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Interviewer (Chance)
Bonjour tout le monde. Bienvenue à tous dans ce live organisé par Chance dans le cadre de la semaine des live en coulisses. L'objectif est qu'on puisse vous présenter un maximum de métiers sur lesquels vous vous renseignez. Je ne dis pas toute seule, comme vous le voyez, puisque je suis accompagnée de Barbara. Bonjour tout le monde, bienvenue. Tous ceux qui nous rejoignent là, actuellement. Barbara a la gentillesse de donner les 30 minutes de son temps pour vous renseigner sur son métier, en l'occurrence fondatrice d'une association dans la santé environnementale et parentale. Avant que je passe la parole à Barbara pour qu'elle se présente dans les grandes lignes pour introduire un peu tous nos échanges, je voulais juste vous dire que vos questions sont plus que la bienvenue. On attend dans le chat de savoir ce que vous voulez savoir sur le métier de Barbara, afin que je puisse lui transmettre vos questions. J'aurais plein de bonjour qui sont en train d'arriver. Donc vraiment, tout au de ces 30 minutes qu'on a ensemble, écrivez-nous dès que vous avez une question, une précision que vous souhaitez que Barbara apporte, quoi que ce soit. C'est vraiment fait pour ça, puisque cela avait fait pour vous.
Interviewer (Chance)
Et sans plus attendre, Barbara, est-ce que tu veux nous dire comment tu es arrivée à ce poste de fondatrice ? Si on peut parler de poste, parce que tu t'es créée ton poste.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Oui, c'est ça. Je me suis créée son poste. Je m'appelle Barbara Dupreil. Je suis infirmière puéricultrice de profession, infirmière spécialisée dans la santé et le développement de l'enfant de 0 à 18 ans et le soutien à la parentalité. Et donc, au cours de mon parcours professionnel et puis aussi, finalement, des événements de la vie personnelle, puisque lorsque, finalement, on fonde une association où on milite pour des causes, on a forcément vécu aussi des choses. Et donc, j'ai fondé l'association Père et mère d'avenir, qui est une association spécialisée dans la promotion en santé environnementale préventive, intégrative et holistique de l'enfant et de sa famille, de la période même préconceptionnelle, avant finalement de pouvoir être enceinte, jusqu'à ce que l'enfant ait 18 ans. On est spécialisé aussi dans le soutien à la parentalité et à la périnatalité du fait qu'on s'occupe de la période préconceptionnelle jusqu'à ce que le bébé naisse. Et puis, dans la formation aussi des professionnels, soit de santé d'identité, médico-sociaux, enfin, tous les professionnels qui tournent autour, finalement, de cette prise en charge de la famille. Donc, on est vraiment sur l'aspect préventif et ça s'est fait vraiment en des cours d'expérience professionnelle Lors de mes prises en charge, finalement, à l'hôpital ou en consultation, à travers de l'exercice de la PMI, protection maternelle et infantile, aussi en crèche, je constatais que les bébés, dès leur naissance, étaient sujets à des pathologies qu'on appelle non transmissibles, c'est-à-dire des érythritames fessiers, les fesses toutes rouges à quelques heures de vie.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Ce n'est quand même pas normal. Le bébé qui, de plus en plus, j'ai 10 ans d'expérience, mais au fur et à mesure des années qui sont de plus en plus sujets aux reflux gastrosophagiens, aux difficultés à digérer et avec des parents, finalement, qui étaient soit sans réponse, soit avec toujours des réponses thérapeutiques, sans vraiment plus de soutien, avec de plus en plus de parents dans l'hérence, finalement, dans ce parcours de soins et de prise en charge. Ça m'a un peu mise beaucoup en colère. Je me suis posée la question: Pourquoi à ce jour, finalement, tous les bébés à peine nés sont déjà malades ? Sans compter, évidemment, les antécédents médico-chirurgicaux des parents. Donc, j'ai été chercher différentes données, différentes études. J'ai rencontré à ce moment-là la santé environnementale. Et puis, j'ai compris qu'il y avait des liens entre notre environnement, ce qu'on mange, ce qu'on voit, ce qu'on respire et puis notre santé. Ça va aussi sur l'aspect de la santé mentale, évidemment, puisque ça contribue, si on est en bonne santé, à ce que ce soit bien aussi et inversement. Et puis, j'ai voulu y palier d'abord dans le cadre de mon exercice, parce qu'à l'heure actuelle, j'exerce en libéral.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Ça a été un parcours du combattant aussi. C'est pour ça que je suis membre du collectif Je suis infirmière puéricultrice. Mais si vous voulez porter la voix des familles et des enfants en France, il faut fonder une association parce que de ça. Vous êtes considérés en dehors de cet exercice, alors que vous défendez des causes, finalement, des aspects d'intérêt public, en matière de santé publique. Mais lorsque vous êtes libéral ou si vous montez une entreprise, vous êtes considéré comme privé. Et là, les grandes institutions ne vous écoutent pas forcément. Donc, c'est pour ça que j'ai fondé l'association pour vraiment porter au effort la voix des des familles des enfants, de leur santé, qu'on puisse prévenir finalement certaines maladies non transmissibles et allier d'autres professionnels avec moi, parce qu'il faut évidemment plusieurs compétences.
Interviewer (Chance)
Ce que tu nous dis, c'est que si tu avais fondé une entreprise, entre guillemets, classique, par défaut, à but lucréatif, tu n'aurais pas été reçu de la même manière ni écouté de la même manière. Et là, le fait que tu aies une organisation à but non lucréatif, tu es plus écouté des institutions ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est ça, puisque cette façon de prendre en charge les familles, je l'ai déjà élaborée et monter au travers de mon exercice libéral. Au début, j'ai essayé de l'instaurer et de le mettre en place dans les institutions dans lesquelles je travaillais, à l'hôpital, en crèche. En crèche, j'ai pu le faire puisque j'étais responsable globalement de la structure. Mais lorsque c'était dans d'autres structures, dans des groupes, c'était quasi impossible. C'était impossible, ce n'était pas recevable. Ici, c'est comme ça. Et puis, il y a d'autres personnes qui peuvent penser à notre place. On va dire que l'intelligence collective, elle n'est pas vraiment mise en avant. C'est malheureux parce que c'est ce qui fait avancer les choses. Et donc, je suis sortie des systèmes pour le créer sous mon statut d'indépendante au début, puis de libérale, puisque je vous ai dit que c'était difficile. J'ai eu quelques personnes, quelques institutions qui m'ont suivie, mais c'était un risque, finalement, un risque pour tout le monde. Et j'ai dû monter l'association, effectivement, pour que ça puisse être entendu des grandes autres institutions, et qu'on puisse agir avec eux, surtout. Et puis, finalement, aujourd'hui, on agit dans une maternité, donc comme quoi c'est possible.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Mais voilà, il a fallu me le passer par l'association.
Interviewer (Chance)
Je comprends. Merci Barbara pour ce panorama, déjà, qui nous pose le décor de ton métier. On a une première question de Marie. C'est une question que je me posais aussi. Merci Marie de l'avoir posée dans le chat. Et d'ailleurs, on attend toutes vos questions dans le chat. C'est fait pour vous. Marie qui demande: qui finance l'association ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Le modèle économique aujourd'hui de l'association repose surtout sur des réponses aux appels à projets. Vous savez, tous les ans, surtout l'ARS, l'Agence régionale de santé émet des appels à projets. Aujourd'hui, on demande à ce que vous puissiez répondre et nous proposer des actions concrètes sur, par exemple, les 1 000 premiers jours de l'enfant, soit directement auprès du des familles, soit pour les professionnels. Et donc ça, dans chaque région, chaque ARS fait des appels à projets différents. Il y a les CAF aussi qui font des appels à projets notamment par le biais des réseaux d'écoute, d'accompagnement et d'appui à la parentalité. Pareil, chaque année, avec des enveloppes budgétaires. Et en fonction, vous devez y répondre, donc monter votre projet avec l'étude de besoins, la l'action type que vous voulez mener, combien ça coûterait, combien de personnes vous mobilisez. Et de là, vous y répondez. Et ensuite, ils accordent ou pas, ils font passer ou pas votre projet. Et de là, ils vous accordent effectivement une enveloppe budgétaire pour un temps donné. L'association est née en juin 2022, donc pour le moment, on fonctionne comme ça. Ou alors, ce sont les institutions qui financent directement des ateliers spécifiques de l'association qui les intéressent ou des actions de formation.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Pour le moment, on est comme ça. Après, l'idée, c'est effectivement de pouvoir lever des fonds pour que ce soit pérenne, si vous voulez, et qu'on puisse, puisque l'association rayonne dans toute la France et même au-delà, puisqu'on l'a appelé Au-delà de nos frontières françaises, pour qu'on puisse vraiment en faire bénéficier sans toujours avoir à monter des projets, finalement, d'ateliers qui sont déjà en place et étudier. Ça prend du temps.
Interviewer (Chance)
Vous êtes combien dans l'association ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Bonne question. Il faut que je refasse le compte parce que j'en ai qui ont intégré il n'y a pas longtemps. Pour le moment, on est une quinzaine de personnes. Et puis là, j'en ai sur liste d'attente parce que pour intégrer l'association, si on veut être en gros collaborateur, c'est-à-dire soit prestataire ou bénévole de l'association, il faut avoir un minimum de notion de santé environnementale, ce qui est normal et logique, pour pouvoir, justement, soit mener une action de sensibilisation ou de formation ou mener un atelier. Je prends préférentiellement déjà les professionnels de santé. Et puis, là, je suis en train d'enrichir l'équipe avec d'autres professionnels qui ont d'autres spécialités, mais qui se sont formés à un minimum aussi en santé environnement. Et il y en est dans plusieurs départements aussi.
Interviewer (Chance)
Ok. Merci beaucoup Barbara. On a une question de Stéphanie. Stéphanie, elle te demande: Est-ce que le fait d'avoir créé une association, qu'est-ce que ça a changé dans ta pratique quotidienne ? Parce que tu étais déjà libérale.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Ça a permis de pouvoir finalement transférer cette vision de la prise en charge auprès d'autres professionnels. Parce que beaucoup de professionnels de santé m'avaient déjà interpellé ou sollicité en disant: Moi, j'aime ce que tu fais, mais je ne sais pas comment le faire. Et donc, le fait de le mettre en association, moi, ça m'a permis de pouvoir... Parce que je ne peux pas tout faire. Et puis, je ne suis pas compétente sur tous les domaines non plus. Il faut savoir où sont ses limites aussi. Et j'avais besoin aussi, par exemple, de médecins. J'ai besoin de sage-femmes, de psychomotriciennes, vraiment d'autres métiers. Et donc, ça m'a permis, en tout cas, de déléguer une partie de ce que je fais et que ça puisse rayonner sur d'autres territoires, que ce ne soit pas finalement que sur mon territoire à moi. Et ça permet aussi d'ouvrir des consciences. Parce qu'aujourd'hui, en médecine française, elle est très bien. On a besoin de notre médecine conventionnelle, attention. Mais elle est très organocentrée et thérapeutique. Si vous voulez, on apprend, parce que je suis aussi avec des médecins, effectivement, vous avez une pathologie, un traitement, un symptôme, une pathologie, un traitement.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est comme ça, en médecine conventionnelle. Pour être en bonne santé, ou en tout cas prendre en charge sur le domaine de la santé environnement et intégrative, il faut pouvoir prendre en compte toutes les dimensions. Et la thérapeutique n'est pas le seul outil nécessaire à ce que le patient soit en bonne santé. On a besoin d'autres dimensions, d'autres outils. Je peux penser à la sophrologie qui est très démocratisée. On a d'autres outils. Par exemple, pour les bébés, on disait les problèmes de reflux. Il faut connaître le portage, comment on porte un bébé à bras avec d'autres outils. Vous voyez, ce sont toutes des techniques qu'on a besoin d'ajouter à notre prise en charge en médecine conventionnelle. Et ça permet effectivement, finalement, à d'autres personnes, d'autres professionnels de santé, d'ouvrir un petit peu leur panel et puis qui puissent avoir cette vision vraiment holistique de la personne, qui puisse passer, mais que sur une dimension. Forcément, si ça touche, par exemple, on était sur la difficulté à digérer, il est évident que si le bébé a des difficultés à digérer, il va avoir des douleurs Il va pleurer plus souvent, il va moins manger. Et puis, le parent va être impacté aussi parce qu'il va épuiser.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Il faut connaître toutes ces dimensions-là, en se sentir conscient et de se dire: Sur cette dimension-là, je peux y répondre parce que j'ai des compétences, mais je ne sais pas ou... En tout cas, j'ai détecté, par exemple, potentiellement une maman ou un papa en burn out parental vers qui je renvoie comment je fais pour qu'elle soit bien pris en charge et dans les plus brefs délais. Il y a le reste.
Interviewer (Chance)
Top. On a Marie qui nous a posé une nouvelle question et qui me reste Qui sont les administrateurs de l'asso, tu m'imagines ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Au début, l'association, je l'ai montée, en tout cas dans le bureau, avec mon papa, parce que j'ai voulu frapper vite et fort. Donc, j'ai monté l'association avec, et pour la faire connaître avec son premier événement qui a été un colloque, où j'ai mis clairement mon argent personnel. Parce que j'ai dit tout à l'heure, c'est difficile de se faire entendre sur cette vision intégrative de la santé. Maintenant, ça va un peu mieux, mais il y a un an et demi, ce n'était pas vraiment ça. Donc, je me suis dit: Il faut... J'en ai marre que beaucoup de personnes de professionnels, finalement, n'aient pas accès à ce que moi, j'ai accès parce que j'ai beaucoup travaillé et je me suis payé les formations pour faire ça. Donc, j'ai voulu monter un colloque en mélangeant les professionnels et les parents sur ce domaine de la santé environnementale et des neurosciences chez bébé et l'enfant, parce qu'il y avait une méconnaissance, finalement, de ce qui était vraiment le bébé ou l'enfant. Donc, j'ai monté ce colloque-là au début, effectivement, qu'avec mon papa dans l'association, en disant: On met notre argent, on le fait et on voit s'il y a des sponsors ou en tout cas des personnes qui nous soutiennent.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Et si ça marche, tant mieux. Et si ça ne marche pas, c'est tout, on réavisera. Et puis, ça a fonctionné. La ville a suivi d'autres personnes, d'autres partenaires ont suivi. Et puis, il y avait plus de 300 personnes, aussi bien en distanciel qu'en présentiel, avec des professionnels et des parents, finalement, qui qui était déjà dans cette vision intégrative de la santé, mais qui n'osaient pas faire les démarches. Et grâce à ce colloque, ça a permis de dire que c'est possible. Et donc là, elle grandit. C'est ce que je vous disais, elle grandit au fur et à mesure, donc il est prévu d'intégrer d'autres administrateurs.
Interviewer (Chance)
D'accord. C'est bien, c'est des bons problèmes, ça.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est ça. Très bien.
Interviewer (Chance)
On a une question de Laetitia. Alicia. En fait, elle a dit: On va se convertir dans le domaine de la santé environnementale, mais elle dit: Sans expérience ni formation dans le médical ni social, juste avec mes connaissances personnelles cumulées depuis des années, cela vous semble-t-il envisageable ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Alors, j'ai des partenaires qui sont vraiment, on me disait tout à l'heure, l'ARS, la CAF, les maternités. Ils tiennent à ce que les professionnels qui interviennent soient un minima diplômé, pour qu'on puisse justement adapter le discours, parce que sinon, la communauté médicale ne suivrait pas, clairement. Pour celles qui débutent en santé-environnement, qui ont déjà cette démarche-là à leur domicile dans leur vie quotidienne, c'était déjà formidable. Souvent, ce qu'on fait, c'est qu'on les convie à des ateliers que l'association fait en tant que participants, comme une famille. Pas professionnelle, puisque ça va être compliqué pour la structure qui finance de demander à d'autres personnes de venir, mais en tout cas pour l'atelier avec les familles. Et puis, en fonction, justement, nous, on va prendre du temps, ou moi, je vais prendre du temps pour dire à cette personne qui est vraiment intéressée et qui est vraiment dans cette démarche, quelle formation elle peut faire, qui puissent justement l'aider à se professionnaliser et être accepter des partenaires. J'ai besoin... Après, ça dépend quel type d'atelier. Il y en a, par exemple, qui ne sont pas du tout professionnels de santé. Je pense à ceux qui sont dans le domaine des couches lavables, mais par contre qui ont fait une formation en santé-environnement ou alors en hygiène, parce que forcément, il y a besoin de la formation en hygiène, qui se sont rapprochés de la communauté noté, justement, scientifique par rapport à ça et finalement, qui ont intégré l'association.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Mais elles ont une légitimité au regard des partenaires. Vous voyez, ça, je ne peux pas faire sans. Ce n'est pas possible.
Interviewer (Chance)
Oui, c'est clair. C'est vrai qu'il faut apporter ça à Pierre et à l'édifice, donc il faut avoir une pierre à apporter. Donc, il faut commencer quelque part.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Oui. Et puis, à l'heure d'aujourd'hui, on a, justement, je peux déjà renseigner, mais on a des MOOC. Ce sont souvent des... Justement, on disait tout à l'heure, ARS, etc, qui financent avec souvent la PHP ou d'autres grands hôpitaux qui financent gratuitement, en tout cas qui vous mettent à disposition gratuitement des formations sur la santé environnement. Vous avez pédagogie numérique en santé qui le fait, le Fun MOOC. Tout ça, c'est accessible. Parfois, il faut être professionnel de santé pour y accéder, mais en ce moment, il y en a une sur Pédagogie numérique en santé qui est accessible à tous.
Interviewer (Chance)
Oui, c'est intéressant, ça.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est intéressant, c'est gratuit. Et étant donné que c'est l'APHP qui anime cette formation, c'est une formation forcément professionnelle. Oui, bien sûr. Puisqu'elle n'est pas faite par n'importe qui. On ne va pas s'improviser non plus.
Interviewer (Chance)
Bien sûr. Et Ça rejoint un peu la question d'Audrey qui a été posée par tu plus tôt. Quelles sont les formations en santé environnement ? Il y a des MOOC, mais Audrey pose cette question en disant: Je suis pro de santé. Elle précise.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
D'accord. Ok. Après, quand on est pro de santé, on peut se tourner vers les diplômes universitaires, diplômes universitaires ou diplômes interuniversitaires en santé et environnement. Vous avez différentes universités qui le font. C'est souvent les facs de médecine qui le font, qui le dispensent. Donc là, il n'y a aucun souci pour y assister en tant que professionnel de santé. Après, en tant que professionnel de santé, vous avez le programme Fé, qui s'écrit comme une Fé, Fé, E, E, S, qui est financé aussi par Santé publique France et les ARS. Là, c'est dans toute la France. Elle est gratuite pour les professionnels de santé, ce qui est bien, puisque c'est financé. Il suffit de se rapprocher du réseau périnatal de son département, de s'y inscrire et de demander à participer à la formation Fait. Ce qui est bien, il faut le connaître, c'est l'APPA, qui anime cette formation-là.
Interviewer (Chance)
Ok. C'est bien, ça va. Pour le nombre des personnes ici qui sont déjà dans le domaine. Et Océane, qui demande une précision: les durées minimales de ces formations, vous considérez légitime par la RS et les autres financeurs ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Ça dépend vraiment. Un DU, généralement, c'est une année scolaire, en tout cas, 9 à 10, 11 mois. En général, c'est neuf mois. Après les MOOC, en général, ça se fait en quelques jours. La formation fait... En fait, vous avez en tout... C'est deux jours de théorie et une journée en pratique, sauf que Vous devez travailler derrière. Toutes les formations en santé environnement, ce n'est pas la seule présence durant ces deux jours qui vont vraiment...
Interviewer (Chance)
Pour conditionner l'exercice d'une activité professionnelle en parallèle.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est ça. La santé en général, c'est quand même assez complexe, c'est dense. Ça vous permet d'avoir le socle et finalement cette justification auprès des partenaires. Par contre, c'est sûr qu'il faut le travailler Il faut le travailler un peu, un peu beaucoup. Mais lorsqu'on est passionné ou qu'on aime toute cette dimension-là, nous, au sein de l'association, il y a quand même une valide documentaire, en tout cas scientifique, et on se transmet les données. Sans difficulté, on se met à jour ou alors on n'a pas très bien compris ça. On va chercher qui dans l'association peut être la ressource. Il n'y a aucun problème. C'est un domaine en mouvement constamment.
Interviewer (Chance)
C'est les débuts, en fait.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est ça.
Interviewer (Chance)
Il y a de l'avenir. Je dirais qu'il y a de l'avenir. Oui, oui. Carr��ment. Ok, trop bien. Alors moi, je vois que l'heure tourne. Il me reste en gros cinq minutes, donc je vais devoir faire des choix dans les questions. Je suis désolée. Je prends la question de Margarie. Marette qui te remercie pour ton partage très intéressant et qui demande: Est-ce que tu as la possibilité de te dégager un salaire et qu'oui de l'équilibre pro-perso ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Alors moi, je ne peux pas me dégager de salaire parce que je suis présidente. Donc, présidente, c'est bénévole. Par contre, je paye mes collaborateurs. J'ai fait une grille rémunératrice qui est aussi plus élevée que d'autres associations ou d'autres choses, parce que j'estime qu'à partir du moment où, déjà, on est professionnel, on est multiformé, il y en a un peu marre dans le domaine de la santé d'être payé au ras des pâquerettes, comme on dit chez nous. Donc, je veille à ce que les collaborateurs soient rémunérés correctement pour les actions qu'ils font. Donc oui, de toute façon, puisque je reçois des financements, c'est pour payer mes collaborateurs. Et de toute façon, dans une association, il y a forcément un temps de bénévolat qui va être, par exemple, aller rechercher des partenaires ou juste élaborer un document. Par exemple, on élabore un questionnaire ensemble. Ça, ça va être bénévolat. Mais sinon, pour les actions menées, les collaborateurs sont rémunérés.
Interviewer (Chance)
Je ne connais peut-être pas assez le principe de fonctionnement d'une association. Toi, en tant que président, tu ne te rémunères Rémunères pas, mais comment tu vis ? Moi, je vis.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
C'est moi.
Interviewer (Chance)
Si vous me dites.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Mes journées font plus de 35 heures. Enfin, mes semaines, pardon. Oui, moi, je donne mon temps pour les autres. Et après, je me rémunère avec mon activité libérale.
Interviewer (Chance)
Ok. Donc, le dos, c'est important qu'on le sache aussi.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Le dos, c'est le travail, oui.
Interviewer (Chance)
Tu fais deux jobs, pas autant que tu le faisais avant, mais tu le fais en parallèle. Ok.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Oui.
Interviewer (Chance)
Ok, c'est plus clair. Ça marche. Top, top. Je regarde les questions. Mel demande: Quel est votre parcours ? Mel, Barbara a expliqué son parcours au début, donc ce que je vous inviterais à faire, c'est à regarder le replay. Audrey demande: Est-ce qu'il est possible de collaborer pour l'association en étant d'un autre département ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Oui, parce qu'il y a des antennes.
Interviewer (Chance)
On peut se retrouver sur LinkedIn, Barbara ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Oui, exactement. Tu as mon nom et mon prénom. On va te retrouver sur LinkedIn.
Interviewer (Chance)
Voilà. Donc D-U-P-L.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Comme le prénom Dupe Louis.
Interviewer (Chance)
Ok, très clair. Je vais trouver tout de suite. Ça y est, je t'ai trouvée. Je vais mettre le lien de ton LinkedIn, tu es OK. Je le partage ? Oui, Super. Si tu recherches des collaborateurs qui en aient ici. Là, je vous ai mis le LinkedIn de Barbara dans le chat. Je vais le faire au plus vite. Il y a une question qui revient une deuxième fois et je crois que tu es un petit peu motivé, quid de la vie pro perso ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Lorsqu'on est président de l'association, oui, c'est à nous de placer les limites. Je suis pas un service de soins, donc il n'y a aucune urgence vitale. Au début, effectivement, je prenais beaucoup de temps et je mangeais sur mon temps perso aussi que je n'avais pas forcément. Et puis là, je me suis dit: Il va peut-être falloir reprioriser certaines choses et de toute façon, ça tourne. En gros, les ateliers sont montés, les études de besoins sont faites. Il n'y a plus qu'à dupliquer des modèles. Et puis, pour certains investisseurs, si c'est tout de suite maintenant, bien sûr, on va répondre assez rapidement. Mais sinon, je ne sais pas, c'est un service de soins, donc il n'y a pas d'urgence. Donc si on ne peut pas le faire maintenant, ce n'est pas grave, ça se fera après. Et une fois qu'on place le curseur comme ça, on arrive finalement à remettre... C'est récent pour moi, mais sans cours. Je vais arriver à retrouver l'équilibre en se disant: Je ne suis pas dans l'hôpital, donc je n'ai pas à fournir des réponses dans l'immédiat.
Interviewer (Chance)
C'est vrai qu'on se dit souvent dans le milieu du travail: On ne sauve pas les vies. Mais toi, ça te parle d'autant plus parce que tu as été des deux côtés. Oui, oui.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
J'ai travaillé aux urgences péliatriques aussi, donc on a l'habitude de classer en divers degrés d'urgences. Et non, ça ne l'est pas. Sauf si, évidemment, je vois une maman qui est excessivement en détresse, là, je vais lui fournir des coordonnées pour qu'elle puisse s'orienter vers le service qui pourra la prendre en charge à ce moment-là, parce que moi, je ne peux pas, par exemple. C'est de connaître vraiment tout le réseau, qu'il soit national ou territorial.
Interviewer (Chance)
Merci Barbara. Je terminerai sur une dernière question de Mel, qui est une très belle conclusion, je trouve. Quel est ton mot d'encouragement pour aller à bout de notre projet ?
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Je dirais la persévérance. Il faut toujours croire vraiment en soi et ce pourquoi ça nous anime. Vraiment, à la base, je l'ai créé parce que j'ai constaté beaucoup de choses. J'ai trouvé que ce n'était pas normal, je n'avais pas de réponse. On m'a fermé la porte plusieurs fois au nez. On m'a dit plusieurs fois que je n'allais de toute façon pas réussir. Et puis finalement, je me suis dit: Non, ce n'est pas comme ça que ça doit se passer non plus. On ne peut pas laisser toujours des familles en détresse, des enfants mal pris en charge. Et en fait, j'ai poussé les portes un peu, les murs et finalement, Je me suis rendu compte qu'il y avait d'autres personnes aussi qui avaient les mêmes ambitions pour les familles, pour les enfants. Et finalement, on est arrivé à cette intelligence collective, à cette force d'être plusieurs. Et c'est vraiment la persévérance qui a fini par payer et puis garder le but vraiment devant vous. Ok, on peut écouter ce qu'on peut nous dire, mais garder vraiment ce qui vous anime au fond de vous. Et si vous voulez le faire, c'est parce qu'il y a une bonne raison de le faire.
Interviewer (Chance)
Super. Merci pour tes mots d'encouragement pour ceux qui ont des projets comme ça à monter. Merci de nous avoir présenté ton panorama, ton parcours, les galères que tu as eues, les décaisons que tu as prises. C'est C'est toujours enrichissant de savoir par quoi les autres sont passés et ça peut en motiver aussi certains. Il pleut des mercis dans le chat. Je ne sais pas si tu les vois.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Non, je ne vois pas.
Interviewer (Chance)
En tout cas, tout le monde est ravi. Un grand merci vraiment de la part de tout le monde.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Merci à vous aussi pour avoir été là.
Interviewer (Chance)
Merci à tout le monde d'avoir été là. On a d'autres live métiers, des live en coulisses, tout au long de la semaine. Si celui-ci vous a plu, tant mieux. Il y a peut-être d'autres métiers qui vous questionnent. Donc, sentez-vous libre de vous inscrire à d'autres live et vous allez aussi recevoir le replay de ces live d'aujourd'hui pour ceux qui ont raté le début, qui sont arrivés au milieu ou qui veulent juste se poser pour réécouter les explications de Barbara. Merci tout le monde. Bonne après-midi. Encore merci Barbara. Et puis, à bientôt dans un live. Au revoir.
Barbara Duplouis (Fondatrice d'une association)
Merci, au revoir.
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