Sommaire

Nathalie Vidal, Scripte TV

Vidéo Youtube

Transcription complète

Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et merci de nous rejoindre pour ce nouveau live métier en coulisses avec Nathalie. Bonjour Nathalie.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Bonjour.

Marine (Chance)

Qui va nous présenter le métier de script télé. Donc, on a hâte de découvrir. En attendant que les dernières personnes arrivent et se connectent, je vais en profiter pour vous présenter Chance, pour ceux qui ne connaissent pas encore. Chance, c'est un bilan de compétences et une communauté d'entraide pour vous aider à trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous ou pour réajuster ce qui dans votre travail pour que vous vous y sentiez bien. Et dans le parcours Chance, qui dure trois mois, avec l'aide d'une coach, vous allez notamment explorer. Et c'est ce qu'on vous propose de faire avec ce live, c'est d'explorer un métier, celui de script. Et je remercie encore Nathalie qui nous donne 30 minutes de son temps pour nous le présenter. Le live est interactif, donc surtout, n'hésitez pas à poser des questions au fur et à mesure dans le chat et on y répondra avec plaisir. Et je laisse maintenant le micro à Nathalie. Est-ce que tu peux nous raconter un peu déjà qui tu es et quel a été ton parcours pour arriver jusqu'à ce métier ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Bonjour, je suis Nathalie, j'ai 54 ans et ça fait maintenant 26, 27 ans que je fais ce métier. Mon parcours, j'ai commencé d'abord par faire une école de communication. Option image, en fait. C'était l'EFAP image. Et au sein de cette école, j'ai eu accès à des stages et je suis tombée dans une société qui faisait des films institutionnels et ça m'a donné envie de m'orienter vers tout ce qui était films institutionnels. Et après, par la suite, parce qu'on rencontre des gens, parce qu'on apprend plein de choses sur le tas, c'est un métier qui s'apprend aussi sur le tas. Il n'y a pas vraiment d'école pour ça. Et j'ai eu envie d'accéder au monde de la télévision et donc j'ai postulé. C'est que des relations. C'est d'abord une Une formation qui est un peu générale et ensuite, c'est vraiment des rencontres, des formations, des rencontres et des connexions. Je suis rentrée à la télévision, j'ai fait de la régie. Après, j'ai fait assistante Réale, assistante de réalisation. J'ai fait de la production aussi et j'ai procédé par élimination, parce qu'il y avait plein de choses qui ne me correspondaient pas, jusqu'à me former en tant que script.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Et maintenant, ça fait 26, 27 ans que je fais script. Ok. Grosso dans les grandes lignes, c'est ça. Ok.

Marine (Chance)

Génial, parce qu'on voit que tu as fait ce que certaines personnes font en faisant le parcours, c'est que tu as tâtonné et que tu as testé pour voir là où ça te plaisait. Qu'est-ce qui a fait, d'après toi, que tu as moins aimé la casquette productrice ou assistante réale ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Je ne suis pas productrice parce qu'on n'accepte pas. C'est vrai que quand on commence les études, on se dit: Je vais être producteur, je vais être réalisateur, je vais être directeur, PDG, tout ça. On commence d'abord un peu en dessous quand même, voire beaucoup en dessous. En fait, c'est une question d'aptitude, de compétences et de goût. C'est-à-dire que la production, c'est... En même temps, le métier de script, c'est aussi carré et tout, mais c'est des chiffres, c'est être là pour les gens, pour les aider en permanence. C'est un peu le bureau des réclamations et ce n'était pas pour moi du tout, en fait. Parce qu'on voit surtout les gens quand il y a des problèmes et on gère les choses en amont plus au niveau budgétaire. Même dans ma vie privée, le budget, ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus. L'administratif, tout ça, c'est... Voilà. Ensuite, assistante de réalisation, c'était très bien aussi. J'étais en contact avec le plateau parce que c'est vraiment... On est en contact avec les artistes et les techniciens qui sont sur le plateau. Mais c'était un petit peu compliqué parce qu'il faut être attaché à un réalisateur et quand il y a des émissions qui vous lâchent ou des réalisateurs qui vous lâchent, on se retrouve un petit peu dans à la panade, parce que je suis intermittente du spectacle.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a beaucoup, beaucoup. Il y a deux statuts. En fait, c'est soit statutaire pour une chaîne, soit intermittente.

Marine (Chance)

Ok.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Moi, je suis intermittente. Et après, pour une question de... Ouais, de goût, parce que quand on est script, il n'y a pas vraiment de hiérarchie. C'est-à-dire qu'on fait notre travail, les informations arrivent à nous et après on les rediffuse. Donc du coup, il n'y a pas de qui est chef, qui n'est pas chef. Et ça me plaît bien, en fait. C'est ça. C'est plus une question de contact avec les gens. Le plateau, ce n'était pas ce qui m'intéressait le plus. En revanche, tout ce qui est en préparation en amont d'une émission et puis après, redonner toutes les informations, ça, ça m'intéressait vraiment. Je me sentais beaucoup plus libre dedans et plus autonome.

Marine (Chance)

On a des questions qui commencent à arriver dans le chat.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Qu'est-ce que c'est que le métier de script ? Voilà. Alors, script, ce n'est pas quelqu'un qui écrit des scénarios ou des le contenu des émissions. En fait, c'est quelqu'un qui recense toutes les informations parce qu'il y a une fois... Pardon, j'ai un Jack Russell et j'ai mon frère qui arrive, donc elle va peut-être un peu... C'est quelqu'un qui recense toutes les informations parce que les producteurs, les directeurs artistiques ont dit: On va faire ça comme émission, donc il va se passer ça, ci et ça. Le boulot de script, c'est de faire ce qu'on appelle un conducteur, c'est-à-dire un séquencier de ce qui va se passer étape par étape dans l'émission, au niveau de l'image, au niveau du son, ce qui se sur le plateau, ce qui se passe sur les écrans. Et on a la fonction de faire ce conducteur ou pas, parce que quelquefois, c'est les producteurs qui font le conducteur. Mais enfin, en tout cas, après, on fait des répétitions et on redonne. C'est un peu la mémoire de l'émission, c'est-à-dire qu'on travaille avec le réalisateur en régie, on n'est pas devant les caméras, on est derrière. Et pour que le réalisateur puisse choisir, parce que c'est lui qui décide de ce que vous allez voir à la télévision pour une émission de télé, pour qu'il appuie sur ses caméras et que les cadreurs soient bien tous sur ce qui va se passer et ce qui est important, la script, elle redonne les informations un petit peu avant.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Pas trop en avant, parce qu'autrement, c'est trop tôt. Pas en retard non plus, parce que c'est trop tard. Mais un petit peu avant, c'est genre: Là, il va se passer ci, ça On va avoir tel sujet qui va partir de telle source. Ça parle au son, on parle à l'assistant réal qui est sur le plateau parce que lui, il gère et il dit s'il est prêt ou s'il n'est pas prêt. On fait des décomptes de sujets, on gère le temps et ce qui se passe sur le plateau en fait. C'est un peu la mémoire. C'est ce qu'on entend beaucoup en régie, c'est la scripte parce qu'on travaille avec un casque et tout le monde nous entend. Tous les corps techniques nous entendent parce qu'ils n'ont pas le temps de lire le conducteur. Donc c'est notre rôle de dire à voix haute tout ce qui va se passer. Et quand il y a des changements, on le prévient aussi. C'est un peu la mémoire, le petit chef d'orchestre au niveau organisation de ce qui va se passer. Donc grosso modo, c'est ça.

Marine (Chance)

Hyper intéressant. Et c'est des émissions en direct ou pré-enregistrées sur lesquelles tu travailles ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a plein de sortes d'émissions et c'est là où c'est varié. Et c'est ça qui me plaît aussi, c'est qu'il y a des émissions qui sont en direct, donc on a des grosses répétitions en général avant. Et on gère aussi le temps avec la régie finale, toutes les pub, les décomptes et tout, de façon à ce que quand on revient à l'antenne, il n'y ait pas des maquilleurs sur le plateau encore en train de se de faire leur travail, que tout soit nickel, que tout le monde soit prévu et pas pris au dépourvu. Il y a des émissions qui sont enregistrées. Et là, il y a un autre travail aussi, c'est celui de montage derrière, qu'on fait ou qu'on ne fait pas, ça dépend. De rapports de scripts pour savoir si les prises sont bonnes, si elles ne sont pas bonnes, combien de temps ça dure, s'il y a beaucoup à enlever ou pas. Et puis de raccords aussi, parce que quand on coupe à un moment donné parce qu'on a eu un problème technique ou qu'il faut refaire la prise, il faut que ce soit un minimum raccord avec ce qu'on venait de faire.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Et puis, il y a plein de sortes d'émissions aussi, c'est ça qui change. Et ça, après, on choisit en fonction de nos goûts, de nos capacités. Il y a des émissions de variété où le travail sert à découper pour que quand il y a une chanson qui se passe, par exemple avec un groupe, que les cadreurs soient sur la batterie quand la batterie joue, sur le chant quand c'est le chanteur qui joue. Donc, on fait tout un découpage en plus de celui de On a des découpages en plus de tout le découpage de la musique. Quand il y a des sujets, par exemple, qui passent, si on doit mettre des vignettes pour avoir les réactions des gens qui sont concernés. On a fait un dérochage des sujets avant parce qu'on regarde tous les sujets qui passent dans l'émission, de façon à avoir le début, la fin, comment ça se termine, les derniers mots. Et puis, si on doit insérer des vignettes dedans, savoir à quel moment on parle de telle personne pour qu'on soit dessus. Qu'est-ce qu'il y a comme... ? On peut travailler sur des festivals aussi. Là, il y a des réalisations aussi pour les écrans, pour les gens qui sont dans le public.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a deux formes de... On appelle ça des captations. C'est soit on fait que pour les écrans ou pour les gens qui sont dans le public, soit on fait pour les écrans et en même temps pour la télévision. Il y a un petit travail à faire de façon à ce qu'on ne voit pas dans les écrans une triple image ou une quadruple image qui s'enfonce. Ça, c'est du travail. Il y a des captations de pièces de théâtre, de concert, de tout ce que vous voyez à la télévision. Ça fait une dizaine d'années maintenant qu'on a de plus en plus de streaming aussi. Donc, on travaille aussi pour des diffusions sur le net. C'est le même travail, mais ce n'est pas la même diffusion. Mais ça reste à peu près le même travail parce qu'il y a un découpage, il faut que ce soit carré quand même. Et puis, il y a des débats, il y a toutes sortes de contenus qui sont des jeux, des débats, des festivals, des pièces de théâtre. Après, c'est pareil, en fonction de chaque type. En musique, par exemple, ce n'est pas forcément le même travail quand on fait de la musique classique ou un groupe de rap.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a plein de choses. On travaille avec d'autres personnes la plupart du temps. C'est super varié. Et en fonction de ce qu'on sait faire, de la façon dont on gère la pression, on fait du direct, on fait plus des émissions enregistrées, on fait des émissions qui sont des jeux où c'est vraiment mécanique parce qu'on peut tourner... Une émission en direct, on n'en a qu'une dans la journée, parce qu'il n'y a qu'une seule. Un jeu, on peut en tourner 5, 6, 10 par jour. Donc c'est des grosses, grosses journées et ce n'est pas tout à fait la même mécanique. Mais le travail reste le même avec des aptitudes et des réactivités différentes.

Marine (Chance)

C'est vraiment très passionnant ce que je découvre, donc j'adore. Il y a plusieurs questions qui sont arrivées. Est-ce que dans le métier, on tend à se spécialiser sur un type d'émission ou est-ce qu'on reste hyper large comme ce que tu décris ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Ça dépend des personnes. En fait, c'est vraiment ça dépend des personnes. C'est-à-dire que moi, je suis intermittente et c'est aussi pour ça que je fais ce métier. C'est pour que ce soit varié, parce que quand on fait toujours la même chose, au bout d'un moment, on prend des automatismes et puis ça devient un petit train-train. À la base, ce n'était pas pour ça que je voulais faire ça. Je voulais vraiment faire une petite bulle de divertissement. En fait, je voulais travailler dans le divertissement, histoire de faire quelque chose qui parle un petit peu, qui ne soit pas que de mon fait, mais qui soit vu par plein d'autres gens. Et on ne regarde pas toujours la même chose à la télévision. On ne va pas voir toujours le même film, sauf quand on est mômes. Et donc, moi, ce que j'aime bien, c'est faire c'est faire plus de choses, mais il y a des choses que je n'aime pas faire. Les jeux télévisés, par exemple, je sais que ça ne me correspond pas parce que c'est mécanique, parce que c'est répétitif, parce que c'est un peu l'usine. Et je n'aime pas. J'aime bien quand... J'ai un temps de concentration assez intense, mais pas si long que ça.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Et donc je préfère les émissions en direct par rapport aux émissions enregistrées, parce que ça prend plus de temps à mettre en place, parce qu'on commence et on recommence et on refait, et on refait. Et au bout d'un moment, je m'ennuie un peu. Après, il y a des scripts qui préfèrent... Il y a des scripts garçons et filles. Il y a deux garçons pour l'instant, mais ce n'est pas un métier que pour les filles non plus. Il y a des scripts qui préfèrent le direct, il y en a d'autres qui n'aiment pas du tout la variété parce que ça va trop vite, parce que ce n'est pas leur truc. Il y en a qui préfèrent les jeux mécaniques quand c'est bien rodé. Moi, à part les jeux, j'aime tout. Après, il y a des émissions que je par choix, mais parce qu'en tant qu'intermettant, on peut choisir normalement. Il y a des émissions sur lesquelles je n'ai pas envie de travailler et sur lesquelles je ne travaillerai pas. Tant que j'ai du travail à côté, voilà. Et puis Il y en a d'autres que j'aime vraiment faire. Après, c'est une question d'équipe, parce qu'on travaille en équipe, peu importe souvent les missions.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a quand même une équipe derrière, donc le contenu n'est pas important, mais pas si important que ça. On peut faire un super travail et vraiment s'amuser sur des sujets qui ne sont pas forcément drôles, parce que c'est un vrai travail d'équipe en amont et pendant l'émission. Et donc, quelquefois, l'équipe est super et l'émission naze, on peut le dire. Et puis, quelques fois, c'est l'inverse. L'émission est super, mais l'équipe n'est pas très sympa. Donc ça dépend vraiment de chacun.

Marine (Chance)

Il y a des questions aussi qui sont arrivées sur le statut. Tu nous as expliqué que toi, tu faisais en... ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

L'intermittante.

Marine (Chance)

Voilà. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu comment ça fonctionne ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Oui. Le statut d'intermittance, c'est qu'on est salarié, mais on n'est pas salarié à plein temps. Donc on travaille à chaque émission, on a un CDD, on a un contrat par émission. Donc, je peux faire cinq émissions pour la même boite de production dans le mois, j'aurais cinq contrats différents. C'est vraiment à l'émission. Mais on reste salarié. Après, on a tous les inconvénients du salarié sans les avantages, c'est-à-dire qu'on n'a pas de mutuelle, on cotise à la sécurité sociale, on cotise à plein de choses, mais on n'a pas les comités d'entreprises, on n'a pas les frais qui sont réglés par les entreprises. Pour autant, on n'est pas indépendant, libéral non plus. Donc, on a un statut un petit peu particulier, mais ne serait-ce qu'au niveau de... Parce qu'on est considéré comme un une catégorie un peu précaire parce que ce n'est que des CDD. Et donc, on est affilié au régime des intermittents du spectacle, qui n'est pas le régime général du chômage, par exemple. Donc, normalement, quand on travaille beaucoup... Là, pour le coup, le principe travailler plus pour gagner plus, ça prend tout son sens, parce que plus on travaille, plus on gagne d'argent, effectivement.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Quelquefois, on peut faire quand les émissions sont courtes et que le temps de prépa n'est pas hyper important, on peut faire deux émissions par jour pour deux boîtes de prod' différentes, deux sociétés de production différentes. Quand on travaille beaucoup, on n'a droit à rien en tant que chômage. En revanche, quand on ne travaille pas beaucoup, il y a une espèce de complément qui est pris en charge par les acédiques du spectacle. Ce n'est pas aussi bien que le régime général, parce que le régime général, il me semble... Je vais rentrer un tout petit peu dans les détails. Le régime général, je crois qu'on gagne pendant deux ans, 80% de son salaire. Intermittent du spectacle, il faut avoir travaillé au moins pendant 507 heures sur un an, ce n'est pas énorme. Ça dépend des statuts, parce qu'il y a des gens qui bossent beaucoup. À la télévision, on peut bosser beaucoup, mais quand on est au-dessus du même régime que les clowns, que les artistes de rue et tout, ce n'est pas la même donne. Donc, il faut 507 heures pour être inscris au régime des intermittents du spectacle du chômage, des Acidiques du spectacle.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Et après, c'est Tous les ans, il faut justifier de ces 507 heures pour que ce soit renouvelé. Et donc, grosso modo, on touche peut-être 40%, pas 50% de notre salaire quand on ne travaille pas du tout, du tout, du tout. Et ça ne dure qu'un an, en revanche, parce que si on ne travaille pas pendant un an, on va toucher nos acédiques pendant un an, mais c'est tout.

Marine (Chance)

Ok. Le régime général a un peu changé, il a été rebaissé.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Oui, mais c'est toujours... Parce que c'est vrai que le régime général, permet de voir un petit peu venir les choses et de prendre son temps si on a envie. Le régime des intermittents, ce n'est pas le cas. Par exemple, une femme qui est aux acédiques du spectacle quand elle est enceinte et qu'on lui propose un allongement de son congé maternité, la plupart du temps, elle dit: Non, je préfère travailler un petit peu. Il y a des avantages et des inconvénients quand même.

Marine (Chance)

Oui, bien sûr. C'est pour ça d'ailleurs que beaucoup parlent de précarité et du fait que c'est compliqué d'exercer les métiers artistiques.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Oui, après, c'est vrai qu'il y a des milieux qui sont privilégiés. En précarité, ce n'est pas non plus... Il faut revoir aussi la notion de précarité, c'est-à-dire qu'on peut gagner bien notre vie parce qu'il y a un salaire minimum par jour, par tranche de 8 heures. Il y a des différences de salaire en fonction des émissions, de ce qu'il y a à faire, des sociétés de production, des choses comme ça. Donc, on peut gagner bien sa vie comme on peut gagner pas beaucoup, mais même pas beaucoup, c'est quand même déjà... De toute façon, on descendra jamais en dessous du SMIC en étant au régime des assédifs du spectacle.

Marine (Chance)

En coulisse, on a aussi une volonté de pouvoir présenter les métiers et permettre d'enlever les fantasmes positifs ou négatifs qu'on peut avoir sur des métiers. Est-ce que tu peux nous dire, toi, ce que tu adores vraiment dans ton métier et au contraire, ce qui te pèse un peu plus la partie que tu aimes moi ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Ouais. Alors, ce que j'adore, c'est que... Pour prendre un exemple, c'est quand je me retrouve à des dîners, il peut y avoir des médecins, des chercheurs, CNRS, des gens qui savent des vies, des choses comme ça. À un moment donné, quand la notion de: Et toi, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Se pose. En fait, tout le monde me pose des questions parce que ça parle à tout le monde. C'est ça que j'aime bien dans mon travail aussi, c'est que moi, je m'amuse. Ce n'est pas toujours la franche rigolade parce que ça reste un métier quand même, mais c'est divertissant aussi, ça bouge, on change d'équipe, on change de personne, on rencontre des Il y a des gens différents. On va dans des lieux de tournage qui ne sont pas forcément accessibles quand on est public, par exemple. On a des accès qui sont un petit peu... Il y a un côté un peu paillettes, un peu privilégié, qui fait que ce n'est pas un métier anodin. Ça parle à tout le monde. On explique ce qu'on fait, mais en même temps, le divertissement, le cinéma, la télé, tout ça, ça parle à tout le monde.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Je trouve ça chouette parce que c'est vivant, parce que c'est varié. Après, ce qui est compliqué, c'est qu'on a un planning qui n'est pas fixe. Ça change. Les émissions changent d'une année sur l'autre, le planning change d'un mois sur l'autre. Là, j'ai un début de planning pour octobre, novembre, mais ça change tout le temps. Donc, ça veut dire que dans la vie privée, ce n'est pas si évident que ça. On a l'impression qu'on peut gérer son temps parce qu'on est libre, justement, mais pas tant que ça, parce qu'on va accepter des tournages. Et puis, dans la vie privée, si on avait, je ne sais pas, Les surprises, par exemple, les: Super, je t'ai prévu des... On va au théâtre dans deux semaines. Non, les surprises, ça n'existe pas parce qu'on peut ne pas être libre dans deux semaines. Donc, il y a une vraie difficulté à organiser sa vie professionnelle et privée. Après, ça arrive. Après, tout vient avec l'expérience et plus on a d'expérience, plus on a de connexion, plus on a de connexion, plus on peut choisir ses émissions, les gens avec qui on travaille et faire son planning. Mais ça, ça demande du temps parce qu'au début, on travaille dès qu'on nous demande.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

On travaille dès qu'on nous demande. Et puis, parce qu'il faut se faire connaître, qu'il faut se faire connaître auprès des réalisateurs, auprès des producteurs, auprès des chaînes de télévision. Et c'est des rencontres et on vient en doublon, on vient assister à des émissions pas dans le public, mais en régie pour apprendre. On montre sa tête, en fait, pour se faire connaître. Et puis, une fois que les gens ont appelé toute une série de scripts, ils ne sont pas libres, on nous appelle nous, donc on dit oui. Donc l'organisation La réalisation, au début, n'est pas si évidente que ça. Et après, c'est des choix. C'est: Est-ce que je préfère partir une semaine en vacances ou faire un truc super intéressant ? Parce que si ce n'est pas intéressant, la question ne se pose pas, mais qu'est-ce que je fais ? Je vais à cet anniversaire-là ou j'ai une super émission que j'ai envie de faire. Je ne l'ai jamais faite celle-là, ça m'intéresse. Il y a des choix qui ne sont pas si évidents que ça. On ne finit pas. Les 35 heures par semaine, ça n'existe pas. On peut travailler quatre heures comme on peut travailler huit heures comme on peut travailler 15 heures dans une journée.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Donc, l'organisation est assez complexe. On y arrive, de toute façon, on s'adapte.

Marine (Chance)

Il y a une question- Mais c'est Oui, ça a l'air quand on parle, tu as l'air de... Même s'il faut jongler, tu as l'air d'aimer ce que tu fais.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Oui.

Marine (Chance)

Il y a une question qui vient d'arriver sur: Est-ce qu'on a la chance de se faire une place dans ce métier sans aller à Paris ou est-ce que c'est un passage obligatoire voir ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a plein d'antennes partout parce qu'il y a des antennes, des chaînes un peu partout. Et puis, on n'est pas obligé d'être sur Paris. Il y a plein de gens qui ne sont pas sur Paris. Pour autant, je ne connais pas beaucoup de gens qui bossent beaucoup, qui ne font pas un passage à Paris. Après, on peut s'exiler un petit peu. S'exiler, ça me dit la Parisienne. On peut partir vivre en province et tout, mais ça veut dire qu'on va faire des allers-retours parce que la plupart des émissions se font... Là, je parle de la télévision parce qu'il y a différents trucs aussi. Il y a des séries qui ne se tournent pas forcément à Paris. C'est un métier de script aussi, mais les séries, pour la télévision en tout cas, ça ne se tourne pas à Paris, donc du coup, on peut très bien vivre ailleurs. Mais il y a forcément un passage obligé par Paris pour se faire connaître, pour faire des connexions, tout ça. C'est un peu obligé. Après, on peut partir, mais toutes les filles que je connais qui est même dans d'autres métiers, que ce soit cadreur, réalisateur, ils peuvent habiter en Bretagne, dans les Landes ou à Lyon, tout ça.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Ils reviennent sur Paris régulièrement pour faire des tournages. Après, il y a aussi les tournages qui... Tout ce qui est téléréalité aussi, il y a des scripts sur les téléréalités. Là, il faut partir un mois, deux mois à l'étranger. On n'est pas obligé de vivre à Paris. Mais c'est une autre forme de vie aussi. Ça veut dire que c'est un petit peu différent. Mais c'est ça qui est bien aussi, c'est qu'on n'est pas obligé de faire que des émissions de télévision. On peut faire aussi des séries, on peut faire des fictions. C'est encore un petit peu différent. On peut faire des émissions de téléréalité, des choses comme ça qui se tournent Il y a des antennes aussi pour des concerts ou pour des antennes qui sont dans les dom tom, donc ça arrive aussi. Mais le Centre Névradique est quand même à Paris.

Marine (Chance)

Ok. Il y a une question sur: est-ce que ça existe les scripts à la radio ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Non, ce n'est pas la même chose. Non, c'est plus le réalisateur radio fait le travail de script, en fait.

Marine (Chance)

Ok.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Parce que la script, elle est vraiment liée à l'image. Donc la radio, non, il y a des réalisateurs radio.

Marine (Chance)

Ok, très clair. Tu nous as dit que une des problématiques du métier, c'était l'agenda de comment tu arrives à jongler. Est-ce que toi, Comment fonctionne ton rythme ? Est-ce que ça t'arrive de travailler les soirs et les week-ends ? Est-ce que tu te dis: Je fais trois mois où je prends beaucoup de trucs et après, pendant un mois, je lève le pied ? Comment tu fonctionnes ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Après, il y a des périodes aussi de... Genre, le mois d'août, c'est un peu le mois mort. Les vacances de Noël aussi, c'est deux creuses, c'est vraiment les vacances de Noël et puis août. On sait qu'on peut garder du temps pour ça. Après oui, on peut se dire... Il y Il y a des mois où si je travaille beaucoup, beaucoup avec des émissions qui prennent du temps parce que oui, on peut travailler le soir, souvent, même le soir, on ne va pas prendre... Si j'ai des émissions qui se termine tard le soir, je Je vais essayer de pas prendre une émission qui commence tôt le matin, juste le lendemain, parce que je sais qu'au bout d'un moment, je vais être... Parce qu'on peut le faire, je l'ai fait déjà, mais il y a un moment donné où on est fatigué et le rôle de la script, c'est que tout se passe bien. Donc si ça se passe bien, c'est normal. En revanche, on a un micro devant la bouche, si on commence à raconter n'importe quoi ou qu'on est un petit peu à l'ouest parce qu'on est fatigués, on peut pas dire: Non, ce n'est pas moi, parce qu'on a un micro.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Si on a donné une information, tout le monde l'a entendue, même si on doit la répéter quelques fois parce qu'ils ont peut-être entendu, mais ils n'ont pas forcément écouté. En revanche, si on ne l'a pas donné, ça, c'est sûr que... Ou si on a donné une mauvaise information trop tard, ça, c'est sûr que pas tout le monde le sait. Il faut savoir aussi se préserver. Donc oui, on peut décider de travailler plus ou moins en fonction de sa vie. Je ne travaillais pas pareil quand j'avais des enfants que maintenant, par exemple. Il y a des choses que je ne faisais pas quand j'avais des enfants, que je fais maintenant. On peut choisir quand même, même si c'est compliqué, même s'il y a des moments donnés, il y a des petites difficultés dans l'agenda, il faut être organisé.

Marine (Chance)

Ok, merci. Il y a alors qui demande: Quelle formation pour ce métier si aujourd'hui, quelqu'un veut devenir script télé ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Comme il n'y a pas une formation particulière pour le métier de script, en revanche, toutes les formations d'écoles d'images, de cinéma, forme à tout. C'est plutôt ce que je conseille de faire ou pas. Quand on veut vraiment faire de la technique, parce que je suis considérée comme technicienne, même si ce n'est pas de la technique pure, parce qu'on voit tous les corps de métier. En fait, ce qui est bien quand on est script, c'est de connaître à peu près tous les corps de métier, savoir ce qui est possible de faire au son, à quoi ça correspond. Pour tout ce qui est raccord image et tout, avoir fait du montage avant, pas forcément en tant que monteur, mais en tout cas, être allé dans une salle de montage et savoir à quoi ça correspond. C'est important. Tout ce qui vient de l'image aussi, les magnétaux, les LSM, parce que maintenant, les cassettes, ça n'existe plus. Donc tout est sur disque dur ou virtuel et il y a différents types de machines, savoir ce qu'on est capable de faire et tout. Donc faire une école générale, soit de communication avec une option image, soit carrément de cinéma, de choses comme ça, c'est C'est un plus.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Après, on peut très bien ne pas avoir fait de formation du tout et apprendre sur le tas. Ça, c'est encore un des avantages de ce milieu-là, c'est que ce n'est pas la peine d'avoir un bac +12 ou d'avoir une super école de renommée et tout, parce que c'est la pratique qui compte. Et la pratique, on peut la prendre sur le tas et on peut se former sur le tas à la télévision, au cinéma, dans dans tous ces milieux-là. Donc c'est un plus. C'est toujours un plus de toute façon, parce qu'il peut plus, peut moins, mais ce n'est pas une obligation.

Marine (Chance)

Merci beaucoup. Laure demande, mais tu y as un petit peu répondu, mais comment tu trouves tes contrats ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Les contrats, on les trouve parce qu'on se forme. De toute façon, même si on a fait une école, moi, j'ai fait une école, mais j'ai fait des stages. Et puis après, on se sympathise avec les gens, on leur demande si on peut venir les voir travailler. Du coup, on squatte un peu, on fait ce qu'on appelle des doublons. On vient voir comment ça se passe, on pose des questions et donc on rencontre les gens parce que c'est un métier qui est 70% relationnel, 30% professionnel. C'est-à-dire qu'à compétences égales, on va choisir quelqu'un avec qui on s'entend bien plutôt que quelqu'un qui travaille super bien, mais avec qui on ne s'entend pas. Du coup, c'est un milieu Pour le coup, c'est vraiment un milieu de communication et donc il faut montrer sa tête. Il faut se montrer, il faut aller connaître au moins une personne et puis rentrer comme ça par la petite porte et puis se faufiler dans les régies ou sur un plateau avec des assistants, parce qu'on a toujours, toujours, toujours des gens qui viennent voir comment ça se passe parce qu'ils sont intéressés, on répond aux questions et puis s'ils sont sympa, motivés, parce qu'il faut de la motivation.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

C'est hyper important. On est forts, mais en fonction de ce qu'ils aiment, ce qu'ils ont envie de faire, on les emmène avec nous, on les trimballe. Donc, c'est vraiment le terme. Parce que moi, quand j'ai voulu changer, J'ai quitté le métier d'assistante de réalisation, mais pendant trois, quatre mois, j'ai travaillé... Non, je n'ai pas travaillé en étant rémunérée, mais j'étais quasiment tous les jours sur des tournages pour me montrer ma tête et puis pour voir comment ça se passait, prendre des notes pour qu'à un moment donné, on m'appelle. Et voilà, c'est ça. En fait, on monte sa tête et à un moment donné, on nous appelle parce que les scripts nous connaissent, parce que les assistants réal nous connaissent, parce que les réalisateurs nous connaissent. Ils ont entendu parler de nous, ils ont dit: Tiens, il y en a une qui veut commencer. C'est peut-être le moment de lui faire faire quelque chose. Au début, c'est un petit peu compliqué parce qu'il faut se faire connaître. Oui, il faut faire Il faut faire son petit milieu de relation, mais il suffit d'une personne. Il suffit d'une personne et puis, vous venez voir une script et puis elle vous formera.

Marine (Chance)

Super. Ça répond à la question qu'on avait sur: Est-ce qu'il est facile de s'introduire dans ce monde pour trouver les premiers contrats ? Tu viens d'y répondre. On a dépassé une toute dernière question et après, on va devoir rendre l'antenne. Il y a d'autres live après qui commencent.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

La première parce que je comprends comment tu arrives à te faire repérer, mais la première fois que c'est toi qui est aux manettes- Ça fait peur.

Marine (Chance)

Tu as quelqu'un au cas où un peu plus senior que toi ou tu es vraiment solo, baptême du feu ?

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Déjà, quand on est formé par une scripte, on fait des répétitions. C'est-à-dire qu'on prend des notes, tout ça. Et puis, une fois qu'on se sent un petit peu à l'aise, on fait la répétition, parce que en répétition, on ne risque pas grand-chose. Et puis, on voit comment on se débrouille. Et puis, le jour où on est appelé pour faire une émission, c'est souvent parce qu'on a fait cette émission-là en tant que doublon, en fait. Donc, c'est bien. Mais moi, je me souviens, j'avais été formée... Oui, parce qu'il y a du sport aussi. Il n'y a pas que des émotions de rééducation. Il y a du sport aussi, donc c'est assez intéressant aussi. Et j'avais été formée sur du sport au début, parce que c'est, je pense, le truc le plus compliqué. Et j'avais été formée sur des matchs de foot, donc j'étais hyper à l'aise. La première fois qu'on m'a appelé pour que je travaille, c'était sur un match de hand qui va 10 000 fois plus vite. Je crois que j'ai dû dire quatre mots, mais c'est un travail d'équipe, c'est ça qui me plaît aussi. C'est que c'est vraiment des lignes de travail.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Il y a le son, le trucage, les opérateurs de synthé, il y a le réalisateur, la script, le chef d'édition, les magnétos, tout ça. Tout le monde travaille ensemble. On ne travaille pas les uns contre les autres, on travaille vraiment tous ensemble. Et s'il y en a un qui débute qui n'a jamais fait cette émission, on va tous faire en sorte que ça se passe bien. Et là, pour le coup, c'était une équipe de sport hyper rodée et il me donnait les informations avant que je puisse dire quoi que ce soit. Donc et je dois dire trois mots. Ils ont trouvé ça super. Et donc je me suis dit: Super. Mais oui, ça fait peur parce qu'on est lancé. Mais en même temps, c'est ça aussi le but, c'est de se montrer si on est capable de le faire ou pas. Et puis, si ça se passe mal la première fois, ce n'est pas très grave non plus. On commence sur des petites émissions, tranquilles, avec des gens qui sont bienveillants. Et puis après, on se lance dans la gueule du loup pour faire des émissions un peu plus compliquées, mais on ne commence jamais.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

La première fois, on ne commence jamais sur des émissions hyper compliquées. Ou alors c'est qu'on est un peu suicidaire ou alors on a une très haute surestime. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Mais ça m'invite à sa place.

Marine (Chance)

Ok. Merci beaucoup Nathalie pour ton partage. C'était super intéressant de découvrir les police du métier de script et de télé. J'en profite pour vous remettre dans le chat le lien vers la communauté d'entraide Chance. Si vous aussi, vous voulez aider en présentant votre métier. Parce que ce qu'a fait Nathalie à l'instant, c'était de l'entraide. Je vois Milo qui met: Bravo Mom. Je crois que c'est mon fils.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Oui, ça doit être mon fils. Encore merci, parce que ce que vient de faire Nathalie, c'est de l'entraide.

Marine (Chance)

Elle a donné 30 minutes de son temps bénévolement pour aider, inspirer et créer des déclics pour ceux qui voudraient découvrir cette voie professionnelle. Donc, un grand merci Nathalie.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

C'était un plaisir.

Marine (Chance)

Merci à toutes pour vos questions aussi. C'était chouette.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Merci beaucoup.

Marine (Chance)

Merci, à bientôt.

Nathalie Vidal (Scripte TV)

Au revoir. Au revoir.

Envie d'éclairer votre projet ?

Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.

Déjà plus de 45 000 personnes accompagnées par Chance

Des résultats concrets
92% ont construit un projet clair et réalisable à l’issue du parcours
Une communauté d’entraide
15 000 personnes prêtes à apporter expertise et contacts
Un rythme flexible 100% en ligne
70% des personnes font le bilan tout en étant en activité
Un accompagnement personnalisé
Un coach personnel choisi sur mesure parmi 350 coachs certifiés