une fois diplômé. Donc, j'ai démarré dans le métier du financement chez un conseil financier spécialisé. C'est un métier passionnant, très technique, stimulant intellectuellement également et qui donne la de l'aspect économique des projets. Donc c'est très intéressant de démarrer par ça. Dans les renouvelables, l'aspect économique et le financement, c'est quelque chose de très important puisqu'on essaye tous dans l'industrie des renouvelables d'améliorer les compétitivité de cette énergie-là pour la développer de plus en plus. Maintenant, je travaille chez un porteur de projets bien connu en France. Et donc, Je travaille sur des projets en appels d'offres où j'ai justement la responsabilité des aspects économiques des projets pour essayer de remporter des appels d'offres en étudiant avec des équipes qui sont très importantes et qui comprennent des ingénieurs, des experts sur tous les domaines des parcs éoliens en mer, sur les sujets environnementaux, sur les sujets de concertation.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Donc, vraiment des gens qui ont des casquettes complètement différentes et qui viennent de cursus complètement différents. Et on travaille pour essayer de faire des meilleurs projets et de les remporter. Et voilà, c'est ce que je fais aujourd'hui.
Clémence (Chance)
Et qu'est-ce qui te passionne particulièrement dans ce que tu fais aujourd'hui ? Le bizdev, c'est assez connu comme métier, mais dans l'éolien, tu en as un petit peu parlé.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Ce qui me passionne, c'est évidemment le fait de travailler, d'essayer de lutter contre le dérèglement climatique actuel. Assez tôt, déjà quand j'étais étudiant, c'était assez... Le réchauffement climatique. Aujourd'hui, c'est assez... Pour moi, en tout cas, c'est assez évident. Et en tout cas, moi, c'était le domaine dans lequel je voulais m'engager. Il y a beaucoup de... Aujourd'hui, c'est toujours celui dans lequel j'ai envie de m'engager. Il y a plein de combats ou d'activités qui sont importantes, qui sont intéressantes. Et je me Je m'en mets en question assez souvent, mais pour moi, en tant qu'ingénieur en plus, c'est vraiment le sujet qui me passionne. Et c'est vrai que du coup, ma formation d'ingénieur, je suis quand même très intéressé par les gros projets industriels. Les gros parcs d'éoliennes en mer, c'est vraiment des beaux bébés industriels. Et donc, ça combine un peu mes deux souhaits. Donc, Je suis assez fan de ce secteur.
Clémence (Chance)
Passionné par ton métier. C'est parfait. On a une première question: quelle est la part d'autonomie que tu as au quotidien dans tes missions spécifiques ?
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Ça dépend des jours et ça dépend des phases et des projets. Sur les projets sur lesquels je travaille, comme je le disais, c'est des très gros projets. Donc, on est des très grosses équipes, donc on doit apprendre à travailler ensemble. On est sur des projets... Moi, en plus, je suis dans les phases assez amont. En appel d'offres, on est plutôt quelques dizaines. Après, quand les projets sont en construction, il y a des centaines de personnes qui travaillent sur les projets. Ça, c'est la spécificité d'un secteur avec des très gros projets comme l'éolien en mer. Ça ne veut pas dire qu'au quotidien, j'ai quand même une grande autonomie sur ce que je fais moi, sur mes responsabilités. Mais le choix des secteurs fait que si un l'environnement dans lequel on travaille, mais dans les renouvelables, donc je fais un peu le VRP des énergies renouvelables. Donc, je fais un peu le VRP des énergies renouvelables, mais les énergies renouvelables, c'est hyper vaste. Moi, je travaille dans l'éolien en mer, mais il y a le solaire où c'est des tout petits projets et où une personne peut porter Il y a quasiment tout un projet sur la phase de développement.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Il y a tout type de projets, donc il y en a pour tous les goûts.
Clémence (Chance)
Alors, peut-être préciser que c'est l'éolien en mer et c'est quoi les grandes spécificités de ce secteur-là ? J'allais dire niche, mais peut-être pas, pour que les uns et les autres se retrouvent.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
C'est une énergie en develop qui est apparue il n'y a pas si longtemps que ça. En France, en particulier, ça fait que quelques années qu'on a les premiers projets qui sortent de l'eau. En Europe, ça s'est développé un petit peu avant dans d'autres pays, mais c'est quand même un secteur assez naissant. Il y a d'autres énergies, donc le solaire en particulier, l'éolien terrestre également, la biomasse. Il y a d'autres secteurs que, forcément, je ne connais pas non plus, mais qui sont plus développés, avec peut-être plus aussi de débouchés. Mais l'éolien en mer, c'est un secteur qui n'est pas encore... Qui est assez naissant, donc qui a un avenir et une marge de progression importante. Donc, il y a beaucoup d'appels à projets, beaucoup de besoins aussi, je pense. Et comme je le disais, comme c'est des projets très, très complexes, beaucoup moins faciles à réaliser que d'autres, ça fait appel à beaucoup de compétences différentes. Comme je le disais, il y a des experts en environnement, en biodiversité, pour vérifier les impacts des projets. Il y a des experts en concertation locale, des experts qui vont parler aux puissances publiques pour comprendre la régulation, des ingénieurs qui vont faire la conception, des gens qui vont le financer, des gens qui vont répondre aux appels d'offres.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Il y a vraiment tout type de casquette et de personnalité.
Clémence (Chance)
Avant d'aller plus dans le détail de ton métier et sortir un peu du secteur qui est assez spécifique, peut-être quelque chose que tu m'avais dit par le passé, qui est la taille, pour que les gens se rendent compte un peu de ce genre de projets qui sont monstrueux. Je ne sais plus exactement quel était le comparatif, mais une éolienne en mer, c'est C'est l'équivalent en taille, c'est l'équivalent, je ne sais plus ?
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Oui, une éolienne en mer aujourd'hui, ça peut mesurer jusqu'à 200 mètres de haut. Donc voilà, par rapport à une tour Eiffel qui fait 300 et quelques, c'est énorme. Et les éoliennes en mer qui sont prévues dans le futur pourraient atteindre la taille de la tour Eiffel, par exemple. Et en fait, c'est possible de le faire parce qu'elles sont justement en mer et de plus en plus loin des côtes et que du coup, les Les impacts visuels sont plus faibles.
Clémence (Chance)
Ok, super. C'était pour que les... Moi, ça m'avait marqué. Alors, dans le poste de responsable d'appel d'offres, on a pas mal de questions. Alors, Alors concrètement, en quoi ça consiste ? Est-ce que tu es un petit peu acheteur ? Est-ce que tu es aussi impliqué dans le déploiement de l'activité ? Tu as un petit peu répondu, mais peut-être pour reprendre. Est-ce que ta mission se limite à la phase de construction ? Je vais m'arrêter là. Il y Il y a plusieurs. Je me suis dit si ça peut t'aider.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Oui, j'ai vu les questions. Alors en fait, moi, je travaille à répondre à des appels d'offres qui sont lancés par l'État. Donc, on a tout un tas de documents à remettre. Et donc, on est en concurrence avec pas mal d'acteurs. Et une fois l'appel d'offres retenu, mon boulot, personnellement, il s'arrête. Après, il y a d'autres d'autres personnes qui, dans d'autres entreprises, j'essaie d'élargir un peu pour expliquer, mais il y a d'autres personnes qui peuvent aussi vouloir continuer et en effet, continuer à développer le projet et travailler à sa construction. C'est possible. Après, moi, mon boulot actuel, c'est vraiment de répondre à la phase d'appel d'offres. Mais évidemment, une fois qu'on a remporté un projet, c'est intéressant de le voir, de continuer à le développer et à le construire. Et une journée type, donc, je n'ai peut-être Je n'ai pas répondu hyper précisément. En fait, ça dépend beaucoup de la phase de l'appel d'offres. Au début, on est plutôt à se connaître dans l'équipe, parce que comme je le disais, les équipes sont assez grandes, à réfléchir à la stratégie, au calendrier. On commence à travailler sur des livrables, mais on réfléchit plutôt à comment on travaille ensemble.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Ensuite, on a une phase où vraiment on a reçu un peu le cahier des charges de la part de l'État et on répond à ce que l'on doit produire pour répondre à l'appel d'offres. Il y a toujours une phase un peu de rush final à la fin qui est assez excitante, qui peut être aussi prenante, mais qui est une phase où aussi on travaille plus ensemble et où c'est assez passionnant. Et jusqu'à la remise d'offres, qui est très souvent une date un peu fixe qui nous est imposée. Donc Et ensuite, on attend les résultats, tout simplement.
Clémence (Chance)
La fameuse charrette, mais version éolien. Et donc, les compétences et qualités de cette partie du job en particulier, si tu devais les résumer, quelques trucs qu'il faut vraiment avoir en soi pour y arriver, parce que sinon, ça serait quoi ?
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Bonne question. Il faut savoir travailler en équipe. Donc, premièrement, il faut être... Après moi, dans mon boulot, il faut être très rigoureux, parce que je regarde les aspects économiques. Donc, il faut être très rigoureux et avoir des notions économiques et financières. Mais comme je le disais, il y a beaucoup de métiers. C'est vrai que moi, c'est une des qualités principales. Il faut beaucoup de curiosité aussi pour aller chercher, comprendre un peu tous les enjeux d'un projet complexe et essayer d'améliorer un peu la façon dont on les conçoit sur chacun des enjeux pour essayer de remporter l'appel d'offres face à une confiance qui est vive, puisque ça intéresse beaucoup d'acteurs, ce secteur. Voilà, c'est un peu les qualités. Mais comme je le disais, je suis un des maillons de la chaîne sur ces projets, mais il y a des besoins sur tous les domaines que j'ai cités précédemment.
Clémence (Chance)
Et les principales difficultés que toi, tu rencontres, le côté moins glamour, si tant est- Le côté moins glamour.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Si tant est clair. Le côté moins glamour. Alors, j'ai envie de dire... Aujourd'hui, les projets, ils sont assez... C'est des très gros projets qui sont très lents, qui prennent beaucoup de temps. Les phases d'appel d'offres aujourd'hui prennent plusieurs années, plus d'un an, parfois même plus de deux ans. Donc, c'est vrai que c'est la partie frustrante, mais c'est le deal. On le sait, l'éolien en mer, ça prend du temps parce que c'est des projets énormes, comme tu le disais. Donc, c'est vrai que ça peut être frustrant de temps en temps d'attendre un peu que ces projets se fassent et même que la phase de la telle offre se termine, sans parler ensuite de la phase de développement et de construction, par rapport à d'autres projets. Par exemple, le solaire, qui est le plus rapide. Les petits projets solaires se font en quelques mois. Donc c'est ce qui est un peu frustrant. Mais sinon, une fois qu'on est lancé dans la phase de rush, on n'a plus trop cette frustration.
Clémence (Chance)
Alors si vous aimez les puzzles complexes, c'est un bon secteur. Si vous n'êtes pas trop du genre à devoir attendre deux ans, voire plus, pour voir l'impact de votre travail, ce n'est peut-être pas l'endroit où elle est, si je résume.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
C'est ça. Mais dans les énergies renouvelables, on trouve de tout. Il y a des petits projets qui se font très vite. Les petits, c'est le moment solaire, c'est ça ? Oui, je dirais que c'est surtout le solaire. Il y a des gros projets solaires aussi qui prennent un peu de temps, mais il y a un secteur qui se développe beaucoup en ce moment, c'est le solaire sur les toitures des parkings, des supermarchés, etc. Je sais que l'État demande maintenant, justement, à toutes les entreprises qui ont des parkings ou des grands bâtiments de mettre du solaire. Et tous ces projets-là, ils sont quand même assez vide. Donc c'est pour ceux qui cherchent des projets plus rapides, c'est aussi une bonne idée.
Clémence (Chance)
À vie, aux entendeurs.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Mais l'évoluer en mer, c'est très bien aussi.
Clémence (Chance)
On a compris. Passionné et puis, le côté un peu challenge. Dans l'équipe avec qui tu travailles, est-ce qu'il y a des personnes qui ne sont pas forcément ingénieurs ? Est-ce qu'on peut faire des appels d'offres ? Parce que je pense à ceux qui nous écoutent, qui sont peut-être en réflexion, reconversion, je n'en sais rien. Qu'est-ce que tu as pu voir comme trajectoire de carrière là-dedans ?
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Carrément, c'est ce que j'essaie de dire. Moi, dans mon équipe et dans les métiers, le métier, sur l'élasté économique, des appels d'offres, déjà, il n'y a pas que des ingénieurs. Après, il y a souvent quand même des personnes qui ont fait des études, soit d'ingénieur, soit de commerce. Mais par contre, on est un des maillons de l'équipe et de la chaîne. Et comme je le disais, il y a des ingénieurs qui sont plus sur les aspects de conception technique. Mais il y a aussi des personnes qui font de la relation publique avec l'État. Il y a des personnes qui font de la communication, même souvent, une fois qu'on a gagné les projets et qu'on fait de la conservation locale. Et il y a des experts en communication, il y a des experts en environnement, il y a des biochimistes. Je crois que je me trompe moi-même dans le terme, mais des experts en biodiversité marine qui ont travaillé sur les impacts environnementaux. En fait, il y a pas mal de diversité. Je pense que c'est quand même un secteur industriel, donc il y a des besoins qui sont un peu spécifiques, mais il y a beaucoup de sujets importants qui ne sont pas liés aux aspects financiers ou aux aspects d'ingénierie et qui où il y a des besoins de recrutement.
Clémence (Chance)
Si c'est l'impact qui vous intéresse, alors dans ces cas-là, sachez qu'il y a une palette de métiers hyper diverses, probablement de quoi faire votre bonheur. Tu as eu des hésitations à un moment donné ? Et pourquoi ? Ou zéro, c'est très clair.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Non, non, non, j'en ai eu comme tout le monde et j'essaie de me rappeler. En fait, j'ai pas mal hésité au début en sortie d'école, justement à ne pas trop à ne pas aller dans l'aspect analyse économique et à travailler sur des aspects de concertation et de développement local. En fait, il y a aussi ce métier-là. Je n'ai Je vais peut-être abordé rapidement. Aussi pour l'éolien en mer, mais beaucoup plus, je pense, pour les énergies renouvelables à terre. Par exemple, l'éolien terrestre, il y a beaucoup de travail de relations locales, d'aller voir les propriétaires des terrains, d'aller voir les maires, d'aller voir les personnes qui donnent les permis, de les rencontrer et de les convaincre. Et ça, c'était un boulot qui m'intéressait aussi et qui est vraiment différent. Il y a beaucoup d'humains, beaucoup de relationnels, versus le boulot que je fais actuellement, qui est peut-être un peu plus stimulant intellectuellement, je dirais, mais avec moins de relationnel hors équipe interne. Ce n'est pas les mêmes personnes qu'on rencontre. Ça, ça a été pas mal une hésitation au début. Et voilà, j'ai pris ce chemin-là, mais ça ne m'empêchera pas forcément d'en faire plus tard.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Mais c'est une hésitation et je pense que c'est un boulot qui est intéressant aussi.
Clémence (Chance)
C'est chouette, du coup, tu as plusieurs axes de progression, d'évolution, dis-moi. Comme je disais au départ, je sens que c'est aussi une communauté d'entraide. Est-ce que toi, tu as eu des rencontres assez marquantes dans ton parcours Et en quoi elles ont influencé tes choix ?
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Je dirais, je pense que c'est souvent au début... Je disais souvent, c'est un peu une expérience de plusieurs carrières différentes, mais je dirais que c'est plutôt au début de la carrière, ça fait des rencontres qui nous marquent et qui nous orientent lourdement d'une manière importante. En tout cas, c'est ce que je retiens. Et du coup, c'est vrai que ma première expérience que je racontais en Écosse dans le pétrole, c'était hyper intéressant et ça m'a donné... J'ai vu le travail d'orfèvre qui est fait par l'homme en mer pour aller chercher du pétrole et du gaz. Honnêtement, si vous vous intéressez à la question, c'est en termes d'ingénierie et de projets industriels, c'est vraiment hyper fascinant ce qu'on a réussi à faire. Mais du coup, c'est aussi des rencontres qui m'ont montré un peu les limites de ce secteur. En plus, en l'occurrence, en Écosse, il y a 10 ans, quand j'ai fait ce stage, c'était déjà un peu le début de la fin. On avait passé un peu le pic de production, on sentait que c'était un peu la fin du pétrole et du gaz en mer du Nord pour ce pays-là. Et puis, que aussi le vent tournait un peu et qu'il fallait se tourner vers les énergies renouvelables.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Les rencontres que j'y ai faites m'ont aussi convaincu, parce que les gens étaient aussi convaincus de ça. Et ensuite, au début de mes premiers pas dans les énergies renouvelables, évidemment, j'ai rencontré pas mal de personnes qui m'ont pas mal motivé et pas mal influencé. Ce qui est intéressant, c'est que dans les énergies renouvelables, les gens sont quand même globalement... Il y a une grande majorité de gens qui sont passionnés et qui veulent agir contre le dérèglement climatique. Et ça, on le sent assez... C'est assez Je trouve ça assez sympa de le voir et de le sentir quand on se retrouve dans des forums ou quand on discute dans des soirées ou même dans des réunions, on sent qu'on a un peu tous cette fibre et que du coup, ça crée une atmosphère un peu sympa, malgré qu'il y a une énorme concurrence, notamment sur les phases d'appel d'offres. On sent quand même qu'on est tous un peu dans le même bateau. Et puis, au final, quand l'industrie avance et qu'on fait progresser les projets, on est un peu tous personnellement contents. Je trouve ça sympa.
Clémence (Chance)
C'est chouette, c'est stimulant. Super. Est-ce que tu as un petit mot pour la fin ? On est déjà à la fin de ce live.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Oui. Non, comme je le disais, je fais la pub des énergies renouvelables et je pense qu'il y a vraiment beaucoup de métiers différents. Il y a sûrement des métiers qui n'existent pas non plus. Il y a aussi beaucoup de combats ou de causes qui sont qui sont très importantes à mener et qui peuvent passionner. Mais si vous avez envie de jouer un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique ou le dérèglement climatique en général, c'est intéressant et il y a du boulot. Il y a beaucoup de boulot.
Clémence (Chance)
Voilà, c'est l'instant le plus nécessaire. C'est super. Un immense merci. Sauf si, Marie, tu as une dernière question. Mais sinon, je vais remercier C'est bon. Encore une fois, merci beaucoup Yann pour ton temps. Hyper chouette de pouvoir avoir un peu un retour sur ton métier qui est assez spécifique, qui est encore peu connu, j'imagine. En tout cas, la partie éolien au mer. Et tout ça sans filtre, c'est très chouette. Yann, il y a Marie qui voulait savoir si éventuellement, elle pouvait te contacter, j'imagine, sur LinkedIn. Tu as son nom en bas à gauche.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Oui, n'hésitez pas.
Clémence (Chance)
N'hésitez pas, super. Un immense merci. Très bon week-end à tous.
Yann Mouterde (Responsable appels d'offres dans l'éolien en mer)
Merci, au revoir.
Clémence (Chance)
Au revoir.
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