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Flora Soupart-Stienn -, CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance

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Charlène (Chance)

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans ce live. Merci d'être là à cette heure matinale. Je vois qu'il y a déjà 12 participants de connectés. Moi, je suis Charlène, je travaille chez Chance et c'est moi qui vais animer le live de ce matin. Et avec nous, on a Flora, qui est notre invitée pour 30 minutes. Bonjour Flora.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Bonjour à tous.

Charlène (Chance)

Elle va nous présenter son métier de CEO d'une startup de formation dans la petite enfance. Je pense que ça va être une histoire très intéressante. Je pense que si vous êtes là aujourd'hui, c'est que vous connaissez sûrement Chance, mais je vais quand même rappeler très rapidement ce qu'on fait, au cas où. Nous, on est une communauté d'entraide professionnelle. Notre but, c'est que les gens trouvent leur place dans la vie professionnelle et ainsi dans la société. Pour cela, on a créé et on anime plusieurs divers outils pour trouver sa voie, dont notamment notre bilan de compétences, qui est la plus connue de nos offres. Pour la petite histoire, au sein de notre bilan de compétences, dans la partie d'exploration métier, exactement, On incite nos talents, les personnes qui font le bilan, à aller explorer différents domaines professionnels, rencontrer des experts métiers, pour un peu déconstruire leurs croyances ou bien, au contraire, affirmer leurs croyances sur certains métiers et voir si ça coller à leurs aspirations ou pas. À travers les live métiers, c'est ce qu'on essaye de vous proposer, à savoir vous présenter le quotidien professionnel de personnes qui font des métiers divers et variés sur toute la semaine.

Charlène (Chance)

Aujourd'hui, ce sera le métier de Flora. Je pense qu'on peut commencer. Je vois que le compteur de participants ne bouge plus. Juste une petite précision, ce live, il est censé être interactif. Donc vraiment, n'hésitez pas à poser toutes vos questions au fur à mesure dans la partie chat ou la partie questions. Et puis on essaiera d'y répondre tout du long avec Flora. Voilà. Flora, je te laisse la parole peut-être pour te présenter et nous dire un peu ce que tu fais.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Super. Je suis ravie d'être avec vous. L'idée, c'est vraiment d'avoir un échange. Je m'appelle Flora, je suis CEO d'une startup qui s'appelle AIDA Academy. On est spécialiste... On était spécialiste des métiers de la petite enfance, mais depuis quelques mois, on s'est élargi jusqu'au grand âge. On est devenu spécialiste des métiers du service à la personne. On est à la fois Centre de formation des apprentis et Organisme de formation. Pour la petite histoire, moi, j'ai fait le parcours Chance l'été dernier. Je peux aussi en parler et je peux par exemple, parler de mes piliers aussi et de ce que m'a apporté Chance. Mais peut-être, si on refait un petit tour sur mon parcours, j'aime bien parler de mon parcours, pas juste pour parler de mon parcours, mais pour montrer qu'en fait, jamais rien n'est linéaire. Souvent, on dit que c'est des profils atypiques. Moi, je pense que c'est des profils de carrière normaux et que ça doit être aussi un petit peu la norme. Moi, j'ai commencé à me former en histoire de l'art. J'ai fait une licence en histoire de l'art, donc vraiment rien à voir avec ce que je fais actuellement. Ça, je le dis souvent aux jeunes qui s'orientent post-bac, que ça ne détermine pas non plus ce que vous allez faire après.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Je me suis rendu compte que c'était plus une passion, mais pas vraiment ce que j'avais envie de faire. Donc, j'ai fait un master de relations internationales. J'étais spécialisée en géopolitique et principalement en Amérique latine. Je suis rentrée au ministère des Affaires étrangères. J'ai eu une première partie de carrière dans la diplomatie au sein d'ambassades, mais toujours dans le domaine de la formation sur les liens entre les universités étrangères et les universités françaises, et l'accompagnement des étudiants à l'étranger en France. De là, une appétence, en tout cas, pour la formation et pour rendre la formation accessible, s'est développée. Ensuite, j'ai décidé de basculer dans le privé, ce qui est peu courant souvent quand on commence une carrière dans les ministères. J'ai une entreprise qui s'appelle Education First, qui faisait des séjours linguistiques et gérait le bureau de l'entreprise. C'est un groupe qui est basé dans le monde entier. Moi, je gérais le bureau pour l'Algérie et donc avec une gestion de l'ensemble des activités sur le Maghreb. Et ça, ça m'a vraiment plu. Je me suis dit vraiment que là, j'étais dans mon environnement, à gérer ce bureau, à faire du développement commercial, du développement marketing et surtout, parler de formation à longueur de journée.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Ça a été un petit peu mon point de départ de ma carrière dans le privé. Ensuite, j'ai intégré une école qui s'appelle Open Classroom, qui fait de la formation en ligne. J'étais directrice des partenariats et là, j'ai découvert le côté impact où je faisais beaucoup de relations avec les Pôles emploi, les missions locales, pour aller remotiver des personnes qui sont un petit peu éloignées de la formation, éloignées de l'emploi et pour les encourager à se former sur les métiers du digital, donc développeur Web, data, tous ces métiers. Et puis, l'été dernier, j'ai arrêté mon aventure chez Open Classroom. On avait un projet familial d'aller déménager à Chypre. Je vous parle depuis Chypre. Il fallait que je trouve effectivement un nouveau poste 100% en ligne où je puisse travailler depuis un autre pays, pas trop loin non plus, pour pouvoir venir de temps en temps en France. Et je me suis dit que j'allais faire une petite pause. Et donc je me suis pris trois mois pour réfléchir à ce que je voulais faire, pour réfléchir aux prochaines étapes, à ce qui me motivait profondément Et effectivement, dans le cadre de mon départ chez Open Classroom, ils m'ont proposé de faire le parcours-champ, ce que je ne connaissais pas du tout avant.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Donc je me suis dit pourquoi pas ? Je vais prendre le temps. Et effectivement, j'ai beaucoup apprécié le parcours change. J'ai été coachée par Frédéric, qui était pareil, elle avait un peu un profil international, elle vivait à Londres. Elle avait fait plein d'entreprises différentes. Donc, ça a été mon coach pendant ces trois mois de parcours. Et si on m'avait dit avant du parcours, que j'allais candidater un job de CEO ou qu'on allait me chercher pour un job de CEO, je pense que j'aurais dit non, c'est que c'était trop tôt ou ce n'était pas forcément de mon niveau. En tout cas, les plaquettes se sont alignées, donc j'ai été bien coachée. En plus, on est allé me chercher pour ce poste et c'est comme ça que j'ai commencé en septembre sur ce poste de CEO et en plus en 100% en ligne, ce qui n'est effectivement pas courant. Je travaille depuis chez moi. Je vais de temps en temps un peu tous les deux mois en France. Mon équipe est sur toute la France et sur l'Île de la Réunion. Donc vraiment, on a ce cette culture du en ligne et du 100% remote. Et du coup, je gère la structure depuis mon ordinateur en lien avec les apprenants et puis les équipes sur l'ensemble du territoire.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Voilà un petit peu pour mon parcours qui est effectivement très varié et qui est aussi l'entre la France et d'autres pays étrangers. Je ne l'ai pas mentionné, mais du coup, j'ai fait une partie en Argentine, en Indonésie, en Algérie et puis là, actuellement en Chine.

Charlène (Chance)

Trop intéressant, Flora. Merci. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce que fait ta startup et sur quoi vous travaillez exactement ?

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Et la question classique: Qu'est-ce que je fais, moi ? Tu me l'as tout à l'heure. Toute la semaine. Effectivement, AIDA Academy, c'est un centre de formation en ligne. On est 100% en ligne sur les métiers de la petite enfance. On fait des métiers assez classiques, des diplômes assez classiques, du CAP petite enfance, un autre métier qui est accompagnement de vie aux familles. Donc vraiment des qui vont aller accompagner des personnes, que ça soit enfants, personnes en situation de handicap ou personnes âgées, soit à domicile, soit au sein de structures un peu plus classiques que tout le monde connaît, des crèches et des EPAD. Nous, on va former des personnes en alternance sur ces métiers pour obtenir ces diplômes. Et puis, on va aussi travailler avec ces grosses structures, donc crèches, EPAD, gardes d'enfants à domicile, pour former leurs intervenants et les faire monter en compétences. On a vraiment cette double casquette un peu de formation initiale et ensuite de de montée en compétences et formation professionnelle. Et un peu la spécificité d'Aida Academy et quelque chose que moi aussi, j'ai découvert aussi en arrivant en septembre dernière dans l'entreprise, c'est qu'on est inspiré par la pédagogie de Maria Montessori.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Et donc, on propose à chacun de nos apprenants des doubles diplômes en lien avec l'Association Montessori International. Et donc, on forme nos intervenants et on forme nos apprentis sur la pédagogie Montessori. Pour moi, bien sûr, je connaissais un petit peu Montessori, mais j'ai dû aussi me former et découvrir aussi un peu plus cette pédagogie pour être en capacité d'en parler aussi, mais de voir aussi les bénéfices pour nos apprenants. Donc, actuellement, on est 16 personnes au sein de l'entreprise. Quand je suis arrivé, on était un peu moins de cinq. Donc, on a eu une forte expansion sur ces derniers mois. Et en fait, vraiment, mon objectif, comme vous l'avez compris, je n'ai pas fondé l'entreprise, donc je ne suis pas CEO fondateur, comme de manière un peu classique souvent. Le fondateur, c'est Mohamed El Mazoudji. Il a fondé le groupe, il a fondé deux entités différentes et il avait besoin d'un peu plus de temps. Et donc, c'est pour ça qu'effectivement, il m'a délégué la direction d'Aid Academy. Donc, on travaille conjointement tous les jours ensemble pour développer Ed Academy. Mon rôle, vraiment, c'est à la fois d'apporter des opportunités commerciales pour Ed Academy, de structurer l'entreprise.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

L'objectif, c'est qu'on a encore une startup, c'est de passer à une scale up. On a des investisseurs qui ont beaucoup d'attente aussi pour pour l'entreprise. Donc vraiment de mettre en place tous les process de développement de l'entreprise, tous les process commerciaux. Et puis aussi, bien sûr, quelque chose aussi qui était important, c'était constituer mon équipe. Et ça, c'est toujours un temps important, mais qui est pour moi fondamental, c'est d'avoir les bonnes personnes au sein de l'équipe, cette cohésion d'équipe pour faire monter en puissance l'entreprise. Donc, effectivement, moi, j'ai une directrice de CFA, une directrice d'OF, j'ai une COO qui m'aide dans toutes les questions techniques et d'opérations. Et puis après, des équipes, effectivement, qui travaillent. Il faut savoir que chez Nagany, même si on est 100% en ligne, la semaine prochaine, on a un team building où on est tous ensemble. Il faut savoir quand même que la moitié de l'équipe, je ne les ai jamais rencontrés en vrai, mais on a développé toute une culture de ce qu'on appelle du remote, du 100% en ligne, avec des temps d'échanges, des temps de connaissances. Et c'est assez fou parce que j'ai déjà travaillé en 100% présentiel, à moitié présentiel en ligne, 100% en ligne.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Et là, j'ai l'impression de vraiment très bien connaître mon équipe alors que je ne les ai, pour certains, jamais vus en vrai ou jamais rencontrés en vrai, même dans le process de recrutement. Mais on a vraiment créé l'entreprise de cette façon et de faire en sorte que les liens soient forts. Et donc, je sais que des fois, ça peut être aussi un peu des inquiétudes de certaines personnes en disant: En ligne, quels sont les liens avec les entreprises ? Et je pense que quand c'est bien conçu et que l'entreprise a été créée comme ça, les liens peuvent être très forts, même si on est 100% en ligne, mais pour le coup, sur l'ensemble du territoire, sur des créneaux horaires différents et à la fois en France, à l'Algérie et à Lyon, et puis à l'étranger pour moi.

Charlène (Chance)

Trop intéressant. Merci Flora. Est-ce que tu savais au départ que tu Est-ce que tu avais une appétence de base pour la petite enfance ou le care, etc. Parce que je comprends que c'est des domaines qui sont peut-être assez différents de ce que tu faisais avant. Finalement, le point commun, le fil rouge, j'ai l'impression que c'est la formation. Est-ce que c'est un domaine qui s'est imposé à toi et ça a été une opportunité et tu t'es dit: C'est chouette, ou il y avait vraiment cette volonté, peut-être à travers le parcours chance, de te rapprocher du care ou de la petite enfance ?

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Pas forcément. En tout cas, la petite enfance, le grand âge, ça s'est vu un peu à moi, comme je disais un petit peu aussi sur la pédagogie Montezoui. Par contre, ce qui était important pour moi, et là, j'ai relu mes piliers juste avant de me connecter et je me suis dit que c'était allié, c'était un, d'avoir avoir une entreprise à l'impact, ce qu'on est, effectivement, qui, pour moi, était important. Et moi, mon fil rouge, que j'ai découvert aussi et que j'ai alimenté et puis aussi par le Barcours Chance, c'était vraiment de rendre la formation accessible. Et actuellement, on a beaucoup de nos apprenants, on est très focus sur les beaux lieux, sur des personnes qui sont en reconversion, sur des personnes qui n'ont jamais eu de diplôme et qui ont exercé le métier, mais d'essayer de faire en sorte qu'elles aient un diplôme et que, du coup, je dis elles, parce que c'est quand même principalement des femmes, qui soient valorisées aussi dans leurs fonctions. On travaille aussi beaucoup avec des zones rurales parce que forcément, les centres de formation pour présentiel sont un petit peu moins présents. On travaille bien sûr sur les Dump Tom, on est une entreprise basée à l'Île de la Réunion.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Donc, on a tout ce travail d'impact sur les territoires et de rendre la formation accessible. Et c'est ça qui m'a plu dans le projet. Je pense que ça aurait pu être... Je le faisais déjà un peu chez Open Classroom. C'est aussi une entreprise à impact, c'était dans les métiers du digital. Pareil, quand je suis arrivée, moi, les métiers de développeur web, de data, je ne les maîtrisais pas forcément, mais j'ai appris aussi à les connaître et j'ai surtout appris à voir l'impact que ça pouvait avoir sur des personnes qui étaient en chômage longue durée, en reconversion. Et là, c'est pareil avec Adek. Pour moi, c'était vraiment ça qui m'a intéressée et c'est ça que je recherchais surtout. C'est d'avoir de l'impact avec la formation.

Charlène (Chance)

Trop bien, trop intéressant. Et du coup, tu disais qu'on est venu te chercher pour ce post. C'est ça, si j'ai bien compris, même si tu as été très bien entraîné par ton coach pour pitcher, etc. Ça fait partie d'une des questions que je voulais te poser qui était: est-ce que tu as eu des rencontres marquantes dans ton parcours qui n'étaient pas forcément prévu, etc. Et finalement qui ont pu jouer un rôle important dans tes décisions ou dans ton parcours qui fait que tu es là aujourd'hui ?

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Ça, ce n'est pas vraiment parce que ça, c'est, je pense, la première chose que j'ai dit à ma coach: Chance, tu me suis dit: Je ne comprends pas tous mes amis autour de moi, ils sont toujours chassés sur LinkedIn. Moi, il n'y a Il n'y a personne qui m'a écrit un part pour me vendre un truc, mais jamais personne n'est venu me chercher sur LinkedIn. Je me suis dit: Est-ce que c'est un problème de mon profil LinkedIn ? Est-ce que c'est moi ? Je me suis dit: Ce n'est pas possible. J'ai l'impression que ça arrive à tout le monde. Soit les gens enjolivent un petit peu la chose. En vrai, ça a fini par m'arriver pour ce post. C'est la seule fois où on est venu me chercher pour un poste et du coup, j'ai eu le post, effectivement. Si on n'est jamais venu vous chercher, ce n'est pas grave. Ça arrive à un moment dans votre carrière. Ça a été effectivement, là, je dis souvent une chance, une opportunité, je ne sais pas trop comment le dire, mais effectivement, les planètes étaient en tout cas bien alignées. Mais oui, pour moi, J'ai toujours eu et je pense qu'on a tous un moment, des gens qui nous inspirent ou qui ont fait le petit truc.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Moi, je pense que la première personne, je me rappelle, qui m'a vraiment inspirée, c'était mon prof principal de troisième qui m'avait qui m'avait dit: Si tu as envie de faire ça, vas-y, fais-le, qui était hyper motivant, etc, qui était une personne aussi un peu plus âgée, aussi un peu d'une autre génération, mais qui avait vraiment ce côté de pousser. Souvent, je me rappelle de sa phrase qu'il m'avait dit, etc, preuve qu'effectivement, même une petite phrase à un moment, au collège, peut vraiment marquer une carrière aussi. Et puis après, oui, effectivement, j'ai eu des managers inspirants, j'ai eu des personnes autour de moi qui n'étaient pas forcément des managers, mais où je me disais: Il cette personne a quelque chose. J'ai eu effectivement des personnes autour de moi qui m'ont encouragé, qui m'ont poussé. Et je pense que vraiment aussi, et ça, j'essaye de le refaire aussi quand je fais du recrutement, c'est des personnes qui ont eu confiance en moi, même si je n'étais pas vraiment alignée dans mon CV à exactement la fiche de poste ou le profil, etc. Et je me suis dit: Forcément, vu qu'ils m'ont donné ma chance, moi aussi, j'ai donné le maximum que je pouvais pour cette façon de les d'accompagner.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Mais voilà. Et donc, effectivement, dans le recrutement, j'essaye aussi, pareil, de me dire que certains profils où je pourrais dire: Ça ne colle pas tout à fait à la fiche de poste, prendre le temps d'écouter les personnes. Et par exemple, ce que je fais chez AID Academy, c'est que j'envoie toujours un cas pratique avant même d'étudier le CV. Je ne regarde pas du tout les CV, je ne regarde pas du tout les lettres de motivation ou quoi que ce soit. J'envoie un cas pratique, je vois ce que les personnes ont à dire dans le cas pratique et ensuite après, j'ouvre le CV, mais potentiellement pour appeler la personne. Donc, j'ai aussi inversé un peu ma façon de recruter, mais parce que je suis reconnaissante que des gens à un moment ont fait confiance aussi.

Charlène (Chance)

Justement, on a une question de Florian qui nous demande si tu as fait un réalignement de ton LinkedIn après le parcours-chance pour expliciter ta recherche. Parce que c'est vrai que toi, tu penses que tu avais quand même un sacré projet. Tu voulais partir à Chypre, etc. Donc, est-ce que d'avoir rebossé ton LinkedIn, si tu l'as fait, a pu permettre qu'on te contacte ?

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Oui, après, mon LinkedIn n'était pas non plus hyper développé. J'ai mis effectivement les basiques. J'ai mis peut-être mes compétences aussi à jour. J'ai bien actualisé en français et en anglais parce que potentiellement, je cherchais aussi à l'étranger. Vous pouvez aller voir, j'ai une courte présentation, mais qui est vraiment très courte et tout. Je pense que si j'ai affiné mes recherches aussi sur LinkedIn en mettant bien les mots clés, mais je n'ai pas fait plus que ça, en tout cas. Après, il y a une autre question: Pourquoi Comment on m'a chassé d'après vous ? En vrai, je ne sais pas trop. Vraiment, je pense qu'effectivement Elodie qui m'a contactée avait aussi le profil LinkedIn recruteur. Elle allait aussi chercher des profils purement dans la formation. Je pense que c'est aussi pour ça que mon profil est ressorti. Quand elle m'a contacté, elle m'a proposé deux offres différentes. C'est marrant parce qu'au début, je me suis dit: Je pense que mon profil évoque mieux pour la deuxième offre. Non pas du tout, au final, j'ai été pris pour la deuxième offre. Ça a vraiment aussi un accompagnement de sa part. C'est là où on voit les vrais RH, en tout cas les vrais recruteurs, c'est qu'ils arrivent aussi à nous accompagner dans le process de recrutement.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Mais effectivement, quand on m'a contacté, je le dis, ce syndrome de l'imposteur, il était là. Je me suis dit clairement: Est-ce que j'ai vraiment les épaules pour être CEO ? Est-ce que j'ai vraiment toutes les connaissances pour développer une startup ? Est-ce que j'ai les connaissances pour aller lever des fonds, etc. Et donc quand je commence Ça, c'est à réfléchir un peu comme ça, bien sûr, naturellement, je me disais: Non, ça, je n'ai pas, ça, je n'ai pas, ça, je n'ai pas. Mais je pense qu'avec du recul, effectivement, il y a des choses que je ne sais toujours pas faire, mais je suis entourée des bonnes personnes qui savent le faire aussi. C'est ça, être CEO, c'est d'avoir aussi les... Ce n'est pas de savoir tout, c'est d'avoir les bonnes personnes qui donnent les bons conseils et qui, en tout cas, sont spécialistes dans leur métier. Mon rôle, vraiment, c'est de coordonner toutes ces personnes au sein de l'équipe. Et puis, on m'a choisi pour mes forces que j'ai et mes faiblesses. Je n'y travaille, je m'améliore, je me forme, j'apprends tout le temps. Mais il ne faut jamais croire qu'on ne coche pas toutes les cases d'une offre d'emploi.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Et puis, il ne faut jamais croire aussi que le profil parfait n'existe pas. On le dit souvent, mais c'est vrai. Et même en entretien, je dis: Ça, je maîtrise un peu moins. Ça, je maîtrise un peu moins. Mais par contre, ça, je suis très forte. C'est une histoire aussi de balance et d'être en capacité. Et ça, je pense que Parcours Chance m'a beaucoup aidé sur ça, de dire ouvertement mes forces et le déclamer haut et fort, et d'accepter de dire mes faiblesses, c'est ça, mais j'en suis consciente. Il y a des choses que je ne sais pas faire, mais on peut se former pour le faire.

Charlène (Chance)

On a une question de Nadège qui nous dit: Quel a été ton premier frein à ton développement professionnel ? Je ne sais pas si c'est dans l'absolu ou si c'est sur cette expérience-là. J'imagine que c'est peut-être sur les expériences précédentes. Nadège, n'hésite pas à préciser dans ta Mais du coup, je dirais oui, peut-être avant cette expérience-là, parce que là, j'ai l'impression que tu es quand même assez alignée. Je pense qu'on peut peut-être se dire qu'est-ce que tu trouves aujourd'hui comme alignement que tu ne trouvais pas avant ?

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Moi, je dirais les principaux freins que j'ai eus dans ma carrière, c'est les autres. Dans le sens, c'est les personnes qui m'ont dit: Quand j'étais dans le public, on m'a dit: Avec un profil public, tu ne passeras jamais dans le privé, tu n'auras jamais d'offre. Quand j'ai candidaté une offre pour être Cette crise d'un bureau en Algérie, on m'a dit: On ne prendra jamais une étrangère, on prendra toujours... Tu n'as pas de chance, toi, tu n'as aucune chance de l'avoir. Quand je suis partie au bonne classe, on m'a dit: Tu quittes un super job, tu ne sais pas ce qui t'attend après, qu'est-ce que tu vas faire ? C'est un peu risqué. C'est souvent ça, c'est souvent l'extérieur, c'est souvent... Comme je disais tout à l'heure à Charlotte: Pourquoi tu fais un bilan de compétences ? Un truc pour les vieux qui ne savent pas quoi faire. Bref, toutes ces choses qu'on peut entendre à longueur de journée et qui, finalement, On rentre un peu aussi dans la tête. Ensuite, effectivement, j'ai un petit garçon, une problématique de femme qu'on me dit souvent en disant: C'est sûr que tu veux commencer un poste de CEO. Est-ce que tu vas voir ton fils ?

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Toutes ces choses qu'on nous met tout le temps un petit peu dans la tête tout au long de sa carrière et auxquelles il faut se battre. Ce n'est pas tout le temps évident, mais je suis très contente de ne pas avoir écouté tous ces gens parce que c'est le cas. Et puis après, je Je pense qu'il y a aussi des choses, peut-être, où j'ai écouté les gens et je me suis freinée sur certains points. Mais moi, je me suis toujours dit, et ça, c'est aussi quelque chose que je conseille, c'est que je me suis toujours dit: Au pire, je candidate, qu'est-ce qui peut m'arriver à cette offre ? Au pire, personne ne répond. Un petit peu d'ego, mais en vrai, Je ne fais rien. Quand je me suis dit: Cette offre, je me sens de la faire, même si je ne colle pas sur le profil, etc. Je candidate, je fais les entretiens. Et là, pour avoir ce poste, j'ai fait une dizaine d'entretiens dans plein de boîtes différentes, etc. Je n'ai pas fait mon seul entretien non plus. Et ça entraîne, ça permet aussi de savoir se parler de soi. Et puis, au pire, il n'y arrive rien.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Au pire, un peu de déception aussi. Au bout du troisième, quatrième entretien, finalement, on se fait refuser. Mais ce n'est pas grave. Je pense que c'est vraiment ça. Mais ça, il faut un petit peu se forcer parce que naturellement, quand on a une offre, on va se dire: Ce n'est peut-être pas pour moi ou c'est trop élevé ou je n'ai pas le profil. Donc, il faut aussi entrepasser un petit peu soi-même et ses propres blocages.

Charlène (Chance)

Tu parlais tout à l'heure de ton fils et du coup, ça amène une question que j'avais. Je prendrais ensuite la question de Marion. En tant que CEO, est-ce que tu arrives à trouver un équilibre vie pro/vie perso ? Parce que je pense qu'il y a beaucoup de fantasmes autour de ce métier de se dire: À partir du moment où tu es CEO, tu vis pour ton travail, etc.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Comment ça se passe pour toi Moi, je me suis mis des règles auxquelles je tiens, qui sont des règles personnelles et qu'on essaye de travailler ensemble aussi avec l'équipe. Déjà, par exemple, moi, j'ai une heure de décalage. Du coup, si je veux m'arrêter à 18h00, s'il est en vie entre 17h00 et 19h30, il se couche à 19h30, donc j'ai une heure et demie de créneau avec lui. Moi, depuis le début, en France, ça correspond à 17h00, 18h30. Autant dire que c'est toujours un créneau où on a l'impression toujours de devoir se cacher pour partir. Et moi, je l'ai dit depuis le début, j'ai dit: À partir de 17h00, je ne prends plus de réunion et je ne suis plus connecté entre 17h00 et 18h30, parce que c'est une heure et demie avec mon fils le soir et que c'est précieux et que ça va aussi de ma santé mentale et aussi l'impact sur mon équipe. Donc ça, je l'ai mis et je m'y tiens tous les soirs, c'est le cas. Donc effectivement, c'est ça. Je ne dis pas que je ne retravaille pas le soir quand il y a des urgences, etc. Mais par exemple, quand je travaille le soir, je programme mes messages.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Donc mes équipes ne reçoivent pas les messages, ils les reçoivent le lendemain pour pas que ça aussi impacte le rythme des équipes aussi, qu'elles reçoivent des notifications ou des choses comme ça un peu tardivement. On s'est mis un peu cette règle aussi au sein de l'équipe d'avoir cette de flexibilité de chacun, parce que chacun a des familles, a des envies perso, des passions. Moi, j'ai des personnes, par exemple, qui n'ont pas travaillé un après-midi, mais qui vont plus travaillé les jours parce que j'ai une personne dans l'équipe qui est coach pour une équipe de volley ball pour enfants et c'est un peu sa passion. On a vraiment équilibré un peu le planning de chacun en fonction de sa vie perso et de ses passions. On reste flexible sans impacter les autres. Et après, mon autre, effectivement, J'ai des amplitudes horaires qui sont quand même assez importantes. Je commence à 8h00, je fais souvent des journées continues. Mais mon autre acte, c'est de toujours déjeuner. Moi, si je ne mange pas le midi, je ne survis pas. J'ai ma pause déjeuner qui est bloquée dans mon agenda et donc personne ne peut prendre des rendez-vous et je fais une vraie pause et je ne mange jamais devant mon ordinateur.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Ça, c'est une autre un peu hygiène de vie que je me suis mis pour déconnecter aussi et ne pas être complètement happé parce qu'effectivement, je pourrais travailler dans le sup. Et après, notre règle ensemble, c'est on ne travaille pas le week-end. Moi, c'était aussi un critère chance. Donc, j'ai mes deux jours focus famille et perso qui sont vraiment bloqués. Mais après, c'est aussi des choix personnels. Moi, ça ne me dérange pas de retravailler le soir, de travailler plus tard, d'avoir vraiment des semaines intenses sur du lundi au vendredi. Et et puis d'être complètement déconnecté sur le week-end. Donc, effectivement, c'est beaucoup d'heures et beaucoup d'investissement, mais ça se gère aussi personnellement en se mettant aussi ses propres limites parce qu'effectivement, je pourrais travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. J'aurais toujours quelque chose à faire, mais c'est aussi de s'imposer ses propres limites. Voilà, moi, c'est mes limites que je me suis mis à moi. Je pense qu'après, chacun est aussi un petit peu différent.

Charlène (Chance)

Très clair. Merci beaucoup. On avait une question de Marion, du coup. Quelles sont les profils de tes équipes de formateurs ? J'imagine que Marion doit être intéressée par la formation aussi.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Dans mon équipe, effectivement, on a différents profils. On a plus des ingénieurs responsables pédagogiques qui sont en charge de la conception. Ensuite, nos formateurs, ils sont en freelance. Du coup, on va embaucher les formateurs en fonction des projets qu'on a de formation, en fonction des besoins, en fonction du développement des formations. On va vraiment aller chercher telle compétence pour tel sujet qu'on a besoin. Tous nos formateurs sont en freelance. Nos équipes fixes chez l'académie, on a un directeur CFA, un coordinateur pédagogique, c'est les qui vont faire le suivi avec nos apprenants, ingénieur responsable pédagogique pour le contenu et le développement. Et puis, on a aussi des métiers un peu plus spécialisés. On est 100% en ligne, donc on a une personne qui gère notre plateforme 100% en ligne. On a des profils qui vont être un peu plus chargé d'admission pour tous nos process de recrutement et puis des profils aussi un petit peu plus administratifs. Puis, on a toute la partie qualité. On est certifié, on organise nos formations certifiées. Donc tout ça, qualité, process, on a aussi des personnes en charge. Finalement, on a des profils qui sont très différents, des personnes qui ont soit fait ce job avant, soit pas du tout.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

On a des profils en reconversion, des profils qui ont toujours travaillé dans la formation, des profils qui viennent derrière. On a essayé de créer une certaine diversité dans l'équipe. Pour moi, la diversité... Effectivement, on parle beaucoup de diversité d'origine, etc. Pour nous, c'est effectivement important, mais c'est aussi la diversité de profils, d'expériences avant, qui est pour moi très importante dans le recrutement, la diversité d'âge aussi. J'ai bossé dans des boites où on avait tous moins de 25 ans et donc moi, j'ai l'impression d'être tellement vieille. Je trouve que aussi, la diversité d'âge, c'est aussi important. En tout cas, on travaille sur ça. Le recrutement, c'est à la fois des profils, bien sûr des compétences, mais aussi de créer cette harmonie au sein de l'équipe qui est hyper importante. On l'a aussi parce qu'on a des zones géographiques différentes. Être dans une boite parisienne avec que des Parisiens, ce n'est pas la même chose que d'être dans une boite où il y a des profils sur toute la France et sur les noms d'hommes. Ça apporte aussi des idées différentes, une connaissance des territoires qui est différente. Donc ça aussi, c'est important pour nous. Et après, mon critère, moi, pour recrutement, c'est des gens qui sont alignés avec le 100% en ligne parce qu'effectivement, on a zéro bureau.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Donc, il faut aussi aimer le fait d'être en 100% en ligne, la flexibilité que ça apporte, mais aussi effectivement l'engagement et le fait d'être aussi peut-être un petit peu seul chez soi. Donc, ça doit être quelque chose qui doit être OK pour tout le monde.

Charlène (Chance)

Merci Flora. Tu donnes envie, en tout cas. Je pense que tu vas recevoir pas mal de candidatures après ce live, prépare par toi.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

En tout cas, si elle a le temps, moi, je réponds à toutes les questions sur LinkedIn. Si vous voulez m'ajouter, il n'y a pas de souci. Il y a des gens qui m'ont beaucoup apporté pour évoluer dans ma carrière et donc là, j'essaie de à ma juste mesure ce que je peux. Donc, je fais du coaching pour des lycéens aussi et tout. Mais je pense que c'est aussi important d'échanger de manière honnête ensemble et d'avoir aussi cette motivation. On va la chercher aussi parce qu'on est soutenu par un groupe et c'est ce que j'ai aussi aimé chez Chance, c'est cet aspect communauté qui soutient et qui montre aussi la diversité des profils, nos faiblesses, nos forces de chacun et qui nous permet aussi de s'entraider entre nous. Ça, je pense que c'est hyper important. Ayez autour de vous une communauté qui soit positive et qui vous donne la bonne image de vous et qui vous aide aussi à développer votre projet.

Charlène (Chance)

Merci Flora. C'était un superbe mot de la fin et tu fais une transition parfaite parce que justement, il est 9h30, malheureusement, on va devoir s'arrêter. Dommage parce que c'était ultra-intéressant. On aurait pu continuer des heures, je pense. Pour tous ceux qui nous regardent, si vous n'avez pas encore rejoint la communauté d'entraide Chance, justement, c'est le moment. Je vous mets le lien dans le chat juste ici. C'est gratuit, ça prend trois minutes comme son nom l'indique. L'idée, c'est que vous puissiez aider des personnes qui pourraient avoir des besoins de coups de pouce professionnels, prendre un café avec quelqu'un qui a des questions, juste passer un petit coup de fil, etc. Et même vous, demandez de l'aide si vous en avez besoin pour faire des explorations métiers, rencontrer des professionnels, explorer les champs du possible. Je vous invite vivement à vous inscrire. Comme le disait Flora, avoir une communauté positive et encourageante autour de soi, c'est déjà beaucoup pour trouver sa voie. Voilà, Flora, merci infiniment encore une fois. Merci pour l'invitation. C'était énergisant de parler avec toi dès 9h00 comme ça. Et puis, plein de bonnes choses pour la suite et j'espère qu'on se recroisera du coup.

Flora Soupart-Stienn -(CEO d'une start-up de formation dans la petite enfance)

Avec plaisir. Une bonne journée à tous. Merci, Lauren. Merci à tous.

Charlène (Chance)

Bonne journée. Au revoir. Au revoir.

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