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Solène Etienne, Fondatrice d'une agence media

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau live en coulisses. Bonjour Solène.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Salut Marine.

Marine (Chance)

Merci beaucoup d'avoir donné 30 minutes de ton temps pour aider les autres en nous présentant ton parcours et métier. Le but de ce live, c'est qu'il soit interactif. Donc n'hésitez pas, vous qui nous écoutez, à utiliser le chat. Vous pouvez déjà nous dire peut-être d'où vous nous écoutez, qu'on sache qui se cache derrière les Les participants et participantes. Et aussi pourquoi vous êtes venus dans ce live métier. Est-ce que c'est par curiosité ? Est-ce que c'est parce que c'est une voix que vous envisagez ? Voilà, donc n'hésitez pas à nous dire. Je vois que ça commence à taper dans le chat. Pour commencer, peut-être une petite présentation sur ce qui est Chance, pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas. Chance, c'est une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour permettre à chacun de trouver sa place dans le monde du travail. C'est une belle mission et qui, je pense, parle à beaucoup, parce qu'on n'a pas tous la chance de trouver dès le début pile-poil la bonne voie, ou en tout cas, celle qui était bonne à 20 ans, l'est peut-être plus à 30, 40, etc. La communauté Chance aide chacun à trouver sa place.

Marine (Chance)

Bonjour à tous. Je vois qu'il y a des gens de Paris, de Poissy, de Toulouse, du Val de Marne. Bienvenue à tous dans ce live. Pour commencer, Solène, est-ce que tu peux nous raconter un peu qui tu es et comment ton parcours dans les grandes lignes et comment tu t'es retrouvée à exercer aujourd'hui ce métier de fondatrice d'une agence média ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Avec plaisir. En tout cas, merci pour cette Bonne invitation Marine et toute l'équipe Chance. Moi, je suis Solène Étienne. Aujourd'hui, je dirige un studio de narration qui s'appelle Feuille Blanche. On bâtit la narration des marques et des entrepreneurs. Et par ailleurs, On est producteur de médias d'inspiration pour les dirigeants, notamment de podcasts. D'ailleurs, je suis dans notre studio de podcast pour faire ce live. Mon parcours, en quelques mots, on va essayer d'aller vite sur... Je vais essayer d'être succincte et concise. Moi, j'ai commencé... En fait, je me suis lancée... Ma carrière a été lancée juste après Lehman Brothers, etc. Et alors que je rêvais de grands groupes parce que c'est ce qu'on m'avait vendu en prépa, en école de commerce, Je suis allée finalement dans une belle PME. Et dans cette PME-là, j'ai eu la chance de travailler sur des projets plutôt intrapreneuriaux. Et en 2009-2010, j'ai monté une Web TV, alors que c'était vraiment les tout débuts de la Web TV, il n'y avait quasiment rien, dans le domaine de l'économie, principalement de l'économie et de la gestion. Et donc, j'étais en contact avec les plus grands dirigeants, les plus grands économistes de la place, tout parti, on va dire, confondu.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Et à l'époque, on disait sans les extrêmes. Et j'ai monté cette Web TV que j'ai dirigée pendant six ans. J'ai créé toute mon équipe sur cette activité-là. Et à côté de ça, j'ai développé une activité de brand content en vidéo pour des sociétés de services en entreprise, donc uniquement B2B. Et je fais très cour. Et au bout de six ans, je pense que fondamentalement, j'étais entrepreneur. Donc, je suis passée de l'autre côté, mais là, je suis passée plutôt du côté projet startup autour du cadeau, ce qui m'a permis un peu de rentrer dans cet écosystème startup. Et à côté, on continuait de me demander des conseils en brand content, en communication, en contenu, écrit en messages. Et très vite, j'ai monté une première agence, puis une deuxième agence qui est aujourd'hui feuille blanche, dans cette idée d'aider les marques et les entrepreneurs à pouvoir exprimer leur message comme ils le souhaitent avec le bon impact.

Marine (Chance)

Super. Merci pour cette présentation.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

J'ai essayé de faire...

Marine (Chance)

C'est super intéressant. N'hésitez pas dans le chat à poser vos questions au fur et à mesure. Ce qui est intéressant dans ton parcours, c'est que tu as eu la chance de faire ce que tu disais, l'intrapreneuriat, de pouvoir avoir une expérience un peu entrepreneur, mais dans une structure en tant que salarié, ce qui permet de tester un un petit peu l'appétence pour ça sans prendre encore de risques. Et après, tu t'es lancée pour créer ta propre boite. Ma première question, c'est: comment tu sautes le pas ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Moi, je pense que fondamentalement, j'étais entrepreneur. Je prends toujours cet exemple, mais j'avais monté une asso' au sein de l'école. Il y avait bien évidemment une association d'alumnie au sein de l'école. J'avais créé une antenne étudiante en me disant: Le yaourt, on te montre le produit fini et on t'explique le produit fini. Il faut qu'il y ait plus de lien entre les deux. J'étais déjà, je pense, dans cette dynamique-là et c'est ce qui m'a plu aussi dans ce premier job parce que j'avais finalement beaucoup de liberté. Donc, intellectuellement, ce premier job, il a été fantastique. J'ai appris énormément de choses, mais à un moment, je sentais que ma place n'était plus là. D'une part, j'avais envie de faire des choses qui me bloquaient en interne, donc je ne peux pas les faire. C'était un peu frustrant, premier point. Et deuxième point, je pense qu'à un moment, je ne me retrouvais plus non plus en termes de management. Donc, j'ai eu envie de me dire: Allez, j'y vais. Et puis, dans tous les cas, je ne perds rien.

Marine (Chance)

Et comment on s'y prend pour lancer sa boite ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Comment on s'y prend ? Je pense qu'il faut être hyper bien entouré. Il ne faut pas hésiter à parler de son idée, rencontrer des gens. Moi, je sais que sur la première startup que j'ai montée autour du cadeau, j'avais participé à un concours que j'avais gagné, par ailleurs. Donc, j'ai été très vite mis dans le bain en pré-incubation. Et ça, il y a pas mal d'organismes qui aident justement à l'accompagnement et partout sur le territoire. Et notamment, parce que je les accompagne aussi sur ce sujet, il y a un super collectif qui s'appelle CapCrea et qui accompagne tous les entrepreneurs, quel que soient leurs degrés, quelles que soient leurs problématiques, c'est-à-dire des jeunes entrepreneurs jusqu'au rebond. Il existe beaucoup de structures, beaucoup de choses. Il ne faut pas hésiter à aller les voir parce que seuls, c'est un petit peu difficile. Et puis, sur mes premières missions, je vais parler plus sur la partie agence, j'ai travaillé avec Dans mes potes, il y avait quelqu'un qui s'appelle Joël Chilio, qui est un super UX designer, qui a monté sa boite d'ailleurs lui aussi depuis. On montait pas mal ensemble sur des sujets parce qu'on était hyper complémentaires.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Ça a permis aussi de se faire la de monter sur des missions avec d'autres et de se dire: Tiens, qu'est-ce qu'on pourrait faire ensemble plutôt que d'être tout seuls et de se dire: Il faut que je trouve des clients. C'est de s'unir avec d'autres où il y a des complémentarités pour aussi tester son discours et tester ce qu'on peut apporter.

Marine (Chance)

Et quelle a été ta première structure ? C'était quoi le concept ou même le nom ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Celle qui n'était pas une agence ?

Marine (Chance)

Oui, ta première boite.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Ça s'appelait parce que... Pour la petite histoire, c'était l'année de mes 30 ans. Et toutes les semaines, il y avait une cagnotte Litchi. Et toutes les semaines, on se retrouvait avec 412,76 euros. Et qu'est-ce qu'on a, je note. Et donc, toutes les semaines, c'était: Allô Solène. Et Solène, elle a retrouvé le super cadeau. Et en fait, je m'étais dit: Tiens, d'un côté, il y a des créateurs et des artisans qui ont un talent fou, mais qui sont un peu nuls en marketing et sales. Et de l'autre côté, il y a des gens qui n'ont pas le temps et qui font une cagnotte, mais qui après se sont bien renseignés. Et donc moi, je les faisais se rencontrer sur un modèle pas scalable du tout. Pour les gens qui nous écoutent, scalable, ça veut dire que passer à l'échelle et que tu peux en faire plein sans que ça ne prenne que de ton temps. Donc, j'ai fait ça pendant un an et sur ce modèle-là, comme je testais, et que je n'étais pas ultra non plus bien entourée quand même à ce moment-là, j'avais fait une autoentreprise à ce moment-là, que j'ai regretté après parce que je pense que je n'aurais pas dû faire ça.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Mais sur ce modèle-là, j'avais fait une autoentreprise. Et sur l'étape d'après, quand j'ai monté... Attendez, je fais une petite ellipse, mais pour la petite histoire, c'est que ce projet, je l'ai repris quelques années après, parce que je suis aussi la cofondatrice d'une MarTech qui s'appelle JeudiMerci comme le jour. Mais ce n'est pas moi qui la dirige, moi, je suis au board et j'ai aidé au lancement, mais qui reprend ce principe du cadeau. Comme quoi, ne jamais abandonner vos idées, quelle qu'elle soit, jusqu'à un moment dans votre chemin, ça peut revenir. Sur la deuxième boite que j'ai montée, qui était une agence qui s'appelait Jeudi 18. J'avais un truc avec les jeudis. Jeudi 18. Là, ce qu'on avait fait, on était deux associés. Ce qu'on avait fait, en revanche, c'est que On avait créé une marque commune qui s'appelait Jeudi 18, mais on avait chacune notre entité juridique et en l'occurrence, c'était une SASU. Quand on n'était que toutes les deux à monter sur des projets, le fait de monter une structure était un peu engageante parce qu'on savait qu'on n'avait pas forcément à terme les mêmes envies et des choses qui différaient. On s'était dit: Nous, ce qu'on veut, c'est bosser ensemble.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Donc créons cette marque commune qui appartenait aux deux structures juridiques et chacune gérait sa structure juridique. Sur Feuille Blanche, Feuille Blanche, c'est une SAS.

Marine (Chance)

Merci beaucoup parce qu'effectivement, c'est des questions qui peuvent sembler un peu techniques, mais qui sont cruciales quand on se lance dans l'entreprise. De quelle est la bonne structure juridique prendre ? Parce que j'ai entendu plein de questions d'entrepreneurs et d'entrepreneuses comme toi où, effectivement, parfois, au début, on se plante, on ne prend pas le meilleur choix de structure. Donc, merci beaucoup de préciser tout ça. Et est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton agence actuelle, Feuille Blanche ? Comment ça fonctionne ? Pourquoi tu as arrêté celle d'avant et pourquoi tu t'es lancée dans celle-ci ? Qu'est-ce qui est ton offre ? Nous raconter un peu ton quotidien de fondatrice.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Je fais juste une parenthèse parce que je vois pourquoi l'autoentrepreneuriat n'avait pas été un bon choix. Je remonte juste en arrière, c'est que la législation n'était pas celle qu'elle l'est aujourd'hui et qu'en fait, il y avait encore deux régimes. Il n'y avait pas un régime au niveau de la sécu, etc. Donc, je m'étais retrouvée dans un imbubilio terrible. Mais aujourd'hui, à date, typiquement, je conseillais la semaine dernière des gens qui voulaient se lancer à leur compte et je leur ai dit: En fait, le premier test, l'autoentrepreneuriat, c'est parfait si vous ne savez pas trop et que vous voulez tester, c'est le premier test. Donc moi, c'était aussi un contexte économique et législatif qui a beaucoup changé depuis. Voilà, pour répondre à ma question.

Marine (Chance)

Non, pas raison. En plus, de toute façon, on peut changer après en cours de route, on n'est pas obligé de rester dans les statuts.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Exactement. Ça évolue et pour ça aussi, il faut être bien accompagné. Ta question sur Feuille Blanche. Feuille Blanche, aujourd'hui, on a trois activités majeures. La première, c'est une activité d'agence où on va travailler, comme je le disais tout à l'heure, la narration des marques et des entrepreneurs, où on va travailler les messages. On va faire ce qu'on appelle la plateforme de marque, du narratif, du storytelling, etc. Donc plutôt de la stratégie. Notre deuxième métier, c'est de rendre opérationnelle cette stratégie, parce qu'en fait, nous, on est très frustrés de s'arrêter à la stratégie et de faire des beaux slides. On a envie de voir nos idées prendre vie. Donc c'est un peu... C'est prendre vie sur cette partie-là. Et là, en fait, c'est comment on donne de la voix à une marque, comment on fait que les messages soient entendus. Et ça, ça peut prendre différentes formes. Ça peut être du rédactionnel, ça peut être un podcast, ça peut être de la vidéo, ça peut être imaginer le lineup d'un événement l'événement et l'expérience d'un événement pour que la marque rayonne. Enfin, notre troisième activité, c'est une activité média. Thomas, mon associé, lui, avait monté un média dédié aux entrepreneurs en 2010, qu'il a revendu en 2017.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Moi, j'avais très envie de retourner sur le média aussi parce que c'était mon premier bébé, on va dire. On a des médias qui sont aujourd'hui principalement du podcast, mais du podcast entièrement filmé. Je ne sais pas si on dit du vodcast ou vidéocast, je crois que tout le monde n'est pas d'accord encore. Ces médias nous permettent d'embarquer un certain nombre de partenaires sur nos sujets. Nos médias les plus connus aujourd'hui, c'est 40 Nuances de Next, 40 Nuances de Sista, sur lesquels on a, par exemple, Madinez, France Digital, VivaTech, j'en oublie, La Tribune comme partenaire. On a un deuxième podcast qui s'appelle Cash Out, qui est sur la revente des entreprises, donc l'exit, raconté par les entrepreneurs en musique. Là, on a un partenaire qui est Neuflears OPC, qui est banque privée. Et notre volonté, c'est de créer des médias d'inspiration, c'est-à-dire qu'on n'est pas sur... On est sur du temps long, on est sur du temps de la réflexion. On s'appelle 40 Nuances de Nex, c'est pas pour rien, c'est parce qu'on aime la nuance. Je pense que dans le monde, dans le dans lequel on est, la nuance, c'est primordial aujourd'hui. On en manque.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Et donc, on attaque des verticales et des sujets de business qui peuvent être intéressants pour les entreprises. Super. Je parle très vite. J'essaie de dire le max de trucs.

Marine (Chance)

Non, mais c'est super intéressant. Je connaissais ton parcours avant, mais n'hésitez pas dans le chat si vous avez besoin de questions ou précisions. Mais super intéressant de voir comment tu as, et ça répond un peu à la question de Marion quelles sont tes missions ? En tout cas, en partie de voir que tu as différentes verticales dans ton offre et que tu as plusieurs ressources de business et de rentrée d'argent.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Exactement.

Marine (Chance)

C'est ça le challenge de réussir à en vivre. Pour reprendre la question de Marion dans le chat: à quoi ressemble un peu une semaine type de Solène ? C'est quoi tes missions ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Ton quotidien. Est-ce que je peux ? Il n'y a pas de semaine type parce que, par exemple, je vous donne un cas, il y a un peu moins d'un mois, où il y a un mois, on était à VivaTech et là, on était dans un espèce de tunnel pendant quatre jours, parce qu'on a fait quatre jours de live à VivaTech. C'était dingue, mais heureusement, ce n'est pas comme ça toutes les semaines. Ma semaine type, j'ai des moments avec les équipes aussi parce qu'on a des équipes chez Feuilles Blanches et donc on a ces points qu'on essaie de ne pas sauter et qu'on essaie de faire justement pour que tout le monde ait le même niveau d'information et se dire: OK, c'est quoi les priorités de la semaine ? Thomas et moi, on est beaucoup en sales sur notre boite parce que quand on Aujourd'hui, on est huit chez Feuilles Blanches et c'est souvent les CEO qui sont les meilleurs sales de leur boite. Donc c'est nous qui allons sur ce sujet-là. Cet après-midi, par exemple, j'ai un atelier On travaille sur une marque et j'ai un atelier avec deux cofondatrices sur lesquelles on va faire des vrais exercices de maillotique parce qu'on a mis un certain nombre de méthodes en place à partir des méthodos très classiques du marketing de la com'.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Nous, on les a pimpés pour faire aussi sortir des éléments et faire parler les gens. Parce qu'en fait, nous, notre métier, c'est de faire parler les gens et qu'ils nous disent des choses qu'ils n'ont pas forcément dit comme ça ailleurs pour justement aller chercher la substantielle moelle et faire que leur discours, leur message, vont vraiment leur ressembler. Donc, on va faire ça. Demain après-midi, j'ai une interview. Je rends à peu près une par semaine. Donc, demain après-midi, j'ai une interview. La semaine dernière, j'ai eu Clémence, cofondatrice de Chance. Ça sort jeudi, donc si vous voulez écouter. Et après, je jongle sur 50 000 autres sujets comme l'Aquanta, comme les problèmes juridiques. Parce que quand on fait du podcast, il y a pas mal de sujets sur les droits, les droits d'auteur, sur quelque chose qu'on n'avait pas prévu de conflit et qu'il nous faut prendre un avocat sur le sujet. La compta, les sujets financiers aussi pour suivre, parce qu'on a un côté très fun où on rencontre beaucoup de gens, c'est hyper chouette, c'est hyper énergisant, mais derrière, il y a la gestion d'une boite. La gestion d'une boite, il y a le capital humain, bien évidemment.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Et puis là, on est en phase de recrutement. En ce moment, je fais passer des entretiens, par exemple, ce qui prend aussi beaucoup de temps et beaucoup d'énergie pour trouver les talents qui vont nous rejoindre. Donc, je n'ai pas de journée type complète. Mais ma journée, par contre, commence toujours par mes filles qui me réveillent et de jongler aussi. Parce qu'il y a ça aussi quand même que je voudrais dire et parce que je pense qu'il faut arrêter le côté super héros de la femme entrepreneur ou de l'homme entrepreneur. Mais Mes copines me disent toujours: Tu gères une deuxième PME, non pas avec ma famille, mais avec le jonglage des babysitter. Quand la crèche, il y a un truc qui ne va pas, ou l'école, il y a un truc qui ne va pas, il faut emmener les enfants là, etc. Ça fait aussi partie de mes semaines et des et du talent d'équilibriste qu'on développe.

Marine (Chance)

C'est vrai. Et encore un peu trop du côté féminin.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Exactement.

Marine (Chance)

Dans les autres questions- Si tu veux que je réponde aux deux questions qui sont dans le chat, on le fera après. Oui, vas-y. Il y avait celle de Pauline. Je l'ai mise parce que je ne sais pas si elles me plait, elles seront visibles. As-tu peur de sortir de ta zone de confort financière en te lançant dans l'entrepreneuriat ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Non, parce que quand je me suis lancée, je savais que qui avait un peu de chômage devant moi et que j'étais aussi dans un business où tu peux être rentable rapidement. Tu fais des missions et donc tu gagnes de l'argent. Ce qui est un peu différent de si tu te lances dans une tech quelconque où tu dois déjà investir beaucoup d'argent avant d'avoir un sujet qui te ramène de l'argent. Pour moi, ce n'était pas... Non. En plus, j'étais à une période de ma vie où je me dis: Tu peux te le permettre. Je n'avais pas encore d'enfant, je n'avais pas d'appart. C'était encore une période où je me suis dit... Je pense que je le referai quand même aujourd'hui si c'était à refaire. Mais j'avais quand même le système français. Encore, nous permet de faire ça.

Marine (Chance)

Super. Il y avait une question de Coline sur... Tu as évoqué que tu avais deux podcasts et des sponsors. Quelle est l'importance dans ton équilibre Il me faudrait d'avoir justement des sponsors pour ces podcasts-là ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Il y a deux sujets. Il y a un, il y a un sujet de visibilité, parce qu'en fait, c'est des contenus qui sont repoussés par un sponsor sur leur propre écosystème. Donc, ça donne encore plus de résonance au podcast et au contenu. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que c'est pour certains aussi un revenu financier. Donc, ça permet aussi de monétiser le podcast.

Marine (Chance)

Super. Merci beaucoup. Tu nous parlais de tes équipes. Aujourd'hui, tu as combien de personnes dans ton entreprise et quelles sont les différents postes/functions ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

On est huit en full time et après, on a toute une bulle de gens qui travaillent avec nous autour de nous d'experts dans leur domaine. Ça se répartit grosso modo en trois pôles. On a tous ceux qui sont nos magiciens du son et sans qui on ne pourrait pas sortir nos podcasts, donc nos sound designers, ingénieurs du son. Ensuite, on a ceux qui vont plus s'occuper de la partie communication autour des podcasts, communication et marketing strat pour aussi les clients. Et voilà comment se répartissent aujourd'hui les différents pôles. Et on a quelqu'un qui chapeote tout l'éditorial. Parce qu'on sort beaucoup, beaucoup de contenu.

Marine (Chance)

Et tu me disais que tu es en train de recruter. Tu recrutes sur quel poste ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Je recrute sur justement un poste de com, actuellement, et un poste de sales.

Marine (Chance)

D'accord. Si je mets dans le chat, certains souhaitent postuler chez Solène, vous avez l'info. Le but des live en coulisse, c'est aussi de pouvoir enlever les fantasmes positifs ou négatifs qu'on peut avoir sur des métiers et des parcours. Toi, aujourd'hui, c'est quoi les choses que tu adores le plus, où tu es vraiment dans ton flow et tu es trop heureuse de le faire ? Et c'est quoi, au contraire, les tâches où il faut le faire, mais c'est un peu moins ce que tu aimes au quotidien ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Le quotidien, par exemple, quand on travaille avec des grands groupes et qu'il y a des procédures de bande-commande, de plateforme qui ne marchent jamais au moment où tu veux te connecter, etc. Ça, franchement, ce n'est pas le kiff. Je suis désolée de dire ça, mais de temps en temps, je le délègue à quelqu'un de mon équipe parce que je me Peut-être qu'elle, ça va marcher, au moment où elle va se connecter. Je pense que tout l'aspect compta, ce n'est pas dans mon ADN premier, par exemple, typiquement. Par contre, moi, ce que j'ai réussi à faire avec mon comptable, qui m'a aidé d'ailleurs sur ce sujet, c'est d'essayer de le voir un peu comme un jeu. C'est-à-dire que moi, le fichier Excel, je n'aime pas à la base, mais je me suis dit: OK, je vais te dompter petit fichier Excel. On va le voir un peu comme un jeu pour voir où on atterrit. Quand tu fais des projections, etc, et que tu commences à automatiser un tes sujets, tu y vois un peu plus en intérêt que de rentrer à la main au début toutes tes factures et de dire: OK, ça fait combien ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

On va juste faire une somme. Ça, c'est moins le truc que j'aime. Après, comme je suis quelqu'un de relativement curieuse, même les sujets juridiques, je les trouve assez cool, même si quelquefois, c'est un peu des nos au cerveau. Mais je me dis: Allez, hop, je prends deux heures et je me mets vraiment dans le sujet pour comprendre et choisir. Donc, je dirais ça. Et je crois que ce que je kiffe le plus dans mon métier, c'est la rencontre. Que ce soit la rencontre avec nos clients qui viennent nous livrer une partie d'eux. Parce que s'ils ont décidé à un moment donné de monter cette boite ou de faire ce produit, etc, c'est parce qu'ils pensent répondre à quelque chose qui va changer à minima la vie des gens, peut-être le monde. Mais en tout cas, ça, je trouve ça très chouette. Et puis tous les entrepreneurs qu'on rencontre qui ont tous des histoires singulières et qui ont tous quelque chose dans lequel on peut aller s'inspirer. Chouette. Et ça, je trouve que c'est chouette. Et puis surtout, tu vois que de temps en temps, tu partages les mêmes galères toutes proportions gardées. Et donc ça te rassure aussi.

Marine (Chance)

J'adore. Oui, j'imagine que tu auras rencontré tellement d'entrepreneurs et d'histoires passionnantes. Je trouve ça hyper... Ça se voit, tu as les yeux qui brillent quand on parle. On a une question de Mathilde: Quel conseil donnerais-tu à ceux qui cherchent à se réorienter vers les médias sans avoir de précédente expérience dans ce secteur ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Moi, je dirais un truc, c'est que ni Thomas ni moi, on est journaliste de formation. On a tous les deux fait une école de commerce et quelquefois, on me dit: Tu es journaliste ? Non, je ne suis pas journaliste. Je pense que traiter un sujet, à partir du moment où c'est un sujet qui nous tient à cœur, qui nous passionne, je pense qu'on peut justement aller chercher des infos qu'un journaliste n'irait peut-être pas chercher parce que lui, dans dans sa méthode. Ça, c'est le premier point. Ensuite, aller se réorienter vers les médias. Heureusement, il y a des gens aussi, là, en tant que salarié, je pense qu'on peut tomber sur des rencontres des gens qui, à un moment, se disent: Je n'ai pas envie d'aller chercher des personnes du serail parce que j'ai envie de quelque chose de neuf et d'innovant. Je pense que si on vient avec une proposition de valeur de pourquoi tu as envie d'aller bosser dans les médias et qu'est-ce que tu peux apporter, que de ce que tes précédentes expériences peuvent t'apporter, alors le match, il peut se faire. Moi, je me souviens, entre eux, mais toutes ces choses-là. J'avais été chassée pour un job dans le milieu de l'art.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Et typiquement, ça avait été un flash là avec la DG, mais ça avait bloqué au-dessus parce qu'il voulait quelqu'un du C'est vrai. Et elle ne comprenait pas parce qu'elle me dit: Mais putain, tu peux nous apporter d'autres choses. Ça, ce n'était pas fait. Ce n'est pas grave. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut tenter les rencontres et oser les rencontres.

Marine (Chance)

Oui. Tu as hyper raison. Et en t'écoutant, en plus, ça me fait penser à plein de médias hyper récents qui se lancent sur Instagram sur des verticales ou des thématiques très précises. Et parce que la personne incarne son sujet et qu'elle le porte, c'est des médias qui se lancent et qui gagnent une audience forte en très peu de temps. Par rapport à toi, quand tu t'es lancée avec les réseaux sociaux, c'est vrai que je pense qu'on a en plus cet effet-là un peu démultiplicateur.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Oui, parce que moi, quand j'ai lancé la première Web TV, il n'y avait pas Instagram. Il y avait Facebook, mais il n'y avait pas Instagram et YouTube. J'ai l'habitude de dire, il y avait beaucoup de vidéos, mais qui n'étaient pas du tout des vidéos à but d'apprendre quelque chose. Il y avait beaucoup de vidéos de chat.

Marine (Chance)

Quand tu dis Web TV, c'est le term son.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Oui, ça un peu... Je ne suis pas si vieille que ça.

Marine (Chance)

N'hésitez pas, si jamais vous avez des dernières questions avant qu'on clôture le live. Une autre question que j'avais pour toi, parce que c'est évidemment quelque chose de fondamental quand on parle une voix professionnelle, en termes de rémunération, sans évidemment nous dire ton salaire exact, mais comment tu as réussi à en vivre ? Comment tu gères ce sujet de l'argent ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Comment je gère ce sujet ? Dès le début, comme je le disais tout à l'heure, dans ce qu'on faisait de missions de conseil, etc, tu as fait une prestade, donc tu as un salaire. Enfin, un salaire, non, tu factures cette mission Moi, au départ, quand je crois, je me suis lancée, j'avais encore le chômage, ce qui m'a permis d'avoir un peu de trésor. Et au départ, je ne me suis pas payée en me disant: Je garde la trésor pour de la boite parce que... Pour faire de l'investissement, etc. En fait, se pose le moment où tu te dis: Il faut que je me paie et que tout travail mérite salaire. Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on... On a un montage un peu compliqué parce qu'on a une holding aussi avec feuille blanche. Mais en tout cas, on se paie ce qu'on trouve raisonnable de se payer par rapport à notre expérience et par rapport à ce qu'on fait. Parce qu'en fait, il y a beaucoup d'entrepreneurs qui sont entrepreneurs, mais qui ne se paient rien ou qui se paient vraiment des clopinettes. Nous, on s'est dit: Non, on a l'expérience qu'on a aujourd'hui, combien on serait payé si on était salarié ailleurs ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Ok, on a peut-être d'autres avantages, donc on voit comment on fait. Mais c'est de se dire: On ne travaille pas pour rien. Et ça, je pense que c'est hyper important, même quand on est à son compte, de se dire: OK, moi, mon but à la fin Non, il n'y a pas que ça, mais il y a ça aussi, de se dire: Il faut se payer.

Marine (Chance)

Ok, merci beaucoup. Et une autre question que j'avais pour toi, c'est: Est-ce que là, tu as d'autres... Parce qu'on a vu que tu as un parcours un peu multientrepreneuriat Est-ce que tu as d'autres projets de boîtes qui poussent un peu à l'intérieur ou dans les quartons ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Oui, des projets de boîtes, des projets de nouveaux médias, etc. Oui, surtout projets de nouveaux médias. Oui, il y en a beaucoup C'est fou, mais un des conseils aussi, c'est ne pas se défocuser. C'est-à-dire qu'à un moment, on est souvent sollicité pour investir dans des boîtes ou être board member pour conseiller sur des lancements, sur de la com, etc. Là, avec Thomas, on s'est dit: OK, on reste focus sur feuille blanche parce qu'on a des objectifs très clairs et très précis. Il y a un moment, on ne peut pas se démultiplier. Ça, c'est toujours la réalité. Je pense que ça, c'est aussi hyper important. La réalité du tableau Excel, justement, d'où tu en es dans ton pipe, dans tes chiffres, dans tes objectifs et le côté, vraiment, de la hype où on vient te demander 50 000 conseils. En fait, c'est comment on refait. La phrase que j'adore, c'est que les likes ne font pas des euros. Donc toujours être un peu sur... Revenir toujours les pieds sur terre du business. Donc des idées, on en a plein, mais on stay focus parce que c'est important C'est important.

Marine (Chance)

Je vais la prendre à la dernière question.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Tu veux la lire ? Je vais la lire ou je te laisse la lire, Marine.

Marine (Chance)

Mag, qui nous dit: C'est une activité très prenante. Comment gérer un équilibre professionnel/vie personnelle Avec les enfants, notamment, est-ce que c'est un métier où parfois, tu peux faire du distanciel ?

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Ce que vous ne savez pas en plus, c'est que je suis associée avec mon mari, donc ça fait le double. Donc, qui vit pro, vit perso. Nous, les enfants, c'est ce qui nous aide justement à couper, parce que quand on est avec nos enfants, on est vraiment avec nos enfants et on n'est pas en train de jouer au ballon et parler de nos clients en même temps. On fait cette frontière-là, ce qui ne nous empêche pas de rouvrir le Mac une fois qu'elles sont couchées. Ça demande de l'organisation, ça demande de la rigueur. Je pense que c'est un métier qui est possible à distance dans le côté d'écriture de sujets, de penser des messages, mais moi, je crois fondamentalement au présentiel et à ce qui se passe entre les gens en vrai. Typiquement, tous nos kick-off, par exemple, on les fait toujours en présentiel, sauf exception, ce qui est déjà arrivé si les clients sont ailleurs. Je trouve qu'il se passe quelque chose qui est important. La rencontre, il ne se passe pas la même chose lors d'une visio que lorsque tu accueilles quelqu'un dans tes bureaux, que tu le ramènes, tout ce small talk, etc, qui peut décoincer des choses à certains moments, tu l'as moins en distanciel.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Mais, je mets encore un mais, moi, je connais pas mal de filles — je dis des filles parce que c'est souvent des filles — qui me sollicitent et qui sont à leur compte en free sur de la création de contenu et qui le font à distance. Ça se passe Ça se passe très bien. Après, tout dépend de: est-ce que vous êtes, vous, en contact avec le client en direct ou pas ? Ça dépend un peu du dessin de votre mission.

Marine (Chance)

Merci beaucoup Solène pour ta réponse.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

De rien.

Marine (Chance)

Je vais couper ma caméra, pardon.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Je dis juste un truc. Les enfants, je pense que quelqu'un qui a un job salarié à responsabilité, c'est aussi compliqué. Les enfants, c'est toujours compliqué, mais c'est aussi hyper merveilleux. Donc, on apprend à jongler.

Marine (Chance)

Non, mais tu as raison, c'est hyper important de le préciser parce que ça me fait penser à ma petite sœur et entrepreneur. Elle me dit souvent: Heureusement que je suis à mon compte et que du coup, je suis ma boss et gère mon temps. Parce que sinon, je ne sais pas comment je ferais quand la crèche est fermée, quand la cantine est en grève. Donc, effectivement, dans les deux cas... Dans les deux cas, voilà.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Je pense qu'il faut choisir le parcours qui nous correspond parce que c'est non seulement celle-là où on sera le plus épanoui, en tout cas.

Marine (Chance)

Merci beaucoup Solène pour ton partage. Merci. J'ai trouvé ça hyper inspirant et je pense que ça va donner envie à plein de personnes de se lancer. En tout cas, ça montre que c'est possible et c'était super inspirant. Donc merci beaucoup. Ce que Solène a fait là, c'est de l'entraide, c'est-à-dire qu'elle a donné 30 minutes de son temps pour aider les personnes comme vous qui se questionnent. Je vous ai remis dans le chat le lien vers la communauté d'entraide Chance 3 minutes pour les autres, que vous pouvez rejoindre si vous le souhaitez pour aider et être aidé dans votre vie pro. L'idée, justement, c'est de continuer à faire ce qu'on vient de faire dans ce live-là dans la communauté. Je vois, Solène, que tu as plein de merci.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

Oui, merci à vous. Vous êtes connectés. J'essaie d'être clair en 30 minutes, c'est hyper court. Mais merci en tout cas à vous pour vos questions et j'essaie d'y répondre comme j'ai pu.

Marine (Chance)

Un petit coup pour tout, Solène. À bientôt.

Solène Etienne (Fondatrice d'une agence media)

À bientôt, bye bye.

Marine (Chance)

Au revoir.

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