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Margot (Chance)
Bonjour à tous. Bonjour. Je vous invite à nous faire un petit signe si vous nous entendez bien dans le chat pour qu'on s'assure que tout le monde est bien connecté et nous entend.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Super.
Margot (Chance)
Bonjour Jonathan, Naima, Olivia. Enchanté, bienvenue. On va démarrer assez rapidement, mais je vais en profiter le temps que tout le monde se dise bonjour pour faire une rapide introduction de pourquoi on est là. Avant de laisser la parole à Mathilde, on est ravis de vous retrouver. C'est la semaine des métiers. Je pense qu'on est à la troisième édition chez Chance. Chance, on est une offre de solutions de coaching à la fois en bilan de compétences, mais aussi aux entreprises pour des personnes qui se posent des questions sur le sens qu'ils souhaitent donner à leur travail autour de plusieurs piliers dans la méthode que propose Chance. C'est pour ça aussi qu'on se retrouve cette semaine. La chance, c'est aussi beaucoup d'entraide, une communauté qui est très forte et on a la conviction que c'est avec les autres qu'on va plus loin et qu'on peut trouver le sens de son travail. Et cette semaine, on est l'illustration puisqu'on a 50 personnes comme Mathilde qui ont décidé de répondre à notre proposition de venir parler de leur métier, vraiment dans un but d'entraide, encore une fois, et d'altruisme, pour vous permettre à toutes et à tous de découvrir une facette de leur métier dans le quotidien, dans les pour, dans les contres, et d'avoir une vraie vision sincère de ça.
Margot (Chance)
Je vous invite à la fois à voir s'il y a d'autres live qui peuvent vous intéresser. On en a vraiment pendant toute cette semaine, ça s'enchaîne, mais aussi d'aller voir sur le site de Chance si vous avez envie de trouver plus de sens dans ce que vous faites au quotidien ou si c'est quelque chose qui peut vous intéresser de manière plus large. Je vais te laisser la parole d'abord, Mathilde, pour te présenter, nous en dire un peu plus sur qui tu es, ce que tu fais au quotidien.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Ok, je vais essayer d'être Bref, du coup, alors j'ai 25 ans. Je suis entrepreneur depuis, on va dire à peu près, 2019, donc mes 20 ans. J'avais monté plusieurs projets, mais toujours des projets à impact, parce que c'est vraiment quelque chose que j'ai envie d'avoir dans ma vie professionnelle. On va en parler plus tard. Et aujourd'hui, donc, ma société, la seule et l'unique, c'est Podium. En fait, nous, on aide les marques de prêt à porter et aussi d'amablement à se lancer dans de la seconde main ou de la location. Et nous, on agit vraiment en marque en marque blanche, en marque blanche, ça veut dire qu'on est vraiment un prestataire de services. On agit dans l'ombre. Et si, par exemple, il y a une marque qui souhaite lancer une offre de location ou d'abonnement sur son site ou en boutique, c'est nous, on va opérer de A à Z, que ce soit de la stratégie, du marketing et après de tout le processus opérationnel tel que l'économie circulaire. Parce que comme je le disais tout à l'heure quand on échangeait, c'est vraiment un processus qui est différent parce que c'est, par exemple, dans le cas du prêt à porter, des pratiques qui sont portées, qui viennent après en notre entrepôt.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
On doit le désinfecter, s'occuper du pressing, faire des points de pointage pour être sûr que tout soit conforme, pour ensuite le remettre sur le service de la location et jusqu'à sa fin de vie. Donc, c'est totalement un processus qui est différent et que les marques aujourd'hui ne savent pas faire. Nous, on opère pour eux là-dessus.
Margot (Chance)
Super. Je précise juste, si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser sur le chat. Vous l'avez toutes et tous découvert. On répondra plutôt à vos questions en fin de live, mais si fil de l'eau, ça vient dans la conversation, je n'hésiterai pas à les introduire, mais vous avez cette petite espace que j'ai oublié de préciser. Mathilde, tu dis On, tu dis Nous. Toi, tu es une entrepreneur, c'est large. Qui est le On, le Nous ? Et toi, au sein de Podium, quel est ton métier d'entrepreneur ou si tu as une position plus définie, en plus de ton métier de fondatrice.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Ok, très bien. Quand je dis nous, c'est les mes équipes Podium, mais aussi mon associé, que j'ai rencontré pendant mes études. Pour mon parcours, c'était un parcours très basique, on va dire, dans le business et j'ai fait du commerce international à Cage et ensuite à l'ESCP, où j'ai rencontré Mon associé qui est aujourd'hui, on va dire, ma partenaire associée de ma vie, de tout. On partage tout. Et c'est pour ça que je dis on parce qu'on a fondé Podium ensemble avec cette envie, justement, d'avoir un impact. En fait, mon elle a toujours été dans le prêt à porter. Et moi, me concernant, j'ai toujours voulu avoir un impact, créer de l'emploi. Et c'est pour ça que j'ai toujours voulu entreprendre. Dans tous les cas, je suis entrepreneur, c'est dans mon tempérament et je pense que ce n'est pas forcément dans le tempérament de tout le monde. C'est aussi compliqué, mais je pense qu'on doit l'avoir en soi et avoir un vrai pourquoi, un why, pourquoi on veut entreprendre. Et moi, aujourd'hui, pourquoi j'entreprends aujourd'hui dans le monde du prêt à porter ? C'est parce que j'adore ce monde-là. Mais pour moi, ce n'est pas le mieux au niveau environnemental.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Il y a beaucoup d'offres, il y a beaucoup d'inflation, beaucoup de problématiques. Je pourrais en parler pendant des heures, mais ce n'est pas la question aujourd'hui. Et du coup, moi, j'ai vraiment voulu entreprendre dans ce secteur-là pour pouvoir avoir un impact le plus conséquent possible, pouvoir permettre à tout le monde de pouvoir porter les vêtements qu'il souhaite. Et donc, pour moi, ça avait beaucoup de sens de faire ça. Et aujourd'hui, mon quotidien, ce qui est bien en tant qu'entrepreneur, c'est que ce n'est pas tout le temps la même chose. Typiquement, ce matin, je faisais de la prospection et j'avais des rendez-vous avec des marques. Cet après-midi, j'ai un événement et je vais m'occuper aussi de toute la partie administrative. Demain, je ferai plutôt le marketing. En fait, j'ai plutôt un robe d'exécutive. En fait, j'exécute et mon associé, elle est plus du côté consulting qu'on a dans la société et côté marque, vu qu'elle a ce côté-là prêt à porter. Et moi, c'est vraiment dans l'exécution, donc je fais vraiment plein de tâches. Et moi, c'est ça qui me plaît parce que c'est le fait de ne pas avoir tout le temps le même quotidien, même s'il y a des tâches récurrentes, bien sûr.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Mais c'est de pouvoir Je ne peux pas dire que je suis excellente dans un seul domaine, par exemple dans la finance, je suis excellente, je suis expert comptable ou autre. Non, en fait, je me débrouille dans tous les domaines et ça me permet aussi beaucoup d'apprendre et c'est ça que j'aime dans mon métier.
Margot (Chance)
Super. Et justement, tu dis: Je ne suis pas excellente, etc. Parfois, nous, on organise des coachings collectifs autour de certaines thématiques chez Chance, notamment le syndrome de l'imposteur que tu connais peut-être ou pas. Mais C'est le côté: Je ne suis pas assez forte, je ne suis pas assez bonne, je ne vais pas oser postuler, etc. Et toi, tu dis: Je ne suis pas forte dans tout, mais j'aime bien parce que je fais un peu de tout. J'imagine qu'il y a beaucoup de personnes, peut-être dans notre audience, qui peuvent avoir, si le métier d'entrepreneur, peuvent les intéresser ou du développement durable qui est quelque chose d'assez nouveau en tout cas, ou dans tous les métiers, n'existe pas, se dire: Oui, mais en fait, je n'ai pas toutes les compétences qu'il faut, je ne suis pas super calé dans l'économie circulaire, etc. Est-ce que toi, c'est quelque chose dont tu disais: C'est dans mon tempérament, donc tu n'as pas trop ce syndrome-là. Et dans ce cas-là, quel conseil tu pourrais donner pour s'en rapprocher ? Ou est-ce que tu en as été victime et comment tu as pu t'en détacher ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Pour être honnête, bien sûr, j'en suis victime et tous les jours, parce que d'être entrepreneur, il faut aimer, apprendre et se remettre en question. Si déjà, on n'a pas forcément ce tempérament-là où ça ne nous met pas à l'aise, Je ne dis pas que vous allez être un mauvais entrepreneur, pas du tout, mais ça va être beaucoup plus compliqué. Parce qu'on me dit toujours qu'il y a beaucoup de up, de down, le fait que, par exemple, on fait de la prospection, on n'arrive pas à avoir des clients potentiellement, mais après, à côté, on a la gestion d'une boite à faire, on a le marketing, on doit embaucher. Il y a plein de choses qui rentrent en compte. Et si déjà, on n'arrive pas à se remettre en question et avoir la capacité d'apprendre, c'est compliqué déjà pour un premier point. Après, moi, le syndrome de l'imposteur, je l'ai de moins en moins, bien sûr, mais je l'avais au début parce Parce que je sors d'études. J'avais fait des petits projets, plus petite échelle, qui avaient fonctionné, mais ce n'était pas des projets où on lève des fonds, où on parle de nous à la télé.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
C'était vraiment très basique dans l'événementiel. Je me disais: Je n'ai aucune connaissance Mais ce n'est pas grave parce qu'en fait, si ce n'est pas moi qui le fais pour moi-même, personne ne le fera pour moi. Donc ça, c'est un tempérament à avoir aussi quand on est entrepreneur, c'est se dire: Aujourd'hui, je me bouge les fesses, je travaille parce que même si j'ai une associée, je ne m'appuie pas sur elle pour qu'elle travaille. Du coup, chacune a ses tâches et moi, si j'ai envie que ça avance, c'est propre à moi-même. Donc vu que j'adore apprendre, j'apprends énormément. Au début, j'avais très peu de connaissances dans l'économie circulaire et j'en ai de plus en plus. Après, c'est savoir s'entourer et après Il y a toujours ce syndrome où on dit syndrome de l'imposteur parce qu'on a toujours besoin de se prouver des choses, mais je pense que même dans le salariat, c'est la même chose. Mais en fait, on se le prouve tous les jours en apprenant, en se disant: OK, je n'ai pas de compétences, par exemple, en comptabilité, ça ne veut pas que je ne peux pas monter une boite, mais par contre, il faut que je me renseigne.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Après, c'est savoir se renseigner, apprendre, savoir s'entourer, ne pas avoir peur de poser des questions, ne pas avoir peur de rencontrer des entrepreneurs qui peuvent vous donner leur feedback. Moi, ça m'a énormément aidé. Du coup, pour rebondir sur pourquoi on est là aujourd'hui, c'est aussi grâce aux rencontres. Ce qui est peu commun, c'est que tous les amis que j'ai maintenant aujourd'hui ont dans leur famille une famille d'entrepreneurs ou des proches qui sont entrepreneurs. Moi, par exemple, ce n'est pas le cas. J'ai toujours voulu faire ça, mais je ne savais pas que c'était ça. J'avais toujours plein d'idées, mais je ne savais pas comment concrétiser. Petite, je ne parlais pas anglais, je disais: Je veux être une businesswoman, mais je ne savais pas ce que ça voulait dire. C'était un peu confus. Un jour, en école de commerce, il y a une personne qui vient. Elle était CEO d'une boite. Je ne me souviens même plus du nom de la boite, mais la personne m'a marquée parce que justement, elle disait: Moi, j'aime bien parce que tous les jours, j'apprends. Ce n'est pas tout le temps le même quotidien. Je vais directement voir les personnes. Après, il y a des fois où je suis dans mon bureau.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Je me disais: C'est vraiment une vie que je veux, donc il faut que je me renseigne. Cette personne, je me souviens, elle m'avait dit: Il ne faut pas avoir peur. C'est quand on ne sait pas ce qui nous attend, qu'on réussit. C'est bizarre à dire, mais maintenant, je le comprends. À l'époque, j'étais là, je me disais: C'est un peu bizarre. C'est ça, par exemple, je me suis lancée dans l'aventure podium que j'adore et j'adore tout ce que je fais. Mais quand je vois tout ce que j'ai fait en un an et demi, au début, moi, je croyais que ça allait être super simple. Je me suis dit: Super, je monte une boite, j'ai une idée. Je vais appeler des marques, elles vont dire oui. En fait, pas du tout. On a dû construire toute cette entreprise ensemble avec Charlotte. Il y a aussi un travail d'association, etc. Je pense que si j'avais su ça avant, je ne sais pas si je me serais lancée ou du moins, j'aurais eu un peu plus peur. C'est grâce à cette phrase-là de cette personne qui m'a dit ça où je me suis dit: En fait, c'est vrai et on verra.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
De toute façon, je ne sais pas. C'est un peu la qui fait qu'on avance et qui fait qu'on a un objectif et on s'en fout. Même s'il y aura plein de up, de down, on y va quand même. Ça, c'est génial. Je ne sais pas si j'ai répondu à tout.
Margot (Chance)
Si, ne t'inquiète pas. Tu nous as bien dit que tu avais 25 ans, c'est ça ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Oui, c'est ça.
Margot (Chance)
Comment est-ce qu'à moins de 25 ans, quand on se dit: Je veux être businesswoman, je veux être entrepreneur, je vais monter ma boite, on tape sur Google: Monter ma boite, ça commence par quoi ? Je pense qu'il y a beaucoup de qui là, et je te partagerai les questions juste avant, qui se posent vraiment des questions très concrètes sur des levées de fonds, etc. Comment toi, même le réseau est très important quand on monte sa boite, quand on a moins de 25 ans, et j'imagine que tout le monde n'a pas moins de 25 ans, ça vaut pour n'importe quel âge, mais on se dit que en plus, quand on n'a pas trop d'expérience professionnelle, à quoi on commence ? Comment on construit son réseau ? Quelles sont les étapes un peu incontournables que tu as suivies et vers qui tu as pu t'orienter pour trouver les premières réponses ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Comme j'ai dit, c'est un peu ancré en moi, c'est que pendant mes études, on avait des projets. Et dans les projets, j'étais vraiment investie comme si je voyais le projet qui existait, alors que tout le monde s'en foutait. On avait des grosses études de cas, etc. Je me suis posée des questions et je me suis rendue compte pendant... Parce que vu que j'étais beaucoup plus jeune, c'est comme ça que je l'ai réalisé. Et après, ensuite, je vais vous dire ce que j'ai fait. Mais en fait, pendant l'été, je cherchais des moyens de gagner de l'argent autrement que de faire serveuse comme je faisais depuis mes 16 ans. Donc, j'avais monté des petits projets J'avais adoré tout ça. Et en fait, quand j'ai fini mes études, du moins avant ma dernière année, je me suis dit: En fait, j'ai trop envie, j'ai envie d'avoir le kiff de monter un vrai projet. Parce que j'avais cette naïveté-là. Mais pareil, je ne savais pas comment commencer. Je me suis dit: Bon, Je ne sais pas, on verra. Il faut trouver l'idée, le truc, le concrétiser, etc. Je me suis tournée vers des entrepreneurs. Je suis allée sur LinkedIn, je cherchais entrepreneur, j'ai essayé de parler, j'ai envoyé plein de messages et quelques-uns m'ont répondu en me donnant leur feedback, ce qui m'a qui m'a beaucoup donné envie de faire ce rôle-là.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Certains étaient allés à l'ESCP, l'école que j'ai fait en dernier, où c'est un master Innover et entreprendre. Je ne dis pas qu'il faut faire un master pour entreprendre, parce que pas du tout. Les études ne veulent rien dire, c'est vouloir apprendre. Mais moi, ça m'a énormément aidé parce que je me suis dit: Je vais aller dans ce master. Si je suis prise, tant mieux. Si je ne suis pas prise, je me lance toute seule et tant pis, je dégringole et on verra. Au final, ça m'a énormément aidé parce que dans ce master, c'est vraiment focus sur l'entrepreneuriat. C'est sur notre personne, pourquoi on l'entreprend et surtout, comment partir d'une feuille blanche et le concrétiser. Donc, une question tout bête: être sûr que la personne est prête à payer pour ce qu'on veut délivrer. Parce que c'est très bien de dire: Oui, j'adore avoir des gobelets recyclés et tout. C'est génial. Mais est-ce que, par exemple, ce design-là, est bien ? Est-ce que des gens seront prêts à l'acheter ? Voir les étapes derrière parce qu'après, ce n'est pas assez disruptif. Et le fait de poser tout le temps des questions à des gens, de parler de son projet, de demander son avis.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Moi, je le recommande à 1 000%. Et si demain, vous ne faites pas d'études pour ça, ce n'est pas très grave. Entourez-vous de personnes qui font ce que vous aimerez faire ou bien qui sont dans un secteur qui vous plaît, où vous avez envie un petit peu de changer, comme moi dans le prêt à porter, par exemple. J'ai adoré le prêt à porter, mais je me disais: Non, je ne vais pas travailler là-dedans parce que ce n'est pas du tout écologique, je n'arrive pas à trouver une solution qui peut y répondre. Et en fait, à force de me rapprocher de ces personnes-là, je me suis dit: En fait, il y a peut-être une idée qui peut émerger. Après, il faut partir de zéro, ne pas avoir peur encore d'apprendre et de poser des questions.
Margot (Chance)
Justement, c'est marrant parce que Marie Camille qui pose la question: Est-ce que c'est un métier un peu solitaire ? Et de ce que j'entends, la Elle a l'impression que ce n'est pas du tout ça. Elle se demande s'il y a un côté solitude pour des gens qui seraient extravertis. Est-ce que tu vois un peu ça qui pourrait être un inconvénient pour des personnes qui ont plus ce côté extraverti qui est introverti ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Ça dépend de quel type d'entrepreneuriat vous faites. Vous pouvez être entrepreneur et être freelance. Vous pouvez lancer votre propre société de freelance, de consulting, vous êtes seuls. Là, c'est un petit peu solitaire. Moi, ce n'est pas dans mon tempérament. Comme j'ai dit, j'entreprends en plus pour créer de l'emploi, donc j'ai envie d'avoir des personnes en interne, de former, etc. Mais pour moi, ce n'est pas du tout un métier solitaire. Moi, je suis plutôt extravertie. J'ai besoin de voir du monde. Pour me ressourcer, j'ai besoin de voir mes amis, mes proches, etc. Et moi, l'entrepreneuriat, c'est vraiment quelque chose qui me correspond. Après, on peut être introvertie et entrepreneur aussi. Mon associé est plus introverti que moi et au final, elle s'y plaît. Mais pour moi, c'est une aventure qu'on vit à plusieurs. Bien sûr, il y a une aventure seule parce que c'est un combat tous les jours. Il faut savoir pourquoi on se lève. Moi, pour être honnête, je ne me payais pas jusqu'à août. Donc pendant un an et demi, deux ans, je ne me suis pas payée et pourtant, j'avais ma société. C'est quand même un combat, on va solitaire, mais par contre, c'est une aventure qu'il faut vivre à plusieurs.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Si vous gardez tout pour vous, vous ne tiendrez pas. Tout dépend de la société. Mais moi, personnellement, c'est une aventure que je vis avec mon associé. C'est une aventure que je vis avec mon compagnon parce que j'en parle tout le temps et il m'aide, il me challenge et je l'ai rencontré pendant mes études avec tous les collaborateurs qu'on a en interne parce qu'on est dépendants quand même de nos clients au final. Même si on dit: C'est génial, on est indépendant. Oui, c'est la liberté d'être entrepreneur. Non, il ne faut pas le faire pour la mode parce qu'il y a un petit peu un mood là-dedans en ce moment. Parce qu'on n'est pas du tout indépendant, au contraire, on est encore plus dépendant de nos clients. On va payer des personnes plus que nous et qui travaillent pour nous, par exemple, ou on va peut-être même eux les payer et pas nous d'abord. En fait, c'est une mentalité C'est vraiment différent, c'est vouloir créer quelque chose. Et cette création, elle ne se fait pas seule. Elle le fait parce que, par exemple, on veut un impact, on veut que cette solution corresponde à plein de personnes en France, par exemple, ou parce qu'on veut, comme je disais, créer de l'emploi.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Donc, je veux avoir un impact au sein de mes employés, leur proposer une bonne culture d'entreprise, un métier qui a du sens. Pour moi, c'est vraiment une aventure qu'on vit à plusieurs et il n'y a pas ce sentiment solitaire à part les émotions en interne avec les épreuves.
Margot (Chance)
Non, c'est intéressant. En plus, ce que tu dis, c'est qu'il n'y a pas une question d'être solo entrepreneur, c'est-à-dire: Je crée tout seul ou j'ai un associé. Dans ce que tu dis, on sent que tu le vis à plusieurs, mais pas uniquement parce que vous êtes deux fondatrices. C'est aussi ton entourage, le cercle professionnel, le cercle des collaborateurs et qu'effectivement, la solitude que tu peux avoir à porter tes propres émotions, tu peux aussi la partager dans un environnement.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Vraiment en parler, ça aide beaucoup.
Margot (Chance)
Il y a Victoria qui demandait une question sur le fait: Est-ce que pour créer ta société, tu as fait une levée de fonds ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Non. Non ? Non. Et d'ailleurs, on a été sollicité parce que le fait qu'on ait été à l'ESCP, dans un master Innové entreprendre, on a rencontré des business angels, etc. Ensuite, on a été prêt à Station Hype en mars. Donc, on a été sollicité. Mais nous, on a cette vision-là avec Charlotte, mais après, chacun est propre à ce qu'il souhaite. En fait, pour nous, lever, c'est dans un cadre d'accélération et de se dire: Sinon, je veux me payer très rapidement, donc ça peut aider aussi. Après, il faut qu'il y ait des potentiels, bien sûr. Mais nous, on a apporté de l'argent de base dans la société. Mais après, ce qui est bien en France, c'est qu'il y a énormément d'aides. On a eu 30 000 € de subventions. Je suis très transparente. Ça, de toute façon, pas de souci. Mais des subventions, c'est donné. Donc, la BPI en France nous a donné. On a fait tout un dossier, mais du coup, on a eu 30 000 €. Ensuite, on a eu 50 000 € en prêts d'honneur. Un prêt d'honneur, c'est... J'ai eu 25 000 et Charlotte, 25 000, mon associé. En fait, c'est sur notre tête.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
La première année, on ne doit pas cet argent-là et après, on commence à le rembourser sur trois ans. Et en fait, si la boite fait faillite, on n'a pas à rembourser. Ce n'est pas le but, mais au moins, ça rassure. Il y a plein de possibilités.
Margot (Chance)
Oui, tout à fait.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Voilà, il y a plein de possibilités. Et puis, c'est un taux à taux zéro. Donc, en fait, on a eu 50 000 € à taux zéro. On devra rembourser 50 000 € dans trois ans. En fait, il y a beaucoup d'aides qui peuvent vous permettre, du moins au début, de créer avec rien et ça permettra de valoriser aussi votre boite. Parce que si vous dites: Moi, je suis partie qu'avec 80 000 € et j'ai réussi à monter ça, ça, ça, les investisseurs vont se dire: OK, ça, c'est des vrais entrepreneurs parce qu'ils ont réussi à faire choses avec pas grand-chose, parce que 80 000 € pour une société, ce n'est pas non plus exorbitant, ce qui est bien quand même. Ça peut vous aider aussi pour vous, pour vous redonner confiance et voir si avec déjà un petit peu d'argent, vous arrivez à avancer. Et après, par la suite, si vous avez beaucoup de clients et vous devez d'un coup recruter beaucoup de personnes, là, vous allez devoir accélérer, donc là, il faut lever. Mais nous, on n'est pas dans une finalité: une société fonctionne si on l'aime. Nous, on n'est pas du tout dans cette finalité-là avec Charlotte.
Margot (Chance)
Tu dirais que... Parce qu'on le sait que c'est bien, en France, on a beaucoup d'aide, mais que ça peut être parfois un peu administratif. Est-ce que c'est quelque chose qui est accessible ? Est-ce que vous êtes fait accompagner ? Ou tu penses qu'il y a suffisamment aussi d'aides des personnes qui sont des prêteurs pour pouvoir candidater, prétendre à ses prés ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
En soi, ce n'est pas compliqué, c'est un peu long. Sachant, si vous n'avez que ça à faire, comme quand vous êtes dans les études, vous avez un mémoire, c'est OK. Mais là, le truc, c'est que si vous avez une société qui tourne et après, il faut quand même monter des dossiers, c'est un peu long. Pour la BPI, on a mis deux mois. Donc en Deux mois, deux mois, ça va. Et pour le prêt d'honneur, on a mis quatre mois. Mais après, ce n'est pas quatre mois non-stop. C'est le temps qu'on rencontre, par exemple, un conseiller. Après, on parle de notre entreprise. Ok, ça peut correspondre. Du coup, on nous envoie un gros dossier qui il faut répondre. Mais en soi, ça vous aide énormément. Vous pouvez vous faire accompagner. Nous, on ne s'est pas fait accompagner, mais vous pouvez très bien vous faire accompagner par des experts. Mais en soi, je trouve que le mieux, c'est que ce soit vous-même, que vous le fassiez parce que ça vous aide à remettre en question votre business aussi. Parce Il y a des dossiers à remplir, mais c'est un business plan. Donc, c'est des choses que vous devez faire dans votre société.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Dans le business plan, il y a l'équipe, votre vision à long terme, votre potentielle rentabilité, même si on sait que c'est potentiel. Mais un petit peu votre vision, la vision du marché par rapport à vos concurrents, votre pricing. C'est des choses que vous devez faire dans tous les cas pour développer votre boite. Là, c'est écrit et il faut faire un peu comme un mémoire, etc. Mais en soi, ça vous aide énormément. Si vous pouvez vous faire épauler pour corriger potentiellement ou avoir des petites critiques, d'accord, mais pour l'écrire, moi, je vous conseille de le faire vous-même parce que ça vous aide et ça vous remet en question aussi.
Margot (Chance)
C'est très structurant.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Oui, vraiment.
Margot (Chance)
Une question un peu plus précise sur l'activité de votre société de podium de la part de Sylvie. Est-ce que vous avez intégré la dimension d'upcycling ? Elle dit surcyclage. Est-ce que c'est le cas ? Et si tu peux redévelopper un peu plus ce concept, si on est différents. La mode circulaire, c'est plusieurs options, j'imagine.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Bien sûr, exactement. Nous, vraiment, on agit en marque blanche pour les marques. Pour l'instant, ce qu'on propose, c'est de la location et de la seconde main. Mais dans tous les cas, ce qu'on voit avec elles, parce qu'on a ce rôle de consulting aussi et pas que opérationnelle, c'est de voir jusqu'à la fin de vie des vêtements, qu'allons-nous faire de ces vêtements ? Les vêtements, une fois qu'ils ont été loués, par exemple, neuf fois, on va dire neuf. Ensuite, ça peut partir sur un service de seconde main. Si après, les marques ne souhaitent pas justement que ces pièces aillent sur ce service de seconde main et louer ces pièces jusqu'à usure ou jusqu'à la fin de vie, c'est possible. Et après, ce qu'on propose, il y a deux solutions. C'est soit que ces vêtements soient réutilisés en interne, donc recyclés, mais après, il y a plusieurs C'est pas problématique parce que ça va dépendre des fibres, parce que des fois, ça coûte beaucoup plus cher. Ou des fois, au niveau énergétique, ce n'est pas si rentabilisant, dépendant des fibres pour que ça tienne. Après, il faut justement, des fois, certains produits chimiques, s'il n'est pas tip top.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Ça, c'est la première proposition, mais ça va dépendre de la typologie des matériaux des vêtements. En second temps, ce qu'on propose sinon, c'est de vendre tous ces tissus, tous ces textiles, soit à des associations qui font de l'upcycling, donc extérieur à la marque. Donc leur donner, pardon, j'ai dit vendre, non, c'est leur donner, pardon. Ou sinon, si les vêtements sont tout de même utilisables, mais il y a une petite usure, ils ne peuvent plus le vendre, c'est de le donner à des associations aussi. En fait, le but de cette économie circulaire et pourquoi la location, la seconde main, et ensuite upcycling, recyclage, ou réutilisation, etc. C'est vraiment, quand on dit économie circulaire, aujourd'hui, c'est linéaire, on produit, on vend et après, c'est jeté dans des décharges ou dans l'eau. C'est dramatique ou c'est brûlé. Et là, depuis, il y a beaucoup de lois qui sont passées en Europe comme la loi AGEC, donc anti- gaspillage, où on ne peut plus brûler les invendus, etc. Les marques se disent: Qu'est-ce que je vais faire ? Et heureusement d'ailleurs. Du coup, ce qu'on leur propose, c'est avec toutes ces pièces qui sont en gros de l'outlet et qui ne peuvent plus vendre en boutique parce que c'est du N-2, N-3, mais c'est très beau et c'est utilisable.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Quand on dit qu'on peut faire de la location, c'est par exemple pour les enfants. Je donne un exemple qui est très basique. Pour les enfants, on peut très bien faire de l'abonnement. On s'en fout que mon enfant et à la dernière collection, etc. Mais il va avoir du neuf. Je vais payer peut-être 50 € par mois et je vais avoir une box avec huit articles pour mon enfant. Et après, une fois que mon enfant grandit, cette box, je la donne à vos jobs. Nous, on le nettoie, on le donne à une autre personne, puis une autre personne, puis une autre personne, jusqu'à un certain seuil où ensuite, on peut soit le revendre en seconde main, soit le réutiliser en interne pour le textileça a des vends du textile, soit le donner à des associations. C'est le but, c'est que ça fasse une circularité et donner des dizaines de vies à une pièce qui normalement aurait été achetée, vendue sur Vinted ou pas du tout vendue et jetée.
Margot (Chance)
C'est super complet. On comprend qu'il y a beaucoup de métiers dans ce que vous proposez par la diversité des services et j'ai l'impression que vous voulez offrir un service complet. Marie, justement, elle demande, en tout cas dans la présentation que tu as fait de toi et de ton associé, même si vous avez des parcours différents, on voit qu'elle vient du prêt à porter, ce qui n'est pas ton cas, vous venez toutes les deux d'écoles de commerce. Il y a potentiellement eu des compétences manquantes. Comment est-ce que vous avez fait face à ça ? Est-ce que dès le début, là, vous êtes une équipe ? Comment est-ce que quand on se lance en tant qu'entrepreneur solo ou à plusieurs, qu'on n'a pas toutes les compétences qu'on veut, on sait que les charges salariales, c'est quand même quelque chose, qu'il y a un engagement très fort quand on recrute ses premiers collaborateurs. Comment on fait quand on n'a pas toutes les compétences ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Il faut savoir s'entourer. C'est la même chose. Nous, par exemple, on est coaché par trois personnes. Une personne qui nous aide sur la partie marketing, une personne qui nous aide sur la partie opérationnelle et une autre sur la partie légale. C'est des choses qu'on n'a pas forcément, maintenant on a, mais qu'on n'avait pas forcément avant. Et pourtant, ces personnes nous aident gratuitement. Donc, il ne faut pas avoir peur déjà de demander de l'aide. Ça, franchement, même à moi, vous avez des questions, vous m'envoyez sur LinkedIn, je réponds Je réponds quasi tout le temps, je vais dire, parce que si je ne réponds pas, on va croire que je ne suis pas polie. Mais moi, vraiment, je réponds et surtout, c'est pour aider. Et je ne suis pas la seule à être comme ça. Je ne suis pas bonne Samaritaine, il y en a plein qui font ça. Et il ne faut pas avoir peur de me demander. Ensuite, nous, par exemple, le pôle qu'on n'avait pas, c'est le pôle technologique. Parce que pour lancer une offre de location, il y a tout un aspect de caution, de reconditionnement, des aspects en interne, etc. On avait réfléchi à développer notre tech, donc embaucher quelqu'un en interne, ce qui coûte beaucoup d'argent.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Et là, on aurait dû lever. Il y a des acteurs qui existent sur le marché. Au début, on pensait que c'était un concurrent. On l'a quand même contacté. Déjà, on a contacté tous nos concurrents et on s'entend très bien avec eux. Donc déjà, ça, c'est un plus. Il ne faut pas se dire: Non, je ne vais pas lui dire, il va me piquer mon idée. Une idée, ça reste une idée. Et c'est vous qui construisez. Ça, là-dessus, déjà, au moins, n'ayez pas peur et faites-le. On a contacté notre concurrent qui, lui, finalement, a que la tech, mais n'a pas tout cet aspect opérationnel et consulting. En soi, on a vu des similitudes et on s'est associés comme ça et ça se passe très bien. Nous, ça nous permet d'exister parce qu'on utilise sa technologie. Lui, ça lui permet aussi de vendre une offre complète parce que nous, on correspond à tous ces secteurs-là. Vraiment, le point clé, c'est de savoir s'entourer et ne pas avoir peur de poser des questions. Après, recruter en interne des personnes plus fortes que vous, il n'y a pas de mal à ça. Juste faire attention, moi, ce que je dis, c'est vraiment de connaître tous vos pôles, même si, par exemple, moi, c'est plus la partie financière.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Charlotte, elle l'a un peu moins, mais elle connaît quand même un petit peu ma partie parce que c'est quand même indispensable. Mais demain, si on doit embaucher quelqu'un dans la finance qui soit un peu plus poussé que moi, par exemple, même si je connais quand même bien pour mon secteur, il faut quand même connaître qu'il ne vous dise pas n'importe quoi. Parce que ça, je connais des entrepreneurs à qui c'est arrivé, qui embauchent un CTO dans la tech. Eux, ils n'ont aucune connaissance et du jour au lendemain, ils se retrouvent dépendants de cette personne parce qu'ils n'ont pas ces compétences-là. Donc, ce que je conseille, c'est quand même de se renseigner sur tous les secteurs, savoir s'entourer et faire petit à petit. Nous, on a commencé avec stagiaire, alternant et après, c'est petit à petit, intérim. Là, on est sur la phase intérim et bientôt, c'est des lits, on l'espère. Mais ça se fait vraiment petit à petit, on construit. C'est comme dans le salariat, vous voyez des personnes qui rentrent, qui partent et c'est un peu la même chose.
Margot (Chance)
Super intéressant. Anaïs demande comment vous allez trouver vos coachs et Pourquoi il ne demande pas à être payé ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
C'est pour nos beaux yeux. Non, je rigole. Le tout premier, qui nous suit d'ailleurs, on était trois heures au téléphone avec lui vendredi, c'est une connaissance. C'est une personne qui adore, par exemple, notre projet et c'est un commercial de tonnerre. Il vendrait tout et n'importe quoi. En fait, de base, au début, on parlait du projet, il a adoré, il a adhéré. On en parlait de temps en temps. Des fois, on lui demandait des conseils: Là, on ne sait pas comment faire, comment ça se passe. Après, c'est devenu des points hebdomadaires. Et après, c'est lui qui nous a dit: OK, moi, j'aimerais bien continuer à vous accompagner. Franchement, c'est volontiers. Je vois que vous avez la arme, etc. Et il continue à nous suivre. Demain, si on lève des fonds, c'est sûr que ça sera la première personne qu'on ira voir en lui en disant: On lève des fonds, est-ce que tu veux participer ? Parce qu'on sait que c'est une personne qui, en plus de si elle souhaite donner de l'argent, elle l'investit dans la boite, c'est-à-dire en son temps, etc. Deuxième personne qu'on a eue, c'est le fondateur de Vanne Privée. Lui, c'est vraiment aller au culot.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
On est allé sur LinkedIn, comme je disais, on envoyait plein de messages: On aimerait avoir votre retour d'expérience, que vous donniez votre avis sur ma société, mais il n'y avait rien à vendre derrière parce que pour nous, ce n'est pas un prospect. Donc, c'est sûr qu'il y a des personnes qui ne nous ont pas Cette personne nous a répondu. Elle est sur Paris. On la voit de temps en temps et on l'appelle quand on a des points problématiques. Il faut se dire qu'en face de vous, vous avez un être humain. Si vous lui demandez de l'aide et son avis, ça booste toujours un petit peu l'ego de se dire: OK, on me demande mon avis, c'est que je suis quand même un peu important. Ça peut matcher, ça peut ne pas matcher. Mais nous, quand on a une problématique, on demande. S'il ne nous répond pas, tant pis. Mais en fait, petit à petit, c'est une relation qui se construit comme tout, comme des amis, comme tout. Et en fait, ça s'est fait naturellement et comme je l'ai dit, c'est sûr que plus tard, si on souhaite lever des fonds, on ira toquer à leur porte.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Et s'ils veulent mettre des sous, c'est les premiers à pouvoir. Et c'est peut-être pour ça aussi qu'ils le font, mais je ne pense pas. Je pense que c'est plus pour nous et pour le projet.
Margot (Chance)
Super, merci. Carine, tu as un peu évoqué le sujet. C'est intéressant, tu l'as amené toi-même. Elle demandait comment vous gérez la concurrence. Ce que je comprends, c'est que vous, super ouverte, comme tu disais, transparence, et c'est l'exécution qui compte, mais est-ce que tu veux plus qu'avoir Avoir l'idée super différente de tout le monde.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
C'est ça, c'est avoir bien sûr quelque chose de différenciant, ne pas faire la même chose et aller voir ses concurrents et savoir leur prix et se mettre moins cher. Ce n'est pas le but, mais je ne pense pas qu'il faut justement se renfermer et ne pas savoir ce que font vos concurrents. Là, je vais dire un truc, ce n'est pas par rapport à ma boite, mais c'est un tips que j'ai toujours donné. À l'époque, je vous avais dit, j'avais deux business, dont un où c'était dans des bougies, des sacs brodés, etc. Je l'avais fait pendant le confinement et je ne savais pas comment faire des bougies, quel type de cire mettre, etc. Du coup, moi, j'ai appelé mes concurrents. Du moins, les usines qui fabriquaient ces bougies-là, ce n'est pas très bien ce que je vais dire, mais ce n'est pas grave, c'est en toute intimité. On les a appelés, on a dit: Voilà, nous... On s'est fait passer pour un de nos concurrents ou Baobab. On a dit: On a un concurrent de Baobab. On était toutes petites, j'étais avec ma copine. Et on a dit: Voilà, on voulait savoir, vous mettez combien de pourcentage de cire d'abeille et On vient de cire de...
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
On s'était renseigné avant et en fait, ils nous ont tout dit. Ils nous ont dit: Voilà, on met 80%, mais si on met ça... Et en fait, il faut faire son benchmark partout, voir ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, ce qui ne marche pas. Essayer d'être différenciant, mais pas aller voler vos concurrents. Là, c'était une stratégie, mais je ne suis pas allé voir Baobab et leur dire: Vous mettez quoi dedans ? On a vu leur producteur, on a essayé de comprendre. C'est vraiment la concurrence, je pense qu'il y en aura toujours et s'il y en a, c'est qu'il y a un business. Juste, c'est à vous à être différenciant. Il y a énormément de SaaS, par exemple, de plateformes SaaS et pourtant, elles existent et elles fonctionnent parce qu'elles ont peut-être un pricing différent, parce qu'elles ont une option ou elles répondent à une autre paye. Après, c'est à vous de trouver la différenciation.
Margot (Chance)
Ce que j'entends dans ce que tu dis, je vois qu'il y a Degout qui est en train de taper, donc on aura peut-être Je vais te poser une dernière question. C'est quoi sur les concurrents, les coachs, etc, j'ai l'intention que tout ce que Degot dit, c'est vraiment de tenter un peu sa chance, d'être audacieux et de ne pas, on en revient à ce syndrome de l'imposteur, en tout cas, ne pas s'auto-censurer sur des choses et qui ne tente rien à rien d'après ce que tu disais.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
C'est ça. J'ai une mini anecdote. Au début, on était une plateforme de location multimarque avant, comme je le disais en B2C, donc une plateforme. Et après, on s'est dit: On va se rediriger vers les marques pour avoir plus d'impact avec leur notoriété, etc. Et elles ont plus de stocks dormants, donc il y a plein de choses à utiliser. On a changé ça. On a construit l'offre en deux mois, vraiment, pour voir le business model et tout. Et qu'est-ce qu'on a fait ? On a direct contacté iC IKAS, qui est quand même un grand groupe. Et à chaque fois, on est mort de rire avec Charlotte parce qu'on se dit: Mais comment ça se fait qu'on a fait un rendez-vous avec eux, des PDG ? On a dit n'importe quoi au final. Nous, on était très confiantes, mais quand je réalise où on en est aujourd'hui et à l'époque... Et pourtant, on a essayé et il y a eu des feedbacks et même si au pire, IKAS, on ne l'a pas eu, on a vu quel type de questions ils nous posent, quelles étaient les problématiques qu'on n'avait pas pu voir. Mais en fait, il faut oser. Il faut oser, même si au pire, vous dites: Mais non, je ne veux pas foirer, je veux avoir une offre parfaite.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Elle ne sera jamais Elle est pas parfaite. Même nous, aujourd'hui, elle est pas parfaite et elle changera avec votre marché, avec qui vous vous rencontrez. Mais il ne faut pas rester dans sa bulle. C'est pas possible.
Margot (Chance)
Merci. Et la dernière de Diego, dernière question. Tu as évoqué ton accompagnement par Station F, vos études Dans les écoles de commerce, est-ce que vous avez suivi d'autres cours ? Je sens que c'est des choses qui intéressent pas mal. C'est la notion de gestion quotidienne, trésorerie. Donc toi, tu disais que tu allais plutôt sur la finance. Est-ce que vous avez eu des difficultés spécifiques avec ce type de sujets qu'on peut voir comme un peu technique ou qui demandent des sujets un peu spécifiques à l'entrepreneuriat et à avoir une entreprise ?
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Oui, parce qu'en soi, des cours et un accompagnement, c'est plutôt global et chaque société est différente. Et on a des envies différentes. Mais après, c'est se renseigner. C'est toujours la même chose de savoir s'entourer. On a un expert comptable, par exemple, mais on ne paye pas très cher. C'est ça qui est plutôt bien parce que c'est nos débuts. Et notre expert comptable, il nous accompagne quand on a des questions, on lui pose des questions. Après, moi, j'ai ma meilleure amie qui est expert comptable aussi. Elle est dans ses études, donc je lui ai posé des questions là-dessus. Après, c'est se renseigner. On est aussi dans plein de fédérations propres à notre cœur de métier. On est dans circulaire ou fédération de la mode circulaire où là, il y a des webinaire, il y a aussi beaucoup de documentation où on se documente tout le temps. Quand on a une question spécifique, il ne faut pas avoir peur de poser des questions, même à des avocats comme ça, ils nous ont répondu parce que c'est juste une question. Il vaut mieux poser des questions que juste se renseigner et se dire: Oui, je pense que c'est bon, allez hop, je bâcle et je fais une SASRL alors que j'aurais dû faire une SAS, par exemple.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
C'est un exemple, mais...
Margot (Chance)
C'est super de voir, en tout cas de constater, contrairement à ce qu'on pourrait croire, qu'on ne doit pas tout savoir faire pour être entrepreneur. Au contraire que l'essentiel, c'est de savoir s'entourer dès le début et sans se brider sur le côté: Ça va me coûter de l'argent, ça ne sera pas gratuit, je ne vais pas trouver les bonnes personnes, je n'ai pas les moyens, etc. Super pour ce message qui va exactement dans la notion d'entraide qu'on voulait donner et justement sur l'importance du réseau pour pouvoir réussir. On vous souhaite en tout cas le meilleur pour Podium, pour toi, pour ton associé et toutes les personnes avec qui vous échangez et avec qui vous travaillez. J'invite tous ceux qui souhaiteraient te contacter sur LinkedIn, j'imagine comme tu le disais. Le webinar sera accessible en replay. On vous repartagera tous les liens, mais n'hésitez pas surtout à en voir d'autres, à faire circuler celui-ci ou à contacter Mathilde pour en apprendre davantage.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Merci.
Margot (Chance)
Bonne journée, bonne continuation.
Mathilde Artale (Entrepreneure dans la mode circulaire)
Bonne continuation. Au revoir.
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