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Marie-Charlotte Danchin, Podcasteuse

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau live, Métier en coulisse, avec Marie-Charlotte. Bonjour Marie-Charlotte.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Hello Marine.

Marine (Chance)

Je suis ravie de te voir, de t'accueillir et merci d'avoir accepté l'invitation pour raconter à toutes celles et ceux qui sont intéressés par le podcast Ton parcours. L'idée de ce live, c'est qu'il soit interactif. Donc, n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat, à nous dire d'où vous nous écoutez, pourquoi vous êtes venus. Est-ce que vous avez peut-être un podcast en tête que vous aimeriez lancer ou peut-être que c'est déjà le cas ? Donc, n'hésitez pas à nous dire et à poser toutes les questions dans le chat. On y répondra. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, en quelques mots, c'est Chance, c'est un bilan de compétences et une communauté d'entraide professionnelle pour vous aider à trouver votre voie ou alors à réajuster ce qui ne va pas dans son travail. Parce que parfois, on se dit: J'en ai ras le bol et je veux tout mettre à la poubelle. Et en fait, ce n'est pas forcément le métier qui est un problème. Il y a plein d'autres choses qui peuvent être ajustées et on vous y aide. Dans le parcours, il y a trois grandes phases. La première, c'est l'introspection. Ensuite, c'est l'exploration et ensuite l'action.

Marine (Chance)

Aujourd'hui, on vous propose d'explorer le champ des possibles à travers les live métiers et plus précisément, podcasteuse avec Marie-Charlotte. Ma première question pour toi, c'est: est-ce que tu peux nous raconter un peu ta vie pro ? Comment tu t'es lancée dans la vie active ? Quels ont été les choix que tu as faits ? Et comment tu es arrivée jusqu'à aujourd'hui être la podcasteuse du superbe podcast crush que je vous recommande ? Et de toute façon, on va avoir l'occasion d'en parler dans ce live.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Merci Marine, déjà de m'avoir proposé ce live. Je m'en réjouis d'avance. Écoute, moi, j'ai fait des études de littéraire. J'ai passé un bac littéraire. Derrière ça, j'ai fait des langues étrangères parce que le truc qui me faisait vibrer, vraiment le seul truc que je ne voulais pas faire à la sortie mon bac, c'était les langues étrangères, parce que j'ai toujours eu une envie de voyages hyper puissantes. Donc, j'ai fait un parcours L. E. A, langues étrangères appliquées, pendant lequel j'ai notamment fait une année d'Erasmus en Espagne, mode espagnol, ce qui n'a fait qu'amplifier mon envie, ma curiosité pour le monde et les autres. Après ça, j'ai fait un DESS de gestion de projet culturel à Paris 13, qui m'a permis aussi cette C'est un DESS qui était très pratico-pratique, puisque je devais monter un événement à cheval sur trois pays. Et j'ai fait ça entre l'Argentine, l'Espagne et la France. J'ai toujours eu une passion pour la culture hispano-ispanophone Espagnols et Latinos. Et j'ai fui dès que j'ai pu et en Espagne et ensuite en Argentine, à Buenos Aires. J'ai passé des moments merveilleux où j'ai rencontré d'ailleurs mon crush à moi. Mais ça, c'est une autre histoire, même si c'est quand même le début de tout quand même.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Et après, ces deux SS de Léa, j'ai eu une première opportunité de boulot au cabinet du maire de la mairie de Saint-Denis. Moi, j'ai grandi dans la ville de Saint-Denis, dans le 2013. Et le directeur de cabinet m'a proposé un premier poste de chargé de mission dans le cadre du programme d'accompagnement de la Coupe du monde de rugby qui avait lieu en 2007 au Stade de France. Et donc c'était mon premier job, première rencontre, première opportunité. Et après ça, pendant cet événement, j'ai croisé le chemin de responsable événementiel, parce que c'était un gros événement qu'on organisait avec une structure événementielle, avec une agence. Et je suis tombée dans la marmite événementielle et ça a duré 15 ans, puisque pendant 15 ans, j'étais soit freelance, soit en poste en agence en tant que chef de projet. J'ai commencé par la prod, ensuite, j'ai fait du projet. Et pendant 15 ans, je me suis éclatée parce que l'événementiel, c'est quand même un terrain où il t'arrive des trucs complètement improbables à chaque dossier. Je me suis retrouvée, par exemple, l'apogée pour moi, ça a été de me retrouver sur la Rue Soufflot le 1ᵉʳ juillet 2018 pour la cérémonie d'entrée au Panthéon de Simone Veil.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Ça, c'est des trucs complètement fous, des choses à l'étranger, dans des endroits improbables, accessibles, etc. Et puis, il m'est arrivé ce qui nous arrive à nous, à beaucoup de femmes, j'ai eu deux enfants. Et après ces deux enfants, j'étais en quête de sens. J'ai quitté mon agence avec une rupture conventionnelle. Je suis partie avec deux ans de chômage et j'ai laissé décanter pendant un certain temps. Pendant bien six mois, j'ai laissé décanter mon cerveau et les envies sont revenues petit à petit. J'ai fait un programme d'accompagnement chez Gold Up. C'était un programme de The Family avec Adi Zagury qui accompagnait les femmes dans l'entrepreneuriat. Et là, j'ai eu un gros déclic sur: OK, l'entrepreneuriat, c'est ma voie. J'ai envie de m'exprimer de cette façon. J'ai monté une première boite qui s'appelait Touche et Coler, qui était une boite de retail en vêtements à messages qui mettait en lumière les mots rigolos des enfants. Cette boite a duré deux ans et puis je l'ai fermée parce que c'était trop dur et que je ne rentrais pas assez d'argent très concrètement dans le foyer. Mon chômage s'arrêtait. J'ai repris des missions événementielles en freelance et quelques mois plus tard est arrivée l'idée et l'envie de faire du podcast.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

J'ai écouté cette envie, je me suis plongée dedans. Je l'ai pris comme une marque, comme une boîte à part entière. J'ai posé une stratégie, je me suis lancée dans les premières interviews et j'ai lancé crush il y a tout pile un an. J'ai lancé crush le podcast il y a un an.

Marine (Chance)

J'adore. Là, je me dis mince, j'ai 150 000 questions, on ne va jamais arriver en cinq minutes.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

C'est hyper court.

Marine (Chance)

Non, mais c'est C'est génial parce qu'en fait, ne serait-ce que ta première expérience entrepreneuriale où tu as décidé de fermer parce que tu ne rentrais pas assez d'argent, juste ça, c'est hyper intéressant parce que tu apprends tellement des échecs, c'est hyper galvaudé. Et je n'aime pas le mot échec, mais c'est une super expérience. Je vais essayer de rester pour le moment sur le podcast. Déjà, je ne savais pas que c'était seulement il y a un an, parce que je sais que crush, tu as réussi un super beau lancement avec plein d'écoute, etc. Ma La première question pour toi et pour ceux et celles qui sont là: est-ce que tu peux nous dire quel est le concept de crush ? Comment tu l'as trouvé ? Et comment tu as tout organisé jusqu'au premier lancement de l'épisode ? Un peu ton coming out de podcast Ouais.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Alors, Crush, c'est le podcast qui explore la magie des premiers jours, des histoires d'amour. En fait, j'ai une passion dans la vie. Je suis fêtarde, je sors beaucoup et j'adore poser une question en soirée quand je rencontre des nouvelles personnes, c'est: Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ? Et il y a eu un moment, post-Covid, où il y a eu une fête avec des parents d'élèves de mes enfants, où j'ai posé cette question et j'ai eu une réaction qui m'a beaucoup touché. Les deux personnes qui me l'ont raconté Je les regardais me raconter leur rencontre. J'ai vu le plaisir chez eux de le faire et moi, j'ai pris énormément de plaisir à les écouter. En nt de cette soirée, je me suis dit: Je vais lancer un podcast sur la rencontre. J'étais déjà amatrice de podcasts, j'écoutais beaucoup de podcasts. À ce moment-là, c'était une intuition. C'était un pressentiment qu'il y avait quelque chose dans cet espace podcast qui pourrait me correspondre et qui pourrait faire que je m'épanouisse et que j'explore toutes les envies que je n'avais pas réussi à exprimer dans ma vie professionnelle jusque-là. Ensuite, c'est ce que je te disais, j'ai pris fort de mon expérience de toucher-coller de ma première marque, en fait, je l'ai pris mon podcast comme une marque.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

J'ai planché sur une plateforme de marque, une vision, une mission, un ton, une proposition de valeur. Derrière, j'ai creusé la ligne éditoriale, le template d'épisodes, quels sont les éléments principaux pour qu'un épisode soit réussi. Et puis, j'ai commencé à chercher mes premiers invités. Ça, je l'ai fait, tu vois, ça m'a pris deux, trois mois, puisque je bossais à côté. Et puis, je me suis lancée dans le truc. Moi, j'adore me jeter dans le vide. C'est un truc qui me passionne, un truc que je ne connais pas, j'adore sauter dedans. Donc, je me suis lancée, j'ai emprunté du matériel d'enregistrement et je suis allée interviewer mes de mes invités qui étaient des amis et je les ai questionnés. Ils m'ont raconté leur rencontre. Une fois que j'ai eu sept, huit épisodes enregistrés, je les ai montés. Et puis après, j'ai J'ai rencontré un podcaster qui m'a fait revoir ma copie. Donc, j'ai foutu à la poubelle tous les montages que j'avais fait et je les ai remontés. Et j'ai fait face au biais, tu sais, le biais cognitif qui t'encourage à ne pas effacer tout ce que tu viens de faire et toute l'énergie que tu viens de mettre dedans.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Et en fait, je lui dis: Non, laisse tomber. Vas-y. J'avais encore cette petite voix qui me disait: Il a raison, écoute-le, fais autrement. Donc, j'ai tout mis à la poubelle, j'ai tout refait et j'ai lancé le 20 novembre 2022. Alors, au lancement, je n'ai pas eu énormément d'écoute, Marine, parce qu'en fait, je n'avais aucune communauté. C'est-à-dire que j'ai lancé mon compte Instagram, je n'ai pas de communauté personnelle. J'ai lancé mon compte Instagram 15 novembre, je crois, ou 10 novembre et j'avais 100 abonnés au moment où j'ai lancé le podcast. Donc, je n'ai pas fait exploser les stats au début. En revanche, clairement, j'avais une stratégie de création de contenu et une stratégie de promotion de ces contenus qui étaient très claires, qui étaient limpides pour moi, que je le challengeais en permanence et que je challenge toujours en permanence sur quel média je vais, pour dire quoi, à qui, de ce modo, créer mon écosystème de communication. Il se trouve que ça a marché puisque effectivement, aujourd'hui, depuis lors, mon audience ne cesse de croître de façon exponentielle et que oui, aujourd'hui, je suis à 150 000 écoutes cumulées au bout d'un an, avec surtout des derniers mois où j'ai énormément d'écoutes.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Là, sur le dernier mois, j'ai fait 35 000 écoutes et j'ai beaucoup d'auditeurs uniques aussi. Donc oui, en ce sens, je pense que Ces résultats en un an sont bons.

Marine (Chance)

Oui, clairement. Génial, c'est passionnant. J'ai vu qu'il y a plein de questions qui sont arrivées dans le chat. Alors, je remonte. Mélanie demande: De De quelle manière tire-t-on des revenus du podcast ? Est-ce suffisant pour en vivre sans avoir une activité à côté ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

C'est la question cruciale de tout créateur de contenu et de podcasteur, podcasteuse. Je vais encore une fois être très transparente. Je ne vis pas du podcast aujourd'hui. Moi, je suis encore en transition. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ma vie professionnelle se partage entre mes missions freelance que j'ai dans l'événementiel, qui sont pour moi ma source principale de revenus. Et petit à petit, je suis en train de faire entrer des les revenus issus du podcast qui vont venir, dans une échéance dans ma tête, c'est à six mois, remplacer, d'ici juin 2024, remplacer les revenus de l'événementiel. Comment on tire de l'argent sur un podcast ? Il y a Il y a plein de façons de le faire. Il y a plein de modèles différents. Moi, sur Crush, j'essaie de réfléchir à un business model avec différentes voies de qui, mises les unes à côté des autres, vont former un revenu. Tu peux explorer la voie de la communauté. J'ai un Patreon, un crowdfunding, où j'ai des auditeurs qui me soutiennent tous les mois. Déjà, j'ai ça. Ensuite, tu peux explorer des produits dérivés. Moi, j'ai créé, par exemple, un sweatshirt crush, que je n'ai pas sur moi, que je vends en ligne grâce à une collaboration avec une boutique de personnalisation textile, j'en retire quelques revenus.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

C'est encore pas grand-chose, mais j'en retire quelques revenus. Ensuite, la plus grosse façon de La façon la plus intéressante de retirer des revenus d'un podcast, c'est le sponsoring. C'est de s'associer à des marques qui vont me rémunérer pour que je fasse leur promotion sur mon podcast d'une façon ou d'une autre, que ce soit en host reading, c'est-à-dire au début de l'épisode en pub. Host reading, c'est un message que je laisse moi, que j'écris moi-même et que je prononce moi-même pour faire la promotion de cette marque soit en influence également, c'est hyper important, mais mon compte Instagram, mon compte LinkedIn et bientôt ma chaîne YouTube seront des espaces d'influence sur lesquels pourront compter les marques qui s'associeront à moi. Ensuite, moi, j'ai décidé de mettre ces compétences d'écriture et de création de podcasts au service de podcasts de studio, de création de podcasts, que ce soient des podcasts originaux ou des podcasts de marques.

Marine (Chance)

Merci beaucoup et ça répond en cas aussi à la question de Marie-Camille sur le business model d'un podcast. À titre Du côté de Chance, par exemple, on sponsorise des podcasts. Pour connaître les prix de combien je paye pour sponsoriser des podcasts par rapport au volume d'écoute qu'ils vendent, c'est hyper dur, si on est honnête, c'est le but de ces live métiers. C'est très, très difficile de vivre d'un podcast parce que même ceux qui font des 500 000 écoutes par mois, on se parle vraiment de volumes qui sont énormes, Marie-Charlotte vous parlait de: Tu me dis si je dis des bêtises, de 150 000 depuis que tu es créée. Il y a des podcasts avec qui on travaille, par exemple, ça va être du 500 000 par mois, voire plus. Et même ça, c'est plus difficile. C'est difficile d'en vivre. Il faut vraiment l'avoir en tête parce que souvent, c'est quelque chose qui est un projet à côté, un projet de cœur. Et en fait, vous commencez à le faire grossir vraiment avant souvent de lâcher votre travail rémunérateur. Sauf si, Marie-Charlotte, tu as une autre vision, mais je pense que les petits pas fait que vous pouvez plus facilement vous lancer parce qu'il n'y a pas tout de suite maintenant la pression financière de Mon Dieu, je n'ai plus de revenus.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Oui, il y a un espèce de palier. On dit que tu peux commencer à monétiser ton podcast à partir de 5 000 écoutes par mois. Ce n'est qu'un panier parce qu'il existe des podcasts qui ont moins d'écoute que ça par mois et qui sont sponsorisés. Moi, je n'ai pas de sponsor encore aujourd'hui. Ça va bientôt arriver, mais pour l'instant, je n'en ai pas avec mes écoutes. C'est une question qui est complexe, donc on ne va pas l'aborder dans le détail aujourd'hui. Je répondrai à d'autres questions si les gens veulent me contacter sur Instagram avec plaisir. Oui, le sponsoring aujourd'hui, c'est compliqué sur le podcast pour plein de raisons.

Marine (Chance)

Il y a une question de Maëlys: Bonjour, avec quel matériel avez-vous commencé ? Quel conseil donneriez-vous ? Est-ce que c'est du très bon matériel directement, donc un gros investissement ? Ou avez-vous commencé petit à petit au risque d'avoir des podcasts moins quali' au début ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Grosse question. Moi, j'avais zéro budget. Donc, ou budget low, low, low. J'ai commencé par emprunter du matériel. J'ai emprunté un Zoom H4 d'un voisin, pour tout te dire, que je ne connaissais presque pas, qui me l'a prêté pour enregistrer mes premiers épisodes. J'ai une copine qui m'a prêté deux micros qu'elle avait parce qu'elle est chanteuse et j'ai fait mes premiers épisodes comme ça. Ensuite, une fois que je savais que j'ai et que je savais ce que je voulais comme matériel, je suis allée les acheter. Le Zoom, je l'ai acheté en seconde main sur Leboncoin. Il m'a coûté 150 €, c'est un Zoom H5. Et les micros, je me les suis fait offrir pour Noël et mon anniversaire. Et donc, au total, je pense qu'on est autour de 300 € pour tout le matériel, plus la carte SD, les cartes SD. Moi, je conseille toujours de commencer Il n'y a pas de barrière technique. Même si tu veux commencer à faire une interview avec ton iPhone, fais une interview avec ton iPhone. De toute façon, c'est en faisant et en étant dans l'action que tu apprends. Et après, tu achèteras du bon matos, etc. Moi, je n'aime pas trop la surenchère sur le matériel hyper pointu et tout.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Pour moi, travaille ton contenu déjà, ta ligne édito, soit pertinent là-dessus et après, du moment que ton son est audible, en plus, il existe plein d'outils pour rendre un qui ont un moyen hyper bon.

Marine (Chance)

Oui, ce que dit aussi Catherine dans le chat: Un bon téléphone portable enregistre très bien aussi. Je travaille en radio. Pour continuer dans les questions, Catherine, une autre Catherine, nous dit: J'ai bien compris que la thématique de ton podcast a été une évidence, comment faire quand tu as plusieurs idées en tête ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Je ne sais pas. La courte paille ? Non. Alors, je pense qu'il faut... La clé pour répondre à cette question, c'est que pour tenir sur la durée un podcast, il faut que la motivation, elle vienne des tripes, elle vienne du cœur et qu'elle soit hyper forte. Parce qu'un podcast sur la durée, on ne va pas se mentir, c'est hyper dur. Je sors un épisode par semaine depuis un an. C'est un travail de dingue. Et la perte de motivation, elle arrive sans qu'on s'en aperçoive, parce qu'on n'a pas assez d'écoute, ou en tout cas pas autant que ce qu'on voudrait, parce Parce que tel invité nous a dit non, parce qu'il se passe des trucs dans ta vie perso et que tu perds un peu le mojo, na, na, na. S'il n'y a pas une raison hyper puissante qui te pousse à le faire, tu vas abandonner. Ce n'est pas la peine de te Non, non, non. Tu vas abandonner, c'est sûr. Il y a plein de podcasts qui s'arrêtent avant le dixième épisode. Et là, je parle de quasiment 90% des podcasts qui sortent. Donc, il faut vraiment trouver votre comme mission. Pourquoi vous le faites ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Qu'est-ce que vous voulez dire au monde ? Quelle est votre proposition de valeur ? Quel est votre axe différenciant ? Qu'est-ce que vous mettez de vous dedans ? Donc, j'aurais tendance à dire: Si tu as plein d'idées, creuse-les toutes et trouve celle qui te fait vibrer, qui te fait ressentir quelque chose de très fort et qui te fait émerger une proposition de valeur qui te tient à cœur et qui va être capable de te porter le plus longtemps possible. Parce que c'est un marathon, un podcast. Développer un podcast, c'est un marathon. Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon.

Marine (Chance)

Je rebondis pour avoir aussi un podcast à titre personnel à côté de mon travail. C'est énormément d'heures de travail, surtout sur le montage. Pour celles qui vont se lancer, vous allez découvrir. Moi, je me dis quand je réécoute les épisodes pour me lancer dans un tunnel de huit heures, j'aime tellement ça et je trouve ça tellement important. Je me dis que si cet épisode peut aider une personne, le job est fait, qu'en fait, ça me nourrit moi. Marie Charlotte a hyper raison, 90% des podcasts disparaissent au bout d'un an. Il faut vraiment que vous soyez sur quelque chose qui vous porte. Tout ce que dit Marie Charlotte, je ne peux qu'acquiescer parce que c'est beaucoup de travail et si ce n'est pas un sujet de cœur, vous allez lâcher.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Par exemple, moi, derrière l'histoire de la rencontre, parce que mon podcast, il est divertissant. C'est-à-dire, tu l'écoutes pour t'évader et pour rêver, pour te faire du bien. C'est doux, c'est émouvant, c'est palpitant, c'est comme une série, c'est comme un film, c'est comme une comédie romantique. Mais derrière ça, moi, ce qui me porte, c'est que la rencontre, pour moi, c'est une des raisons de notre vie sur Terre. Pour moi, c'est un des sens de la vie. Et donc, valoriser la rencontre, l'élan d'aller vers l'autre, de comprendre l'autre, d'être tolérant vis-à-vis de toutes les différences qui existent sur Terre, moi, derrière, ma motivation, elle est là. Et ça, c'est plus que j'ai envie de raconter des belles histoires.

Marine (Chance)

Ouais, je comprends complètement. Il y a une question sur le montage et sur le logiciel que tu utilises.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Le montage, j'ai monté moi-même les 27 premiers épisodes, je crois, sur Audacity, qui est un logiciel complètement gratuit, que tu peux télécharger sur ton ordinateur, qui est assez simple d'utilisation. Il existe énormément de tutos sur YouTube. Moi, je suis de la team tuto YouTube. Dès que j'ai un problème, YouTube me sauve la vie. Tu trouves toutes les réponses que tu veux pour apprendre à monter un podcast. Tu tapes une demi-heure, une heure, deux heures de tutos et tu seras utilisé Audacity. Il existe également Ripper qui est gratuit. Malgré ce que certains disent, tu peux l'utiliser de façon gratuite, qui est un peu moins intuitif à utiliser, donc qui demande un peu plus de temps de prise en main, mais qui, en revanche, est beaucoup plus performant. Tu peux faire plus de choses. Je trouve que les fonctionnalités sont plus intéressantes Il se trouve que j'ai décidé de déléguer le montage à une monteuse, à une sound designer, une ingénieur. Donc, moi, je n'ai plus cette contrainte du montage, ce qui me permet de reprendre du temps sur ma valeur rajouter qui est la création de ce que ça fait.

Marine (Chance)

Merci beaucoup, Marie-Charlotte. Il y a aussi une question sur quelle est la bonne fréquence de publication, s'il vous plaît ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

La bonne fréquence de publication, c'est celle qui vous correspond. C'est-à-dire qu'il faut, au départ, estimer le temps que vous aurez à donner à votre podcast. Si c'est un side project, ne vous lancez pas, franchement. Je donne rarement des conseils aussi impératifs, mais ne vous lancez pas dans une publication hebdomadaire, sauf si vous avez des épisodes de cinq minutes en solo. Pourquoi pas ? Mais Si vous faites des épisodes, vous devez écrire, vous avez de la narration, si c'est de la fiction, si c'est de l'interview. Le un par semaine, c'est vraiment très dur à tenir. Moi, je l'ai fait parce que j'ai réussi dans mon emploi du temps à me déda suffisamment de temps à temps plein sur le podcast pour pouvoir le faire. Et aujourd'hui, j'ai une mécanique qui est hyper rodée, donc je peux continuer à le faire. Mais sinon, il faut estimer le temps que vous avez à consacrer à votre podcast et prendre la décision. Par exemple, Le bimensuel est hyper intéressant. Le bimensuel, et même moi, je me pose des questions d'ailleurs, est intéressant parce qu'il vous laisse du temps et pour produire de façon plus tranquille et qualitative et pour communiquer et faire la promo de vos épisodes derrière.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Parce qu'avec un épisode par semaine, communiquer, utiliser toute la matière que vous avez dans un épisode via vos différents réseaux, c'est compliqué, c'est un vrai challenge. Donc vraiment, il faut que la bonne fréquence, c'est celle qui vous correspond.

Marine (Chance)

N'hésitez pas si vous avez encore des dernières questions, parce qu'il ne nous reste que quelques minutes. Je sais que ça passe vite. Une autre question pour toi, Marie-Charlotte, sur: Quel est le sens que tu y trouves ? Tu nous l'as expliqué. Dans tout ce projet qui est un projet de cœur et qui est génial, c'est quoi pour toi les choses qui te pèsent le plus ou que tu aimes le moins ? Parce que justement, l'idée, c'est vraiment de donner une réalité terrain avec tous les côtés.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Moi, ce qui me pèse le plus, clairement, aujourd'hui, j'ai délégué le montage parce que le montage, pour moi, c'était hyper chronophage. Je suis très heureuse de l'avoir fait, de l'avoir fait pendant aussi longtemps parce que je sais le travail qu'a à faire la monteuse maintenant aujourd'hui et donc ça, c'est précieux. Si je devais le refaire, je ferais exactement pareil. Donc toute la partie montage. Et puis aujourd'hui, arrive la partie commercial en nous devant aller chercher des sponsors. Et ça, pour moi, c'est compliqué parce que je n'ai jamais appris à vendre. Je ne suis pas une bonne vendeuse, je ne suis pas une bonne commerciale. Je sais quand ça prend. Donc c'est ce que je suis en train de faire en faisant, en étant dans l'action en ce moment, sur ce secteur-là. Mais c'est vrai que la partie commerciale, une fois de plus, ce n'est pas ma zone de génie, ce n'est pas ma zone de flow. Moi, j'aime écrire, j'aime J'aime créer des contenus, j'aime interviewer. C'est vrai que pour moi, c'est ce qu'il y a de plus compliqué aujourd'hui.

Marine (Chance)

Oui, je comprends. Et ça fait écho avec des amis que j'ai qui sont des plumes magnifiques plus sur l'éditoriale, mais qui sont bonnes en salariés, mais en freelance, c'est hyper compliqué parce que se vendre, ce n'est pas du tout leur vibe. Donc effectivement, c'est une compétence qu'on n'a pas forcément instinctivement. Il y a une autre question d'Arnaud: Pourquoi n'avoir pas directement démarré une chaîne YouTube ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Parce que je n'avais que deux mains et un cerveau. C'est un choix. J'ai commencé par le podcast et j'ai choisi mon canal d'acquisition principal avec Instagram. Je communique également sur LinkedIn et la chaîne YouTube arrive maintenant parce que je n'arrivais pas à le faire rentrer dans le pipe avant, tout simplement. Mais c'est une vraie question. Aujourd'hui, il y a beaucoup de podcasts qui sont vidéos. Moi, j'attendais de prendre confiance aussi, d'être complètement à l'aise et de trouver la bonne façon de le faire. Parce que quand il s'agit de diffuser des interviews en vidéo, en studio, ça a l'air simple comme ça, mais faire des épisodes vidéo de studio, ce que vous voyez de Lena Situations, vous voyez de Mathieu Stéphanie, vous voyez des influenceuses qui font des podcasts enregistrés en studio et qui montent sur leur chaîne YouTube, derrière, c'est un studio équipé. Dans l'équipement, il y a des caméras dans le studio qui enregistrent pendant tout l'enregistrement. Et derrière, il y a un montage, il y a de la réale. C'est un autre terrain de jeu.

Marine (Chance)

C'est Oui, tout à fait. Effectivement, si on est sur la partie vidéo, filmer. Arnaud posait la question aussi, comme Metamorphose, fait juste la bande audio avec une image sur YouTube.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

C'est déjà sur ma chaîne YouTube. Vous pouvez aller voir crush la chaîne. C'est effectivement, je publie tous les épisodes en audio sur la chaîne YouTube pour l'instant.

Marine (Chance)

Donc, quand tu dis lancer YouTube, c'est: Passer en format: Filmer ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

C'est: Passer en épisodes: Filmer.

Marine (Chance)

Ok. Absolument. Ok, merci beaucoup.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Je l'ai lancé il y a un mois, la chaîne YouTube. Je l'ai créée il y a un mois, c'est intéressant.

Marine (Chance)

Ça marche. Tu as plein de questions. Richard, j'en pose une dernière parce que je vois que l'heure tourne. Mariane demande: Comment s'artitule votre planning entre le podcast, l'événementiel et la vie perso-famille ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

J'ai le podcast, l'événementiel, la vie perso-famille et le podcast. Dans le podcast, il y a crush et mes missions pour les studios de podcast que je commence à faire également. Comment ça s'articule ? Tu es un joyeux Tetris. C'est un Tetris qui, parfois, peut être pesant. Très concrètement, j'essaie de déléguer des plages horaires aux différents métiers en fonction des contraintes et des obligations de planning et de rendu et de livraison de mes contenus. Mais c'est un Tetris. L'équilibre est un peu touchy. En revanche, quand ça fonctionne, je suis dans une zone d'épanouissement intaxidérale. J'adore. C'est-à-dire qu'hier, je me baladais dans la rue, je me disait: Je suis bien là. C'est génial. Je rentre, je vais faire un peu de ça pour la boite event. Après, je vais me consacrer à mon post Instagram pour crush. Et puis ce soir, je ferai ça. Je ferais ça, je rajoute mon temps libre. Je vais chercher mes enfants à l'école tous les jours, quasiment, ou en tout cas, on s'alterne avec le papa. Le week-end, ces derniers temps, j'ai réussi à ne pas travailler. Quand j'arrive à trouver l'équilibre, ce n'est pas toujours le cas, on ne va pas se mentir, mais quand il est là, je suis sous perfusion de kiff.

Marine (Chance)

J'adore. Merci beaucoup, beaucoup Charlotte. C'est frustrant, une demi-heure, ça passe hyper vite, mais du coup, Maintenant, vous pouvez aller suivre. Écoutez Crush, que je vous recommande, qui est un super podcast, parce que Les Rencontres Amoureuses, c'est tellement passionnant. Vous pouvez aller suivre sur l'Instagram, comment on nous s'appelle ?

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Crush_lepodcast. Ok. Mais n'hésitez pas à venir me poser des questions en DM. Je suis toujours hyper contente de partager cette réalité avec ceux que ça intéresse, donc n'hésitez pas.

Marine (Chance)

Non, c'est bon, je vérifie et je te suis bien. Il y a aussi LinkedIn. Linkedin, oui.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Marie Charlotte Dhanchin. D-a-n-c-h-i-n.

Marine (Chance)

Je le remets dans le chat aussi. Vous pouvez continuer la conversation avec Marie Charlotte si vous avez encore des questions. Écoutez, crush surtout. Et suivez le compte Insta. Mille mercis d'avoir donné 30 minutes de ton temps. Merci à toi, Marine. C'était vraiment super. Et merci à toutes et tous pour toutes vos questions. C'était hyper animé, donc trop chouette. Et j'ai hâte de voir ceux qui sont dans le chat vos projets podcasts naître. N'hésitez pas à nous les partager quand ça viendra, soit sur les réseaux de Champs, soit à Marie Charlotte aussi. N'hésitez pas.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Absolument.

Marine (Chance)

On a hâte de savoir quelle va être votre mission, votre voix.

Marie-Charlotte Danchin (Podcasteuse)

Notre vibration. Merci. Merci. Ciao tout le monde.

Marine (Chance)

Bye.

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