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Camille (Chance)
Bonjour à tous. Rendez-vous pour cette troisième édition des live métiers. Nous accueillons aujourd'hui Karine, qui est infirmière puéricultrice. Avant de commencer, on va attendre quelques secondes que tout le monde puisse arriver. Mais l'idée dans ce live, c'est vraiment, Karine, que vous nous parliez de votre parcours, bien évidemment, mais aussi que vous répondiez aux différentes questions que Chance va vous poser, mais également que les participants auront la joie de vous durant ce live. Donc n'hésitez pas à participer directement dans le chat. On se laisse encore une petite minute et on se lance. Peut-être avant de commencer, Karine, est-ce que vous pouvez nous parler déjà de votre parcours ? Comment êtes-vous arrivée là aujourd'hui ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Bonsoir à tous et à toutes. Je suis arrivée là un petit peu par hasard. Déjà, le Le métier d'infirmière puéricultrice, c'est le métier de l'infirmière avec une spécialisation de puéricultrice. Au départ, j'ai commencé par faire des études de droit et puis, finalement, ne sachant pas trop ce que j'allais en faire. J'ai fait connaissance, lorsque j'étais étudiante, de personnes qui étaient infirmières et je me suis dit: Pourquoi pas ? C'est arrivé de un petit peu imprévu. Donc, j'ai passé le concours et donc j'ai fait la formation d'infirmière et j'ai fait la spécialisation de puéricultrice il y a seulement sept ans. Parce qu'en fait, en travaillant en tant qu'infirmière, j'ai rencontré de nombreux patients. J'ai travaillé notamment en hématologie en cancérologie. Et ce qui m'a intéressé, c'est l'aspect prévention, parce que je me suis dit que si on pouvait éviter que les pathologies arrivent, c'était beaucoup mieux que les guérir. C'est ce qui m'a amené à faire la formation de puéricultrice pour pouvoir faire de la prévention, notamment auprès des familles et des enfants.
Camille (Chance)
D'accord. Quand vous dites prévention, qu'est-ce que vous entendez par là dans le cadre de ce métier ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Dans la prévention, dans la définition, il y a la prévention primaire, secondaire, tertiaire. La prévention primaire, ça va être toutes les informations qu'on peut donner pour essayer de favoriser la bonne santé santé et éviter de s'exposer à des risques. Et ensuite, la prévention secondaire et tertiaire, ça va être plus le dépistage, éviter vraiment que les maladies surviennent. Là, moi, dans le cadre de mon exercice professionnel, c'est davantage la prévention primaire.
Camille (Chance)
D'accord. Ok. Aujourd'hui, vous travaillez en hôpital, en clinique, en indépendant ? Comment ça se passe ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Je travaille en PMI pour le Conseil départemental du Velt de Marne. En fait, c'est une de prérogatives des départements de s'occuper de la protection maternelle et infantile. Et dans la protection maternelle et infantile, il y a les centres de PMI que pas mal de gens connaissent. Et puis, il y a aussi les bureaux qui sont... Dans le Val de Marne, on appelle ça: Espace départemental des solidarités, mais selon les régions, ça a des noms différents. Et donc moi, je travaille à l'EDS et je fais des visites à domicile. En fait, on a trois missions. On a une mission dans laquelle on participe aux évaluations en protection de l'enfance. Donc, on travaille en partenariat avec les éducateurs spécialisés de l'aide sociale à l'enfance et les assistantes sociales. On a une deuxième mission qui tourne autour des agréments des assistantes maternelles. Donc, on se déplace aussi à domicile pour le suivi d'agréments pour les renouvellements, toutes les demandes qui peuvent survenir dans ce cadre. Et puis, le dernier point, c'est la prévention primaire, donc auprès des femmes qui viennent des familles qui viennent d'accueillir un enfant à leur domicile. Donc, en général, on vient à la maison après le passage de la sage-femme.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Et donc, on réalise des consultations de puéricultrice pour s'assurer que l'enfant se développe bien. Donc, on fait en même temps du dépistage et on donne aussi quelques conseils au fur et à mesure aux parents.
Camille (Chance)
Ok, merci beaucoup. Super intéressant. Est-ce que vous pourriez, Carine... Je pense que c'est un peu difficile de partager une journée type parce qu'il n'y a pas de journée type, finalement, mais comment se déroule à peu près une journée dans le cadre de votre métier ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Alors, là, dans mon poste, le fait d'avoir trois missions fait qu'en fait, c'est vrai qu'il n'y a pas trop de routine parce que Les trois missions s'entrecroisent. Donc, dans une même journée, on peut avoir des réunions, des visites à domicile, des entretiens avec des familles dans les bureaux. On bouge quand même pas mal. On a beaucoup de contacts avec les familles et puis les assistantes maternelles, donc c'est un métier quand même de relationnel. Pas mal. Une journée type, je pourrais dire, par exemple, deux visites à domicile chez des familles qui viennent d'accueillir leur enfant, dont la maman vient de récoucher en général. Avec ensuite la saisie sur ordinateur de ce qu'on a fait dans la matinée. Et puis l'après-midi, ça peut être des entretiens avec une autre famille dans le cadre de la protection de l'enfance ou une visite chez une assistante maternelle.
Camille (Chance)
Ok, merci beaucoup. Quels sont les éléments que vous... C'est une question basique, mais qui est quand même très importante, je trouve, que vous préférez dans votre métier aujourd'hui et ceux que finalement, vous aimez le moins ou qui sont les plus difficiles ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Ce que je préfère, forcément, c'est le contact avec les personnes et le fait de pouvoir dénouer une difficulté. C'est souvent dans le cadre des visites de prévention primaire. C'est-à-dire, par exemple, un enfant qui est allaité et l'enfant ne prend pas correctement du poids, par exemple. C'est essayer de dérouler, savoir comment ça se passe et pouvoir aider et accompagner la maman dans son allaitement. Après, quand tout se passe bien, que l'enfant prend du poids, que la mère est satisfaite, c'est assez gratifiant. On va dire que c'est la partie que je préfère. Après, ce que j'aime bien aussi, mais là, c'est plus annexe, mais lorsqu'on fait des projets de groupe, le fait de pouvoir échanger avec des collègues sur des thématiques, ça, c'est aussi très enrichissant.
Camille (Chance)
D'accord. Merci beaucoup. On a deux questions liées. Merci beaucoup Lina et Numa qui demandent: Quel a été votre formation et est-ce que les études ont été difficiles pour devenir médecin ? Est-ce que ce sont les mêmes que pour devenir... Pardon, c'est la fin de la journée. Pour devenir infirmier, est-ce que ce sont les mêmes que pour devenir médecin ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Non, ce n'est pas les mêmes. Moi, à mon époque, il y avait un concours pour rentrer à l'école de formation aux soins infirmiers, pour devenir infirmière. Maintenant, ça a changé parce que c'est par Coursup et il y a un tronc commun qui permet ensuite plus ou moins de rebondir. Et à l'issue de ces trois ans, on obtient le diplôme d'État d'infirmière. Et pour faire infirmière puéricultrice, il faut repasser en autre concours et suivre pour l'instant un an de formation. En fait, ça fait plusieurs années que les infirmières puéricultrices demandent à ce que la formation dure deux ans parce que déjà, le programme, en réalité, est très, très vaste. Et du coup, en un an, on n'a pas le temps de voir suffisamment tout ce qui est attrait à l'accompagnement de l'enfant et de sa famille. Rien que là, en PMI, on voit bien que ça concerne trois domaines différents: la protection de l'enfance, l'accueil chez les assistantes maternelles et puis l'accompagnement. Ça demande des connaissances assez importantes et du coup, en un an, c'est assez condensé. Le but, ça serait que ça passe en deux ans et normalement, par rapport à l'harmonisation européenne des diplômes, on devrait obtenir l'équivalence Master 2.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Mais c'est en pourparlers depuis des années et Malheureusement, ça n'avance pas très vite.
Camille (Chance)
D'accord. Merci beaucoup. Lucile vous demande qu'elle y ait la chose ou le patient qui vous a le plus marqué dans votre parcours professionnel.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
C'est difficile. Quand j'ai débuté ma carrière, j'ai travaillé en hématologie, pour le coup, adulte, mais parfois avec des patients jeunes. Je pense que c'est l'expérience qui m'a le plus marquée parce que déjà, je débutais et puis que ce sont des pathologies lourdes, forcément, la relation avec le patient est différente. C'est des patients qu'on suit quand même assez longtemps. J'ai notamment Oui, plusieurs patients qui me restent en mémoire, même si maintenant, ça fait plusieurs années. Je me rappelle d'un jeune patient qui jouait du violon. Il était hospitalisé en chambre stérile. Il y a des rideaux en plastique et il faut s'habiller tout le temps stérile pour rentrer dans la chambre. Une fois, en soir, parce que je travaillais de nuit, il avait joué du violon. C'est des petites choses. Rien que d'en parler, c'est des choses qui marquent.
Camille (Chance)
Merci beaucoup. Ce qui est en lien avec la question de Lena, au tout début de votre carrière, mais pas que, finalement, comment est-ce que vous vivez des situations qui sont quand même complexes, qui sont difficiles ? Comment est-ce que, finalement, vous gérez la pression ? Comment est-ce que vous vivez le fait d'avoir une grosse responsabilité dans ce cadre Ça, c'est quoi ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
C'est vrai que ce n'est pas facile. Peut-être encore plus à l'hôpital, je dirais. C'est quand même une pression importante parce qu'à l'hôpital, on est beaucoup dans l'action. On n'a pas vraiment le temps de réfléchir à ce qu'on fait. Et donc, Quand on prend un peu de recul, on se dit: Oui, les choses vont tellement vite, donc on a toujours peur de faire une bêtise ou de se tromper. Après, là, dans mon travail actuel, Il y a toujours une pression parce que c'est toujours une responsabilité qu'on rencontre des familles par rapport à ce qu'on va leur dire, la manière dont on leur parle. Par exemple, même quand on renouvelle un agrément, on représente le département, donc c'est une responsabilité. Après, il faut quand même s'habituer à prendre du recul et se dire qu'on fait au mieux Je pense que c'est un peu pareil dans tous les métiers, mais parce que sinon, c'est trop pesant au quotidien, si on y pense tout le temps. Donc, il faut apprendre à relativiser.
Camille (Chance)
Est-ce que vous avez des techniques ou est-ce que, je ne sais pas, vous allez courir, vous videz la tête, vous faites de la méditation, vous faites quelque chose ou vous travaillez vraiment cette prise de recul, cette prise de hauteur ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Je fais du sport pour essayer d'évacuer. Après, je ne fais pas spécialement de méditation. C'est vrai que parfois, il y a des situations qui des contacts avec des patients qui peuvent envahir un peu le week-end ou le soir. Mais en fait, moi, je n'ai pas vraiment trouver de technique. En même temps, je trouve que c'est humain. Si on y pense, c'est qu'il y a certaines situations. Forcément, ça fait écho aussi à notre notre propre expérience, notre propre vécu. Après, ça n'a jamais été au point d'être vraiment trop pesant, mais je pense que le fait de faire du sport et de s'aérer, surtout essayer de s'aérer le week-end pour faire autre chose, c'est hyper important. Après, pour les personnes qui font de la sophrologie, de la méditation et tout ça, c'est probablement un plus.
Camille (Chance)
Ok. Merci beaucoup. Moi, je vous demande quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le quotidien de votre métier. Vous parliez des choses tout à l'heure que vous préfériez, donc maintenant, le côté un petit peu plus...
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Oui. La difficulté, Ça va être plus par rapport à la protection de l'enfance. Parce que, pour vous expliquer un petit peu, lorsque des personnes s'inquiètent par rapport par rapport à la situation d'un enfant, elles vont rédiger ce qu'on appelle une information préoccupante qui va être envoyée à la crip, cellule de recueil des informations préoccupantes. Cette CRIP, elle renvoie au département pour qu'il y ait un binôme évaluateur. C'est soit une assistante sociale et un éducateur spécialisé, soit une assistante sociale et une puère, soit une puère et un éducateur spécialisé. On va rencontrer la famille en général sur trois rendez-vous et il faut qu'on réussisse à cerner si l'enfant est réellement en danger, quelles sont les problématiques au sein de la famille, comment on peut aider la famille. C'est vrai que ça, c'est une mission qui n'est pas toujours facile parce que comprendre le fonctionnement d'une famille, comment se sent l'enfant, comment aider la famille. Des fois, c'est un gros travail de réflexion et sur trois rendez-vous, c'est compliqué. Je ne vais pas dire que c'est ce que j'aime le moins parce que c'est quand même très intéressant, mais ce n'est pas facile.
Camille (Chance)
En effet, non. Merci beaucoup. Est-ce que vous avez eu des rencontres marquantes dans votre parcours et si oui, lesquelles ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Oui, j'en ai eu plusieurs. Quand j'ai travaillé en tant qu'infirmière à l'hôpital, déjà, les patients que j'ai pu côtoyer lorsque j'ai travaillé en hématologie, j'ai eu beaucoup de rencontres qui m'ont marquées. Après, des échanges aussi avec des collègues. Après, il y a aussi la formation d'infirmière puéricultrice qui m'a beaucoup marquée. C'était en Comme ça intervenait aussi dans mon parcours, alors que j'avais déjà exercé une bonne quinzaine d'années en tant qu'infirmière, ça permet aussi de se remettre en question, de voir son travail autrement et aussi les personnes avec qui j'ai pu échanger. En fait, c'est tellement vaste que c'est difficile de tout condenser parce que c'est surtout les échanges avec les patients qui m'ont marquée. Et par exemple, j'ai fait Quand j'ai travaillé à l'établissement Français du sang, je faisais du prélèvement de cellules souches qui est quelque chose d'un peu particulier. Je travaillais pour l'Institut Curie et on doit, avec une machine, récupérer les cellules souches pour les réinjecter ensuite aux patients. À cette période-là, et même quand j'ai travaillé en hémato, en discutant avec les patients, Il y en a certains qui s'interrogeaient: Pourquoi la maladie était arrivée, qu'est-ce qui avait fait que dans leur parcours ou pourquoi ils étaient tombés malades.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
C'est ce qui m'a Ça m'a amené aussi à m'intéresser à la santé environnementale, à l'impact de l'environnement sur la survenue des maladies. Et ensuite, quand j'ai eu moi-même des enfants, qui est un sujet qui m'a fortement intéressé et je me suis rendu compte qu'en fait, les études qui sont faites pour savoir si tel ou tel produit peuvent avoir un impact sur la santé. Elles mettent beaucoup d'années à être connues. Par exemple, l'exemple simple du tabac. Avant qu'on puisse dire que le tabac avait un réel impact néfaste sur la santé, ça a pris des années. Et ça a pris encore des années avant qu'il y ait des campagnes publicitaires, encore des années avant qu'il y ait eu des messages sur les paquets de tabac. Ça paraît bête comme ça, mais sur tout un tas de sujets, il y a certains produits ou certaines substances qui sont dans notre consommation, même quotidienne. Et qui sont vendus. On peut s'imaginer qu'on ne court aucun danger. En fin de compte, il y a des gens qui se battent dans des associations pour faire reconnaître la nocivité de ces substances-là. Du coup, j'ai trouvé ça très intéressant. Je me suis intéressée au sujet et plus je m'y suis intéressée, plus je suis devenue curieuse sur ce sujet.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
En 2019, j'ai passé un DU en santé environnementale et je fais partie d'un collectif qui s'appelle le Collectif Je suis infirmière puéricultrice, dans lequel on a un groupe santé environnementale. Le but, c'était que les infirmières puéricultrices puissent faire de la prévention sur ce sujet auprès des familles, puisqu'en fait, par rapport aux perturbateurs endocriniens, on sait que l'exposition durant la période des mid-jour, c'est celle qui risque d'avoir le plus d'impact. Donc, ça me paraissait hyper important que les infirmières curicultrices puissent accéder à des formations, être formées déjà en formation initiale et puis après, dans leur travail, qu'elle puisse avoir de la formation continue pour accompagner les familles et les informer.
Camille (Chance)
Ok, merci beaucoup. C'est très complet. Nouma, du coup, rebondit un petit peu en vous demandant quelles sont les qualités que, selon vous, doit avoir une infirmière PQ et agricultrice, décidément, c'est la fin de la journée.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Avoir un certain sens relationnel, Pouvoir communiquer assez facilement parce que, par exemple, quand on se rend à domicile chez les gens, au début, ça peut être un peu intimidant parce qu'on rentre dans l'intimité des gens et à chaque fois, on des familles différentes. Il faut être empathique pour essayer de comprendre la personne et puis toujours Avoir un discours mesuré parce que le but, même quand on donne un simple conseil, c'est de ne pas culpabiliser la personne qui est en face. Voilà, c'est Il faut être à l'écoute de la personne qu'on est en face de soi et aimer le travail d'équipe parce qu'on est amené à travailler avec les médecins, avec les assistantes sociales, les éducateurs spécialisés. Apprendre de professions différentes, ce qui est aussi très riche. On apprend beaucoup de ces échanges. Voilà les principales qualités, je pense.
Camille (Chance)
C'est déjà pas mal. Est-ce que vous avez eu des hésitations avant de vous lancer dans ce métier-là ? Et si oui, lesquelles ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Infirmière, je n'ai pas eu vraiment d'hésitation. Je me suis lancée un petit peu comme ça sans connaître finalement, parce qu'autour de moi, je ne connaissais aucune infirmière, mise à part les personnes que j'avais croisées et qui m'avaient donné l'idée de faire infirmière. Et la formation de puéricultrice, c'est pareil, je n'ai pas eu vraiment d'hésitation. J'avais travaillé en tant qu'infirmière en crèche collective et je me suis rendue compte qu'il y avait vraiment beaucoup de sujets que je voulais approfondir J'avais l'impression qu'il me manquait vraiment des connaissances. Non. En fait, de base, je suis assez curieuse. J'aime apprendre.
Camille (Chance)
Ok, merci beaucoup. Moi, j'ai une dernière question pour vous quand même relative à Chance. Vous le savez, chez Chance, on estime qu'un projet professionnel qui a du sens, c'est un projet qui a les quatre piliers: métier, finalité, environnement et impératif personnel. Ma question, c'est tout simplement: Quel est finalement le sens de votre métier pour vous ?
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
Le sens, premier, c'est d'aider les gens. Après, par le biais de la santé environnementale, Je trouve que ça a aussi un sens au niveau environnemental, parce qu'on dissocie souvent l'environnement comme si c'était quelque chose d'extérieur, mais en fait, nous, on est un être humain, un être vivant parmi les autres êtres vivants qui peuplent la planète et que si la planète est en mauvais état, ça a forcément des impacts sur nous et que tout ce qui est attrait à l'environnement a forcément un impact sur la santé, aussi bien physique que même psychique et que l'environnement a aussi des effets bénéfiques lorsqu'on se promène en forêt, lorsqu'on s'émerveille devant des animaux. En fait, on On ne peut pas dissocier les deux. De même qu'on ne peut pas dissocier le psychique et le physique, qu'une personne, c'est un tout. Il faut toujours avoir cette vision systémique et ne pas avoir qu'un côté. Moi, c'est comme ça que je conçois la santé et je trouve qu'en France, on a une vision un peu trop spécialiste et que parfois, de prendre une vision plus horizontale, ça permet aussi de mieux traiter les problèmes.
Camille (Chance)
Ok. Merci beaucoup, Carine. C'était très intéressant. On va terminer ce live. On est pile à l'heure, c'est 18h28. Je rappelle aux participants que ces live ont lieu dans le cadre de la communauté de l'entraide. Finalement, on a tous connu quelqu'un qui nous a aidé dans notre métier à se lancer ou à se rerouter ou autre. L'idée, c'est de partager cette entraide en faisant des live métier, en conseillant des utilisateurs de chance sur certains métiers, etc. Je vous remets la page de notre communauté d'entraide dans le chat. N'hésitez pas à aller regarder, à vous inscrire. Merci encore, Karine, d'avoir répondu à nos questions et d'avoir participé à ce live. Je pense que vous avez répondu à la question que tout le monde se posait ici. Merci encore. Je vous souhaite une bonne fin de journée et je vous dis à bientôt.
Karine Pontroué (Infirmière puéricultrice)
À bientôt. Bonne soirée. Au revoir.
Camille (Chance)
Également.
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