Sommaire

Fiche métier : parachutiste et conférencier·ère, transformer l’élan en métier

Résumé en 10 secondes

  • Le métier combine deux activités : encadrer des journées de parachutisme et intervenir en entreprise comme conférencier·ère.
  • En parachutisme, le travail consiste à construire des programmes de saut, briefer, voler, filmer, puis débriefer.
  • En conférence, l’objectif est de transformer des expériences de haut niveau en apprentissages utiles, notamment sur le leadership.
  • Le point fort : une forte sensation de sens, portée par la transmission, la communauté et le dépassement de soi.
  • La vigilance : déplacements fréquents, instabilité géographique et dépendance au corps peuvent peser avec le temps.

CIPA → Activités quotidiennes : missions, compétences ; Vie personnelle : rythme ; Contribution : impact.

Mission & ce qu’on fait concrètement

En parachutisme, la mission principale est d’encadrer des personnes sur une journée de saut. Il faut observer leur niveau, comprendre ce qu’elles veulent apprendre, créer un programme, attribuer les places à la sortie de l’avion, expliquer les trajectoires, puis conduire physiquement le saut.

La journée se répète souvent en cycles très concrets : briefing, montée, saut, atterrissage, visionnage des images, débriefing. Une petite GoPro sur la tête permet de revoir les mouvements et d’aider chaque personne à progresser sur des points techniques ou mentaux. Le cycle peut se répéter six à huit fois dans la même journée.

En conférence, la mission est de faire le lien entre le parachutisme de haut niveau et l’entreprise. Les thèmes cités tournent autour du leadership, du collectif, de la préparation, de la communication et de la capacité à donner le meilleur de soi dans un objectif commun.

Domitille Kiger, parachutiste et conférencière, résume ce passage du sport vers l’entreprise ainsi : « Ces expériences-là, c’est vraiment du management. Vous avez une équipe à sélectionner et ensuite avec cette équipe, vous devez permettre aux gens de donner le meilleur d’eux-mêmes sur le même saut pour que la magie opère et que cela fonctionne. »

CIPA → Activités quotidiennes : champ professionnel, outils ; Contribution : transmission, impact collectif.

Compétences & qualités clés

Compétences techniques

  • Maîtriser une discipline de parachutisme sportif, ici le freefly.
  • Créer des routines de saut, libres ou imposées, avec une logique technique et artistique.
  • Définir une trajectoire en chute libre et conduire un groupe dans l’air.
  • Filmer les sauts avec une GoPro pour analyser la progression.
  • Organiser et préparer des sauts de grande formation ou des records.
  • Écrire et structurer une conférence.
  • Adapter des apprentissages sportifs à un public d’entreprise.

Qualités humaines

  • Pédagogie : expliquer simplement, avant et après l’action.
  • Sang-froid : accompagner des situations impressionnantes sans dramatiser.
  • Sociabilité : aimer rencontrer des publics très variés.
  • Créativité : écrire, raconter, construire des images et des idées.
  • Leadership : relier un groupe autour d’un objectif commun.
  • Humilité : continuer à se former et demander conseil à des pairs.

Outils et technologies cités

  • GoPro pour filmer les sauts.
  • LinkedIn pour développer son réseau et se rendre visible.
  • Fichier Excel pour cartographier l’écosystème des conférenciers.
  • Google pour identifier des agences et profils de speakers.
  • Visioconférences pour échanger avec des pairs ou des contacts internationaux.

CIPA → Activités quotidiennes : compétences, outils ; Interactions : culture, cadre.

Conditions de travail

  • Lieux : centres de parachutisme, avions, zones de saut, entreprises, domicile ou lieu calme pour écrire et gérer la logistique.
  • Rythme : journées très physiques en parachutisme ; journées plus intellectuelles pour l’écriture, les réseaux, les rendez-vous et les emails.
  • Organisation : matin dédié à la créativité, à l’écriture de conférences et de textes ; après-midi consacré aux emails, à la logistique et aux rendez-vous.
  • Déplacements : nombreux déplacements en France et à l’international, surtout dans la partie parachutisme.
  • Rémunération : il est indiqué qu’il est possible de vivre du parachutisme et d’en vivre bien, mais aucune fourchette n’est donnée. Non précisé. À clarifier.
  • Statut : l’entrepreneuriat est présent avec une soufflerie montée à plusieurs associés. Le statut exact pour les activités de parachutiste et conférencier·ère n’est pas détaillé. Non précisé. À clarifier.
  • Contraintes légales : en France, l’âge légal cité pour faire son premier saut est quinze ans. Les certifications d’encadrement ne sont pas détaillées. Non précisé. À clarifier.

CIPA → Interactions : cadre, structure ; Vie personnelle : lieu, rythme, revenus, statut.

Avantages — Pourquoi ce métier de parachutiste et conférencier·ère peut faire aimer le lundi

  • Voir les gens progresser : les journées de saut permettent d’aider une personne à gagner en technique, mais aussi en confiance.
  • Travailler entouré·e de personnes engagées : la communauté du parachutisme est décrite comme très forte, internationale et bienveillante.
  • Voyager : un sport de niche de haut niveau peut ouvrir des portes dans de nombreux pays.
  • Transmettre plus largement : la conférence permet de sortir du seul cadre sportif pour toucher des équipes en entreprise.
  • Garder un lien avec la créativité : écrire, structurer des idées, préparer une conférence redonne une place aux mots et à la réflexion.

Le petit battement de cœur du métier se situe souvent là : sentir qu’une expérience intense peut aider quelqu’un d’autre à oser, à coopérer ou à prendre sa place.

« Ce que le sens que je trouve, c’est la capacité à passer des journées entouré de gens heureux et à contribuer à cette joie-là. C’est absolument fantastique de pouvoir être dans cet environnement de travail-là. »

CIPA → Contribution : sens, impact ; Activités quotidiennes : moteurs ; Interactions : cadre humain.

Inconvénients & points de vigilance

  • Instabilité géographique : changer souvent de pays peut être grisant, puis devenir moins compatible avec certains projets de vie. Piste de contournement : développer la conférence pour s’ancrer davantage.
  • Dépendance au corps : le parachutisme demande une disponibilité physique forte. Piste de contournement : construire une activité qui utilise aussi l’expérience, la parole et l’écriture.
  • Peur au départ : les premiers sauts font peur. Piste de contournement : ne pas attendre que la peur disparaisse pour essayer.
  • Risque autour de sports connexes : des pratiques comme le base-jump ou le speedflying sont citées comme beaucoup plus douloureuses dans l’entourage, car elles exposent à davantage d’accidents graves.
  • Lancement de l’activité conférence : il faut se rendre visible, apprendre le marché, se former, trouver ses premiers clients.

« Si tu attends de ne plus avoir peur pour sauter, tu ne sauteras jamais. Ça fait forcément peur la première fois. Et puis la deuxième, et puis la dixième. »

CIPA → Vie personnelle : rythme, corps, ancrage ; Interactions : environnement et sécurité.

Comment y accéder

  1. Se renseigner et clarifier : identifier si l’attirance porte sur le saut, l’encadrement, la compétition, la transmission ou la prise de parole.
  2. Se former et valider : pour la conférence, une formation avec Véronique Leroy est citée. Un accompagnement d’un an sous forme de mentorat avec Les Speakers est aussi cité.
  3. Constituer des preuves : expérience sportive, résultats, records, journées encadrées, conférences déjà données, textes publiés, visibilité sur les réseaux.
  4. Obligations légales et certifications : l’âge légal en France pour un premier saut est cité à quinze ans. Les diplômes d’encadrement ne sont pas détaillés. Non précisé. À clarifier.
  5. Candidater ou démarcher : les premières conférences payantes peuvent venir du réseau, puis de la visibilité sur LinkedIn, d’agences ou d’un agent.
  6. Réseauter : appeler des pairs, demander comment ils ont commencé, faire des visioconférences, observer les agences et les profils de conférenciers.

À clarifier en priorité avec CIPA :

  • Vie personnelle : quel niveau de déplacement est acceptable pour vous aujourd’hui ?
  • Activités quotidiennes : préférez-vous passer vos journées sur le terrain, à écrire, à parler ou à gérer un réseau ?
  • Contribution : qui voulez-vous aider, et comment voulez-vous les aider concrètement ?

CIPA → À clarifier : contribution, rythme, activités.

Astuces

  • Explorer LinkedIn avec méthode : chercher des conférenciers et conférencières, lire leurs publications, regarder leurs interactions.
  • Créer un fichier de suivi : noter les profils, thèmes, agences, façons de se présenter et sujets abordés.
  • Observer les agences : parcourir leurs sites pour comprendre les positionnements et les types de speakers.
  • Demander conseil : contacter des personnes qui exercent déjà, demander leur parcours, leur formation et leurs premiers pas.
  • Travailler le matin si c’est votre moment fort : réserver les tâches créatives aux heures où l’esprit est le plus clair.
  • Entretenir le corps et le mental : méditation et étirements sont cités comme routine de base.

CIPA → Activités quotidiennes : routines, outils ; Interactions : réseau, entraide.

Retours d’expérience

Un parcours possible commence très tôt, par une attirance pour l’air, le mouvement et les éléments. Premier saut à quinze ans, compétition à partir de 2008, entrée en équipe de France, puis coaching de la discipline en parallèle de la pratique sportive.

Les études citées ne menaient pas directement au métier exercé ensuite : licence d’histoire, master en réalisation audiovisuelle, puis choix de s’engager dans le haut niveau. Le parachutisme devient progressivement une activité professionnelle, grâce à l’enseignement, aux compétitions, aux voyages et à la reconnaissance dans un sport de niche.

Le déclic vers la conférence arrive plus tard : envie d’utiliser les mots, les idées, l’expérience accumulée, et de regarder en arrière pour transformer les apprentissages en matière utile. Les premières opportunités viennent du réseau, puis de la communication sur les réseaux sociaux.

Repères chiffrés : début du parachutisme à quinze ans, compétition en 2008, environ quinze ans à vivre de ce sport, ouverture d’une soufflerie en 2020, accompagnement envisagé sur un an pour professionnaliser l’activité de conférence.

CIPA → Activités quotidiennes : moteurs et compétences ; Vie personnelle : évolution du rythme avec l’âge et les projets.

Évolutions & passerelles

  • Coaching sportif : passer de pratiquant·e à encadrant·e, puis à coach reconnu·e en France et à l’international.
  • Compétition et records : évoluer vers l’organisation de grandes formations, avec sélection d’équipe, communication et leadership.
  • Entrepreneuriat : participer à la création d’une soufflerie, comme Zéro Gravity à l’entrée du Futuroscope.
  • Conférence : transformer l’expérience sportive en messages pour l’entreprise, puis professionnaliser l’activité avec formation, mentorat, agent ou agence.
  • Création de contenu : écrire des textes pour les réseaux sociaux et développer un écosystème autour de ses sujets.

Ce qui change avec l’évolution : la contribution s’élargit, les interactions passent du groupe sportif à l’entreprise, la vie personnelle peut gagner en ancrage, et les activités deviennent moins physiques et plus créatives.

CIPA → Contribution : rayonnement ; Interactions : nouveaux publics ; Vie personnelle : rythme ; Activités quotidiennes : écriture et développement.

FAQ

Faut-il être champion·ne pour devenir conférencier·ère ?

Non. Il est indiqué qu’il faut surtout avoir quelque chose à dire, un sujet qui anime, et se demander qui l’on peut aider et comment.

Peut-on vivre de sa passion avec le parachutisme ?

Oui, c’est présenté comme possible. Une personne peut en vivre depuis quinze ans et en vivre bien. Les montants précis ne sont pas donnés. À clarifier.

La conférence répond-elle seulement à une envie de partager ?

Pas seulement. Elle peut aussi répondre à un besoin d’ancrage géographique, de stabilité et de moindre dépendance au corps.

Comment trouver ses premiers clients en conférence ?

Les pistes citées sont le réseau, LinkedIn, les formations, les agences de conférenciers et, surtout, un bon agent capable d’orienter et de développer l’activité.

La peur empêche-t-elle de faire un premier saut ?

Non. La peur est présentée comme normale au début. Elle peut diminuer avec l’expérience et changer de nature, jusqu’à devenir plutôt du trac ou du stress de performance.

CIPA → À clarifier : revenus, accès, accompagnement ; Vie personnelle : peur, équilibre.

Ressources citées

  • LinkedIn : pour identifier des conférenciers, suivre leurs publications et développer sa visibilité.
  • Google : pour rechercher des agences de conférenciers et analyser les profils proposés.
  • Véronique Leroy : formation citée pour construire une première conférence.
  • Les Speakers : agence et accompagnement sous forme de mentorat sur un an.
  • Eric Blot : agent de conférenciers cité en lien avec Les Speakers.
  • Zéro Gravity : soufflerie citée, située à l’entrée du Futuroscope.
  • Project 19 : record féminin de grande formation cité comme exemple fort de leadership collectif.

CIPA → Interactions : écosystème ; Activités quotidiennes : outils de veille et réseau.

Choisir l’élan juste

Ce métier demande une forme d’honnêteté douce. Il attire par la liberté, l’intensité, les rencontres et cette joie rare de voir quelqu’un dépasser une limite. Mais il invite aussi à regarder sa vie en face : son corps, son besoin d’ancrage, ses envies de famille, son rapport aux déplacements.

Premier pas simple : choisissez une activité du métier qui vous attire vraiment. Sauter, coacher, écrire, parler, organiser, transmettre. Puis trouvez une personne qui la pratique déjà et posez-lui trois questions concrètes : à quoi ressemble votre journée, qu’est-ce qui vous donne de l’énergie, qu’est-ce qui pèse avec le temps ?

  • Action Contribution : écrivez en une phrase qui vous voulez aider, et comment.
  • Action Vie personnelle : notez le rythme de déplacement compatible avec votre vie actuelle.
  • Action Activités : testez une routine courte d’écriture ou de veille pour voir si la partie conférence vous met en mouvement.

Quand le projet professionnel rejoint la vie réelle, le métier commence à prendre sa juste place. Pas forcément la plus spectaculaire. La plus vivante.

CIPA → Contribution : utilité ; Vie personnelle : alignement ; Activités quotidiennes : premier test.

Envie de valider cette direction ?

Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, clarifie la voie qui vous ressemble.

Déjà plus de 45 000 personnes accompagnées par Chance

Des résultats concrets
92% ont construit un projet clair et réalisable à l’issue du parcours
Une communauté d’entraide
15 000 personnes prêtes à apporter expertise et contacts
Un rythme flexible 100% en ligne
70% des personnes font le bilan tout en étant en activité
Un accompagnement personnalisé
Un coach personnel choisi sur mesure parmi 350 coachs certifiés