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Lola Zerbib-Kahanne, Entrepreneure dans la food & Designer

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau live métiers en coulisse avec Lola. Bonjour Lola, bonjour ! Je suis ravie de t'accueillir et merci beaucoup de donner 30 minutes de ton temps pour présenter ton parcours et métiers. L'idée de ce live c'est qu'il soit interactif, donc surtout n'hésitez pas à utiliser le tchat, à nous dire d'où vous nous écouter, pourquoi vous êtes là, est ce que c'est par curiosité ou est ce que est ce que vous travaillez déjà dans le domaine de la food ou dans le design ? C'est toujours intéressant de savoir. Et puis évidemment toutes les questions que vous aurez pour Pour Lola, pour celles et ceux qui nous connaissent pas, je pense, c'est un bilan de compétences et une communauté d'entraide professionnelle qui dure trois mois pour aider chaque personne à trouver sa place dans le monde du travail et ou alors à réajuster ce qui ne va pas dans son travail. Parce que parfois, en fait, le métier ne sait pas. Ce qui pose problème. Ce sont d'autres choses autour l'environnement, la manière dont on l'exerce, etc.

Marine (Chance)

Et je vous aide à. À prendre conscience de tout ça. Et dans le parcours, il y a trois grandes phases l'introspection, l'exploration, l'action. Et là, ce qu'on vous propose via ces lives, c'est d'explorer le champ des possibles. Donc avec plus de 50 professionnels qui sont venus témoigner. Et aujourd'hui c'est Lola. Bonjour à tous. Je vois qu'il y a des gens de Rennes, de Bourgogne et de Nantes qui sont là pour t'écouter. Tu es déjà dans.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Le design peut être ?

Marine (Chance)

Lola Pour commencer, est ce que tu peux nous raconter un peu qui tu es, ton parcours, les choix que tu as fait dans les études pour arriver jusque là où tu es aujourd'hui ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Eh bien bonjour, bonjour tout le monde ! Je m'appelle Lola, j'ai 30 bientôt 33 ans donc on va dire on va dire que je suis designer. Vous allez voir, c'est le terme peut regrouper pas mal de réalités différentes. Donc assez jeune, je savais que je voulais faire des arbres, ce qu'on appelle des arts appliqués, donc du design au sens large. Et je suis partie de mon lycée, je suis partie à l'époque, ça s'appelait STI, le bac STI Arts appliqués, donc je me suis spécialisée dès ce moment là parce que je pensais vraiment que j'allais m'ennuyer en lycée général et que je n'allais pas avoir de bons résultats. Et donc, suite à mon bac Arts appliqués, j'ai fait un BTS Design de produit. Ça, je l'ai fait parce que ce que je trouve intéressant dans le dans le design, c'est de savoir qu'on va pouvoir s'intéresser à plein de sujets différents et qu'on va pouvoir venir en mode projet et réfléchir à la forme, la forme que prend un objet, comment il répond à cette fonction, ou même ça peut être aussi le design d'un service ou de plein plein de choses différentes, mais de savoir qu'on va pouvoir agir sur plein de sujets différents.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Voilà donc d'abord un BTS et après ce qui s'appelait un diplôme supérieur des Arts appliqués qui est en création conception, en design industriel. Donc ça, j'ai fait ça dans les écoles Boulay et Olivier de Serres à Paris. Et à la fin de mes études, je devais partir, je devais partir en stage en Suède. J'avais une année. Une année de stage de fin d'études avec. Et puis j'ai été. Il s'est passé deux trois trucs et au final, j'ai pas pu partir. Un peu des trucs de santé et tout et. Et il se trouve qu'à ce moment là, mes parents avaient besoin d'aide. Ça n'a rien à voir dans leur agence immobilière et je suis allé leur. Leur prêter main forte pendant. Pendant un an et demi, deux ans pratiquement. Donc je suis complètement sorti du design, ce qui en plus a été un peu compliqué parce que tu viens de faire plein d'années d'études et puis tu te retrouves un peu perdu, et puis tu te sens plus du tout légitime à retourner dans ce monde et.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Et j'ai au bout de un an et demi, deux ans. Revu des anciens camarades qui avaient des activités soit de freelance, soit qui étaient employés par ailleurs. Et en discutant, on s'est rendu compte qu'on avait envie de travailler ensemble, qu'on avait envie de tester des projets. On les a testés. Moi, ça m'a permis de retourner dans le métier en sans passer par un chemin classique on va dire. D'avoir d'être, d'aller en agence et de faire ses preuves et et d'avancer comme ça. Donc on a commencé à prendre des projets, on va dire en freelance, mais sans statut, vraiment ensemble, en se disant qu'on avait des compétences différentes dans les champs du design et que c'était hyper intéressant, par exemple pour un lieu qui se montait, de pouvoir faire à la fois la communication et les logos, le de faire le dispatch dans l'espace, de penser le mobilier de vente ou de vie qui allait avoir lieu. Et donc on a on a fait notre premier projet comme ça, on a trouvé que c'était, que c'était un bon fonctionnement, on en a fait un deuxième et.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Et c'est à ce moment là, en 2015, qu'on a décidé de monter une entreprise ensemble et de s'associer. Et c'est comme ça que j'ai pu réintégrer le design et de revenir du coup, moi avec la casquette aussi, d'avoir été dans une entreprise familiale et c'est moi qui suis devenue la la la gérante de l'entreprise familiale. Et au fur et à mesure, ben le truc du design c'est que on devient spécialiste et on commence à rentrer un métier dans un métier en en en en faisant les projets au fur et à mesure. Et nous, comme on aimait bien la nourriture, très vite on s'est spécialisé dans l'événementiel gastronomique et. Et c'est comme ça qu'on peut dire que je fais dans la food et le design. Et désolé, cette première réponse est assez longue, mais toujours pour pour expliquer un peu ce que je fais aujourd'hui. Oui, avec euh, avec euh, avec mon associé. Donc on s'est retrouvés un peu dépourvus en 2020, quand il y a eu le Covid, puisque forcément il y avait plus d'événements.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Et c'est là qu'on a monté le nouveau projet qui aujourd'hui nous prend, nous prend pas mal de temps, qui s'appelle Salive et qui sont des ce qu'on appelle des micro voyage gustatif, donc qui ont d'abord été pensés pour pouvoir retourner au restaurant quand les restaurants étaient encore étaient encore fermés et ne pouvaient faire que du click and collect et et qui continuent à fonctionner aujourd'hui parce que, en fait, ça nous permet d'explorer le ce qu'est le micro tourisme, de de faire découvrir d'autres cultures et d'autres, euh, d'autres nourritures au travers de de balades d'une heure et demie, 2 h qui se font en autonomie avec euh, avec tous les outils qu'on livre dans un kit, c'est à dire les couverts des petits tickets, à les échanger dans des restaurants et le plan d'une d'une balade à suivre.

Marine (Chance)

C'est génial !

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Voilà. Voilà ce qu'on fait aujourd'hui.

Marine (Chance)

Donc effectivement, c'est des balades à la découverte de Paris via via la Food. Vous avez votre petite carte d'un quartier de Paris que vous allez explorer, et vous allez passer par tous les restaurants du plan qui sont partenaires avec. Avec Lola, je ne l'ai pas encore fait, mais j'ai hâte de le faire parce que je trouve le concept génial. Et merci beaucoup pour ton partage et parce qu'en fait c'est intéressant à plein de niveaux de se dire que bah, ce qui s'est passé quand la Suède n'a pas pu se faire et que finalement tu travailles dans l'immobilier avec tes parents, tu pourrais te dire bon bah là, égarement total, ça n'a pas de sens par rapport à ce que je voulais faire. Mais ça t'a permis d'acquérir des compétences, de comment une entreprise fonctionne. Ce qui du coup, toi, quand tu as lancé la tienne, a pu faire que tu connaissais un peu le côté plus business. Et la même manière que on dit, on répète chez Chance que les rencontres sont vraiment fondamentales dans un parcours et que c'est cet ami que tu as recroisé qui t'a remis le pied à l'étrier.

Marine (Chance)

Donc c'est. C'est génial parce que ça montre que, en fait, on est. Parce que beaucoup de gens arrivent chez Chance en se disant bah c'est trop tard, j'ai pas fait les bons choix, là, j'aurais dû faire ça. En fait, les bifurcations sont possibles et et du coup c'est génial parce que tu tu l'illustres euh. N'hésitez pas donc à poser des questions plus spécifiques si vous en avez pour euh pour le la dans le tchat, moi j'en ai plein, mais bon, vous avez le droit aussi d'en poser. Euh la première c'est est ce que tu peux nous raconter un peu ton ton quotidien pour qu'on qu'on arrive un peu à se projeter ? Donc je me doute qu'en étant entrepreneur, c'est peut être beaucoup plus varié que une euh une salariée. Mais une semaine type de Lola, à quoi ça ressemble ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Bah du coup il y a beaucoup de. Il y a beaucoup de casquettes différentes, donc on va dire que il y a tout ce qui va être opérationnel. Donc comme tu vois nos kits, il y a des nos nos parcours, il y a des kits, donc il y a des choses. Pour l'instant, on est on est toutes les deux avec mon associé. De temps en temps on est rejoint par une stagiaire, mais il y a quand même pas mal de tâches, on va dire, qui sont de. préparer tous ces kits là. Donc de ces tâches là découle aussi toute la gestion des stocks, de vérifier qu'il y a tout, qu'il y a tout au bureau qu'on va pas manquer, qu'on ne va pas manquer de papier, qu'on ne va pas manquer de de couverts, toutes ces choses là. Donc ça c'est, on va dire, partie gestion des stocks. Après, il y a toujours un moment dans la journée. En règle générale, on commence un peu par on commence un peu par ça qui est gérer la relation client, parce que du coup on a aussi une casquette ou on fait du B2C, donc principalement, donc donc les gens souvent ont des questions qu'ils ont posées pendant le week-end, il faut, il faut, il faut faire cette gymnastique tous les jours.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Dans une semaine, on a aussi évidemment comme une casquette de chef d'entreprise, Il y a aussi une casquette de comptabilité. Donc là, il y a vraiment deux volets. Il y a à la fois suivre son quotidien, ce qui s'est passé et puis il y a aussi la casquette de prévoir. Donc ça c'est peut être pas toutes les semaines, mais en tous cas c'est de tenir, de tenir un tableau et de catégoriser ce qu'on a, ce qu'on a rentré, ce qui est sûr de ce qui est sûr dans nos prévisions et et ce qui est, on va dire, de l'ordre du prospect et d'aller, de voir, de voir un peu plus loin. Est ce que dans le trimestre qui arrive, dans les six mois qui arrivent, on a des on a des des commandes en cours ? Est ce que est ce qu'il faut qu'on relance des gens ? Est ce qu'il faut qu'on aille chercher des concours ? Donc voilà. Et puis après il faut aussi sortir parce qu'il faut il faut aller voir à quoi ça ressemble les parcours, il faut aller voir dans des quartiers.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Donc ça c'est peut être pas toutes les semaines non plus, mais il fallait rencontrer des gens et et savoir ce qu'ils font à manger, savoir ce qu'ils ont à raconter parce que alors ça c'est plutôt mon associé qui s'en occupe. Mais il faut aussi faire du contenu multimédia pour les pour les réseaux sociaux.

Marine (Chance)

Pour la communication.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

La communication. Parce que s'il n'y a pas de communication, il n'y a pas de vente. À réfléchir. Là, par exemple, en ce moment, on a un chantier qui est de. Il faut qu'on commence à automatiser pas mal de tâches. Donc ça veut dire faire évoluer les outils web. Mais par contre, on n'est pas du tout des métiers du web, donc on sait à peu près faire un WordPress et le faire tourner, mais euh Mais là c'est pareil, c'est aller chercher les bonnes compétences, aller chercher les gens. Donc voilà, c'est toutes les casquettes en fait.

Marine (Chance)

Ouais, c'est ça qui est passionnant et et ce qu'il faut bien enfin ce dont il faut être conscient quand on se lance à son compte, c'est qu'en fait la partie de cœur du métier que tu adores faire, bah elle est, elle est toujours là. Mais il y a plein d'autres casquettes qui sont sur lesquelles faut être formé. Après, je trouve ça aussi passionnant de monter en compétences sur plein de choses. Et puis en plus quand tu le fais pour toi, j'imagine aussi très différent. Je vois. Il y a une première question de Pierre qui arrive Bonjour Lola, quels sont les conseils que tu aurais aimé qu'on te donne avant de te lancer dans ce projet entrepreneurial ? Merci pour ton partage et bravo pour ce projet salivant.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Alors les conseils, je pense que par exemple, et je pense que ça s'entend dans mon discours, j'ai toutes les casquettes et et on en a beaucoup. On s'est beaucoup habitué avec mon associé à travailler comme ça. Et je pense que si on nous avait expliqué avant que c'est très bien d'être son entraîneur, mais d'apprendre dès le début à dire ça, c'est pas ma compétence et je vais la chercher ailleurs, peut être que c'est pas possible pour tout le monde parce que ça demande parfois plus d'investissement, mais au final, tu vois là je te raconte toutes mes casquettes. C'est pas forcément ultra positif non plus, parce que ça veut dire qu'on se noie des fois et qu'on se perd, et qu'on fait pas forcément très bien. Donc d'apprendre à on va dire d'apprendre à déléguer dès le début et de dire ça j'ai envie d'apprendre et ça je peux le faire et je peux le développer. Et ça, ben en fait non, ça prendra moins de temps. Si quelqu'un d'autre le fait. Et d'apprendre aussi à avoir à développer la confiance avec quelqu'un d'extérieur au projet et de trouver les bonnes personnes.

Marine (Chance)

Ouais, euh merci beaucoup. Euh. Et justement, ça me fait une bonne transition sur, euh sur la question un peu phare des live métiers en coulisse. Euh, c'est quel est le sens que tu y trouves ? En quoi ça te nourrit ? En quoi tu te sens à ta juste place dans ton métier ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Euh je pense qu'on a tous des profils un peu un peu différents, et il y a des gens qui aiment bien souvent, moi je vois, je vois deux grandes catégories, c'est à dire des gens qui aiment bien être expert de quelque chose, d'un domaine et de se spécialiser de plus en plus et de tendre peut être à être le meilleur dans dans ce qu'il fait et d'avoir la meilleure proposition. Et puis il y a des gens un peu multitâches. Moi je me vois plutôt comme quelqu'un de multitâche et je pense que je pense qu'en fait je m'ennuierais et je trouverais pas de satisfaction à essayer de faire toujours, toujours le mieux possible. Mais du coup, avoir quelque chose où je peux explorer tous les champs, tester plein de choses et en voir de partout. Ça, ça me nourrit, ça me nourrit énormément. Et puis surtout de le faire sur sur le sujet de l'alimentation et de la nourriture qui qui lui pour le coup je pense, est un. Me passionne, me passionne énormément. Et puis surtout créer un produit qui est là pour le plaisir des gens quoi.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Donc tout ça, tout ça, c'est cool.

Marine (Chance)

C'est la bonne transition pour pour parler justement de cette passion que tu as pour la food, peut être pour celles et ceux qui nous écoutent, tu si tu veux parler, peut être de ta newsletter, de tes réseaux, de là où ils peuvent te trouver.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Oui tout à fait. Alors j'ai aussi dans les, dans les dans les, dans les 1000 casquettes, j'ai une casquette que je dirais qui est un peu para-professionnel, on va dire, parce que ça nourrit aussi ce qu'on ce qu'on peut faire avec Salive Et en tant que designer, mais j'ai une newsletter qui s'appelle Un litre d'huile par semaine, qui était à l'origine un vieux blog de cuisine et que j'ai réactivée l'année dernière et qui permet et qui me permet une fois par semaine d'écrire une recette et et de et de raconter une petite histoire autour. Donc ça peut être, ça peut être des histoires culturelles, ça peut être une ancienne actualité ou n'importe quoi qui est lié à un fil, un fil que je que je tire. Donc voilà.

Marine (Chance)

Et le.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Pardon.

Marine (Chance)

Oui, je je j'allais dire comment on peut la retrouver ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Et ben est ce que je peux mettre le lien dans le chat ?

Marine (Chance)

N'hésite pas. Ah bah si, il y a il y a Valérie qui a été encore plus rapide, regarde !

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Oh là là là là ! Merci beaucoup. Voilà. Et du coup c'est hellspawn sur sur Instagram aussi LSP.

Marine (Chance)

Génial ! Euh et à l'inverse, euh. Parce que l'idée de ces lives métier, c'est vraiment de donner une réalité terrain et d'enlever les fantasmes positifs positif ou négatif ? Les idées reçues qu'on peut avoir. Et la réponse est évidemment subjective. Mais toi, quelles sont les parties qui te plaisent le plus ? Que tu aimes moins dans ton quotidien ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Du coup, il y a une chance d'être son propre patron et de devoir aller chercher soi-même les contrats. Il y a des grands moments d'insécurité. Alors moi j'ai, j'ai, j'ai, on va dire, j'ai beaucoup de chance. Et les moments où je suis très inquiète, j'ai des gens autour de moi qui sont là pour me. Pour me rassurer, mais. Mais c'est vrai que par exemple, un poste, on a eu de la chance pendant le Covid où nous on avait un code APE qui a été aidé par par les fonds de solidarité, et c'était très bien, mais, mais il se trouve que ce n'était pas non plus en phase avec vraiment la réalité des projets et l'événementiel. Ça a mis beaucoup de temps à redémarrer et nous, on a perdu beaucoup d'argent l'année dernière. Et ça, c'est ça. C'est un stress, c'est un gros stress, il faut être capable de le gérer et il faut être capable aussi de, on ne va pas se mentir, de matériellement pouvoir pouvoir éventuellement l'encaisser.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Donc c'est pas. C'est pas donné à tout le monde, mais, mais ça, là-dessus, il y a des choses qui peuvent. Il y a des. Il y a des choses qui peuvent aider. Donc, il faut. Si on veut démarrer un projet entrepreneurial, il faut vraiment se faire accompagner. Il y a plein de réseaux qui sont qui sont super. Le réseau Initiative, nous on est accompagné par une association qui s'appelle Mieux Entreprendre, qui avant s'appelait le M93. Et c'est et c'est très important parce qu'en fait il y en a plein, des ressources d'avoir des taux à zéro qui, par exemple, si vous les remboursez pas, c'est pas. Ça vous fixera pas ça, ça vous mettra pas dans l'embarras ou des choses comme ça. Donc, c'est important d'aller chercher ces soutiens là. Si, si, si, on n'a pas économisé avant sur d'autres projets.

Marine (Chance)

Ouais euh.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Oops pardon.

Marine (Chance)

Les aléas du direct chez moi sur mon téléphone, je le coupe. Une autre question que j'ai pour toi qui est aussi importante parce que c'est sans ça, malheureusement, on ne peut pas lancer de se lancer en termes justement de salaire et de rémunération à partir de comment tu as géré cette partie là, à partir de quand tu as réussi à en vivre et sans nous donner évidemment ton salaire, Est ce que tu peux nous donner un ordre de grandeur pour qu'on sache ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Alors déjà, donc nous quand on a monté Ravage en 2015, soit on avait des situations différentes parce qu'aujourd'hui on est deux associés, mais à la base on était on était quatre. Ça aussi, c'est 1.1 point intéressant dans des projets qui, dès le départ des associés, pour diverses raisons, mais en tout cas, nous, on s'était mises d'accord ensemble sur ce qu'on voulait. Et donc l'idée, c'était que on puisse avoir d'autres ressources pour vivre pendant un an. Donc moi, comme j'avais travaillé, du coup, j'étais salarié pour le coup de l'entreprise de mes parents Et que je devienne la gérante. J'avais le droit au secours et au maintien de mes de mes indemnités Pôle Emploi, parce que justement je devenais que je devenais créatrice d'entreprise. C'était le cas d'une de mes associés. Donc nous, on a eu le chômage, on en avait deux autres qui du coup n'étaient pas étaient pas full-time sur le projet au début parce que justement elle avait besoin de continuer à avoir une activité rémunératrice à côté et on s'est dit tout ce qu'on rentre pendant un an, ça nous sert à constituer la trésorerie.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Et on a commencé à les les les filles de mes associés se sont salariées au bout d'un an et moi au bout de deux ans. Donc, c'est un. C'est une échelle de temps assez longue et c'était. C'était bien d'avoir ce temps là pour avoir suffisamment de roulement et suffisamment de clientèle qui roule pour se dire qu'on se paye, qu'on peut se payer tous les mois. Et après nous on a aussi fait ce système de monter une entreprise et de ses salariés. Parce que moi je crois au salariat. On est un métier de designer où il y a beaucoup de freelances et il y a aussi beaucoup de beaucoup d'insécurité. Et Et moi je trouve que le salariat, c'est quand même bien de se dire qu'on a une assurance maladie. Le jour où on tombe enceinte, on a un congé maternité et toutes ces choses là, c'est important. Donc on ne sait jamais, on ne sait jamais beaucoup payé, mais par contre on sait toujours payer. Et encore aujourd'hui, j'ai un salaire plutôt plutôt modeste mais. Mais je suis très contente de savoir que bah il est là, il est là tous les mois et les très bonnes années.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Voilà, on a eu des petites primes mais ça n'a jamais été délirant. On préfère, on préfère la sécurité et par ailleurs ne jamais avoir été trop gourmande. Ça nous a permis de, par exemple d'encaisser l'année dernière qui était une année très difficile. Et du coup, ben oui, on a mangé toutes les réserves et tous les reports à nouveau qu'on avait sur notre trésorerie. Mais la boîte, la boîte existe toujours. On est toujours salarié.

Marine (Chance)

Oui, oui, c'est ce que tu m'expliquais en fait. C'est que donc tu es entrepreneur, mais tu as pris un je ne sais pas comment s'appelle ce format qui fait que tu es salarié de ta propre entreprise, donc tu es freelance et etc.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Moi je suis donc sur Rabat. Je suis gérante minoritaire, ce qui me donne le droit d'être une assimilé-salarié, c'est à dire que globalement je cotise, je cotise, je cotise à tout, comme une salariée si ce n'est Pôle Emploi, parce que du coup, c'est moi qui ai signé les deux parties de mon contrat de travail et et et je n'ai pas un salaire, je n'ai pas le salaire, le niveau de salaire des cadres, mais je suis obligée de cotiser à la caisse, à la caisse de retraite des cadres et donc voilà.

Marine (Chance)

Non mais hyper intéressant parce que c'est aussi une des choses à regarder quand on se lance tous les formats d'entreprise possibles et bien se renseigner sur celui qui nous convient le plus. Je vois une question de Gwen qui est arrivé dans le tchat. Comment s'équilibre la vie d'entrepreneur avec la vie perso en terme de temps ? Est ce que tu te fixes des horaires ou ça dépend des périodes ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Et bien ça c'est une question intéressante parce que par exemple, mon associé et moi, on n'a pas les mêmes besoins et on n'a pas les mêmes façons de faire. Moi j'ai besoin de limiter dans le temps, donc j'ai besoin de me dire que quoi qu'il arrive le matin, je suis où je suis enfin, je vais au bureau et de et de et de me dire pendant ces heures de considérer que j'ai des heures ouvrées, en fait vraiment comme comme des salariés et parce que ça me donne aussi la liberté psychologique de me dire une fois que c'est fini, c'est fini. Mais je sais qu'il y a des. Il y a des gens qui préfèrent fonctionner autrement et de temps en temps, je me l'autorise aussi. Donc ça peut ça peut être de buller un certain moment et puis de finir de travailler sur son canapé le soir ou des choses comme ça. Mais moi je trouve ça pas mal de se donner quand même, de se fixer quand même des horaires, même si évidemment, des fois il y a des projets qui demandent de le dépasser ou ponctuellement, mais même de pouvoir pour pouvoir savoir que par exemple, tel soir, toutes les semaines, je pourrais aller à mon cours de sport ou s'organiser comme ça, je trouve ça pas mal.

Marine (Chance)

Ouais mais effectivement, comme tu le dis, chacun a des besoins différents sur sur ça et du coup faut il faut les connaître pour et effectivement aussi se mettre d'accord avec son associé. On pourra en reparler juste après parce que c'est intéressant aussi cette question. Il y a Chloé qui demande est-ce que c'est possible de choisir un statut freelance et ensuite de changer pour se mettre en salarié de son entreprise, comme tu disais ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Euh si si, l'entreprise elle existe et que tu fais du freelance pour ta propre entreprise. Je sais que des gens le font. Euh moi je pense que l'URSSAF ne serait pas très content de savoir ça et que du coup c'est du salaire déguisé. Mais tu peux en tout cas, tu peux commencer par avoir une entreprise, tu n'es pas obligé de t'en salarier tout de suite. Et après, si tu es associé de ton entreprise, tu peux aussi te rémunérer. De toute façon à la fin des exercices avec des dividendes si tu en es mandataire socialement, tu peux aussi. Tu peux aussi récupérer des sous en tant que mandat social par exemple. Donc c'est pas c'est pas tout à fait la même chose, ça peut, ça peut évoluer, mais par contre. Oui, si tu es freelance et un statut de freelance clair et net et factures avec. Et puis le jour où tu as une entreprise, il faut en changer.

Marine (Chance)

Ouais mais pour avoir vu d'autres témoignages d'entrepreneurs, a priori tu n'es pas enfermé dans un statut à vie, tu peux complètement changer, tu te rajoutes juste des paperasses et tout ça, mais c'est pas gravé dans le marbre. Donc euh. Donc pas de stress. Mais effectivement, et comme tu le disais Lola, toutes les associations, les réseaux, il y a plein de personnes qui peuvent aider, conseiller parce que clairement, on peut être vite perdu dans le dédale juridique. La question des associés qui est hyper intéressante comment tu choisis des associés, Est-ce que tu as un peu des deux, ton expérience, des bonnes pratiques et à l'inverse des choses à éviter ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Alors du coup, moi j'ai monté mon entreprise finalement assez jeune et on était quatre et et je pense qu'on monte des boîtes à des moments de vie différentes. Et moi j'étais un peu enfin j'étais, il y a plein de choses que je voyais pas. Et je pense qu'aujourd'hui, quand on avance dans la trentaine, on en sait un peu plus sur les relations humaines. Donc il y a des choses sur lesquelles on ferait plus attention. Et sur mes quatre associés, il y en avait une avec qui on s'est séparé au bout d'un an parce que parce que humainement c'était c'était difficile, Professionnellement c'était difficile aussi. Et je pense que ça, c'est quelque chose où il faut, il faut être, il faut faire attention aux qualités humaines des gens avec qui on s'associe et de savoir est ce que c'est des gens qui sont prêts, on va dire vraiment à faire société, c'est à dire à faire des compromis avec qui on arrive à communiquer, avec qui on arrive à dire genre là je suis d'accord, je ne suis pas d'accord, attends, comment on peut trouver comment on peut trouver quelque chose qui fonctionne pour tout le monde, d'avoir aussi des champs et des terrains d'expertise qui se complètent et surtout des aptitudes qui se complètent plutôt que des aptitudes similaires.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Maintenant qu'on est plus que deux associés, souvent, et c'est pas sur le même sujet, mais avec mon associé, il y a vraiment le côté good cop, bad cop par exemple, avec un client qui fait des ping-pong et qui est intéressant parce que on n'a pas les mêmes limites, on n'a pas les mêmes façons d'interagir avec le monde toutes les deux. Mais c'est plus intéressant que quelqu'un qui, par exemple, est comme vous et qui serait. Donc ce n'est pas un très bon ami. Par exemple, ne fait pas forcément un très bon associé et inversement. Donc voilà, faut voir, faut voir où sont les forces se complètent. Quelqu'un avec qui on est capable de de communiquer.

Marine (Chance)

Ouais, et à la question de entre avoir un associé ou ne pas en avoir, euh t'as un avis là dessus ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Alors oui, moi je ne ferai pas ça seul, enfin je trouve. Mais pareil, ça dépend, ça dépend des façons qu'on a de travailler. On peut aussi être seul et puis finalement avoir plein de gens autour de soi pour échanger et que ça fonctionne comme ça. Euh nous on a vraiment avec mon associé maintenant, ça fait huit ans qu'on est associés. Donc on a vraiment ce fonctionnement là et on a besoin d'échanger sur tous les sujets et puis de faire le ping-pong et puis d'envisager. Et on trouve qu'on réfléchit plus vite à deux et qu'on réfléchit mieux. Parce que, en fait. Et puis qu'on va plus loin, parce que les exigences, elles ne s'annulent pas, elles elles s'additionnent sur un projet et on n'a pas les mêmes choses, on n'a pas les mêmes choses à cœur. Donc ouais, moi je trouve que je trouve que c'est bien. On a trouvé l'équilibre en étant à deux. Des fois c'est difficile parce que si l'une dit blanc et l'autre dit noir, comment on tranche ? C'est là que c'est important aussi de ne pas être isolées, d'avoir d'avoir des gens autour de soi à soi, à qui on peut demander conseil, à qui on peut demander de trancher un peu arbitrairement.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Voilà. Trois Ça peut être bien aussi.

Marine (Chance)

Et dernière question que j'ai pour toi, parce qu'on va arriver à la fin du live, tout ce que tout ce qui est événementiel de foudre, tu le gardes encore un petit peu.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

On va, on va on va essayer vraiment de faire en sorte qu'on puisse vivre des activités de salive uniquement d'ici, d'ici l'été prochain. On espère, mais je pense qu'on gardera toujours un peu cette cette casquette là, de faire une ou deux fois par an des projets de design événementiel. Voilà, tous les ans, on fait appel au Carreau du Temple. Il y a des choses comme ça. On est. On n'est pas très. Il y a plein de gens qui vont dans un projet à fond, mais nous, on aime bien. On aime bien faire plusieurs choses dans la vie. Donc on reviendra.

Marine (Chance)

Et une autre question qui me vient pour Salif, donc qui est juste génial, le concept. Tu as trois promenades à Paris.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

On en a cinq maintenant.

Marine (Chance)

Une promenade à Paris. Ma question c'est est-ce que. Enfin, quel est ton objectif ? Est-ce que c'est de faire que ça grossissent, grossissent beaucoup ? Sur ces cinq promenades, est-ce que tu penses à. A peut être embaucher plus pour pouvoir aussi faire dans d'autres villes de France ? Comment tu vois le long terme ?

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Le long terme on se voit déjà. Donc là pour l'instant on est dans Paris intra-muros et nous on veut commencer aussi à avoir des départements autour. On pense que c'est intéressant et d'aller explorer notamment la Seine-Saint-Denis et de et de faire les. De faire se balader les. Les locaux, les Franciliens là bas. Et après, pour ce qui est d'aller dans d'autres villes, on veut pas non plus. Enfin on veut pas débarquer dans une ville et dire ok, on va faire un parcours. Donc on l'envisage plutôt sous forme de partenariat, donc de locaux qui sont déjà implantés, qui connaissent le tissu économique de leur ville. Et nous, de venir avec notre ce qu'on a développé, c'est à dire notre savoir faire technique sur gérer la billetterie, gérer les parcours, faire en sorte que parce que c'est ça, ça demande des savoir faire de de faire en sorte que les malades puissent être autonomes, tout ça et donc de plutôt travailler en collaboration avec des gens. Donc on est en train de. On commence à le faire, on sait pas exactement quand est ce que ce sera mis en place, mais, mais ouais, l'idée c'est de pouvoir aller dans d'autres villes de France et de de proposer ce ce système là.

Marine (Chance)

Génial ! Merci beaucoup beaucoup Lola pour ton partage, c'était hyper intéressant. Euh. Et d'ailleurs pour toutes les personnes à Rennes, en Bourgogne et à Nantes. Peut être que bientôt vous verrez, ça va arriver. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation pour ton temps. Merci aussi dans le chat pour vos questions et vos toutes vos questions. C'était super ! Je vois que tout le monde te dit merci dans le chat. Euh oui le Ce. Vous allez recevoir le live en replay automatiquement parce que vous étiez inscrits. Et pour info, la semaine prochaine on va poster l'intégralité des replay sur le youtube. De chance, on fera aussi un post LinkedIn pour le dire. Mais donc si vous avez loupé des replay, vous pourrez les retrouver l'intégralité la semaine prochaine. Voilà, Merci beaucoup Lola Et euh ça m'a donné faim.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Super ! Merci Euh merci à tous. Merci pour vous. Merci beaucoup. Et puis bonne bon prochain événement si tu enchaînes.

Marine (Chance)

Ouais, tout à fait. Là je pars avec une podcasteuse.

Lola Zerbib-Kahanne (Entrepreneure dans la food & Designer)

Ah super ! Merci beaucoup. Salut !

Marine (Chance)

À bientôt. Au revoir.

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