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Alizée (Chance)
Bonjour tout le monde ! Bienvenue dans ce live en coulisses organisé. Par chance, je vois qu'on est nombreux aujourd'hui. Donc merci à tous de votre intérêt. Donc c'est la semaine des live métier en coulisses pour découvrir aujourd'hui le métier de Julie. Bonjour Julie et merci d'avoir répondu. Un grand oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Bonjour Alizée, bonjour à toutes et tous.
Alizée (Chance)
Pour me présenter très très rapidement parce qu'on n'est pas là pour parler de moi. Moi c'est Alizée, je travaille chez Auchan. Je suis heureuse de découvrir avec vous la voie professionnelle de Julie. Le but de ce live, c'est qu'il soit interactif. Donc vous sentez-vous libre de poser toutes vos questions dans le tchat ? Moi, je pourrai les transmettre à notre invitée. Et pour commencer d'ailleurs, en attendant que tout le monde se connecte, moi ce que je vous propose, c'est de nous dire dans le tchat d'où vous nous écrivez c'est toujours sympa de voir d'où vous êtes. Moi par exemple, je suis des Yvelines. Voilà, j'ai participé et euh. Et du coup, pour commencer un peu en introduction, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, on est une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun à trouver sa place dans le monde du travail. Donc on a plusieurs programmes. Le plus connu, c'est le bilan de compétences. Et dans cette méthode, à un moment, on vous propose justement d'aller vous confronter à la réalité des métiers.
Alizée (Chance)
Et c'est ce qu'on va vous proposer toute cette semaine de Live Métiers Explorer ensemble plus de 50 métiers. Alors Julie, est ce que tu veux nous expliquer dans les grandes lignes ton parcours et comment tu es arrivée à être co-fondatrice de Pollen ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Avec plaisir ! Alors tout d'abord, j'espère que vous m'entendez bien parce que je suis dans un coworking et du coup il y a un petit peu de bruit autour de moi, donc j'espère que ça vous dérange pas. Et bien génial ! Donc moi je suis Julie, je suis la fondatrice et CEO de Pollen eu Précédemment, j'ai fait une école de commerce. En sortant d'école de commerce, j'ai voulu travailler dans les médias. J'ai toujours été intéressé et passionné par les enjeux de comprendre le monde qui nous entoure, décrypter ces grandes tendances et permettre à toutes et tous de s'informer et d'apprendre un peu plus tard. Avec Avec Pollen, ça a toujours été un driver et une ligne conductrice chez moi. J'ai démarré chez Canal+ où j'ai travaillé pendant quasiment quatre ans et au marketing et à la stratégie. J'ai quitté Canal+ pour aller aux Echos où là, je me suis occupé de différents médias consacrés notamment aux entrepreneurs Les Echos Entrepreneurs, Les Echos, Business, Capital Finance et j'ai créé un média qui s'appelle Les Echos Start pour aider les jeunes à s'orienter dans la vie professionnelle.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Je pense que ça fait pas mal écho aux sujets et au positionnement que vous avez chez Chance, d'aider tout un chacun à faire des choix qui lui ressemble. Parce que je pense que c'est un driver très fort. J'avais été marqué dès le début par une enquête qu'on avait faite auprès des jeunes. On leur disait OK, vous, c'est quoi vos attentes vis à vis de la vie professionnelle ? Et une des réponses avait été Dans la vie professionnelle, c'est un peu la jungle. Ça me fait peur et c'est pas quelque chose qui m'attire. Je veux juste que ce soit un truc de très alimentaire pour me permettre de mener mes passions à côté. Moi, c'est pas ma conception de la vie professionnelle. Moi je pense qu'on peut s'épanouir dans sa vie professionnelle et en tous cas que c'est quelque chose qu'on doit rechercher. C'est pas toujours simple et c'est pas toujours rose la vie professionnelle, mais en tout cas, on doit toujours chercher à ce que ce soit un facteur d'épanouissement par les missions qu'on a, par la culture de la boîte, par la trajectoire qu'on a, par l'impact qu'on a, etc.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Donc bref, c'était tout le propos de ce costard que j'ai créé il y a à peu près dix ans maintenant. Et après j'ai rejoint l'aventure Vivatech. Vivatech, c'était une joint-venture entre Lesechos et Publicis et donc j'ai participé dès les premiers jours à la constitution de la Venture. Puis j'ai dirigé Vivatech pendant quasiment sept ans. Derrière, jusqu'à il y a deux ans. Vivatech c'était devenu en sept ans le plus grand événement consacré à la tech et aux start-up en France. L'ambition, c'était de permettre aux collaborateurs des collaborations entre des startups et des grands groupes de présenter des innovations, permettre aux startups de trouver des investisseurs, des clients, permettre aux grands groupes de trouver des partenaires avec lesquels mener à bien leur transformation digitale. Et puis s'inspirer avec des grands speakers. C'était une aventure géniale pendant pendant sept ans. Nouvelle aventure D'intrapreneuriat. Donc Les Echos Start, c'est de l'intrapreneuriat, Vivatech, c'était à nouveau de l'intrapreneuriat. Et puis après, j'ai eu envie de me lancer, complètement sans filet cette fois, dans une vraie aventure entrepreneuriale, toujours autour d'un thème, je l'ai évoqué tout à l'heure, qui m'était cher de comprendre le monde qui nous entoure et se préparer et se doter un peu de toutes les compétences pour construire le monde de demain.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Et donc j'ai créé Pollen avec mon associé Olivier dessus, pour permettre à toutes et tous d'apprendre tout au long de la vie professionnelle, de ce qu'on considère être de la meilleure manière qui soit, c'est à dire en apprenant directement de professionnels en poste. Aujourd'hui, la compétence a une durée de vie très courte. On est sur 18 à 24 mois de compétence. Quand il y a 30 ans, c'était à peu près 30 ans, on apprenait un truc et après on peut se reposer dessus pendant 30 ans. Aujourd'hui, on a besoin de remettre son savoir-faire, même son savoir être à jour en permanence. Et en fait, cette compétence, elle s'invente sur le terrain. Et donc nous, ce qu'on fait chez Pollen, c'est qu'on va identifier des très bons experts de cette compétence là et on va les accompagner pour devenir formateur en parallèle de leur activité professionnelle. Et on forme pas mal de talents dans des entreprises de L'Oréal, Doctolib, de petites start up sur des sujets comme comment on construit un produit à base d'intelligence artificielle, comment on donne un bon feedback ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Comment est-ce qu'on construit une roadmap produit. Enfin, on couvre cette thématique qui correspondent un peu aux compétences de demain et qui sont très orientées sur les sujets data et sur les sujets. Leadership, leadership, soft skills sont un peu les deux grands types de compétences sur lesquelles il y a urgence à se former en permanence.
Alizée (Chance)
Ouais ben merci beaucoup pour ce panorama, ça nous donne une bonne compréhension de comment tu en es arrivé là. On a une question de Marie qui tombe à pic puisque c'est le moment de ton récit. Du coup, où c'est pertinent, Marie demande comment tu as réussi à sauter le pas, de monter ton propre projet entrepreneurial, notamment avec la crainte d'instabilité financière des débuts du projet web.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
J'ai pas mal réfléchi parce qu'effectivement, j'avais un très bon poste à Vivatech, dans une dynamique en plus, dans un contexte où l'événementiel repartait. Je suis parti au moment où juste avant il y avait eu la crise du Covid et du coup pendant deux ans, c'était quand même beaucoup d'incertitudes, beaucoup de challenges. Et là, ça faisait deux ans qu'on avait relancé et remis Vivatech sur des rails et que l'événementiel repartait en flèche. Mais au bout de sept ans, moi j'ai eu envie d'un nouveau challenge, j'ai eu envie de faire autre chose. Et après avoir accompagné les entrepreneurs pendant quasiment dix ans au travers de mes différentes expériences professionnelles, j'ai eu envie d'apprendre autre chose. J'ai eu envie de me lancer, de vivre cette excitation, de créer quelque chose de zéro. La création, je l'avais déjà vécue avec Les Echos, Start et Vivatech et moi. C'était une phase que j'adore, où on doit définir une nouvelle offre adaptée à son public, réfléchir à son impact au sens de ce qu'on fait, poser, poser un cadre et essayer de chercher des premiers clients, des premier utilisateur et tout inventer.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
J'aime bien ça moi, partir à partir d'une feuille blanche. Après, c'était assez challenging parce que du coup je renonçais à un poste confortable, même si c'est toujours challenging avec ce niveau de responsabilités, mais quand même plus confortable que l'entrepreneuriat. J'avais deux petits enfants et là j'en ai un troisième en chemin. Donc c'est c'est beaucoup de questionnements et beaucoup de de réflexion, mais honnêtement, je suis très heureuse du choix que j'ai fait. Je pense que j'ai aussi eu la chance de pouvoir m'appuyer sur mon mari, qui m'a toujours soutenu dans les choix que j'ai fait et avec qui j'ai toujours hyper bien réparti aussi les tâches. Et ça, je pense que c'est bien d'avoir ce soutien au quotidien. Je pense que c'est hyper important et je pense que j'ai choisi un projet qui me plaisait et dans lequel je voyais du sens, de l'impact et où j'allais pouvoir apprendre ce qu'étaient mes drivers. Et je me suis dit je pense que j'ai fait aussi les bons choix d'association parce que, en fait, avec son associé, on partage sa vie tous les jours de 9 h à 19 h, 20 h.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Donc ça fait des ça fait des grosses journées. Et avoir quelqu'un en qui on a s'associe. Oui, exactement, mais de l'association, je pense que ça permet à la fois de partager un peu la charge mentale, de se stimuler, de se challenger aussi parce que en plus, on a des personnalités et des et des qualités qui sont très différentes, donc on apprend aussi beaucoup l'un de l'autre. Donc ouais, je dirais bon contrat familial avec son compagnon ou sa compagne et faire des choix dans lesquels on sait qu'on va s'épanouir parce que et qui nous plaisent. Enfin tu vois, faut vraiment que le service que tu développes, le produit, que tu vendes, la mission que tu as derrière, ce soit un truc qui te donne envie de te lever le matin parce que il y aura des obstacles, il y aura des moments difficiles, donc il faut vraiment que tu y croies. Et trois, l'association est une équipe et après dans l'équipe, j'ai été rechercher quelqu'un avec qui je travaillais, deux personnes avec qui je travaillais déjà dans le passé, Donc il y avait une confiance absolue et et c'est génial de pouvoir s'appuyer sur des piliers comme ça.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Et on a aujourd'hui, on est une équipe de dix ou onze personnes, des personnes géniales et qui font que du coup, l'aventure entrepreneuriale se passe, se passe bien et c'est un plaisir tous les matins de co-construire Pollen avec avec toute l'équipe.
Alizée (Chance)
Ouais trop bien, j'allais te poser une question mais en fait il y a pas mal répondu. J'allais te demander est ce que tu as eu des hésitations avant de te lancer ? Mais en fait, dans ce que tu as, tu as raconté, tu avais déjà vérifié que tu avais été bien entouré en fait. Donc finalement j'ai l'impression qu'il n'y a pas eu tant d'hésitation que ça. Tu avais un projet qui te bottait, tu avais un contrat familial stable et un bon soutien. Tu étais entouré des bonnes personnes. J'ai l'impression que.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Tu en as forcément au début parce que tu vas en parallèle, tu es approché par des boites qui proposent des jobs beaucoup plus stables, avec un tout autre niveau de rémunération, etc. Mais à la fin, je pense qu'il faut vraiment que tu dises OK, c'est quoi ce dont j'ai envie aujourd'hui et c'est quoi mes drivers ? Et puis il ne faut pas hésiter je pense, quand il y a des hésitations. J'en ai fait à ce moment là, j'ai fait, j'ai passé quelques entretiens, j'ai j'ai réfléchi, j'ai beaucoup échangé aussi avec d'autres entrepreneurs pour un peu peser le pour et le contre et essayer de me projeter dans les deux typologies d'aventures. Donc je pense que quand on hésite, il faut aller à la rencontre des autres, poser des questions. C'est un peu ce que vous faites aujourd'hui avec ce genre d'ateliers. Exactement, Parce que ça aide à se projeter et à lever les derniers risques. Et après, il n'y a pas de vérité ultime. Enfin, je ne dis pas que l'entrepreneuriat c'est pas forcément fait pour tout le monde.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
En fait, c'est en fonction de ce dont on a envie et du moment aussi. Il y a aussi des moments de vie je pense.
Alizée (Chance)
Oui c'est vrai, c'est une question de timing aussi. Il y a une question de Lola, mais je vais la pimenter un peu. La question de Lola, c'est à quoi ressemble ton quotidien ? Mais moi j'aimerais savoir à quoi ressemblait ton quotidien quand tu as démarré et à quoi ressemble ton quotidien maintenant ? Parce que je pense que ça a pas mal évolué déjà en quelques années.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Oui, ça a pas mal évolué. Quand j'ai démarré, tu veux dire pollen ou quand j'ai démarré Pollen ?
Alizée (Chance)
Ouais.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Ouais. Quand j'ai démarré Pollen il y a deux ans. Euh mon quotidien, euh, ça a été assez beaucoup de recherches et beaucoup de travail. Un peu un peu en solitaire, alors que pour le coup, j'aime pas du tout travailler en solitaire. Donc il a fallu qu'au début je trouve des palliatifs à ça. Euh parce qu'au début j'étais. J'ai cofondé Pollen avec Olivier Xu dont je parlais tout à l'heure, et Vincent Huguet, qui est co-fondateur de Malt et qui lui était toujours et est toujours d'ailleurs, resté CEO, CEO de Malt, donc qui était plus un rôle de conseiller mais qui n'était pas dispo en permanence pour faire du ping-pong avec moi, loin de là. Donc moi je faisais beaucoup de recherche un peu documentaire veille pour bien comprendre le marché de la formation, puisque je ne venais pas du marché de la formation. Donc déjà il fallait comprendre comment était organisé et structuré, quelles étaient les forces en présence et à quoi ressemblait le marché. Beaucoup d'interviews avec des clients pour bien comprendre leurs besoins.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Parce que quand on monte une boîte, le premier truc duquel il faut partir, c'est quel est ce qu'on appelle le pain de son utilisateur. Donc quelle est la chose ? Les choses dont ceux qui vont utiliser, consommer notre produit ou notre service ont le plus besoin et les obstacles qu'ils rencontrent aujourd'hui, en l'occurrence dans la formation, c'était bien. Aujourd'hui, moi j'ai du mal à former mes équipes parce que elles ont fait des formations qui étaient déceptive et pas à la hauteur de ce qu'elles attendaient. Souvent, les formations sont éloignées de la réalité et pas assez concrètes. Donc on repart de tout ça pour avoir une très bonne compréhension et des forces en présence sur le marché, et des attentes de ses potentiels utilisateurs. Et puis après, ça a été de rechercher Olivier qui est rapidement, quelques semaines mois après, est devenu mon associé. Mais ça, ça, ça m'a pas mal occupé parce que il faut faire un peu d'introspection et se dire ok, est ce que je suis prête à monter le truc toute seule ou est ce que j'en ai pas envie ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Moi j'ai rapidement su que j'en avais pas envie, j'avais envie d'une aventure collective. Donc au début beaucoup de compréhension du marché de rencontre pour constituer une première proposition de valeur, avoir des convictions fortes sur son produit et Structurer le premier noyau dur avec ne serait-ce que mon associé. Aujourd'hui, mon quotidien, on est onze, donc c'est et on commence à être beaucoup plus structuré. Ça fait un an, un peu plus d'un an qu'on s'est lancé. Moi, je fais beaucoup de commercial et on fait beaucoup ça dans les premières années d'une boîte, donc de prospection de clients et de suivi de projets qu'on a confiés à des clients. Pas mal de marketing et de communication aussi pour faire connaître Pollen. Donc organiser des événements, participer à des événements pour faire découvrir nos formations. Et puis après, il y a un sujet de management d'équipe et de définition de la stratégie. Donc bosser sur la partie financière, sur le BP de pollen, vérifier qu'on est en train de réfléchir aux modalités de financement, réfléchir à comment est-ce qu'on va faire grandir l'équipe.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
À quelle fréquence ? Et par rapport aux aventures d'intrapreneuriat que j'avais vécu avant, le sujet financier prend forcément plus de place puisque on n'est pas juste. Avant, j'avais un budget à respecter et c'était hyper important et je le prenais très à cœur. Mais il n'y a pas de problème de trésorerie à la fin. Là, concrètement, si je ne respecte pas le budget que j'ai fait en début d'année, je ne peux pas payer les salaires. Donc c'est un sujet qui prend forcément beaucoup plus de place dans le quotidien et qui conduit à être, qui peut conduire à être plus prudent. Et en même temps, on sait que dans l'entrepreneuriat, ce qui fait la différence, c'est sa capacité à innover et différencier. Donc il ne faut pas être trop prudent non plus et ne pas avoir peur de ça. Il faut trouver le juste équilibre et le faire conjointement avec son associé. Donc je dirais aujourd'hui que dans mon temps, c'est 60 % commercial, 20 % marketing communication et le reste c'est stratégie, finance et définition. Un peu du CAP pour pour les équipes.
Alizée (Chance)
OK top, merci de nous donner la répartition, ça donne une bonne idée en camembert de tes journées. Ouais, ça permet de bien visualiser. Merci. Top ! Et bah écoute super, On a une question de Florian qui demande les entrepreneurs que tu as rencontré, est-ce que c'était via ton réseau Vivatech ou est ce que tu as des conseils pour trouver des entrepreneurs avec qui discuter ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Effectivement mon réseau Vivatech a pas mal aidé, puis le réseau de mon école aussi parce qu'il y avait pas mal d'entrepreneurs autour de moi. Après moi je crois beaucoup que l'événementiel honnêtement, c'est un des meilleurs, des meilleurs manière de faire des rencontres. Donc c'est participer à Vivatech, participer au salon des entrepreneurs, participer à des meet-up qui sont régulièrement organisés, aller à la rencontre aussi des incubateurs et des accélérateurs. Il y a beaucoup de Parisiens à Paris, Il y en a. Il y en a vraiment beaucoup, des des incubateurs qui font des portes ouvertes pour présenter les projets, pour aller à la rencontre des entrepreneurs. Donc honnêtement ça, c'est un point qui est recherché un petit peu sur sur LinkedIn. Mais en cherchant ces événements là et en passant par la porte des incubateurs accélérateurs, il y a deux possibilités de faire de très belles rencontres. Et puis après les entrepreneurs de temps en temps, faut pas hésiter aussi à les solliciter directement via un mail via LinkedIn. Pour ceux.
Alizée (Chance)
Qui répondent oui, pour filer un coup de main, un coup de pouce.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Ouais, faut être assez précis sur sa demande, n'hésitez pas. Je reçois souvent des messages, il y en a certains où tu te dis bon en fait je sais pas du tout ce qu'ils en attendent et ça a l'air d'être un peu un message qui a été envoyé à 150 personnes. Ou alors si en fait tu as envie de tu réfléchis à un projet sur lequel l'expertise de la personne à qui tu écris a beaucoup de sens et que tu justifies un petit peu ton truc, bah là oui, je pense que les entrepreneurs dégagent du temps parce que bah ils ont tous aussi construire leur projet et il grandit comme ça.
Alizée (Chance)
Hum ouais je vois. Non, là on a un programme d'entraide, je sais pas si tu connais qui s'appelle trois minutes pour les autres. Vous en avez peut-être entendu parler, vous qui nous écoutez aussi aujourd'hui, et c'est vraiment ce même principe. C'est à dire que formuler un besoin précis, moi je cherche un contact dans tel domaine, ou je cherche une info sur tel sujet, ou un retour d'expérience ou de formation, j'en sais rien. Et en fait, nous on va pousser la demande de renseignements auprès de la bonne personne, ce qui garantit aux gens d'avoir du pouvoir via les membres de la communauté d'entraide. En fait, avoir la bonne personne au bon moment. Donc, je suis assez aligné avec toi sur le fait que, à partir du moment où on exprime clairement son besoin, la personne qui va se sentir concernée va pouvoir dégager quelques minutes pour nous renseigner. Et plutôt que de faire un message générique comme ça à plein de personnes, sans personnalisation et sans sans cibler, je vois tout à fait ce que tu veux dire.
Alizée (Chance)
Du coup, j'en profite pour vous dire que si vous aussi vous souhaitez rejoindre la communauté d'entraide, je vais vous mettre le lien. D'ailleurs, c'est complètement gratuit et ouvert à tous. Je le fais maintenant parce que sinon j'ai peur d'oublier et ça peut servir à tout le monde. Je vous mets le lien dans le tchat. Voilà, vous pouvez devenir membre et bénéficier de ce programme trois minutes pour les autres, qui est une newsletter qui va pouvoir vous porter en fait votre demande d'aide auprès de la bonne personne, directement parmi les membres je pense. Voilà, j'ai fini ma petite parenthèse. Il y a une question de Lucile qui demande comment est ce que tu vois le futur de Pollen ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Lumineux, je l'espère et je vois très enthousiasmant. On est encore au tout début, quand ça fait un an que tu as lancé ta boîte, tu es vraiment au tout, tout, tout début. Donc le futur, je le vois avec une accélération de notre développement, je l'évoquais tout à l'heure, En accentuant encore notre développement sur ce que sont les compétences de demain. Donc encore beaucoup plus de formation sur l'intelligence artificielle, à la fois sur comment est ce qu'on s'en empare et comment est ce que ça nous aide au quotidien à être plus productifs, mais aussi quelles nouvelles opportunités ça peut générer pour mon métier et pour mon secteur d'activité ? Parce que du coup, je pense que apprendre et se former sur l'IA, ça va devenir un peu une compétence de base qui sera demandée par toutes et tous. Et franchement, un peu, quel que soit le métier qu'on fait demain. Et en parallèle de ça, ça renforce le besoin de se former à tout ce qui sont les compétences les plus humaines et ce qui nous différencie de la machine.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Donc apprendre à renforcer notre esprit critique, notre créativité, notre capacité d'innover, notre capacité à emmener des équipes, à les inspirer. Donc le futur de Pollen, je vois pas mal structuré autour de ces deux dimensions là, avec encore plus de talents qu'on accompagnera en France et dans le monde entier, et sur des programmes de plus en plus ambitieux. Euh, dans, euh, dans les prochains mois et les prochaines années.
Alizée (Chance)
C'est hyper inspirant ce que tu dis et je comprends très bien. Effectivement, renforcer le côté humain, ce qui nous rend du coup précieux dans une entreprise, ça va être de plus en plus important de le valoriser parce que personne n'a envie d'être remplacé par, euh, par une IA ou un programme pour faire du créatif. Ce qui nous laisse le temps de faire des lessives par exemple. Enfin voilà, c'est un peu l'idée, c'est qu'on. C'était censé être l'inverse, on était censé avoir la vie facilitée pour euh, pour avoir plus de place sur des tâches intéressantes justement. Donc on va faire en sorte que ça fonctionne comme ça. Bon ben super en tout cas, euh, moi j'ai une question et d'ailleurs on a encore quelques minutes, donc si jamais il y a des dernières questions, surtout allez y c'est c'est le moment parce que il nous reste cinq minutes de live. Euh moi ma question c'est quels conseils slash mise en garde tu donnerais à quelqu'un qui est sur le point de de qui contemple de lancer une aventure entrepreneuriale d'une ampleur similaire.
Alizée (Chance)
Tu vois, je ne parle pas juste de créer un statut micro-entreprise, etc. VRAIMENT, Je parle de lancer un projet comme ça. C'est quoi tes conseils ? Moi ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Le premier déjà, je dirais choisir une mission dans laquelle on croit et pour laquelle on sait qu'on est capable de donner au moins les dix prochaines années de sa vie. Donc il faut que le secteur nous intéresse. Moi, j'ai vu des amis entrepreneurs se lancer plus au début par opportunité sur le marché ou avoir un regard très, très analytique en fait, de la situation. Et je pense qu'en fait il faut, il faut y mettre un peu ses tripes, il faut y mettre un peu de passion. C'est le cas de la plupart des entrepreneurs, mais je pense que c'est un vrai facteur clé de succès. Le deuxième, c'est être capable d'y consacrer du temps. Ne pas être trop impatient au début et être capable de renoncer à potentiellement certains autres trucs qu'on faisait jusqu'à présent. Je vais peut être un peu moins au cinéma qu'avant. Je lis un peu moins qu'avant et je passe un peu plus le soir qu'avant. Mais. Je pense que c'est temporaire et que comme j'aime ce que je fais, du coup ça se passe très bien.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Troisième c'est pas forcément dans l'ordre. Troisième c'est bien s'entourer avec qui on s'associe et qui sont les premières personnes de l'équipe qu'on recrute ? Parce que c'est ce qui va définir la culture d'entreprise qu'on crée. Le avec qui on co-construit et vraiment en faire un projet collectif. Des gens avec qui on a confiance, des gens qui partagent la même vision que nous, Des gens à qui on peut tout dire, sur lesquels on peut s'épauler, s'appuyer et qui vont avoir plein de bonnes idées pour faire grandir le projet. Euh. Je dirais que c'est ça. Et après réfléchir. Enfin après, il y a quand même un quatrième truc, c'est faire un BP un peu costaud et s'assurer que prendre les bons conseils pour s'assurer que le modèle qu'on est en train de concevoir a la possibilité soit de se faire financer, soit de s'autofinancer. Parce que il faut se lancer dans un truc qui est viable. Et de plus en plus, je pense que les modèles d'autofinancement qui sont capables d'atteindre l'autofinancement dans pas trop longtemps sont des modèles intéressants à regarder.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Déjà, je pense que c'est plus sain économiquement et en plus en tant qu'entrepreneur, ça t'aide aussi à une petite charge mentale en moi de savoir que potentiellement, tu es capable de te financer ton projet à 100 % indépendant d'investisseurs extérieurs ?
Alizée (Chance)
Ouais ouais carrément. J'ai pris des petites notes pour qu'on ait bien ça en tête. Donc je récapitule les top conseils de Julie. Donc on a pas forcément dans l'ordre, mais en tout cas il y a avoir un sujet qui relève d'une certaine passion, en tout cas qui nous motive, quelque chose dans lequel on croit profondément. Avoir la patience de laisser le projet se mettre en place, et pas forcément vouloir aller trop vite, parce que c'est des choses qui peuvent prendre un petit peu de temps. Il faut rester accroché. On a aussi être bien entouré, avec des personnes qui ont la même vision et avoir surtout des relations de confiance. Ça va être super important. Et ensuite faire un business plan solide et être bien conseillé sur le sujet. Voilà, exactement. Merci beaucoup de nous avoir partagé ça. Je crois qu'il y a une question qui vient d'apparaître. Ah ben justement, Marie demande auprès de qui ou quel type d'acteurs est ce que tu as fait valider ton BP Pour te rassurer sur la viabilité du projet.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Je pense que tu peux pas mal aller voir des incubateurs accélérateurs qui peuvent t'aider là dessus. Tu peux aller voir aussi quelques investisseurs dont un challenger, notre BP avec des investisseurs, y compris des investisseurs qui n'étaient pas des investisseurs de pollen mais qui connaissent bien le secteur d'activité et qui peuvent nous apporter un regard critique et éclairé des autres boites qu'ils ont vu dans ton secteur dans le passé. Et après ? Nous à un moment, on a même pris un freelance pour nous aider. Parce qu'un BP dans l'univers de la formation, ça peut être assez complexe parce qu'il y a plein, plein, plein de spécificités. On a pris aussi un freelance à un moment pour faire deux jours de conseil sur le sujet et nous aider à vraiment bien backer le sujet.
Alizée (Chance)
Hum. OK ben merci beaucoup pour pour Marie du coup qui qui se renseigner là dessus ? Je m'octroie le privilège de la dernière question du coup avant qu'on remballe. Est ce que Julien, tu peux repenser à la Julie juste avant que Pollen soit créée ? Tu l'as ? Tu la vois ? Ça y est, tu t'en souviens ? C'est bon, je visualise.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
C'est il y a pas si longtemps que ça.
Alizée (Chance)
Oui, j'ai un an et demi. Deux ans si j'ai bien compris. Si tu pouvais lui dire une chose, tu lui dirais quoi ? Tu pouvais remonter le temps et t'as 30 secondes avec elle. Ou même pas. Qu'est ce que tu lui dirais ?
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Bonjour, Je pense que c'était il y a un an et demi, deux ans. C'était le moment où j'hésitais encore pas mal et je me posais 1000 questions. Je lui dirais vas y fonce, ça va être challenging, parfois épuisant, mais c'est génial parce que tu vas apprendre 1000 trucs, tu vas rencontrer plein de nouvelles personnes, tu vas t'associer et fonder une équipe de gens avec qui tu es hyper heureuse de travailler au quotidien. Donc vas y sans hésitation.
Alizée (Chance)
Trop chouette ! Génial ! Merci beaucoup Julie en tous cas ! On arrive !
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
Merci beaucoup Alizée. Merci à toutes et tous.
Alizée (Chance)
Avec grand plaisir et merci à tous pour votre écoute, vos questions. Euh. Ce live sera disponible en replay pour toutes les personnes qui étaient inscrites à l'événement. Et dans quelques jours, il sera aussi mis à dispo sur You Tube. Donc si jamais vous souhaitez partager ce live à un proche que ça peut intéresser, vous pouvez transmettre directement le lien sur la page YouTube de Chance Homme. Je vous remets le lien de l'entraide si vous souhaitez participer à trois minutes. Pour les autres, je rappelle que c'est ouvert à tous, c'est gratuit et ça permet de se filer des coups de pouce mutuellement dans les deux sens. Un grand merci Julie, encore. Bonne journée à tous. Et c'est parti pour la suite de cette semaine Live métier. Au revoir Julie, Au revoir.
Julie Ranty (CEO et co-fondatrice de Pollen (Ed-Tech))
À bientôt. Au revoir.
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