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Juliette (Chance)
Bonjour. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de Berti. Bonjour Berti.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Bonjour Juliette. Bonjour à tous et à toutes.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres. Je suis enchantée. Moi, c'est Juliette, je travaille chez et je suis heureuse de découvrir avec vous la voie professionnelle de Berti, donc le métier de directrice adjointe d'un incubateur dans une association qui promeut l'égalité des chances. Le but de ce live, c'est qu'il soit interactif. Alors n'hésitez pas à poser toutes vos questions, à interagir sur le chat. Je les poserai au fur et à mesure à Berti. Et en attendant que tout le monde se connaît, on aime bien poser une petite question de début. C'est que vous puissiez nous écrire dans le chat, par exemple, d'où vous vous connectez, d'où vous êtes en France ou peut-être d'autres territoires plus éloignés. Ça va nous permettre de voir. Donc, je vois que Paris, Bordeaux. Je vois beaucoup de Paris. Lyon, Sarah, Haute-Cène, Limoges, Caroline. Super. Juste pour commencer en introduction, pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, chance. On est une communauté d'entraide professionnelle et une qui permet à chacun et chacune de trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. Pour cela, on a développé plusieurs programmes et le plus connu, c'est le bilan compétences.
Juliette (Chance)
Dans cette méthode, à un moment, on propose aux personnes d'aller se renseigner sur la réalité des métiers qui peuvent les intéresser pour finalement enlever un peu peut-être les a priori ou les fantasmes. Et c'est dans ce cadre-là également qu'on réalise ce live, c'est que vous puissiez poser toutes vos questions sur le métier que Berti exerce chaque jour. Et donc, on va commencer. On a une trentaine de minutes ensemble. Donc, n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat, ou il y a même un onglet Questions qui est dédié à celui-ci. Et moi, je vais commencer par poser la première question à Berti, qui est finalement: Quel est ton parcours et comment tu en es arrivée à ce poste aujourd'hui ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Oui, bien sûr, avec plaisir. Merci déjà pour laquelle je suis hyper contente de faire ça, parce que je suis passée par ça, cette phase un peu de reconversion et de gros questionnement. Moi, à la base, je viens ni du milieu entrepreneurial ni du milieu associatif. Donc c'était un peu une double reconversion pour moi d'arriver dans ce poste-là. J'ai une formation école de commerce. J'ai fait une école à l'ESI Toulouse, TBS, maintenant en vie. À l'issue de ça, j'ai fait ma dernière année en échange en Colombie. En fait, je ne savais pas trop ce que je faisais là. J'ai un peu le parc classique d'école de commerce. On me dit: C'est bien, tu pourras faire plein de trucs. C'est clair, j'ai fait plein de trucs, je me suis éclatée. Mais à chaque fois que je cherchais du travail, on me ramenait à: Est-ce que tu veux faire de la finance, du marketing ou de RH ? Je schématise, mais vraiment, j'avais cette sensation-là. Et j'avais l'impression qu'il n'y avait pas trop d'autres issues. Donc, j'ai travaillé d'abord à l'étranger. J'ai été en Italie où j'ai fait un peu des petits boulots. J'étais contente d'être à l'étranger parce que je découvrais une autre culture, mais j'avais beaucoup de mal à trouver un métier qui me plaisait.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Et finalement, j'ai fini par trouver un premier poste. Donc, j'ai fait du service client en Italie, multilingue. C'était hyper marrant, mais c'était très formateur, mais ça n'avait rien à voir. Et je suis rentrée à Paris, J'ai d'abord travaillé dans une startup dans le domaine du transport. J'étais dans des filiales de transdev que certains peut-être connaissent. Dans une toute petite startup. Donc là, je me suis éclatée parce que c'est vraiment multitâche. On fait plein de choses. Après, j'ai fait du pricing et du revenue management dans une autre filiale de transdev. Et puis, j'ai fini par me dire: Tout ça, ce n'est pas pour moi. Moi, je suis quelqu'un qui me met un peu à fond quand je fais les choses, donc je mettais beaucoup de cœur à faire un travail qui n'avait aucun sens pour moi. Et là, je me suis dit: OK, je ne me retrouve pas du tout, il faut que j'arrête. Donc, j'ai démissionné sans rien et je suis partie. J'ai fait le tour du monde, voyage initiatique, pendant huit mois, où je me suis dit: En fait, c'est quelque chose qui me fait rêver. Il y a plein de gens qui en parlent.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Pourquoi moi, je ne pourrais pas le faire ? Donc je l'ai fait. Je suis partie toute seule où j'ai travaillé. J'ai fait des expériences de bouffing, j'ai fait des expériences de volontariat en Serbie pour des réfugiés. J'ai fait plein de choses pendant six mois qui m'ont fait me rendre compte que j'étais capable de plein de choses très chouettes. Et je suis rentrée, ça n'existe pas le truc de: On se réveille un matin, on se dit: C'est bon, je sais ce que je veux faire. Pas du tout. Je suis rentrée à Paris. Là, je n'avais rien. J'étais RSA, j'avais 28 ans, je ne savais pas du tout ce que que j'allais faire. Ce que j'ai fait, c'est que je me suis intéressée. J'ai été chez makesense, qui font plein de choses sur des conférences. J'ai été faire des hackathons de création de projets. J'ai été rencontrer du monde, j'ai contacté des gens sur LinkedIn, j'ai fait des dej. Je ne savais pas trop ce que je faisais, mais en tout cas, j'allais me connecter à plein de choses. J'ai fait du bénévolat dans des assos. Et de fil en aiguille, comme ça, j'ai rencontré du monde. Lors d'un hackathon, j'ai rencontré quelqu'un avec qui on a créé une petite association pendant six mois.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
C'était C'est une expérience incroyable que je referai très certainement. Et puis, comme ça, j'ai rencontré du monde et j'ai fini par trouver un premier métier dans le SS, dans l'entrepreneuriat, dans l'insertion dans les quartiers dits prioritaires. J'ai fait ça pendant un an et puis après, j'ai trouvé là mon métier aujourd'hui chez Sport dans la ville, sur un incubateur dans une égalité des chances. Donc, c'est vraiment on accompagne les projets entrepreneuriaux. Sauf que ça s'inscrit dans une logique de dire: On accompagne des personnes qui sont issues de territoires peut-être moins favorisés. Et notre objectif, c'est d'apporter un petit peu plus de diversité à l'écosystème entrepreneurial français.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup pour cette belle présentation de ton parcours. Ce que j'aime beaucoup, c'est que tu mets en lumière finalement, que tu as avancé petit à petit, que tu n'avais pas une idée précise, que finalement, c'est aussi par la rencontre de plans professionnels dans tous les secteurs qui ont fait peut-être que tu as fait ce choix. Est-ce que, justement, Comment tu pourrais expliquer pourquoi ce choix ? Qu'est-ce qui a fait que tu es partie dans ce port dans la ville ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
C'est une bonne question. Moi, j'avais vraiment ce qu'on me disait en école de commerce à l'époque, je ne sais pas trop Je n'en sais pas maintenant, mais on avait l'impression qu'il n'y avait pas trop d'issues dans l'ESS, dans l'économie sociale et solidaire. On avait l'impression que c'était un petit peu dans la petite asso de quartier, dans le local un peu dégueulasse, avec Micheline, bénévole, J'avais vraiment cette image assez négative du monde associatif. Je ne savais pas trop ce que ça représentait. Et en fait, ce que je me suis rendue compte, c'est que les associations, ça fonctionne comme des entreprises. Donc là, aujourd'hui, je suis dans une association qui est une grosse association. On est plus de 150 permanents en France, plus des éducateurs. C'est un budget autour de 20 millions d'euros annuels. C'est les mêmes systèmes que dans les entreprises. C'est hyper innovance et on teste, on part vraiment une problématique, on ne pourra jamais nous reprocher de tester des choses si ça ne fonctionne pas. On est toujours dans ce processus d'innovation, d'entrepreneuriat, très terrain, très de petites tâches et avec une logique vraiment d'impact où on sait pourquoi on fait les choses et on sait pourquoi on met l'énergie.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Avec le point de vigilance, il faut trouver ses limites de ne pas se donner à corps éâme et trouver ses limites personnelles aussi dans ce qu'on veut mettre dans son travail. C'est C'est vraiment ça qui m'a intéressé, c'est cet aspect de se dire: Là, je crois au projet dans lequel je m'engage et du coup, j'ai envie de m'engager dedans. En plus, c'est sur des sujets entrepreneuriaux. Pour moi, j'ai tellement appris au contact de tous les entrepreneurs qu'on accompagne, de par la diversité de profils qu'on accompagne, mais aussi parce que c'est de l'entrepreneuriat, donc c'est aussi des idées, des projets qui sont extrêmement riches. Et j'ai de la chance aujourd'hui de faire un métier où c'est connecter des mondes. Donc, je peux le matin aller dans une petite asso de quartier et l'après-midi aller chez un gros partenaire. En fait, on crée des liens entre des mondes qui ne se parlent pas et c'est vraiment très stimulant et passionnant.
Juliette (Chance)
Merci, merci beaucoup. Est-ce que du coup, sur toutes les personnes que tu as pu rencontrer avant de rejoindre Sport dans la ville ou même là, via ton métier, parce que finalement, tu dis que c'est faire rencontrer plusieurs monde, est-ce qu'il y a des rencontres comme ça qui ont joué un rôle décisif ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Je réfléchis. C'est dans mon premier, quand j'étais un petit peu sur le terrain et que je rencontrais du monde et j'ai commencé à me frotter un petit peu au milieu de l'entrepreneuriat, de la création d'entreprises, création d'idées, en tout cas, l'émergence d'idées. Déjà, j'ai découvert ce que c'était ce métier-là. Après, on se créait un écosystème, juste Juste avant Sport dans la ville, je travaillais sur un dispositif qui s'appelle les coopératives de jeunes majeurs. C'est de l'entrepreneuriat coopératif pour des jeunes issus des quartiers. Là, j'ai commencé à me créer un réseau dans ce milieu-là et on se rend compte que les milieux, je ne connaissais rien. Vraiment, je n'étais pas du tout de ce milieu-là. Et très, très vite, quand on commence à rentrer dedans, on parle à une personne qui connaît une personne qui connaît une personne. Et c'est comme ça que j'ai découvert Sport dans la ville. C'est parce que je commençais à intégrer ces réseaux de l'entrepreneuriat d'entrepreneuriat, insertion, quartier. Et j'étais sur un dispositif dans le Val d'Oise. J'ai vu d'ailleurs qu'il y avait quelqu'un qui dit Val d'Oise. Et après, j'ai élargi et je me suis retrouvée chez Sport dans la ville, qui est une association nationale.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Je ne sais pas si j'ai une rencontre. Je dirais que c'est plein de petites rencontres qui permettent très vite. Il y a des liens qui se créent. Maintenant, je connais l'écosystème. Même en partant de zéro, je veux dire, et moi, je repartais vraiment de zéro, je n'y connaissais rien du tout, on apprend. Ce n'est pas parce qu'on a 30 ans, 35 ans, 40 ans et qu'on repart de zéro, mais ce n'est pas grave. On se rend compte que ça peut paraître des énormes marches, des énormes montagnes, mais en fait, petit à petit, On comprend vite comment ça fonctionne. Même si on ne connaît pas, on met peut-être des connaissances, en tout cas des savoir-être, des savoir-faire et on apprend très, très vite. Ça crée des liens comme ça et ça bouge assez vite. Je n'ai pas une personne, forcément, en particulier. C'est vraiment plein de petites rencontres qui m'ont aidé à trouver ma place.
Juliette (Chance)
Ok, donc une succession de rencontres.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Exactement.
Juliette (Chance)
Ok. Merci beaucoup. On a les premières questions de Nathalie et Louis. Nathalie, elle aimerait savoir quelles sont tes missions très concrètes au quotidien ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Bien sûr. Quand je suis arrivée chez Sport dans la ville, mes missions, c'était vraiment de lancer l'incubateur à Paris. C'était un incubateur qui n'existait qu'à Lyon. Donc c'était de lancer Paris. Qu'est-ce que c'étaient mes missions ? C'est très varié. C'est vraiment multitâche et c'est ça qui est passionnant. C'est d'aller faire du sourcing dans les quartiers, donc faire connaître le programme et aller trouver des entrepreneurs dans les quartiers, les sélectionner pour le programme, animer des collectifs d'entrepreneurs qui ont des formations appliquées à leurs projets. C'est vraiment de la gestion de groupes, animation de groupes, facilitation de groupes. Un peu de suivi individuel des projets pour les aider dans la prise en main de leur projet sur leurs problématiques. C'est beaucoup de réseaux, de mise en lien Qu'est-ce que ça veut dire ? Faire connaître le programme auprès de l'écosystème et que l'écosystème connaisse nos projets, etc. C'est du partenariat. Nous, on est sur un modèle économique associatif. Nos fonds, ils viennent exclusivement de fonds privés et publics. C'est le lien, on est financé, BPI France, donc le lien avec BPI France, le lien avec tous les autres partenaires qui peuvent financer le programme, financeur ou prospect. Et après, un petit peu de reporting et de gestion de mise en place de process.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Quand je suis arrivée, je faisais vraiment ça. Je gérais mon programme à Paris. Deux ans après, je suis passée dans l'équipe de direction. Là, j'ai pris des fonctions de management d'équipe parce que c'est un programme qui est au niveau national, donc c'est coordonner les équipes au niveau national. Et puis après, c'est vraiment des questions de coordination, mise en place de process pour harmoniser les pratiques dans chacune des villes. Énormément de liens écosystèmes, partenarial. C'est créer du lien avec des têtes de réseau. Par exemple, chaque territoire travaille avec des associations partenaires locales, mais il y a aussi les têtes de réseau national. Donc moi, je fais le relais du lien écosystème au niveau national. J'ai une grosse partie également de recrutement, animation des équipes, animation des séminaires. Et là, récemment, j'ai lancé un nouveau parcours d'accompagnement dans l'Incubateur. C'est un la dernière brique d'accompagnement pour les projets les plus matures. Donc, j'ai géré le lancement de ce parcours-là. J'ai sourcé des entrepreneurs pour, j'ai créé des modules de formation, j'ai accompagné ces entrepreneurs, etc. J'espère que ça répond à la question. C'est très, très vaste comme mission.
Juliette (Chance)
Je pense que ça y répond bien. Il me semble que tu as répondu à celle de Louis qui demandait: Comment et au bout de combien de temps es-tu arrivé à ce poste, finalement, de directrice adjointe ? C'est deux ans, c'est ça ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Oui, c'était trois ans. Au bout de deux ans et demi. On a une question de Leïla: Quelles sont les compétences, plutôt côté soft skills, primordiales pour ce métier ?
Juliette (Chance)
Parce que ça a l'air Vous pouvez me décrire un petit peu le nom. Très varié et beaucoup basé sur le relationnel.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Moi, je suis rentrée avec des compétences vraiment de gestion de projet et gestion de et vraiment aptitude relationnelle, je dirais, parce que c'est vraiment créer... En fait, c'est de l'humain. On crée des liens entre personnes au-delà de créer des liens entre structures. C'est très incarné, je ne sais pas si c'est pareil dans d'autres, mais dans le milieu associatif, ou en tout cas chez nous, chez Sport dans la ville, le programme est très incarné par des personnes. On est à Paris, je suis entrepreneur dans la ville. Je dirais vraiment gestion de projet, aptitude relationnelle et puis, engagement. On a envie de personnes qui ont envie d'apprendre, qui sont motivées, qui croient dans la mission, avec de l'humilité aussi d'avoir envie d'apprendre de ces entrepreneurs, d'apprendre du métier. C'est assez vaste, je dirais vraiment. Gestion de projet avant tout. C'est un peu multitâche, je vous ai dit, les missions qu'on avait. Il faut savoir gérer tout ça de fond. On est très Il y a très sollicité. Il y a des demandes de l'extérieur, il y a beaucoup de demandes de l'intérieur. Donc, c'est réussir à prioriser un petit peu tout ça et à s'organiser, à mettre en place des process.
Juliette (Chance)
Super, merci. Tu as parfaitement répondu. Tu as donné un côté très complet.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
J'en profite pour faire notre pub. On recrute vachement chez l'entrepreneuriat dans la ville et chez le sport dans la ville en ce moment. Donc, n'hésitez pas à aller faire un tour. On fait plein de choses et sur notamment les On appelle ça les programmes managers. J'ai vu qu'il y avait plein de monde à Paris, on recherche du monde à Paris en ce moment-même.
Juliette (Chance)
Super.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Tu me l'as vu, ma Juliette.
Juliette (Chance)
Tu fais bien si quelqu'un est intéressé. Là, c'est Lucille qui pose la question: quels sont pour toi les aspects les plus difficiles, finalement, de ton métier ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Je pense que c'est ça, c'est trouver la limite. Ça C'est vraiment passionnant ce qu'on fait. On a énormément de possibilités de faire... Comment dire ? On a toujours envie de créer des nouvelles choses. Il y a toujours des choses à faire en plus. En plus, on est sur de l'accompagnement humain, donc on peut accompagner un peu à l'infini. On ne sait plus où mettre la limite, aller chercher la bonne personne pour tel entrepreneur, aller faire tel événement. Et puis, en plus, on se dit: On pourrait aussi faire ça, on pourrait aussi mettre en place ça. Et du coup, c'est un peu se trouver la limite et de se dire: Ce n'est pas de tout faire, quoi qu'il arrive. Donc, ça peut être frustrant parce qu'on a envie de faire toujours plus et toujours mieux. On peut se cramer comme ça, je pense. Et cette espèce d'engagement à tout prix parce qu'en plus, c'est de l'associatif. Alors du coup, peut-être qu'on se donne encore plus d'excuses, mais il ne faut pas. Il y a vraiment des limites entre le perso et le pro. Je dirais ça. Je ne sais plus ce que c'était ta question. Le plus difficile ?
Juliette (Chance)
Oui, les aspects le plus difficiles.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
C'est Ça, et puis après, c'est quand même, on est dans un modèle associatif. Moi, j'ai la chance de travailler pour une grosse association et du coup, on a des personnes, des équipes qui sont dédiées à la levée de fonds, etc. En plus, là, on est dans un contexte gouvernemental qui n'est pas du tout favorable à nos types d'actions. Il y a quand même un peu une pression de trouver les ressources financières et humaines aussi qui sont liées. C'est des modèles économiques qui sont chaque année, on doit renouveler nos conventions de partenariat, donc on ne sait pas si ça va être renouvelé. Là, on vient de répondre à des énormes appels à projets qui vont déterminer le financement du programme sur les trois prochaines années. C'est un peu de la pression aussi de lien avec les partenaires financiers. Il faut être vraiment très à l'écoute et puis très disponible pour s'assurer que ça se passe bien.
Juliette (Chance)
Ok. Merci pour ce partage. Je retiens toujours avoir une vigilance sur l'équilibre vie pour vie perso. Ok. On a une question de Cécile. Qui est: est-ce que tu as été confrontée à des problématiques de légitimité ? Comme par exemple, pour voir l'entrepreneuriat quand tu ne l'as pas été. Est-ce que c'est le genre d'expérience, lâche compétence incontournable pour prétendre à ce type de poste ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Oui, carrément. C'est une très, très bonne question. Moi, personnellement, j'y suis confrontée tout le temps. Ça, c'est toujours la question de travailler de cette légitimité. C'est hyper, hyper important. Sur l'entrepreneuriat, spécifiquement, il y a Il y a plein de personnes qui travaillent dans des incubateurs qui n'ont pas été entrepreneurs et je pense que c'est très bien. Il y a plein de personnes qui ont été entrepreneurs. Je pense que c'est très bien aussi. Chacun a ses compétences et ses visions à apporter. Donc, en termes de légitimité, on en apprend. Et moi, aujourd'hui, ma légitimité à travailler dans un incubateur, c'est des projets entrepreneuriaux. Je n'ose pas te dire. Depuis que je suis arrivée, mais j'en ai vu passer tellement. Il y a des modèles qui se répliquent. Donc, on arrive vraiment à avoir cette vision et cette hauteur de vue sur ce qu'on fait et sur ce qu'on apporte. Et puis, en plus de ça, on est... Alors oui, il y a de l'accompagnement individuel sur les projets. Et moi, ma conviction, en tout cas, c'est que les personnes qui n'ont pas forcément été entrepreneurs peuvent être légitimes pour accompagner sur ça. Et en plus de ça, il faut avoir juste la cesser de travailler.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Nous, ce qu'on fait, on forme les équipes sur travailler sur la posture de l'accompagnateur. Donc, l'accompagnateur, ce n'est pas celui qui sait forcément tout. C'est vraiment plus se faire cet effet miroir. Et puis, c'est aussi savoir activer les bonnes ressources au bon moment, aller trouver le bon expert pour telle problématique. Donc, ce n'est vraiment pas nécessairement toujours avoir la vision globale de paire à paire d'échanges entre entrepreneurs, c'est aussi de pouvoir apporter: Là, je pense que tu as besoin de telle expertise. Je vais te mettre dans une relation avec telle personne. Je connais telle personne. Donc oui, moi, je l'ai carrément eu cette question de la légitimité. Après, c'est pareil, c'est quand on le fait, on se rend compte qu'on a plein d'autres choses aussi très riches à apporter. Je suis assez convaincue que c'est aussi la richesse des profils, que ce soit dans l'entrepreneuriat ou n'importe quoi d'autre. C'est toujours hyper intéressant d'arriver avec une casquette aussi un peu nouvelle et puis des expériences, moi, j'en avais eu avant, donc j'apportais aussi d'autres choses. Je pense que c'est ça qui est riche aussi. Il ne faut pas se mettre de barrière par rapport à ça.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup pour cette réponse qui, en effet, la question de la légitimité peut revenir sur plein de sujets. Une question de Caroline. En termes de développement de projets et décisionnels, est-ce que l'équipe de direction et les équipes opérationnelles sont-elles impliquées dans les prises de décisions ? Ou cela dépend uniquement du conseil d'administration ? Et s'il y a une direction, est-ce qu'elle est tournante ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Sport dans la ville, c'est un petit peu particulier. Donc, Sport dans la ville a un conseil d'administration. Moi, je suis directrice adjointe. La directrice du programme est rattachée au directeur général de Sport dans la ville. Donc, entrepreneur dans la ville, notre incubateur, c'est un des programmes d'accompagnement de l'association. Mais l'association, on fait plein d'autres choses. On fait aussi des programmes d'accompagnement vers l'emploi, on fait aussi des programmes sportifs, on fait aussi des programmes d'expérience à l'étranger pour les jeunes, on fait aussi des programmes de camp de vacances. On fait plein de choses. La mission d'entrepreneur de Sport dans la ville, c'est vraiment de donner l'égalité des chances à tout le monde et de faire découvrir des métiers, de s'assurer que chaque jeune puisse avoir l'opportunité de se développer dans le métier qui lui convient le mieux. Et nous, on le fait par l'entrepreneuriat. D'autres le font par d'autres programmes, le font par le salariat ou d'autres découvertes de métier. Nous, l'équipe entrepreneur dans la ville, on est rattaché à la de sport dans la ville. On est une équipe de direction. Nous, dans la gestion de notre programme, on n'est pas du tout en lien avec le conseil d'administration, etc.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Vraiment, dans la gestion opérationnelle et mise en place opérationnelle du programme, c'est vraiment nous, avec nos équipes, qui mettons en place toute la stratégie qu'on va faire valider ensuite plus haut, mais on va essayer de travailler vraiment au maximum en participatif parce que c'est les équipes qui sont sur le terrain, qui connaissent les des entrepreneurs, qui connaissent les problématiques du programme, etc. On va essayer d'impliquer au maximum les équipes pour construire ensemble les stratégies. Là, on fait stratégie 2030. Après, nous, on fait une proposition qu'on fait valider par notre DG. Je ne sais pas si ça répond à la question.
Juliette (Chance)
Oui, complètement. Merci. Une question de Lucile, c'est: comment tu vois l'évolution de ton métier au fil des années ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
C'est assez vaste comme question. Je pense que l'entrepreneuriat, elle va en poupe, clairement. Je pense que c'est vraiment des... Puis surtout avec la casquette un peu française où on se rend compte qu'il y a quand même un rapport à l'entrepreneuriat, à la prise de risque qui est un peu particulière. Il y a aussi un rapport à l'échec entrepreneurial qui est, je trouve, de plus en plus valorisé. Je trouve que c'est une très, très bonne chose et je pense que c'est vraiment aussi des métiers d'avenir, de demain, etc. D'avoir peut-être plus de flexibilité dans son travail, peut-être plusieurs types de métiers. Ça, c'est ma croyance personnelle. Sur le sujet dit des quartiers égalité des chances, ça avait le vent en poupe jusqu'à là, notre peut-être prochain Premier ministre, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est vraiment un sujet qui intéresse et qui on se rendent compte que c'est absolument essentiel de ramener plus de diversité et dans les entreprises et dans l'écosystème entrepreneurial, parce qu'on a énormément de choses à apprendre. Il y a des vraies opportunités, mais là, on ne parle même plus d'égalité des chances, on parle vraiment business. C'est vraiment des boîtes qui, d'après nous, apportent des nouvelles idées, des nouvelles connaissances, des nouveaux mécanismes de pensée et qu'on croit vraiment indispensable.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Et ça, je pense que l'État l'a compris. Ils investissent aussi beaucoup dans dans ces sujets-là. Sur l'évolution du métier, je ne sais pas trop quoi répondre à mon échelle. En tout cas, je pense que c'est un secteur qui est très porteur, dans lequel il se passe plein de choses OK.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup. Une question d'Hubert: Est-ce qu'un chef de projet hors associatif peut-il postuler son diplôme spécifique ? Sinon, quelle formation recommanderais-tu ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Je pense que là, ce n'est pas de la formation qu'il faut, c'est de l'expérience. Nous, dans les recrutements qu'on fait, on ne va pas forcément regarder vraiment la formation. On va essayer de regarder plutôt l'expérience et la capacité à apprendre sur le terrain. Devenir, encore une fois, devenir du milieu associatif ou pas. Nous, Sport dans la vie, ça fonctionne comme une entreprise. Si, ce qui change, ça va être un peu le modèle économique et puis peut-être quelques valeurs, etc. Mais globalement, c'est les mêmes compétences ce qu'il faut pour le métier de chef de projet, chef de projet en association ou en entreprise. À mon point de vue, c'est la même chose. Non, ce n'est pas nécessairement venir du milieu associatif. Nous, ce qu'on va chercher, c'est vraiment sur les savoir-faire de métiers de chefs de projets, éventuellement sur de l'accompagnement selon les métiers qu'on a, éventuellement sur l'expérience entrepreneuriale, sur les différents métiers qu'on a aussi, ça peut arriver. Et puis après, c'est plutôt sur ce qu'on appelle soft skills d'écoute, d'accompagnement, d'engagement, etc. Donc moi, je ne recommande pas trop les formations à ce stade-là, c'est apprendre en faisant.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup pour cette belle leçon. Il nous reste trois minutes. Est-ce que des personnes ont des questions qu'elles souhaitent poser à Berthier. Moi, j'en ai une sur un peu l'organisation de l'entrepreneur dans la ville. Tu disais que tu gérais plusieurs villes. Vous êtes sur combien de villes en ce moment ?
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
On est sur six villes en France. On a Lille, Paris, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Marseille. Là, on s'implante à Nantes. On suit l'évolution de sport dans la ville. Un entrepreneur dans la ville, suit les CMAJ de sport dans la ville. Et par ville, on a des binômes, un binôme de deux personnes qui gèrent le programme parce qu'on a deux parcours d'accompagnement: un parcours d'accompagnement antécréation et un parcours d'accompagnement post-création. Ils travaillent en binôme dans chacune des villes, sachant que dans chacune des villes, ces deux personnes travaillent dans les locaux, par exemple, de sport dans la ville avec les autres programmes. Dans l'équipe de direction, initialement, on était juste une directrice et une directrice adjointe, moi. Là, on a staffé, c'est une très bonne nouvelle. Il y a trois autres personnes qui rejoignent l'équipe de direction. On était un petit peu sous staffé, c'est ce que je disais sur le point de vigilance, à faire attention, de trouver un équilibre et à ne pas dire oui à tout parce qu'on est convaincu de l'impact qu'on a. Au bout d'un moment, on n'est plus en mesure de gérer. On a staffé l'équipe nationale avec une personne qui est responsable du management de toutes les équipes, une responsable pédagogique parce qu'on construit des parcours pédagogiques, donc il faut structurer un petit peu ça, on veut se faire certifier, etc.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Moi qui suis sur les sujets d'accélération et gestion partenariat. Accélération, c'est un autre programme d'accompagnement. Et une troisième personne qui est sur la partie sourcing, rayonnement du programme, parce que notre gros enjeu, contrairement à des incubateurs classiques, c'est d'aller toucher des entrepreneurs dans les quartiers. Donc, on fait des travails, soit on va trouver des ambassadeurs dans les quartiers, soit on va Il faut qu'on fasse parler du programme un maximum pour que des personnes me postulent. Voilà un peu notre organisation. On est cinq au niveau national et deux par ville. Après, toutes les fonctions support, c'est plutôt des fonctions qui sont portées par support dans la ville, donc ça va être des équipes de leveur de fonds, DRH, DAF, enfin, classique, toutes les fonctions de support qu'on peut avoir comme dans une entreprise.
Juliette (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup. Et peut-être la dernière question de Stécie. Est-ce qu'il est possible de faire des transitions entre les programmes ? Par exemple, de passer d'un entrepreneur dans la ville à d'autres programmes que vous vous accompagnez.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Oui, en termes de RH, nous, en tant que personne ? Oui, bien sûr. Sport dans la ville, c'est vraiment une association. Et entrepreneuriat dans la ville, c'est un des programmes, évidemment, qu'on peut passer sur d'autres métiers chez Sport dans la ville. Là, c'est mon association qui a grandi très très vite. On est vraiment en train de travailler, justement, tout le parcours de formation des équipes et puis des possibilités d'évolution à l'interne, parce que c'est une association qui restait quand même très, très horizontale. On commence à rajouter un petit peu de verticalité parce que c'est indispensable quand ça devient aussi gros. Avec des possibilités d'évolution interprogrammes, intermétiers. Ça, c'est quelque chose qui est en travail en gros chantier dans l'association, mais qui est complètement possible.
Juliette (Chance)
Ok, super. Je vois que c'est déjà la fin. C'est passé très, très vite. On arrive déjà à la fin. Merci beaucoup Berti pour ton temps précieux et toutes les informations que tu as pu nous partager aujourd'hui. Merci à vous toutes et vous tous qui se sont connectés et qui ont assisté à ce live. Si vous souhaitez rejoindre la communauté d'entraide Chance et l'initiative 3 minutes pour les autres pour apporter un coup de pouce professionnel comme vient de le faire Berti en répondant pendant une trentaine de minutes à vos questions, n'hésitez pas. Je vais vous mettre le lien de suite sur le chat et on vous remercie beaucoup pour votre participation.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Et moi, je reste bien sûr, si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, vous me faites un message sur LinkedIn et j'y répondrai avec plaisir.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup Berti. Et donc, si jamais vous êtes intéressé pour les opportunités, peut-être, que Sport dans la ville propose, n'hésitez pas à regarder le site internet.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Tout à fait.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Je vous souhaite... Merci. Merci Juliette.
Juliette (Chance)
Au revoir.
Bertille Lavarelo (Directrice d'un incubateur dans une association d'égalité des chances)
Au revoir.
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