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Clémence (Chance)
C'est pour ça que je préviens.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Oui, tu as raison.
Clémence (Chance)
Bonjour à tous et à toutes. Merci de nous rejoindre pour ce live. Et bonjour Mathieu, que je viens de voir en coulisse.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Bonjour Clémence.
Clémence (Chance)
Alors, en attendant que les uns et les autres nous rejoignent, je vous propose de commencer par une rapide introduction avant de rentrer dans le vif du sujet de pourquoi ce live en coulisse et même en amont de ça, pourquoi Chance ? Qu'est-ce que fait Chance ? Chance, c'est une communauté d'entraide et un bilan de compétences dont le but est de permettre à tous et à toutes de trouver un travail qui est aligné avec qui on est. Dans notre méthode, il y a plusieurs étapes, notamment l'introspection. Non pas l'introduction. L'introspection, qui est un moment très important, qui vise à ce que chacun puisse un petit peu remettre sur la table ce qui les anime, ce qui les énergise. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'ils aiment profondément et d'une certaine façon, repenser leur métier ou le potentiel métier vers lequel ils aimeraient se diriger selon ce qu'on appelle quatre grands piliers, nos fameux quatre piliers, qui sont la finalité, le pourquoi je fais ce métier, l'environnement, le comment je m'y prends, dans quelle culture j'aime évoluer, le métier qui sont les tâches quotidiennes, et c'est ce dont on va parler aujourd'hui, et tous l'ensemble des impératifs qui sont des impondérables, avec lesquels on doit également travailler.
Clémence (Chance)
Ça, c'était la grande brique et la première brique, notamment, du bilan de compétences, pour ceux qui sont là et qui sont en train de faire le bilan de compétences, potentiellement. Et cette brique d'introspection est suivie par l'exploration. L'exploration, c'est une phase ô combien importante, quand on cherche à potentiellement changer, ou pas d'ailleurs, mais en tout cas, le but est d'ouvrir ses chakras, essayer de voir au-delà de ce qu'on connaît déjà, peut-être, ce qui pourrait nous animer, nous motiver. Et c'est dans ce cadre-là qu'on a créé En coulisse. Et c'est dans ce cadre-là que je le Je suis ravie d'acquérir Matthieu pour nous parler de ce poste: Responsable culture sécurité et management des risques. Du coup, plein de questions rien qu'avec ce titre.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Carrément, oui.
Clémence (Chance)
Pour débuter, n'hésitez pas les uns et les autres, surtout, à poser vos questions dans le chat qui se situe en bas à droite de l'écran avec la petite bulle et les trois petits points. Je serais ravi de faire le lien avec Mathieu. Du coup, question un peu bateau, mais quand même, ça permet d'éclairer. Raconte-nous un peu comment tu es arrivé à être Responsable Culture Sécurité, management des risques, s'il te plaît.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
En sachant que le nom est très bien choisi par l'équipe Chance, qui sait parfaitement bien choisir les noms de métier, c'est un métier qui a beaucoup d'autres noms aussi. Ça peut être Responsable Hygiène Sécurité, Responsable Santé, sécurité au travail, Responsable QHSE. Bref, il y a tout un tas de noms et il y a plein de façons d'y arriver. Et pour ma part, j'ai commencé vraiment... Je n'ai pas suivi Chance, puisque moi, j'ai eu la chance d'arriver très vite à ce métier, puisque j'ai commencé par les sapeurs-pompiers volontaires qui m'ont amené à une mission... Comme on parle de mission de finalité, cette finalité, elle me pousse depuis des années dans ce métier qui est au service des autres. Moi, je suis arrivé directement dans ce métier à l'âge de 20 ans après un DUT HSE. Et par contre, j'ai évolué dans ce poste-là par des poursuites d'études constantes et en évoluant dans le métier. Mais comme Obélix, Je suis tombé dans la santé, la sécurité au travail depuis tout petit, depuis les pompiers volontaires.
Clémence (Chance)
Ah.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Aéroport, les coulisses. Les coulisses du métier de consultant en sécurité.
Clémence (Chance)
Donc, très bien. Du coup, tu l'exerces en tant que consultant aujourd'hui, c'est ça ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Oui, ça fait 23 ans que j'exerce ce métier. J'ai exercé dans différents secteurs. On parlait justement d'environnement. C'est un métier qui existe dans tout le type d'entreprise. Donc, j'ai travaillé dans l'industrie, dans le BTP, j'ai travaillé dans les services, j'ai été directeur sécurité de la Cité des sciences et de l'industrie du Palais des découvertes, par exemple. Donc, c'est des musées. Donc, on peut vraiment exercer ce métier dans énormément de cas d'entreprises industrielles, tertiaires, etc. Et aujourd'hui, en effet, moi, je travaille dans une entreprise de conseil qui est DSS+ en tant que manager dans cette entreprise-là. Et donc aussi, on peut exercer ce métier à l'extérieur des entreprises en tant que consultant ou coach.
Clémence (Chance)
Très bien. Alors, ce métier, tu veux bien nous le détailler un petit peu ? Qui c'est qu'une journée type ou une semaine type ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Je dirais, ça dépend parce que c'est un métier qu'on peut faire vraiment de plein de façons différentes. C'est un métier qui peut être fait par des gens qui sont plus attirés par la technique. Et dans ce cas-là, c'est des gens qui vont dans leur journée accompagner des salariés à leur poste de travail, analyser des risques, analyser des machines, analyser des choses extrêmement techniques. On peut aussi avoir dans ce métier une pratique qui est plus orientée sur les gens, sur la santé, santé physique, santé mentale. Et donc, dans ce cas-là, par exemple, pour ces personnes-là, ça peut être d'animer dans la journée des groupes de discussion, d'accueillir des salariés qui sont peut-être en difficulté, de les aider à se faire entendre par leur management. Mais ça peut être aussi pour d'autres, des métiers très orientés sur la direction de l'entreprise. Et donc, une journée type, ça peut être aussi de de dialoguer avec les partenaires sociaux, de dialoguer avec la direction, de définir avec la direction et les partenaires sociaux des stratégies de prévention. Donc, tu vois, c'est extrêmement varié, c'est extrêmement difficile. Et puis évidemment, quand tu es consultant, tu as la chance de voyager beaucoup, de voir énormément de clients différents et à la fois, peut-être comme j'ai fait cette semaine, d'accompagner mes clients sur leur stratégie de prévention et puis, dans la même semaine, d'aller sur le terrain avec des gars et puis d'analyser des risques, voir où est-ce que potentiellement, ça peut exploser ou pas.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
C'est extrêmement varié, extrêmement riche et c'est pour ça que je pense qu'on peut faire ce métier, un métier de passion, puisque des choses très variées dans des secteurs différents.
Clémence (Chance)
Et aujourd'hui, le fait d'être consultant te permet de faire un petit peu d'intégrité physique, intégrité mentale. C'est comme ça que je le reformule, mais ça permet de faire un peu touche à tout ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Moi, j'aime bien être couteau suisse, donc moi, je fais tout. J'adore ça. Bien sûr qu'après, il y a des consultants qui pourraient... Il y a des consultants qui font ce qu'on appelle du Process Safety Management, donc plutôt de la sécurité industrielle. Mais moi, dans mon parcours, j'aime bien faire de tout. En effet, en tant que consultant, on peut faire absolument tout ce sur quoi on est compétent et tout ce qui est demandé par les clients. Et aujourd'hui, il faut voir que même si HSE, ce n'est pas connu, Clément, je ne sais pas si tu connaissais ce métier avant qu'on se parle aujourd'hui.
Clémence (Chance)
J'ai un mari ingénieur, donc si. Mais je suis pas forcément sûre que ce soit le cas de tout le monde, effectivement.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Et pourtant, c'est un métier où il y a une vraie demande aujourd'hui, en tout cas pour les clients de DSS. Dss, c'est une société qui est issue du Pont de Nemours, donc on travaille avec les clients qui sont les plus avancés. Ce sont des très grands groupes. Et aujourd'hui, ce sujet-là, c'est au cœur de la stratégie de beaucoup d'entreprises. D'ailleurs, je pense que Chance, vous recevez des personnes qui, à un certain moment, se sont posées des questions sur leur parcours professionnel, mais aussi parce qu'ils sont tombés dans des entreprises où cette notion de culture sécurité, qui est une culture d'interdépendance, c'est-à-dire de prendre soin les uns des autres, n'était pas peut-être suffisamment avancée pour qu'ils s'y sentent bien. Aujourd'hui, je pense qu'on n'est plus dans un monde du travail où seules les machines comptent. Les humains comptent énormément. C'est ce métier-là, notamment, parmi d'autres, mais qui est crucial et stratégique aujourd'hui.
Clémence (Chance)
On a une question intéressante de Christine qui demande... Je vais la lire parce que je n'arriverai pas à la reformuler telle que: Comment arrives-tu à ne pas être vu par tes entreprises clientes comme un centre de coût avant tout ou un audit pour juste avoir fait l'audit ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Tout à fait. Moi, j'ai la chance parce que DSS+, c'est vraiment une entreprise issue de Dupont-de-Mour. Dupont-de-mour est extrêmement réputé. D CES plus, et maintenant, est extrêmement réputée pour ce qu'elle apporte aux entreprises, ce qu'elle apporte aux dirigeants des entreprises et à tous les collaborateurs. Donc, j'ai la chance de ne pas travailler pour des entreprises qui veulent juste le tampon. Et je rejoins Christine et elle a tout à fait raison Ça peut être une difficulté, parfois, du métier HSE de travailler avec des gens qui veulent juste le papier pour le papier. Après, c'est une question de maturité de chacun, y compris de nous, en tant que préventeur, de savoir s'orienter, d'évaluer un petit peu les entreprises dans lesquelles on veut aller, de voir si ça correspond à nos valeurs.
Clémence (Chance)
D'accord. Donc, c'est à choisir un peu ses clients d'une certaine façon, pour éviter d'être dans sa caisse-figure.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Je pense qu'il faut choisir ses clients. Il faut aussi être conscient que c'est un métier où En effet, il y a des moments où on va tomber par malchance, sur des entreprises où on ne va pas être perçu comme une valeur ajoutée, plutôt comme un centre de coût. C'est aussi une expérience. Je pense qu'il faut aussi passer par là, peut-être pour mieux comprendre les salariés qui aussi en souffrent. Il n'y a pas que le HSE qui peut en souffrir.
Clémence (Chance)
Bien sûr. Tu as suivi un petit peu la voie royale dans le sens où tu savais déjà un petit peu ce que tu voulais faire. Tu lui as fait un DUT, tu l'as mentionné. Tu as fait toute ta carrière à divers endroits, mais in fine, dans ce métier-là. Si, et c'est le cas de Christine, a priori, on veut se reconvertir dans ce métier, qu'est-ce que tu conseillerais ? Est-ce qu'il y a des certifications absolument nécessaires à avoir ? Qu'est-ce que tu en penses ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Il se trouve qu'il y a beaucoup de gens qui se reconvertissent dans ce métier et j'encadre parfois ces personnes-là. Je dirais que ce qui est très important, il y a plein de solutions. Il y a des masters aujourd'hui, il y a des formations en alternance. Pour l'international, je connais un peu moins bien, mais j'ai des clients, je ne sais pas s'ils nous ont rejoint, qui devaient venir et qui connaissent bien mieux les certifications internationales comme le Néboche, etc, qui existent. Moi, Je dirais qu'il y a plein de solutions. La seule chose peut-être que j'avertirais, c'est certaines personnes, parfois, s'orientent dans ce métier après quatre ans d'études dans un autre domaine. C'est vrai qu'après quatre ans d'études, ils peuvent faire un master QHSE dans des écoles qui existent. D'ailleurs, je n'ai parfois donné des cours. Il faut juste se méfier. Il y a vraiment beaucoup de façons de faire ce métier-là, mais quand on arrive à un poste de direction HSE, il faut une certaine expérience. Le master n'est pas une voie royale et les personnes qui font ça peuvent être déçues parfois. Je pense que c'est bien peut-être d'envisager la partie technique aussi et de ne pas vouloir aller trop vite.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Mais voilà, des formations, il y en a beaucoup. C'est un métier qui est en plein essor. Il faut faire en fonction aussi de ses affinités. Il y a aussi des formations ergonomiques, techniques, etc.
Clémence (Chance)
Oui, des spécialités. En essor, c'est un métier qui est beaucoup en demande. Il y a une grosse Mes clients me demandent toujours et même DSS+, ils me demandent toujours d'envoyer des CV, d'envoyer des gens compétents, etc.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
C'est un métier qui est très demandé, très demandeur. Après, c'est aussi un métier où les entreprises qui embauchent sont exigeantes parce que c'est un métier stratégique. C'est vraiment un métier stratégique. Je pense que c'est un métier dans lequel si on est passionné, si on a aussi, je pense, il y a vraiment énormément de types de personnalités qui peuvent faire ce métier. Il y Il y a des gens qui sont très rigoureux et ils vont être très bons dans ce métier. Moi, je suis un peu moins rigoureux. Il n'y a pas un profil type de HSE. Je pense qu'on travaille toujours en équipe pour compenser les forces et les faiblesses des uns et des autres. Mais il faut se connaître et aller vers là où on se sent le mieux.
Clémence (Chance)
Est-ce que ça fait partie de ces métiers où il faut absolument le tampon de la certification ou d'un diplôme type architect ? Ou est-ce que ça va peut-être répondre à la question de Christine ? C'est-à-dire si on n'a pas de diplôme spécifique, mais 20 ans d'expérience dans du process consultant, est-ce qu'il faut absolument une formation par-dessus ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non. Pour pouvoir être consultant externe dans un certain type d'entreprise, il faut des diplômes pour être IPRP, mais c'est très, très rare. Il y a énormément de gens qui n'ont pas un cursus donné et qui peuvent faire ce métier, y compris d'ailleurs des salariés en interne qui peuvent se former, devenir préventeur interne. Ils apportent aussi quelque chose de très, très fort parce qu'ils ont une expérience une connaissance du métier, aussi certainement une légitimité qui fait qu'ils peuvent être très bons. Et d'ailleurs, il y a aussi toute la partie excellence opérationnelle, management de l'amélioration continue. Toutes les personnes qui ont un background comme ça peuvent s'orienter assez facilement dans ce métier-là.
Clémence (Chance)
Ça a l'air d'être un métier avec plein de tiroirs. C'est vrai que je connaissais que la surface. Et du coup, peut-être que ma question va être un peu compliquée, mais pour toi, quelles sont vraiment les qualités tes compétences absolument nécessaires ou plutôt l'état d'esprit dans lequel on doit être pour exercer ce métier ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Franchement, c'est très compliqué parce que je connais des gens qui ont des profils très différents. Il faut voir que dans ce métier-là, parfois, il y a des gens, ils ont besoin d'être extrêmement carrés, encore une fois, donc ils ont des qualités d'organisation, de technicité, d'analyse très fortes. Et puis, il y a des gens, peut-être un peu plus comme moi, qui sont plus dans le leadership, dans le coaching et qui vont être plus souples et plus flexibles. Le truc, c'est qu'un service HSE, une direction HSE, s'il n'y a que des gens comme moi ou que des gens qui sont ultra carrés, ça ne marche pas. Donc, je pense que le seul point commun, c'est des valeurs. Si on n'aime pas les gens et si on n'a pas envie de les écouter et de les aider. Aussi, je pense, il y a un point qui est très important, c'est qu'il faut être très, très humble. On ne connaît jamais mieux le métier des gens, même si on est expert, ingénieur, je ne sais pas quoi. Les Les gens, quels que soient leurs postes, ils connaissent mieux leur métier que nous. Je pense que l'humilité, c'est le plus important, un peu comme les coachs, posture basse.
Clémence (Chance)
D'accord, humilité. Parfait. Une autre question de Christine sur l'équilibre de vie pro/vie perso ? Tu parles de voyage. Peut-être que ce n'est pas tout le monde, nécessairement, mais comment ça se passe ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Ça dépend. On peut tout faire. Moi, aujourd'hui, clairement, je suis parti dimanche. Je fais coucou à ma famille s'ils sont là. Demain, j'ai un client, je rentre samedi à 19h00, mais ce que je fais, c'est exceptionnel. On n'est pas obligé de faire ça. Il y a des tas de gens qui sont techniciens responsables HSE, qui sont sur un site. Moi, j'ai fait ça pendant des années. Je n'avais qu'un seul site, j'avais des horaires de bureau classiques. Mon équilibre vie privée, vie pro allait bien. Tant qu'on arrive un peu à compartimenter les problèmes, on est aussi formé pour, on s'adapte pour ça. Donc, on peut vraiment tout faire en fonction de nos envies. Parfait.
Clémence (Chance)
Donc, en fait, si je comprends bien, il faut être très clair sur ses propres critères pour choisir, si c'est ça le métier qu'on choisit in fine, choisir le bon environnement, le bon secteur d'application, en fonction de si on est très technique ou moins, ou si on a envie de voyager ou pas.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Exactement. Et rien n'est figé. On peut avoir des envies un moment et puis les enfants grandissent et on peut changer. On n'est pas bloqué dans ce métier.
Clémence (Chance)
Mais en tout cas, c'est un métier en tension et ça, c'est chouette de le rappeler.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Oui, on regarde la DSF Plus recrute pour ceux qui ont une bonne expérience, y compris dans l'excellence opérationnelle, qui a bien coacher, etc. Pas de souci, vous vous contactez. Non, c'est un métier en tension.
Clémence (Chance)
Parfait. Un bon ententeur, tout ça, tout ça. Christine a plein de questions, c'est génial. Je vais là, du coup, la version courte. Est-ce que vous avez des missions à impact de lobby ? Alors moi, je ne suis pas sûre de comprendre la question, mais peut-être que ça parle. Non, pas nécessairement. Alors, est-ce que vous travaillez uniquement pour les entreprises ou vous travaillez également avec les institutions pour faire bouger les lignes en écrivant des documents ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non, moi, je n'ai pas du tout cette expérience-là. Les institutions sont des partenaires qui sont plutôt dans l'aide des préventeurs, notamment des préventeurs des petites entreprises entreprises. On travaille en partenariat avec eux, mais en tout cas, moi, je n'ai pas d'actions de lobby du tout. Non, je pense que c'est très rare dans notre métier.
Clémence (Chance)
Je comprends mieux maintenant de professionnels qui essaie de faire évoluer les législations en général sur la base de votre connaissance et de votre expertise.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Je pense que c'est ça ? Oui, il y a certainement des associations Il y a des choses comme ça, mais je ne sais pas y répondre. Personnellement, je ne le fais pas. Dans mon entreprise d'SS+, on ne fait pas de lobby.
Clémence (Chance)
On sent que tu es passionné. C'est génial. Est-ce qu'il y a des côtés un peu moins peut-être glamour, des choses à savoir qu'on ne dit pas forcément, qu'on ne trouverait pas facilement sur un site Internet éventuellement ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non, je pense que l'une des questions orientées là-dessus, C'est-à-dire qu'en effet, le HSE, il y a une réglementation. Il y a le livre quatre du Code du travail qui impose certaines choses. Il y a des entreprises qui sont à des faibles niveaux de culture sécurité et qui vont faire du HSE parce qu'ils ont une obligation soit réglementaire, soit normative. Alors là, c'est vrai qu'il y a des fois où il y a des sales types à la tête de certaines entreprises et on ne va pas être alignés. Et c'est sûr qu'il y a des moments où ça peut être compliqué. Après, métier en tension égal possibilité de bouger. Je pense qu'il faut bouger si à un moment donné, on ne s'en peut plus. On n'y arrive plus. De toute manière, c'est un métier dans lequel vous avez deux solutions pour évoluer. La première solution, c'est de rester dans une entreprise qui vous plaît et de changer de métier au bout d'un moment. Parce que quand on arrive à des fonctions de directeur HSE Groupe, il n'y a pas grand-chose au-dessus. Et toutes les entreprises n'ont pas de directeur HSE Groupe, clairement. Il faut être un groupe, déjà.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Soit, il faut changer d'entreprise réalisé. Moi, j'ai choisi de rester fidèle à mon métier et moins fidèle aux entreprises.
Clémence (Chance)
C'est probablement le meilleur moyen, ou plutôt le bon choix. Est-ce que tu as déjà Il y a eu des hésitations et peut-être que tu as un petit peu déjà répondu à la question, mais au cours de tes différentes expériences, des moments où tu t'es dit: Ah, finalement, je ne sais pas si je vais continuer là-dedans.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non, moi, jamais. Jamais, jamais, jamais.
Clémence (Chance)
La première fois, je fais quand même pas mal de live. La première fois que j'entends ça, jamais, jamais, jamais.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non, jamais. J'ai eu des fois où, un peu comme le coach, c'est-à-dire que je pense que c'est un métier où il faut toujours se remettre en question, il faut toujours douter. Donc moi, c'est vrai que j'ai fait un DUT HSE. Après, j'ai fait une formation en alternance système de management QSE, un Master 1. Après, j'ai fait un Master 2 ingénierie gouvernance des risques, qui m'a appris d'autres choses. Après, j'ai fait un MBA à l'IAE de Paris. Et À chaque fois, il y avait un enjeu, c'est-à-dire que j'atteignais une limite dans un poste. Et puis après, j'ai fait une formation de coach sur deux ans. Non, je n'ai jamais douté de ce métier-là. Par contre, je doute toujours de la façon de pratiquer.
Clémence (Chance)
D'où la formation de coach qui semble avoir de bonnes synergies avec ton quotidien.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Surtout chez DSS+, puisque notre job, c'est de coacher des dirigeants sur ces sujets-là. Donc, il faut absolument avoir une forte expérience sur ce sujet.
Clémence (Chance)
Une question que parfois, on n'ose pas poser, mais qui est quand même importante: le salaire.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Il se trouve que j'ai fait mes devoirs parce que J'ai préparé parce que les gens qui font ce métier-là, généralement, anticipent. Ça, par contre, c'est des formations professionnelles, donc j'ai assisté à un autre. Je vais vous donner des fourchettes. En junior, actuellement, Globalement, le salaire, donc un gars qui sort de l'école et qui rentre dans ce métier-là, il est a priori à 30 à 45 000 € bruts. Ensuite, au niveau des seniors, manager HSE senior, donc ils sont plutôt sur un site ou quelques sites. En France, je dis en France parce que évidemment, dans les autres pays, ça peut être très différent, de 40 à 72 000 € par an. Et ensuite, ça, c'est la moyenne. Je dirais qu'après, Après, tout dépend. Des directeurs HSE groupes peuvent rapidement monter à 150 000 € en fonction de la portée de leur poste. On est quand même sur un métier où souvent, souvent, souvent, on travaille sur de l'international. Donc évidemment, plus le poste est important, plus il peut y avoir des variétés. Et dans mon poste actuel, c'est un petit peu différent puisque là, je parle de gens qui sont en mission dans les entreprises. En tant que consultant, ça dépend vraiment, mais on a un avantage, c'est que notre métier est le business de l'entreprise, donc ce n'est pas tout à fait sur la même échelle en termes de salaire.
Clémence (Chance)
Vous avez une certaine responsabilité aussi par rapport, j'imagine, au rapport aux rapports que vous émettez ou que vous faites. Ça peut être quelque chose d'assez stressant. Comme ça, j'imagine.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Je suis tout angoissé.
Clémence (Chance)
Il n'a pas l'air, j'avoue que... Mais...
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non. Ça dépend. Moi, je n'ai pas de mission pure d'audit. Je fais du conseil. C'est sûr qu'il y a toujours une responsabilité de conseil, mais C'est toujours le client qui reste responsable. Nous, c'est surtout une responsabilité morale très forte. Dans ce métier-là, de toute manière, les préventeurs, les responsables HSE sont rarement responsables légalement. C'est toujours plutôt les dirigeants les gens et les managers. Notre responsabilité, c'est éventuellement si on a donné des mauvais conseils et si on n'a pas fait un devoir d'alerte. Mais ça reste quand même... Il faut reconnaître que le HSE, c'est quelque chose qui, en termes de responsabilités, ça concerne tout le monde. Si moi, j'ai des sujets, n'importe qui dans une entreprise, il doit en avoir aussi.
Clémence (Chance)
Super. On parle souvent... C'est aussi l'enjeu des live en coulisses, c'est-à-dire que chez Chance, on parle beaucoup du fait d'aller d'aller à la rencontre des autres et de pouvoir écouter des expériences des uns et des autres. Est-ce que toi, tu as eu des moments, des personnes clés qui t'ont beaucoup influencé dans ta carrière ? Est-ce que tu as une anecdote à nous partager ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non, très honnêtement, je n'ai pas vraiment d'anecdote qui me vient comme ça. C'est vrai que c'est un métier où on rencontre énormément de gens différents. C'est-à-dire que toute la journée, on rencontre des dirigeants, on rencontre des partenaires sociaux, on rencontre des collaborateurs. Ce ne serait pas possible pour moi de citer juste une personne, puisque vraiment, notre job, c'est d'aller à la rencontre des personnes, de les découvrir. Toutes les personnes, tous les clients, Ils font apporter quelque chose. Ouais, vraiment. Et ce n'est pas de la démagogie.
Clémence (Chance)
Non, ça se sent. C'est super. Camille pose une question pour les préventeurs en entreprise, nos consultants, peut-il y avoir des délégations de pouvoir qui engagent leurs responsabilités ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Non, généralement, il vaut mieux éviter. Je ne vous encourage pas à en signer. Non, parce que la délégation de pouvoir, c'est autorité, moyens et compétences. Généralement, le préventeur, il n'a pas une autorité, même s'il peut arrêter des chantiers, des choses comme ça, mais c'est une autorité plutôt... C'est lié à son charisme. On fronce un peu des sourcils, puis ça marche. Mais non, il n'y a pas vraiment de délégation de pouvoirs ou alors de manière limitée.
Clémence (Chance)
On revient sur ton quotidien. Encore quelques petits détails. Christine demande si c'est finalement des interviews, des observations, des ateliers. Comment ça s'organise plus concrètement encore, si tu peux ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Oui, bien sûr. Là, je peux décrire ce qu'on fait aujourd'hui en tant que consultants. Et puis, ça ressemble à ce que font les responsables en entreprise. En effet, il y a des observations de terrain et des ateliers avec les salariés pour essayer d'identifier les problématiques, les faire remonter, les comprendre. Ensuite, pour traduire ça en choses concrètes, il y a des phases d'analyse où on va aller chercher de la réglementation, de la technicité, etc, pour essayer de trouver des solutions et qu'on va encore une fois présenter dans des ateliers et qu'on construit avec les gens. Donc, je dirais que le quotidien, c'est vraiment toujours d'animer des C'est une discussion. On dit souvent la culture sécurité, ça se change une discussion à la fois. Donc, ça peut être des discussions one to one, ça peut être des discussions en groupe, ça peut être des discussions avec des opérateurs, ça peut être des discussions beaucoup avec les dirigeants.
Clémence (Chance)
En contact avec les gens tout le temps.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
En contact avec les gens tout le temps et sur le terrain, beaucoup.
Clémence (Chance)
Du coup, ce n'est pas très différent. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est Christine. Lean management.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Oui, le lean management, parfois, ça peut être un peu connoté négativement en fonction de comment on le fait. Je ne sais pas si tu connais le lean, mais globalement, on va dire que c'est quand même très orienté sur l'excellence opérationnelle, l'amélioration continue. Donc oui, il y a une part qui se ressent. Après, je dirais que c'est la finalité qui change. Le lean management à Toyota Production System, il y a vraiment une part de prendre soin des personnes au travail. Donc, si le lean management, pour Christine, ça prend en compte cette partie j'aide la base à faire son métier d'une manière avec plus de valeur ajoutée, mais aussi plus ergonomique, etc. Et qu'on donne du temps aussi à ces opérateurs de terrain, là où la valeur ajoutée se crée, si on leur donne le temps de réfléchir à leur poste, alors oui, c'est ça. Par contre, parfois, le lead management, la finalité, c'est de gagner des postes. Là, dans ce cas-là, ce n'est pas ça du tout.
Clémence (Chance)
C'est ce qu'elle précise, effectivement, sans la La partie cut budgétaire qui, évidemment, n'a plus- La partie cut budgétaire, je dirais, excusez-moi, il y a une laveuse qui passe.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
La partie cut budgétaire, nous, on doit faire avec parce que le HSE ne peut pas se positionner en disant: Ne faites pas d'économie. Aujourd'hui, on serait trop à contre courant pour être entendus. Par contre, on essaye d'accompagner pour les limiter parce qu'il faut quand même que les gens qui font des des coupures budgétaires ne le fassent pas qu'avec des fichiers Excel. Je n'ai rien contre mes amis de McKinsey, mais quand même un petit peu. Il y a le travail réel. On est là parfois pour le rappeler. Et puis, parfois, malheureusement, on doit gérer un peu les pots cassés parce que les coupes budgétaires, ça crée des risques psychosociaux et ça fait partie aussi de notre mission.
Clémence (Chance)
Bien sûr. On est déjà quasiment à la fin de ce live et en attendant que peut-être Camille pose une dernière question, quel serait ton mot de la fin ?
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Mon mot de la fin, je dirais que si vous voulez contribuer à un monde du travail qui est meilleur pour tous, je pense que c'est un métier dans lequel on a besoin de gens. On a besoin de gens... Le métier de la sécurité, malheureusement, quand on dit sécurité, il y a une connotation négative. Les gens voient réglementation, contraintes, trucs pénibles. Pas prace. Pas prace, ça n'a rien à voir. Bien sûr que ça peut avoir avec ça, mais Moi, dans mon expérience, ça n'a rien à voir. On a besoin de gens qui viennent d'horizons différents, qui viennent dans ce métier-là, qui apportent leurs valeurs et qui renouvellent ce métier, qui contribuent à ça.
Clémence (Chance)
Que dire de plus ? Super. J'espère que les différents participants ont entendu le message. J'espère. Un grand merci, Mathieu, pour ton temps entre deux avions et deux veuses.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
C'est vraiment très sympa. C'est ça. Et une laveuse qui me fonce droit dessus. Je déconne pas en plus, c'est vrai.
Clémence (Chance)
Rappelle-lui que tu es en management des risques.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Je vais aller parler au monsieur, mais il fait très bien son boulot, il est très consensieux.
Clémence (Chance)
Parfait. Très bon week-end à tous et merci pour tout encore une fois, Mathieu.
Mathieu Lambrecht (Responsable culture sécurité & management des risques)
Merci beaucoup à toi. À bientôt. Au revoir. Au revoir.
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