Sommaire

Fiche métier : professeure ou professeur des écoles

Résumé en 10 secondes

  • Mission : enseigner en primaire, accompagner les apprentissages et aider chaque élève à trouver sa place dans la classe.
  • Contexte : le métier peut s’exercer dans l’enseignement public ou privé sous contrat, avec les mêmes programmes de l’Éducation nationale.
  • Point fort : une vraie liberté pédagogique dans la classe, à condition de suivre les programmes.
  • Vigilance : le métier prend beaucoup d’énergie, surtout quand l’équilibre travail-famille devient fragile.
  • Première étape : clarifier le cadre visé, public ou privé, puis regarder les conditions d’accès : bac+5 pour être suppléant ou contractuel, concours pour devenir titulaire.

CIPA → Contribution, Vie personnelle, Activités quotidiennes.

Mission & ce qu'on fait concrètement

Le métier de professeure ou professeur des écoles consiste à faire apprendre, mais aussi à créer les conditions pour que les enfants puissent entrer dans le travail. En maternelle et en élémentaire, cela passe par des situations très concrètes : lire, écrire, compter, coopérer, se repérer dans la classe, gagner en autonomie.

Missions principales

  • Préparer les apprentissages en suivant les programmes de l’Éducation nationale.
  • Organiser la journée de classe : choisir l’ordre des matières, ajuster les temps, prévoir les activités.
  • Accompagner les élèves, y compris ceux qui ont des besoins éducatifs particuliers.
  • Échanger avec les familles, les orthophonistes, la MDPH quand la situation d’un enfant le demande.
  • Observer les progrès, poser des repères, aider l’élève à comprendre où il en est.
  • Installer un climat de travail, avec de la bienveillance, de la tolérance et des règles partagées.

Dans certaines classes, l’enseignement peut s’appuyer sur une pédagogie dite flexible. Les élèves choisissent l’endroit où ils travaillent le mieux : au sol, debout, sur une table plus haute, seuls ou avec un camarade. L’objectif n’est pas de faire “différent” pour faire différent. L’objectif est de permettre à chacun d’entrer dans les apprentissages.

Leslie Aymonin, professeure des écoles pendant six ans, résume ce qui peut donner le petit battement de cœur du métier : “Pour moi, être enseignant, c’est permettre aux élèves de prendre des décisions pour lesquelles ils auront pesé le pour et le contre. Mais ça, c’est dans quel endroit de la classe je vais m’asseoir pour travailler ? Mais aussi, est-ce que je travaille tout seul ou est-ce que je travaille avec un camarade ? Pour moi, ça, c’était vraiment le plus important parce que je trouve que c’est comme ça qu’on grandit et c’est comme ça qu’on se met au travail.”

CIPA → Activités quotidiennes : préparer, animer, ajuster. Contribution : faire progresser les élèves et leur donner une place.

Compétences & qualités clés

Compétences techniques

  • Maîtriser les programmes de l’Éducation nationale, organisés par cycles.
  • Construire une progression adaptée au niveau de classe.
  • Mettre en place des modalités pédagogiques : classe flexible, entraide, tutorat, travail en autonomie.
  • Suivre les progrès avec des repères et des livrets.
  • Adapter l’enseignement aux élèves en difficulté ou à besoins particuliers.

Qualités humaines

  • Bienveillance : indispensable pour accueillir des élèves parfois chargés par des soucis familiaux, sociaux ou relationnels.
  • Tolérance : utile quand un enfant ne peut pas rester assis ou a besoin de bouger.
  • Patience : les progrès peuvent prendre du temps.
  • Autonomie : l’enseignant ou l’enseignante est souvent seul·e dans sa classe.
  • Capacité à coopérer : avec les familles, les collègues et les professionnels autour de l’enfant.

Outils et situations cités

  • Programmes de l’Éducation nationale disponibles sur Éduscol.
  • Livrets de suivi.
  • Mobilier de classe flexible.
  • Rendez-vous avec les familles.
  • Échanges avec orthophonistes et MDPH.

CIPA → Activités quotidiennes : compétences pédagogiques et organisation. Interactions : travail avec familles, collègues et partenaires.

Conditions de travail

Cadre, lieux et rythme

Le métier s’exerce à l’école, en maternelle ou en élémentaire. Dans certains cas, une professeure ou un professeur des écoles peut aussi intervenir en classe ULIS au collège, par exemple en sixième, auprès d’élèves en situation de handicap.

Les remplacements peuvent être très variables. Une personne suppléante peut rester une période dans une école, puis changer d’école pour quelques jours ou quelques semaines. Il est aussi possible d’être affecté sur plusieurs écoles dans la même année, par exemple un jour par semaine dans quatre écoles différentes.

Les horaires ne se limitent pas au temps devant les élèves. Il y a la préparation, les corrections, les rendez-vous, les ajustements, le travail pendant une partie des vacances scolaires. Le télétravail n’est pas cité comme modalité du métier, même si une partie de la préparation peut se faire à la maison.

Statuts et contrats possibles

  • Suppléant ou contractuel : dans l’enseignement privé, le terme cité est “suppléant”.
  • Stagiaire : après réussite au concours, une année de stage est mentionnée.
  • Titulaire : après titularisation.
  • Brigade dans le public : statut de remplacement après concours, avec des affectations parfois courtes ou à l’année.

Rémunération

Non précisé. À clarifier : salaire net en début de carrière, évolution selon le statut, impact du privé ou du public, temps partiel éventuel.

Contraintes d’accès citées

  • Bac+5 pour être remplaçant, suppléant ou contractuel.
  • Concours pour devenir professeure ou professeur des écoles titulaire.
  • Programmes communs entre enseignement privé sous contrat et public.

CIPA → Interactions : type d’établissement, équipe, familles. Vie personnelle : lieu, rythme, statut, revenus à clarifier.

Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi

  • Voir les élèves gagner en autonomie : un moteur très fort, surtout quand un enfant comprend comment il apprend.
  • Créer une classe où chacun a sa place : notamment pour les élèves à besoins éducatifs particuliers.
  • Exercer une liberté pédagogique : organiser sa journée, choisir des projets, faire davantage de musique si c’est un point fort.
  • Travailler sur deux ans avec les mêmes élèves : par exemple en CP-CE1, pour voir les progrès dans la durée.
  • Construire des liens utiles avec les familles : surtout quand un enfant traverse des difficultés.

Une mini-histoire dit bien la force du métier : une classe de CP traverse une période difficile, avec des apprentissages de lecture fragilisés. L’année suivante, en CE1, il faut reprendre, rassurer, ajuster, rencontrer les familles, échanger avec les professionnels. Petit à petit, l’ambiance de travail se construit. Les élèves trouvent leurs repères. Les familles voient les bénéfices. Ce n’est pas spectaculaire. C’est mieux : c’est solide.

“Que chacun ait sa place, que chacun puisse progresser à son rythme et d’avoir des familles qui, au bout de deux ans, me disaient : l’enseignement en classe flexible, franchement, on était un peu sceptiques au début de CP. Et puis, en fin de CE1, on voit bien tous les bénéfices. Ça, c’est vraiment gratifiant quand on croit vraiment à une façon d’enseigner.”

CIPA → Contribution : progression et inclusion. Activités : projets, autonomie, pédagogie. Interactions : relation familles-école.

Inconvénients & points de vigilance

  • La solitude dans la classe. L’enseignant ou l’enseignante peut se sentir seul·e pour mettre en place une pédagogie ou gérer les situations difficiles. Piste : chercher une école avec une vraie dynamique d’équipe, quand c’est possible.
  • L’énergie demandée. Il y a toujours quelque chose à améliorer, adapter ou préparer. Piste : accepter que tout ne soit pas parfait, surtout en remplacement.
  • L’équilibre travail-famille. Le travail peut déborder le soir, le mercredi ou les vacances. Piste : regarder honnêtement vos impératifs personnels avant de vous engager.
  • Les remplacements instables. Changer d’école, de classe ou de durée peut fatiguer. Piste : le voir aussi comme une période très formatrice.
  • Les conditions matérielles. Certaines écoles peuvent être vétustes, froides ou humides. Piste : apprendre à formuler ses besoins pour travailler dans de meilleures conditions.

“On ne pourrait ne jamais s’arrêter de travailler parce qu’il y a toujours des choses à améliorer. Chaque année, on a des élèves qui sont différents. Donc c’est ça, cette énergie que ça prend, ça me prenait plus d’énergie que ça m’en donnait à la fin.”

CIPA → Vie personnelle : équilibre et énergie. Interactions : solitude ou soutien d’équipe.

Comment y accéder (parcours & étapes)

  1. Se renseigner et clarifier. Choisissez le cadre qui vous attire : enseignement public, enseignement catholique sous contrat, remplacement, concours, pédagogie spécifique.
  2. Se former ou valider. Le master cité est le master MEEF, métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. Dans le privé catholique à Rennes, l’ISFEC est cité. Dans le public, l’INSPE est cité.
  3. Constituer des preuves. Les stages, l’expérience auprès d’enfants, les remplacements et les formations thématiques peuvent aider à confirmer le projet.
  4. Respecter les obligations citées. Bac+5 pour devenir suppléant ou contractuel. Concours pour devenir titulaire.
  5. Candidater ou démarcher. Pour le privé, il faut contacter l’enseignement catholique, par exemple la DDEC selon le territoire. Pour le public, le rectorat est cité.
  6. Rencontrer les bonnes personnes. Les directions d’école, les équipes pédagogiques et les organismes de formation peuvent ouvrir une première porte.
  • À clarifier — Contribution : quel public d’élèves vous donne le plus envie de vous lever le matin ?
  • À clarifier — Vie personnelle : quel rythme réel pouvez-vous soutenir, y compris hors temps de classe ?
  • À clarifier — Interactions : avez-vous besoin d’une équipe très soudée pour vous sentir à votre place ?

CIPA → À clarifier avant de choisir le cadre, le statut et le rythme.

Astuces

  • Tester le terrain. Un stage en école maternelle ou élémentaire peut faire tomber les idées toutes faites.
  • Accepter l’incertitude. En remplacement, certaines journées seront imparfaites. Être présent, sécuriser la classe et accompagner les enfants compte déjà.
  • Ne pas copier la classe d’à côté. La singularité de l’enseignant ou de l’enseignante peut devenir une force.
  • Choisir ses formations. Des formations peuvent porter sur l’anglais, les élèves à besoins particuliers ou la voix en classe.
  • Être formé pour une pédagogie spécifique. Pour enseigner réellement en Montessori, une formation Montessori est nécessaire.

CIPA → Activités : routines et pédagogie. Interactions : collaboration, soutien et positionnement dans l’équipe.

Retours d'expérience

Un parcours possible commence loin de l’enseignement. Après un IUT information-communication, une école de commerce, puis une expérience en marketing et communication, la découverte de la petite enfance peut déplacer le regard. Un stage en maternelle, dans la classe de son enfant, révèle le quotidien d’un élève : la fatigue du soir, l’intensité des journées, les besoins d’accompagnement.

La première opportunité peut venir d’une direction d’école qui signale le besoin de remplaçants. Avec un bac+5 et une compétence en anglais, une prise de poste peut arriver vite. Ici, trois semaines après avoir contacté la DDEC, un premier poste de remplaçante démarre. S’ensuivent deux ans et demi à trois ans de suppléances, une première tentative de concours, puis une reprise en master MEEF, la réussite au concours, l’année de stage et la titularisation.

Les repères sont concrets : six ans d’exercice, des classes de CP et CE1, une période marquée par le Covid, beaucoup de travail avec les familles et les partenaires autour des élèves en difficulté.

CIPA → Contribution : accompagner les enfants et les familles. Vie personnelle : le rythme et l’énergie ont guidé les choix de suite.

Évolutions & passerelles

  • Se spécialiser sur certains besoins. Les élèves à besoins particuliers et les classes ULIS sont cités comme terrain possible.
  • Développer une pédagogie. Classe flexible ou Montessori, avec formation adaptée pour cette dernière.
  • Passer du remplacement à la titularisation. Le remplacement peut être une porte d’entrée formatrice.
  • Changer de voie. Une passerelle vers un métier commercial est citée dans un parcours, après démission de l’Éducation nationale.

Quand on évolue, ce qui change peut toucher plusieurs briques : le cadre de travail, le niveau de stabilité, la relation aux équipes, le degré d’autonomie, l’équilibre personnel. Le cœur, lui, reste souvent le même : transmettre, ajuster, accompagner.

CIPA → Contribution : impact auprès d’un public précis. Interactions : structure et équipe. Vie personnelle : stabilité et charge.

FAQ

Les programmes sont-ils les mêmes dans le privé et le public ?

Oui. L’enseignement privé sous contrat et l’enseignement public suivent les programmes de l’Éducation nationale. Ils sont consultables sur Éduscol.

Faut-il un bac+5 pour devenir professeure ou professeur des écoles ?

Le bac+5 est cité comme condition pour être remplaçant, suppléant ou contractuel. Pour devenir titulaire, il faut passer le concours.

Peut-on être envoyé dans plusieurs écoles la même année ?

Oui. En remplacement, il est possible d’intervenir dans plusieurs écoles, parfois pour quelques jours, parfois sur un rythme fixe toute l’année.

Le CNED prépare-t-il bien au concours ?

Non précisé. À clarifier : comparer le CNED avec l’INSPE, l’ISFEC ou d’autres préparations selon votre besoin d’autonomie, de cadre et de suivi.

Quel salaire attendre ?

Non précisé. À clarifier : consulter les grilles officielles selon le statut, le secteur et l’ancienneté.

Ressources citées

  • Éduscol : programmes de l’Éducation nationale, accessibles à tous.
  • ISFEC : Institut supérieur de formation de l’enseignement catholique, cité pour Rennes.
  • INSPE : institut de formation cité pour le public.
  • DDEC : direction de l’enseignement catholique, à contacter pour des remplacements dans le privé selon le territoire.
  • Rectorat : interlocuteur cité pour le public.
  • MDPH : Maison départementale des personnes handicapées, partenaire cité dans l’accompagnement d’élèves en situation de handicap.
  • CNED : cité comme piste à explorer pour la préparation au concours, sans avis formulé.

Tenir sa place de professeur des écoles sans s’oublier

Le premier pas le plus simple : passez une demi-journée à parler avec une personne qui enseigne en primaire. Posez des questions très concrètes : ce qui se prépare à la maison, ce qui se vit avec les familles, ce qui fatigue, ce qui donne de l’élan.

Ensuite, regardez votre projet avec deux lunettes. Côté contribution : quel impact voulez-vous avoir auprès des enfants ? Côté vie personnelle : quel rythme pouvez-vous vraiment tenir ? Le bon choix n’est pas seulement celui qui a du sens sur le papier. C’est celui qui vous permet de durer, avec ce petit battement de cœur qui dit : ici, je peux être utile, et rester moi-même.

CIPA → Action Contribution : rencontrer une école ou une direction. Action Vie personnelle : noter vos limites de rythme avant de candidater.

Grille CIPA

Contribution

  • Étoile du Nord : permettre à chaque élève de trouver sa place dans la classe et de progresser à son rythme.
  • Empreinte professionnelle — Pourquoi : aider les enfants à gagner en autonomie, à prendre des décisions, à se mettre au travail.
  • Cause — Pour quoi : une classe plus inclusive, notamment pour les élèves à besoins éducatifs particuliers.
  • Public cible — Pour qui : enfants de maternelle et d’élémentaire ; élèves en situation de handicap en ULIS si affectation concernée.
  • Rayonnement professionnel — Jusqu'où : impact sur les élèves, les familles, et parfois les professionnels autour de l’enfant.
  • Ce que ça implique : le sens vient autant de la progression scolaire que de la place donnée à chacun.
  • À clarifier : quel âge, quel niveau ou quel public vous attire le plus ?

Interactions

  • Type de structure : école publique, école privée sous contrat, enseignement catholique, classes ULIS possibles.
  • Cadre et espace de travail : salle de classe, parfois classe flexible avec plusieurs postures de travail ; écoles parfois vétustes, froides ou humides.
  • Culture et dynamique de travail : grande liberté pédagogique, mais risque de solitude ; certaines équipes coopèrent très bien.
  • Ce que ça implique : l’équipe et l’environnement matériel peuvent fortement soutenir ou fragiliser l’énergie au travail.
  • À clarifier : avez-vous besoin d’une équipe soudée pour exercer sereinement ?

Vie personnelle

  • Lieu de vie : choix du privé cité pour éviter d’être envoyé loin ; exemple situé en Bretagne, à Rennes.
  • Statut professionnel : suppléant, contractuel, stagiaire, titulaire, brigade dans le public.
  • Horaires et rythme de travail : temps en classe, préparation à la maison, travail possible pendant une partie des vacances.
  • Revenus : non précisé.
  • Ce que ça implique : le métier peut déborder fortement sur la vie familiale et demander beaucoup d’énergie.
  • À clarifier : salaire, temps partiel, affectation géographique, charge de travail réelle selon le poste.

Activités quotidiennes

  • Moteurs : organiser la classe, transmettre, accompagner, faire grandir l’autonomie, travailler en projet.
  • Secteur d'activité économique : éducation, enseignement primaire.
  • Champ professionnel : pédagogie, gestion de classe, relation familles, inclusion scolaire.
  • Compétences : programmes, préparation, suivi des progrès, pédagogies flexibles, tutorat, entraide, échanges avec familles, orthophonistes et MDPH.
  • Outils cités : Éduscol, livrets, mobilier flexible, formations thématiques.
  • Ce que ça implique : le quotidien demande d’ajuster en permanence, sans chercher la perfection.
  • À clarifier : quelles activités vous donnent de l’énergie : préparer, animer, accompagner, coopérer, suivre les progrès ?

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