Résumé en 10 secondes
- Mission : trouver la bonne personne pour le bon client, puis accompagner les deux parties pour que la collaboration démarre bien.
- Contexte : le métier combine développement commercial, recrutement et conseil.
- Point fort : beaucoup de rencontres, de réseau, d’échanges et de situations différentes.
- Vigilance : le rythme peut être chronophage, avec des “montagnes russes” entre bonnes et mauvaises nouvelles.
- Première étape : clarifier si vous aimez conseiller, écouter, développer un réseau et convaincre.
CIPA → Activités quotidiennes, Contribution, Interactions.
Mission & ce qu’on fait concrètement quand on est chasseuse ou chasseur de tête
Les missions principales
- Développer un portefeuille de clients et les fidéliser dans la durée.
- Comprendre les besoins de recrutement : poste, enjeux, profil recherché, contexte.
- Conseiller les clients quand le profil demandé n’existe pas vraiment ou ressemble à un “mouton à cinq pattes”.
- Identifier des candidates et candidats grâce au réseau, aux recommandations, aux bases de données et à LinkedIn.
- Évaluer les profils, leur parcours, leur potentiel, leurs envies et leur capacité à s’adapter.
- Présenter les candidatures au client, avec une partie rédactionnelle pour expliquer le parcours et l’intérêt du profil.
- Accompagner les deux côtés pendant le processus de recrutement.
Une journée type, sans journée vraiment type
Le quotidien varie beaucoup. Une journée peut commencer par un échange client pour cadrer un poste, se poursuivre avec la recherche de profils sur LinkedIn, puis avec des entretiens de candidates ou candidats. Elle peut aussi inclure du conseil sur un CV, une discussion sur le marché, ou un point avec un client pour ajuster la recherche.
Dans un cabinet spécialisé en recrutement juridique, les échanges peuvent concerner des avocats, des juristes, des directrices ou directeurs juridiques et fiscaux. Les postes peuvent être très différents : juriste en droit de l’environnement pour un grand groupe, création d’un poste de direction juridique pour une start-up, ou recrutement dans l’industrie et les services.
Audrey Déléris, chasseuse de tête, résume bien ce qui donne de l’épaisseur au métier : « Si c’était juste envoyer des CV à des clients, ce ne serait pas hyper passionnant. Mais si on rajoute la partie conseil, la partie rencontre et le fait d’accompagner toutes les personnes qu’on rencontre, là, ça devient encore plus intéressant. »
CIPA → Activités quotidiennes : rechercher, écouter, conseiller, présenter. Contribution : aider des personnes et des organisations à mieux se rencontrer.
Compétences & qualités clés pour exercer le métier de chasseuse ou chasseur de tête
Compétences techniques
- Recrutement : analyser un besoin, qualifier un profil, mener des entretiens, suivre un processus.
- Développement commercial : convaincre de nouveaux clients, entretenir la relation, fidéliser.
- Connaissance marché : comprendre un secteur ou un champ métier, par exemple le recrutement juridique.
- Rédaction : présenter une candidature de façon claire, argumentée et utile pour le client.
- Conseil : orienter les personnes rencontrées sur leur CV, le marché, les pistes possibles et les attentes des entreprises.
Qualités humaines
- Écoute : comprendre ce qu’une personne cherche vraiment, au-delà du CV.
- Curiosité : rencontrer des profils très différents et apprendre de leurs parcours.
- Enthousiasme : garder l’élan malgré les refus, les changements de budget ou les offres concurrentes.
- Adaptabilité : passer d’un client à l’autre, d’un poste à l’autre, d’un enjeu à l’autre.
- Transparence : ne pas survendre un poste, notamment quand certains aspects sont moins attractifs.
- Sens du relationnel : animer un réseau, créer des liens de confiance, mettre les bonnes personnes en relation.
Outils et technologies
- LinkedIn : outil très présent dans le quotidien pour rechercher, suivre et contacter des profils.
- Bases de données : utilisées pour retrouver et suivre des contacts.
- Intelligence artificielle : citée comme une aide dans les outils et méthodes actuelles.
CIPA → Activités quotidiennes : compétences de recrutement, conseil, rédaction et recherche. Interactions : relation de confiance avec clients, candidates et candidats.
Conditions de travail dans le métier de chasseuse ou chasseur de tête
Cadre, rythme et environnement
Le métier peut s’exercer dans des structures variées : grands cabinets anglo-saxons présents en France, cabinets français, cabinets indépendants d’une à quelques personnes, cabinets de niche spécialisés par métier ou secteur. Un exemple cité : un cabinet de recrutement juridique et fiscal appartenant à une structure française plus large.
Le rythme est décrit comme chronophage. Le quotidien demande de jongler entre développement commercial, entretiens, suivi client, recherche de profils et conseil. Les journées ne se ressemblent pas toujours, ce qui peut être très stimulant pour les personnes qui aiment la variété.
Lieu, horaires détaillés, télétravail, déplacements : Non précisé dans les éléments disponibles. À clarifier.
Rémunération
La rémunération comprend une partie fixe et une partie variable. La part variable dépend du chiffre d’affaires ramené. Selon les cabinets, les primes ou bonus peuvent être versés mensuellement ou trimestriellement. Les montants ne sont pas précisés. À clarifier.
Statut, contrats, certifications
Statuts et contrats possibles : Non précisé dans les éléments disponibles. À clarifier.
Contraintes légales ou certifications obligatoires : Non précisé dans les éléments disponibles. À clarifier.
CIPA → Interactions : type de structure et relation client. Vie personnelle : rythme, revenus variables, lieu et statut à clarifier avant de se lancer.
Avantages — Pourquoi le métier de chasseuse ou chasseur de tête peut faire aimer le lundi
- On ne s’ennuie pas facilement : les missions, les profils et les clients changent.
- On rencontre beaucoup de personnes : clients, candidates, candidats, dirigeants, profils spécialisés.
- On apprend en continu : chaque échange donne accès à un métier, une organisation, un parcours.
- On voit l’impact concret : une personne trouve un poste plus épanouissant, une équipe rencontre le bon profil.
- On peut enrichir son poste : animation de réseau, contenu, articles, conférences, podcasts, selon le cadre de travail.
Il y a un petit battement de cœur dans ce métier quand une rencontre fonctionne. Une personne hésite à bouger. Une entreprise cherche le bon profil. Entre les deux, il faut écouter, cadrer, rassurer, parfois réajuster. Puis le bon lien se crée. Ce n’est pas magique : c’est du travail, du réseau, de la clarté. Mais quand ça matche, le métier prend tout son sens.
« Peut-être que je ne sauve pas des vies, c’est vrai. En revanche, j’aide des personnes à changer de vie ou en tout cas de profession. Les aider, les écouter et les accompagner sur ces changements de vie peuvent avoir de vrais incidents sur leur quotidien, leur famille, leur localisation. »
CIPA → Contribution : accompagner des choix professionnels importants. Activités : rencontrer, conseiller, créer du lien. Interactions : réseau et relation de confiance.
Inconvénients & points de vigilance du métier de chasseuse ou chasseur de tête
- Les missions peuvent s’arrêter : un client peut supprimer le budget du recrutement. Piste de contournement : accepter que le métier comporte des imprévus et garder plusieurs échanges actifs.
- La bonne personne peut choisir une autre offre : même un profil très prometteur peut partir ailleurs. Piste de contournement : maintenir la relation et continuer à animer son réseau.
- Le métier peut être répétitif s’il est réduit à l’envoi de CV : accepter une mission, trouver des profils, les envoyer peut devenir redondant. Piste de contournement : le vivre comme un métier de conseil et d’animation de réseau.
- La pression commerciale fait partie du poste : il faut développer et fidéliser des clients. Piste de contournement : s’appuyer sur une expertise marché et sur la qualité de l’accompagnement.
- La transparence est indispensable : un poste a souvent des aspects moins séduisants. Piste de contournement : creuser les enjeux en amont et présenter les choses clairement pour éviter les mauvaises surprises.
CIPA → Vie personnelle : charge et rythme à surveiller. Interactions : gérer attentes, déceptions et confiance avec les deux parties.
Comment accéder au métier de chasseuse ou chasseur de tête
- Se renseigner et clarifier : vérifier votre goût pour les rencontres, le conseil, la recherche, la relation client et les environnements mouvants.
- Se former ou valider : une formation en recrutement peut aider. Une école de commerce peut aussi préparer à la partie commerciale. Une formation dans le secteur recruté peut être utile, sans être toujours indispensable.
- Constituer des preuves : montrer votre capacité à écouter, convaincre, comprendre un marché, rédiger clairement et suivre des relations dans la durée.
- Obligations légales ou certifications : Non précisé dans les éléments disponibles. À clarifier.
- Candidater ou démarcher : viser des cabinets de recrutement, spécialisés ou généralistes, selon votre appétence.
- Réseauter et rencontrer : le métier se construit beaucoup par les rencontres. Une première consultante passionnée, des fondateurs de cabinet ou des managers peuvent ouvrir des portes et transmettre les bons réflexes.
Il n’est pas obligatoire d’avoir déjà exercé dans le secteur recruté. L’expertise peut s’acquérir. Ce qui compte fortement : la personnalité, l’écoute, le savoir-être et l’envie d’apprendre le marché.
CIPA → À clarifier en priorité :
- Contribution : quel impact voulez-vous avoir sur les parcours professionnels des autres ?
- Vie personnelle : quel niveau de rythme, de pression commerciale et de rémunération variable vous convient ?
- Activités quotidiennes : préférez-vous chercher, conseiller, vendre, rédiger, ou un mélange des quatre ?
Astuces pour progresser comme chasseuse ou chasseur de tête
- Voir plus loin que le mandat : conseiller même quand il n’y a pas de recrutement immédiat.
- Animer un réseau : rencontrer, rester en contact, se tenir au courant, créer des passerelles.
- Développer une expertise marché : être expert du recrutement dans un domaine, pas forcément expert de chaque tâche du métier recruté.
- Regarder le potentiel : ne pas chercher uniquement le clone de la personne partie.
- Être transparent : dire aussi ce qui peut être moins enthousiasmant dans un poste.
- Ajouter ce qui vous nourrit : contenu, réseau professionnel, conférences ou formats d’échange si votre cadre le permet.
« Je pense vraiment que dans ce métier-là, pour que ça marche et pour continuer à avoir envie et à être enthousiaste, c’est voir notre métier comme une animation de réseau. C’est toujours rencontrer des gens, se tenir au courant, essayer de les conseiller, même dans le cadre plus général et pas forcément dans le cadre d’un recrutement. »
CIPA → Activités : routines de réseau, veille, conseil. Interactions : qualité de la relation dans la durée.
Retours d’expérience dans le métier de chasseuse de tête
Un parcours possible commence loin du recrutement. Après des études de droit, une envie initiale de journalisme, un concours non réussi, puis une expérience de recherche en droit de l’homme aux Pays-Bas, une professionnelle répond à une annonce de chasseuse de tête junior. L’idée de départ : tester pendant six mois pour observer le marché et réfléchir à la suite.
Le déclic arrive vite. Le métier réunit plusieurs moteurs déjà présents : communication, échanges, rencontres, rédaction, environnement juridique. Après une première année dans un petit cabinet, une nouvelle opportunité se présente dans un cabinet de recrutement juridique. À 23 ans, avec un an d’expérience, le choix se fait sur l’envie de tenter.
Résultat : 14 ans dans le métier, dont plus de 13 ans dans le même cabinet. L’évolution se fait progressivement : consultante, consultante senior, manager, puis responsable d’un pôle sectoriel avec une équipe de quatre personnes. Le poste reste opérationnel, avec une dimension management en plus.
CIPA → Activités : retrouver communication, écriture et rencontres. Contribution : accompagner des changements professionnels. Interactions : rencontres clés et transmission.
Évolutions & passerelles après le métier de chasseuse ou chasseur de tête
- Évoluer en cabinet : consultante ou consultant, senior, manager, responsable de pôle, management d’équipe.
- Se spécialiser : par métier, comme le juridique et fiscal, ou par secteur d’activité.
- Passer côté entreprise : devenir recruteur ou recruteuse interne, RRH, ou travailler sur des sujets de marque employeur.
- Développer des projets liés : animation de réseau professionnel, contenus, blog, conférences, podcasts.
Quand on évolue, les briques CIPA bougent. La contribution peut s’élargir avec le management ou le contenu. Les interactions deviennent plus nombreuses : équipe, clients, réseau, invités, communauté métier. Les activités quotidiennes peuvent intégrer davantage de pilotage, d’animation et de transmission.
FAQ sur le métier de chasseuse ou chasseur de tête
Faut-il une formation RH pour devenir chasseuse ou chasseur de tête ?
Elle peut aider, surtout pour la partie recrutement. Mais ce n’est pas le seul chemin. Une école de commerce, une expérience commerciale ou une connaissance du secteur recruté peuvent aussi être utiles.
Faut-il être expert du secteur dans lequel on recrute ?
Une expertise marché est précieuse. Dans le recrutement juridique, par exemple, l’enjeu n’est pas forcément d’être expert de toutes les matières juridiques, mais d’être expert du marché du recrutement juridique.
Comment est rémunéré le métier ?
La rémunération comprend une part fixe et une part variable liée au chiffre d’affaires. Les primes peuvent être mensuelles ou trimestrielles selon les cabinets. Les montants sont à clarifier.
Le métier est-il plutôt commercial ou plutôt recrutement ?
Les deux. Le métier comporte une forte partie commerciale et une forte partie recrutement. La dimension conseil rend l’ensemble plus riche : conseiller le client, accompagner les personnes, ajuster la recherche.
Que faire si un poste a des aspects moins attractifs ?
Il faut creuser ces aspects, les comprendre et les présenter avec transparence. Le but n’est pas de vendre à tout prix, mais de construire un match durable.
Ressources citées pour explorer le métier de chasseuse ou chasseur de tête
- LinkedIn : outil central pour rechercher des profils, suivre un réseau et créer des mises en relation.
- Fed Legal : cabinet spécialisé en recrutement juridique et fiscal.
- Fed : structure française à laquelle appartient Fed Legal.
- Bases de données et intelligence artificielle : outils cités comme appuis dans les méthodes actuelles de recrutement.
- Réseaux de juristes dans la tech : exemple d’animation de communauté professionnelle liée au métier.
Conclusion actionnable pour avancer vers le métier de chasseuse ou chasseur de tête
Pour tester votre envie, choisissez un métier ou un secteur qui vous attire. Identifiez trois personnes qui y travaillent. Préparez cinq questions simples : leur quotidien, leurs défis, ce qui les motive, ce qu’elles changeraient, les profils recherchés. Puis demandez un échange court.
Action Contribution : demandez-vous qui vous aimeriez aider à avancer : des candidates et candidats, des équipes, des dirigeantes et dirigeants, ou les trois.
Action Vie personnelle : clarifiez votre rapport au rythme, à l’incertitude et à la rémunération variable.
Action Activités : observez votre énergie après une conversation de conseil. Si vous ressentez ce petit battement de cœur quand une personne repart plus claire, il y a peut-être une porte à pousser.
Le métier de chasseuse ou chasseur de tête demande de tenir une ligne humaine : chercher juste, conseiller vrai, et créer des rencontres qui peuvent changer un quotidien professionnel.
Grille CIPA du métier de chasseuse ou chasseur de tête
| Contribution | Interactions | Vie personnelle | Activités quotidiennes |
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