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Domitille Kiger, Parachutiste & Conférencière

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Camille (Chance)

Bonjour à tous, Bienvenue dans ce nouveau live qui fait partie de la troisième édition de Live Métier. En coulisses, j'accueille aujourd'hui donc Domitille qui est donc parachutiste et conférencière. Bienvenue Domitille, merci beaucoup de prendre quelques minutes avec nous Pour tous les participants. N'hésitez pas à poser vos questions directement dans le chat, on essaiera d'y répondre au maximum avec Domitille. Avant de commencer, je me présente rapidement. Donc moi je suis Camille Talent Acquisition Manager chez Chance. C'est moi qui recrute les équipes de Chance. Domitille, je te laisse te présenter si ça te va. Nous parler rapidement de toi, de ton parcours, Comment en es tu arrivé là ?

Camille (Chance)

Surtout avec grand plaisir. Bonjour Camille. Bonjour à tous, Merci d'être là. Je suis ravie de partager un petit peu de mon parcours parce que il n'est pas très courant et souvent quand je parle de mon métier, les gens me disent mais je ne savais même pas que c'était un métier, Je ne savais même pas qu'on pouvait faire ça. Donc je me dis que si une ou deux personnes entendent ça et que ça peut leur ouvrir des horizons ou leur donner des idées, ben je n'aurais pas perdu ces 30 minutes là. Donc moi aujourd'hui, j'ai pas mal de cordes à mon arc. Pendant une quinzaine d'années, j'ai fait principalement du parachutisme. J'ai commencé à sauter quand j'avais quinze ans. Je l'ai pratiqué en loisir pendant un moment. Et puis j'ai commencé la compétition en 2008. Je suis rentré en équipe de France. Ça a plutôt bien fonctionné et comme c'était à peu près le même moment où j'ai terminé mes études, j'ai une licence d'histoire et un master en réalisation audiovisuelle dont je me suis absolument jamais servi à la fin de mes études, a correspondu à peu près au moment où j'ai attaqué la compétition à haut niveau.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Donc il a fallu faire des choix. C'était compliqué avec des diplômes pas extrêmement employables et pas d'expérience et en n'étant jamais dispo d'aller voir un vrai métier. Du coup, en parallèle de ma pratique sportive de compétition, j'ai commencé à enseigner ma discipline. Moi, je faisais de la compétition en freefly. C'est une discipline artistique du parachutisme sportif, ça se pratique à trois. On est deux performeurs et un vidéoman. Et un peu comme en patinage artistique, on a des sauts de libre et des sauts imposés. Et l'objectif, c'est de créer les routines les plus intéressantes, les plus belles, les plus techniques, les plus difficiles. Donc voilà, j'ai commencé comme ça, à travailler en coachant ma discipline. Et puis au fur et à mesure des années, j'ai j'ai pris du galon, j'ai commencé à le faire d'abord en France et puis ensuite à l'international. J'ai pu énormément voyager grâce à mon sport. C'est l'avantage d'avoir un petit sport de niche. Quand on atteint un assez bon niveau dans son sport. Ça vous ouvre des portes dans beaucoup d'endroits, très très beau.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Et puis en 2020, avec quatre associés, on a monté une soufflerie. Donc c'était un peu mes premiers pas dans l'entrepreneuriat. Une soufflerie, c'est un simulateur de chute libre. En gros, c'est un grand tube dans lequel on propulse du vent vertical et qui permet de répliquer exactement les sensations d'une chute libre. Donc c'est exactement la même chose. La même chose qu'un saut en parachute, mais sans le moment où on doit sauter de l'avion et sans le pilotage et l'atterrissage avec une voile. Donc ça s'appelle Zéro Gravity. C'est à l'entrée du Futuroscope. Donc on a ouvert nos portes en 2020. Alors c'était un début un peu chaotique. La date forcément parle à tout le monde. On était censé ouvrir en avril 2020 avril 2020. C'était la mode d'ouvrir des trucs en avril 2020 est un petit peu décalé. Et voilà. Donc cette soufflerie existe depuis depuis trois ans maintenant et est à peu près à la même époque. Pendant les premiers confinements, j'ai commencé à me former au métier de conférencière. Donc j'ai fait, j'ai attaqué par une formation.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

D'abord j'ai fait un peu mes devoirs et puis. Et puis depuis quelques années, je développe cette partie là de mes activités professionnelles avec comme objectif de tirer des leçons et de partager des apprentissages que j'ai acquis dans ma pratique sportive de compétitrice de haut niveau et d'organisatrice de records principalement. C'est le genre de saut qui est riche en enseignements transposables dans le milieu de l'entreprise. Et donc aujourd'hui, j'interviens principalement en entreprise pour partager ces. Ces histoires, ces images et ces apprentissages.

Camille (Chance)

C'est. C'est incroyable en fait ce que tu racontes. Je trouve ça hyper impressionnant. Je ne sais pas du tout ce qu'en pensent les participants, mais moi, je. Je ne m'en remets pas. Et du coup, en fait, finalement. Alors le parachutisme, si je reprends, c'était une passion à la base dont tu as fait de ta passion ton métier ? On peut dire. Et conférencière, c'est quelque chose qui t'est venu ? Comment ça t'est venu en fait finalement ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête parce que mine de rien, mais mes premières amours, mes formations initiales, mes études de base, c'étaient des choses qui faisaient que j'aimais les mots, j'aimais les idées. Alors évidemment, les livres me sont restés absolument accessibles pendant toutes mes années de saltimbanque du ciel. Donc j'ai pas. J'ai pas été en rupture par rapport à ça, mais j'arrivais dans une phase où j'avais envie de regarder un peu en arrière, de réfléchir et d'utiliser ma tête un peu différemment. Et j'avais quelques amis qui qui avaient fait ça. Donc j'avais quelques exemples autour de moi qui qui m'inspirait beaucoup. Alors les premiers noms qui me viennent en tête, c'est Fred Fugen et Vince Reffet qui n'est plus avec nous malheureusement. Vince Mais donc eux avaient commencé, alors eux aussi ont été champions du monde dans ma discipline, c'était, on va dire, les années avant, avant ma génération de compétiteurs, mais c'était et c'est toujours des amis et ils m'ont toujours énormément inspiré. Donc je les voyais faire ça et je me disais C'est génial, j'ai vraiment envie d'essayer de m'essayer à cet exercice.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Des personnes comme Yohann Habits qui commencent à faire ça à Paris aussi, lui aussi champion du monde en freestyle, Cédric Dumont, un athlète Red Bull en Belgique qui est aussi un ami à moi. Voilà quelques personnes comme ça que je voyais passer sur les réseaux et qui intervenaient, je me disais ça m'intéresserait vraiment de m'essayer à cet exercice. Donc je les ai appelés, j'ai fait des visios avec mes potes et je leur ai demandé Racontez moi un peu comment est ce que comment est ce que vous avez commencé ? Comment est ce que vous vous êtes lancé, Comment on débute là dedans ? Et donc ils ont été, ils ont été adorables, ils m'ont consacré un peu de temps, ils m'ont expliqué leur parcours, leurs débuts, avec qui ils s'étaient formés. Fred notamment m'a m'a donné le numéro de téléphone de la personne avec qui il avait fait cette première formation pour créer cette première conférence. Et du coup, j'ai contacté cette personne, Véronique Leroy, et je me suis formé avec elle. Et puis c'était parti comme ça.

Camille (Chance)

OK, ça tombe bien parce que. Sabrina. Bonjour Sabrina. Je me demandais quelle formation tu avais faite pour devenir lanceur. OK et du coup finalement est ce que tu as une. Est ce que tu peux nous partager une journée type ? Je pense que c'est difficile parce que ça m'étonnerait que toutes les journées se ressemblent dans ce que tu fais aujourd'hui, mais finalement je ne sais pas à quoi ressemblait ta journée de lundi par exemple ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Euh alors lundi ? Lundi, c'est pas un excellent exemple. C'était l'anniversaire de ma maman, je suis allée aider ma maman à faire des trucs.

Camille (Chance)

C'est pas un bon exemple. Jeudi dernier, c'était comment ?

Camille (Chance)

Jeudi dernier ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

J'ai des journées-type. Elles vont varier en fonction de type de journée que ça va être. Si ça va être une journée dédiée au parachutisme, si c'est une journée dédiée à la conférence. Et puis parfois des petites choses qui changent entre ça. Dans le parachutisme, une journée classique, je vais passer ma journée sur un centre de parachutisme avec un groupe de gens que je rencontre en début de journée. Parfois, je les connais parce que c'est des communautés qui sont quand même qui se connaissent bien et on se revoit régulièrement d'événement en événement. Et je vais avoir la mission pour la journée de les encadrer dans une journée de saut. Donc on va, en fonction de leur niveau technique, de ce qu'ils savent déjà faire, de ce qu'ils ont envie d'apprendre. Je vais créer des programmes de saut, les briefer, donc leur donner des places à la sortie, expliquer le type de trajectoire qu'on va faire. Ensuite, on va aller voler ce saut là. Donc, moi, je vais le. On appelle ça l'idée.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

C'est moi qui vais définir physiquement la trajectoire qu'on va suivre ou les enchaînements qu'on va, qu'on va faire. Et j'ai une caméra sur la tête, une petite GoPro. Et ensuite, quand on se pose de là, on regarde les images, on débriefe. J'essaie de les aider à améliorer des points techniques, des points, des points mentaux et puis et puis on va répéter ça six, huit fois dans la journée. Donc ça, c'est une journée type de parachutisme. Après, là, dans toute cette phase de construction d'une nouvelle carrière ou en tout cas d'ajouter cette corde à mon arc de conférencière, je vais plutôt Je me lève assez tôt quand je suis obligé de rentrer à Paris. Je suis parisienne à la base, ça fait un mois que je suis rentré chez moi. Je vais me lever assez tôt. J'ai ma petite routine du matin, un peu de méditation, un peu d'étirements, histoire de rester en forme physique et mentale. Et puis le matin, ça va être principalement dédié à la créativité écrire mes conférences, travailler, écrire des textes pour les réseaux sociaux, toutes les choses qui me demandent un effort plus intellectuel et plus de créativité.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Moi, c'est le matin que je suis plus sharp pour faire ce genre de choses. Et puis ensuite, l'après 12 h, je vais plutôt répondre à mes emails, gérer un peu ma logistique, à la fois de conférencière et de parachutiste. Quand je prends les rendez vous, je préfère les avoir l'après 12 h, l'école, ce genre de choses, surtout quand ça doit être avec les Etats-Unis. C'est plus pratique pour nous de le faire de ce côté là donc. Donc voilà. Et en ce moment, travailler beaucoup à me développer en tant que conférencière sur sur les réseaux et et attaquer cette phase là. Et ce que je vais faire l'année prochaine, c'est tout neuf et c'est quelque chose qui me qui m'enthousiasme particulièrement. Il y a un monsieur qui s'appelle Eric Blot, qui est agent de conférencier et qui a un site internet et une agence qui s'appelle Les Speakers, qui organise un mastermind. Donc c'est une sorte de. C'est pas vraiment une formation, c'est un accompagnement sur un an sous forme de mentorat, à la fois sur le fond de sa conférence, de sa pratique, de sa, de sa présentation, de sa, de sa voix, de sa gestuelle.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Et en même temps, développer un écosystème autour de sa conférence et avoir plusieurs plusieurs choses à partager. Dans dans ces sujets là. Donc, je suis très impatiente d'attaquer ça. Je pense que ça va vraiment être un gros accélérateur et me faire vraiment passer du côté professionnel de cette activité.

Camille (Chance)

OK trop bien ! Est ce que tu peux nous donner un sujet de conférence, que tu abordes, un sujet que tu abordes régulièrement ? Quelque chose qui te tient à cœur par exemple sur lequel tu as pu travailler déjà ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors moi les sujets qui me qui m'intéresse particulièrement, ce sont des sujets autour du leadership et les expériences parachutistes que je vais utiliser principalement sur ces sujets là, c'est l'organisation des records. Alors un record en parachutisme, un record du monde d'Europe de grande formation, ça va être de construire la plus grande figure accrochés les uns aux autres. Alors moi, dans ma discipline, comme je suis issue du freefly, ça va être tête en bas, tête en haut. Donc c'est dans une orientation verticale et pas et pas à plat ventre. Et ces expériences là, c'est vraiment du management. Vous avez une équipe à sélectionner et ensuite avec cette équipe, vous devez permettre aux gens de donner le meilleur d'eux-mêmes. Sur le même seau pour que la magie opère et que cela fonctionne. Donc, il y a énormément d'enseignements qui sont transposables de cet univers là. Du parachutisme à l'univers de l'entreprise et notamment le saut. Donc j'utilise beaucoup cette année en conférence. C'est le dernier record du monde féminin de grande formation qui a eu lieu en Arizona l'année dernière au mois de novembre, qui s'appelait Project Meeting et qui pour moi a été une masterclass en leadership.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Ça a été fascinant d'observer toutes les méthodes qui ont été mises en place, à la fois dans la conception en amont, sur le sur les trois ans qui ont précédé et à la fois sur l'événement en lui même jusqu'au niveau du saut, le découpage, la façon de communiquer, le fait qu'on était tous, toutes reliés autour d'un objectif qui était plus grand que nous. Il y avait évidemment l'objectif de réaliser ce record de parachutisme, qui est un chouette exercice et qui, individuellement, en tant que sportif, est quelque chose de très enthousiasmant. Mais il y avait une une étape supplémentaire ou quelque chose de supplémentaire à ça. l'Événement s'appelait Project Meeting Project 19, donc, qui à la base, devait avoir lieu en 2020. Là encore, pour les mêmes raisons évoquées plus tôt, ça n'a pas été possible. 2020, c'était le centenaire de l'amendement 19 de la Constitution américaine, qui a accordé le droit de vote aux femmes. Donc, on voulait, par ce saut là, symboliser tout un tas de nanas qui se sont accrochées les unes aux autres en chute libre.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Symboliser cette cette union, à la fois rendre hommage aux femmes qui nous ont précédé et qui se sont battues pour qu'on ait plus de droits et en même temps inspirer la génération actuelle et les générations futures de femmes à vivre des vies audacieuses et courageuses grâce à la plateforme du parachutisme. C'était un moyen pour nous. C'était presque un prétexte, mais ça permettait d'utiliser notre voix et nos nos talents un peu bizarres pour pour porter un message. Et le fait d'avoir ce message là, ça a vraiment changé la donne. Et ce qui était intéressant, c'est que trois mois avant, il y avait eu des tentatives de record du monde mixte dans les dans lesquels j'étais aussi, et l'atmosphère était vraiment différente. Et ce saut là n'a pas fonctionné. Et pour moi, un des un des points clés ça a été ça, le fait que toutes les nanas qui étaient présentes à cet événement là, elles avaient évidemment envie d'y arriver pour elle même, mais elle avait surtout envie d'y arriver. Pour le collectif. Et cette leçon là, c'est une des choses que je partage en conférence parce que je l'ai vraiment constaté de façon extrêmement puissante et extrêmement évidente.

Camille (Chance)

C'est c'est très intéressant de t'écouter et surtout de sentir la passion que tu as pour pour ça. Je vraiment je suis je suis impressionnée. Euh j'ai alors petite image d'Émilie que du coup tu connais apparemment. Ce qui te dit donc que c'est toujours un bonheur de t'écouter parler du para de ta passion. Après tu as accès au tchat, mais vraiment qu'on a l'impression de vivre ce dont tu parles. Et c'est exactement ça. Ça donne très envie. Moi qui n'ai jamais fait de saut en parachute, j'ai une tante qui a fait du parachutisme et qui a fait du parachutisme. Voilà exactement ce que tu fais. Bon, pas au même niveau bien évidemment. Et moi qui suis une énorme trouillarde, ça me donne vraiment, vraiment très envie d'essayer. Pour le coup, euh. Et du coup, c'est vrai que. Question au delà de cette passion justement, Guillaume demande si on peut vivre confortablement de sa passion. Est ce que l'activité de conférencier répond à un besoin financier ? Outre l'intérêt de partager des sujets auxquels tu tiens ou pas du tout ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors oui, forcément, c'est aussi une façon pour moi, en ajoutant cette corde à mon arc, de pouvoir avoir une vie un tout petit peu plus sédentaire. Parce que le parachutisme, je le vis depuis quinze ans, j'en vis, j'en vis depuis quinze ans, j'en vis bien depuis quinze ans. Donc c'est tout à fait possible de vivre de sa passion de ce côté là. Mais ça me. Et c'est aussi une des raisons pour laquelle j'ai choisi cette carrière là, c'est une instabilité constante. Alors j'adore ça. Ça fait partie de mon ADN. J'ai énormément voyagé et ça me rend vraiment heureuse. Mais j'ai bientôt 40 ans et j'aimerais bien avoir un enfant. Il serait temps que je m'y mette. Et donc ça ne va pas être compatible avec changer de pays toutes les semaines comme je le fais depuis depuis une quinzaine d'années. Donc pour moi, développer cet aspect de conférence, ça va me permettre de m'ancrer un petit peu plus géographiquement, de ne pas être dépendante financièrement, de sauter et puis aussi, même dans une évolution, de grandir et de vieillir un peu.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Je ne veux pas compter uniquement sur mon corps, je ne veux pas avoir besoin absolument de mon corps pour pour gagner ma vie. Donc la conférence, ça répond aussi à ce besoin. C'est une façon d'utiliser tout ce que j'ai fait jusqu'à présent et de le transcender même. Donc c'est hyper intéressant de passer des. J'adore passer des heures à réfléchir, à écrire et à me dire qu'est ce que j'ai appris sans me rendre compte que je la prenais en fait. Donc ça, ça m'intéresse et ça me passionne, mais ça me permet aussi de continuer dans ma vie de femme, dans ma vie, dans ma vie d'adulte et de faire quelque chose qui va me demander moins de gesticulations géographiques.

Camille (Chance)

OK, merci beaucoup. Euh, on a une autre question de Marie ou Marie Camille, Je ne sais pas si c'est un nom composé qui te demande si selon toi, il faut avoir justement vécu quelque chose d'exceptionnel ou être une championne pour faire des conférences ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors non, pas du tout. Et je le découvre vraiment là, depuis quelques mois, où je m'intéresse beaucoup à l'écosystème de la conférence en France ou où je parcours LinkedIn à la recherche de justement tous les gens qui qui font ce genre de métiers. Et il y a beaucoup de conférenciers très talentueux qui ne sont pas des sportifs de haut niveau, des astronautes ou des entrepreneurs de l'extrême. Il y a aussi plein de gens qui qui ont une qui se passionne pour un sujet, qui sont spécialisés dans quelque chose qui les anime et qui ont un message qu'ils cherchent à porter. Je pense que ce qui est important, c'est de se demander qui tu peux aider et comment tu peux les aider. Et si tu arrives à trouver une réponse à ça, tu peux devenir conférencier. Ce qu'il faut, c'est quand même avoir quelque chose à dire. Si tu n'as rien vécu de hors norme et que tu n'arrives pas à penser à quelque chose qui te passionne, ça peut être un peu plus difficile. Mais il n'y a vraiment pas besoin d'avoir un passé de sportif ou d'avoir fait quelque chose d'exceptionnel entre guillemets.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Je déteste faire ça, désolé. Je sais pas pourquoi j'ai fait ça.

Camille (Chance)

J'ai fait ça toute l'après 12 h donc c'est horrible. OK, est ce que tu peux nous partager ce que tu préfères dans ton métier de parachutiste et dans ton métier de conférencière et les choses que tu aimes le moins ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors ce que j'aime le plus ? La liste est assez longue, mais je pense que ça se rapporte quand même toujours beaucoup à la rencontre, que ce soit dans le parachutisme ou dans la conférence. Je suis quelqu'un d'extrêmement sociable, J'aime bien rencontrer des gens. Le parachutisme, ça a eu cette cette puissance de me faire rencontrer des gens d'absolument partout dans le monde et partout. En terme d'histoire, de vie, de classe sociale, de métier. Donc il y a vraiment une mixité qui est qui est assez dingue et qui est hyper intéressante. Et dans la conférence, pareil, ça m'a permis de rencontrer vraiment des gens intéressants. Donc il y a ce côté rapport humain qui me qui me passionne et qui qui marche, on va dire, dans les deux, dans les deux univers. Ce que j'aime le moins ? Il n'y a pas grand chose que je n'aime pas. C'est Je ne l'ai pas encore vraiment découvert. Le parachutisme, ça fait quinze ans que je le fais et franchement, s'il y avait un truc que je trouvais nul aussi, il y a peut être, c'est pas vraiment le parachutisme, c'est les sports connexes qui sont pratiqués autour du parachutisme, comme le base-jump ou le speedflying, qui ont tendance à tuer beaucoup trop de mes copains.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Ça c'est vraiment pas une partie qui m'amuse beaucoup. Le parachutisme, contrairement aux idées reçues, c'est quand même vachement safe. Après, dans la conférence, je suis relativement nouvelle dans l'exercice, donc pour l'instant je suis passionnée, ça m'intéresse, j'ai tout à apprendre. Donc pour l'instant j'ai pas encore identifié ce qui me plaît le moins. On peut en reparler peut être dans un an ou deux si tu veux.

Camille (Chance)

Alors avec grand plaisir, Fais attention à ce que tu dis parce que je ne vais pas oublier. Je vais le dire d'ailleurs à notre Head of Communication, qui s'en souviendra encore mieux que moi. Euh alors du coup, deuxième question donc de Marie quel est cet écosystème dont tu parles ? Est ce que tu as des recommandations de lecture de personnes ou de formations ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors moi ce que j'ai fait au départ, parce que je connaissais vraiment, à part les quelques amis parachutistes qui qui faisaient un peu ça, je connaissais vraiment personne dans cet univers. LinkedIn a été une ressource vraiment, vraiment importante parce que, avec quelques mots clés, vous allez trouver une ou deux personnes, vous tapez conférenciers et conférencières et puis ensuite c'est un peu c'est un peu le Rabbit Hole d'Alice au pays des merveilles. Vous trouvez une personne et puis vous en trouvez une autre, et puis vous en trouvez une autre. Donc en fait, LinkedIn a vraiment été une ressource hyper importante pour découvrir des gens. Et puis quand vous lisez un peu les posts, c'est là que vous découvrez l'écosystème en fait. Moi je me suis fait un petit fichier Excel sur mon ordinateur en marquant un peu par type. Parce qu'il y a les gens se spécialisent dans plusieurs types de conférences différentes, donc ça peut vous permettre d'identifier ce qui vous intéresse vous, éventuellement ce dans quoi vous voulez vous inscrire. Vous pouvez lire ce que les gens écrivent, vous pouvez regarder avec qui ils interagissent.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Et après, ce qui est intéressant aussi, c'est des recherches Google, des agences de conférenciers d'aller éplucher un petit peu ces différentes agences. Elles sont très faciles à trouver sur sur Google et elles vont chacune avoir des présentations de speakers. Donc vous allez pouvoir aller ensuite sur chaque personne et voir comment ils se présentent, de quoi ils parlent, quels sont les sujets qu'ils abordent éventuellement parfois, comment il les aborde. Donc pour le moment, moi c'est vraiment comme ça que j'ai fait. Et mon petit fichier Excel, il commence à être un peu fourni.

Camille (Chance)

OK, super, merci beaucoup. Euh est-ce pourquoi finalement, pourquoi le parachutisme ? Tu l'as évoqué rapidement en début de live ? Mais comment est ce que tu es tombé dans le parachutisme ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors c'est C'est une bonne question. Je m'en. Je m'en rappelle plus exactement parce que la toute première fois que j'ai demandé à mes parents si je pouvais essayer de sauter en parachute, j'avais douze ans. C'était l'été de mes douze ans. Ma maman m'a demandé cet été là si j'avais envie d'essayer quelque chose de nouveau. Jusqu'à présent, je faisais beaucoup d'équitation. J'étais passionné de poney quand j'étais petite et cet été là, quand elle m'a demandé ça, je me suis dit j'ai envie d'essayer un truc dans les airs et un truc dans la mer parce que j'avais l'impression de masteurisé l'élément terre à poney. Et dans le ciel, j'ai pensé parachutisme et dans Dans la mer, j'ai pensé plongée sous marine. Alors pourquoi ces sports là ? Et parce que il y a beaucoup d'autres sports aériens et beaucoup d'autres sports d'eau. C'est les deux sports qui m'ont parlé. Et pourquoi ça ? Je me. Je ne m'en rappelle plus parce que douze ans. C'était il y a quand même un petit moment. Donc du coup, mes parents, qui n'y connaissaient rien du tout.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Dans aucun de ces sports, m'ont dit On va aller voir. Alors, sur le centre de Para, à douze ans, ils m'ont dit tu es trop petite, il faudra revenir quand tu auras quinze ans. C'est l'âge légal en France pour faire son premier saut. La plongée, par contre, ça a été possible. Donc j'ai pu commencer la plongée sous marine à douze ans. J'en ai fait beaucoup pendant trois ans jusqu'à ce que je puisse aller sauter en.

Camille (Chance)

Attendant le parachute.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Exactement. Et puis à quinze ans, donc, après avoir tanné mes parents pendant trois ans, ils m'ont offert un tandem. Et donc j'ai fait à Mimizan, dans le sud ouest de la France, parce que un ami d'amis était un ancien para. Et puis il connaissait des gens qui qui qui avaient ce club là. Et je suis tombée amoureuse tout de suite, à la fois de l'expérience en elle même, la montée d'avion, voir la terre vue du ciel, monter dans un petit coucou, la sensation incroyable de peur parce que les premiers sauts, tu flippes quand même un petit peu et puis ça s'atténue.

Camille (Chance)

Je suis une trouillarde, je ne te juge pas, Je trouve ça impressionnant.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

C'est normal, c'est les gens qui me disent je peux pas sauter parce que j'ai peur. En fait, si tu attends de ne plus avoir peur pour sauter, tu ne sautera jamais. Ça fait forcément peur la première fois. Et puis la deuxième, et puis la 10ᵉ. On ne va pas se mentir hein, Moi j'ai mis, je pense, une cinquantaine de sauts avant de ne plus avoir peur. La peur, maintenant, elle revient sur des sauts spécifiques, des sauts impressionnants. Mais c'est plus, c'est plus du trac, du stress de performance, c'est vraiment la peur de sauter. Donc faut pas attendre de ne pas avoir peur pour le faire. Mais dès que tu es sorti de l'avion, la peur disparaît complètement. Donc c'est ça vaut le coup, ça vaut vraiment le coup d'essayer.

Camille (Chance)

Bah écoute, tu donnes très envie d'essayer en tout cas. Et Emilie dit peut être que c'est la liberté de mouvement dans les éléments qui te plaisait.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors complètement, c'est c'est vraiment. C'est cliché de dire ça, mais la sensation de liberté, elle est, elle est elle est juste dingue et elle est je l'ai retrouvée dans rien d'autre. Mais je pense que en plus de ça, ce qui m'a fait accroché au début et ce qui me fait rester dans cet univers depuis bientôt 25 ans, c'est la communauté. C'est que c'est une activité tellement, tellement atypique, tellement improbable et tellement intense émotionnellement que les gens avec qui tu fais ça, et ben tu tu connectes de façon vraiment profonde et instantanée. Et pour moi qui étais une gamine pas hyper populaire à l'école, j'avais pas beaucoup beaucoup de copains. Tout d'un coup, débarqué dans cet univers où les gens étaient heureux, bienveillants, souriants, exaltés, C'était juste waouh ! Je voulais traîner avec eux quoi. Et puis. Et puis je suis jamais repartie. Et c'est toujours très très vrai aujourd'hui. Les gens avec qui j'évolue, les gens qui sont aujourd'hui mes mes amis m'inspirent énormément et je trouve que c'est des gens exceptionnels.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Et tous les jours je me dis que j'ai vraiment du bol que ce soit mes potes quoi.

Camille (Chance)

C'est euh c'est fou en fait, c'est c'est une expérience incroyable. Donc je je comprends ce qui t'attire aussi. Euh alors Marie, non, ne t'excuse pas de poser des questions, tu as tout à fait le droit de poser des questions, on est là pour ça. Donc voilà. Tu parles d'agence, est ce que tu recommanderais de te lancer via des agences plutôt que seul pour trouver des clients en tant que conférencière j'imagine ?

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors encore une fois, je ne me sens pas ultra légitime pour donner des conseils, parce que j'en suis moi même un peu au début de tout ça. Moi pour l'instant, toutes les conférences payantes que j'ai faites, c'est des gens qui m'ont trouvé un peu grâce à mon réseau, grâce au parachutisme, parce que en étant championne du monde, même si c'est un petit sport dans mon milieu, les gens savaient un petit peu qui j'étais. Donc quand j'ai commencé à communiquer sur les réseaux, sur le fait que je commençais à faire ça, il y a des gens qui m'ont appelé, qui m'ont approché. J'ai eu quelques quelques guides aussi par les personnes avec qui j'avais fait des formations au début, donc donc ça s'est fait de façon assez organique jusqu'à présent. Je compte continuer à développer beaucoup mes réseaux et surtout LinkedIn pour pour essayer de me faire repérer et puis et puis trouver des clients comme ça. Mais je pense que certaines agences ont vraiment la capacité de vous aider et plus que des agences. Et encore une fois, c'est mon avis maintenant de jeune débutante et peut être que je changerai, mais je pense qu'un bon agent, c'est probablement la véritable clé du succès d'avoir quelqu'un qui qui connaît extrêmement bien le métier, qui connait, qui a un réseau de clients et qui va savoir vous orienter, vous aider à vous développer.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Je pense que c'est probablement là que réside la clé du succès.

Camille (Chance)

OK, merci beaucoup. Euh, tu parlais de communauté tout à l'heure, tu parlais justement de de liberté de sens. Moi j'ai envie de te poser quand même la question du sens que tu trouves dans ton travail, puisque chez Chance, pour revenir quand même à Chance, c'est important. On estime que pour qu'un projet professionnel ait du sens, il doit aligner quatre piliers métier, finalité, environnement et impératifs personnels. Finalement, aujourd'hui, quel est le sens que tu trouves dans ce double métier de parachutiste slash conférencière.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Alors, dans l'aspect parachutisme, ce que le sens que je trouve, c'est la capacité à passer des journées entouré de gens heureux et à contribuer à cette joie là. C'est c'est absolument fantastique de pouvoir être dans cet environnement de travail là et de te dire que, à ton échelle un peu, un peu atypique, un peu étrange, tu contribues à ce que des gens non seulement se déploient, se développent sportivement, mais en fait, le parachutisme, c'est quand même un sport un petit peu un petit peu atypique, qui demande d'aller puiser des ressources de confiance en soi, d'aller oser faire des choses. Et en fait, toutes ces leçons là, elles accompagnent les gens dans leur vie, en dehors du sport, dans leur vie professionnelle, dans leur vie personnelle. Donc quand tu arrives, et surtout moi, dans le cadre des records où je vais vraiment essayer d'insister sur ces aspects là pour pour donner les moyens aux gens de se dépasser et de réaliser des exploits, et ben j'ai quand même cette satisfaction de me dire que c'est des choses qui vont pouvoir emporter avec eux.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Et ce que je fais aujourd'hui en conférence, c'est en fait la volonté de faire exactement la même chose, mais à une échelle un peu plus large et en dépassant les structures de mon sport.

Camille (Chance)

OK, merci, merci beaucoup. Je vais mettre dans le chat le petit lien vers notre communauté. Puisque tu parlais de communauté tout à l'heure, nous on est une communauté d'entraide. L'objectif de ces lives aujourd'hui, c'est de pouvoir partager, de pouvoir partager son expérience mais également aider les gens à se créer du réseau, à voir qu'il y a des expériences très différentes et parfois des expériences qui sortent de l'ordinaire, un peu extraordinaire qui comme la tienne finalement. Et que c'est possible. Et qu'ils ne sont pas seuls. Donc en tchat, le petit lien. On a fait le tour des questions. Écoute Domitille, je crois que j'ai dit à peu près 43 fois dans le live, mais c'était incroyable de parler avec toi. Merci d'avoir pris quelques minutes pour nous et surtout je sais que tout chance te remercie. Ils sont tous en train de m'écrire sur Slack en même temps pour me dire c'est incroyable, c'est trop bien ! Enfin bon voilà, donc j'ai un petit groupe de fans qui sont, si j'ai bien retenu, qu'on refaisait un petit point dans un an sur le métier de conférencière pour voir où tu en es.

Camille (Chance)

Voilà, je n'oublierai pas. Et euh. Et vraiment merci euh merci beaucoup. C'était euh c'était hyper chouette, c'était hyper gentil de prendre le temps euh, n'hésitez pas du coup à aller voir aussi, voilà, à aller voir ton profil sur LinkedIn, à vous renseigner et puis à vous tenir au courant quand même sur la suite. Moi, je sais que je le ferai, Je sais que je sens aussi et vraiment encore. Encore merci Domitille d'avoir pris quelques minutes. C'était euh c'était super.

Domitille Kiger (Parachutiste & Conférencière)

Merci de m'avoir reçu, de m'avoir donné cette plateforme et bravo pour ce que vous faites, c'est chouette ! J'aurais bien aimé que vous existiez quand j'étais plus petite.

Camille (Chance)

Merci, merci beaucoup et je transmets. Euh Je transmets à toute l'équipe, J'espère à bientôt. Et euh je je pense qu'on on risque de te recontacter. Euh On ne sait jamais. Ça marche. Au revoir Domitille. Au revoir à tous. Bonne fin de journée.

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