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Cécile Botton, Gestionnaire de projet événementiel

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Transcription complète

Camille (Chance)

Bonjour.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Bonjour.

Camille (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup de nous rejoindre pour ce live. On a la chance d'accueillir Cécile aujourd'hui.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Bonjour.

Camille (Chance)

Cécile, qui est gestionnaire de projets événementiels et qui va pouvoir répondre à toutes nos questions et nous présenter également son parcours. Ce live est organisé dans le cadre de la Semaine des métiers en coulisses. Il est organisé par Chance, qui est une communauté d'entraide. Ces live, ces métiers, on a 50 métiers qui sont présentés toute la semaine, sont destinés pour vous pour répondre à vos questions, vos interrogations que vous pouvez avoir. Merci beaucoup Cécile de prendre ce temps pour nous pour répondre à toutes les questions de nos participants et participantes. La première question que j'aurais pour toi, c'est: est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours, justement ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Oui, bien sûr, avec plaisir. Merci déjà aussi de m'avoir invité à cet événement. Bonjour à tous et à toutes. Moi, c'est Cécile. Ça fait à peu près une dizaine d'années, un peu plus de 10 ans que je travaille chez Ubisoft. Pour mon parcours, si je repars vraiment au parcours scolaire. À la base, j'ai fait un bac qui s'appelait STG, qui est devenu STMG. Et après, j'ai perdu le fil des acronymes de l'Éducation nationale. Donc je m'excuse, ça a dû changer. Mais c'est ça. Et puis, par la suite, j'ai fait une classe préparatoire économique et commerciale avant de rentrer dans une école de commerce pendant quatre ans. Et puis, c'est suite à cette école de commerce, à mes années en école de commerce, que je suis rentrée chez Ubisoft et que j'ai commencé mon mon parcours là-bas. Ça fait une dizaine d'années. J'ai donc passé cinq ans en tant que gestionnaire de projets événementiels au siège à Paris. Et depuis cinq ans et demi, je travaille depuis le studio de Montréal. J'ai eu plusieurs vies au studio, mais aujourd'hui, on est plutôt là pour parler de mon expérience en tant que gestionnaire de projet événementiel, donc je vais rester là-dessus.

Camille (Chance)

Merci beaucoup, Cécile, pour cette présentation. N'hésitez pas à poser toutes vos questions à Cécile que vous souhaitez dans le chat. Est-ce que tu pourrais nous présenter ce métier de gestionnaire de projet événementiel et un peu la journée type ? Oui.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

La journée type, ça va être un petit peu difficile. Je vais plutôt parler de période type dans le fait d'être gestionnaire de projet événementiel. Il va y avoir la période pré-événement, C'est l'avant événement dans laquelle on est bien sûr dans la préparation de la planification. On va planifier les tâches, le budget, les besoins en termes d'équipements de salle, de tout ce qui va être le plan de communication. Donc, beaucoup de planification, de fichiers Excel ou autres formats qui vous convient. Mais c'est beaucoup de planification. Il y a toute la partie aussi, notamment chez Ubisoft, dans l'équipe dans laquelle je travaillais, qui était tout ce qui était la définition du contenu de l'événement. On organisait des événements de partage de savoir au sein de l'entreprise. Pour expliquer brièvement, c'était des conférences en interne qui regroupaient des personnes soit qui ont le même métier, soit qui travaillent sur des problématiques similaires, mais qui ne se connaissent pas forcément. Ubisoft, c'est 20 000 employés partout dans le monde. C'est des dizaines et des dizaines de jeux différents, donc tout le monde ne se connaît pas. Et l'objectif, c'était de rassembler ces personnes-là dans une salle et de faire en sorte que toutes ces personnes-là partagent leur savoir, leurs bonnes pratiques, les pièges dans lesquels elles sont tombées, etc.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Il y avait aussi cette partie de définition du contenu en avant de l'événement qui était vraiment importante aussi. Ça va être quoi les thématiques ? Quelles sont les personnes expertes sur quelle partie de cette thématique-là ? Comment est-ce que je construis mon agenda pour que ça fasse du sens, que ça roule bien pendant l'événement, etc. Et puis, c'est toute la partie planification, design de l'événement, quel genre d'expérience je veux donner aux personnes qui vont participer. Et puis, beaucoup de communication avec tout le monde, donc conférencier, conférencière, au niveau aussi juste des personnes, des fournisseurs qui vont nous aider à ce que l'événement ait lieu, des participantes, participantes, etc. Et puis, au milieu de tout ça, il beaucoup d'adaptation parce qu'il y a beaucoup de choses qui se passent dans la vie. On planifie, on communique, on replanifie, on recommunique, on re-replanifie et on re-recommunique derrière. C'est beaucoup ça, c'est très changeant. Journée type, avant l'événement, je dirais des parties très planification, très de travail, de concentration, puis beaucoup de communication aussi.

Camille (Chance)

Ok.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Pendant l'événement, maintenant, ça, c'est la deuxième période type de gestionnaire de projet événementiel, c'est beaucoup de services clients. Je vais appeler ça comme ça parce que c'est beaucoup de communication auprès des personnes qui sont présentes dans l'événement, donc beaucoup avec les participants, participantes, les conférenciers, les conférencières. Aussi, beaucoup de communication avec toutes les personnes qui sont impliquées pour faire en sorte que l'événement se passe bien, qu'on n'ait pas de souci technique, par exemple, ou choses comme ça. Et beaucoup de résolutions de problèmes juste sur le coup, avec beaucoup de créativité. Et des fois, rien ne vaut un bon gommeau de scotch et une paille pour pouvoir réussir à réparer des choses. C'est beaucoup de choses comme ça sur le coup. C'est très vivant. Et puis le post-événement, c'est un moment un peu plus de On prend aussi un peu le temps de souffler et de se remettre de ce qu'on a vécu. Et puis, ce moment donné où, tranquillement, on fait le bilan de l'événement. On ferme les budgets, on lance tout ce qui est sondage, on fait la récolte et l'analyse des résultats, on présente les rapports, etc. C'est un petit moment un peu plus de rétrospective, quelles sont les idées pour le prochain, etc.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Et puis après, on se relance dans ce rythme-là. Des fois, c'est même en parallèle. On avait ça dans l'équipe, on avait les événements en en parallèle. On en commençait un avant de terminer l'autre. Ça faisait un petit cycle comme ça qui se répétait.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup pour toute cette explication. On a plein de questions qui sont arrivées. La première, c'était Finalement, ce poste-là, il était dans quelle équipe et il était rattaché à quel poste au-dessus, finalement ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

À Ubisoft, il y a plusieurs équipes événementielles, parce qu'on va avoir l'équipe qui, par exemple, va travailler sur les événements de communication de l'industrie. Pour les personnes qui connaissent un petit peu le monde du jeu vidéo, l'E3, par exemple, c'est un énorme événement de communication de marketing de l'industrie. On avait une équipe particulière qui travaillait là-dessus. On va avoir aussi toutes les équipes de communication qui vont travailler sur les événements de lancement à l'externe aussi. Mon équipe à moi, on était rattachés au Grand Département RH central, puisqu'en fait, ce qu'on faisait, c'était du développement de compétences, donc pas sous le format de formation comme on a peut-être plus tendance à penser, mais sur le format de partage de savoir de bonnes pratiques. Cette équipe-là a toujours fait partie de l'équipe RH, de l'équipe en charge de tout ce qui était la gestion de savoir, en fait, à de large au sein de la compagnie.

Camille (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup pour la réponse très complète. En plus, il me semble que tu avais illustré par un événement, parce qu'il y a la question qui est arrivée, si tu pouvais illustrer qui est un événement concret, c'était mettre dans la même pièce tous les concepteurs de jeux, c'est ça ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Ça pouvait être ça. Si vous voulez regarder, il y a un événement en particulier que l'entreprise continue à organiser, que moi, j'ai organisé, mais qui continue à organiser, qui s'appelle l'UDC, l'Ubisoft Developers Conference, qui a lieu à chaque année. Vous allez voir, on a pas mal de communication sur cet événement-là à l'externe aussi, mais l'événement en tant que tel, c'était toujours... La philosophie de nos événements, c'était toujours de regrouper des personnes pour qu'elles présentent ce sur quoi elles travaillaient. Moi, dans l'expérience que j'ai eue, j'ai fait beaucoup d'événements pour les populations qui travaillent dans tous les sujets un peu technologiques, donc beaucoup avec des programmeurs, des programmeuses, des architectes techniques, des chefs de projets informatiques, etc. L'événement type, on avait un peu deux formats. On avait l'UDC qui était vraiment une grosse conférence, quatre jours au complet, tout le monde sur place à Montréal. C'était 400, 500 personnes qui venaient de l'externes du Studio de Montréal, toujours d'Ubisoft, mais d'autres studios à Montréal pour participer, plus tous les gens de Montréal. C'était énorme comme événement. C'était plusieurs salles qui roulaient en parallèle avec des conférences dans chacune des salles sur des thématiques différentes, donc 3D d'un côté, online de l'autre, etc.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Ça, c'était le premier format. Puis le deuxième format, c'était un format en groupe beaucoup plus restreint. C'était un trois jours à Paris où on regroupait des experts et des expertes sur un sujet en particulier pour les faire travailler ensemble sur ce sujet-là, puis faire avancer la compagnie sur ces sujets-là. J'espère que je réponds bien à la question.

Camille (Chance)

Oui, très bien. Quelle est la place du réseau pour réussir dans ce métier ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Dans le métier de l'événementiel au global, je dirais qu'au début, moi, je n'avais aucun réseau dans le métier de l'événementiel. Quand j'ai commencé, je n'avais vraiment aucun réseau. Ma toute première expérience, j'ai eu la chance à un moment, dans ma recherche de stage, quand j'étais en école, d'être recrutée par JL Events, qui est une des entreprises leaders mondiales de l'événementiel. Je ne connaissais personne dans le réseau. Dans un premier temps, pour rentrer dans l'industrie, il n'y a pas forcément besoin d'avoir de réseau. Après, c'est sûr que le réseau, vous allez le développer au fur et à mesure. C'est important de le développer parce que Vous allez faire appel à des fournisseurs, vous allez faire appel à des fournisseurs, vous allez faire appel, même ne serait-ce qu'au niveau des conférenciers, conférencières, par exemple. Si vous voulez avoir chez G11, par exemple, quand on a organisé les énormes forums, etc, on a envie d'avoir un peu les l'équipe pôle de ces sujets-là, etc. Tout ça, en effet, ça rentre avec le réseau, puis ça se fait petit à petit, vraiment. À la base, pas forcément besoin de réseau. Et puis après, le construire, puis l'entretenir tout au long de votre carrière au sein de l'événementiel.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Ça va se faire naturellement. Vous allez voir que naturellement, vous allez avoir des contacts Si ça se passe bien, les contacts, vous allez pouvoir les recontacter. C'est très naturel, c'est très vivant, c'est très humain, l'événementiel.

Camille (Chance)

Super. On a une question de Léa qui est: quelles sont pour toi les contraintes, les principales contraintes à garder en tête si on choisit cette voie ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

L'événementiel, c'est un métier très humain à plusieurs niveaux. Bien sûr, il y a toute la relation avec les êtres os humains avec lesquels vous allez travailler. Donc, être capable aussi quand même de gérer tout ça, de gérer l'émotivité des personnes et tout dans différents contextes. Vous pouvez avoir un conférencier ou une conférenciesse qui est victime qui vit un gros stress juste avant de monter sur scène, être capable de gérer ça, de parler avec la personne, de faire en sorte qu'au final, elle ait quand même une superbe expérience, qu'elle monte sur scène déjà, puis qu'elle ait une très belle expérience au sein de ça. Vous allez avoir la gestion avec les les participants, les participantes, avec parfois des demandes un petit peu étranges, bien mises en événementiel. Dans les éléments à garder en tête, il y a tout ce relationnel-là qui est vraiment un élément Comment dire, principale, qui est vraiment très importante. Je parlais la conférencier, conférencière aux participants, participantes, mais c'est aussi le cas avec tout ce qui va être les personnes qui vont être vos fournisseurs, vos fournisseurs, vos partenaires dans l'organisation de cet événement-là et aussi au sein de l'équipe. C'est un métier très humain, donc il y a besoin d'avoir ces liens-là, de travailler en équipe et tout ça.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Au niveau des autres contraintes aussi, je pense que c'est important de parler du fait qu'il faut être prêt et prête à avoir un rythme de vie qui s'adapte aussi en fonction de dans quelle période de l'événement vous êtes. Notamment, c'est très probable que le Les moments juste avant l'événement, puis l'événement, ce soit des moments vraiment de gros travail. Il faut mettre beaucoup d'heures parce que vous êtes dans la finalisation. C'est le moment donné où bizarrement, bien sûr, plus rien ne fonctionne parce que c'est comme ça que ça C'est comme ça que ça se passe toujours. Ces moments-là, avant l'événement, suivant la grosseur de l'événement, si ça peut être la semaine avant qui va être grosse plus la semaine de l'événement, si jamais c'est plus gros que ça, des fois, ça peut être deux, trois semaines avant qui sont vraiment des moments très rechants. Chez GL Events, c'est même trois mois avant. Les trois mois avant étaient vraiment très prenants parce que c'était des événements à 30, 40 000 personnes. Là aussi, c'est beaucoup, beaucoup de travail. Il y a cet élément-là quand même à prendre en considération et qui vous permet de faire attention aussi dans quel type de secteur de l'événementiel vous voulez être.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Est-ce que c'est du gros événement à la GL Events où là, si ça, c'est beaucoup de mois de travail, etc. ? Est-ce que c'est des plus petits événements comme moi, je pouvais faire au sein d'Ubisoft, où là, la période de rush était quand même plus limitée parce que moins de participants, événement plus petit. C'est ça aussi qu'il faut prendre en compte dans ce domaine-là. Voilà au niveau des points à prendre en compte. Donc vraiment l'aspect humain qui va vraiment être primordial dans ce métier-là à tous les niveaux. Et du coup, le côté être prêt et prête à parfois faire des horaires chargés.

Camille (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup Cécile pour cette réponse hyper transparente. Tu as un peu piqué ma curiosité. Quelle est la demande la plus étrange que tu as pu avoir pendant un événement ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

La demande à laquelle j'étais la moins prête, je pense que j'ai plutôt parlé de ça. C'était un conférencier qui, je ne sais plus, peut-être une dizaine de jours avant l'événement, on avait toute une planification, etc. On demandait les besoins techniques des conférenciers, conférencières. Bien en avant pour s'assurer qu'on avait tout le matériel, etc. Je vais raconter deux histoires. Il y en a une, la première, où on a fait: Ça ne va pas être possible. La personne demandait à ce qu'on mette des appareils qui fassent des effets sons et lumières, si vous voulez, derrière lui, pendant sa conférence. Il nous a prévenu une semaine avant. Sauf que ce n'est vraiment pas du matériel qui est facile à trouver. Du coup, on a été là un peu: Oui, d'accord. On va s'arranger autrement. C'est ça, on l'avait avec les spots. On avait joué avec les spots, on avait joué avec plein de choses pour réussir à faire quelque chose. Donc, j'avais eu ça. Puis, autre demande aussi que ça m'a fait penser, mais là, on avait pu le faire. C'était pour une conférence en interne à Ubisoft et on a un speaker qui venait nous parler du jeu Rock Smith.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Donc, pour les personnes qui ne sont peut-être pas familières avec ce jeu-là, c'est un jeu où vous pouvez jouer à la guitare. Donc, c'est comme Guitarrero, si vous voulez. C'est similaire à Guitare Hero. C'était un très grand spécialiste expert au niveau audio. C'est tout simplement qu'il arrivait avec sa guitare électrique. Il fallait faire les branchements pour que la guitare électrique, il fasse ses démos en live pendant la conférence. Ça m'a fait penser à ça aussi. Après, il y avait toutes sortes de petites demandes parce qu'on gérait des fois les hôtels aussi pour les participants, participantes. Donc là, est-ce que c'est un hôtel où je peux venir avec mes trois chiens ? Peut-être. On va aller regarder ça. On a eu d'autres demandes un peu dans ce genre-là aussi. C'est très, très drôle de se gérer avec... Pas de d'avoir à faire avec les personnes. C'est vraiment drôle.

Camille (Chance)

Merci beaucoup, en tout cas, de partager ces petites anecdotes. Il y a d'autres questions de Marie qui sont arrivées. Finalement, quelle est la part d'autonomie dans ce métier ? Et est-ce qu'il est possible d'avancer sans dépendre constamment d'autres interlocuteurs ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Au niveau autonomie, ça va dépendre dans le sens que, par exemple, chez GL Events, dans l'équipe dans lequel je disais, ce n'est pas nous qui trouvions les clients ou les clientes pour lesquelles on allait organiser l'événement. Là, la part d'autonomie, par exemple, dans le choix du contenu, dans le choix du des conférenciers, des conférencières, etc, bien sûr que c'est un peu plus limité. Cependant, dans le rôle d'agence, il y a beaucoup de travail de conseil, parce qu'on reste quand même les experts et les expertes au niveau de comment est-ce qu'on organise un événement, comment est-ce qu'on fait en sorte que ça fonctionne, etc. Il y a quand même toute cette partie-là de consultation un petit peu si vous voulez, tout en étant quand même les fournisseurs qui est quand même très là. Chez Ubisoft, par exemple, au début de ma carrière, non, mais à la fin de mon passage dans l'équipe, j'étais rendu vraiment gestionnaire de l'équipe aussi au global. Donc, j'avais aussi plus de liberté, on va dire, ou de travail à faire sur: Au final, ça va être quoi nos événements de l'année ? Comment est-ce qu'on va organiser ça ? Etc. Donc, beaucoup plus d'autonomie autonomie aussi là-dessus.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Dans le concret, maintenant, dans le quotidien, le plus souvent, il y a quand même énormément d'autonomie sur la façon de fonctionner. Comment est-ce qu'on va organiser les choses ? Comment est-ce qu'on communique ? Etc. Il y a beaucoup de... C'était nous qui décidions de la charte graphique, c'était nous qui décidions avec quels hôtels... Donc, faire une graphie, par exemple, côté Ubisoft ou côté JL Events, c'était nous qui décidions avec quels hôtels on allait travailler, etc. C'est nous décidions des fournisseurs pour tout ce qui était les grosses impressions. On se parle de gros salons, etc. Dans les salons, il y a souvent des grandes bannières, des choses comme ça à imprimer, ne serait-ce que pour la signalétique au sein de la salle. Là, c'était tous nous qui décidions, par exemple. Après, toute cette partie-là, ça se fait beaucoup en autonomie. Maintenant, organiser un événement, c'est un travail d'équipe. Donc, on est quand même souvent dépendants et dépendants de ce qui est possible de réaliser. Arrivé vers notre imprimeur chez GL Events à 24 heures pour leur dire qu'au final, on veut tout réimprimer en jaune fluo, l'imprimeur, il allait nous dire que ce n'était pas possible parce qu'en 24 heures, il ne peut pas réimprimer toute la signalétique d'une énorme salle comme on peut avoir, par exemple, place de Versailles à Paris.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Ça ne fonctionne pas, en fait. Il y a quand même toujours ce lien-là. C'est ça, c'est par exemple l'anecdote que je donnais. Là, par exemple, l'anecdote que je donnais. Je ne peux pas faire arriver d'un seul coup en interne comme ça, trouver du matériel pour faire un spectacle de son et lumière à la Jean-Michel Jarre. Ça ne marche pas. C'est peut-être vieux comme référence Jean-Michel Jarre, par exemple. Je m'excuse. C'est peut-être moyen. Mais je ne peux pas faire de la pyrotechnique comme ça dans une salle en interne. Je ne peux Il y a toujours cette dépendance à ce que c'est un travail d'équipe avant tout.

Camille (Chance)

Merci beaucoup pour ces réponses. Est-ce que ce métier est proportionnellement plus développé en salariat ou est-ce qu'il y a aussi beaucoup de free-nance, finalement ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Je pense que c'est beaucoup en salariat, mais dans différents dans différents formats. Moi, je les catégorise un peu en... J'ai trois catégories un peu. C'est certainement restrictif, mais c'est comme ça que je les vois. J'en ai vécu deux sur les trois, selon moi. Donc, il y a vraiment faire partie d'une équipe événementielle en interne d'une compagnie. Comme là, j'ai pu l'être chez Ubisoft, par exemple. J'étais vraiment en interne de la compagnie, que ce soit pour faire des événements à l'externe ou en interne, peu importe, mais j'ai fait partie d'une compagnie qui fait un autre type d'activité. Il y a la partie agence. Quand j'étais chez GL Events, on se parle d'une agence. Là, c'est un autre format, une autre façon de faire. C'est ça, c'est différent. Et puis, le troisième aussi qu'on peut trouver, ça va être beaucoup, notamment pour tout ce qui est culturel dans les organismes communautaires ou des associations. Ça, c'est un troisième aussi format. Je dis que je ne l'ai pas vécu, mais ce n'est pas vrai, parce que j'ai quand même été bénévole dans des associations, puis j'ai pu faire beaucoup d'événements quand même dans ce cadre-là aussi, mais en tant que bénévole.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Ce qui peut être une bonne porte d'entrée, cela étant dit, si vous vous demandez si c'est un métier qui pourrait être intéressant pour vous, n'hésitez pas à regarder dans les les organismes culturels autour de vous si des fois, ils ont besoin d'aide, ne serait-ce que dans un premier temps, pour participer en tant que personne à l'accueil ou qui va tenir des stands ou choses comme ça lors d'un événement, les salons du livre, les salons de l'emploi les salons du jeu vidéo aussi, par exemple. Ça peut être une bonne façon de se sensibiliser aussi à ce que c'est que l'événementiel. Moi, ce que j'ai connu, c'est plutôt ces trois formats-là. Je Il doit exister du freelance aussi, cela étant dit, notamment peut-être dans tout ce qui va être plutôt le... Je réfléchis en parlant et je me dis que dans tout ce qui est événementiel de particulier, par exemple, tout ce qui va être peut-être le wedding planning, tout ce qui va être ces événements-là, il y a peut-être plus de freelance dans ces domaines-là d'événements de particuliers, de personnels.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. Je vais essayer d'accélérer un peu. Il nous reste cinq minutes, il y en a encore quelques questions, notamment une question de Marie qui est intéressante sur le secteur. Est-ce que du fait du développement de travail à distance, est-ce que du coup, le secteur a évolué, c'est-à-dire est-ce qu'il y a moins d'événements, moins de budget ou alors plus d'événements, mais en visio ? Comment tu as vu les choses évoluer ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Oui, alors ce qu'on a vu évoluer, en fait, c'est vraiment la propulsion du nombre d'événements en format hybride. De plus en plus, on voit des conférences qui ont lieu à la fois en présentiel et à la fois en hybride, en visio, je veux dire. Il peut y avoir différents formats de visio. Des fois, c'est toujours en live. Des fois, ça va être, on va pouvoir acheter des passes, par exemple, pour avoir accès au contenu après. Avec Avec bien sûr, la Covid a eu un gros impact là-dessus. Il y a aujourd'hui aussi d'autres choses qui font que. Je pense aussi que les préoccupations environnementales font partie du secteur. Comment est-ce qu'on peut faire en sorte que le secteur de l'événementiel ait moins d'impact ? Parce que qui dit présentiel dit voyage, souvent voyage en avion, quand on se parle de gros événements, Ce qui dit beaucoup d'impact environnementaux aussi pour tout ce qui va être le printing, pour tout ce qui va être tout ça. Il y a aussi beaucoup, je pense, cet élément-là qui rend de plus en plus en considération sur comment est-ce qu'on organise les événements.

Camille (Chance)

Bien C'est intéressant.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Est-ce que vous êtes de la question ?

Camille (Chance)

Oui.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Je suis partie, on peut croire.

Camille (Chance)

Je m'excuse. Non, mais c'est vrai qu'il y a aussi l'impact écologique, environnement qui doit être de plus en plus pris en compte. On avait une question aussi de: est-ce qu'il est obligé de faire une école de commerce pour exercer ce métier ?

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Non, non. Moi, mon parcours personnel m'a emmené à faire une école de commerce. Ce n'est pas obligatoire. Il me semble me rappeler qu'à l'époque — ça date un peu, on ne va pas se mentir. Il y avait des formations. Parce que l'événementiel, le plus souvent, ce que vous allez avoir besoin, c'est d'être un peu un ou une couteau suisse, dans le sens que vous allez devoir être capable de faire de la relation fournisseur, de la relation client, de la logistique, de la communication. Des fois, vous allez être l'ingé son aussi de l'événement, etc. En fait, je pense que ce qui est important, c'est d'avoir une formation qui vous permet de développer tout un set de compétences qui fait vraiment de vous quelqu'un de complète au niveau des compétences que vous avez. Donc, ce n'est absolument pas nécessaire de faire une école de commerce. Il y a d'autres formations qui existent et qui peuvent très bien convenir à ce métier-là.

Camille (Chance)

Super, oui. Donc, c'est vraiment ce rôle de couteau suisse.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Tout à fait.

Camille (Chance)

Est-ce qu'il y avait une question de Chloé Mais en fait, finalement, toi, tu es plus en B2B. C'est-à-dire que ça a toujours été au sein d'une entreprise pour des salariés ou pour d'autres entreprises, mais pas réellement en B2C. Et il y avait une autre question de Marie. Ça serait peut-être quand tu as évoqué les trois grands environnements entre entreprise, agence et association. Est-ce que tu pourrais nous donner les différences de façons de faire entre ces trois grands environnements ? Oui.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Au niveau associatif, organisme communautaire, c'est souvent... Il y a peu de moyens. C'est très malheureux. Dans tout ce qui est un intérêt ou un impact social, à tous les niveaux, c'est malheureusement un secteur qui manque souvent de ressources aussi bien humaines, surtout argent, matériel. Je dirais que là, c'est beaucoup de... Il faut être très créatif. Il faut être prêt à donner beaucoup de son temps aussi pour pouvoir faire de quoi. Mais en même temps, c'est très rivouardant parce que c'est souvent des événements avec un super bel impact. Donc, je dirais que dans le milieu associatif ou d'organisme communautaire, c'est beaucoup de MacGyverisme, si je peux inventer un terme. Dans le milieu de l'agence, c'est très, très rapide. Le rythme est très, très fort et du coup, c'est vraiment: OK, comment je peux aller au plus vite, au plus loin ? C'est très prenant. Gl Events, c'est là où je J'ai rencontré, pour moi, les personnes qui m'ont... J'étais déjà très convaincue que je voulais faire ça, mais qui m'ont peut-être juste fini le petit 0,1% qui me manquait pour me dire que c'était fait pour moi, ce métier-là. Parce que c'est là où j'ai rencontré des On est extrêmement passionnées.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

On faisait des gros horaires, mais on se serrait les coudes, on allait s'entraider entre les différentes équipes d'événementiel, etc. On se serre les coudes, on avance ensemble, on travaille ensemble. C'est beaucoup de rigueur En fait. Donc au final, mon expérience chez GVN Events m'a aussi beaucoup aidé chez Ubisoft où en interne, dans une entreprise, c'est des fois un petit peu plus... C'est plus cool que quand on est en agence. On se donne plus la chance de faire des petites erreurs, on va dire. Nous, en interne, par exemple, des fois, on envoyait des communications à 10, 15 000 personnes. On avait beau la relire 50 fois, il y avait toujours une faute de frappe quelque part dans le courriel. Chez Ubisoft, c'était moins grave que quand je travaillais chez GL Events où là, il fallait vraiment être très, très, très rigoureux, etc. C'était important, ça avait de la réputation de nos clients aussi. Donc c'est ça. C'était une ambiance un peu différente.

Camille (Chance)

Super. Merci beaucoup, Cécile, d'avoir pris le temps de répondre à toutes les questions. Malheureusement, le temps passe trop vite. Ça fait déjà un peu plus d'une demi-heure. Mais en tout cas, merci à toutes et à toutes d'avoir participé, d'avoir posé vos questions. Et puis, n'hésitez pas à consulter l'agenda des live parce qu'il y a une cinquantaine de métiers qui sont présentés. Je vous souhaite une bonne fin de journée.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Je voulais juste te dire si jamais il y a des questions auxquelles je n'ai pas pu répondre, etc, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message sur LinkedIn ou via l'équipe Jean, donc via toi Juliette, ou via quelqu'un d'autre de l'équipe, ça meécile d'avoir pris le temps.

Camille (Chance)

Je vous souhaite une excellente soirée à toutes et à tous. Ou une bonne journée à toi Cécile.

Cécile Botton (Gestionnaire de projet événementiel)

Excellente soirée à vous tous.

Camille (Chance)

Merci. Au revoir.

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