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Audrey Déléris, Chasseuse de tête

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Transcription complète

Charlotte (Chance)

Je pense qu'on est live. Super. Bonjour Audrey. Bonjour à toutes et à tous. Et merci pour ta présence. Et merci à toutes les personnes qui sont présents, présentes pour ce live. Je suis très heureuse de te rencontrer aujourd'hui et très heureuse d'en apprendre plus sur ton métier qui est le métier de chasseuse de têtes. Donc, merci beaucoup pour ton temps. Merci. Bonjour à Oui, merci. Merci beaucoup et bienvenue tout le monde. Peut-être rapidement, pour les personnes qui ne nous connaissent pas, Chance est un bilan de compétences, je dirais, une communauté d'entraide pour trouver la voie professionnelle faite pour vous ou en tout cas, pour redonner du sens à votre travail. Et en fait, quand vous faites le parcours Chance, le bilan de compétences avec Chance, on vous invite, au cours de votre parcours, à explorer beaucoup de métiers. C'est ce que nous faisons en live avec ces semaines de live métier où on a la chance d'avoir de super speakers comme Audrey, qui acceptent volontairement de venir parler de leur métier. Merci encore, Audrey, pour ça. Et je pense qu'on va pouvoir démarrer, peut-être, si tu veux commencer par nous parler de ton parcours et de ce qui t'a amené jusqu'à ce métier aujourd'hui de chasseuse de tête. Ça serait super, je pense, et un bon début pour commencer, en tout cas.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Avec plaisir. Encore une fois, bonjour à tous et je suis ravie d'être là pour partager un métier que j'adore. Je l'ai découvert par hasard, vous allez le voir. Moi, j'ai commencé par faire du droit à la fac, comme beaucoup de gens qui ne savaient pas forcément quoi faire. Moi, je voulais être journaliste et je me suis dit que le droit, ça pouvait être une belle opportunité. Donc, j'ai commencé trois ans de droit. J'ai passé un concours pour être journaliste liste que j'ai malheureusement raté. Donc, j'ai continué deux ans de plus parce que l'écosystème me plaisait plutôt bien. Je suis partie au Pays-Bas faire la recherche en droit de l'homme. J'ai adoré. Malheureusement, je n'ai pas pu rester. Et quand je suis rentrée, après mes cinq ans en droit, je n'avais pas forcément envie de devenir juriste ou avocate comme bon nombre de mes camarades à l'époque. Et pour être très honnête avec vous tous, j'ai répondu à une annonce pour être chasseuse de tête junior. Et je me suis dit que pendant six mois, ça me permettrait de me poser après mon retour au Pays-Bas pour voir un petit peu le marché de l'autre côté.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Et en fait, j'ai eu un gros coup de cœur pour ce métier. Ce qui n'était absolument pas prévu au programme, puisque je voulais faire ça que pendant six mois et juste pour réfléchir un petit peu à ce que j'allais faire. Et en fait, j'ai retrouvé ce qui, moi, me plaisait au départ dans le journalisme. Alors on peut se dire, c'est hyper différent. On retrouve énormément, à mon sens en tout cas, de liens et de choses qui me plaisent en tout cas, c'est-à-dire beaucoup de communication, beaucoup d'échanges, énormément de rencontres, une partie rédactionnelle aussi, quand on présente les candidages pour en parler aussi par la suite. Comme c'est dans un écosystème qui me plaisait quand même parce que je suis restée pendant cinq ans à étudier le droit, donc ça a fini par me plaire, mais de ce départ, c'était du hasard, je me suis dit que ça pouvait être un bon compromis. Vous voyez, ça fait 14 ans que je fais ce métier-là, donc ça me plaît toujours.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup, Audrey, pour cette introduction. Quatorze ans, c'est super. J'ai adoré la façon que tu as eu, en tout cas, de démarrer en disant que tu ton métier. C'est en tout cas hyper inspirant et encourageant. On aime bien parler de rencontres chez Chance et tu en as un petit peu parlé dans le cadre de ton métier. Est-ce que tu as eu, en tout cas, des rencontres marquantes dans ton parcours qui ont fait que tu t'es dirigée vers ce métier ? Est-ce que tu as eu des personnes marquantes qui ont en tout cas, eu un rôle important dans tes décisions, dans le choix de métier ou dans ton métier au quotidien ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Au départ, j'ai commencé dans un petit cabinet de chasse de tête que je ne connaissais pas, puisque je ne connaissait pas la chasse de tête. Ce n'est pas quelque chose qu'on étudie à la fac. J'ai travaillé avec une consultante qui était passionnée par son métier, qui m'a transmis cette passion-là. C'est déjà grâce à elle que je pense que je fais ce métier-là aujourd'hui. Même si aujourd'hui, on est concurrentes, pour tout te dire. Mais j'aime aussi la citer parce que c'est grâce à elle que je suis là aussi aujourd'hui. Et puis, au bout d'un an, j'ai quitté ce cabinet-là et j'ai été frappée à la porte avec ma grande année d'expérience derrière moi pour rejoindre un autre cabinet. Et j'ai rencontré plusieurs personnes. Je peux les citer pour le coup. Deux personnes qui s'appellent Yann De Bon, qui ne l'ont pas trompe. Il y a plus de 13 ans maintenant dans le cabinet dans lequel je suis, qui s'appelle FED Legal. Et Alexandre Tamagnot, qui est le fondateur de FED, qui est le premier acteur indépendant du recrutement en France. Je les ai rencontrés tous les deux. J'avais 23 ans. J'avais un an d'expérience derrière moi.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Il venait de monter le cabinet FED Legal, donc recrutement juridique, ce n'était pas connu à l'époque. Et puis, je me suis dit: En fait, je n'ai rien à perdre. Je n'ai pas de prêt, je n'ai pas d'enfant, je n'ai rien. Je n'ai pas fait de faire qui prend forcément énormément de risques. Mais là, je me suis dit: Je verrais ce qui se passe. J'aime beaucoup ce métier. Au bout d'un an, je n'ai pas envie de rejoindre un autre cabinet pour le coup et j'ai tenté l'aventure. Et là, ça fait 13 ans, un peu plus de 13 ans que je suis dans ce cabinet-là. L'aventure est juste géniale. Évidemment, je suis quelqu'un de très enthousiaste, ça doit se voir pour le coup. Il y a des jours où forcément, je trouve ça un peu moins génial comme tout le monde, j'imagine. Mais c'est aussi là, je réponds à ta question, au-delà de ces rencontres initiales, en tout cas au tout début de mon parcours, c'est les réunions que moi, je fais au quotidien et c'est pour ça que je me suis fait C'est là aujourd'hui, qui font que ce métier me plaît. C'est que je rencontre des gens tous les jours, des clients, des candidats.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Moi, je suis très focus sur le juridique. Ce sont des avocats, des juristes, des directeurs, directrice juridique et fiscale. On pourrait dire que c'est très ciblé, c'est vrai, mais ils sont tous extrêmement différents et tous inspirants à leur manière. Mon travail, c'est d'essayer de les faire se rencontrer ensemble pour que ça matche bien et qu'ils aient envie de travailler ensemble et qu'ils poursuivent une belle aventure professionnelle. C'est ces rencontres-là qui me motivent au quotidien.

Charlotte (Chance)

Génial. Je comprends, ça doit être très motivant. Par rapport à ces rencontres qui font partie, j'imagine, de tes missions et de ton quotidien en tant que chasseuse.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Un peu dur à dire.

Charlotte (Chance)

C'est presque un peu dur à dire. Est-ce que tu peux nous parler de tes tâches, peut-être quotidiennes ? Tu as aussi une question dans le chat où la personne te demande aussi les défis, les principaux défis auxquels tu fais face, peut-être au quotidien, dans tes missions. Une idée un petit peu générale de qu'est-ce que c'est qu'être chasseuse de tête et quels sont les défis que tu as au quotidien dans le cadre de ton métier ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Mon quotidien, c'est déjà de ne pas avoir une seule et même journée, ce que je te disais en préambule avant qu'on se connecte. Je me suis toujours dit que le jour où je m'ennuierai, je changerai de métier. Et j'y crois dur comme faire. Et pour l'instant, je ne me suis pas remis une seule fois, donc je continue. Le quotidien, même s'il n'est pas toujours le même tous les jours, c'est vraiment d'avoir cette partie commerciale. On doit développer les clients et les fidéliser, donc il y l'aspect fort commercial et la partie recrutement. Une fois qu'on a obtenu des mandats de nos clients, il faut recruter les profils pour lesquels on a été mandaté. Souvent, on parle de ces deux côtés, la fois commercial, à la fois recrutement. Moi, j'aime bien rajouter la partie conseil, mais c'est pour ça que j'aime beaucoup ce métier-là. Parce que si c'était juste envoyer des CV à des clients, ce serait pas hyper passionnant, très honnêtement. Mais si on rajoute la partie conseil, la partie rencontre et le fait d'accompagner toutes les personnes qu'on rencontre, là, ça devient encore plus intéressant. Et quand je dis conseil, ça va être conseiller les candidats qu'on rencontre qui sont à l'écoute du marché sur leur CV, sur le marché, vers quoi ils peuvent en tout cas s'orienter, se se posent des questions.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

On est vraiment là avec mon équipe pour vraiment répondre à leurs questions. Et côté client, c'est les accompagner aussi sur la recherche du meilleur profil pour voir si le profil qu'ils recherchent existe vraiment, parce qu'on a des clients parfois qui nous demandent des moutons à cinq pattes, des gens qui n'existent pas, donc on est là pour leur dire: Non, ça n'existe pas. Et aussi les conseillers tout au long du process de recrutement. Il y a un gros aspect conseil qui, pour moi, est la partie la plus intéressante et la plus importante. Ça fait partie du quotidien. Et les défis, il y en a plein, c'est-à-dire trouver trouver la bonne personne pour le bon client, pour faire en sorte que ça matche. C'est assez chronophage comme beaucoup de métiers, pour le coup, mais quand on recherche un juriste en droit de l'environment pour un groupe du CAC 40 et pour créer sinon un poste de directeur juridique pour une startup, ça n'a rien à voir. C'est toujours s'adapter, pour le coup, toujours être enthousiaste à l'idée d'accompagner un client, un candidat et essayer, en tout cas, de ne jamais être négatif parce que c'est un métier où ce n'est pas si facile que ça, dans le sens où on nous confie une mission et on ne termine pas forcément la mission, dans le sens où il peut se passer plein de choses.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Le client peut très bien supprimer le budget du recrutement. Le candidat qu'on pensait être la bonne personne, finalement, accepte nos propositions dans notre société. C'est un peu les montagnes russes comme métier, mais en même temps, c'est tellement passionnant que c'est à nous de faire en sorte de gérer ces frustrations, ces déceptions parfois qui peuvent arriver.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup pour ta réponse. Tu as une question de Mélanie par rapport à tes missions: est-ce que tu peux développer un petit peu la partie commercial ? Ça, c'est sa première question. Ensuite, elle te demande s'il faut être expert, donc experte, sur un secteur en particulier ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Comme j'aime un cabinet expert dans le domaine juridique, et je suis vraiment un expert juridique aujourd'hui, ma réponse va être oui, parce que j'y crois dur comme faire, qu'on peut vraiment mieux accompagner en tant qu'un client quand on est expert d'un métier. Il existe des cabinets généralistes qui, je pense, peuvent apporter d'autres choses, qui peuvent être très orientés secteur d'activité, ce qui n'est pas notre cas, en tout cas chez Fed Legal, puisqu'on est vraiment expert du domaine juridique. Et moi-même, je suis responsable du pôle industrie et services, donc je travaille pour des secteurs assez lié, avec une bonne connaissance marché. Après l'expertise, elle s'acquiert. J'avais beau être juriste à la base, en tout cas de formation juridique, je n'avais pas et je n'ai toujours pas la prétention d'intervenir sur chaque matière juridique. Ça existe beaucoup. Ce n'est pas mon métier d'être experte de chaque tâche juridique, de chaque matière juridique, mais vraiment d'être experte du marché du recrutement juridique. C'est ça mon métier. Sur la partie commerciale, Pour le coup, il y a un gros aspect fidélisation, puisqu'aujourd'hui, depuis 14 ans et dont 13 ans, dans le même cabinet, il y a un gros aspect fidélisation de clients que j'accompagne depuis de nombreuses années.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Il y a aussi une partie développement, d'aller chercher de nouveaux clients et de les convaincre que je peux les accompagner au mieux pour leur recrutement.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup et j'espère que ça aura répondu à votre question, Mélanie. Je continue aussi un petit peu avec les questions que je vois apparaître. Mélissa te demande quelles évolutions tu as pu constater dans la pratique de ta profession ces dernières années ? Et peut-être toi qui as ce regard d'experte depuis 14 ans en tant que chasseuse de têtes. Et elle te dit, entre parenthèses, les différents moyens de trouver un candidat pour un client, les attentes des clients. Est-ce que tu as en tout cas perçu des évolutions dans la pratique de ta profession ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Oui, en effet, je pense qu'il y a des évolutions sur la méthode et aussi sur les attentes au global, en tout cas des clients. Sur la méthode, quand j'ai commencé, je mettais des scénari en tant que chargé de recrutement. On imagine, ça sort de tête, seul dans son bureau, avec des annuaires, des vieux registres pour le coup. C'était 14 ans, ce n'était pas non plus il y a 60 ans que j'ai commencé, mais c'était un peu comme ça quand même avec le côté au moment des scénari, pour essayer de contacter quelqu'un dont on nous a donné le nom, se passer pour quelqu'un d'autre au niveau de l'accueil, pour essayer de vendre la personne. C'était le côté un peu amusant du détective, pour le coup. Ce que j'ai fait vraiment tout au début, aujourd'hui, on ne recrute plus comme ça. Aujourd'hui, l'idée, c'est en tout cas, moi, en tant que chasseuse de tête, j'anime un réseau depuis de nombreuses années et c'est parmi tous les gens de ce réseau-là que j'ai rencontrés, que mes collaborateurs ont rencontrés ou que ces personnes-là que je connais peuvent aussi me mettre en relation avec eux ou avec elles. C'est grâce à toutes ces personnes-là que je peux aller chercher, je peux aller chasser des personnes pour les présenter à mes clients.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Ça, ce n'est pas du tout la même méthode qu'auparavant. On a des outils qui sont beaucoup plus performants aujourd'hui. On a l'intelligence artificielle, base de données, par exemple, qui nous aide beaucoup dans notre métier. On a LinkedIn, qui n'est quand même pas anodin. Je pense que c'est beaucoup de mes journées pour le coup. Ça, c'est au niveau de la méthode. Ensuite, en termes d'attente, il est vrai que je ne pense pas que ce soit très nouveau ce que je vais dire, mais en tout cas, on se basait beaucoup plus sur la partie technique. En tout cas, quand j'ai commencé, là où aujourd'hui, on va faire encore plus attention à la partie savoir-être. Je trouve ça assez fort et même bien puisqu'on a beaucoup plus, en tout cas quand je dis on, ce sont mes clients, d'exigences vis-à-vis des personnes qui le rencontrent, quelles rencontre sur la capacité à s'adapter à une entreprise, à un poste, et on est beaucoup mis sur le potentiel de profil. Et ça, c'est très intéressant, justement, puisque notre métier en tant que chasseur de têtes devient plus intéressant. Parce que l'idée, ce n'est pas d'aller chasser le côté collé de la personne qui est partie, mais vraiment d'aller essayer de déceler des talents parmi toutes les personnes qu'on connaît, qu'on rencontre, qu'on chasse, pour pouvoir justement dire à nos clients: Cette personne-là, elle ne coche pas toutes les cases, mais je la trouve super.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Peut-être pour telle et telle raison.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup Audrey. Je vais revenir un tout petit peu en arrière. Je pense peut-être, on a pas mal de participants et peut-être qu'il y a des personnes qui souhaitent soit se réorienter, soit se reconvertir. Qu'est-ce que tu recommandes ? Comment est-ce qu'on devient chasseuse de tête ou chasseur de tête ? Tu avais d'ailleurs une question de Mélanie au tout début qui te demandait s'il était recommandé de passer par une formation RH pour faire ce métier ou peut-être pas forcément. Est-ce que tu as un conseil à donner aux personnes qui nous écoutent et qui pourraient souhaiter, en tout cas, se diriger vers ce métier ? Est-ce qu'il y a une formation ou quelque chose en particulier qu'il faut avoir pour prétendre au métier de chasseur ou chasseuse de tête ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Ça peut être en effet, soit venir d'une formation RH. On a aussi pas mal de personnes qui viennent d'écoles de commerce, Ça, ce n'est pas inintéressant pour le coup. Et ça peut être aussi intéressant de venir du secteur dans lequel on va recruter, ce qui est mon cas et ce qui est le cas de la plupart des personnes au sein de mon équipe. Mais pour être très honnête avec vous, notamment avec Mélanie, Pour le coup, il y a quelques années, je pensais: Dure comme faire, qu'il fallait absolument être juriste pour pouvoir recruter des juristes. Mais comme je le disais tout à l'heure, mon métier, ce n'est pas d'être experte du droit, c'est d'être experte du marché dans le droit, ce qui est très différent. C'est pour ça qu'il y a plusieurs collaborateurs que j'ai recrutés, que j'ai formés, qui ne venaient pas de formation juridique ou d'expérience juridique auparavant, qui m'ont convaincu que j'avais tort et qu'on pouvait très bien venir d'un autre secteur d'activité et apporter d'autres choses et se former. C'est vrai que tout au début, on n'est pas opérationnel, on n'a pas de réseau, mais on peut tout à fait apprendre. C'est au contraire un métier où on va vraiment faire attention à la personnalité de la personne pour justement être à même d'écouter les personnes qu'on rencontre, d'accompagner les clients.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Ça, c'est beaucoup une affaire de personnalité et de savoir-être.

Charlotte (Chance)

Super, merci beaucoup. Est-ce que selon toi, il y a une formation Je dirais académique que tu recommanderais pour les personnes qui viennent dans le cadre d'une reconversion ou pas forcément au final ? C'est un métier qui peut aussi s'apprendre en cabinet sur le tas.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Ça peut être soit une formation dans le recrutement, ce que c'est notre métier, mais ça ne va pas nous apprendre la partie commerciale qui s'apprend soit en école de commerce, soit sur le tas, comme ça a été mon cas, soit en effet rejoindre un cabinet qui nous donne notre chance pour le coup, pour pouvoir justement apprendre au quotidien grâce à ses pairs et se former sur le terrain.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup. Et ça Je rejoins, je pense. J'espère que ça répond à votre question aussi, Amandine, qui était assez liée. On a beaucoup de questions, Audrey, donc c'est super. Et Léonore te demande: les perspectives d'évolution à long terme dans ce métier ? Est-ce que tu as la possibilité de monter en grade au sein du cabinet dans lequel tu travailles ? Est-ce que tu peux peut-être prétendre à des postes de DRH chez un client, par exemple ? Quelles sont en tout cas les évolutions possibles du métier ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

On peut évoluer au sein du cabinet. Là, je réponds pour ma structure, mais c'est le cas pour... Ça dépend encore de la structure. Moi, j'ai évolué en tant que consultante, après consultante senior, manager, là, je suis timide, avec une équipe que je manage. Je suis en charge de tout un pôle sectoriel et j'ai quatre personnes dans une équipe qui sont elles-mêmes consultantes. Il y a aussi du management qui est venu se rajouter tout en restant opérationnel. Oui, il y a des personnes, même pas mal de personnes qui passent de... Chasseuse de tête, je trouve ça beaucoup plus simple que consultant recrutement, mais on est aussi consultant recrutement. J'avoue que j'aime beaucoup le mot chasseur de tête. C'est ce qui m'avait attiré quand j'ai postulé à cette fameuse annonce il y a 14, 15 ans maintenant. C'est le mot chasseur de tête que je trouvais hyper aventureux et hyper attractif, mais on est aussi des consultants en recrutement. Il y en a beaucoup qui passent en effet, côté entreprise et qui deviennent en fait RH. Soit 100% recruteur, soit RRH avec une partie marque employeur, par exemple. Après, j'aime bien partager aussi ma propre expérience où moi, j'ai rajouté aussi beaucoup de choses à mon quotidien qui moi me plaisent énormément et qui, j'espère en tout cas, je sais que ça m'aide dans mon quotidien, c'est que j'ai monté un réseau de juristes dans la tech, par exemple, où il y a plus de 600 personnes et on anime ça au quotidien, on est deux à faire ça.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

J'anime deux podcasts aussi avec des invités juridiques. Donc, j'ai retrouvé aussi mes premiers amours de journaliste à la matrice, pour le coup, parce que ce n'est pas mon métier. Mais j'ai retrouvé en tout cas cette partie-là que j'ai pu rajouter à mon métier et qui me permet Ça me permet de l'exercer d'une manière différente. Avec beaucoup d'invités, j'apprends énormément grâce à tous ces gens. Ça m'amuse vraiment beaucoup. Ça, je pense, j'en suis convaincue que dans n'importe quel métier, on peut aussi nous-mêmes apporter des choses qui peuvent nous éclater encore plus au quotidien. Et c'est aussi à nous, dans chacun de nos postes, de créer des fonctions, des missions qui nous intéressent et qui peuvent nous permettre d'exercer au mieux notre métier. En tout cas, j'y crois Super.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup pour ton partage. C'est génial. Des projets à côté qui sont finalement aussi très liés à ton métier et à ce que tu aimes faire, en tout cas. Merci pour ce partage. Tu as Soraya qui te demande quelles sont les modalités de rémunération. Est-ce qu'il y a du fixe, du variable ? Comment est-ce que ça fonctionne ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Oui, c'est comme les commerciaux qu'on connaît dans une société classique, pour le coup, on a une partie fixe, en effet, et on a une partie variable qui va dépendre du fil d'affaires qu'on ramène. Et selon les cabinets, on peut être soit rémunéré avec cette partie prime, bonus, soit mensuellement, soit au niveau trimestriel.

Charlotte (Chance)

Ok, super.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Et ça fait partie intégrante, en tout cas, de la rémunération.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup. On parlait du secteur un petit peu tout à l'heure et on a une autre Je suis désolée, je n'ai pas votre prénom, mais simplement le A de la cour, donc excusez-moi. En tout cas, cette personne, Aurélien, pardon. Aurélien te demande comment est sectorisé aujourd'hui le marché des chasseurs de têtes entre les indépendants, les franchisés, les cabinets ? Comment est-ce que ça fonctionne et comment est sectorisé le marché ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Je ne vais pas pouvoir répondre de manière totalement exhaustive, mais En tout cas, on observe vraiment tout type de structure. Il y a soit de grosses anglo-saxons qui ont des filiales en France et qui ont parfois des équipes dédiées selon les secteurs d'activité ou selon certains métiers. Il y a aussi, à contrario des cabinets français qui sont parfois structurés un petit peu pareil. On a aussi des cabinets totalement dépendants, parfois avec une, deux, voire trois personnes, qui peuvent être soit spécialisés sur un secteur d'activité, soit sur un domaine en particulier, un métier. On observe plein de choses. Par exemple, mon exemple, chez Fed Legal, on est un cabinet de niche vraiment juridique et fiscale et on appartient à une structure plus grande qui s'appelle Fed, qui est française.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup. Et moi, Audrey, j'ai une question plutôt liée au sens au travail. On en parle beaucoup, du sens au travail. Et chez Chance, le sens, c'est un alignement avec quatre piliers. Et pas uniquement la finalité, qui est vraiment la cause, l'intérêt de ton travail, mais aussi le métier. Tu nous as parlé de tes missions, de ton quotidien, l'environnement de travail qui peut être le type d'entreprise, la culture d'entreprise dans laquelle tu évolues et les impératifs personnels. Donc, tes horaires de travail, ta rémunération, ta localisation, etc. Du coup, j'aimerais te demander quel sens aujourd'hui tu trouves à ton travail. Ces quatre piliers et le sens, ça peut être avoir un un travail qui me laisse du temps pour moi pour développer mes projets, avoir un travail qui me permette de manager parce qu'aujourd'hui, par exemple, tu es team lead. Quel sens toi, tu trouves dans ton travail ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Je me permets de répondre avec déjà en préambule cette question que je me suis posée il y a quelques années. J'ai discuté avec des personnes, des amis qui étaient dans le domaine musical. Le sens, c'est de sauver des vies. Donc forcément, moi, mon métier de chasseuse de tête était très chouette. Mais à côté de ça, je me suis dit: Bon, niveau sens, c'est quand même un peu moins important. Et puis, j'ai réfléchi et je me suis dit: Non, peut-être que je ne sauve pas des vies, c'est vrai. Je n'ai absolument pas cette prétention-là. En revanche, j'aide des personnes à justement changer de vie ou en tout cas de profession. Je ne sauve pas leur vie, ça, c'est clair. En revanche, de les aider, de les écouter et de les accompagner sur ces changements de vie qui peuvent avoir de vrais incidents, justement, sur leur propre quotidien, sur leur famille, sur leur localisation, parce que parfois, certains veulent à l'étranger, certains veulent partir en province. Moi, à mon échelle, je me dis que j'essaie de les aider, justement, à faire le meilleur choix et de leur faire rencontrer les meilleures personnes avec les mêmes valeurs pour qu'ils puissent travailler ensemble.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

C'est ça le sens que moi, je donne aujourd'hui, c'est de les accompagner à mon échelle, à retrouver un poste encore plus épanouissant pour eux et à ces directeurs, directrices juridiques, à essayer de trouver des personnes ou à ces dirigeants, parce que je leur prôtais aussi des directeurs juridiques pour eux, à trouver les meilleures personnes pour pouvoir collaborer ensemble, pour que leur quotidien soit encore mieux et plus épanouissant dans les deux sens. Ça, c'est un premier sens que quand je me suis posée, j'ai réfléchi que ça pouvait être ça et j'y crois aussi. Et à côté de ça, je parlais de contenu. J'aime beaucoup le contenu. Moi, j'étais blogueuse en parallèle de mon métier pendant des années. Pour des raisons personnelles, je n'ai plus le temps de tout faire et chasseuse de tête et blogueuse. Donc j'ai été en interne et j'ai dit: Ça serait sympa de créer un blog faite légale, du coup Mon directeur très sympa m'a dit: Bien sûr, vas-y. C'est comme ça qu'on a monté à plusieurs le blog faite légale avec des articles, avec des interviews. Puis après, on a organisé des conférences, puis après, des podcasts. C'est ça aussi le sens, moi, que je trouve dans mon métier, mais là, d'un point de vue totalement personnel.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

C'est tout ce contenu, c'est toutes ces rencontres qui viennent encore en plus se rajouter à mon quotidien. Parce que j'ai énormément de chance, je rencontre des gens passionnants tous les jours qui me racontent ce qu'ils font au quotidien, ce qui eux les anime. Je me suis toujours dit que c'était dommage que ça reste dans le cadre de ce rendez-vous-là. Tous ces podcasts, toutes ces conférences que j'ai la chance d'organiser pour le coup, à travers mon métier, ça permet à ces personnages de partager ces retours d'expérience et que d'autres en bénéficient. C'est ça aussi le sens que je trouve dans mon métier, c'est être un peu le porte-voix de ces personnages pour qu'elles puissent partager leurs propres expériences auprès des autres.

Charlotte (Chance)

Génial. C'est ce que tu fais aussi un petit peu aujourd'hui, finalement, là, actuellement, à partager avec des personnes qui, en tout cas, se posent des questions et qui ont besoin d'informations pour avancer dans un projet professionnel. Donc, ça a beaucoup de sens aussi. Merci pour ton partage. De rien. Tu as une question d'Éléonore et je vois qu'il nous reste trois minutes. Donc, je pense que ce sera peut-être la dernière question qu'on aura le temps de traiter, qui est très intéressante. Et Léonore te demande comment tu vis les situations complexes, comme par exemple, placer une personne dans une entreprise ou sur un poste sur lequel tu as des a priori peut-être en amont un peu négatifs. Si ça arrive, si ça t'es déjà arrivé, en tout cas. Et comment tu vis ce genre de situation ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Les a priori négatifs, je n'en ai pas forcément, mais en tout cas, j'essaie de vraiment creuser au maximum pour comprendre l'enjeu du poste, puisqu'il y a toujours des choses négatives, en tout cas sur n'importe quel poste, même si le poste, rêver, il y a toujours des choses qu'on aime moins, pour le coup, que les personnes vont moins aimer. Je vais essayer de creuser pour comprendre justement ces aspects, peut-être moins enthousiasmant, moins positifs, pour que quand je présente ces offres-là aux candidats, je ne vais pas leur survendre un poste, que l'idée, ce n'est pas que ces personnes-là aillent rejoindre mon client et au bout de deux mois, me disent: C'est une catastrophe, je déteste ou ça ne se passe pas bien. Ça peut arriver. Est-ce qu'on reste dans l'humain ? Et ça peut arriver qu'il n'y ait pas un bon match, même si on fait attention à tout ça. Mais en tout cas, l'idée, c'est de le plus transparent possible pour justement qu'il n'y ait pas de mauvaises surprises d'un côté comme de l'autre. Les choses les plus négatives, en tout cas, qui est à gérer dans notre métier, c'est les nouvelles nouvelles. C'est-à-dire que comme je le disais tout à l'heure, c'est le budget qui, finalement, est supprimé.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

C'est le candidat qui, finalement, pour moi et le candidat idéal pour mon client, finalement, qui accepte une autre offre. C'est surtout ça qui est un petit peu difficile à gérer, mais comme on a un métier, je le disais, avec un peu les montagnes russes, une mauvaise nouvelle. Et puis l'après-midi, vous avez une super nouvelle avec le bon candidat pour le bon profil que vous avez identifié. Dans ce cas-là, ça repart et on retrouve le sourire.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup et j'espère que ça aura répondu à votre question, Eleanor. Et peut-être avant de se quitter Je vois Benoît qui te remercie infiniment pour toutes ces informations sur ton métier qui semble passionnant au vu de ce que tu viens d'apprendre à tout le monde. Merci Audrey. Avec plaisir. Merci beaucoup. Avant de se quitter, est-ce que tu aurais un conseil à partager aux personnes, peut-être, qui hésitent à se lancer dans ce métier, qui se posent encore des questions ? Est-ce que tu as un petit mot de la fin et un bon conseil, en tout cas, pour ces cette personne-là ?

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Ça va être un conseil pour la chasse de tête, mais pour d'autres métiers aussi, je me permets. C'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que ce métier-là, ça peut être assez redondant si c'est juste accepter une mission, trouver des candidats, les envoyer. Ça peut être redondant, comme je le disais, et pas forcément ultra passionnant vu comme ça. J'ai déjà entendu des personnes qui se disaient: Au bout d'un an, moi, j'ai fait un peu le tour. Je pense vraiment que dans ce métier-là, pour que ça marche et pour continuer à avoir envie et à être enthousiaste tout le temps, c'est voir notre métier comme une animation de réseau. C'est toujours rencontrer des gens, se tenir au courant, essayer de les conseiller, même dans le cadre plus général et pas forcément dans le cadre d'un recrutement. Essayer toujours, en tout cas, de voir comme un métier de conseil, peu importe qu'il y ait un mandat ou pas. C'est comme ça qu'on peut vraiment s'épanouir dans ce métier-là.

Charlotte (Chance)

Super. Merci Audrey. Merci beaucoup. Il y a beaucoup de remerciements dans le chat. Merci pour ton partage très inspirant. Et pour toutes ces informations, vraiment, tu nous as dit beaucoup de choses. Merci tout le monde pour les questions qui étaient très pertinentes et très intéressantes. Merci encore pour ton temps, Audrey. Et puis, je vous souhaite une très bonne fin de journée et une excellente semaine. Et merci encore, Audrey. Et à bientôt.

Audrey Déléris (Chasseuse de tête)

Merci à toi et merci à tous. Bonne journée.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup. Au revoir tout le monde. Au revoir.

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